mardi 20 avril 2010

26 avril : Tchernobyl Day

Cet événement est coordonné par le Réseau "Sortir du nucléaire"
Le Réseau Sortir du nucléaire a révélé début mars 2010 le risque d’un accident de type Tchernobyl sur les réacteurs nucléaires EPR, actuellement en construction. Vous aussi, vous voulez éviter un nouveau Tchernobyl ? C’est le moment de nous mobiliser tous ensemble. 220 actions ont été organisées en 2009 !
Autour du 26 avril 2010, de très nombreuses actions seront organisées, en France et à l’étranger : chaque année, le Chernobyl Day met en lumière la catastrophe sanitaire qui dure depuis 24 ans en Biélorussie. Cette année, nous soutenons l’Institut Belrad, seul organisme scientifique indépendant de l’industrie nucléaire qui aide les enfants irradiés : dans cette région, environ 4 enfants sur 5 ont été contaminés par Tchernobyl.
Toute la région est durablement contaminée. La radioactivité est invisible, mais elle reste mortelle pendant plusieurs générations. Depuis 24 ans, les autorités internationales, et en particulier l’OMS, n’apportent aucune vraie réponse aux populations touchées. La catastrophe continue.
Belrad, sans aucune aide publique, mesure la radioactivité du corps humain et prescrit des cures qui permettent, en 3 semaines, une élimination de 30 à 70% des substances contaminantes. Cette action vitale ne solutionne pas tout, et ne remplace pas une véritable prise en charge internationale des conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement, aujourd’hui et demain.
Pour plus d’infos : http://enfants-tchernobyl-belarus.org




Même si cela ne suffit pas,
aider les enfants irradiés par la catastrophe de Tchernobyl, c’est urgent.
Mettre en oeuvre des solutions pérennes pour les victimes, c’est indispensable.
Agir aujourd’hui pour sortir du nucléaire, c’est possible.
Chernobyl Day : rendez-vous tous ensemble dans l’action autour du 26 avril.
24 ans après le début de la catastrophe, nous serons très nombreux à participer, pour dénoncer l’absence de réponse , aider les victimes, refuser les projets de relance du nucléaire, et les risques énormes que cette industrie fait courir à l’humanité.
> Un kit action est à votre disposition (matériel, communiqué de presse, tract, etc.)
> Inscrivez vos actions locales dans l’agenda général
Merci de diffuser très largement cette information ; notez aussi qu’une action complémentaire au Chernobyl Day aura lieu à Paris, du 27 avril au 7 mai, contre le nucléaire militaire.
Contact : Jocelyn Peyret
jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
Tél : 03 89 41 80 95

24ème anniversaire de laccident nucléaire de Tchernobyl

Un nouvel accident comparable peut survenir à tout moment dans les pays exploitant le NUCLEAIRE.
Les « Amis de la terre » appellent à un rassemblement devant le site industriel de la
Comurhex Areva , ZI Malvesi, Narbonne.
le samedi 24 avril à 10H 30 (jusquà midi)
Cette usine contribue aux risques que lindustrie nucléaire fait encourir à la population, son activité étant la première étape de conversion des concentrés uranifères provenant des sites miniers en tretrafluorure duranium , étape clé dans le cycle du combustible avant transformation et enrichissement , nécessaire aux réacteurs nucléaires.
Les centaines de réacteurs nucléaires actuellement en service sont vieillissants, et devront être fermés dans les prochaines années. Civil ou militaire, nous refusons la « relance » du nucléaire : c'est le moment de sortir de cette technologie dépassée et d'investir partout dans les économies d'énergie et les renouvelables.
Soyons nombreux, avec masques et banderoles, devant la
 Comurhex Areva, ZI Malvesi, route de Moussan (sortie Narbonne direction Marcorignan).
Contacts : Gérard : 0468268802 ou Annie : 0685234600

Radioactivité : le Mercantour n'est plus surveillé

Réalisées hors tapage médiatique, les mesures de radioactivité sur les retombées de l'accident de Tchernobyl ont été stoppées tout aussi discrètement dans le Mercantour. 
 En 2005 - ainsi que nous venons de l'apprendre incidemment - l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a cessé ses investigations. Il les menait dans une zone test, 27 km2 sur la commune d'Isola, s'étageant de 1700 à 2700 mètres d'altitude. « Notre mission s'est arrêtée après avoir rempli ses objectifs », explique Philippe Renaud, chef de laboratoire à L'IRSN. « Nous avons pu déterminer que les doses relevées étaient négligeables et sans réel danger pour la santé de la population... »
26 avril 1986, un des quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose en Ukraine et envoie au-dessus de l'Europe un énorme nuage radioactif. De nombreux pays sont touchés, mais pas la France. Du moins officiellement. Car il faut patienter dix ans pour que les pouvoirs publics commencent à faire machine arrière et admettent le bien-fondé de l'alerte, sonnée beaucoup plus tôt par un organisme indépendant, la CRIIRAD (1). Dès 1988, celle-ci a débuté des prélèvements. Dans le Mercantour, elle détecte des « taches » de petite taille, mais très actives. L'une d'elles, près du col de Pelouse, en Haute-Tinée, recèle sur un mètre carré des doses 60 à 80 fois supérieures au milieu naturel.
Des taches de contamination
Que faire de ces taches ? On envisage de recourir à l'armée pour enlever celles situées près des lieux de passage avant de renoncer, au regard de leur nombre et de leur dissémination. Faute de s'en débarrasser, l'IRSN est donc chargé en 1997 d'étudier leur origine et leur impact. « Elles sont issues de la fonte des neiges, du goutte à goutte concentrant la radioactivité sur de petites surfaces », précise aujourd'hui Philippe Renaud. « Réparties sur l'ensemble de l'arc alpin, elles contiennent du césium 137, mais aussi du plutonium provenant d'essais atmosphériques d'armes nucléaires antérieurement testées par l'Union soviétique et les USA ». Du césium 134 a également été dispersé par Tchernobyl, mais il n'est plus actif à ce jour, perdant la moitié de son rayonnement tous les deux ans.
Forte teneur en césium du lait
Sur les taches et à proximité, sont collectés échantillons de terre, végétaux, myrtilles et framboises. Leur contamination demeure « limitée ». Et les champignons censés concentrer le césium ? « On n'en a pas trouvé suffisamment (sur les points chauds) pour se faire une idée précise ». Est également analysé le lait des vaches du secteur. Sa teneur en césium 137 est cent fois supérieure au lait de plaine et dix fois supérieure à celui d'autres régions d'altitude. Inquiétant ? « On reste à des doses faibles », assure Philippe Renaud.
Constatant que la contamination décroît doucement, l'IRSN a donc mis fin à sa campagne. Il n'exclut pas de revenir d'ici deux à trois ans. « Il n'y a jamais eu de réel danger », conclut Philippe Renaud. En concédant « que toute exposition à la radioactivité, même légère, augmente le risque de cancer... »
1. La Commission de recherches et d'informations indépendantes sur la radioactivité.
Monaco-Matin

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