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mardi 15 octobre 2013

Dédicace de "Passer la ligne" de Farooq Ferchichi توقيع المجموعة القصصية الخروج عن الخط لفاروق الفرشيشي


Présentation et dédicace de
الخروج عن الخط
par Farooq Ferchichi
Samedi 19 octobre 2013, 15-18 h

au café culturel

Liber'thé

55 Rue d'Iran
Lafayette, 1002 Tunis
Suivie d'une projection- débat du film documentaire
Buena Vista Social Club, de Wim Wenders
À cette occasion sera présenté le livre

Talimambo Number Five
d'Antonio Beltrán Hernández et Juan Kalvellido





dimanche 13 octobre 2013

Vient de paraître !



éditions workshop19دار النشر وَرْشة

 
Talimambo Number Five - طالمامبو نمبر فايف
Avec ce livre, le quatrième publié par les éditions workshop19, nous faisons un nouveau pas décisif dans la réalisation des nos rêves et projets. Talimambo Number Five est plus qu'une BD, c'est une nouvelle graphique ...
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نحن نخطو شيئا فشيئا نحو تحقيق ما نصبو إليه، نحو جعل أحلامنا و مشاريعنا في دار النشر ورشة 19 حقيقة ملموسة. لقد أصدرنا كتابنا الرابع "طالمامبو ... اقرأ المزيد

With this book, the fourth published by workshop19, we take an important new step toward making our dreams and projects a reality. Talimambo Number Five is more than a comic book, it's a graphic novel, or better, a pictorial novel, as Juan Kalvellido ...
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Con este libro, el cuarto publicado por las ediciones workshop19, damos un nuevo paso decisivo en la realización de nuestros sueños y proyectos. Talimambo Number Five es más que un cómic, es una novela gráfica ...
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Mit diesem vierten Buch machen wir vom Verlag workshop19 einen neuen, entscheidenden Schritt zur Verwirklichung unserer Träume und Pläne. Talimambo Number Five ist mehr als ein Comic - eher eine graphische Novelle oder besser noch: eine ... Lire la suite

samedi 6 juillet 2013

Égypte : Rabha Attaf apporte un éclairage sur la situation dans le pays

Rabha Attaf, grand reporter, spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient s'est immergée dans le formidable mouvement de 2011 qu'elle a restitué, au fil des semaines et des mois, dans un ouvrage intitulé « Place Tahrir, une révolution inachevée » (éditions workshop19, Tunis). Un récit unique de la première phase de la révolution égyptienne en cours, qui va du 25 janvier 2011 à l'élection présidentielle de juin 2012, « conclue, provisoirement, par la mise en place d'une cohabitation instable entre le président élu, le Frère Musulman Mohamed Morsi, et le Conseil Suprême des Forces armées (CSFA) », avait-elle précisé. Une instabilité qui s'est vérifiée aujourd'hui. Entretien.
Propos recueillis par Patricia MAILLE-CAIRE
Rabha Attaf grand reporter et auteure de l'ouvrage "Place Tahrir, une révolution inachevée", éditions workshop19 (PHOTO D.R.)
Rabha Attaf entre la chute de Hosni Moubarak en février 2011 et l'élection de Mohamed Morsi, 16 mois plus tard, l’Égypte était dirigée par le Conseil Suprême des Forces armées. Au printemps 2012, le peuple scandait alors : «  A bas le régime militaire » et aujourd'hui  « L'armée et le peuple », s'agit-il d'une contre-révolution ? 
Nous venons tout simplement d'assister à un coup d’État militaire. Le Conseil Suprême des Forces armées a profité du vaste mouvement de contestation pour destituer le président Mohamed Morsi qui, rappelons-le, était le premier président civil élu de l'histoire égyptienne. Il faut préciser que le Conseil militaire  a toujours gardé la main haute sur la vie politique depuis la chute de Moubarak, le 11 février 2011. Après avoir fait voter des amendements à la constitution permettant à l'armée de conserver ses prérogatives et privilèges, il a mis en place un calendrier électoral, des élections législatives suivies de l'élection présidentielle, toutes deux remportées par le Parti pour la Liberté et la Justice (Frères Musulmans) dont est issu le président Morsi. Dans le même temps, l'armée a réprimé violemment les manifestations qui se sont poursuivies au Caire, à Alexandrie et dans les principales villes de l'estuaire du Nil (Port Saïd, Suez, Mansouria), sans oublier Mahala El-Kubra (la ville des filatures). Et ce jusqu'en ce début d'année 2013. Le comble, c'est que la dernière constitution en date, votée en décembre 2012 par une assemblée constitutionnelle dominée par les partis islamistes, maintenait les prérogatives des militaires. Ce qui leur a permis aujourd'hui de faire leur coup de force et de dissoudre cette constitution !
Depuis le renversement du président Mohamed Morsi par l'armée, le président intérimaire, Adly Mansour, a décidé de dissoudre, ce vendredi 5 juillet  l'Assemblée nationale, largement dominé par les islamistes. Que va-t-il se passer, selon vous ?
La dissolution de l'Assemblée populaire dans la foulée de la suspension de la constitution signifie clairement l'instauration de la loi martiale et de mesures d'exception. La décision d'Adly Mansour ne fait qu'entériner les mesures énoncées par le Général Sissi dans son discours télévisé annonçant la destitution du président Morsi. Officiellement jusqu'à la mise en place de nouvelles élections, l’Égypte sera gouvernée par des technocrates chargés d'assurer la gestion courante des affaires du pays. C'est à dire par un gouvernement illégitime puisque non issu des urnes. En procédant à un coup d’État, le Conseil Suprême des Forces Armées a mis brutalement un terme à la transition démocratique jusque là en cours en Égypte. Un processus certes chaotique, mais tout de même en cours ! Cela signifie clairement que l'instauration d'un État de droit n'est pas pour demain. La conclusion de mon livre « à l'ombre du Sphinx, la démoctature a encore de beaux jours devant elle », s'avère malheureusement pertinente.
Que vont devenir les frères musulmans et les salafistes ? Ne risquent-ils pas, d'une part,  de passer une nouvelle fois pour des martyrs et d'autre part se radicaliser ?
Il ne faudra pas s'étonner de la radicalisation d'une partie des islamistes qui sont en droit aujourd'hui de s'estimer trahis par une armée qui s'était portée garante de la transition démocratique. Pour faire simple, le camp islamiste est partagé entre partisans de la légalité, majoritaires et une minorité qui prône le recours à la violence. Avec ce coup d’État, l'armée vient de renforcer les activistes radicaux et la prise du gouvernorat d'El Arish, dans le Sinaï, par un groupe d'islamistes armé est le premier de leur fait d'arme. Dès lors, il faut s'attendre à un cycle de répression, avec notamment l'arrestation massive de militants islamistes. Kheyrat Shater, le numéro 2 du Parti pour la Liberté et la Justice vient d'ailleurs d'être incarcéré à la prison de Tora. L'exclusion brutale des Frères Musulmans du champ politique est particulièrement dangereuse car, jusqu'à présent, ils se sont montré respectueux de la légalité constitutionnelle. Leur mise hors la loi laisserait le champ libre à des groupes radicaux, des Gami'a islamiya reconstituées, qui n'auraient aucun mal à recruter parmi la jeunesse des quartiers où la pauvreté est endémique. Précisons que les membres des anciennes Gami'a islamiya, y compris ceux qui avaient participé à l'assassinat du président Saadate, ont été libérés dès le mois de mars 2011. Dès lors, il n'est pas à exclure que l'instrumentalisation de la violence de ces groupes par la police politique permette de légitimer la répression et de mettre au pas l'ensemble de la société égyptienne, y compris les contestataires laïques.
Comment réagissent les personnes avec lesquelles vous avez noué des liens sur la place Tahrir ?
Les réactions sont mitigées. Après le temps d'euphorie due au succès massif des manifestations du 30 juin, le doute s'installe. Et pour cause: Les arrestations massives de militants, condamnés ensuite par des tribunaux militaires, sont encore dans toutes les mémoires!  Même si certains, aveuglés par leur anti-islamisme primaire ont applaudi le coup d’État, la plupart des jeunes acteurs de la société civile n'accordent pas leur confiance au Conseil militaire.  Dans son dernier communiqué, par exemple, le Mouvement des Jeunes du 6 avril - qui avait été l'un des fers de lance des journées de révolte de janvier-février 2011- exige de l'armée qu'elle respecte les « demandes de la révolution », à savoir l'instauration de la justice sociale et des libertés individuelles, le respect de la dignité humaine ainsi que l'éradication de la corruption. Sous aucun ciel la démocratie n'est née à l'ombre des mitraillettes !
Peut-on comparer les situations égyptiennes et turques ?
Rien n’est comparable entre les deux situations, sauf la colère populaire, et un dirigeant affaibli par cette colère. Le Premier ministre Erdogan a dû renoncer à la destruction du parc Gezi à Istanbul sous la pression de la rue, après des semaines de contestation et sur décision de la justice qui a annulé ce projet. Même si cette contestation est menée, comme en Égypte, par les segments laïcs de la population contre ce qu'elle considère "une dérive islamiste des tenants du pouvoir", la similitude s'arrête là. L'armée turque est largement sous le contrôle du gouvernement - du moins jusqu'à présent- et la situation sociale et économique est bien moins explosive en Turquie qu'en Égypte. Précisons aussi que le Parti de la Justice et du Développement (l'AKP) gouverne la Turquie depuis 10 ans et que lors des dernières élections, il a fait un score de 50% des suffrages. Autrement dit, Erdogan peut se prévaloir d'une légitimité bien ancrée!

Il serait plus judicieux de comparer l’Égypte à l'Algérie. Le coup d'état militaire du 12 janvier 1992 avait suspendu les élections législatives, largement remportées au premier tour par le Front Islamique du Salut, et plongé le pays dans une décennie sanglante. Souhaitons que les Égyptiens ne connaissent pas le même sort, même si on ne peut exclure aujourd'hui cette possibilité tant la situation s'annonce volatile...

vendredi 15 mars 2013

La vallée de larmes : un classique du XXIème siècle classique du XXIème siècle

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Le premier roman d'Antonio Beltrán Hernández, auteur mexicain vivant entre Paris et Mexico et écrivant aussi bien en espagnol qu'en français, pourrait, par son intrigue, être un roman policier. Mais un roman policier (ou plutôt, un thriller linguistique) écrit par un disciple du grand Borges, tout aussi fasciné que son maître par les langues, de l'hébreu et de l'arabe au japonais et à l'islandais, en passant par le suédois, le sanskrit et le persan, langues que l'auteur a étudiées. Ce pourrait être un roman d'espionnage avec la CIA pour protagoniste.
Ce pourrait être un Bildungsroman (roman d'apprentissage), celui d'une jeune avocate de l’aristocratie chilienne qui déchire le voile de la vérité et déclare la guerre à la famille et à la classe au sein de laquelle elle a grandi.
Ce pourrait être un roman historique, puisqu'il revisite le XXème siècle et certaines de ses tragédies, des conséquences ultimes de la Seconde Guerre mondiale aux guerres néocoloniales du début de notre siècle. Ce pourrait être un roman philosophique, sur le thème de l'impunité et de la justice. Ce pourrait être un roman américain, puisqu'il se déroule en grande partie entre Santiago, Valparaiso, Chuquicamata, Buenos Aires, Mexico, Chicago et New York. Ce pourrait être un roman européen, puisqu'il se déroule aussi bien à Paris qu’à Uppsala, Lund, Bräkne-Hoby, Göttingen, Vienne et Berlin. Ce pourrait être un roman asiatique, puisqu'il nous promène dans l’Inde des Védas et du Mahâbhârata et nous emmène au Vietnam en guerre et dans le Japon de Kobe et Nagasaki.
Et ce pourrait être un roman gastronomique, puisqu'il nous fait découvrir quelques exquis mets mexicains et quelques breuvages non moins exquis. Ce pourrait être aussi un roman scientifique puisqu’il nous met en face de l’horreur atomique et psychopharmacologique et du bonheur des avancées technologiques et de la conquête de l’espace. Ce pourrait être, enfin, un roman théologique, sur le thème du Mal, de la Faute et de la Rédemption dans cette vallée de larmes où nous vivons.
La vallée de larmes, pour dire les choses simplement, est tout cela à la fois. Bref un texte appelé à devenir un "classique du XXIème siècle", destiné au public d'un monde définitivement réduit aux dimensions d'un village – on dit "globalisé" -, et dont la culture quotidienne est désormais un patchwork qui s'apparente à un costume d'Arlequin.
Toutes ces couleurs vont se mettre en mouvement, comme dans un disque de Newton, pour faire éclater devant nos yeux la vérité, une vérité, la vérité toute simple et banale – aussi évidente qu’invisible – perceptible uniquement depuis la banlieue du monde, cette cité perdue qui pour certains se trouve au-delà de l’infini.
Pour venir creuser davantage notre grande vallée, il vous sera permis de pleurer de douleur et d’émotion, mais aussi de bonheur. Et ce même bonheur vous permettra aussi, peut-être, de rire.

  • Antonio Beltrán Hernández La vallée de larmes Tragédie géopolitique à fin heureuse
    éditions
    workshop19, Tunis,  mars 2013
    ISBN 978-9938-862-04-1 15X21, 260 p.
    12 Dinars tunisiens 16 Euros 20 Francs suisses

Distribution Tunisie : AFRIQUE CULTURE 71 205 521
Diffusion France/Belgique/Suisse : L'OISEAU INDIGO
http://www.loiseauindigo.fr

Distribution France/Belgique : POLLEN-LITTÉRAL
http://www.pollen-diffusion.com

Distribution Suisse : SERVIDIS
http://www.servidis.ch

Reste du monde : contacter l’éditeur
éditions workshop19 Atelier tunisien de création 41 rue d’Iran, 1002 Tunis ++216 22 679 040   ++33 6 13 99 28 86
http://www.workshop19.info
http://www.facebook.com/editionsworkshop19
https://twitter.com/workshop19edit  @workshop19edit

Contacter l'éditeur contact[at]workshop19.info Contacter l'auteur abh[at]workshop19.info
Texte de 4 de couverture
Un roman ne se raconte pas, ne se résume pas, et encore moins celui que, cher lecteur, tu tiens entre les mains. Un roman ? Ou bien il se lit, et alors il peut laisser une marque indélébile dans l'esprit de son lecteur, ou bien il s'ignore, et alors il reste un mystère entier pour son non-lecteur. Contentons-nous de dire que l’auteur déteste connaître à l’avance l’histoire des films qu’il va voir, pourvu qu’il soit sûr que le film est bon.
Partons donc du principe que ce livre est bon et ne dévoilons donc pas son intrigue.  Tout est d’ailleurs contenu dans son titre et son sous-titre.  Le premier ne fait pas seulement référence au Salve Regina, mais aussi à l’épisode du même nom (Tåredalen) du film de Bergman « Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap) ».  Le sous-titre part d’une ferme conviction de l’auteur : les grands tragédiens, de Sophocle à Shakespeare, sont les précurseurs des bons thrillers. Et ce thriller linguistique vous mènera jusqu’au bout du bruit et de la fureur, de la guerre et de la paix, de la souffrance la plus extrême et, enfin, de la justice.

Antonio Beltrán Hernández n’a jamais été un militant politique.  Sa première passion était la science-fiction.  Il vivait dans la Lune et au-delà, il collectionnait toutes les coupures de journaux concernant la conquête de l’espace, il apprit l’alphabet cyrillique en déchiffrant les noms des cosmonautes dans un livre en édition quadrilingue, « космонавт и его родина   —  Le cosmonaute et sa patrie », pendant sa première adolescence il croyait que le monde finirait dans une conflagration nucléaire, et sa vocation définitive, le cinéma, lui fut inoculée par « 2001, l’odyssée de l’espace ».
Cependant, quelque chose changea en lui lorsqu’il lut la préface de Sartre à « Les Damnés de la Terre » de Frantz Fanon (…en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre).  Puis « Cent ans de solitude » lui fit redécouvrir, par sa magie, l’univers de son Amérique.
Et Borges le transporta au-delà de l’infini.
Aujourd’hui, il n’est ni scientifique ni historien ni stratège ni linguiste, et sa carrière de directeur de la photographie de cinéma connaît des petits hauts et des grands bas. Mais il nous fera voyager, dans ces pages, à travers les arcanes de notre insaisissable vallée de larmes.
EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES EN TUNISIE, FRANCE, BELGIQUE, SUISSE !