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dimanche 23 août 2015

Là où Tsipras est passé, l'herbe repoussera-t-elle ?

Ceux et celles qui n'ont pas lu cet article prophétique d'octobre 2014 feraient bien de le lire maintenant
Alexis Tsipras, version 3.0 : coopté par la Sainte Alliance des Socialos et des Jèzes
Ainsi donc, Alexis Tsipras aura été au "pouvoir" 206 jours. 206 jours durant lesquels il a réalisé une prouesse que très peu de gens avaient imaginée : élu sur des promesses de gauche, il les a toutes trahies, liquidant l'espoir qu'il avait suscité et le "parti" qui l'avait mis à sa tête, achevant le travail de destruction entamé par ses prédécesseurs "socialiste" (Papandréou) et "conservateur" (Samaras). Les Grecs vont avoir le sinistre privilège de voter pour la troisième fois cette année, le 20 septembre. Et comme on peut gager qu'une très grande partie des électeurs de SYRIZA vont s'abstenir, on risque fort de se retrouver avec le parti nazi Aube Dorée en tête. Bravo Alexis, tu as vraiment fait un bon boulot !
Quelques articles à lire pour approfondir la question


Les conséquences internationales catastrophiques de la capitulation annoncée de Syriza et les responsabilités criminelles de M. Tsipras
Yorgos Mitralias Γιώργος Μητραλιάς
Athènes, 21 août 2015-Comme on devait s’y attendre, la direction prise par le gouvernement Tsipras après la funeste journée du 13 Juillet a confirmé la prévision pessimiste (1) selon laquelle il allait ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Grèce: La nécessité de former une majorité gouvernementale antimémorandaire est incontestable
Ε.ΠΑ.Μ.-Ενιαίο Παλλαϊκό Μέτωπο United People's Front Front Populaire Uni
Communiqué du Secrétariat politique d’EPAM, Athènes, 21 août 2015   La démission du gouvernement Tsipras et le recours prématuré aux urnes au mois de septembre sont le résultat iné ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Grèce : Les 13 mensonges de Tsipras et la réalité du troisième Mémorandum
Panagiotis Mavroeidis Παναγιώτης Μαυροειδής
En s'adressant une fois de plus au peuple, le Premier ministre a annoncé une élection express. Ses déclarations constituent une somme de monstrueux mensonges ayant pour but de valider une fraude politique dont les consé ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Syriza, le clou dans le cercueil de LA gauche ?
Christine Cooreman
Les Grecs ont une belle expression : « Les linceuls n’ont pas de poches ». Pour dire que, une fois qu’on passe l’arme à gauche on n’emporte rien dans l’au-delà. N’est-ce ... Lire la suite

Grèce : "Unité populaire" est née !
Stathis Kouvelakis
Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont ... Lire la suite
Original: English
Traductions disponibles : Español  Italiano  Português 

Manolis Glézos lance un appel à une coopération populaire de résistance
Manolis Glézos a envoyé un message par le biais du mouvement « Energoi Polites » (Citoyens Actifs) à l’occasion de la démission du gouvernement, sur fond d’élections anticipé ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

mardi 16 septembre 2014

Solidarité avec les 595 femmes de ménage en lutte du Ministère des Finances grec : Événements programmés en Europe

VALENCE, Espagne
22 Septembre  2014
Rassemblement de solidarité a  11 h. devant le consulat grec de Valence.
Manifestation a 19 heures
A l’Initiative de  «Marcha de la Dignidad »

ELCHE, Espagne
Rassemblement lundi 22 septembre à 20h
Consulado de Grecia  C/ Cayetano Martínez, 16 (Altabix)
Organisé par Elx pel dret a decidir

LONDRES
20 Septembre 2014
Rassemblement et événement spectaculaire  à 9.30-11h. dans la rue en face du Centre hellénique , 16-18 Paddington Street, Marylebone
A l’initiative de  la «  Campagne de Solidarité avec la  Grèce »

TOULOUSE
20 Septembre 2014
Manifestation à 11 heures du matin SQUARE CHARLES DE GAULLE
Premiers signataires: ATTAC, FSU, MIX-CITE, NPA ...

MARSEILLE
20 Septembre  2014,
Rassemblement à  9 h devant le consulat grec, 54 Rue Jean-Mermoz, 13008 Marseille (Prado)
COLLECTIF 13, DROITS DES FEMMES, FEMMES ET ARTISTES et Céramistes DE LILITH, EVREUX 13, Femmes Solidaires, FORUM FEMMES MÉDITERRANÉE, FSU, GAUCHE ANTI CAPITALISTE, IMAGES & PAROLES, LES FEMMES ET LA VILLE, LE MOUVEMENT DE LA PAIX, MOUVEMENT JEUNES FEMMES, PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, RADIO GALÈRE, SOS FEMMES, SOS VIOL, SNUIPP13, Laïques, OSEZ ​​LE féminisme.

LILLE
20 Septembre 2014,
Manifestation à 14h. dans le centre-ville
A l’Initiative :  «Solidarité France Grèce pour la Santé-Lille» et le soutien: Attac Roubaix Tourcoing, ATTAC Lille, ATTAC Villeneuve d'Ascq, CADTM, Sud Santé SOCIAUX 59, PHM nord de la France, Union syndicale SOLIDAIRES 59/62, Les Gens d'Hellemmes, la voie démocratique au Maroc, l'association des amis de la 4ème Internationale.

 VIENNE, AUTRICHE
17 Septembre 2014 : Rassemblement  dans la matinée à 11 h. devant l'ambassade de Grèce, Argentinierstrasse 14
22 Septembre 2014 : Meeting à l’Amerlinghaus a 19h.
A l'initiative de la «Solidarité avec la résistance en Grèce »




mardi 21 février 2012

À l’opinion publique internationale : la vérité sur la Grèce

par Mikis Theodorakis Μίκης Θεοδωράκης, 12/2/2012. Traduit par  Georgios Sgourdos Γιώργος Σγούρδος. Edité par  Guy Wagner  -  Fausto Giudice 
 
Cet appel a été lancé par Mikis Theodrakis le dimanche 12 février 2012, lors de la grande manifestation place Syntagma à Athènes, durant le débat parlementaire sur l'adoption du nouveau Mémorandum imposé par la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) à la Grèce. Lorsque Theodorakis, 86 ans, et Manolis Glézos, 90 ans, ont demandé aux policiers de l'uinité spéciale anti-émeutes MAT de pouvoir s'adresser à la foule depuis les marches du Parlement, la seule réponse de ces derniers a été un tir tendu de gaz lacrymogènes s'apparentant à une tentative de meurtre. Voilà comment on traite dans ce pays "entrokaïsé" des hommes qui, au Japon, seraient honorés comme "trésors nationaux vivants"-Tlaxcala
Gazés ! Theodorakis (en haut) et Glézos (en bas)


Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté.

Jusqu’en 2009, la situation économique de la Grèce n’avait rien de très grave. Les grandes plaies de notre économie étaient les dépenses immodérées pour l’achat du matériel de guerre et la corruption d’une partie du monde politique, financier et médiatique. Mais une part de responsabilité appartient aussi aux Etats étrangers, parmi eux l’Allemagne, la France, l’Angleterre et les USA qui gagnaient des milliards d’euros au dépens de notre richesse nationale par la vente annuelle de matériel de guerre. Ce saignement constant nous a écrasés et ne nous permettait plus d’aller de l’avant, alors qu’il était la source d’enrichissement d’autres pays. On peut dire la même chose pour le problème de la corruption. Par exemple, l’entreprise allemande Siemens avait une branche spéciale pour corrompre des Grecs, afin de mieux placer ses produits sur le marché grec. Ainsi le peuple grec a été victime de ce duo des prédateurs allemands et grecs qui s'enrichissaient au dépens de la Grèce.
Il est évident que ces deux grandes plaies auraient pu être évitées si les dirigeants des deux partis politiques pro-américains n’avaient pas été infiltrés par la corruption. Cette richesse, produit du travail du peuple grec, était ainsi drainée vers les coffres-forts de pays étrangers. Les politiciens ont essayé de compenser cette fuite d’argent par un recours à des emprunts excessifs qui résultaient en une dette publique de 300 milliards d’euros, soit 130% du PNB (Produit National Brut).
Par cette arnaque, les étrangers gagnaient doublement: d’une part, par la vente d'armes et de leurs produits et d'autre part, par les intérêts sur l'argent prêté au gouvernement (et non pas au peuple). Comme nous l'avons vu, le peuple grec était la principale victime dans les deux cas. Un seul exemple suffira pour vous convaincre: en 1986, Andreas Papandreou a emprunté un milliard de dollars à une banque d’un grand pays européen. Les intérêts de cet emprunt n’ont été remboursés qu’en 2010 et ils s’élevaient à 54 milliards d’euros.
L’année passée, M. Juncker a déclaré qu’il avait remarqué lui-même l’hémorragie financière massive de la Grèce qui était due aux dépenses excessives (et forcées) pour l'achat de matériel de guerre – de l'Allemagne et la France en particulier. Et il a conclu que ces vendeurs nous conduisaient à un désastre certain. Hélas, il a avoué qu'il n'a rien fait pour contrecarrer cela, afin de ne pas nuire aux intérêts des pays amis!
En 2008, la grande crise économique est arrivée en Europe. L’économie grecque n’a pas été épargnée. Cependant, le niveau de vie qui était jusque-là assez élevé (la Grèce se classait parmi les 30 pays les plus riches du monde), est resté pratiquement inchangé, malgré une augmentation de la dette publique. La dette publique ne se traduit pas nécessairement par une crise économique. La dette des grands pays tels que les États-Unis et l'Allemagne sont estimées à des milliers de milliards d’euros. Les facteurs déterminants sont la croissance économique et la production. Si ces deux facteurs sont positifs, il est possible d’emprunter auprès des grandes banques à un taux d'intérêt inférieur à 5%, jusqu'à ce que la crise soit passée.
En novembre 2009, au moment de l’arrivée de George Papandréou au pouvoir, nous étions exactement dans cette position. Pour faire comprendre ce que le peuple grec pense aujourd’hui de sa politique désastreuse, je cite deux chiffres: aux élections de 2009 le PASOK - le parti politique de G. Papandreou - a remporté 44% des voix. Aujourd'hui, les sondages ne lui donnent plus que 6%.
M. Papandréou aurait pu faire face à la crise économique (qui reflétait celle de l’Europe) avec des prêts de banques étrangères au taux habituel, c’est-à-dire inférieur à 5%. S'il l’avait fait, notre pays n’aurait pas eu de problème. Comme nous étions dans une phase de croissance économique, notre niveau de vie se serait amélioré.
Mais M. Papandréou avait déjà commencé sa conspiration contre le peuple grec en été 2009, lorsqu’il a rencontré secrètement M. Strauss-Kahn, dans le but de placer la Grèce sous la tutelle du FMI. Cette révélation a été faite par l’ancien directeur du FMI.
Pour y arriver, le tableau de la situation économique de notre pays devait être falsifié, afin que les banques étrangères aient peur et augmentent les taux d’intérêt de prêt à des montants prohibitifs. Cette opération onéreuse a commencé avec l’augmentation artificielle du déficit publique de 12% à 15% pour l’année 2009 [ Andreas Georgiou, président du conseil d’administration de l’Institut National de Statistique, ELSTAT, a subitement décidé en 2009, sans demander l’accord, ni informer son conseil d’administration, de comptabiliser dans le calcul du déficit public certains organismes et entreprises publiques qui ne l’avaient jamais été auparavant dans aucun autre pays européen, excepté la Norvège. L’objectif était de faire passer le déficit de la Grèce au-dessus de celui de l’Irlande (14%), afin que ce soit elle qui joue le rôle de maillon faible de l’Europe, NdT]
Pour ce forfait, le procureur M. Pepònis a déféré M. Papandréou et M. Papakonstantinou (ex-ministre des Finances) devant la justice, il y a 20 jours.
Ensuite, M. Papandréou et son ministre des Finances ont mené une campagne de discrédit pendant 5 mois, au cours de laquelle ils ont essayé de persuader les étrangers que la Grèce était, comme le Titanic, en train de couler, que les Grecs sont corrompus, paresseux et donc incapables de faire face aux besoins du pays. Après chacune de leurs déclarations, les taux d'intérêt montaient, afin que la Grèce ne puisse plus faire des emprunts et afin de donner un caractère de sauvetage à notre adhésion au FMI et à la Banque Centrale Européenne. En réalité, c'était le début de notre fin.
En mai 2010, un ministre, celui des Finances, a signé le fameux Mémorandum, c’est-à-dire notre soumission à nos prêteurs. D’après le droit grec, l'adoption d'un tel accord doit être soumise au parlement et être approuvée par les trois cinquièmes des députés. Donc, le Mémorandum et la Troïka qui nous gouvernent, fonctionnent illégalement - non seulement au regard du droit grec, mais aussi du droit européen.
Depuis lors, en supposant que notre parcours vers la mort soit représenté par un escalier de 20 marches, nous avons déjà parcouru plus de la moitié du chemin. Imaginez que le Mémorandum brade aux étrangers notre indépendance nationale et la propriété nationale, à savoir: nos ports, nos aéroports, le réseau routier, l’électricité, l’eau, toute les richesses naturelles (dans le sous-sol et sous-marines) etc. Ajoutez-y nos monuments historiques, comme l'Acropole, Delphes, Olympie, Epidaure et autres sites, une fois que nous avons renoncé à faire valoir nos droits.
La production a été freinée, le taux de chômage a grimpé à 18%, 800 000 magasins ont fermé, tout comme des milliers d’usines et des centaines d’artisans. Un total de 432 000 entreprises ont déposé leur bilan. Des dizaines de milliers de jeunes scientifiques quittent notre pays qui s'enfonce de plus en plus dans les ténèbres du Moyen Âge. Des milliers de personnes qui étaient aisées jusqu’à une date récente, sont maintenant à la recherche de nourriture dans les ordures et dorment sur le trottoir.
Entretemps, nous sommes censés vivre grâce à la générosité de nos prêteurs d’argent, les banques européennes et le FMI. En fait, l’intégralité du paquet de dizaines de milliards d’euros versé pour la Grèce, retourne à son expéditeur, tandis que nous sommes de plus en plus endettés à cause des intérêts insupportables. Et parce qu’il est nécessaire de maintenir en fonction l’Etat, les hôpitaux et les écoles, la Troïka charge la classe moyenne et inférieure de notre société de taxes exorbitantes qui mènent directement à la famine. La dernière fois que nous avons vécu une situation de famine généralisée dans notre pays était au début de l'occupation allemande, en 1941, avec près de 300 000 morts en six mois seulement. De nos jours, le spectre de la famine revient dans notre pays infortuné et calomnié.
Si vous pensez que l'occupation allemande nous a coûté un million de morts et la destruction complète de notre pays, comment pouvons-nous accepter, nous les Grecs, les menaces de Mme Merkel et l'intention des Allemands de nous imposer un nouveau Gauleiter, qui cette fois portera une cravate ?
La période de l'occupation allemande, de 1941 jusqu'à octobre 1944, prouve à quel point la Grèce est un pays riche, et à quel point les Grecs sont travailleurs et conscients (conscience du devoir de liberté et de l'amour pour la patrie).
Lorsque les SS et la famine tuaient un million de personnes et la Wehrmacht détruisait notre pays, confisquait toute la production agricole et l'or de nos banques, les Grecs ont pu survivre grâce à la création du Mouvement de Solidarité Nationale et d’une armée de partisans comptant 100 000 combattants, qui ont fixé 20 divisions allemandes dans notre pays.
En même temps, les Grecs ont survécu non seulement grâce à leur application au travail, mais aussi , dans des conditions d'occupation, grâce à un grand développement de l'art grec moderne, en particulier dans le domaine de la littérature et de la musique.
La Grèce a choisi la voie du sacrifice pour la liberté et la survie en même temps.
Nous avons été attaqués, nous avons répondu avec Solidarité et Résistance et nous avons survécu. Nous faisons maintenant exactement la même chose, avec la certitude que le peuple grec sera finalement vainqueur. Ce message est envoyé à Mme Merkel et M. Schäuble, en soulignant que je reste un ami du peuple allemand et un admirateur de sa grande contribution à la science, la philosophie, l'art et la musique en particulier. La meilleure preuve de cela est le fait que j’ai confié l’intégralité de mon œuvre musicale à deux éditeurs allemands, Schott et Breitkopf, qui sont parmi les plus grands éditeurs dans le monde, et ma collaboration avec eux est très amicale.
Ils menacent de nous expulser de l'Europe. S'ils ne veulent une fois pas de nous, c'est dix fois que nous ne voulons pas faire partie de l'Europe de Merkel – Sarkozy.
Aujourd'hui, dimanche 12 février, Manolis Glezos – le héros qui a arraché la croix gammée de l'Acropole, donnant ainsi le signal du début, non seulement de la résistance grecque, mais aussi de la résistance européenne contre Hitler – et moi-même nous nous préparons à participer à une manifestation à Athènes. Nos rues et nos places vont être remplies de centaines de milliers de personnes qui manifesteront leur colère contre le gouvernement et la Troïka.

J'ai entendu hier le Premier ministre-banquier dire, en s’adressant au peuple grec, que nous avons presque touché le fond. Mais qui nous a amené à ce point en deux ans? Ce sont les mêmes qui, au lieu d’être en prison, menacent les députés, afin qu’ils votent pour un nouveau Mémorandum pire que le premier, qui sera appliqué par les mêmes personnes qui nous ont amenés là où nous sommes. Pourquoi? Parce que c’est ce que le FMI et l’Eurogroupe nous obligent à faire, en nous menaçant, si nous n’obéissons pas, de faillite... Ici on joue au théâtre de l'absurde. Les cercles qui nous haïssent (grecs et étrangers) et qui sont les seuls responsables de la situation dramatique de notre pays, nous menacent et nous font du chantage, afin de pouvoir poursuivre leur œuvre destructrice, jusqu’à notre extinction définitive.


Au cours des siècles, nous avons survécu dans des conditions très difficiles. Il est certain que, non seulement les Grecs vont survivre, mais ils vont aussi revivre si on nous conduit de force à l'avant-dernière marche de l’escalier vers la mort.


A présent je consacre toutes mes forces à unir le peuple grec. J'essaie de le convaincre que la Troïka et le FMI ne sont pas une voie à sens unique. Qu'il y a une autre solution: changer l’orientation de notre nation. Se tourner vers la Russie pour une coopération économique et la formation de partenariats qui nous aideront à mettre en valeur la richesse de notre pays en des termes favorables à notre intérêt national.


Je propose de ne plus acheter du matériel militaire des Allemands et des Français. Nous allons tout faire pour que l'Allemagne nous paie les réparations de guerre dues. Ces réparations s'élèvent, avec les intérêts, à 500 milliards d’euros.


La seule force capable de faire ces changements révolutionnaires, c'est le peuple grec uni en un Front de Résistance et de Solidarité pour que la Troïka (FMI et banques européennes) soit chassée du pays. En parallèle, il faut considérer comme nuls et non avenus tous ses actes illégaux (prêts, dettes, intérêts, impôts, achats de la richesse publique). Bien sûr, leurs partenaires grecs – qui ont déjà été condamnés dans l'esprit de notre peuple en tant que traîtres –, doivent être punis.


Je suis entièrement concentré sur ce but (l'union du peuple en un Front) et je suis persuadé que nous l’atteindrons. Je me suis battu les armes à la main contre l'occupation hitlérienne. J'ai vu les cachots de la Gestapo. J’ai été condamné à mort par les Allemands et j’ai miraculeusement survécu. En 1967, j'ai fondé le PAM (Patriotikò Mètopo - Front patriotique), la première organisation de résistance contre la junte militaire. Je me suis battu dans la clandestinité. J'ai été arrêté et emprisonné dans l'“abattoir” de la police de la junte. Finalement, j'ai encore survécu.


Aujourd'hui, j’ai 87 ans, et il est très probable que je ne serai plus là le jour du sauvetage de ma patrie bien-aimée. Mais je vais mourir la conscience tranquille, parce que je continuerai jusqu’à la fin de faire mon devoir envers les idéaux de liberté et de droit.

dimanche 19 février 2012

Είμαστε όλοι Έλληνες! Nous sommes tous Grecs ! Koulna iounainoun! We are all Greeks! Tod@s somos grieg@s! Siamo tutti greci ! Hepimiz Yunanız! Wir sind alle GriechInnen! كلنا يونانيون









6, Rue Saint Fulgence. 1082-Tunis
Συγκέντρωση διαμαρτυρίας μπροστά στην Ελληνική Πρεσβεία στην Τύνιδα, στο πλαίσιο της διεθνούς υποστήριξης προς το ελληνικό λαϊκό κίνημα , την Τρίτη 21 Φεβρουαρίου, 2012 στις 4μμ.


Liste des rassemblements dans le monde/Lista de las concentraciones en el mundo :
https://n-1.cc/pg/pages/view/1173320
Facebook:
Tunis/Túnez: https://www.facebook.com/events/251212031624470/
Monde/Mundo: https://www.facebook.com/events/300173683376937/




Non à l'Union européenne des banksters !

 Oui à l'Union européenne des peuples !

jeudi 16 février 2012

Grèce : "Nous assistons à la destruction d'un pays"-Interview de Stathis Kouvelakis Ελλάδα :“Μια χώρα καταστρέφεται μπροστά στα μάτια μας“-Συνέντευξη του Στάθη Κουβελάκη

par  Louis Morice, Nouvel Obs., 13/2/2012
Un point de rupture est atteint pour une grande partie de la population grecque, explique Stathis Kouvelakis. Interview.
 


"Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de pair avec le désastre social qui l'accompagne", estime Stathis Kouvelakis (Chine Nouvelle - Sipa)

La rue se soulève en Grèce. Quelque 100.000 personnes ont manifesté dimanche 12 février contre le nouveau plan de rigueur voté par les députés. Stathis Kouvelakis, professeur de philosophie politique au King's College de Londres, spécialiste de la Grèce, analyse ce véritable traumatisme social.
 
Le plan de rigueur voté hier soir au parlement peut-il être supporté par la société grecque ?
- Je crois qu'on a atteint un point de rupture. La situation sociale du pays est unique en Europe occidentale dans l'histoire de l'après-guerre. La réalité grecque ne peut se comparer qu'avec la grande dépression des années 30, que ce soit par l'ampleur de la récession ou le taux de chômage. Près de 30% de la population a basculé en dessous du seuil de pauvreté.
Les rues d'Athènes et des grandes villes sont complètement méconnaissables. Nombre de magasins ont fermé leur porte au cours des deux dernières années. La population est à bout. Les pertes de revenus et de salaires sont trop importantes, d'abord dans la fonction publique mais aussi dans le privé. Les nouvelles taxes sont un véritable matraquage. Pour une majorité de la société grecque, on a plongé dans l'abîme.
Ce qui se désintègre également en Grèce, c'est l'Etat, les services publics les plus élémentaires. Les manuels scolaires n'ont pas été distribués cette année. La situation sanitaire est absolument catastrophique. Les hôpitaux manquent de tout, y compris de médicaments. Ce sont des conditions du tiers monde. Athènes et les grandes villes grecques ressemblent de moins en moins à des villes européennes, et de plus en plus à des cités sinistrées du grand sud.
Jusqu'où peut aller la colère de la rue ?
- Il y a un traumatisme social immense. La population grecque ne peut plus supporter ça. Les nouvelles mesures sont une véritable provocation. Baisser de 22% un salaire minimum est un acte de folie. Couper de plusieurs milliards dans les dépenses publiques alors qu'on est en pleine récession est un acte suicidaire. Les prévisions officielles qui accompagnent ce plan montrent que rien de tout cela n'est soutenable. C'est la destruction du pays pour les décennies à venir.
A mon sens, il y a une stratégie délibérée de provoquer le chaos de la part de ceux qui imposent ce type de plans à la population, à commencer par l'Union européenne.
La crise sociale se double d'une crise politique ?
- La situation a déjà complètement échappé au contrôle du système politique. Ce gouvernement baroque était déjà dépourvu de légitimité. Là, on plonge dans une crise sans précédent. L'ensemble des partis qui formaient la coalition gouvernementale dépasse à peine le tiers de l'électorat. Le Pasok (socialiste) qui a gagné les élections de 2009 avec 44% des voix est à moins de 10% aujourd'hui. Il est désormais la cinquième force politique du pays, derrière les deux partis de la gauche communiste. La participation à ce gouvernement a aussi déjà coûté très cher en terme de soutien au parti conservateur de la Nouvelle démocratie qui a vu également les intentions de vote décliner.
Le vote d'hier soir au parlement a révélé des ruptures majeures dans les deux partis. Je ne pense pas que, même en tant que sigles, les partis politiques grecs survivent à cette crise. Le Pasok n'est plus qu'une coquille vide. Le Parti conservateur prend le même chemin en assumant les choix politiques qui viennent d'être faits. Il y aura des scissions et de nouvelles formations qui font naître à la faveur de cette très grande instabilité.
L'image de la Grèce, berceau de la démocratie, qui s'estime spoliée de son droit de décider elle-même de son destin, est-elle justifiée ?
- Les Grecs ont un sentiment profond d'humiliation nationale qui va de paire avec le désastre social qui l'accompagne. Ils comprennent bien que ce ne sont plus eux qui gouvernent. Les notions de légitimité démocratique, de souveraineté, ont été complètement bafouées. Il s'agit de diktats purs et simples qui sont imposés. Les taux de soutien à cette politique sont négligeables dans la population grecque. Il s'agit d'un révélateur brutal d'une réalité qui va bien au-delà du cas grec mais qui concerne l'Europe. Quelle est cette Europe qui agit de la sorte ?
Comment analysez-vous l'attitude du Premier ministre Lucas Papademos qui agite le spectre du chaos et de la faillite ?
- Il y a une mystification qui est en train de se faire sur le terme faillite. Tout le monde sait que la dette grecque ne pourra pas être payée. Ce dont on discute, ce sont des négociations qui vont aboutir à l'annulation d'une partie de la dette. Le chantage du gouvernement avec cette idée de faillite a pour but de masquer le fait que la cessation de paiement est inévitable. Ils veulent la rendre gérable pour l'Union européenne, en empêchant la contagion à d'autres pays et en minimisant les pertes. C'est ça la véritable stratégie.
La cessation de paiement n'est pas une catastrophe. Si elle se faisait à l'initiative du gouvernement grec pour renégocier sa dette dans des conditions qui seraient soutenables, ce serait l'arme la plus adéquate. Un gouvernement grec responsable devrait faire ce que gouvernement Kirchner a fait en 2001 dans une situation comparable face à l'effondrement de l'Argentine. Le gouvernement agit de manière irresponsable dans le seul but d'essayer de protéger ce qu'il est encore possible de protéger des intérêts du secteur bancaire.
Comment voyez-vous l'avenir de la société grecque ?
- Aucune politique ne peut passer si elle ne dispose pas d'un socle minimal de soutien dans la société, même minoritaire. Ce socle n'existe tout simplement pas dans la société grecque actuelle. Nous assistons à la destruction d'un pays. L'avenir va venir de la réaction populaire qui imposera des solutions viables et soutenables. Au centre de ces solutions se trouve la cessation de paiement et l'annulation de la majeure partie de la dette grecque qui doivent être accompagnées de mesures radicales comme la reconsidération des rapports avec l'Union européenne et la sortie de l'euro.
Vue l'ampleur du désastre, il est difficile de ne pas éprouver des sentiments de colère et de peur mais je pense que l'espoir réside dans le fait que le peuple ne se laisse pas faire. Les Grecs font réagir et c'est là que se trouve l'espoir pour trouver des alternatives qui soient à la fois justes et socialement soutenables.
 

mercredi 15 février 2012

Les travailleurs d’Eleftherotypia sont de retour avec leur propre journal ! Οι Εργαζόμενοι στην Ελευθεροτυπία επιστρέφουν με τη δική τους εφημερίδα

Traduit par  Giorgos Mitralias, édité par  Fausto Giudice 

Ça y est ! C’est fait! Les travailleurs d’Eleftherotypia, un des plus grands et plus prestigieux quotidiens grecs, vont de l’avant dans la grande entreprise de l’édition de leur propre journal, “Les Travailleurs à Eleftherotypia” !



L'affichette annonçant la sortie du journal chez les marchands de journaux : "Les travailleurs d'Eleftherotypia sont de retour - Le journal des rédacteurs est ici ! Mercredi 15 février 2012"
Depuis le mercredi 15 février, les kiosques dans tout le pays affichent à côté des journaux habituels un journal de plus, écrit par ses propres salariés. Un journal qui ne cherche pas seulement à mettre en évidence la lutte des travailleurs d’Eleftherotypia, mais qui veut aussi être un journal d’information complète, spécialement en cette période si critique pour la Grèce.
Les 800 travailleurs et travailleuses à l’entreprise X. K. Tegopoulos, qui édite le journal Eleftherotypia, des journalistes aux techniciens,  des nettoyeuses aux employés et aux concierges, sont en grève reconductible  depuis le 22 décembre 2011 puisque le patron ne leur  verse plus leurs salaires depuis août dernier !
Les travailleurs d’Eleftherotypia, voyant que le patron demande l’application de l’article 99 du code  des mises en faillite, en vue de se protéger de ses créanciers, en réalité ses salariés auxquels il doit un total d’environ 7 millions d’euros en salaires impayés (!), ont décidé parallèlement aux mobilisations et aux actions en justice de faire paraitre leur propre journal.  Un journal distribué  par les diffuseurs de presse dans tout le pays, au prix d’un euro (contre le 1,30 euro qui est le prix habituel des autres journaux), avec comme objectif de soutenir la caisse de grève.
Étant impayés depuis sept mois, les travailleurs et travailleuses d’Eleftherotypia sont soutenus par un mouvement de solidarité des diverses collectivités ou même des citoyens isolés qui font des dons en argent ou en espèces (nourriture, couvertures, etc.).  Avec l’édition de leur propre journal et l’argent de sa vente, ils pourront soutenir financièrement leur grève sans qu’il y ait la moindre médiation de personne : En somme, ils avancent vers une sorte d’autogestion.
Le journal a été confectionné  dans un atelier ami, dans une ambiance qui rappelait l’édition d’un journal clandestin, puisque la direction, dès qu’elle a appris que les journalistes vont de l’avant dans leur entreprise d’édition, a coupé d’abord le chauffage, ensuite le système employé par les rédacteurs pour écrire leurs articles et enfin, elle a fermé l’atelier lui-même, bien que pour l’instant l’accès aux bureaux du journal reste libre. Eleftherotypia des Travailleurs a été imprimé dans une imprimerie étrangère à l’entreprise avec l’appui des syndicats des salariés de la presse,  parce que les travailleurs de sa propre imprimerie hésitaient à occuper leur lieu de travail.
La direction, qui a peur de l’impact de l’édition autogestionnaire du journal, menace de recourir à des actions en justice, elle intimide en menaçant de licencier les membres du comité de rédaction qui ont été élus tout a fait démocratiquement par l’assemblée générale des grévistes. Cependant, le public grec, et pas seulement les lecteurs d’Eleftherotypia, attendait avec grand intérêt sa parution – on a été submergé par les messages encourageant les journalistes à éditer seuls le journal- puisque la dictature des marchés est couplée avec la dictature des medias qui  rendent opaque la réalité grecque. S’il n’y avait pas le climat consensuel cultivé par la plupart des medias en 2010, avec l’argument qu’il n’y avait pas d’alternative quand le gouvernement Papandreou signait le premier Mémorandum dont l’échec patent est reconnu maintenant par tout le monde,  on aurait peut être vu le peuple grec se révolter plus tôt pour renverser une politique catastrophique pour toute l’Europe. 
Le cas d’Eleftherotypia n’est pas unique.  Des dizaines d’entreprises du secteur privé ont cessé depuis longtemps de payer leurs salariés, et leurs actionnaires les ont virtuellement abandonnées en attendant des jours meilleurs…Dans la presse, la situation est même pire. A cause de la crise, les banques ne prêtent plus aux entreprises tandis que les patrons ne veulent pas payer de leur poche, préférant avoir recours à l’article 99 –il y au moins 100 sociétés cotées en bourse qui l’ont déjà fait- afin de gagner du temps en vue de l’éventuelle faillite grecque et de sa probable sortie de la zone euro.
Elefthrotypia a été créée en 1975 comme un “journal de ses rédacteurs” dans la période de radicalisation qui a suivi la chute de la dictature en 1974.  Aujourd’hui, dans une époque marquée par la nouvelle “dictature  des créanciers” internationaux, les travailleurs et les travailleuses d’Eleftherotypia ont l’ambition de devenir l’exemple lumineux d’une information totalement différente,  en résistant  à la « terreur » tant du patronat que des barons des médias, qui ne voudraient absolument pas voir les travailleurs prendre en main le sort de l’information.
La Une du nouveau journal

jeudi 9 février 2012

Grèce: l’hôpital de Kilkis passe à l’autogestion Κατάληψη και αυτοδιαχείριση από τους εργαζόμενους του Νοσοκομείου Κιλκίς

Οι μετέχοντες στη Γενική Συνέλευση εργαζόμενοι του νοσοκομείου γιατροί, νοσηλευτικό και λοιπό προσωπικό  στο Γ.Ν. Κιλκίς, καταλήξαμε στα παρακάτω:

1. Διαπιστώνουμε ότι τα σημερινά αλλά και μονιμότερα προβλήματα του Ε.Σ.Υ. και κάθε επιμέρους κλάδου επειδή οφείλονται στη γενικότερη αντιλαϊκή κυβερνητική πολιτική και τον αποθρασυνόμενο διεθνή νεοφιλελευθερισμό, δεν μπορούν να βρουν τη λύση τους σε περιορισμένα μεμονωμένα ή ειδικά κλαδικά αιτήματα και διεκδικήσεις.


2. Διαπιστώνουμε επίσης ότι επιμένοντας στην προβολή και υποβολή τέτοιων ειδικών αιτημάτων του κλάδου μας ουσιαστικά παίζουμε το παιχνίδι της ανάλγητης εξουσίας που επιθυμεί να αποτρέψει τη δημιουργία ενός πανεργατικού παλλαϊκού μετώπου σε εθνικό και διεθνές επίπεδο, με κοινές διεκδικήσεις και εναντίον της κοινωνικής εξαθλίωσης που επιφέρει με την πολιτική της, ώστε να αντιμετωπίσει ευκολότερα το διασπασμένο εχθρό της, τον λαό.
3. Για το λόγο αυτό, εντάσσουμε τις κλαδικές μας διεκδικήσεις μέσα σε ένα πλαίσιο συνολικών πολιτικοοικονομικών διεκδικήσεων που τίθενται από ένα τεράστιο τμήμα  του ελληνικού λαού το οποίο σήμερα δέχεται την πιο βάρβαρη καπιταλιστική επίθεση, διεκδικήσεων που ή θα τεθούν συνολικά και θα τις υπερασπιστούν από κοινού και μέχρι τέλους τα μεσαία και χαμηλά στρώματα της κοινωνίας, ή δε θα τελεσφορήσουν. 


4. Ο μόνος τρόπος για να γίνει αυτό, είναι να αμφισβητηθεί εμπράκτως η πολιτική νομιμοποίηση αλλά και η  ίδια η νομιμότητα της αυθαίρετης αυταρχικής και αντιλαϊκής αυτής εξουσίας και ιεραρχίας που κάνει επιταχυνόμενα βήματα προς τον ολοκληρωτισμό.


5. Οι εργαζόμενοι στο Γενικό Νοσοκομείο Κιλκίς απαντάμε στον εκφασισμό τους με δημοκρατία. Καταλαμβάνουμε το δημόσιο νοσοκομείο μας και το θέτουμε υπό τον άμεσο και πλήρη έλεγχό μας. Το Γ. Ν. Κιλκίς, πλέον θα αυτοδιοικείται και το μόνο αρμόδιο όργανο λήψης αποφάσεων διοικητικού περιεχομένου θα είναι η Γενική Συνέλευση των εργαζομένων σε αυτό.


6. Η κυβέρνηση δεν απαλλάσσεται των οικονομικών της υποχρεώσεων και των υποχρεώσεων στελέχωσης, προμηθειών και εξοπλισμού του νοσοκομείου μας, αλλά σε περίπτωση που συνεχίσει να μην ανταποκρίνεται στις υποχρεώσεις της, οφείλουμε αφενός να την καταγγείλουμε στην κοινή γνώμη και αφετέρου να στραφούμε τόσο στην τοπική αυτοδιοίκηση όσο κυρίως στην τοπική και ευρύτερη κοινωνία για να στηρίξει με κάθε δυνατό τρόπο την προσπάθειά μας
α) για τη διάσωση του νοσοκομείου μας,
β) για την συνολικότερη υπεράσπιση του αγαθού της δημόσιας δωρεάν υγείας, γ) για την ανατροπή με κοινό αγώνα με την υπόλοιπη κοινωνία της συγκεκριμένης κυβέρνησης αλλά και κάθε νεοφιλελεύθερης πολιτικής από όπου κι αν εκπορεύεται,
δ) για βαθύ και ουσιαστικό εκδημοκρατισμό, αυτόν δηλαδή που θα καταστήσει την κοινωνία και πάλι αρμόδια να αποφασίζει η ίδια -και όχι τρίτοι- για το μέλλον της. 


7. Η ΕΝΙΚ, και το εργασιακό σωματείο του Γ. Ν. Νοσοκομείου Κιλκίς, από την 6η Φλεβάρη, αρχίζουμε επισχέσεις εργασίας εξυπηρετώντας μόνον τα έκτακτα περιστατικά στο νοσοκομείο, μέχρις πλήρους αποπληρωμής των δεδουλευμένων μας και επανόδου των αποδοχών μας στα προ-τρόικας επίπεδα.
Ωστόσο, με πλήρη συναίσθηση της κοινωνικής μας αποστολής και των ηθικών δεσμεύσεων που σχετίζονται με το λειτούργημά μας, θα προστατεύσουμε τη υγεία των πολιτών που προσέρχονται στο νοσοκομείο, παρέχοντας δωρεάν περίθαλψη σε όσους τη χρειάζονται, εξυπηρετώντας και καλώντας παράλληλα την κυβέρνηση να αναλάβει επιτέλους τις ευθύνες της, υπερβαίνοντας έστω και την τελευταία ώρα την άμετρη κοινωνική της αναλγησία.


8. Αποφασίζουμε να γίνει νέα γενική συνέλευση όλων των εργαζομένων την Δευτέρα 13η Φεβρουαρίου στην αίθουσα συνελεύσεων του νέου κτηρίου του νοσοκομείου στις 11 π.μ., με σκοπό τον καθορισμό των διαδικασιών που απαιτούνται για να υλοποιηθεί με τον πιο αποτελεσματικό τρόπο, η κατάληψη των διοικητικών υπηρεσιών και να εφαρμοστεί με επιτυχία το αυτοδιοίκητο του ιδρύματος, αρχής γενομένης από την ημέρα εκείνη. Η γενική συνέλευση θα γίνεται καθημερινά και θα είναι το κυρίαρχο όργανο για την λήψη οποιασδήποτε απόφασης αφορά τους εργαζόμενους και την λειτουργία του νοσοκομείου.


Ζητάμε την αλληλεγγύη του κόσμου και των εργαζομένων όλων των κλάδων, τη σύμπραξη των εργατικών σωματείων και προοδευτικών οργανώσεων και τη στήριξη των μέσων πραγματικής ενημέρωσης. Είμαστε αποφασισμένοι να μην σταματήσουμε, αν δεν φύγουν πρώτα οι προδότες που ξεπουλάνε την χώρα μας και το λαό μας.
Ή αυτοί ή εμείς!


Τις παραπάνω αποφάσεις μας, θα τις δημοσιοποιήσουμε με συνέντευξη τύπου στην οποία θα κληθούν όλα τα ΜΜΕ (τοπικά και πανελλαδικά) στον ίδιο χώρο, την Τετάρτη 15/2/2012, στις 12.30. Οι καθημερινές μας γενικές συνελεύσεις αρχίζουν από τις 13 Φλεβάρη. Με δελτία και συνεντεύξεις τύπου θα ενημερώνουμε τους πολίτες για κάθε σημαντικό γεγονός και εξέλιξη που θα αφορά στο νοσοκομείο μας. Επιπροσθέτως η δημοσιοποίηση θα γίνεται με κάθε πρόσφορο μέσον και με σκοπό την επιτυχία αυτής μας της κινητοποίησης.


Καλούμε 
α) τους συμπολίτες μας σε αλληλέγγυα στήριξη της προσπάθειάς μας, 
β) τον κάθε απλό αδικημένο πολίτη της χώρας σε μια έμπρακτη αμφισβήτηση και αντίσταση κατά των δυναστών του,
γ) τους συναδέλφους μας στα άλλα νοσοκομεία, να πάρουν ανάλογες αποφάσεις και
δ) τους εργαζόμενους όλων των κλάδων του δημόσιου και ιδιωτικού τομέα, και τα μέλη εργατικών και λοιπών προοδευτικών οργανώσεων να πράξουν το ίδιο, ώστε η κινητοποίησή μας να πάρει την μορφή πανεργατικής και παλλαϊκής αντίστασης και ξεσηκωμού, μέχρι την τελική μας νίκη κατά της οικονομικοπολιτικής ελίτ που σήμερα καταδυναστεύει τη χώρα και καταστρέφει ολόκληρο τον κόσμο.