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samedi 1 octobre 2011

Tunisie Transit: chroniques d'un pays en transition (4) : Samir El Métoui تونس العابر: التقويم الفلكي من بلد يمر بمرحلة انتقالية

Samir El Métoui, victime de torture après le 14 Janvier !

par Nos Martyrs, lundi 26 septembre 2011, 17:53
Samir Abdel Naser El Métoui, âgé de 30 ans, est actuellement à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis et se trouve dans un état de détérioration extrêmement alarmant. Détenu en prison pour vol, il a été hospitalisé aux services d'urgences de Charles Nicolle suite à une grave crise d'hyperglycémie. En avril 2011, il a essayé de fuir de l’hôpital. Cette tentative d'évasion lui a valu un châtiment d'une exemplaire cruauté par les agents et les tortionnaires des forces de l'ordre (d’après le témoignage la torture a eu lieu à l’hôpital même).
Sous l'effet de la plus sauvage des tortures Samir a été admis en réanimation, il s'en est sorti avec un triste bilan de cinq fractures au niveau de la jambe droite et de déchirures au niveau des conduits urinaires. La partie génitale n'a pas été épargné non plus, en effet, on lui a écrasés cyniquement les testicules, le condamnant ainsi à une impuissance à vie. Le sadisme de ces bourreaux va jusqu'au viol par matraque, provoquant un éclatement de son anus. Il est à présent réduit à faire ses besoins à travers une ouverture intestinale, qui lui inspire une répugnance insupportable à chaque prise de repas.
En plus des handicaps physiques indélébiles, Samir est un jeune homme gravement traumatisé et désespéré, son avenir est détruit, il se sent selon ses dires "inhumain".
Incapable de bouger suite à ses nombreuses fractures, surveillé nuit et jour par les gardiens de la police, Samir est tout de même menotté, enchaîné, à son lit d’hôpital depuis bientôt 7 mois au risque de perdre également l'usage sa jambe gauche.

L’association Liberté et Équité et l'Association de Lutte contre la torture ont été alertées et suivent juridiquement son dossier. Cependant, des mesures d'urgence doivent être prises immédiatement car son état de santé se dégrade à vu d’œil; il refuse de s'alimenter et souffre de douleurs lancinantes. Nous lançons un appel aux médecins et au personnel de l’hôpital Charles Nicolle, et en particulier à ceux du service d'orthopédie pour leur rappeler l'éthique qu’exige leur profession et leurs responsabilité envers leurs patients qu'ils soient détenus ou pas. Nous dénonçons la négligence médicale que subit Samir, l’insécurité quasi permanente dont il est victime au sein même de l’hôpital et l'indifférence bienveillante de l'équipe médicale face à la violation de ses droits les plus élémentaires. On lance un cri d'alarme aux militants des droits de l'homme, aux responsables de l’hôpital Charles Nicolle et à la société civile car Samir est loin d’être un cas isolé.
Sa mère dont la vie est complètement bouleversée , est épuisée ne cesse de réclamer, en vain, à la Justice la révision du procès de son fils.
Dénonçons ces pratiques! Réagissons et Agissons avant qu'il ne soit trop tard !
Le cas de Samir a fait l'objet d'une conférence de presse ce Lundi 26 septembre, organisée par l'association Liberté et équité avec une vidéo à l'appui.

Mise à jour 29/09/11 :

Le scandale suscité par l'histoire de Samir El Métoui, un jeune détenu, atrocement torturé après la "révolution" par les agents de police à coups de matraque et de crosse le condamnant à une invalidité à vie; tout son corps a été fracassé, Samir ne marche plus, n'urine plus, ne défèque plus normalement toutes ses fonctions vitales et même génitales ont été définitivement altérés, commence à faire réagir aussi bien les médecins que les autorités. Les lourdes menottes qui l’enchaînaient à son lit d’hôpital ont été ôtées et le dialogue s'est entrouvert avec le ministère de la Justice qui va prévoir une réduction de peine . Cette mesure reste insuffisante car le retour de Samir en prison est inenvisageable dans l'état où il est.
Par ailleurs, les agents qui assurent la garde de Samir à l’Hôpital ont eu des réactions hostiles avec la mère de ce dernier après son témoignage, nous craignons une vengeance sur Samir ou sur sa famille, surtout qu'il dit avoir reconnu l'un de ses tortionnaires Skander El Nabli roder autour de sa chambre.

L’hôpital doit être un lieu neutre où les malades se rétablissent en toute sécurité, l’hôpital assumera la responsabilité d'un quelconque "incident" ou agression qui peut survenir !!!!!!!

Nous lançons également un message de solidarité avec Salwa la mére de Samir qui n'a cessé de se battre courageusement pour rendre Justice à son fils, elle est actuellement dans une situation très précaire, elle a vendu tous ses bien pour engager des avocats et payer une partie des soins .Son fils étant complètement dépendant d'elle, Salwa a arrêté de travailler , n'a plus de revenu et risque de se faire virer de chez elle ...

vendredi 30 septembre 2011

«Profondément attristé» : c'est tout ?

Minable : le mot s'impose pour qualifier la réaction du gouvernement tunisien à l'incendie de Pantin. Béji Caïd Essebsi, le Premier ministre transitaire (pardon, transitoire), se rendant lundi 3 octobre à Washington, passera par Paris. Serait-ce trop lui demander qu'il en profite pour transmettre au gouvernement français l'expression de la colère du peuple tunisien après ce nouvel "accident" dont les autorités françaises sont les responsables directs, elles qui forcent les migrants venus d'Italie à s'abriter dans des squats dangereux? Voici le communiqué officiel, morceau d'anthologie de la pleutrerie.

République Tunisienne
Ministère des Affaires Étrangères

Actualités


30.09.2011

Incendie d'un immeuble à Paris: 4 tunisiens parmi les victimes


Catégorie : Nation, Dernière minute

Le ministère des Affaires étrangères tunisien s'est dit jeudi «profondément attristé» à la suite de l'incendie déclenché mercredi dans un vieux bâtiment de la banlieue parisienne, faisant des victimes parmi lesquelles se trouvent des tunisiens.

"Nous avons reçu des informations concernant ce douloureux incident, faisant part de la présence de quatre personnes de nationalité tunisienne parmi les victimes", a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères, citant les autorités sécuritaires françaises.
Le ministère explique que la vérification de l'identité des victimes se poursuit bien qu'il soit difficile de reconnaître les victimes brûlées.
Des contacts seront établis avec les familles des victimes dès que les services consulaires tunisiens auraient des informations plus précises sur cet incident.
Trois jeunes tunisiens ont été, également, blessés dans cet incendie et se trouvent, actuellement, sous surveillance médicale. Des responsables du consulat tunisien à Pantin se sont rendus au chevet des victimes.
Neuf autres tunisiens, légèrement blessés, ont été hospitalisés. Ils ont quitté l'hôpital et ont été hébergés par la municipalité de Pantin.
Six personnes sont mortes, dont deux par asphyxie, dans l'incendie d'un bâtiment à Pantin, banlieue Nord-Est de Paris.
Aucune indication n'a été donnée sur l'origine de cet incendie qui serait dû, selon les autorités françaises, à une bougie mal éteinte.

mercredi 28 septembre 2011

Tunisie Transit: chroniques d'un pays en transition (3) تونس العابر: التقويم الفلكي من بلد يمر بمرحلة انتقالية

Retour sur un tabassage: La Blague

par Azyz Amami ((@Azyyoz), 19/9/2011

Short URL: http://wp.me/p16NIR-2yC

8 mois jour pour jour après le fameux 14 janvier, j’ai été illégalement arrêté et tabassé (pléonasme voulu, on ne peut être légalement tabassé) , pendant quelques heures dans un poste de police. Grâce à la vague déferlante de solidarité, j’ai pu être vite libéré, excuses à l’appui. Pendant trois jours, tout Internet (du moins celui visible en Tunisie) en parlait3. C’était le buzz du moment, une affaire de banane. Et depuis on ne cesse de me poser la question, que ce soit en public ou en privé , “Mais quelle a été la blague ??” , parce que le motif premier du défoulement policier sur mon corps civil fût bel et bien une blague. 
Au fait, voilà , c’est décidé , je vous raconte tout. La blague qui a causé mon arrestation est : “ON S’EN FOUT PAS MAL”. Enfants bananiers de républiques bananières (néo-ex-colons inclus) , la main d’un système qui se débat pour survivre, n’en est pas à sa première singerie.
Je remercie tous ceux qui se sont solidarisés avec moi, et motivés. Mais quitte à s’indigner, il faudrait que ce le soit par rapport à la répression continue , en tant que telle, non pas par simple copinage. Le gouvernement actuel, héritier légitime de l’autoritarisme ancestral, n’a pas cessé de montrer (avec une fierté inégalée) son illégitimité , tant sur le plan du discours que sur le terrain.
B.C.E , premier ministre valsant avec l’ange de la mort, n’avait-il pas répété à maintes reprises , au peuple tunisien que “de toutes façons ce n’est pas vous qui m’avez mis ici, et je n’ai de compte à rendre à personne”??? De même , la violence policière (toujours illégale) s’est maintes fois manifestée : le 28 janvier , ce fûrent les braves gars du sit-in de “Kasbah 1″ qui y goutèrent, persécutés ruelle par ruelle toute une nuit, qui restera comme une nuit des plus effroyables dans les mémoires. Le week-end fin février, ou les manifestants anti-gouvernement eurent droit au lynchage, balles réelles (Mohamed Hanchi en a été le martyr) , des scènes de tabassage à 30 policiers contre 1 (ce qui montre un peu la valeur arithmétique d’un policier).
En avril avec les “vendredis de violence noire” ou des agents cagoulés et des policiers armés de batons frappèrent aveuglément les passants au centre ville de Tunis. Les événements de Siliana, de Menzel Bourguiba et Sidi Bouzid, dont un jeune a trouvé la mort par balles réelles. Plein de jeunes leaders locaux de la révolution ont été arrêtés et tabassés puis relâchés, un par un. Hed Zoghbi, militant de droits de l’homme, est arrêté depuis 4 mois sans accusation, et il en est à sa troisième arrestation aprés la dite révolution.
Oussama Gaidi et Imed Aouidi, ont été arrêtés et tabassés le 24 avril par tous les services de police accessibles (dont le service Anti-Terrorisme) pour avoir osé avoir une caméra en pleine rue. Le 15 aout , Refik Rezine -ressortissant algérien- a été tabassé de la pire façon , puis arrêté des heures pour avoir osé prendre des photos en pleine manifestation pour l’indépendance de la justice. Un professeur universitaire meurtri a été laissé pour mort le même jour en pleine rue.
Amine Rekik y est passé auparavant. Taher Melliti, simple bachelier ayant eu une mention “trés bien” lors de son bac, dans un quartier populaire, a retrouvé la mort début aout , aprés avoir été tabassé par 4 policiers, à mort. Sans parler des violences extrêmes des manifestations de fin mai, là ou Bassem Bouguerra a failli laisser les bras. Encore moins de cet ami avec lequel j’ia pris des bières le lendemain de mon arrestation, et qui a été tabassé tout de suite aprés que l’on s’est quitté.
Et j’en passe de ces “cas” que je ne peux énumérer, dont une grande partie est mentionnée dans le rapport de la FIDH de 2011. Hélas , devant le traitement médiatique, ce ne sont que des “cas”. La police , la violence institutionnalisée, n’est pas indépendante de la volonté politique qui contrôle l’appareil exécutif. Et on l’a bien vu, les policiers ont beau gronder, ils se résignent toujours aux ordres.
Je remercie encore de tout mon coeur ceux qui m’ont supporté. Mais, je ne peux que constater avec amertume que le “deux poids deux mesures” est toujours là. Les médias, de mèche dans le petit jeu de “construction de symboles” , y ont fortement contribué. Ainsi que le jeu d’influence qui en découle. Jeté sous les projos , on a trop parlé de moi. Etant un “connu” relatif, mes amis se sont débrouillés, et le directeur de sûreté nationale est intervenu pour que l’on me relâche, après les pressions de la part de “connaissances” , voulues et moins voulues, et après la campagne instantanée déclenchée sur internet.En une seconde , les policiers se sont métamorphosés aprés ce coup de fil, et le loup a troqué sa peau contre celle d’un agneau. Et bien que ça flatte mon égo, je ne peux m’en réjouir. Car ce n’est en rien l’acheminement logique des choses. Mes autres concitoyens n’ont pas eu droit à ce privilège, et c’est là que je m’effraie pour moi même, de peur que ces médias ne me biaisent. De peur que , même à travers ma personne, une mini-corruption revienne.
Mes concitoyens n’ont pas eu droit au privilège auquel j’ai eu droit, et qui a fortement allégé ce qui aurait dû être mon sort. Et ça me révolte. Ce n’est pas de leur faute qu’ils ne s’appellent pas “Azyz Amami” , encore moins de la mienne. Citoyens, ils ont droit au respect, de la part de ceux qui sont censés être les serviteurs des citoyens. Il ne devrait pas y avoir de différenciation, ou de répression, et l’indignation devrait être la même pour tous. J’aurais aimé voir cette même vague de solidarité avec Amine Rekik, Rafik Rezine, Sami Feriani etc.. via les mêmes médias.
Pour finir , je dis que, si nos policiers sont des singes, c’est parce qu’ils sont gouvernés par des macaques. Il suffit de voir Caid Essebsi gouverner, comme s’il était au dessus d’un bananier :)

jeudi 15 septembre 2011

Tunisie Transit: chroniques d'un pays en transition (2) تونس العابر: التقويم الفلكي من بلد يمر بمرحلة انتقالية

Collecte pour Rached El Arbi
Mise à jour: La somme atteinte jusqu'au 14 septembre est 7500 dt. Donc, il ne reste que 1500 dt pour atteindre l'objectif de 9000 dt!!! Merci à tous ceux qui ont contribué à l'atteinte de cette somme, et surtout ne baissons pas le rythme!!! Maintenons encore cette solidarité et cette générosité et Inshallah on y arrivera très bientôt! Rached compte sur nous!
Les oubliés de la Révolution
Aujourd’hui Vendredi 26 Août Hassouna ben Amor est mort, il est mort sans que personne ne parle de lui, Hassouna ben Amor est mort dans un hopital mal-équipé, Hassouna est mort à cause d'une balle tirée par un sniper, le Hassouna qui est mort n'est pas celui des séries ramadanesques, Hassouna est mort sans que personne ne le connaisse...Hassouna est mort et son assassin est libre...très probablement encore dans son poste....
Le comble de l'ingratitude, c'est grâce à eux, blessés de la révolution qu'on peut espérer vivre en dignité !!!!!!!!!
Un profond dégoût envers moi-même, envers ce gouvernement, envers la scène politique, les politiciens, les hommes d'affaire, les activistes, enaaass elli tal3ab 3attsawer, les égoistes, elli yejriiw wraa leflouss, elli léhiin bel 9chour ......ymout men biinetnaa un blessé de la révolution !!!!!!!!!!!!!!!
En fin de compte on sait très bien qu'on peut pas compter sur ce gouvernement, donc si vous cherchez un coupable, regardez simplement dans un miroir...
Source: nawaat.org

عندما تُهمل الثورة جريحها- La révolution ingrate- L’agonie de Rached el Arbi

Rached el Arbi avant la blessure par balle (Durant son service militaire)


*Pour contacter la famille de rached voilà le numero de sa mère : 22366351 et le numéro de son frère Tarek : 23700662
Soutenir la famille de Rached moralement et matérielement est un devoir révolutionnaire et humain !

De ses yeux embués d’un mélange de lassitude et d’amertume il nous a lancé un regard si fier qui nous a noyés de honte. On y retrouve encore des étincelles de la détermination du jeune homme sorti un 13 janvier à la quête de sa liberté. Debout et fier tel un soldat, il a été propulsé par cette flamme de jeunesse qui nous fait si souvent croire, à tord, que nous sommes invincibles. Surtout lorsqu’on a 21 ans, qu’on est grand et costaud, avec une année et demi de militaire derrière soi.
La fierté de son père, la prunelle des yeux de sa mère, il a suffit d’une seule balle pour faire basculer sa vie.

Ça c’est passé un 13 janvier dans la petite localité de Morneg (banlieue de Tunis). Il participait à une manifestation pacifique entouré de ses proches et amis tandis que les policiers et les agents de la garde nationale se terraient comme des rats dans le poste de police. Soudain, une rafale de balles surgit depuis la fenêtre du poste, dont une l’atteint directement en dessous de la gorge. ..Celui qui lui a tiré dessus voulait le tuer, il n’y a point de doute.

Il s’appelle Rached El Arbi. Sa photo a fait le tour du net le présentant comme un martyr. Je me rappelle encore du jour où je l’ai vue : son regard voilé, sa bouche grande ouverte, j’ai cru qu’il rendait l’âme. Un miraculé disaient ses médecins.


Rached El Arbi juste après la blessure par balle


Au premier coup d’œil, tout le monde le croyait mort. : Allah yarahmou (Que Dieu ait pitié de son âme) disait chaque médecin qui l’apercevait.
En entrant dans la salle s’opération, le pronostic fourni à sa mère était macabre. Personne ne croyait plus en sa survie, la balle avait fracassé une vertèbre dorsale (D3) et sont sort oscillait entre la mort ou la paralysie totale. Toutefois, Dieu en voulut autrement et après 12h d’opérations miracles, il en sortit vivant… mais, avec le bas du corps paralysé.

Après plusieurs mois à l’hôpital où la mort l’a frôlé maintes fois, il a été convenu qu’il serait transféré à un centre de rééducation. Son médecin a conseillé la famille de l’emmener à la Clinique de la Soukra, la seule en Tunisie ayant l’équipement et les moyens de lui accorder les soins adaptés à son état et faire en sorte qu’il s’améliore. Finalement, il a été décidé qu’il serait hospitalisé au centre de rééducation de Jbal El Wesst, la clinique de la Soukra étant vouée à des malades plus importants et surtout dont le porte feuille est mieux garni.

Il est ainsi depuis plusieurs mois, entre le centre de rééducation désuet de Jbal el West et les bras désabusés de sa famille qui se chargent de lui durant le week-end. Il est obligé de porter constamment des couches et d’horribles escarres infectées lui rongent la peau des fesses. Il est complètement dépendant pouvant à peine tenir son équilibre lorsqu’il est assis.

Sa mère nous a sortis les boites de médicaments dont il dépend quotidiennement et que la famille est obligée de payer de ses propres poches : une véritable pharmacie!
Les 3000 dinars que l’état a fourni comme aide ont à peine suffit à payer les couches …




Je me rappelle encore du regard fier de Rached qui s’est cassé, et sa honte je l’ai ressentie et elle m’a brûlée lorsque sa mère lui a enlevé ses couches et l’a allongé pour que mes amis filment ses escarres. J’ai retourné la tête par respect envers sa pudeur, mais sa douleur m’électrocutait l’épine.

Imaginez un jeune homme de 21 ans dont la mère change les couches 3 fois par jour! Pire encore, pour vider sa vessie Rached ne peut le faire qu’à travers des sondes vésicales ce qui constitue à chaque fois un vrai cauchemar pour lui et sa mère…

Les mots de sa mère résonnent encore à mes oreilles lorsque voyant mon désespoir devant la carte mémoire pleine de ma caméra, elle me tint par les épaules et me dis ces mots que je n’oublierai jamais: « Benti (ma fille), ne t’en fais pas! Ce n’est pas grave si tu ne filmes pas tout. Moi je veux que toi tu me comprennes. Que toi tu sentes ma douleur, et alors là seulement tu pourras la transmettre aux autres pour qu’ils soient au courant de l’état de Rached. Benti, ton regard empathique vaut pour moi le monde entier ».

On se sentait en la présence d’un héros, d’un jeune homme auquel nous devions toute cette liberté (fut-elle momentanée) dont nous jouissions. Un héros oublié, marginalisé…un héro avec un grand cœur, qui comble de tout, nous était reconnaissant. Il nous remerciait, nous démontrait sa gratitude et personnellement ça me tuait…Je voulais en dire plus, lui avouer mon admiration, mon respect et surtout ma honte, mais je n’ai rien dis. Je crois qu’à travers nos yeux embués de larmes il a tout compris…

La dernière phrase de Rached alors qu’on s’apprêtait à quitter nous bouleversa encore plus et restera à jamais gravée dans nos mémoires. Avec son fameux regard fier, et arborant un léger sourire confiant, il dit :« lundi quand je retournerai à Jbal El Wesst je ne serai plus le même homme qui en est venu vendredi. Maintenant que je sais qu’il y a des gens sensibilisés à ma cause et qui tentent de m’aider, je ferai tout mon possible pour ne pas vous décevoir et que vos efforts trouvent un écho. Il serait inutile que vous tentiez de m’aider sans que j’en mette du mien. J’ai de l’espoir!!».

Sa mère disait craindre, pour la première fois de sa vie, le mois du Ramadan. Ne pas savoir comment se diviser entre son fils loin d’elle et ses autres enfants qui ont tout aussi besoin de sa présence.
Faisons en sorte que chez la famille Bel Arbi, la deuxième moitié de ce mois saint soit différente de la première. Que chacun ayant les moyens de faire un geste généreux le fasse et aide Rached et sa famille.

Rached a besoin d’une aide immédiate pour AU MOINS intégrer la clinique de la Soukra, et être ainsi pris en charge adéquatement et atténuer du mieux possible de sa souffrance et celle de sa famille.

Écoutez la vidéo du témoignage de Rached et sa mère, beaucoup de détails plus graves que je ne peux écrire dans un seul article, y sont relatés….Pour contacter la famille de rached voilà le numéro de sa mère : 22366351 et le numero de son frère Tarek : 23700662
Soutenir la famille de Rached moralement et matérielement est un devoir révolutionnaire et humain !

N.B : on a su récemment à travers le frère de Rached que ce dernier est entrain de sombrer dans une dépression et que les infections des escarres ont empirées, des escarres qui s’infectent alors que Rached est sous des “soins médicaux” à Jbel Lwest…..nous devons faire vite….


هل هذا جزاء من تحدّى الرصاص الحيّ بصدره العاري ليهدي لتونس ثورة ؟؟؟

و هل يهون جريح الثورة على الثوّار ؟؟ أليس الواجب أن تُقدّم الرعاية الطبية و النفسية اللازمة لرشاد العربي ؟؟؟ إن لم يكن من باب الإعتراف بالجميل فمن باب الإنسانية ؟؟

 رشاد ابن لعائلة بسيطة نعيش بما يكفي لسد الاحتياجات اليومية و السكن …حياتهم كانت عادية إلى حدود يوم 13/01/2011 …رصاصة أطلقها شرطي غيّرت كل شيئ …كانت تونس حينهاتعيش حالة غليان …أعداد الشهداء تزيد يوما بعد يوم…و في خضّم ذلك قرّر أبناء حيّ رشادتنظيم مسيرة سلمية مساندة للثورة و مطالبة بالحرية… كانت المسيرة تجوب المدينة وكان رشاد من بين المتظاهرين عند وصولهم أمام مركز الشرطة ومن دون آي إنذار تم استعمال الرصاص الحي وأصيب رشاد مباشرة في عنقه برصاصة عون امن  في محاولة لقتله و كان ذلك على الساعة 16و 20 دقيقة وتم نقله مباشرة إلى مستشفى الحروق و الإصابات البليغة ببن عروس …. أجريت عليه عملية أولى على مستوى جانبه الأيمن لتوقيف النزيف الداخلي برئتيه عملية دامت 4 ساعات توقف فيها قلبه عن النبض و عاد من جديد للحياة ليتم نقله مباشرة لمستشفى الرابطة بتونس حيث أجريت عليه عملية ثانية على الصدر لرتق عرق القلب الذي تمزق و دامت 3 ساعات ثم عملية ثالثة على عموده الفقري لاستخراج الرصاصة ووضع دعامة حديدية على الفقرة الثالثة وقد دامت 5 ساعات و أخيرا عملية رابعة على رقبته دامت ساعتين اثر التهاب, كل هذا في ظرف 48 ساعة حيث ما إن يستفيق من أثار مخدر عملية حتى يقوم بعملية أخرى.

المعاناة لم تتوقف عند هذا الحد فقد عانى رشاد من الحرارة المرتفعة لجسده لتصل 42 درجة في بعض الأحيان و من الإمراض الجرثومية و من الآثار الجانبية لتغيير 60% من دمه الذي فقده.

مكث رشاد أكثر من شهرين بقسم الإنعاش و العناية المركزة ليتم نقله إلي المركب الصحي بجبل الوسط لتقويم الأعضاء و يعاني من شلل نصفي

شاب في 21 أصبح مقعدا يعيش على كرسي متحرك

From his eyes misty with a mixture of weariness and bitterness he launched a proud look that has drowned us in shame. It include a determination of a young man who went out Jan. 13th in search of freedom. Standing and proud as a soldier, he was propelled by the flame of youth that we so often believe, undetermined, that we are invincible. Especially when he already is 21 years old , with one year and a half of military

it took one bullet to switch his life.

It happened on January 13 in a small town called Morneg (suburb of Tunis). He participated in a peaceful demonstration surrounded by his family and friends while the police and National Guard officers were hiding like rats in the police station. Suddenly a burst of ball emerges from the window, one reaches directly below the throat. .. The man who shot him ,wanted to kill him, there is no doubt.
His name is Rashid Bel Arbi. His picture has been around the the globe presenting him as a martyr. I still remember the day I saw his picture : his eyes veiled, his mouth wide open, I thought he was dead but it was miracle because it turned out he was still alive doctors words
At first glance, everyone thought he was dead. : Yarahmou Allah (God have mercy upon his soul) says every doctor who looked at him .
Upon entering , the room takes place, the prognosis given to his mother was macabre. No one was able to believe upon his survival, the bullet had shattered a dorsal vertebra (D3) and he ranged out from death or total paralysed. However, God wanted otherwise and after 12 operations miracles, he came out alive … but with the lower body paralyzed.
After several months in the hospital where death came close many times, it was agreed that it would be transferred to a rehabilitation center. The doctor advisedhis family to take him to the clinic of Soukra, the only in Tunisia with the equipment to grant him the appropriate treatment for his condition and make him feel better. Finally, it was decided that it would be hospitalized at a rehabilitation center in El Jbal Wesst the clinical Soukra is dedicated to the people who are considered wealthy
As days pass buy rachid Has been the same for several months between the rehabilitation center outdated Jbal el West disillusioned and in the arms of his family who takes care of him during the weekend. He has to constantly wear diapers ,horrible sores infected his skin . he is completely depending on others . his arely able to keep his balance when seated.
His mother showed all boxes of drugs that he depends on daily . the family has to pay from their own pockets: a real pharmacy!
The 3000 dinars that the state has provided as an aid is barely enough to pay for diapers …
I still remember the proud look of Rached, and I felt ashamed and burned when his mother removed his diapers and has extended to my friends filming his bedsores. I had hidden my face out of respect for his modesty.
Imagine a young man a 21 years old whose mother changes diapers three times a day! Worse, to empty his bladder Rached can do that through catheters which is each time a nightmare for him and his mother …
The words of his mother still remains in my mind , when the memory card of camera was full , she held me by the shoulders and told me these words that I will never forget, “Benti (my daughter), don’t worry about it! It does not matter if you do not film it all. I want you to understand me. I want you to feel my pain, and then only then you can pass it to others to be aware of Rached situation . Benti, your empathy means t world to me . ”
We felt as the presence of hero was beside us , a young man whom we owe all this freedom (it was temporary) we enjoyed. A forgotten hero, marginalized … a hero with a big heart, which fills all, we are grateful. He thanked us he showed us his appreciation and personally it was killing me … I wanted to say more, to confess my admiration, my respect and above all my shame, but I didn’t say anything . I believe that through our eyes filled with tears he understood us ..
The last sentence of Rached when we were about to leave was even more upsetting and will remain forever engraved in our memories. With his pride, and with a confident smile, he said, “Monday when I return to El Jbal Wesst I am no longer the same man who got ther on firday. Now that I know there are people aware of my case and trying to help me, I will not disappoint you and your efforts are reflected. It would be useless as you were trying to help me unless I put my efforts . I have hope! “.

His mother said she was afraid for the first time in her life of the month of Ramadan. Not knowing how to divide between her son away from the house and other children who also needed her presence.
Let’s make a difference together for rached’s family , let’s make the second half of this holy month different from the first. everyone who can afford to make a generous gesture please do in order to help a human bein

Rached needs immediate assistance to AT LEAST integrate clinical Soukra, and thus be supported adequately his suffering.

Listen to the video of the testimony of Rashid and his mother.

Ps: Since our visit, which is three weeks, it became known recently through the uncle of Rached, that he was spirited from sinking into a depression … we must act quickly ….
Source: nawaat

dimanche 28 août 2011

Tunisie Transit: chroniques d'un pays en transition (3) تونس العابر: التقويم الفلكي من بلد يمر بمرحلة انتقالية

Le billet de Hatem Bourial – Surprise-partis

Mesdames et messieurs, l’époque n’est plus aux surboums du samedi et autres surprises-party pour adolescents.
Non, les temps sont devenus plus sérieux même si la multitude de partis politiques ressemble de plus en plus à un bal des faux-culs qui n’a rien de spontané.
Passons ou plutôt marrons-nous un coup devant les turpitudes de quelques-uns de ces partisans prêts à se sacrifier pour le progrès de la nation.
L’info est passée inaperçue et pourtant, elle recèle bien du piquant. Il s’agit de la composition du bureau politique du Parti démocratique pour la justice et la prospérité. Ça sonne bien aux oreilles du public : «PDJP». Et pourtant, j’ai bien peur que ça sonne creux vu que la composition du bureau politique émanant du premier congrès («national» s’il vous plaît !) s’apparente à une grosse blague.
Jugez en : le président du parti se nomme Salem Chaïbi, le vice-président se nomme Ridha Chaïbi et, cerise sur le gâteau familial, le secrétaire général s’appelle Hamda Chaïbi.
Je suis curieux de voir les noms des autres membres, mais j’ai comme l’impression qu’ils ne doivent pas être d’un clan différent !
Voici donc une famille qui a des rêves de grandeur et qui nous fait prendre une zerda dans une zaouia pour un parti politique. C’est pas demain qu’on est sorti de l’auberge, croyez-moi !
Parmi les autres perles que j’ai pu réunir durant cet été, il en est quelques-unes que j’aimerais partager avec vous.
Commençons par ce jeune homme qui me semble déboussolé. En effet, il a adhéré à trois partis différents. Selon lui «c’est pour faire plaisir aux amis qui l’ont sollicité parce qu’il ne s’intéresse pas vraiment à la politique». Celui-là, il mérite la timbale de bronze.
Deuxième cas. Cette fois-ci, il s’agit d’une personne connue de tous pour sa carrière musicale et ses racines andalouses. Je ne nommerai pas cet individu par simple charité. Toutefois, je me fais un devoir de vous révéler que cette personne vient de se trouver des racines familiales dans la région de Kasserine et effectuer un virage à mille degrés.
En effet, notre gars a créé un parti politique qui ressemble étrangement à une ligue régionaliste et s’apprête à entrer en lice pour les élections. J’en perds mon humour et ne peux que bredouiller un timide «Que Dieu leur pardonne».
A lui donc la timbale d’argent. Et, gardons l’or pour le maître absolu, le partisan modèle. Il s’agit du membre d’un des partis qui fleurissent en ce moment.
Invité à la télévision pour s’exprimer à propos du programme économique de son parti, il s’en est sorti avec une surprenante pirouette. Il a répondu à l’animateur qu’il ne s’exprimerait pas sur ce point «de peur que d’autres formations politiques volent les idées contenues dans le programme de son parti».
Fabuleux ! Le gars fait de la politique tout en ne s’exprimant pas sur ses idées ni sur celles de son parti. De là à ce qu’il nous dise qu’en se taisant, il cherche à représenter la majorité silencieuse, il n’y a qu’un pas à franchir !
Vraiment cocasses ces mecs … Pourtant, ils donnent à réfléchir sur la consistance de notre vie politique qui reflète plus des combinazione à l’italienne qu’une révolution en marche.
Encore une pour la route. C’est un jeune qui me l’a racontée. Il était allé à un meeting d’un parti de gauche. Dépité, il me raconte sa surprise lorsqu’il a vu arriver tous les cadres de ce parti dans des berlines grand luxe et des véhicules tout terrain.
Naïf, le gars : il croit que ceux qui s’investissent dans la politique politicienne le font pour les beaux yeux du peuple ou pour le devenir de la nation.
Non mon gars, ils le font parce que la politique est un sport de riches où il n’y a de place ni pour le romantisme ni pour la révolution.
Les indignés, les révoltés et la jeunesse éprise de liberté et surtout de dignité n’ont qu’à s’adresser ailleurs. Et de préférence aux abonnés absents …

jeudi 18 août 2011

Tunisie Transit: chroniques d'un pays en transition (1) تونس العابر: التقويم الفلكي من بلد يمر بمرحلة انتقالية

"Lé tasrouq mna el thaoura - Vous ne nous volerez pas la révolution"

Sfax : Tentative de suicide au centre-ville et appel au Gouverneur à dégager

par Chaima Ben Sassi, 5 août 2011

Une tentative de suicide s’est déroulée hier au centre-ville de Sfax. C’est un jeune de 30 ans, qui ne supportait plus sa situation de chômeur qu’il subit depuis des années.
Un grand nombre de citoyens de la région s’était rassemblé hier en réponse à des appels des Conseils pour la protection de la révolution issus de Gremda, Skait Ezzite et Thyna pour revendiquer la non-émission de l’ordre qui devait instaurer les délégations spécifiques pour leur municipalité. Les citoyens, malgré plusieurs réunions avec le  Gouverneur, ne sont pas parvenus à obtenir satisfaction.
Le jeune Sfaxien a profité de l’insécurité pour monter sur le toit du gouvernorat et a menacé de sauter en disant « Ben Ali est encore là ! Ben Ali est encore là ! ». Pendant plus de 30 minutes, les citoyens manifestants devant le gouvernorat ont vécu des moments très critiques. D’autres se sont précipités pour préparer une couverture de sauvetage au cas où le jeune sautait du toit. L’action a été marquée également par l’absence des pompiers qui aurait dû etre les premiers sur les lieux.
Finalement, au milieu d’une vague d’applaudissement, les négociateurs ont pu convaincre le jeune à descendre pour éviter une tragédie.
Les manifestants, suite à cet incident, ont ajouté un nouveau slogan en appellant le Gouverneur à « DEGAGER ».

Sfax : activité suspendue depuis 15 jours à la société Schlumberger

17 août, 2011 à 22:04

L’activité de la société multinationale de services pétroliers « Schlumberger », installée près de la route Sidi Mansour (Sfax), est suspendue depuis 15 jours à cause des sit-in observés par des citoyens des cités avoisinantes dont celles de Hamza et Sammar.
Le délégué des affaires économiques à Sfax a indiqué à l’agence TAP que les protestataires réclament le recrutement de jeunes diplômés de la région au sein de la société, l’intégration de chômeurs dans les projets environnementaux menés par Schlumberger et l’octroi de microcrédits.
Il a indiqué que la société s’est engagée à organiser, le 15 septembre prochain, un concours pour le recrutement d’ingénieurs et de techniciens supérieurs, soulignant que les négociations se poursuivent pour trouver les moyens de concrétiser les autres revendications.
Source : TAP

La liste des interdits de voyage s’allonge avec Pr. Gueddich et M. Ouederni


Après les listes 1 et 2 déjà parues sur TunisieNumerique, de nouveaux noms doivent y être ajoutées :
Iyadh Ouederni, Professeur à l’Institut supérieur de gestion, il est désigné le 12 août 1991 comme secrétaire permanent du Rassemblement constitutionnel démocratique chargé des relations avec les organisations et les associations. Après avoir occupé le poste de conseiller principal auprès du Président de la République à partir de 1996, il devient ministre de l’Éducation le 17 novembre 1999 avant d’occuper le poste de ministre-directeur du cabinet présidentiel du 23 janvier 2001 au 14 janvier 2011. Il était membre du Comité central mais aussi du Bureau politique du Rassemblement constitutionnel démocratique au pouvoir à partir du 9 mars 2006. Il est radié du parti le 18 janvier 2011 après la révolution tunisienne qui a renversé le président Zine el-Abidine Ben Ali ;
Mohamed Gueddich, ministre Conseiller auprès du Président déchu.
En ce qui concerne Saïd Boujbel, TunisieNumerique confirme, contrairement à certains autres journaux, qu’il lui est toujours interdit de quitter le territoire.

Lire aussi
  1. Exclusif: Liste complémentaire d’ex-responsables interdits de quitter la Tunisie
  2. Exclusif: Liste des interdits de voyager à l’étranger
  3. Exclusif : Interdits-de-voyage pour des proches de Ben Ali
  4. Exclusif : Suite à un décret présidentiel, la liste des 110, dont les biens sont saisis, est passée à 114 !
    Agrebi envolée, Boujbel cloué au sol
    • Un mandat d'arrêt international a été émis par le juge d'instruction du tribunal de première instance de Tunis à l'encontre de Saïda Agrebi qui avait quitté le territoire tunisien le 30 juillet. Une plainte en justice pour corruption au sein de l'Organisation tunisienne des mères avait été intentée mi-juillet contre Saïda Agrebi. Mais la décision d'interdiction de voyage à son sujet n'a été émise que le 3 août 2011. 
    • L’homme d’affaires controversé Saïd Boujbel, très discret depuis la chute du sa protectrice Leila Trabelsi Ben Ali a tenté sa chance après celle réussie de Saïda Agrebi de quitter le territoire par l’aéroport international de Tunis-Carthage aujourd’hui 16 août vers 14h00 mais en a été empêché suite à l’interdiction de quitter le territoire qui le frappe par la justice tunisienne dans des affaires en cours,telle que celle dite  » Affaire de l’aéroport Tunis-Carthage « . Selon un responsable du ministère de l’Intérieur. Condamné déjà à 6 mois de prison et à une amende par le juge du tribunal de première instance de Tunis, Said Boujbel est lié par alliance au couple Ben Ali/Trabelsi.
    Le groupe Boujbel, qui exerce notamment dans l’hôtellerie et l’agroalimentaire, a étendu ses activités jusqu’à la production et la distribution des boissons alcoolisées (SPDB), en s’associant avec prestigieuse marque néerlandaise Heineken et la distribution des bières de marques tunisiennes.
    Il devient ainsi le premier concurrent historique de Hamadi Bousbiaa, qui détient aussi la marque Coca-Cola. Le groupe Boujbel s’est aussi attaqué au secteur pharmaceutique, au développement, à la fabrication et au conditionnement de médicaments et de produits d’hygiène à usage animal. Le groupe Boujbel est propriétaire des Laboratoires de médicaments stérilisés (Medis). Ces derniers produisent une grande variété de médicaments génériques pour le marché tunisien et étranger.
    Mais l'intéressé dément toutes les accusations contre lui et explique, par la voix de son avocat, que tout cela est un gros malentendu (!!!):"

    "سعيد بوجبل" لــ"لتونسية": لم انو الفرار ولست من شق "الطرابلسية" ولا وجود لإجراء حدودي يمنعني من السفر

    17/08/2011 23:45 قال سعيد بوجبل في رد على الاخبار الصادرة امس و التي تحدثت عن محاولة فراره الى الخارج انه لم تكن لديه اي نية للفرار وكل ما في الامر انه كان متجها الى لندن ومنها الى روسيا في رحلتي عمل واكد انه لا يمكن ان يترك الوطن  وليس لديه ما يدفعه للفرار وسيواجه كل التهم بايمان كبير ببراءته وعن حشر اسمه مع الطرابلسية اضاف انه ابن الحاج احمد بوجبل الفلاح والمكافح وقد ورث عن والده حب العمل والتفاني فيه ونجاحه في القطاع السياحي هو ثمرة مجهود تواصل طيلة 31 سنة وليس لديه اية علاقة عمل مع افراد عائلة الطرابلسي بل انه كان عرضة لمحاولات البعض منهم تحطيمه بوسائل عدة وشدد سعيد بوجبل على حساسية الفترة وما تتطلبه من التحري والصدق في نشر المعلومات لانعكاساتها على الافراد والمناخ الاجتماعي واضاف انه كان عرضة لحملة تشويه مست من كرامته  واثرت في نفسيته وختم بالقول ان الثورة التي ازاحت الظلم وفتحت الباب لاسترجاع الكرامة والحرية لا يجب ان تحيد عن خطها وهدفها وتنزلق الى دكتاتورية جديدة تؤسس لظلم بثوب من لون اخر واضاف ان الثورة اندلعت لاجل العمل والكرامة مضيفا انه كان حريصا منذ سنة1980   على الاستثمار ونجح في خلق الاف مواطن الشغل وتنمية المجال السياحي  وهو فخور بما قام به لفائدة الوطن فلماذا كل هذا التجني على شخصه...

    أما محامي سعيد بوجبل الاستاذ هشام الحجري فقد ذكر ان ما تم نشره اليوم يدخل تحت طائلة القانون لانها اخبار زائفة مؤكدا ان منوبه لم يكن ينوي الفرار لان من تخامره فكرة الهروب لا يتقدم الى نقاط العبور العادية وبجواز سفر عادي واضاف ان نية تحول منوبه الى الخارج كانت بغاية العمل باعتبار نشاطه في المجال  السياحي مبرزا ان سعيد بوجبل سافر بعد 14 جانفي حوالي 5 مرات ..
    وبين الاستاذ هشام الحجري ان ما حدث امس هو مجرد سوء تفاهم بدليل انه بالاتصال اليوم بالنيابة العمومية تبين انه لا وجود لاي اجراء حدودي بشأن منوبه مؤكدا ان ممثل النيابة العمومية اعطى الاذن الى  شرطة  الحدود والاجانب بتمكين سعيد بوجبل من السفر متى شاء
    خالد
     

La liste complète des sociétés confisquées de Sakher El Materi dont le capital est estimé à 200 millions de dinars (=100 M€)

 17 août 2011 

Suite à l’article de TunisieNumerique concernant le point de presse tenu hier par le Président de la Commission nationale de confiscation, Adel Ben Ismail concernant la confiscation de toutes les sociétés appartenant à Sakher Materi dont le  capital cumulé est de l’ordre de 200 millions de dinars, voici la liste des entreprises dont les associés sont variés dont sa femme Nesrine Ben Ali, son père et sa mère et d’autres sociétés ou personnes physiques qui entrent pour une part infime.
Les plus importantes sont  :
  • la Banque Zitouna dont le capital s’élève à 70 millions de dinars avec une valeur nominale de 1 dinar l’action ; Sakher détient 50 999 980 parts indirectes par le biais de Princesse Holding et 8 400 000 par le biais de Portefeuille Invest en plus de 900 000 parts directes en son propre nom, tout comme sa femme Nesrine.
  • La société Ennakl Automobile avec un capital de 30 millions de dinars et une valeur nominale de 1 dinar l’action ; Princesse Holding détient 16 818 940 parts et la Banque Zitouna 1 495 000. Le reste est partagé entre Sakher en tant que personne physique, ses parents, sa sœur et autres souscripteurs.
Il a également investi dans le secteur de l’aéronautique en créant une société anonyme «Princesse Privat Aviation» avec un capital de 23 millions de dinars. Le bâtiment ne lui a pas échappé. La société immobilière « le Vieux port », « le Marchand de l’immobilier » et les « Hirondelles » avec respectivement des capitaux de un million de dinars, 6,5 millions et un million. Tout comme le secteur agricole avec deux grandes sociétés de développement et d’exploitation Zitouna I et Zitouna II dont le capital s’élève à 9,250 millions de dinars pour la première et 9,115 millions de dinars pour la deuxième contre un loyer modique de 64 000 dinars par an, pour 1 390 hectares des meilleures terres.
« Toutefois, on doit faire attention à cette culture qui consiste à douter de tout et à considérer tout le monde complice dans l’affairisme ou dans l’enrichissement illicite. Et surtout à jeter, injustement, le discrédit sur des institutions ou des personnes en charge de dossiers aussi délicats que l’investigation sur les biens mal acquis ou la confiscation des avoirs du clan de l’ancien Président et de sa femme. Il y va de l’honneur des gens », n’a pas manqué de souligner le conférencier.
Source : La Presse