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mercredi 4 avril 2012

RIDAN : Ah Les Salauds !

CLIP OFFICIEL du titre "Ah Les Salauds!" issu du nouvel album "Madame La République" (Sortie le 10 Avril 2012)
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dimanche 5 février 2012

Les petites phrases qui tuent : "Toutes les civilisations de se valent pas"

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Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a persisté dimanche dans son jugement que "toutes les civilisations de se valent pas", en dépit des critiques de la gauche voyant là une façon d'attirer des électeurs du Front national à moins de trois mois de la présidentielle. (AFP/Archives)




Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a persisté dimanche dans son jugement que "toutes les civilisations de se valent pas", en dépit des critiques de la gauche voyant là une façon d'attirer des électeurs du Front national à moins de trois mois de la présidentielle.

"Je ne regrette pas" ces propos "mais je regrette que certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi à la dignité du débat démocratique", a-t-il dit sur RTL.

Si Claude Guéant a assuré dans l'après-midi sur France Inter qu'il "ne vis(ait) aucune culture en particulier", il a pourtant choisi ses exemples dans l'islam, évoquant les prières de rue et le voile intégral, des pratiques selon lui "gênant(es)" pour les Français.

Trois heures plus tard, sur Europe 1, le ministre a critiqué "le relativisme" des socialistes qui ont refusé de voter l'interdiction de ces pratiques.

"Il n'y avait aucun objectif politicien dans mon propos", a-t-il pourtant assuré sur la même antenne. "Cela étant", a-t-il poursuivi, "si c'est l'occasion pour les Français de se déterminer entre deux familles politiques, qui n'abordent pas la vision d'avenir de notre société de la même manière, eh bien c'est une bonne chose."

Samedi soir, M. Guéant avait déclenché une polémique pour avoir déclaré, devant l'association d'étudiants de droite Uni, que "contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas".

"Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient", avait-il argumenté, ajoutant : "Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique".

Le numéro 2 du PS Harlem Désir y avait vu "la provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN" et SOS Racisme avait dit "espérer un démenti urgent" des propos.

Au contraire, M. Guéant a été soutenu dimanche par plusieurs membres de la majorité.

"Dire que le respect de la personne, dire que le refus de la violence, dire que le refus de la peine de mort par exemple hiérarchisent des comportements, des cultures, des civilisations me paraît d'une banalité totale", a abondé le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

Comme on lui demandait s'il s'agissait "des sociétés musulmanes notamment", M. Longuet a répondu : "Pas toutes, l'islam est polymorphe dans le temps et dans l'espace et s'il y a des sectes minoritaires, il y a un islam débonnaire et bon enfant qui est tout à fait à l'image de ce qu'est le protestantisme ou le catholicisme dans d'autres parties du monde".

Claude Guéant ne dit que "des choses évidentes", a renchéri Arno Klarsfeld. "Si la gauche veut faire campagne sur le fait que le nazisme hitlérien ou les talibans valent la civilisation française ou britannique, qu'ils le fassent", s'est agacé le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).

En réaction, un porte-parole de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a estimé que "théoriser le conflit des civilisations, c'est diviser et abaisser la République".

"De droite comme de gauche, tous les Français attachés aux valeurs républicaines attendent maintenant un signe : M. Sarkozy doit impérativement rappeler à l'ordre son ministre dans les heures qui viennent", a demandé un autre socialiste, Claude Bartolone.

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a lui "décerné le triple A de l'escalade xénophobe" au ministre.

Ces derniers mois, M. Guéant a déjà suscité la controverse sur des sujets connexes, déclarant notamment en avril que l'augmentation du nombre de fidèles musulmans posait "problème", ou en mai que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés".

AFP

Toutes les civilisations ne se valent pas
Faites votre choix



samedi 5 novembre 2011

« Quelles sont les conditions d’une véritable souveraineté économique pour la Tunisie ? »

Débat entre les formations politiques tunisiennes, organisé par le Collectif ACET (Auditons les créances envers la Tunisie) le 13 octobre à Paris.

Le Collectif ACET (Auditons les créances européennes envers la Tunisie) invitait les têtes de listes de partis politiques tunisiens, de coalition et d’indépendants candidats aux élections de la constituante qui le souhaitaient, à venir débattre sur le thème de la souveraineté économique tunisienne. Ce débat s’inscrit dans la continuité des événements précédemment organisés par le Collectif, à savoir une conférence le 28 juin 2011 sur le mécanisme de la dette puis une conférence de presse le 15 septembre 2011 à l’Assemblée Nationale Française lançant officiellement la campagne pour un audit des créances françaises et européennes envers la Tunisie.

L’objet de ce débat était de permettre aux électeurs de prendre connaissance des positions des différentes listes tunisiennes, candidates à la Constituante, sur cette question d’autodétermination fondamentale. C’était aussi l’occasion pour chacun de confronter ses idées et son programme économique et d’exposer sa vision de la future économie du pays.

dimanche 15 mai 2011

Tunisie, le coup d'envoi de la campagne électorale sera donné le 2 juillet


par Gnet, 14 /5/20112011

Le décret-loi du 10 mai 2011 relatif à l’élection de l’assemblée nationale constituante vient d’être publié dans la dernière édition du journal officiel. Il fixe l'ensemble les dispositions relatives au déroulement du scrutin, à l’élaboration des listes électorales, à la campagne électorale, aux sources de son financement, etc.

Cette loi électorale a été élaborée, souligne son préambule, dans le but rompre avec l’ancien régime fondé sur le despotisme, l’absence de la volonté du peuple et la falsification des élections, et en fidélité aux principes de la révolution tunisienne visant à instaurer une légitimité fondée sur la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice sociale, la dignité, le pluralisme, les droites de l’Homme et l’alternance au pouvoir. Son article un stipule que les membres de l’assemblée constituante sont élus dans un scrutin public, libre, direct et secret, conformément aux principes de la démocratie, de l’égalité, du pluralisme et de la transparence.

Le vote est un droit de l’ensemble des Tunisiens et Tunisiennes âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques. L’électeur exerce sont droit de vote par le biais de sa carte d’identité nationale. L’instance supérieure indépendante des élections définira les procédures d’inscription pour exercer ce droit. Les militaires et les civils n’exercent pas leur droit au vote pendant l’accomplissement de leur devoir militaire, tout autant que les forces de la sécurité intérieure.

Les personnes condamnées pour un crime ou un délit attentant à l’honneur pour une peine dépassant les six mois de prison ferme et qui n’ont pas recouvert leurs droits civils et politiques, les personnes sous tutelle, et les personnes dont les biens et fonds sont confisqués après le 14 janvier, n'ont pas le droit de glisser un bulletin dans l'urne.

Les listes électorales sont établies sous la supervision de l’instance supérieure indépendante des élections à partir de la base de données nationales des cartes d’identité nationale. Les missions diplomatiques et consulaires tunisiennes à l’étranger élaborent et révisent les listes électorales, pour les Tunisiens résidant à l’étranger. Les listes électorales sont déposées au siège des instances régionales des élections, des sièges des municipalités, des délégations, des omdas, et des missions diplomatiques et consulaires. Chaque électeur a le droit de les consulter 30 jours au moins avant le jour du scrutin. Les listes électorales seront publiées sur le site électronique de l’instance supérieure des élections.

Les instances régionales des élections se chargent de rayer des listes électorales, le nom de l’électeur décédé, les noms des civils qui accomplissent leur devoir militaire, et ceux des personnes ayant perdu la faculté de vote…

Qui a le droit de porter candidat ?
Par ailleurs, tout candidat âgé d’au moins 23 ans accomplis le jour où il présente sa candidature pourrait présenter sa candidature à l’assemblée nationale constituante.
Ne peut être candidat toute personne ayant assumé une responsabilité sous l’ancien régime, à l’exception de ceux n’ayant pas appartenu au RCD. Sont aussi empêchés d'être candidats, ceux qui ont occupé des responsabilités dans les structures du RCD sous l’ancien régime, les responsabilités seront définies par décret sur proposition de la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution. Sont, également, interdits de se porter candidats, les personnes ayant appelé à la candidature de Ben Ali à un autre mandat présidentiel en 2014. La liste de ces personnes sera établie par la haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution.

Les candidatures seront présentées selon le principe de parité Hommes/Femmes, et les candidats seront présentés sur la liste d’une manière alternée Homme/Femme. La liste respectant ce principe est admise dans la limite du nombre des sièges défini pour chaque circonscription électorale.

Les chefs de mission diplomatique et consulaires, les gouverneurs, les magistrats, les premiers délégués, les secrétaires généraux des gouvernorats, les délégués et les omdas, ne peuvent se présenter sauf s’ils démissionnent de leurs fonctions.

Il est interdit de cumuler le statut de membre de la constituante et des fonctions publiques non électorales, rémunérées par l’Etat, les collectivités locales, les entreprises et les établissements publics, et des sociétés à participation publique directe et indirecte.

Il est proscrit pour chaque membre de l’assemblée constituante d’utiliser sa qualité pour toute publicité relative à des projets financiers, industriels, commerciaux ou professionnels.
En cas de vacance d’un siège à l’assemblée constituante, le membre en question sera remplacé par le candidat suivant sur la même liste.

Un député pour 60 mille habitants
Les listes des candidats doivent être déposées aux instances régionales territorialement compétentes avant 45 jours du scrutin. Le récépissé final sera livré quatre jours avant le dépôt des listes.

Par ailleurs, le nombre de candidats sur chaque liste doit être équivalent au nombre de sièges consacrés à chaque circonscription, il est interdit de se présenter dans plus d’une liste électorale ou dans plus d’une circonscription électorale. Le recours en cas d’invalidation de liste, se fait auprès du tribunal de première instance dans un délai ne dépassant pas quatre jours de la date d’invalidation.

L’appel des électeurs se fait par décret publié au moins deux mois avant le jour du scrutin, celui-ci se déroule une seule journée, le dimanche.

Le nombre des membres de l’assemblée nationale constituante et le nombre de sièges consacrés à chaque circonscription électorale seront fixés sur la base d’un député pour 60 mille habitants. Un siège supplémentaire est attribué à chaque circonscription, à chaque fois qu’il s’avère, après avoir fixé le nombre de sièges qui lui sont dédiés, que la détermination du nombre des membres débouche sur des restes dépassant les 30 mille habitants. L’assemblée constituante comprend des membres représentant les Tunisiens à l’étranger dont la méthode de représentativité est fixée par décret. L’élection de l’assemblée constituante se fera selon un scrutin de liste en un seul tour, et la répartition des sièges au niveau des circonscriptions se fait sur la base de la représentativité proportionnelle à forts restes.

Le vote se fait selon les circonscriptions électorales, tout gouvernorat formera une seule circonscription ou sera réparti en plusieurs circonscriptions, à condition que le nombre de sièges par circonscription ne dépasse pas les dix. Deux sièges supplémentaires seront accordés aux gouvernorats dont le nombre des habitants est inférieur à 270 mille habitants. Un siège supplémentaire est accordé aux gouvernorats dont le nombre d’habitants oscille entre 270 mille et 500 mille habitants. Toute liste doit faire en sorte que ses candidats soient issus de délégations différentes, et que l’âge de l’un d’eux au moins soit inférieur à 30 ans.

L’électeur choisit l’une des listes, sans effacer ou toucher le classement des candidats. Si une seule liste se présente aux élections, elle sera déclarée gagnante quel que soit le nombre de voix obtenues.

Financement étranger ou privé de la campagne interdit
La campagne électorale obéit aux principes suivants : l’impartialité de l’administration, des lieux de culte et des médias nationaux, la transparence de cette campagne quant aux sources de son financement et les méthodes d’affectation des fonds qui lui sont alloués, l’égalité entre l’ensemble des candidats, le respect de l’intégrité physique et de la réputation des candidats et des électeurs. La campagne électorale est interdite dans les lieux de culte, les lieux de travail et les établissements éducatifs et universitaires. Par ailleurs, toute publicité électorale appelant à la haine, au fanatisme, et à la discrimination sur des bases religieuses, régionales, tribales, est proscrite.

Les candidats sont autorisés dans le cadre de leur campagne électorale d’utiliser uniquement les médias nationaux. L’instance indépendante des élections veille à l’organisation de l’utilisation des médias. Le coup d’envoi de la campagne électorale sera donné 22 jours avant la date du scrutin, elle prendra fin 24 heures avant le jour du scrutin.

Tout parti ou liste de candidat doit ouvrir un seul compte bancaire consacré à la campagne électorale, soumis au contrôle de la cour des comptes, les rapports de la cour des comptes relatifs au financement de la campagne électorale seront publiés au JORT. Le financement de la campagne électorale par des sources étrangères, quelque qu’en soit la nature, est interdit. Il est tout autant proscrit tout financement de la campagne électorale par les privés.

Une subvention est consacrée à chaque liste, au titre des subventions publiques au financement de la campagne électorale, et ce sur la base d’une somme d’argent pour chaque mille électeurs au niveau de la circonscription électorale. 50 % des aides seront distribués à égalité entre l’ensemble des listes candidates avant le début de la campagne électorale, les 50 % restants seront distribués lors de la campagne électorale. Toute liste qui n’obtient pas 3 % au moins des voix déclarées au niveau de la circonscription, doit restituer la moitié de la somme de la subvention. Le plafond des dépenses électorales et des subventions publiques seront fixés par décret.