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mardi 17 mars 2015

Túnez, 24- 28 de marzo de 2015: 13ava (y quizás última) edición del Foro social mundial

por Fausto Giudice, desde Túnez,
Periferia, Medellín, No. 104, Marzo-Abril de 2015
Traducido por María Piedad Ossaba
Por segunda vez, el Foro Social Mundial tendrá lugar en Túnez del 24 al 28 maro de 2015. Iniciado en 2001 en Porto Alegre, capital de Rio Grande do Sul, pretendía convertirse en la Asamblea Mundial de movimientos populares. Su objetivo era reunir y coordinar todos los movimientos que se oponen  al desorden neoliberal a nivel mundial, sin excluir a nadie,  salvo a los partidos políticos como tales. Con el paso de los años, el FSM ha experimentado una evolución que sus iniciadores consideran negativa: Los partidos políticos entraron  en el FSM a todos los niveles, especialmente a través de las fundaciones de los partidos políticos  alemanes que lo financian parcialmente. Uno de los obstáculo principales para el logro del  objetivo inicial - reunir movimientos verdaderamente populares de todo el planeta - fue, como siempre el dinero, o más bien la falta de dinero, lo que volvió a los pobres más dependientes de los  ricos, que deciden  quién es digno de recibir su ayuda para poder desplazarse de un  continente a otro  y  participar en tales encuentros. Así fue como el proyecto de organizar una delegación de la Otra Colombia, realmente representativa de los movimientos de lucha de base, y no de los "representantes" acostumbrados a viajar a todos los eventos, fracasó ante el muro del (no) dinero. Ninguno de los ricos organismos de "solidaridad" a los cuales se les pidió ayuda aceptó dar un centavo para un proyecto que no hubiera costado más que lo que una señora de la oligarquía colombiana gasta en un fin de semana de ida y vuelta à Miami o a Londres.

dimanche 15 mars 2015

Tunis, 24-28 mars 2015: 13ème (et peut-être dernière) édition du Forum social mondial

par Fausto Giudice, depuis Tunis, 15/3/2015

Pour la deuxième fois, le Forum social mondial aura lieu à Tunis. Ce qui se voulait l'assemblée mondiale des mouvements populaires a été lancé en 2001 à Porto Alegre, capitale du Rio Grande do Sul. Son objectif était de rassembler et de coordonner tous les mouvements opposés au désordre néolibéral à travers le monde, sans exclure personne sauf les partis politiques en tant que tels.
Au fil des années, le FSM a connu une évolution que ses initiateurs jugent négative: les partis politiques ont fait leur entrée dans le FSM à tous les niveaux, notamment à travers les fondations des partis politiques allemands qui les financent partiellement. Un des obstacles principaux à la réalisation de l'objectif initial – rassembler des mouvements réellement populaires de toute la planète – a été, comme toujours l'argent, ou plutôt le manque d'argent, qui a rendu les pauvres dépendants des riches, lesquels décident qui est digne de recevoir leur aide pour pouvoir se déplacer d'un continent à l'autre et participer à des telles rencontres. C'est ainsi que le projet d'organiser une délégation de l'Autre Colombie, réellement représentative des mouvements de lutte de base et non des habituels "représentants" qui se rendent à toutes les rencontres, a échoué face au mur d(e non-)'argent. Aucun des riches organismes de "solidarité" auxquels une aide a été demandée n'a accepté de donner le moindre centime pour un projet qui n'aurait pas coûté plus cher que ce qu'une dame de l'oligarchie colombienne gaspille en un week-end d'aller-retour de Bogotá à Miami ou Londres.

dimanche 18 octobre 2009

Brésil


Mise au point sur la dernière campagne médiatique contre le Mouvement des sans-terre 



Le MST (Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil) mène depuis de longues années une très dure bataille contre les fortes inégalités sociales existantes dans le monde rural au Brésil et pour donner une réalité sur le terrain à la loi de la Réforme Agraire. En effet s’il existe une loi fédérale sur la Réforme Agraire, elle peine à être appliquée concrètement, la résistance de l’oligarchie pouvant s’appuyer sur de nombreuses complicités au niveau des Etats, qu’elles soient politiques, judiciaires ou policières. Un des modes d’action développé par le MST est l’occupation par des familles de paysans sans terre de grandes propriétés qui ne respectent pas les lois fédérales. Ces actions se heurtent à la violence de l’oligarchie, que ce soit celle des hommes de mains ou des policiers à la solde des potentats locaux.  Des incidents survenus lors d’une des occupations d’exploitations agro-industrielles (une orangeraie du géant Cutrale comptant un million d’arbres à Borebi, dans l’État de São Paul) organisées par le MST ont été l’occasion, pour les médias à la solde de l’oligarchie, de déclencher une campagne hystérique et mensongère pour criminaliser l’action du MST et présenter les paysans sans terre qui luttent pour que la loi soit appliquée comme des « bandits ».
Voici la déclaration sur le sujet rendue publique par la direction nationale du MST en portugais et traduite en français.
 Pedro Da Nóbrega

Face aux derniers évènements impliquant le MST (Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil, NdT) et à la campagne médiatique qui se développe, la direction nationale du MST tient à apporter les précisions suivantes :

1. Notre lutte vise la démocratisation de la propriété de la terre, de plus en plus concentrée dans notre pays. Le recensement de 2006, publié la semaine dernière, montre que le Brésil est le pays où existe la plus grande concentration de la propriété de terre dans le monde. Moins de 15 mille latifundiaires possèdent des propriétés de plus de 2,5 mille hectares et détiennent 98 millions d’hectares. Près de 1% de l’ensemble des propriétaires contrôle 46% des terres.
2. Il existe une loi de la Réforme Agraire pour corriger cette distorsion historique. Nous savons cependant que les lois favorables au peuple ne sont effectives que sous la pression populaire. C’est cette pression que nous mettons en œuvre par l’occupation de latifundia improductifs et de grandes propriétés qui ne remplissent pas leur fonction sociale, comme le stipule la Constitution de 1988.
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