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vendredi 12 juillet 2013

La parole aux murs du Caire

 Sous le pont du 6-Octobre, un travail des artistes de rue Ganzir et Sad Panda


mardi 22 janvier 2013

De la Tunisie à l’Égypte deux ans après…

Conférences-débat de Rabha ATTAF, auteure de
 Place Tahrir, une révolution inachevée (2012)
À Perpignan
Jeudi 14 février à 17 heures
Librairie Torcatis
10 rue Mailly
Survie
À Montpellier
Vendredi 15 février 2013 à 20h
avec la participation d’invité-e-s en vidéoconférence depuis Tunis
 Salle Jacques 1° d’Aragon – Place de la Révolution française      
Trams Rives du Lez  puis Passerelle Barons de Caravettes
Survie, Les Amis du Monde Diplomatique, Les Amis de l’Humanité, Amnesty International, le Mouvement de la Paix
Librairie Le Grain des mots
À Nîmes
Samedi 16 février à 15h30
Librairie Diderot
2 rue Emile Jamais
Survie, CADTM, les Amis de la Librairie Diderot
    
Rabha Attaf dédicacera son livre, paru aux éditions workshop19, Tunis

mercredi 5 décembre 2012

Révolution égyptienne, phase 2

 "Une constitution pour tous les Égyptiens : les chrétiens et les femmes vont rater la première place sur le podium"" - Caricature de Doaa El Adl
Bienvenue au nouuveau ParleMENt égyptien : 98% d'hommes

vendredi 26 octobre 2012

Ça y est, workshop19, atelier tunisien de création, existe !

éditions workshop19       
ATELIER TUNISIEN DE CRÉATION
 

دار النشر وَرْشة19
الورشة التونسية للابداع

couv tahrir site
En vente dans toutes les bonnes librairies en Tunisie, France, Belgique et Suisse !
Disponible aussi sur Amazon.fr et Fnac.com

Diffusion-distribution Tunisie: SOTUPRESSE 
Tél. 71 322 499

Diffusion France Belgique Suisse : L'Oiseau Indigo
Distribution France-Belgique : Pollen littéral
Distribution Suisse : Servidis
Format 15x23   260 pages
ISBN 978-9938-862-00-3      N° éditeur 862

Prix public : 20 DT  20 € 25 CHF

Écrit par W19, 24/10/2012
Fausto Giudice, Tunis, 21 octobre 2012 - Ça y est, workshop19 existe ! Il aura fallu un an pour que ce projet devienne une réalité, avec la publication de notre premier livre. La réalisation de ce projet a coûté beaucoup de sang, de larmes et de sueur, mais nous y sommes arrivés. Paraphrasant Napoléon, on pourrait dire : " المستحيل موش كلمة تونسية " [al mosta7il mouch kilma tounssiya-Impossible n'est pas un mot tunisien].
Le 5 janvier 2011, alors que je vivais encore en France, j'ai su que Ben Ali n'en avait plus pour longtemps, lorsque j'ai appris qu'au lendemain de la mort de Mohamed Bouazizi, date de la rentrée scolaire et universitaire, les élèves et étudiants se mettaient en grève aux quatre coins du pays. Je me suis donc préparé à retourner dans le pays où j'avais grandi, et où je n'avais pu mettre les pieds durant les 23 ans de la dictature.

En revenant à Tunis, j'ai découvert au fil des mois une société en pleine effervescence et atteinte de graves maladies. Parmi ces maladies, la plus sérieuse me paraît être l'ignorance. Une ignorance cultivée et entretenue par le pouvoir pendant des décennies.

Le livre est un des outils permettant de combattre l'ignorance. Le grand poète espagnol Federico García Lorca a exprimé cela mieux que je ne le saurais faire. Voici ce qu'il déclara dans son discours d’inauguration de la bibliothèque publique de sa ville natale, Fuente de Vaqueros (Grenade) en septembre 1931 :

 
Quand quelqu’un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu’elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s’en désole : « Comme cela plairait à ma sœur, à mon père ! » pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu’avec une légère mélancolie. C’est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu’est la beauté, la beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.
C’est pour cela que je n’ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un, que je l’offre. J’en ai donné une infinité. Et c’est pour cela que c’est un honneur pour moi d’être ici, heureux d’inaugurer cette bibliothèque du peuple, la première sûrement de toute la province de Grenade.
L’homme ne vit pas que de pain. Moi, si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre. Et depuis ce lieu où nous sommes, j’attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles : ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu’ils profitent de tous les fruits de l’esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l’État, à les transformer en esclaves d’une terrible organisation sociale.
J’ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim. Parce qu’un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits. Mais un homme qui a soif d’apprendre et n’en a pas les moyens souffre d’une terrible agonie parce que c’est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin, et où sont ces livres ?
Des livres ! Des livres ! Voilà un mot magique qui équivaut à clamer : « Amour, amour », et que devraient demander les peuples tout comme ils demandent du pain ou désirent la pluie pour leur semis.
Quand le célèbre écrivain russe Fédor Dostoïevski - père de la révolution russe bien davantage que Lénine - était prisonnier en Sibérie, retranché du monde, entre quatre murs, cerné par les plaines désolées, enneigées, il demandait secours par courrier à sa famille éloignée, ne disant que : « Envoyez-moi des livres, des livres, beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas ! ». Il avait froid ; ne demandait pas le feu, il avait une terrible soif, ne demandait pas d’eau, il demandait des livres, c’est-à-dire des horizons, c’est-à-dire des marches pour gravir la cime de l’esprit et du cœur. Parce que l’agonie physique, - biologique, naturelle d’un corps, à cause de la faim, de la soif ou du froid, dure peu, très peu, mais l’agonie de l’âme insatisfaite dure toute la vie.
Le grand Menéndez Pidal - l’un des véritables plus grands sages d’Europe -, l’a déjà dit : « La devise de la République doit être la culture ». la culture, parce que ce n’est qu’à travers elle que peuvent se résoudre les problèmes auxquels se confronte aujourd’hui le peuple plein de foi mais privé de lumière.

vendredi 29 juin 2012

Lettre ouverte de militants emprisonnés au nouveau président égyptien An open letter to Egypt’s President-elect Morsi from jailed activists

LE CAIRE: Des militants égyptiens détenus  viennent d’écrire une lettre ouverte au nouveau président élu Mohamed Morsi pour lui rappeler ses promesses aux révolutionnaires. Ils lui demandent de mettre fin de toute urgence à l’injustice qu’ils subissent et de faire libérer les civils détenus et jugés par des tribunaux militaires, souvent sans défenseurs et sans possibilité de recours.


Selon des militants, le nombre de ceux qui ont comparu devant  un tribunal militaire depuis le 25 janvier 2011 s’élève à environ 12.000.


Le groupe d'activistes Non aux procès militaires continue de militer pour la fin des détentions

Voici la lettre des détenus :
Les Égyptiens célèbrent la défaite du candidat de la junte militaire et de l'alliance des hommes de Moubarak, fêtant le premier président civil librement élu, malgré les grandes divergences avec la doctrine et la politique du Dr Mohamed Morsi et les positions de son groupe à l'égard de la révolution tout au long des 18 mois écoulés, qui ont conduit à une division au sein de la révolution et en ont fait une  proie aux mains du conseil militaire de Moubarak.
Au moment où le président égyptien se prépare à prêter serment samedi, nous tenons à lui rappeler ce qui suit :
Il ne doit pas oublier les milliers de jeunes gens innocents derrière les barreaux, condamnés par des tribunaux militaires qui n'ont pas de représentation légale, et dont la liberté a été volée à tort en recourant à des manipulations.
Il ne devrait s’atteler à aucune de ses tâches tant que des centaines de personnes restent détenues pour les affaires Maspéro, du Conseil des ministres, de la rue Mohamed Mahmoud et d’Abbasiya, toujours en prison sans avoir commis d’autre crime que celui d’avoir défendu défendre la liberté de cette nation.
Vous ne devriez pas entrer au palais présidentiel avec une conscience tranquille tant que ces jeunes ne sont pas retournés dans leurs foyers, auprès de leurs mères accablées de douleur.
Par conséquent, nous appelons le Dr Morsi à remplir ses obligations:
1. Amnistie pour tous ceux qui ont été poursuivis par les militaires dans tous les événements qui ont suivi la révolution.
2. La libération immédiate de tous les détenus et prévenus sur des accusations criminelles et politiques pour les sit-in et les  manifestations qui ont suivi la révolution. Sans oublier, bien sûr, les détenus du 8 Avril, les officiers et les civils arrêtés après les affrontements à Abbasiya, qui ont été en grève de la faim depuis plus de vingt jours.
 
Source: http://www.bikyamasr.com/71104/an-open-letter-egypts-president-elect-morsi-from-jailed-activists/ 
Traduction Tlaxcala

vendredi 6 janvier 2012

Égypte : "Le procès de Moubarak est l'arbre qui cache la forêt"

Le parquet égyptien a requis jeudi la peine de mort contre l'ex-Raïs. Analyse.

par Armin Arefi, Le Point,  6/1/2012

Le parquet a requis à la surprise générale la peine de mort contre l'ex-président égyptien Moubarak. Le parquet a requis à la surprise générale la peine de mort contre l'ex-président égyptien Moubarak. © Mohammed Hossam / AFP

Hosni Moubarak va-t-il mourir ? À la surprise générale, le parquet a requis jeudi "la peine maximale", à savoir la peine capitale, contre l'ex-Raïs, 83 ans et malade, accusé d'avoir donné des instructions pour ouvrir le feu lors de la répression du soulèvement contre son régime, qui a fait officiellement quelque 850 morts. Directeur de recherche au CNRS, le spécialiste de l'Égypte Jean-Noël Ferrié* explique pourquoi cette réquisition est avant tout politique.
Le Point.fr : L'annonce de la peine de mort requise contre l'ex-Raïs est-elle surprenante ?
Jean-Noël Ferrié : Ce n'est pas une annonce surprenante du point de vue de la réquisition du procureur général. En Égypte, on requiert très facilement la peine de mort. De plus, nous avons affaire ici à un procès manifestement politique avec une forte pression des parties civiles. Il était donc à peu près évident que le procureur allait réclamer la peine de mort. Ensuite, une autre question est de voir quel sera le jugement rendu par le tribunal. Il y a deux possibilités : soit le tribunal condamne effectivement à mort Moubarak, et dans ce cas-là il y aura un appel ; soit le tribunal ne condamne pas Moubarak à mort, et nous aurons droit à l'expression d'un mécontentement très vif de la part des parties civiles.
Que voulez-vous dire par "procès politique" ?
Le dossier d'accusation est totalement vide. Le procès est destiné à solder le compte de la période de présidence de Moubarak et à montrer que les militaires, qui ont organisé un coup d'État et chassé Moubarak, respectent jusqu'à un certain point la révolution du 25 janvier. Qu'ils s'inscrivent dans sa continuité et rompent avec l'ancien régime, ce qui signifie une condamnation rapide de l'ancien président. Or le procès de ce dernier est un arbre qui cache la forêt. Lorsque vous regardez à quoi ressemble l'Égypte actuellement, nous sommes tout à fait dans la continuité de ce qui se passait à l'époque de Moubarak.
Peut-on parler de procès "démagogique" ?
C'est un jugement finalement destiné à masquer le fait qu'il n'y a pas de révolution en Égypte.
Pensez-vous l'armée prête à sacrifier le "soldat Moubarak" ?
C'est vraiment une question de délais. Si Moubarak était condamné à mort, il y aurait un appel, et il est à peu près clair que l'affaire durerait plusieurs mois. Je ne suis pas certain, pour ma part, que les militaires aient en tête d'aller jusqu'à sacrifier le soldat Moubarak. La question est autre : si Moubarak est définitivement condamné à la peine capitale, que feront les dirigeants au pouvoir au moment où la condamnation sera effective ? S'il s'agit des militaires, ceux-ci iront-ils jusqu'à exécuter leur ancien chef, héros de la guerre de 1973 ? Surtout qu'en continuant à réprimer les manifestations aujourd'hui, avec nombre de morts, les militaires courent eux-mêmes le risque de se retrouver dans quelques mois accusés et condamnés pour les mêmes charges que Moubarak. Il n'y a aucune raison en effet d'imaginer que le maréchal Tantaoui, ancien ministre de Moubarak, actuel chef de l'État et chef des forces armées, ne sera pas poursuivi une fois de retour à la vie civile.
Quel rôle vont jouer les Frères musulmans, grands vainqueurs des législatives, dans cette affaire ?
Les Frères n'ont pas envie de se prononcer sur un sujet pour le moins sensible, qui plus est au stade des réquisitoires. Dans quelques mois, la logique voudra que les militaires quittent le pouvoir et qu'un exécutif civil dominé par les Frères musulmans arrive aux commandes. Il faudra voir à ce moment-là s'ils souhaiteront reprendre les procès de l'ancien régime, ou bien si, prudemment, ils fermeront la porte à des procès à n'en plus finir. Je pense qu'il y aura dans les mois à venir des négociations entre les militaires et les islamistes pour éviter d'en arriver là. L'idée est vraiment que le jugement de Moubarak soit en quelque sorte le procès pour solde de tout compte des 30 dernières années.
Qu'attend véritablement l'opinion publique égyptienne ?
La colère qui visait l'ancien président s'est relativement déportée, en raison de deux événements importants : tout d'abord les élections législatives, qui ont vu la très large victoire des partis islamistes, mais aussi la fatigue et la lassitude ressenties par le peuple pour une période trouble qui n'en finit pas de durer. Je ne suis pas certain que toute la population égyptienne souhaite un règlement de comptes de l'ancien Raïs.
L'ancien président risque-t-il réellement la potence ?
Ceci est difficile à envisager à l'heure actuelle. Pour les militaires au pouvoir, cela serait véritablement synonyme d'un reniement encore plus fort que ce qu'ils ont fait jusqu'à présent en acceptant de juger Moubarak.
Il se dit qu'en cas de procès réellement impartial, Moubarak ne risquerait pas plus de dix ans de prison.
Si le procès était totalement impartial, je pense que l'ex-chef de l'État ne risquerait rien. Pendant ces audiences, rien n'a permis de prouver qu'il est mêlé à la répression, ainsi qu'aux faits de corruption qui lui sont reprochés. Il faut garder en tête qu'en France, l'instruction d'un ancien ministre pour des faits de corruption relativement mineurs par rapport à ceux dont est accusé Moubarak prend déjà des années.
Mais l'ancien président est tout de même accusé d'avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestants.
C'est exact, mais peut-on prouver qu'il en a donné l'ordre ? Comme personne n'a témoigné en ce sens, il me paraît extrêmement difficile de parler de preuves en la matière. L'affaire peut durer un certain temps. Il existe en Égypte des condamnés à mort d'une certaine importance qui n'ont toujours pas été exécutés.
Click here to find out more!

* Auteur de L'Égypte, entre démocratie et islamisme (éditions Autrement)

Égypte, 25 janvier 2012: Révolution 2.0 مصر، 25 يناير 2012 : ثورة

La vidéo qui appelle à une deuxième révolution

par Benjamin Barthe, Le Monde,  5/1/2012

C'est la nouvelle sensation de l'internet égyptien. Une vidéo de deux minutes qui appelle le peuple égyptien à faire de la date anniversaire de la révolution, le 25 janvier, le point de départ d'un deuxième soulèvement, contre le Conseil supérieur des forces armées qui a pris la suite de Hosni Moubarak. Depuis sa mise en ligne le 1er janvier, plus de 110.000 personnes ont visionné ce clip et près de 55.000 l'ont partagé sur Facebook.
Le montage débute par le fameux discours d'Omar Suleiman, dans lequel cet ancien chef des services secrets égyptiens, éphémère vice-président, proclame sur un ton de voix sépulcral que vieux dictateur a démissionné. Mais l'intervention originale, qui s'achevait au bout de quelques dizaines de secondes sur l'annonce du transfert du pouvoir aux militaires, se poursuit, grâce à un habile imitateur de Souleiman, par l'énoncé de tous les crimes et violations des droits de l'homme perpétrés par l'armée depuis un an : bastonnades, tirs à balles réelles sur les manifestants, procès militaires, campagne de diffamation contres les révolutionnaires, jusqu'à la dernière provocation en date : la fermeture de nombreuses ONG pro-démocratie.
Cela suffira-t-il à convaincre les Egyptiens que leur révolution est en danger ? Et que la démission de Hosni Moubarak s'est doublée d'un coup d'Etat feutré ?
Réponse le 25 janvier, sur le bitume de la place Tahrir.

jeudi 29 décembre 2011

Egypte : Les artistes révolutionnaires de la Place Tahrir

Egypt's Revolutionary Artists' Union Revived in Tahrir Square
"We are here expressing ourselves using art, pencils and a paint brush"



Children of Tahrir Square
Egyptian children and a teacher talk about the revolution (Note: this was shot before the military's recent attacks on protesters)  December 23, 2011
Egypt's Revolutionary Artists' Union Sing Out
Activist artists sing for the revolution  December 13, 2011
Revolutionary Rap in Tahrir Square, Cairo
Reed Lindsey reports: Salman Abdul Aziz al-Balshi and Mohammad Mohammad Youssry mix music and politics in Tahrir Square, Cairo, Egypt.  Decem

mercredi 28 décembre 2011

Égypte : le procès de Wael Aly reporté une nouvelle fois محاكمة وائل علي تتأجّل مرّة أخرى

لقد تمّ مرّة أخرى تأجيل محاكمة وائل علي أحمد علي (أبو ليل5) وجاء هذا القرار أثناء الجلسة التي أقيمت يوم 26 ديسمبر 2011. وقد كان هذا التأجيل متوقّعا لأنّ الشهود لم يحضروا الجلسة. فهل اقتصر الأمر على استدعائهم؟طالب الأستاذ سيّد فتحي من مؤسسة الهلالي، ومحامي الدفاع من القاضي عادل عبد السلام قوما أن يوفّر ما مهو هو ضروري حتى يكونوا حاضرين في الجلسة المقبلة المقررة ليوم 26 فيفري 2012. إن| الرهان كبير لأنّ ملف الدعوى ضد وائل يستند أساسا على شهادات زائفة من صفوت حجازي وعبد الحكيم البحيري وطارق زيدان وعلاقة الثلاثة بالبوليس السياسي المصري معروفةز.
Le procès de Wael Aly Ahmed Aly (Abouleil) a été une fois de plus reporté lors de l'audience qui  s'est tenue ce 26 décembre 2011. Report prévisible car les témoins de l'accusation ne sont pas venus. Ont-ils seulement été convoqués ? Maitre Sayed Fathy, de la fondation Al Hilaly, qui assure la défense de Wael, a exigé du juge Adel Abdelsalam Gomaa qu'il fasse le nécessaire pour qu’ils soient présents à la prochaine audience prévue  le 26 février 2012. L'enjeu est de taille car le dossier d'accusation de Wael repose principalement sur les faux témoignages de Safwat Higazy, Abdelhakim Al Bahiry et Tarek Zidane, tous trois connus pour leurs attaches avec la police politique égyptienne.

vendredi 23 décembre 2011

مصر: الي ثوار الميدان ..وثوار الرأي العام Égypte-Aux révolutionnaires de la Place Tahrir, à ceux qui font la Une des médias : lettre de prison


À tous ceux qui ont scandé le slogan « Liberté, Dignité, Justice » le 25 janvier, jour où les principes révolutionnaires ont été consacrés pour éclairer les peuples du monde dans leur lutte pour les valeurs de justice, de démocratie et des droits humains.

A l’aube du 25 janvier, les premiers rayons de la liberté et de la dignité ont propagé la lumière de la révolution aux quatre coins de l’Égypte, poussant la jeunesse du printemps égyptien envahir les places.

Ce jour-là, je n’étais pas au Caire mais à Hurghada, où je réside avec ma femme. La première image télévisée que j’ai vue m’a incité et inspiré. Je me suis précipité dehors pour respirer le parfum de la liberté. Ma famille habite Le Caire, au croisement des rues Al Falaky et Mohamed Mahmoud. J'ai communiqué avec mes parents et ma sœur pour avoir des nouvelles jusqu’à ce que je puisse venir les rejoindre.

J’ai fait ma valise et je me suis donc rendu au Caire. En chemin, j’ai senti que toute l’Égypte m’accompagnait vers la place Tahrir. Je m’en suis remis à Dieu car le martyre , pour le bien-être de la nation, pour la justice et la liberté, était mon souhait ultime. J’ai intégré les rangs des activistes qui travaillaient comme un essaim d’abeilles. Sur la place Tahrir, les uns assuraient la sécurité, les autres l’hygiène, d’autres encore l’installation des tentes. J’ai retrouvé mes anciens amis de l’Université, ceux de la troupe de théatre et des randonnées. Après de longues discussions, nous avons décidé de fonder un musée commémoratif la révolution en cours, alimenté par les événements quotidiens, avec des banderoles de slogans, des projectiles, des reliques de martyrs, des caricatures. Un journal mural s’est ajouté au musée, annonçant les événements sur la place, faisant 4 mètres de long et protégé de la pluie par du plastique transparent.

À côté de ce journal mural se trouvait une équipe chargée d’informer, d’expliquer les principes fondamentaux de la révolution et de conscientiser. L’équipe s’est étoffée de nouveaux membres. Une tente a été installée pour regrouper le musée, le journal mural, un point d’information et un lieu de réunion.

La tente est devenue un centre d’information perfectionné et un lieu d’hébergement de nouveaux venus sur la place, d’autant plus qu’un espace a été réservé aux femmes, un autre aux familles de martyrs. Nous nous sommes réunis avec des personnalités publiques, dont certaines ont fourni une assistance matérielle – tapis, couvertures, chaises, papier et tout ce qui était requis pour les activités sous la tente.

Moubarak a été renversé et le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) a pris la suite.
 

Après l’attaque sanguinaire des forces de sécurité agissant pour sauver l'ancien régime -attaque qui a fait des milliers de martyrs et de blessés- les événements ont pris une nouvelle tournure. Nous avons inauguré une nouvelle étape à l’enseigne de la lutte politique. Une bataille d’un nouveau genre a commencé. Toutes les forces politiques ont réintégré leurs locaux pour y tenir des réunions afin de se répartir le butin politique. Et ce, sans égard pour les revendications des groupes et des indépendants qui voulaient poursuivre le processus révolutionnaire avec pour seul but de réaliser ses objectifs dans le cadre de l’unification des forces, mouvements et alliances constitués pendant les premiers jours de la révolution.


J’ai ainsi décidé de réunir un certain nombre d’indépendants pour rester sur la place et continuer à réclamer la réalisation des objectifs de la révolution. On avait l'impression d'être sur le Djebel Ouhoud*, car la confrérie des Frères musulmans a largement conspiré contre les indépendants et les forces citoyennes en faisant alliance avec le CSFA . Au point de conduire certains à considérer les FM comme le bras politique du CSFA, notamment après la nomination de l’un de leurs cadres le Dr Tarek El Bechri, personnage emblématique de l’islamisme, comme président de la Commission de révision de la Constitution.


La Confrérie a connu une forte expansion, à croire qu’elle tenait les rênes du pouvoir. Il ne fallait surtout pas qu’une autre force émerge à leurs côtés ni que quiconque d’autre apparaisse comme leader ! Tout dans sa conduite visait à la faire apparaître comme force dirigeante de la révolution, en écartant les vrais protagonistes. Après la démission du gouvernement d’Ahmed Chafik, Essam Sharef, son successeur, est venu place Tahrir, porté en triomphe. Il est monté à la tribune. Les occupants de la place ont émis, depuis la tente, un premier communiqué déclarant notamment : « Malgré notre respect pour la personne d’Essam Sharef, la plupart des présents sur la place ne savent pas qui il est et veulent connaître son programme, sa ligne politique et les prérogatives dont il est investi ». Nous avons donc continué l'occupation.


La veille du 9 mars, la place a été attaquée et les occupants ont été expulsés de la place par la force. Plus d’une centaine de personne ont été arrêtées, dont dix-sept filles. Les familles des détenus ont réinvesti la place, en cherchant le moyen de faire libérer les leurs. Une commission juridique fut créée pour les défendre. Nous avons transféré le centre d'information de la place au café de la Bourse. Nous avons également constitué une équipe chargée de la sensibilisation sur les risques du référendum. Notre but était de démontrer que la légitimité populaire avait renversé la légalité constitutionnelle et qu'une simple révision de la constitution pourrait conduire le pays dans un gouffre.


Le 1er avril, nous avons organisé un tribunal populaire pour juger Moubarak, en présence des familles de martyrs et de quelques personnalités politiques, exceptés des Frères musulmans. Ces derniers ont justifié leur absence par leur mobilisation pour la Journée de l’Orphelin. La date du verdict a été fixée au 8 avril.


Le mardi 5 avril, nous avons eu la surprise d’apprendre que des réunions étaient en train de s’organiser pour refaire le procès, en présence cette fois-ci des Frères musulmans et de leurs partisans au sein de la Ligue de coordination de la révolution. Nous avons été invités au siège du Syndicat des journalistes, où s’est tenue la conférence de presse. Pendant la conférence, nous avons été empêchés de prendre la parole, nous nous sommes donc retirés en signe de protestation.


La volonté des Frères musulmans de dominer, d’exclure les adversaires et de récolter les gains politiques était claire. Des membres de la Ligue de coordination de la révolution ont toutefois essayé , lors d’une réunion à Groppi, de s'accorder avec nous sur les détails du programme de la journée du 8 avril et les lignes générales du nouveau procès ont été tracées. Il fut alors convenu que les familles de martyrs recevraient l’hommage qu’elles méritaient.


Le matin du vendredi 8 avril, ces personnes ont nié tout accord et pris le contrôle de la tribune avec leur service d’ordre, empêchant les familles des martyrs d’y accéder. Après des discussions virulentes, nous sommes parvenus à monter sur la tribune avec quelques familles de martyrs.  Les Frères musulmans, craignant que les choses ne leur échappent, ont alors commencé à répandre des rumeurs et des accusations, notamment que moi et d’autres avions des intérêts personnels, me présentant comme étant un agent d’Ibrahim Kamel, l’homme d’affaires connu pour son appartenance au RND [parti de Moubarak dissous, NdT]. Je n’étais pas au courant de la conspiration qui se tramait. Je pensais qu’il s’agissait de simples rumeurs banales destinées à semer la discorde et à m’écarter de la scène, malgré le fait que j'étais sincère, conformément à mes convictions et à ma morale. D’ailleurs personne n’a cru à ce qu’ils racontaient.


Épuisé par les querelles, je me suis réfugié sous la tribune et me suis endormi. Soudain quelqu’un m’a réveillé et j’ai été surpris d’apprendre que Safouat El Hijazi avait été éjecté de la tribune. Je me suis précipité sur la tribune pour voir ce qui s’y passait. Quelques officiers de l’armée criaient des slogans en faveur d’un État laïc. J’ai crié avec eux. Je ne les connaissais pas mais j’ai été interpellé par un officier porté sur des épaules qui tentait de monter à la tribune. J'ai alors tendu la main pour l’aider.


Ses collègues ont demandé notre aide pour protéger leur vie. Des jeunes les ont alors entouré pour les protéger des infiltrés pouvant provoquer des violences sur la place. Ma mission du jour a pris fin avec cela.


Une fois revenu chez moi, j’ai reçu un appel de Chadi El Ghazali Harb qui m’a informé qu’un officier de la police militaire avait été agressé et qu’il avait trouvé refuge dans un immeuble après une longue poursuite. Il m’a donc demandé d’aller calmer les esprits. Et je me suis retrouvé de nouveau sur la place.


Sous une grande tente, un groupe d’officiers accompagné du Cheikh Safouat El Hijazi était en train de discuter de la situation. J’ai essayé en vain d’intervenir puis j’ai quitté la tente à leur demande. J’ai alors appris que quelqu’un les avait informés de l’intention de l’armée d'expulser les occupants par la force. Mais ces derniers voulaient poursuivre l'occupation de la place. Quelques instants plus tard, les forces de la police militaire ont envahi la place de toutes parts, tirant des balles et des lacrymogènes. J’ai essayé de courir pour fuir les gaz et les balles : je suis tombé par terre avant d’être conduit par un ami au taxi le plus proche sur l’avenue Ksar El Ayni. Je suis allé passer la nuit chez un ami.


Le lendemain matin, je me suis réveillé et j'ai appris qu’un communiqué du CSFA m’accusait d’avoir été l’instigateur des événements de la journée du 8 et de la nuit du 9 avril. J’ai été surpris par le « témoignage » de Cheikh Safouat El Hijazi, Tarek Zidane et des autres. Je me suis rendu sur la place le 11 avril, où j’ai rencontré Tarek Zidane, qui a nié publiquement avoir tenu des propos contre moi, alors qu’ils ont été enregistrés.


Le lendemain, j'ai tenu une conférence de presse au siège principal du Parti du Ghad. Je me suis ensuite rendu à la justice et j’ai pu prouver l’absence de tout lien entre moi et le RND. J’ai également prouvé que je suis employé par la société de Kamel Abou Ali et non pas Ibrahim Kamel. Le juge militaire m’a acquitté après avoir démenti toutes les rumeurs sur mon compte.


Tous les témoignages contre moi affirmaient que mon appartenance au RND pouvait être déduite de mon apparence et de mon comportement. C’est étonnant, surtout après que Safouat El Hijazi et Tarez Zidane avaient démenti ces accusations dans les médias et affirmé que j’étais un révolutionnaire et non un agent de l’ancien régime. Par ailleurs, nombre de journalistes, notamment Wael Abrashy et Ibrahim Issa, ont accrédité ces affirmations.


Malgré mon innocence, j’ai comparu à nouveau devant un juge d’instruction, Maher Baybars, qui m’a déféré devant la Cour pénale, quelques heures avant sa nomination comme gouverneur.


Pire encore, il m’a associé un avocat, Oussama Chichtaoui, qui avait déjà assisté à la précédente instruction (militaire) de la même affaire. Je me suis donc retrouvé inculpé une deuxième fois pour les mêmes faits.


On m’égorge après que mon innocence a été prouvée. Mais moi, je suis sûr de ma position et de la justesse de notre point de vue d’indépendants, révélée au monde entier.


Les révolutionnaires auraient dû rester sur la place Tahrir jusqu’à l’achèvement de la révolution. Ils auraient dû préserver cette dernière de sa récupération par des opportunistes.


Salut aux âmes des martyrs, salut aux camarades debout sur le terrain, honte aux traîtres et aux charognards.
* La bataille de Uhud ou de Ohod est une bataille entre les musulmans et le clan mecquois des Quraychites sur le mont Uhud près de Médine en 625. La victoire revint aux traditionalistes mecquois.(NdT)

mardi 29 novembre 2011

Égypte : en attendant le prochain Pharaon

Coups de dent N° 139 

"Nous ne permettrons pas à un quelconque individu ou une quelconque partie de faire pression sur les forces armées" : cette phrase historique a été prononcée dimanche par le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui Soliman, Grand Mamamouchi* qui, le 11 février dernier, a pris “provisoirement” la place du Pharaon déchu à la tête du Conseil supérieur des forces armées, le SCAF, dont le nom claque comme une insulte aux oreilles du peuple égyptien en colère. Ce peuple vient de lancer la phase 2.0 de sa révolution le samedi 19 novembre, qui a déjà coûté la vie à des dizaines de héros anonymes. Lire la suite

 

samedi 26 novembre 2011

L'Egypte paniquée par les gaz utilisés contre les manifestants place Tahrir

La Liberté"par Sid Ahmed Hammouche et Pierre-André Sieber, 26/11/2011

Armes chimiques ou simples lacrymogènes ? Les gaz utilisés par les forces de l'ordre provoquent saignements, spasmes et divers troubles. Et mettent l’Égypte en émoi.

Un manifestant inhale un remède contre l'asthmE près de la place Tahrir vendredi (Amr Dalsh/Reuters)

(Du Caire) Quel gaz les forces de l'ordre ont-elles utilisé sur la place Tahrir pour disperser les manifestants ? Sur le terrain, de nombreux témoignages, notamment de médecins, décrivent des effets assez terrifiants, comme des troubles neurologiques. « C'est comme si les yeux allaient sortir des orbites », décrit un insurgé gazé, victime de troubles respiratoires et de perte de la vue.
Dans une vidéo postée sur Facebook, on voit une personne à terre secouée de spasmes.
Le site d'information indépendant égyptien Bikyamasr.com dévoile une photo de cartouche tirée par la police et les militaires contenant un gaz lacrymogène très agressif, le « CR » (dibenzoxazepine), décrit comme six à dix fois plus puissant que le gaz lacrymogène « CS » (dichlorobenzal et dérivés), employé en France notamment.
«C’est comme si les yeux allaient sortir des orbites», décrit un insurgé gazé s
«C’est comme si les yeux allaient sortir des orbites», décrit un insurgé gazé sur la place Al-Tahrir. keystone

Fumée jaune et fumée blanche

Un mort au Caire au petit matin
Un manifestant a été tué samedi au Caire dans des affrontements entre la police et des militants qui bloquaient l'entrée du siège du gouvernement. C'est la première victime depuis la trêve conclue jeudi entre la police anti-émeutes et les manifestants. Rue89
Sur la photo diffusée par le site d'information égyptien, on peut lire que le fabricant est américain, Combined Tactical Systems basé à Jamestown (Pennsylvanie, USA). Mais cette firme ne donne aucune information à la presse. La branche du lacrymogène aime conserver une certaine opacité.
On se souvient de la cargaison française à destination de la Tunisie repérée à Roissy au début des révoltes... La livraison avait toutes les autorisations légales.
La France n'achemine plus ce matériel dans les pays du Maghreb, au Moyen-Orient ou en Afrique depuis qu'on débuté les révoltes du Printemps arabe.
Un contact tenté par La Liberté avec un producteur français de gaz lacrymogène autorisé n'a rien donné.
Un professionnel de la branche actif en France – qui souhaite garder l'anonymat – s'étonne toutefois des effets décrits par les gaz utilisés sur la place Al-Tahrir pense qu'il ne s'agit pas de lacrymogène usuel, ce dernier ne provoquant pas de troubles neurologiques.
Même si, comme le rapporte Bikyamasr.com, il s'agirait de cartouches périmées depuis plusieurs années.
C'est aussi l'avis de spécialistes en Suisse. « Il y a trois sortes de gaz lacrymogènes : le CR, le CS et le CN », explique Hugo Kupferschmidt, directeur du Centre d'information toxicologique basé à Zurich :
« Les cartouches de gaz CR dégagent normalement une fumée jaune, or celles aperçues à la télévision émettaient de la fumée blanche. »
Selon lui, les gaz lacrymogènes usuels, même fortement dosés, ne provoquent pas de troubles neurologiques :
« Les effets décrits me font penser que les cartouches employées contenaient des gaz de type nervins, qui sont de vraies armes chimiques de guerre. [...]
Il s'agit peut-être d'un produit semblable à celui utilisé par les forces spéciales russes lors de la prise d'otage du théâtre de la Doubrovka de Moscou du 23 octobre 2002. »

Des tirs de lacrymo à bout portant

L'utilisation de gaz nervins qui peuvent provoquer des lésions aux poumons, cœur et foie, c'est aussi ce qu'a avancé le prix Nobel de la paix Mohammed el-Baradei sur Twitter le 22 novembre. Le candidat déclaré à l'élection présidentielle prévue avant fin juin 2012 en Égypte a dénoncé la violence dont ont fait preuve les forces de l'ordre :
« Du gaz lacrymogène contenant des agents inervants et des balles réelles sont utilisés contre les civils à Tahrir, c'est un massacre. »
Human Rights Watch affirme aussi que des tirs de lacrymogènes effectués à bout portant ont tué des manifestants sur le coup.
Voilà ce qui met l'Egypte en ébullition, en plus de la contestation du pouvoir militaire et les désillusions à la suite du discours du maréchal Tantaoui. Dans le pays, une forte polémique au sujet de l'emploi de ces gaz prohibés a éclaté. L'armée tente de s'en laver les mains et le ministère de la Santé égyptien dément formellement l'utilisation de tels moyens.

Effets à long terme

Mais ce qui inquiète, c'est que les gens subissent depuis cinq jours les tirs de ces gaz. Quels sont les effets à long terme ? Un professeur en neurologie de l'université Ain-Shams du Caire, contacté par nos soins, a testé les effets sur lui en s'exposant longuement sur la place Tahrir :
« Il provoque plusieurs symptômes tels que des crises convulsives, des spasmes oculaires et une détresse respiratoire. »
Selon ce spécialiste, le type de gaz utilisé est encore indéterminé, mais il est certainement plus corrosif que celui qui a été utilisé par les forces de Moubarak en janvier. Il invite les Égyptiens à collecter le maximum de vidéos et de douilles possible pour d'éventuelles poursuites judiciaires.

Un masque d'hôpital ne suffit pas

Recettes de révolutionnaire
Pour lutter contre les effets des gaz utilisés par les forces de l'ordre, les manifestants rivalisent d'imagination. Sur Facebook, un jeune donne la recette d'une solution pour spray à base de levure de malt. D'autres misent sur le bicarbonate de soude, le Synthol, ou même du vinagre et des oignons.
Contactée par téléphone, Sibiya a dû fuir son appartement situé à proximité de la rue Mohamed Mahmoud, à côté de l'université américaine du Caire, là où se déroulent les affrontements. « Un masque d'hôpital ne peut pas vous sauver de ce gaz », explique-t-elle :
« Les enfants portant aussi un masque sont très fortement incommodés. Il y a tellement de gaz que les premiers jours, on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres de la maison. Au deuxième jour, nous avons été obligés de quitter l'appartement. »
Elle poursuit :
Et dire que depuis cinq jours, les bombes de gaz pleuvent sur la rue Mohamed-Mahmoud ! Dès les premiers jours nous avons eu des nausées, des maux de têtes. Aujourd'hui, on a les yeux gonflés de sang.
Les petits sont complètement perturbés. Ils sont stressés et agités de tremblements comme s'ils subissaient en continu des crises semblables à l'épilepsie. »
Quant à Salem al-Chirabi, animateur culturel, il ne quitte plus son masque à gaz :
« On panique. On dit que le gaz est cancérigène, qu'on va crever ! Je me suis déjà évanoui. J'ai vu des amis faire des crises. Certains accusent le gouvernement égyptien d'utiliser des armes chimiques contre nous.
Aujourd'hui il y a plus de 400 personnes dans un état grave. La police a même balancé des gaz dans les bouches d'aérations du métro de la place Al-Tahrir pour nous intoxiquer. »

« J'ai perdu conscience et puis vomi du sang »

Magda, une étudiante de 23 ans, a également été prise au piège dans un nuage de gaz lacrymogène. « Je suis tombée comme une mouche », déclare-t-elle au bout du fil.
« Des gens m'ont évacuée sur une moto. J'ai été aspergée par un liquide et j'ai repris conscience difficilement, comme si je venais de sortir d'une narcose complète. J'ai vomi du sang.
Oui, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées, nous fait vomir du sang. Alors moi, j'ai décidé de mourir sur la place Al-Tahrir pour libérer le pays de la junte militaire. »
Autre cas encore, Rania, membre du comité révolutionnaire. « L'air est irrespirable sur la place Tahrir », peste-t-elle au téléphone :
« Il y a cette odeur de gaz qui est si forte qu'il est impossible de rester sur place plus de cinq minutes. Les gens sont tous munis de masques achetés sur place 2 euros ou offerts par des infirmiers sur la place Al-Tahrir.
Mais même avec un masque, on suffoque à cause du gaz. »
Autre malheur : l'acte II de cette révolution a fait beaucoup de blessés aux yeux, dont beaucoup sont devenus borgnes. Rania :
« Ils n'en sont pas pour autant démoralisés et affirment qu'ils ont perdu un œil mais pas la vision sur le futur de l’Égypte qui se débarrassera coûte que coûte de la junte militaire. »

Publié initialement sur
La Liberté

L’arme du pauvre

ATS/AFP/REUTERS
Un peu partout sur la place Al-Tahrir, des petits inventeurs de génie dans la pure tradition des alchimistes arabes tentent de trouver la formule magique pour déjouer les terribles gaz des forces de l’ordre. Premier truc: le spray à base de levure. Sur Facebook, un jeune a posté une vidéo où il explique son élixir à base de levure de malt et montre comment produire la mixture dans sa cuisine et comment s’asperger. Il en fait même la démonstration. D’ailleurs, les petits enfants vendent des vaporisateurs avec le précieux antidote. D’autres prétendent que la parade est meilleure avec du bicarbonate de soude. D’autres encore optent pour le Sintol, un lotion de rinçage des dents et enfin certains utilisent vinaigre et oignons comme remède antigaz. Une autre formule consiste à allumer des feux de camp avec du bois parce que sur Al-Tahrir, on préfère respirer la fumée du brasier que les gaz de Tantaoui. SAH/PAS
affrontements Les heurts se sont poursuivis hier dans les rues du Caire. Depuis le début des protestations il y a cinq jours, le bilan s’élève à 37 morts, selon Reuters. Le Ministère de la santé compte quant à lui 32 morts et 2000 blessés. Près de la place Al-Tahrir, des accrochages ont eu lieu entre les manifestants et la police anti-émeutes. La police a démenti avoir utilisé des balles réelles, mais selon les médecins la plupart des décès des derniers jours sont dus à des blessures par balles.
appel onusien La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay a exhorté les autorités à mettre fin à l’usage excessif de la force contre les manifestants. Elle a demandé la mise en place d’une enquête «rapide, impartiale et indépendante». Certaines des images de la place Al-Tahrir, «dont le passage à tabac brutal de manifestants, sont profondément choquantes, comme le sont les informations faisant état de manifestants non armés ayant reçu une balle dans la tête». A l’instar de plusieurs capitales étrangères, l’Organisation de coopération islamique a aussi appelé «à la retenue».
annonce officielle Dans un geste d’apaisement, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ministre de la Défense sous l’ancien régime et chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute d’Hosni Moubarak en février, a annoncé une accélération du processus de transfert du pouvoir. L’élection présidentielle aurait lieu en juin, soit six mois plus tôt que le calendrier de transition initial. Mais cette annonce n’a pas convaincu les milliers de manifestants, qui l’assimilent à son ancien mentor.
 

jeudi 24 novembre 2011

مصر: بيان وخارطة طريق لإدارة الأزمة Égypte : Communiqué et feuille de route pour la gestion de la crise


بيان وخارطة طريق لإدارة الأزمة
قوى الثورة  المصرية
نحن القطاع العريض من جماهير الشعب المصري الثائر صاحب السيادة علي أرضه ومصيره ومصدر كافة السلطات في هذا البلد، والتي استردها باندلاع ثورة 25 يناير الشعبية السلمية، نعلن تصميمنا على نقل السلطة، لسلطة مدنية منتخبة –برلمان ورئيس- في موعد غايته 15 مايو 2012.
ونؤكد على أن المعتصمين في ميدان التحرير يمثلون القطاع العريض من الشعب المصري، وأن أي اتفاقات أو حوارات تدور بين المجلس العسكري والقوى السياسية دون مشاركة المعتصمين والقوى الثورية هي والعدم سواء.
وقد اتفقت القوى الثورية على البيان التالي والذي يتضمن خارطة طريق لإدارة الأزمة وتسليم السلطة
إن البيان الذي صدر عن المشير طنطاوي لم يف بالحد الأدنى لإرادة وتطلعات الشعب، وتضمن العديد من المغالطات، ولم يتضمن الإعتراف بالجريمة التي ارتكبت في حق الشعب على مدار الفترة الإنتقالية وخاصة الأيام الأربعة الماضية من قتل وعنف وتمثيل بالجثث وانتهاك لكرامة المواطنين التي هي من كرامة الوطن، كما لم يتضمن اتخاذ إجراءات فعلية من قبيل القبض على القتلة ومن أعطى الأوامر بإطلاق النيران والغازات، ومحاكمتهم وعزل جميع القيادات التي تسببت في هذه الأحداث من الشرطة والجيش، كما لم يتضمن البيان الوقف الفوري لكل أعمال العنف أو التصعيد ضد المعتصمين في ميادين التحرير على مستوى الجمهورية، كما لم يتضمن البيان الرضوخ لإرادة الشعب في تشكيل حكومة انقاذ وطني تمتلك صلاحيات كاملة لإدارة المرحلة الإنتقالية وتقليص صلاحيات المجلس العسكري لتقتصر على الدفاع عن الوطن والمشاركة في توفير الأمن للوطن والمواطنين، كما لم يتضمن البيان الرضوخ لإرادة الشعب في إجراء الإنتخابات الرئاسية في 28 ابريل وتسليم السلطة في منتصف مايو 2012، بالإضافة إلى ما سبق فقد تضمن البيان تلويحاً بإجراء استفتاء على إستمرار المجلس العسكري في ادارة المرحلة الإنتقالية إذا اقتضي الأمر ذلك وهو ما لا يمكن قبوله من حيث المبدأ لأنه استفتاء لتكريس التفاف المجلس العسكري على الإرادة الشعبية.
ومع كون البيان مرفوضاً من غالبية الشعب المصري، فإنه حرصا على الوطن واستقراره، وحقنا لدماء أبنائه، وسرعة وقف العنف والإنتهاكات التي ترتكب في حق الشعب، فإننا نعلن عن خارطة طريق لإدارة الأزمة والخروج منها على النحو التالي:
أولا:  اصدار قرارات فورية بالقبض على القتلة ومن أعطى الأوامر بإطلاق النيران والغاز، ومحاكمتهم فورا وعزل جميع القيادات التي تورطت في هذه الأحداث من الشرطة والجيش، والوقف الفوري لاعمال العنف والتصعيد في التصدي للمعتصمين في ميادين التحرير على مستوى الجمهورية وسحب جميع قوات الشرطة لحين اعادة هيكلة وزارة الداخلية وطرد قياداتها الفاسدة التي تتحدى إرادة الشعب وتتعمد انتهاك كرامته وتحاول اعادة انتاج النظام السابق و اجهاض الثورة.
ثانيا: الرضوخ لإرادة الشعب وتشكيل حكومة انقاذ وطني تمتلك صلاحيات كاملة لإدارة المرحلة الإنتقالية وتقليص صلاحيات المجلس العسكري لتقتصر على الدفاع عن الوطن والمشاركة في توفير الأمن للوطن والمواطنين عن طريق تكليف أحد الأسماء التي سيقوم الثوار بطرحها لتشكيل الحكومة وتسليم كامل السلطة لسلطة منتخبة في موعد غايتة مايو 2012 وذلك وفقا للرؤية التالية:
-       اجراء انتخابات مجلس الشعب وفقا للجدول الزمني المعلن وتسليم كافة السلطات التشريعية لمجلس الشعب فور انعقاده.
-       اجراء انتخابات مجلس الشورى وفقا للجدول الزمني المعلن والذي ينتهي في 14 مارس 2012
-       فتح باب الترشح للرئاسة من 14 إلى 28 مارس2012
-       إجراء الإنتخابات الرئاسية في 28 ابريل 2012 على أن تكون الإعادة في 5 مايو 2012
-       يتم تسليم كامل السلطات التنفيذية للرئيس المنتخب في 15 مايو 2012
ثالثا: قيام حكومة الإنقاذ الوطني باصدار اعلان دستوري يتضمن مواعيد الإنتخابات الرئاسية  والعلاقة بين السلطات.
رابعا: تحدد صلاحيات الحكومة وتكليفاتها وفقا لما يلي:
-       إجراء الإنتخابات البرلمانية والرئاسية وتسليم السلطة التنفيذية والتشريعية وفقا للمواعيد المشار إليها
-       تطهير الدولة ومؤسساتها من الفساد وبقايا النظام المخلوع.
-       استعادة الأمن ومواجهة البلطجة واعادة هيكلة وزارة الداخلية.
-       تحسين مستوى المعيشة وتوفير السلع والخدمات بأسعار عادلة.
وأخيرا نؤكد على استمرار ثورتنا والزام المجلس العسكري بما ورد في هذا البيان حتى نقل كامل السلطة  لحكومة منتخبة - برلمان ورئيس- وبدون وصاية من أحد في المواعيد المشار اليها، وندعوا جموع الشعب المصري لمليونية الجمعة القادمة 25 نوفمبر بعنوان جمعة "ثورة الشعب".

نسأل الله أن يحفظ مصر آمنةً حرة كريمة.
قوى الثورة
ائتلاف الأكاديمين المستقلين-ائتلاف الثائر الحق-ائتلاف الشباب السلفي-ائتلاف شباب الثورة-الجامعة-ائتلاف شباب ثورة 25يناير-ائتلاف صوت الثورة-اتحاد القوى الوطنية-اتحاد شباب الثورة-الأكاديميون المستقلون-الإئتلاف الإسلامي الحر-الإئتلاف العام للثورة-الإئتلاف العام للثورة-الإئتلاف العام للثورة-التوافق الشعبي-الثائر الحر-الجبهة الثورية-الجبهة الثورية لحماية الثورة المصرية-الجبهة الشعبية الثورية-الدعوة السلفية بالعبور-اللجنة التنسيقية-إتحاد شباب حزب العمل-إتحاد قوى الثورة-تحالف القوى الثورية-تكتل شباب السويس-جبهة الانقاذ القومى-جبهة الإرادة الشعبية-حركة الوحدة-حركة الوحدة-حركة شباب ثورة 25 يناير-حركة شعب (تيار الاستقلال الوطني)-حزب الحرية والتنمية-حزب السلامة والتنمية-حزب الوعد-حزب مصر البناء-حكومة الظل-دعوة أهل السنة والجماعة-رابطة نشطاء الثورة-شباب الباحثين-شباب الجماعة الإسلامية-مؤسسة التوافق الجمهوري-مجلس أمناء الثورة - منتدى الدلتا وعدد كبير من الثوار المستقلين .............. وجاري تجميع المزيد من التوقيعات على هذا البيان
Communiqué et feuille de route pour la gestion de la crise
Forces révolutionnaires d’Égypte. Traduit par Tafsut Aït Baamrane تفسوت , أيت باعمران 
Tlaxcala
Nous, la majorité des masses populaires égyptiennes révolutionnaires, souveraines sur notre territoire et notre destin et sources de tout pouvoir sur ce pays, que nous avons récupéré avec la révolution populaire et pacifique du 25 janvier, affirmons notre volonté sincère de transmettre ce pouvoir à des instances civiles élues – Parlement et Président – au plus tard le 15 mai 2012.
Nous affirmons que les sit-inneurs et sit-inneuses de la Place Tahrir représentent la majorité du peuple égyptien et qu’aucun accord ou négociation entre le Conseil supérieur des forces armées et les forces politiques excluant la participation des sit-inneurs et des forces révolutionnaires est nul et non avenu.
Les forces révolutionnaires se sont mises d’accord sur le communiqué suivant, qui contient une feuille de route pour la gestion de la crise et la transition du pouvoir.
Le communiqué du Maréchal Tantaoui ne satisfait pas le minimum de la volonté et des attentes du peuple. Il contient de nombreux éléments fallacieux. Il occulte les nombreux crimes commis contre le peuple durant toute la période transitoire et en particulier aux cours des quatre derniers jours, avec leur cortège d’assassinats, de violences, de profanations des corps des victimes et d’atteintes à la dignité des citoyens qui sont autant d’atteintes à la dignité de la patrie. Ce communiqué n’annonce aucune mesure concrète, comme l’arrestation des tueurs et de ceux qui ont donné l’ordre de tirer à balles réelles et des gaz et le jugement et la mise à l’écart de tous les responsables militaires et policiers de ces exactions. Il n’annonce pas non plus l’arrêt immédiat de toute action violente contre les sit-inneurs de la Place Tahrir et de tout le pays. Il ne satisfait pas les revendications du peuple : constitution d’un gouvernement de salut national ayant toute autorité pour la gestion intégrale de la période transitoire et mise à l’écart du Conseil supérieur des forces armées, pour qu’il soit cantonné à la défense de la patrie et aux tâches de sécurité. Il ne satisfait pas non plus la revendication du peuple d’organiser l’élection présidentielle le 28 avril et la transition du pouvoir à la mi-mai 2012. En outre, le communiqué évoque implicitement l’organisation d’un référendum sur le maintien, si nécessaire, du Conseil supérieur des forces armées comme gestionnaire de la période transitoire, ce qui est rejeté catégoriquement par le peuple comme tentative de récupération de sa volonté.
Et puisque le communiqué est rejeté par la majorité du peuple égyptien, pour le bien de la patrie et sa stabilité, pour empêcher de nouveaux massacres, pour l’arrêt immédiat de la violence et des abus contre le peuple, nous présentons cette feuille de route pour une gestion et une sortie de crise :
1-      annonce d’une décision d’arrestation immédiate des tueurs et des donneurs d’ordre de tirer des balles réelles et des gaz, de leur jugement et de la mise à l’écart des hauts gradés militaires et policiers impliqués dans ces événements ; arrêt immédiat des violences contre les sit-inneurs de Place Tahrir et de tout le pays ; retrait de toutes les forces de police en attendant la réforme du ministère de l’Intérieur ; exclusion des fonctionnaires corrompus qui défient la volonté populaire et essaient de prolonger l’ancien régime et d’enterrer la révolution.
2-      Constitution d’un gouvernement de salut national ayant toute autorité pour la gestion intégrale de la période transitoire et mise à l’écart du Conseil supérieur des forces armées, pour qu’il soit cantonné à la défense de la patrie et aux tâches de sécurité. Nomination d’une personne désignée par les révolutionnaires pour former ce gouvernement. Organisation d’une transition vers un pouvoir civil élu selon les modalités suivantes :
-          Organisation des élections pour l’Assemblée populaire selon un calendrier déclaré et transition de tous les pouvoirs à cette assemblée dès qu’elle sera élue.
-          Organisation des élections d’une Assemblée de concertation (Majlis Echchoura) selon un calendrier déclaré d’ici le 14 mars 2012 ;
-          Dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 14 au 28 mars 2012.
-          Élection présidentielle le 28 avril (premier tour) et le 5 mai 2012 (deuxième tour).
-          La transition de tous les pouvoirs exécutifs au président élu le 15 mai 2012
Annonce constitutionnelle par le gouvernement de  salut national des dates de l’ élection présidentielle et des relations entre les pouvoirs.
Les tâches de ce gouvernement seront les suivantes :
-          L’organisation des élections parlementaires et présidentielle et la transition des pouvoirs exécutif et législatif selon le calendrier indiqué ;
-          L’épuration de l’État et de ses institutions par l’élimination des corrompus et des suppôts du régime déchu ;
-          La restauration de la sécurité et la lutte contre les baltaguiyas [voyous stipendiés , NdT] et la réforme du ministère de l’Intérieur ;
-          Améliorer le niveau de vie et assurer la fourniture de biens et de services à des prix équitables ;
-          Enfin, nous insistons sur la continuité de notre révolution et sur l’obligation pour le CSFA de mettre en œuvre les revendications énoncées dans ce communiqué jusqu’au transfert, selon le calendrier indiqué,  de tous les pouvoirs à des instances civiles élues– Parlement et président – et qui ne soient soumises à aucune tutelle.
Nous appelons tout le peuple égyptien à manifester par millions vendredi prochain 25 novembre, proclamé “le vendredi de la révolution du peuple”.
Que Dieu préserve l’Égypte dans la sécurité, la liberté et la dignité

Les forces révolutionnaires

Front des universitaires indépendants
Front des révolutionnaires authentiques
Front des jeunes salafistes
Front des jeunes de la révolution dans l’Université
Front des jeunes de la révolution 25-Janvier
Front de la voix de la révolution
Union des forces patriotiques
Union des jeunes de la révolution
Front islamique libre
Front général de la révolution
Consensus populaire
Révolutionnaires libres
Front révolutionnaire
Front révolutionnaire pour la sauvegarde la révolution égyptienne
Front populaire révolutionnaire
Appel salafiste pour le passage
Comité de coordination
Union des jeunes du Parti du Travail
Union des forces de la révolution
Alliance des forces révolutionnaires
Forum des jeunes de Suez
Front de salut national
Front de la volonté populaire
Mouvement unioniste
Mouvement populaire “Courant de l’indépendance nationale”
Parti de la Liberté et du développement
Parti de la Paix et du Développement
Parti La Promesse
Parti Égypte en construction
Le Gouvernement de l’Ombre
Appel Doctrine et Communauté
Ligue des activistes de la révolution
Jeunes chercheurs
Jeunes de la communauté islamique
Institution de consensus républicain
Sages de la révolution
Forum du Delta
et de nombreux révolutionnaires indépendants…..
Signatures en cours de collecte