Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
vendredi 15 janvier 2010
SALVADOR : Mauricio Funes accepte avec dédain l’adhésion du FMLN à l’ALBA
lundi 4 janvier 2010
Déclaration politique de l’ALBA au Sommet climatique
Traduit par Esteban G., édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
lundi 24 août 2009
Le Paraguay oublié
Original : El Paraguay olvidado
C’est avec l’expérience de plus de 20 ans de psychanalyse, que j’ose m’avancer sur un sujet difficile et controversé : Que ce passe t-il au Paraguay ?
Il y a en réalité une évidence inéluctable. Lugo n'est pas le pur et blanc « Évêque des pauvres ». Lugo survit en souriant parce qu'il fait une dissociation schizophrène. Un ami jésuite qui le connaît depuis longtemps, nous avait dit : « Écoutez les gars : Lugo a fait la prouesse de virer le Parti colorado qui était au pouvoir depuis 60 ans, ça a été une bonne chose, mais de ce que je sais, ne vous faites plus d'illusions sur lui. »
Doté d’une forte constitution, haut de 1.90 m et avec des dents qui peuvent casser une pierre d'une seule morsure, Lugo est tel qu’il a toujours été, indécis, et sans courage pour les grands changements.
Quand on le voit avec les membres de l’ALBA on pourrait dire que, c’est un révolutionnaire, mais quand il retourne dans son pays et qu’il doit abolir une loi qui protège les citoyens contre les pesticides, qui ont déjà tué et continuent à tuer des villages entiers, il n’hésite pas et abolit la loi. Comme il semble difficile d’affronter les puissants membres de la Sociedad Rural [Société Rurale], alors le tractorazo [manifestation à bord de tracteurs, forme de protestation habituelle des paysans en Argentine et au Paraguay, NdE) a été annulé.
Le Paraguay est un des rares pays du monde qui ne prelève pas d’impôts sur les revenus personnels. Il y a des personnes qui gagnent environ 100.000 dollars par mois et n'apportent rien au trésor public. La Chambre des députés avait mis le veto sur le projet de loi gouvernemental instaurant l'impôt sur le revenu. Bien entendu, les députés auraient été également obligés de le payer. Les entreprises payent des impôts, mais toutes celles que je connais ont une double comptabilité. Une pour elles-mêmes et une autre pour le fisc. S’il se produit un quelconque préjudice, il y a toujours la possibilité de renflouer (dessous de table). Le seul impôt que nous payons tous est la TVA, que les grands supermarchés déduisent de leurs achats mais que nous, simples citoyens, sommes obligés de payer en tant que consommateurs en fin de chaîne. Les économistes savent bien que c'est un impôt lamentable qui sanctionne les plus pauvres, qu’il est négatif ; que les impôts les plus avantageux, les plus justes, sont les impôts directs qui prennent en compte les revenus du contribuable, mais au Paraguay il n’est pas ainsi.
Face à ce manque de poigne, de courage révolutionnaire, le gouvernement n'a pas de ressources. La promulgation de la Réforme Agraire, qui pourrait être faite en quelques heures vu qu’on dispose de listes de terres usurpées - sur lesquelles il y a même un livre qui a déjà été publié -, a été reportée à… 2020 ! C'est-à-dire que les « sans terre » sont toujours sans terre. Les « sans-abri » chercher toujours un abri. Les indigènes se réfugient dans les places de la ville d'Asunción en attendant les terres promises. La violence urbaine augmente.
Le Paraguay, un pays sans problème ethnique ou religieux, ne manquant pas d’eau, ni d'énergie ni de terres fertiles, est le second pays le plus pauvre d’Amérique du sud, suivi par la Bolivie qui va bientôt le devancer. Que faire ?
La seule chose qui est menée à bien, est la renégociation du Traité d'Itaipú, initiée sur les conseils d'Eric Toussaint (qu’ils avaient engagé puis viré). Je clarifie qu'Eric Toussaint était venu au Paraguay sous une seule condition : billet en classe économique et logé chez un militant. Il n'a perçu aucun honoraire ! Un exemple magnifique pour les « militants » qui veulent le pouvoir et l’argent. Et la nouvelle négociation, poursuivie par des authentiques patriotes et militants, est allée de l’avant. Il me vient à l'esprit les noms d’Hugo Ruiz Díaz Balbuena et évidemment Ricardo Canese, mais je ne veux pas oublier deux autres patriotes dont je ne connais pas les noms ayant fait partie du groupe qui a dû affronter, rien moins que les experts d'Itamaratí [le ministère brésilien des Affaires étrangères, NdE]. La bataille n'est pas gagnée, mais les avancées réalisées ont été importantes et intelligentes.
Le reste fait couler des larmes de frustration.
Je me suis alors rappelé le discours d'un grand libertaire, Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), à l'Université d’Harvard en 1978. Je transcris le texte, qui s’applique à la situation actuelle du Paraguay :
« Le déclin du courage
Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Occident aujourd'hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d'où l'impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires, politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu'ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d'agir, qui fonde la politique d'un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu'on se place (…).
Faut-il rappeler que le déclin du courage, depuis l'antiquité la plus éloignée, a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin ? »
Que manque t-il au Paraguay ? Avec mes 25 ans d’expérience de militant je peux affirmer avec conviction : la décence et l’audace. Le reste viendra en supplément.
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samedi 22 août 2009
Les stratégies de l’empire en Amérique latine
En dépit des fortes et importantes actions adoptées et des durs discours émis par les Nations Unies, l’Organisation des États Américains, les pays de la région en bloc ou individuellement face au coup d’Etat au Honduras, la stratégie des USA est en train de démontrer une haute efficacité après des années au cours desquelles ils paraissaient avoir perdu la capacité de manœuvre dans les décisions politiques sur le continent.
Non seulement parce que le président hondurien Manuel Zelaya lui-même, a mis entre les mains du gouvernement de Barack Obama les décisions déterminantes à prendre pour surmonter la crise, mais parce que les actions adoptées au niveau régional n’ont pu, jusqu’à présent, faire fléchir l’oligarchie hondurienne et les secteurs “durs” des Forces Armées. Il s’agit d’un clair signal que les luttes de libération nationale des peuples ne sont, ni ne seront simples et faciles étant donné que les structures de pouvoir économique et politique, sont en train de se recomposer à l’échelle nationale et internationale.
lundi 20 avril 2009
« L'unité de nos peuples n'est pas une simple chimère des hommes, mais le décret inexorable du destin » (Simón Bolívar)
La Présidente argentine demande des fonds pour la BID et la levée du blocus sur Cuba
Daniel Ortega se dit honteux de l’absence de Cuba au Sommet des Amériques
jeudi 16 avril 2009
Vème Sommet des Amériques : La morale et la première photo ?
À la veille de ce Sommet le leader bolivarien, a convoqué un autre sommet à Caracas: Le sommet de l’ALBA – Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique -, à laquelle appartiennent Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, le Honduras et le Venezuela. Chávez a également annoncé que le 17 il recevra aussi à Caracas, respectivement, les présidents de l'Uruguay, Tabaré Vázquez, et du Paraguay, Fernando Lugo. Trinité-et-Tobago se trouve à quelques minutes de vol du Venezuela.