par
Sanjena Sathian संजना सथिान, 14/4/2015. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
On
a retrouvé la tante nue et morte. Les hommes avaient déposé le haut de
son salwar kameez* dans une rivière, où il dérivait, doucement. Juste
avant, ils avaient violé et tué aussi la mère. Et avant cela, une bande
de voisins et de camarades de classe avait attaqué l'adolescente sur le
chemin de l'école. Elle avait 15 ans. C'était tout simplement parce
qu'elles étaient des femmes et qu'elles passaient par là. L'exposition à
l'agression semblait inscrite dans la lignée de la famille.
Il y a trop d'histoires de femmes de ce genre en Inde, comme toute
personne suivant les infos le sait bien. Mais ce qui est moins discuté
que l'épidémie de viols c'est histoire sous-jacente - celle des basses
castes en Inde. C'est le discours de base de l'artiviste
Thenmozhi ("Thayn-MO-ri") Soundararajan, qui a entendu toute sa vie des
milliers d'histoires horribles comme celle-là. "La caste", dit-elle,
"est appliquée à travers nos corps". L'artiste multimédia prend des
photos, écrit, produit et réalise des documentaires, est curatrice
d'expositions d'art publiques et organise des actions de guérilla de
protestation (pour ne nommer que quelques activités) ... comme une sorte
de performances artistiques. Toutes sont basées sur des expériences de
femmes indiennes des basses castes.
