par Fausto Giudice, depuis Tunis, 15/3/2015
Au fil des années, le FSM a connu une évolution que ses initiateurs jugent négative: les partis politiques ont fait leur entrée dans le FSM à tous les niveaux, notamment à travers les fondations des partis politiques allemands qui les financent partiellement. Un des obstacles principaux à la réalisation de l'objectif initial – rassembler des mouvements réellement populaires de toute la planète – a été, comme toujours l'argent, ou plutôt le manque d'argent, qui a rendu les pauvres dépendants des riches, lesquels décident qui est digne de recevoir leur aide pour pouvoir se déplacer d'un continent à l'autre et participer à des telles rencontres. C'est ainsi que le projet d'organiser une délégation de l'Autre Colombie, réellement représentative des mouvements de lutte de base et non des habituels "représentants" qui se rendent à toutes les rencontres, a échoué face au mur d(e non-)'argent. Aucun des riches organismes de "solidarité" auxquels une aide a été demandée n'a accepté de donner le moindre centime pour un projet qui n'aurait pas coûté plus cher que ce qu'une dame de l'oligarchie colombienne gaspille en un week-end d'aller-retour de Bogotá à Miami ou Londres.