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jeudi 10 mars 2016

Ανατροπή τώρα! Για τι; Με ποιους; Πώς;
Grèce : Le changement maintenant ! Pourquoi ? Avec qui ? Comment ?
Διακήρυξη της Λαϊκής Ενότητας
Déclaration de Laïki Enotita (Unité Populaire)

Ανατροπή τώρα! Για τι; Με ποιους; Πώς;
Διακήρυξη της Λαϊκής Ενότητας 

Η Λαϊκή Ενότητα είναι ένας νέος, μετωπικός πολιτικός φορέας, με ένα καινούργιο σχέδιο αντίστασης και ανατροπής της εγκατεστημένης μνημονιακής τάξης, για τη σωτηρία του λαού και της χώρας μας, η οποία διανύει ένα από τα πιο σκοτεινά κεφάλαια της σύγχρονης ιστορίας της. Περισσότερες πληροφορίες
Grèce : Le changement maintenant ! Pourquoi ? Avec qui ? Comment ?
Déclaration de Laïki Enotita (Unité Populaire) 
Laïki Enotita (l’Unité Populaire) est une nouvelle organisation politique, un front, doté d’un nouveau projet de résistance et de renversement de l’ordre établi des mémorandums, pour le salut du peuple et du pays, qui traverse l’un des chapitres les plus sombres de son histoire récente.Lire la suite



 

jeudi 12 novembre 2015

Zoe Konstantopoulou : « Le gouvernement grec a sacrifié la démocratie »
Interview



Gwenaël Breës  

On connaît Zoe Konstantopoulou comme la seconde femme à avoir pris le rôle de présidente du Parlement grec. Largement élue à ce poste en tant que membre de Syriza au début du mois de février 2015, elle le quitta le 4 octobre de la même année, cette fois comme membre d'Unité populaire — un parti formé après l'annonce des élections anticipées. Tout au long de ces huit mois, Konstantopoulou a marqué les esprits pour son travail au sein de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque autant que pour son respect des règles démocratiques, son opposition forcenée à la capitulation du gouvernement Tsípras et sa pugnacité à contredire l'affirmation que celui-ci n'avait pas d'autre choix… Elle s'est moins exprimée sur la question monétaire, sa vision actuelle des « plans B », ou encore sa courte mais intense expérience de l'exercice du pouvoir : nous la retrouvons à Bruxelles, dans le hall de son hôtel — l'échange se fait en français. Un éclairage de l'intérieur sur ces quelques mois qui ont chamboulé l'Europe et trahi les espoirs du peuple grec.

On connaît votre parcours d'avocate spécialisée dans les droits de l'homme, mais moins votre parcours politique avant de rejoindre Syriza. Quel a-t-il été ?

En tant qu'étudiante, j'ai été membre des représentations syndicales des étudiants, au sein de syndicats indépendants. Dans mon parcours, je n'ai jamais cherché à m'inscrire dans des partis politiques ; la première fois que j'ai participé à un processus électoral, c'était lors des élections européennes de 2009, sur la liste de Syriza dont je n'étais pas membre. Je me suis présentée non pas pour être élue, mais pour soutenir cette liste. En 2012, j'ai été élue et c'est alors que je me suis faite membre de Syriza. C'était au moment où le parti s'était unifié et se concevait comme celui de ses membres ; c'est justement ce pari qui m'avait incité à rejoindre un parti politique, pour la première fois. Et c'est l'échec de ce but proclamé qui, à mon avis, a conduit à la dissolution de Syriza. Car, en vérité, ce qui apparaît comme Syriza aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le Syriza dont j'ai fait partie.

La victoire de Syriza aux élections de janvier 2015 n'était pas une surprise. Dans la période qui a précédé, vous faisiez partie de son « cabinet fantôme ». Comment étiez-vous préparés au sein de cette équipe à l'accession au pouvoir, et notamment aux négociations qui s'annonçaient avec les créanciers ?

Ce qui est déplorable, c'est que toute la préparation faite au sein des « cabinets fantômes » (c'est-à-dire des personnes et des équipes chargées chacune d'un domaine) n'a pas été utilisée. Et dans plusieurs domaines, elle n'a pas été valorisée. En ce qui concerne les questions de justice, de transparence, de corruption et de droits de l'homme, dont j'étais en charge, le travail accompli n'a même pas fait l'objet d'une séance officielle de présentation. Après les élections, j'ai pris l'initiative de rencontrer le ministre de la Justice pour lui faire part de tout le travail préparatoire accompli, mais ce n'était pas organisé par le parti. De la même manière, les gens qui étaient en charge de la préparation, dans plusieurs autres domaines, n'ont pas été consultés pour la mise en place du travail gouvernemental.
Pour quelles raisons ?
C'est une question à poser au Premier ministre, Aléxis Tsípras. L'équipe était dirigée par Aléxis Mitrópoulos. Le futur vice-président du gouvernement, Ioánnis Dragasákis, et Dimítris Stratoúlis y participaient aussi. Il y a eu ce phénomène des comités de préparation qui n'allaient pas jusqu'au bout ou qui étaient dépossédés de leur mandat au cours des mois. Je ne peux que souligner le fait qu'on a été plusieurs à dire que ce travail préparatoire était indispensable et devait continuer. En ce qui me concerne, ayant été aussi chargée d'un comité formé au sein du groupe parlementaire pour suivre la législation sur les mémoranda et préparer leur abolition, j'ai signalé à plusieurs reprises qu'il fallait davantage de préparations. Pour ce comité spécifique, j'ai envoyé une lettre à Aléxis Tsípras en juin 2014 pour lui dire qu'il fallait soit s'assurer que le comité fonctionne, soit le dissoudre. Je lui signalais aussi que cette préparation contre les mémoranda est un travail très sérieux pour lequel on ne peut pas compter tout faire après les élections.

vendredi 6 novembre 2015

Grèce : recapitalisation, vous avez dit recapitalisation ?


Παναγιώτης Λαφαζάνης  Panagiotis Lafazanis
Μέγα πολιτικό και οικονομικό σκάνδαλο το "δώρο" πολλών δις στις τράπεζες - Προς  πλήρη "αφελληνισμό" του ελληνικού τραπεζ ... Lire la suite

Grèce : La recapitalisation des banques, un grand scandale politique et économique - Un « cadeau » de 7 à 8 milliards pour le capital bancaire et une « déshellénisation » des banques L’ensemble des gouvernements, y compris l'actuel, ont des responsabilités politiques et pé ... Lire la suite
Dimitris Georgopalis


Γιάννης Κιμπουρόπουλος Yannis Kimbouropoulos
Η διεθνής «πυραμίδα» των διασώσεων και η τρίτη ελληνική ανακεφαλαιοποίηση Από το 2008, οπότε κορυφώθηκε η διεθνής χρηματοπιστω ... Lire la suite

La “pyramideˮ internationale des sauvetages de banques et la 3ème recapitalisation grecque - Depuis 2008 et l’apogée de la crise financière internationale, le monde capitaliste est pris dans un tourbillon de sauvetages. Pas le sauvetage des réfugiés -eux peuvent se noyer sans susciter de larmes dans les eaux ... Lire la suite

Sur la banderole: "Recapitalisation". Sur la marmite : "Retraités"
Dessin de
Yannis Ioannou, 2012

lundi 14 septembre 2015

Ce que nous disent les Grec-ques, et ce que nous pouvons leur dire

par Fausto Giudice, 14/9/2015
Quelles leçons peut-on tirer de l'expérience grecque des huit dernières années*? Je soumets à la réflexion et à la discussion quelques (hypo)thèses que cette expérience me suggère :
  1. L'Eurozone est une cage de fer. On ne démocratise pas les cages. On les détruit.
  2. Le pouvoir y est détenu par les grandes banques allemandes, françaises, anglaises et hollandaises.
  3. Un gouvernement national issu d'une majorité parlementaire n'y dispose d'aucune marge de manœuvre, d'aucun pouvoir réel. Il ne peut qu'appliquer les directives de Bruxelles, Berlin et Francfort.
  4. La souveraineté nationale n'a aujourd'hui plus aucun sens. La souveraineté populaire oui, mais à certaines conditions.
  5. La seule alternative possible à ce système doit être construite depuis le bas, erga omnes (pour tous), sans œillères et sans exclusives idéologiques.
  6. Cette alternative doit viser à satisfaire les besoins fondamentaux des gens, dans la seule perspective de gestion correcte des biens communs, c'est-à-dire l'autogestion de ces biens.
  7. Cette alternative peut et doit être construite hic et nunc (ici et maintenant), indépendamment de la politique politicienne, des échéances électorales et des structures établies de démocratie représentative.
  8. Seul un peuple disposant de la souveraineté alimentaire et économiquement autonome peut tourner le dos aux banques et à leur système, et donner un sens concret à son "NON".
  9. Les Grec-ques n'ont pas le choix : s'ils/elles veulent donner un sens à leur "NON", ils/elles doivent mettre en pratique un "OUI". Oui à :
    a) Un retour à leur terre, en la cultivant pour avoir de quoi manger :"La terre à ceux qui la travaillent".

    b)La création de leurs propres monnaies, sociales, locales, autogérées, non-bancaires, dont le cours sera indexé sur le temps de vie : 1 DD (δημοτικη δραχμή/drachme populaire)= 1 heure de vie.
    c) La création de leurs propres sources d'énergie, renouvelable, gratuite, propre.
    d) La création de leurs propres structures de pouvoir populaire (λαοκρατία/laokratia**) pour la gestion des biens communs, des territoires et des relations sociales. Une démocratie directe, horizontale, sans délégation, sans bureaucratisation, avec des mandats électifs tirés au sort et révocables à tout moment.
C'est seulement en devenant une zone libérée en Europe que la Grèce pourra faire basculer celle-ci dans une logique de sortie de la cage de fer.
Ni Euro ni drachme!
Laokratia!
Notes
*En comptant à partir du 6 décembre 2008, date de l'assassinat d'Alekos à Exarchia, qui a ouvert un cycle prolongé de luttes, avec des hauts et des bas.
**Laokratia: pouvoir populaire, terme désignant les structures mises en place par la résistance grecque dans les zones libérées durant la "guerre civile" de 1945 à 1948
Photo agropanos77

lundi 6 juillet 2015

OΧΙ: Le χ (khi) n'est un "x", Bande de Béotiens!

Au moins deux quotidiens européens ont, ce lundi matin, confirmé une fois de plus que l'UErope est devenue une grande Béotie.
Voici les objets de mon courroux :

Le titre de Libération est évidemment imputable à un obscur secrétaire de rédaction parisien qui n'a absolument aucune idée de la langue grecque, et non pas à la respectable Maria Malagardis, envoyée spéciale "indigène" en Grèce du quotidien drahien, pardon, de la "boîte à outils avec des angles".
Le titre de La Razón, « le plus réactionnaire des quotidiens espagnols » (André Schiffrin dixit) est sans doute imputable au même genre de Béotien, qualifié de secrétaire de rédaction. 

Chers co-Européens...
Lettre d'un Grec qui a voté "Non"

par Giorgos Faraklas Γιώργος Φαράκλας , 3/7/2015
Original: Αγαπητοί συνευρωπαίοι...

Giorgos Faraklas, spécialiste de dialectique hégélienne, enseigne la philosophie politique à l’université Panteion (Athènes).


... en 1967 ma mère fut arrêtée. Quelques jours plus tard, nous quittions la Grèce pour un autre pays. En 1974, la Turquie envahissait Chypre. Quelques jours plus tard, mon père était mobilisé. Aujourd'hui, je vis à nouveau, comme alors, un moment de peur et d'impuissance. Chers co-Européens, pourquoi nous soumettez-vous à une telle épreuve?

dimanche 5 juillet 2015

Αρκετά*! Un "Non" qui veut dire "Basta"!

par FG, 5/7/2015
Español: Αρκετά*! Un “No” que quiere decir “¡Basta! ”
Le peuple de Grèce a voté et il a dit "όχι", un "Non" franc et massif, pas à 51% mais à 61%. Il a dit Non au chantage exercé par la Triade de Bruxelles-Berlin-Francfort, cette troïka comiquement rebaptisées "les institutions", efficacement relayée par les caniches de Londres, Paris, Rome, Madrid et La Haye. Il a dit Non à la réalité qui lui a été imposée par les  banksters depuis 5 ans et que la Triade entend perpétuer et rendre encore plus tragique. 



Cette réalité tient en quelques chiffres:

jeudi 28 août 2014

Κάλεσμα Call Appel Llamamiento Appello Aufruf Crida Çağrı

Original: Ελληνικά
Traductions disponibles : English  Français  Español  Deutsch  Català  Italiano 
Κάλεσμα για μια διεθνή ημέρα αλληλεγγύης στις 595 καθαρίστριες του Υπέργειου Οικονομικών της Ελλάδας - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha
Εμείς οι 595 καθαρίστριες
 του Υπουργείου Οικ ... Lire la suite
Call to an international day of solidarity with the 595 cleaners of the Greek Ministry of Economy - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

We, the 595 cleaners of the Ministry of Finance, who had our jobs taken away from us on the 17th of September 2013, so that they can be given to private sub-contractors, have been fighting the last 11 months against the politics of austerity and against  ...
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Appel à une journée internationale de solidarité avec les 595 femmes de ménage du Ministère des Finances grec - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

Nous, femmes de ménage du Ministère des Finances, qui avons perdu nos emplois depuis le 17 septembre 2013, nous vous proposons d’unir nos forces et d’organiser une journée internationale de solidarité le samedi ... Lire la suite
Llamamiento a una jornada internacional de solidaridad con las 595 trabajadoras de limpieza del ministerio de Finanzas griego - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

  Nosotras, personal de limpieza del ministerio de Finanzas, que hemos perdido nuestros empleos después del 17 de septiembre de 2013, os proponemos unir nuestras fuerzas y organizar una jornada internacional de solidaridad el sábado ...
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Appello per una giornata internazionale di solidarietà con le 595 lavoratrici di pulizia del ministero delle Finanze greco - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

Noi, personale di pulizia del ministero delle finanza, che abbiamo perso il nostro lavoro dopo il 17 settembre 2013, proponiamo di unire le nostre forze ed organizzare una giornata internzazionale di solidarietà sabato 20 settembre 2014.   ...
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Aufruf zu einem internationalen Tag der Solidarität mit den 595 Putzfrauen des griechischen Finanzministeriums - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

  Wir Putzfrauen des Finanzministeriums wurden am 17. September 2013 hinaus geschmissen und unsere Arbeitsplätze an private Subunternehmen vergeben. Seit 11 Monaten führen wir einem Überlebenskampf, einen Kampf gegen die Sparpolitik ...
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Crida a una jornada de solidaritat amb les 595 treballadores de la neteja del ministeri de Finances grec - 595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

  Nosaltres, treballadores de la neteja del ministeri de les Finances, que hem perdut les nostres feines des del 17 de setembre de 2013, us proposem d’unir les nostres forces i d’organitzar una jornada internacional de solidaritat el ... Lire la suite

Yunanistan Maliye Bakanlığı Çalışanı 595 Kadın Temizlik İşçisinden Bir Günlük Uluslararası Eylem Çağrısı
595 Aγωνιζόμενες καθαρίστριες του Υπ. Οικον. Greek women cleaners in struggle
Femmes de ménage grecques en lutte Limpiadoras griegas en lucha

  Bizler, 17 Eylül 2013 itibarıyla işlerimizi kaybetmiş Maliye Bakanlığı çalışanı temizlik işçisi kadınlar olarak, sizleri gücünüzü gücümüze katmaya ve 20 Eylül 2014 Cumartesi ...
Devamı için

jeudi 7 novembre 2013

9 novembre : Journée mondiale d’action contre les mines d’or en Chalcidique (Grèce)-Manifestations à Athènes, Londres, Paris etc.



Η Εξόρυξη Χρυσού στη Χαλκιδική είναι και δικό μας πρόβλημα – Αλληλεγγυή στον αγώνα των κατοίκων της
http://saveskouries.org/

Exprimons notre solidarité !
Rassemblement samedi 9 novembre 13h au Trocadéro
Ce qui se passe
La Chalcidique est un lieu d’une beauté naturelle étonnante, qui attire chaque année un très grand nombre de touristes provenant du monde entier. Dans la partie occidentale de la Chalcidique il y a la forêt primitive de Skouries. Depuis quelques années, l’entreprise multinationale Eldorado Gold, qui s’occupe de l’exploitation aurifère, s’est installée à Skouries et avec l’aide de puissants intérêts privés nationaux ont commencé les activités minières à grande échelle. Ainsi, la destruction irrémédiable de l’écosystème de Skouries et le danger imminent de la contamination des sols et des eaux souterraines par des métaux lourds, constituent une réalité tout au long de la Chalcidique occidentale.


Quand l’injustice devient loi
Nous sommes résidents de Chalcidique, des pêcheurs, des agriculteurs, des éleveurs, des apiculteurs, des entrepreneurs et des scientifiques, d’autres mots, des gens qui aiment leur lieu d’origine. Depuis quelques années, lorsqu’on a demandé aux autorités de nous informer et de procéder aux consultations publiques sur le sujet des mines d’or dans notre quartier, elles ont reporté la discussion du sujet  à l’avenir et finalement on ne l’ a jamais réalisé. Quand nous nous sommes adressés aux organes scientifiques neutres, afin d’identifier les impacts potentiels de l’exploitation minière à notre vie, ils nous ont informé que la catastrophe soit irréparable tant pour les écosystèmes que pour l’économie locale. Par contre, lorsqu’on a fait une demande devant les tribunaux, ils n’ont procédé qu’à un contrôle de légalité des actes administratifs qui autorisaient l’exploitation minière, sans se prononcer sur la substance de la catastrophe. Lorsqu’on a fait des protestations contre l’exploitation minière, la police anti-émeute est intervenue comme armée d’occupation dans notre région, d’une manière violente, en terrorisant nous et nos enfants. Lorsqu’en Août, on a pris connaissance d’une étude officielle selon laquelle, l’eau du village Neohori est impropre à cause de la concentration prohibitive d’arsenic, l’État n’a jamais recherché s’il y avait de lien de causalité entre cet événement et la présence des entreprises minières de forage à proximité des sources du village. Quand récemment, les institutions de l’Union européenne ont examiné la légalité du soutien étatique au profit dudit «investissement», la Cour de la Justice de l’union européenne a condamné la Grèce pour ces aides financières, des millions d’euros, aux entreprises minières à Chalcidique, en les caractérisant illégales. Après tout ça, quand on entre dans la forêt de Skouries pour ramasser nos ruches d’abeilles, on rencontre des hommes armés de Eldorado Gold, qui nous contrôlent et nous interdisent l’accès. Aujourd’hui, l’Etat grec caractérise notre réaction comme terroriste, il nous affronte comme si on exerce des actes criminelles similaires de celles des nazis de l’Aube Dorée,  a condamné quatre résidents, qui résistent, à l’emprisonnement et a lancé des dizaines d’autres poursuites, en donnant un caractère institutionnel à  la violence et l’injustice qui s’exercent contre nous.
keep-calm-and-save-skouries

La résistance devient notre tâche
Nous sommes des habitants de Chalcidique et des solidaires de toutes parts en Grèce. Il y a trois ans que nous sommes dans la rue et que nous luttons pour sauver notre pays. On ne revendique pas seulement nos droits mais notre vie, notre propre avenir et celui de nos enfants. Nous sommes solidaires de chaque personne qui se bat pour la vie, l’égalité, la liberté, la dignité. La criminalisation et la répression des luttes et des mouvements sociaux soutenant les droits fondamentaux, constituent  les seules réactions d’un système qui est paniqué. Notre obligation est de protéger avec notre voix tous ceux qui résistent à l’abus de pouvoir. Nous croyons que tous ensemble, nous sommes plus forts. Le 9 Novembre, nous appelons à des manifestations simultanées, des événements, des actions partout dans le monde pour arrêter toute persécution et emprisonnement contre nous et pour cesser immédiatement l’exploitation de l’or en Chalcidique. Notre lutte se trouve à une étape cruciale. Maintenant, nous avons besoin de tous.
#Saveskouries 
Le 9 novembre en Grèce et partout dans le monde !!!

Exprimons notre solidarité

Rassemblement samedi 9 novembre 13h place du Trocadéro à Paris


Signataires :
Syriza Section de Paris
Initiative grecque à Paris

Iérissos, Iérissos !


Par MAKIS MALAFÉKAS, Écrivain, Libération, 17/4/2013
Retenez ce nom, lecteurs avides de justice sociale, de justice tout court. Retenez ce mot qui ne figure nulle part dans les reportages des médias français, citoyens d’un pays où vous devrez bientôt défendre bec et ongles les droits acquis suite à de longues décennies de sacrifices et de luttes, où vous devrez défendre vos biens publics, votre patrimoine commun, votre dignité même face à la déferlante libérale qui se dirige inexorablement vers vous.
Depuis quelque temps, un petit village reculé du nord de la Grèce, Iérissos, est devenu le symbole de la lutte contre l’expropriation des richesses naturelles du pays, planifiée dans le cadre de son présumé sauvetage. La compagnie canadienne «Eldorado Gold» (!), géant mondial de l’exploitation minière, a obtenu de la part du gouvernement de coalition le droit d’ouvrir et d’exploiter des mines d’or, de cuivre et de plomb dans une région protégée à la biodiversité unique, où sont également enfouies des antiquités classiques et byzantines ; tout cela pour une période indéterminée, et au prix d’un «loyer» absolument anecdotique. Selon les conclusions de nombreuses expertises, les procédures d’extraction sur une étendue de plusieurs centaines d’hectares de forêt vierge affecteraient irrémédiablement la nappe phréatique de la région tout entière.
Les habitants du village avoisinant, héroïquement mobilisés depuis plus d’un an (financement d’études indépendantes, campagnes d’information, manifestations, blocages…), ont souvent été victimes d’intimidations de la part du personnel de sécurité de l’entreprise et de violentes interventions des unités antiémeute au sex-appeal de Robocop venus spécialement d’Athènes et de Salonique. Balles en caoutchouc (assez inhabituelles pour l’esthétique de la zone euro), garde à vue et interrogatoires musclés, prélèvements d’ADN sans consentement ni charges retenues. Il y a quelques semaines, leur village s’est même fait violemment évacuer par un commando dûment cagoulé à coups de bombes lacrymogènes, afin de rechercher – à l’intérieur de chaque foyer – des preuves de «sabotage» contre le projet des mines. Ces bombes sont allées jusqu’à l’intérieur du petit lycée public de la municipalité.
Le 25 mars, lors de la Fête nationale en Grèce et comme le veut une coutume très années 30, les adolescents scolarisés devaient défiler en uniforme devant les dignitaires locaux – tant civils que religieux. Les lycéennes d’Iérissos ont protesté silencieusement en portant des masques antipoussière premier prix et des tee-shirts noirs avec l’inscription interpellante «Pourquoi nous avoir gazés ?». Elles ont participé au défilé les poings serrés en l’air sous les acclamations des villageois réunis. A l’heure actuelle, la réalisation du projet minier se poursuit avec acharnement. Et le combat des habitants d’Iérissos également. Retenez ce court récit, le nom de ce village, l’histoire de ces gens et l’image de ces jeunes filles grecques qui, certes, n’ont pas eu l’idée de défiler la poitrine dévoilée pour avoir droit au regard intéressé du journalisme européen de centre gauche, ni de porter des masques «Anonymous» pour les unes de la presse branchée, mais dont l’attitude fière et décidée devrait néanmoins servir d’exemple à tout homme et toute femme aspirant à confronter la barbarie ascendante des Marchés en collectivité d’individus libres et émancipés.

mardi 26 juin 2012

Manolis Glezos, combattant antifasciste et député de Syriza : "Nous devons sortir de l'esclavage du capital"

par Antonio Cuesta,  Gara, 25/6/2012 . Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Manolis Glezos est un combattant infatigable au long cours, député de la Coalition de la gauche radicale (Syriza) et célèbre pour l'action qui a donné le coup d’envoi à la Résistance en 1941, lorsqu’il arracha le drapeau nazi planté par les forces d'occupation allemandes sur l’Acropole d’Athènes.
Manolis Glezos note que, même si la coalition de gauche n'a pas remporté les élections législatives, elle a quand même connu une victoire car pour la première fois apparaît une gauche qui "ne veut pas conduire le peuple, mais marcher à ses côtés". Il assure vouloir que la Grèce reste dans les institutions européennes, mais avec un autre modèle, l'Europe des peuples et non celle des multinationales.
A presque 90 ans, vous êtes toujours un militant de gauche de premier plan. Comment évaluez-vous les résultats électoraux obtenus par Syriza le 17 juin?
Je pense que notre défaite est due à trois raisons principales : la première, que tout le monde connait, a été la forte pression à laquelle nous avons été soumis de la part des médias et des dirigeants européens ont fait tout ce qui a été en leur pouvoir pour terroriser les gens face à la perspective d’une victoire de Syriza. La seconde raison est qu’en Grèce, il n'ya pas de vote par correspondance, et une grande partie des électeurs sont inscrits sur leurs lieux de naissance, et qu’ils doivent donc aller voter là-bas. Ces deuxièmes élections en un peu plus d'un mois, ont fait que beaucoup de nos gens n’ont pas pu aller voter par manque d'argent pour le voyage. D'où la forte abstention. Et troisièmement, beaucoup de dirigeants de Syriza message ou n'ont pas tenu un discours homogène ou n’ont pas réussi à bien l'expliquer, surtout dans le domaine économique, ce qui a été exploité par les médias pour tromper les gens, en présentant des messages fragmentés ou apparemment contradictoires. Mais malgré tout cela, ces élections ont été une victoire pour Syriza. C’est la naissance d’une nouvelle gauche, qui n'a rien à voir avec les courants idéologiques du XXe siècle. La nouvelle gauche ne veut pas conduire le peuple, mais marcher à ses côtés, en cherchant tous ensemble les solutions dont on a besoin, pour arriver au pouvoir tous unis.
Combien de temps faudra-t-il pour qu’éclate la colère sociale contre la politique du nouveau gouvernement, dirigé par le parti conservateur Nouvelle Démocratie?
Il est difficile de mettre une date. Comme c’est la première fois qu’on assiste à une percée si importante de la gauche, je pense que les puissances internationales ne vont pas faciliter les choses pour le mouvement populaire et vont essayer de le freiner par des concessions au nouveau gouvernement. Certes, nous recevrons plus d'aide que prévu, pour essayer ainsi de marginaliser la gauche. Mais cela signifiera que nous serons enchaînés à la dette pour plus d'une décennie. Peut-être les retraites et les salaires ne seront pas abaissés  pour éviter les manifestations, mais l'avenir de notre peuple sera de toute façon hypothéqué.
Quelle sera l'attitude de Syriza dans cette nouvelle étape?
Nous sommes prêts à combattre, au Parlement et dans la rue. Nous dévoilerons ce qui se passe vraiment en Grèce. Nous allons nous concentrer sur la reconquête de la souveraineté de l'État grec. Nous n'avons pas besoin de sauveurs, ni des prêteurs ni des marchés. Nous ne sommes pas en train de dire qu’il faut nous isoler, notre politique est avec l'Union européenne.
Vos positions sur l'Union européenne sont parfois ambiguës. Pourriez-vous préciser si vous êtes favorables ou non à une poursuite du chemin dans les institutions européennes?
Nous sommes un pays européen et nous voulons appartenir à ses institutions, mais aussi travailler pour un autre modèle. Nous allons nous battre pour une Europe des peuples plutôt que des multinationales. Ils nous disent que nous devons quitter l'UE si nous ne sommes pas d'accord avec ces politiques, mais nous ne sommes pas non plus en faveur des politiques de la Grèce et nous ne sortons pas d’elle pour autant. Nous voulons y rester, et que tous les pays y restent. Comme avec l'ONU, où aucun pays n’envisage de la quitter, même s’il n’est pas d’accord avec ses règles de fonctionnement. Le problème n'est pas celui de l'euro ou de la drachme. L’important n'est pas de sortir d’une monnaie mais de sortir du capitalisme. J'ai été dans de nombreuses prisons, certaines meilleures et d’autres pires, dans certaines on avait du café, dans d’autres non. Beaucoup de prisonniers avaient envie d'aller dans les meilleures prisons, mais pour moi, il a toujours été clair que ce que je voulais, c’était sortir.  Ce dont il faut sortir, c’est l’esclavage du capital.
Manolis Glezos avec Alexis Tsipras. Foto Fotis Vrotsis
Maintenant que Syriza a grandi et occupe la place de principal parti d'opposition, ne court-elle pas le risque de s’embourgeoiser et de finir comme le PASOK, qui avait initialement un programme vraiment à gauche?
Non, cela n'arrivera pas avec Syriza. Notre coalition est composée de forces réparties sur un éventail idéologique large, qui va de groupes anarchistes à des secteurs de la gauche du PASOK, en passant par des trotskistes et des maoïste. Syriza est appelée à régénérer la gauche, ce qui est une nouveauté. Il ne s’agit pas, comme je l'ai dit, de conduire le peuple, mais de marcher avec lui. C'est ce qui nous distingue. Ce n’est pas une politique improvisée, derrière cette conception il y a de nombreux débats, qui continuent, sur le moyen d'arriver au pouvoir avec le peuple. Juste un exemple. Au cours de cette dernière campagne électorale ont eu lieu d'innombrables réunions où les gens ont apporté des contributions et des suggestions, ce qui a donné lieu à un échange fructueux d'idées. Avec tout cela on a confectionné le programme qui a pris en compte 80% des décisions prises lors des diverses réunions. Nous avons préféré les convoquer dans les villages et les quartiers, de manière à ce qu’elles ne soient pas trop grandes et aboutissent à quelque chose.
Vous avez déjà mené à la fin des années 80 une expérience de démocratie directe dans votre village. Comment ce projet a-t-il fini ?
Mon village, Apiranthos est situé sur l'île de Naxos et a une population de 1 100 habitants. Après  ma victoire aux élections locales on a décidé de créer une constitution locale qui établisse les bases d'une approche participative, en ce que l'assemblée des citoyens avait le contrôle total sur les affaires de la ville. Nous sommes arrivés à avoir cinq musées, trois bibliothèques, deux universités, deux collèges et une station météo. Le projet a été liquidé quand le gouvernement central a unifié les entités locales et les petites municipalités ont disparu.  Maintenant, tous les villages de Naxos fonctionnent sous un seul conseil municipal dominé actuellement par Nouvelle Démocratie.


Le 30 mai 1941, Manolis Glezos monta au sommet de l’Acropole et déroba le drapeau nazi qui flottait sur la ville depuis le 27 avril 1941, date de l’entrée des troupes allemandes dans Athènes. Il avait alors 17 ans. Ce geste fut le premier acte de résistance en Grèce, ce qui lui valut d’être condamnés à mort par contumace par les nazis. Le 24 mars 1942, il fut arrêté par les Allemands et torturé longuement, avant de s’évader en 1944. Le 3 mars 1948, en pleine guerre civile grecque, il fut jugé pour ses convictions politiques et condamné à mort à plusieurs reprises par le gouvernement de droite. Mais ces peines capitales ne furent pas appliquées en raison des réactions à l’étranger et finalement réduites à une condamnation à perpétuité en 1950. Encore en prison, Manolis Glezos fut élu membre au Parlement hellénique en 1951 comme candidat de la Gauche démocratique unie (EDA) ; il fut relâché en 1954. Le 5 décembre 1958, Glezos fut de nouveau arrêté et condamné cette fois pour espionnage, un prétexte courant pour persécuter les militants de gauche pendant la Guerre froide. Au cours de son deuxième emprisonnement pour raisons politiques après la guerre, il fut réélu député d’EDA en 1961, avant d’être relâché en 1962. Lors du coup d’État du 21 avril 1967, Glezos fut arrêté à 2 heures du matin, avec les autres dirigeants politiques grecs. Il fut libéré en 1971. Lors des élections législatives de 1981 et de 1985, il fut élu député sur les listes du PASOK. Au total, pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile grecque et le régime des colonels, Manolis Glezos passa 11 ans et quatre mois en prison et 4 ans et 6 mois en exil. (Note de Tlaxcala)
 

vendredi 22 juin 2012

"Syriza doit lancer un audit citoyen de la dette grecque"

Lettre d'Eric Toussaint à Syriza
Syriza, qui est dans l’opposition tout en étant sortie des élections avec un impressionnant soutien populaire, devrait mener une campagne active d’opposition et de propositions dans les mois qui viennent en favorisant les mobilisations populaires et en utilisant le parlement comme un moyen de lutte politique.
De même il est important que Syriza continue à s’adresser à l’opinion publique internationale et renforce les liens avec les mouvements politiques et sociaux qui, en dehors de la Grèce, sont prêts à s’engager activement aux côtés du peuple grec.
Parmi les priorités, Syriza, outre le refus de la poursuite de l’application des mesures antisociales d’austérité et des accords avec la Troïka, devrait prendre l’initiative de lancer un audit de la dette pour déterminer la partie illégitime afin de refuser de la payer si Syriza formait (dirigeait) un gouvernement suite à une nouvelle crise politique.
Syriza doit donc prendre la responsabilité de lancer un audit avec l’appui des mouvements sociaux en Grèce et en cherchant des collaborations et des appuis actifs en dehors de la Grèce. Il faut déterminer le champ de l’audit en donnant la priorité à démontrer l’illégitimité de la dette à l’égard de la Troïka, qui progressivement va représenter une partie de plus en plus importante.
Dans un an ou deux, la dette à l’égard de la Troïka pourrait représenter 3/4 du total de la dette publique grecque.
Si Syriza fait cela, le CADTM soutiendra au maximum cette démarche.

mardi 19 juin 2012

Syriza triomphe et… perd les élections. Mais ce n’est peut-être que partie remise…

Traductions disponibles : Español  
Athènes, 19 juin 2012- Il s’en est fallu d’un rien - 2,77% des voix - pour que la Coalition de la Gauche Radicale  (SYRIZA) gagne les élections grecques et parachève triomphalement l’extraordinaire montée en flèche de son score électoral qui est passé de 4,5% à presque 27% en moins de 3 ans ! Cependant, la droite coalisée de Nouvelle Démocratie et ses acolytes de tout bord (les vieux sociaux-libéraux du PASOK et les apprentis sociaux-démocrates de la Gauche Démocratique) ont le droit de pousser un ouf de soulagement : la menace de la formation d’un gouvernement de gauche abolissant les mesures d’austérité vient de s’éloigner, au moins pour l’instant…
Le soulagement est d’ailleurs général parmi ceux d’en haut qui nous gouvernent et nous affament. L’euro s’envole, les marchés respirent, Mme Merkel exulte et l’Internationale dite « socialiste » des Papandreou et Hollande se félicite de la « défaite » de ces empêcheurs de tourner en rond nommés Tsipras & Co. Alors, fin du cauchemar qui a vu les cobayes grecs se révolter et occuper le « laboratoire Grèce » ?  La réponse est un Non catégorique. Le cauchemar est ici pour y rester et tout indique que le nouveau gouvernement grec sera fragile et faible, miné par ses contradictions internes, la crise qu’il ne maitrise pas et, surtout, par la résistance  grandissante du peuple grec…
D’ailleurs, une analyse un peu plus approfondie des résultats électoraux de SYRIZA témoigne des lendemains qui déchantent pour les partisans des plans d’austérité.  SYRIZA prend le large dans les tranches d’âge de 18 a 45 ans et s’assure un vrai triomphe dans  les grands centres urbains comme le grand Athènes, Le Pirée ou Patras où vit et travaille plus de la moitie de la population grecque. En somme, SYRIZA s’assure le soutien de la population active et jeune tandis que les partisans de la Troïka et de l’austérité (La Nouvelle Démocratie et PASOK) survivent grâce à l’appui de la grande majorité des gens âgés (+ 65 ans) et des ruraux. Une réalité sociale politique de très mauvais augure pour la réaction grecque et ses patrons internationaux si on pense que ce sont exactement ces tranches d’âge  et ces populations urbaines qui  traditionnellement font l’histoire des pays du Nord…
 
S’il y a donc une leçon à tirer de ces élections grecques, c’est que SYRIZA domine désormais chez les travailleurs et les chômeurs, dans la jeunesse et les quartiers populaires, les bastions historiques de la gauche communiste, là où le PC (KKE) gardait jusqu'à peu une présence incontestée. Le changement est de taille, il est historique, vu que ce KKE qui dominait SYRIZA jusqu'il y a encore 2-3 mois, est maintenant réduit a une influence électorale marginale (4,5%) après avoir subi une véritable hémorragie de militants et sympathisants au profit de la Coalition de la Gauche Radicale.
A vrai dire, la recomposition de fait du paysage de la gauche  grecque est  presque totale, si on ajoute une autre hémorragie, encore plus grande, celle subie par la coalition des organisations d’extrême-gauche ANTARSYA au profit toujours de SYRIZA. Etant réduite à un éloquent 0,33% des voix, ANTARSYA doit maintenant tout faire pour éviter que sa crise ne conduise à un dramatique gâchis de milliers de militants révolutionnaires au moment où toute la gauche radicale grecque en a le plus besoin…
 
Cependant, il serait totalement faux de croire que SYRIZA aura désormais la vie facile, qu’elle peut se prévaloir de la fidélité permanente de ses 2 millions d’électeurs.  Au moindre faux pas de sa direction, SYRIZA risque de tout perdre en un temps record car l’écrasante majorité de ses électeurs l’a soutenue non pas pour des raisons « idéologiques » mais pour qu’elle donne - et applique - des solutions radicales à ses problèmes vitaux.  C’est pourquoi d’ailleurs, SYRIZA a énormément accéléré sa montée en flèche à partir du moment où elle a mis comme objectif de sa campagne de gagner les élections et de former un gouvernement de gauche qui allait abroger tout de suite les mesures d’austérité.  Et c’est, à l’inverse, pourquoi SYRIZA a perdu, pendant les derniers trois jours de la campagne, son avance - et avec elle les élections -  parce que sa direction a tenté d’amadouer ses adversaires en rendant son programme et son discours moins radical.
 
Attention donc au « faux pas » car les conséquences en seraient maintenant cataclysmiques : ceux qui profiteraient ne seraient pas les ex-grands partis traditionnels, mais les tueurs néonazis « qui sont ici pour y rester ». Pas seulement dans les urnes mais surtout dans les rues où ils multiplient déjà les agressions assassines contre les immigrés et les militants de gauche. Malheureusement, l’impréparation de la gauche grecque devant la peste brune a permis que le serpent néonazi soit désormais bien sorti de son œuf. Il n’est pas encore trop tard pour que cette gauche grecque se décide au plus vite à affronter le monstre naissant rien que pour assurer sa propre autodéfense…
 
Tout cela étant dit, il reste à tirer 2-3 grandes leçons de l’expérience de cette SYRIZA, formée, il y a bientôt 9 ans, de l’alliance ou plutôt du « mariage » d’un parti réformiste de gauche (Synaspismos) avec une douzaine d’organisations et courants d’extrême-gauche. La première leçon est que l’unité est possible. La deuxième que cette unité paye. Et la troisième, que l’unité est possible et payante à condition que ce soit une unité fondée sur la radicalité ! Par les temps qui courent, une expérience comme celle de SYRIZA mérite toute notre attention et – évidemment - notre solidarité internationaliste active. Car en Grèce la victoire de la gauche radicale reste possible, et peut n’être que partie remise…
 
 
Carte électorale du 6 mai (à gauche) et du 17 juin 2012 (Bleu N.D, vert PASOK et rose SYRIZA)
 

vendredi 15 juin 2012

Avant les élections en Grèce: ce que veut Syriza







Alexis Tsipras, par oursoula

Je maintiendrai la Grèce dans la zone euro
par Alexis Tsipras Αλέξης Τσίπρας. Traduit par  Fausto Giudice
Original: I will keep Greece in the eurozone
Traductions disponibles : Español  Português    

Qu'il n'y ait aucun doute, mon mouvement - Syriza - s'est engagé à maintenir la Grèce dans la zone euro.
Le président Barack Obama avait raison quand il a dit vendredi dernier: "Faisons maintenant  tout notre possible pour croître, quitte à verrouiller un plan à long terme pour stabiliser notre dette et nos déficits, et commencer à les faire diminuer d’une manière constante et  sensée." Cela vaut pour mon pays, aussi. La nécessité d'accorder à la Grèce une chance de croissance réelle et de nouvel avenir est maintenant plus largement acceptée que jamais.
Je crois fermement que nous obtiendrons un mandat démocratique clair du peuple de la République hellénique dimanche prochain. Avec ce mandat, nous prendrons des mesures immédiates pour mettre fin aux systèmes politique et réglementaires  grecs, qui sont corrompus et inefficaces et  qui ont ravagé notre économie au cours des dernières décennies. Le peuple de Grèce attend également de nous que nous prenions la responsabilité immédiate d’enrayer la crise humanitaire qui affecte notre pays.
Syriza est aujourd'hui  le seul mouvement politique en Grèce qui peut assurer la stabilité économique, sociale et politique à notre pays. La stabilisation de la Grèce à court terme bénéficiera à la zone euro dans un moment critique de l'évolution de la monnaie unique. Si nous ne changeons pas de voie, l'austérité menace à coup sûr de nous contraindre à sortir de l’euro.
Seule Syriza peut garantir la stabilité grecque, parce que nous ne portons  pas le bagage politique des partis de l'establishment qui ont conduit  la Grèce au bord de la ruine. C'est pour cette raison que les électeurs soutiennent notre engagement à tirer notre pays du gouffre. Nous allons mettre la Grèce sur une nouvelle voie de croissance par un gouvernement transparent. Une Grèce rénovée contribuera à refonder une Europe plus proche, plus unie. Les développements du  week-end  en Espagne confirment que la crise est paneuropéenne et que  la façon dont elle a été traitée jusqu'à présent a été totalement inefficace.
Le peuple de Grèce veut remplacer le vieux Mémorandum  d'entente (signé en mars avec l'UE et le Fonds monétaire international), qui  a échoué, par  un "plan national de reconstruction et de croissance". Cela est nécessaire à la fois pour éviter une crise humanitaire en  Grèce et pour sauver la monnaie commune.
Les problèmes fiscaux systémiques de la Grèce sont, en grande partie, un problème de faibles recettes publiques. Une myriade  d’allégements fiscaux et d’exemptions accordés aux intérêts particuliers par les administrations précédentes, avec un taux d'imposition effectif faible sur les revenus des particuliers  et du  capital, expliquent en grande partie le problème. Tout comme la méthode très inefficace de recouvrement de l'impôt.
Selon Eurostat, la Grèce est en-dessous de la moyenne des recettes publiques en pourcentage du produit intérieur brut de 4 pour cent. Le système politique bipartisan a passé des décennies à ignorer complaisamment le besoin urgent d'une réforme fiscale efficace. Il a concentré ses efforts de recouvrement des impôts sur la seule source fiscale épuisable : les ménages à faibles et moyens revenus.


Tsipras à Berlin, par Kostas Koufougiorgos: "Bonjour, Messieurs ! Je m'appelle Tsipras et je recherche des alliés allemands pour mes idées de réfomes...!"
Conformément à notre plan pour la reconstruction et la croissance, nous nous sommes engagés à suivre un programme de stabilisation fiscale pragmatique et socialement juste. Ce programme s'articule comme suit : stabilisation des dépenses publiques à environ 44 pour cent du PIB et réorientation ces dépenses pour s'assurer qu'elles sont faites à bon escient; augmentation des revenus de la fiscalité directe aux niveaux européens  moyens (plus de 4 pour cent du PIB) sur une période de quatre ans, et réforme du régime fiscal de manière à identifier la richesse et le revenu de tous les citoyens, et à répartir équitablement le fardeau de la fiscalité.
Le manque de transparence financière prévaut, alors même que les banques grecques ont été recapitalisées par des prêts de la troïka (l'UE, le FMI et la Banque centrale européenne). Nous ferons en sorte que les banques viables soient recapitalisées dans la transparence et d'une manière entièrement compatible avec l'intérêt public. C'est la seule façon de s'assurer que le système financier dans son ensemble retourne  à la pleine stabilité.
Arthur Miller a écrit qu "une époque peut être considérée comme finie lorsque ses illusions de base sont épuisées". L'illusion de base d’une bonne gouvernance sous l'ancien régime du système bipartisan a été épuisée. Il est maintenant tout à fait incapable d'assurer le retour de notre pays à la croissance et à la pleine participation à la zone euro. Dimanche prochain nous allons faire entrer la Grèce dans une nouvelle époque de croissance et de prospérité.
Cette nouvelle époque commence lundi prochain.

A gauche toute pour sortir de la crise ! Programme de Syriza pour les élections du 17 juin en Grèce


Voici le résumé en 10 points du programme de la coalition de gauche Syriza pour les élections législatives grecques du 17 juin 2012, traduit par Okeanos
Chambardement en Grèce/Changement en Europe
1. Créer un bouclier pour protéger la société contre la crise
  • Pas un seul citoyen, sans un revenu minimum garanti ou des prestations de chômage, des soins médicaux, une protection sociale, un logement et un accès à tous les services d’utilités publiques;
  • Des mesures de protection et de secours pour les ménages endettés ;
  • Le contrôle et la réduction des prix, la réduction de la TVA, la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.
"Les mémorandums appartiennent au passé
Nous ouvrons la voie de l’espoir
Chambardement en Grèce/Changement en Europe"
2. Éliminer le fardeau de la dette
La dette est d’abord et avant tout un produit des rapports de classe et est dans son essence même inhumaine. Elle est produite par l’évasion fiscale des riches, le pillage des fonds publics et l’achat exorbitant d’armes et d’équipements militaires.
  •     Un moratoire sur le service de la dette  ;
  •     Une négociation pour l’annulation de la dette, avec une provision pour les fonds d’assurance sociale et la protection des petits épargnants. Cela doit être suivi en exploitant tous les moyens disponibles tels qu’un audit de contrôle et la suspension des paiements ;
  •     Le règlement de la dette restante avec des dispositions pour le développement économique et l’emploi ;
  •     Une réglementation européenne de la dette des Etats européens ;
  •     Un changement radical du rôle de la Banque centrale européenne ;
  •     L’interdiction de produits bancaires spéculatifs ;
  •     Une taxe européenne sur l’impôt sur la fortune, les transactions financières et les profits.

3. Redistribution des revenus, fiscalité sur la richesse et abolition des frais inutiles
  •     Réorganisation et consolidation des mécanismes de recouvrement fiscal ;
  •     Imposition des fortunes de plus de 1 millions d’euros et des hauts revenus ;
  •     Augmentation progressive, jusqu’à 45%, de l’impôt sur la redistribution de bénéfices ;
  •     Taxation des transactions financières. Taxe spéciale sur les produits de luxe ;
  •     Suppression des exonérations fiscales des armateurs et de l’Eglise orthodoxe grecque ;
  •     Suppression de la confidentialité des banques et des marchands, traque à  la fraude fiscale et aux cotisations sociales ;
  •     Interdiction des transactions effectuées par le biais de sociétés off-shore ;
  •     Quête de nouvelles ressources via :
    - l’exploitation efficace des fonds européens ;
    - la demande remboursement des créances issus de l’occupation allemande et dee réparations allemandes de la Seconde Guerre mondiale ;
    - une forte réduction des dépenses militaires.
4.  Productivité, reconstruction sociale et environnementale
  •     Nationalisation / socialisation des banques et intégration d celles-ci dans un système bancaire public sous le contrôle du social et des travailleurs dans le but de servir le développement. Le scandale de la recapitalisation des banques doit cesser immédiatement.
  •     Nationalisation de toutes les entreprises publiques, d’importance stratégique, qui ont été privatisées à ce jour. Administration de ces entreprises publiques basée sur la transparence, le contrôle social et de la planification démocratique. Aide pour la fourniture de biens publics.
  •     Protection et la consolidation des PME du secteur social et des coopératives.
  •     Transformation écologique du modèle de développement. Cela inclut une transformation dans les secteurs de la production d’énergie, la fabrication, le tourisme et l’agriculture. Tous ces secteurs doivent être réformées selon les critères de l’abondance alimentaire et de la satisfaction des besoins sociaux.
  •     Développement de la recherche scientifique et de la spécialisation productive.
5. Un emploi stable avec des salaires décents et une assurance sociale
La dégradation constante de la main-d’œuvre, couplée avec des niveaux de salaires embarrassantes n’attire pas les investissements dans le développement ni dans l’emploi.
  •   Un emploi bien payé, bien réglementé et bien assuré ;
  •   Un retour immédiat du salaire minimum et un retour des salaires réels dans les trois ans ;
  •  Un retour immédiat des conventions collectives de travail ;
  •  L’instauration de mécanismes de contrôle puissants qui protègent l’emploi ;
  • La confrontation systématique des relations de déréglementation des licenciements et du travail.
6. Plus de démocratie. Les mêmes droits démocratique et sociaux pour tous
Il y a un déficit démocratique dans le pays. La Grèce s’est progressivement transformée en un Etat policier autoritaire.
  •     Une refondation de la souveraineté populaire et une mise à niveau du pouvoir parlementaire au sein du système politique ;
  •     Une incitation à un système électoral proportionnel ;
  •     La séparation des pouvoirs ;
  •     La révocation de la loi pour la responsabilité ministérielle et l’abolition des privilèges économiques du parlementaire ;
  •     Une réelle décentralisation et un gouvernement local avec des ressources et des compétences élargies ;
  •     L’introduction de la démocratie directe et d’institutions d’auto-gestion sous le contrôle du social et des travailleurs à tous les niveaux ;
  •     Des mesures contre la corruption politique et économique ;
  •     La fondation de droits syndicaux démocratiques, politiques et commerciaux ;
  •     L’amélioration des droits des femmes et  des jeunes dans la famille, au travail et dans l’administration publique ;
  •     L’accélération du processus d’asile ;
  •     L’abolition du règlement de Dublin II et l’octroi de papiers aux immigrants ;
  •     L’inclusion sociale des immigrants et de l’égalité des droits ;
  •     La réforme démocratique de l’administration publique avec la participation active des fonctionnaires ;
  •     La démilitarisation et la démocratisation de la police et des garde-côtes ;
  •     Le démantèlement des forces spéciales.
7. Un État-providence puissant
Les lois anti-assurance ont fait baisser les services sociaux et la chute abrupte des dépenses sociales a rendu la Grèce un pays où règne l’injustice sociale.
  •     Programme immédiat de sauvetage du système de retraite qui comprend le financement tripartite et le retour progressif des portefeuilles des fonds de pension  dans un système public et universel d’assurance sociale ;
  •     Hausse des allocations de chômage jusqu’à ce que le taux de substitution atteigne les 80% du salaire. Aucun chômeur ne doit être laissé sans indemnité de chômage ;
  •     Introduction d’un revenu minimum garanti ;
  •     Système unifié de protection sociale complet couvrant les strates sociales vulnérables.
"Ils ont décidé sans nous
Nous avançons sans eux
Chambardement en Grèce/Changement en Europe"
8.  La santé : un bien public et un droit social
La santé doit être fournie gratuitement et sera financée par un système de santé publique via les mesures  suivantes (immédiates) :
  •     Soutien et mise à niveau des hôpitaux ;
  •     Mise à jour des infrastructures de santé de l’Assurance Sociale (IKA) ;
  •     Développement d’un système intégré de soins de premier niveau médical ;
  •     Arrêt des licenciements ;
  •     Couverture des besoins en traitement médical (personnel et équipements) ;
  •     Accès gratuit et sans coût d’un traitement médical pour tous les résidents dans le pays ;
  •     Traitement pharmaceutiques et examens médicaux gratuits pour les retraités à faible revenu, les chômeurs, les étudiants et ceux qui souffrent de maladies chroniques.
9. Protection de l’éducation, de la recherche publique, de la culture et des sports des politiques du Mémorandum.
  •     Consolidation de l’enseignement universel, public et gratuit ;
  •     Couverture des besoins les plus urgents en infrastructure et en personnel aux trois niveaux ;
  •     Ecole obligatoire jusqu’à 14 ans ;
  •     Révocation de la loi Diamantopoulou (ndlr : Anna Diamantopoulou avait demandé l’abolition de la loi sur  »l’asile académique », qui interdit l’accès des campus à la police. Cette abolition a été votée le 24 août 2011. On reparlait de « junte » à cette époque, puisque cette loi avait été mise en place suite à la révolte des étudiants qui avait été le point de départ de la fin de la junte militaire);
  •     Consolidation de l’autonomie des universités ;
  •     Préservation du caractère académique et public des universités.
10. Politique étrangère indépendante et engagée dans la promotion de la paix.
L’adaptation de la politique étrangère aux exigences des États-Unis et des Etats puissants de l’UE met en danger l’indépendance du pays, la paix et la sécurité.
  •     Une politique étrangère multidimensionnelle et qui prône la paix ;
  •     Le désengagement de l’OTAN et la fermeture des bases militaires étrangères ;
  •     La fin de la coopération militaire avec Israël ;
  •     L’aide aux tentatives des chypriotes de réunifier l’île ;
  •     En outre, sur la base du droit international et sur le principe de résolution pacifique des conflits, poursuite d’une solution aux relations gréco-turques, d’une solution au problème de la dénomination officielle de l’ARYM et de l’identification de la zone économique exclusive de la Grèce

  Spots de campagne
 Premier spot
Transcription (merci à Mehdi Zaaf) :

    Depuis le 24 avril 2010, le jour où ils nous ont amené le FMI, tu te souviens combien de fois ils nous ont effrayé, nous disant que nous allions sortir de l’Euro et que nous allions revenir à la drachme ?

    Que nous n’obtiendrions pas le prochain versement / la prochaine dose ?

    Que l’on faisait faillite et que les mémorandums allaient nous sauver ?

    Tellement de fois que cela ne nous fait même plus peur.

    La force électorale acquise le 7 mai, nous a ouvert une nouvelle voie, loin de la seule véritable terreur qui menace nos vies : leurs politiques et leurs mémorandums.

    Le 17 juin, nous faisons des mémorandums un artefact du passé. Nous ouvrons la voie de l’espoir.

    Syriza, front social unitaire
Deuxième spot
Transcription :

    06/05/2012

    depuis le jour ou nous avons dit NON à leur mémorandum , vous avez vu combien de fois ils ont modifié ce qu’ils disaient avant.

    Avant
    E. Venizelos, le 30/08/2011 : « Nous ne renégocions pas le cadre(…) »
    Après
    E. Venizelos, le 05/05/2012 : « … Le pays va dans la vers la révision des règles malsaines du contrat… »

    Avant
    A. Samaras, le 11/02/2011 : « …De la même manière que nous avons condamné le 1er mémorandum, nous refuserons le mémorandum 2, qui est pire …

    A. Samaras, le jour du vote du 2ème mémorandum, le 12/02/2011, un jour plus tard, au parlement : « A.Samaras a voté oui pour tout »

    Après
    A. Samaras, le 07/05/2012 : « … pour changer la politique du mémorandum à travers des rénégociations… »

    Ils ont changé si souvent que désormais, nous savons le niveau de puissance qu’ont nos droits et nos votes .

    Le 17 juin, nous faisons des mémorandums un artefact du passé. Nous ouvrons la voie de l’espoir.

    Syriza, front social unitaire