Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
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mardi 22 mars 2016
lundi 14 mars 2016
Putsch im Luxushotel: Libysche »Einheitsregierung« inthronisiert
Putsch depuis des hôtels de luxe : le "gouvernement d'union nationale" libyen intronisé
Knut Mellenthin
Putsch im Luxushotel: Libysche »Einheitsregierung« inthronisiert
Seit über einem Jahr drängen EU und USA auf die Bildung einer libyschen »Regierung der nationalen Einheit«. Ihre erste Aufgabe soll ein Hilferuf an die NATO sein, um deren militärisches Eingreifen zu rechtfertigen. Aber ... Weiterlesen
Seit über einem Jahr drängen EU und USA auf die Bildung einer libyschen »Regierung der nationalen Einheit«. Ihre erste Aufgabe soll ein Hilferuf an die NATO sein, um deren militärisches Eingreifen zu rechtfertigen. Aber ... Weiterlesen
Putsch depuis des hôtels de luxe : le "gouvernement d'union nationale" libyen intronisé
Depuis plus d'un an, l'Union européenne et les USA font pression pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale" en Libye. Sa première tâche serait de lancer un appel à l'aide à l'OTAN pour justifier ... Lire la suite
Depuis plus d'un an, l'Union européenne et les USA font pression pour la formation d'un "gouvernement d'union nationale" en Libye. Sa première tâche serait de lancer un appel à l'aide à l'OTAN pour justifier ... Lire la suite
| Martin Kobler et Khalifa Haftar |
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vendredi 5 février 2016
Ukraine : les masques de la révolution
Le film qui expose une vérité toute nue
Sans eux, la révolution ukrainienne n’aurait jamais triomphé.
En février 2014, des groupes paramilitaires ont affronté la police au coeur de Kiev et ont fait fuir le président Yanoukovitch. Ils ont installé un nouveau gouvernement.
Dans le récit médiatique communément admis, ils ont été présentés comme les héros de la révolution. Ils étaient du bon côté de la barricade. En fait, il s’agissait de corps francs d’extrême droite, désormais lourdement armés.
Ils s’appellent Secteur Droit, Azov ou Svoboda. Ils ont créé de véritables armées parallèles, largement incontrôlées. A Odessa, en mai 2014, ils ont commis un massacre de masse sans être sanctionnés. 45 personnes brûlées vives. Un massacre passé sous le radar.
Comment a-t-il pu nous échapper ? Pourquoi les démocraties occidentales n’ont-elles pas fait entendre leur voix ?
Sans doute parce que les milices nationalistes ukrainiennes jouaient les soldats supplétifs dans une guerre beaucoup plus large. La révolution ukrainienne a été soutenue massivement par la diplomatie américaine.
Dans la nouvelle guerre froide Russie-USA, l’Ukraine est un pion décisif dans une stratégie de contention de Poutine.
« Les masques de la révolution », de Paul Moreira, explore cette zone restée aveugle.
Auteur Paul Moreira
Réalisation Paul Moreira
Producteur Luc Hermann
Image Pedro Brito da Fonseca
Montage Tal Zana
Journaliste Tetiana Pryvashko
Durée 52'
Distribution internationale Java films
Sélectionné hors-compétition dans la catégorie Grand reportage et Investigation – Création française au FIPA – projection en avant-première le mercredi 20 janvier à 19h15 au cinéma le Royal à Biarritz
mercredi 23 décembre 2015
Aux États-Désunis d'Amérikkke, les pauvres sont plombés, au sens propre
Yanan Wang
USA : À Flint, dans le Michigan, il y a tellement de plomb dans le sang des enfants qu’un état d’urgence a été déclaré
Pendant des mois, des parents inquiets, à Flint, dans le Michigan, se sont rendus en grand nombre aux cabinets de leurs pédiatres. Leur enfant tenu par la main ou dans les bras, ils avaient tous la même question : leurs enfants ... Lire la suite
Pendant des mois, des parents inquiets, à Flint, dans le Michigan, se sont rendus en grand nombre aux cabinets de leurs pédiatres. Leur enfant tenu par la main ou dans les bras, ils avaient tous la même question : leurs enfants ... Lire la suite
Terrence McCoy
La vie de Freddie Gray : un exemple des effets de la peinture au plomb sur les Noirs pauvres aux USA
BALTIMORE - La maison où la vie de Freddie Gray a changé pour toujours se trouve au bout d'une longue ligne de maisons en rangée abandonnées dans l'un des quartiers les plus pauvres de cette ville. L'intérieur de cette ... Lire la suite
Baltimore, USA : Comment se faire des millions sur le dos des Noirs pauvres atteints de saturnisme
BALTIMORE - La lettre est arrivée en avril, un méli-mélo de chiffres et de mots étranges. Cela ne l'a pas alarmée tout de suite. La plupart des lettres sont pour elle des énigmes frustrantes qu' elle ne peut ... Lire la suite
BALTIMORE - La maison où la vie de Freddie Gray a changé pour toujours se trouve au bout d'une longue ligne de maisons en rangée abandonnées dans l'un des quartiers les plus pauvres de cette ville. L'intérieur de cette ... Lire la suite
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jeudi 10 décembre 2015
Joe Hill, in memoriam
Ne perdez pas de temps dans le deuil, organisez-vous !
par FG, 10/12/2015
Nous sommes impardonnables : nous avons raté le centenaire de l'exécution de Joe Hill, le 19 novembre 1915, à Salt Lake City. Comme Malcolm X, Patrice Lumumba, Che Guevara ou Thomas Sankara, il est mort, assassiné par l'ennemi de classe, à moins de 40 ans, exactement à 36 ans, fusillé par un peloton d'exécution. Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire et je m'en vais donc raconter cette page épique, tragique et sanglante de l'histoire de la classe ouvrière des Amériques, ces hommes et ces femmes qui avaient fui la vieille Europe à la recherche du paradis sur terre et tombèrent dans l'enfer du capitalisme le plus meurtrier de l'histoire.
Un enfant du fer
Joel Emmanuel Hägglund est né le 7 octobre 1879 à Gävle, dans le centre de la Suède, une région appelée le Gästrikland, terre du fer et de la chaux, qui ont été exploités depuis le XIVème siècle. Son père Olof, fils de paysan, est conducteur de locomotive sur la ligne Gävle-Falun. La famille est religieuse –waldenströmienne, c'est-à-dire appartenant à l'Église missionnaire suédoise, une scission de l'Église luthérienne officielle créée par un pasteur excommunié, PP Waldenström, fort active dans les milieux ouvriers, attirés par son accent mis sur la liberté individuelle - et musicale. Joel apprend très tôt à jouer du violon, du banjo, de la guitare, du piano, de l'harmonica et sur l'orgue construite par son père; il commence à composer des chansons, inspirées des psaumes chantés par les adolescentes de l'Armée du Salut, dans les jupes desquelles il est tout le temps fourré.
La veuve Hägglund et ses six enfants vers 1890
La situation de la famille change dramatiquement avec la mort du père en 1887, à 41 ans, lors d'une opération suite à un accident du travail lors d'une fausse manœuvre. Entraîné par une locomotive, Olof souffrit d'hémorragies internes pendant un an avant d'être opéré et de ne pas se réveiller de l'anesthésie. La mère, dont la pension de veuve des chemins de fer est bien maigre -225 couronnes par an, soit le quart d'un revenu ouvrier de l'époque -, et les six enfants en vie (sur les neuf qu'elle a eus) doivent se retrousser les manches et la machine à tisser fabriquée par Olof tourne à plein régime. Certains soirs, il n'y a rien à manger et les enfants se couchent dans le froid glacial de l'hiver, ventre vide et mitaines aux mains, faute de chauffage.
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mardi 23 juin 2015
Rencontre de générations : D'Angelo et Bobby Seale parlent des mouvements noirs d'hier et d'aujourd'hui
par
Dan Hyman, The New York Times, 19/6/2015. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: D’Angelo and Bobby Seale on the Past and Future of Political Protest
Original: D’Angelo and Bobby Seale on the Past and Future of Political Protest
Bobby Seale a co-fondé le Black Panther Party. La star de Rythm and Blues D'Angelo prend position sur l'injustice raciale dans son nouvel album. Tous deux se sont rencontrés à Oakland, en Californie. Photo de Zackary Canepari pour le New York Times.
Oakland, Californie. - Au début de juin, avant la fusillade à Charleston, Caroline du Sud, le chanteur de RnB D'Angelo se tenait sous l'auvent rouge sang de la boulangerie It’s All Good, regardant dans la fenêtre de l'immeuble qui a servi de premier bureau au Parti des Panthères Noires. Autre lieu de la tournée du souvenir, sous un réverbère de la Septième Avenue, où se tenait le groupe pour sa première action de surveillance de la police.
mercredi 3 juin 2015
Nation Dalit! : l'art peut-il démanteler le système séculaire des castes ?
par
Sanjena Sathian संजना सथिान, 14/4/2015. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: Dalit Nation! Can Art Dismantle a Centuries-Old System?
Original: Dalit Nation! Can Art Dismantle a Centuries-Old System?
On
a retrouvé la tante nue et morte. Les hommes avaient déposé le haut de
son salwar kameez* dans une rivière, où il dérivait, doucement. Juste
avant, ils avaient violé et tué aussi la mère. Et avant cela, une bande
de voisins et de camarades de classe avait attaqué l'adolescente sur le
chemin de l'école. Elle avait 15 ans. C'était tout simplement parce
qu'elles étaient des femmes et qu'elles passaient par là. L'exposition à
l'agression semblait inscrite dans la lignée de la famille.
Il y a trop d'histoires de femmes de ce genre en Inde, comme toute
personne suivant les infos le sait bien. Mais ce qui est moins discuté
que l'épidémie de viols c'est histoire sous-jacente - celle des basses
castes en Inde. C'est le discours de base de l'artiviste
Thenmozhi ("Thayn-MO-ri") Soundararajan, qui a entendu toute sa vie des
milliers d'histoires horribles comme celle-là. "La caste", dit-elle,
"est appliquée à travers nos corps". L'artiste multimédia prend des
photos, écrit, produit et réalise des documentaires, est curatrice
d'expositions d'art publiques et organise des actions de guérilla de
protestation (pour ne nommer que quelques activités) ... comme une sorte
de performances artistiques. Toutes sont basées sur des expériences de
femmes indiennes des basses castes.
jeudi 7 mai 2015
8 Mai : La victoire sur le fascisme, 70 ans après
Ce 8 mai marque le 70ème
anniversaire de la victoire des peuples du monde sur le fascisme et le
nazisme, et en particulier la victoire du peuple soviétique sur
l'Allemagne, décisive dans cette geste historique. Dans
les conditions politiques, économiques et sociales actuelles sur le
plan mondial, cet anniversaire revêt une signification particulière,
étant donné les menaces constantes contre la paix représentées par le
capitalisme collectif , US en tête, et la possibilité réelle d'un
nouveau conflit militaire de dimensions planétaires, qui serait le dernier auquel l'humanité se livrerait.
La
Seconde Guerre mondiale n'a pas pour seuls responsables les fascistes
allemands, italiens et japonais, qui, souhaitant un nouveau partage du
monde, déchaînèrent la tragédie guerrière la plus terrible de
l'histoire; il
est également nécessaire de souligner la responsabilité manifeste des
impérialistes anglais, US et français dans le déclenchement de la
guerre. Leurs gouvernements avaient encouragé et autorisé le réarmement de l'Allemagne; Ils occultèrent la croissance rapide de ses forces armées et
invoquèrent une soi-disant neutralité supposée face aux agressions
fascistes contre l'Éthiopie en 1935, l'Espagne en 1936, l'Autriche et la
Tchécoslovaquie en 1938 et la Pologne en 1939.
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mercredi 29 avril 2015
Pourquoi l'Italie ne s'intéresse pas aux Italiens assassinés par des drones US
Sigonella, capitale mondiale de la guerre robotisée
par Antonio Mazzeo, 27/4/2015. Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: Perché all’Italia non interessa degli italiani assassinati dai droni
Original: Perché all’Italia non interessa degli italiani assassinati dai droni
Ce sont des victimes collatérales, inconscientes et innocentes, de l'énième acte d'une guerre unilatérale. Il ne s'agit plus d'armées contre armées, mais de robots tueurs contre des hommes, des femmes, des enfants. Le coopérant sicilien Giovanni Lo Porto, honteusement ignoré par la politique avec un grand P, les institutions et l'ensemble du Parlement italien, a été brutalement assassiné au Pakistan dans l'un des innombrables bombardements déclenchés par les essaims de drones US.
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samedi 21 février 2015
Malcolm X avait raison sur les USA
par Chris Hedges, Truthdig, 1/2/2015.Traduit par Nicolas Casaux, édité par Fausto Giudice
Original: Malcolm X Was Right About US-America
Original: Malcolm X Was Right About US-America
NEW-YORK —
Malcolm X, contrairement à Martin Luther King, ne pensait pas que
l’Amérique ait une conscience. Pour lui, il n’y avait pas de grande
contradiction entre les nobles idéaux de la nation — une imposture à ses
yeux — et l’échec à rendre justice aux noirs. Il avait compris,
peut-être mieux que King, les mécanismes inhérents à l’empire. Il
n’espérait pas des dirigeants de l’empire qu’ils se reconnectent à la
bonté en eux afin de construire un pays débarrassé de l’injustice et de
l’exploitation. Il expliquait que depuis l’arrivée du premier bateau
d’esclaves jusqu’à l’apparition de notre vaste archipel de prisons et de
nos sordides colonies intérieures, où les pauvres sont piégés et
maltraités, l’empire US était inexorablement hostile à ceux que Frantz
Fanon appelait les « damnés de la terre ». Cela, et Malcolm en était
conscient, ne changerait pas tant que l’empire ne serait pas détruit.
«
Il est impossible que le capitalisme survive, premièrement parce que le
système capitaliste a un besoin perpétuel de sang à sucer », disait
Malcolm. « Le capitalisme était un aigle, c’est maintenant un vautour.
Il était assez puissant pour sucer le sang de n’importe qui, des forts
comme des faibles. Mais aujourd’hui il est devenu plus couard, comme le
vautour, et il ne peut plus sucer que le sang des faibles. À mesure que
les nations du monde se libèrent, le capitalisme a moins de victimes
potentielles à sucer, et il s’affaiblit. Ce n’est qu’une question de
temps avant l’effondrement complet. »
King
obtint une victoire légale à travers le mouvement des droits civiques,
comme le montre le nouveau film « Selma ». Mais il échoua à faire naitre
la justice économique, et à détourner l’appétit vorace de la machine de
guerre qu’il savait pertinemment responsable des abus de l’empire sur
les opprimés à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Et 50 ans après
l’assassinat de Malcolm X à l’Audubon Ballroom de Harlem par des
tueurs à gages de la Nation de L’Islam, il apparait clairement que
c'était lui, et pas Martin Luther King, qui avait raison. Il savait
quelle nation nous sommes. Les humains peuvent se racheter. Pas les
empires. Notre refus de regarder en face la vérité sur l’empire, de nous
attaquer à la multitude de ses crimes et de ses atrocités, a fait
naître le cauchemar que Malcolm avait prédit. Et à mesure que l’ère
numérique et la société post-lettrée implantent une amnésie historique
terrifiante, ces crimes sont effacés aussi vite qu’ils sont commis.
mardi 6 janvier 2015
La Tunisie, place forte US en Méditerranée
par Antonio Mazzeo, 6/1/2015
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Tunisia roccaforte Usa nel Mediterraneo
Quatre ans après le début du Printemps arabe, l'armée US renforce le partenariat avec un allié historique en Afrique du Nord pour contrer la pénétration du "terrorisme" islamique radical en Méditerranée. C'est la Tunisie, un pays en grave crise sociale et économique de longue durée, mais qui, grâce à Washington, a lancé un programme extrêmement coûteux de réarmement et de renforcement de son dispositif militaire.
Ces derniers jours, la Defense Security Cooperation Agency, l’Agence US de coopération en matière de défense et de sécurité - a approuvé la vente au gouvernement tunisien de douze hélicoptères de combat et de transport tactique Sikorsky UH-60M "Black Hawk", pour un coût de 700 millions de dollars qui inclut un soutien en matière de formation et technico-logistique du personnel tunisien. Ces hélicoptères peuvent transporter jusqu'à onze militaires à la fois et seront armés de mitrailleuses M134 7,62 de 51 mm. GAU-19.50 BMG 12,7 à 99 mm, des roquettes à guidage laser et des missiles "Hellfire". La Tunisie a également demandé à Washington une série d'équipements pour les "Black Hawk" : moteurs, systèmes de positionnement global et de planification des missions aériennes, de systèmes radio VHF (Très Haute Fréquence), UHF (Ultra Haute Fréquence) et pour la transmission satellites, du matériel et des systèmes de détection de missiles,etc.
Quatre ans après le début du Printemps arabe, l'armée US renforce le partenariat avec un allié historique en Afrique du Nord pour contrer la pénétration du "terrorisme" islamique radical en Méditerranée. C'est la Tunisie, un pays en grave crise sociale et économique de longue durée, mais qui, grâce à Washington, a lancé un programme extrêmement coûteux de réarmement et de renforcement de son dispositif militaire.
Ces derniers jours, la Defense Security Cooperation Agency, l’Agence US de coopération en matière de défense et de sécurité - a approuvé la vente au gouvernement tunisien de douze hélicoptères de combat et de transport tactique Sikorsky UH-60M "Black Hawk", pour un coût de 700 millions de dollars qui inclut un soutien en matière de formation et technico-logistique du personnel tunisien. Ces hélicoptères peuvent transporter jusqu'à onze militaires à la fois et seront armés de mitrailleuses M134 7,62 de 51 mm. GAU-19.50 BMG 12,7 à 99 mm, des roquettes à guidage laser et des missiles "Hellfire". La Tunisie a également demandé à Washington une série d'équipements pour les "Black Hawk" : moteurs, systèmes de positionnement global et de planification des missions aériennes, de systèmes radio VHF (Très Haute Fréquence), UHF (Ultra Haute Fréquence) et pour la transmission satellites, du matériel et des systèmes de détection de missiles,etc.
jeudi 1 janvier 2015
Le rapport d'autopsie révèle que les policiers qui ont tué Ezell Ford à Los Angeles lui ont tiré dans le dos
par Andrew Emett*, NationofChange, 1/1/2015. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Ezell Ford est
l'une d'au moins 16 personnes noires non armées tuées par la police en
2014. Alors que les agents prétendent
que Ford avait tenté d'attraper
une de leurs armes, le rapport
d'autopsie étaie-t-il leur
histoire?
Sous la pression du maire de Los Angeles, la LAPD
a finalement rendu public le rapport
d'autopsie sur Ezell Ford.
Selon le rapport, un officier de
la LAPD a tiré sur Ford, le touchant au bras droit et au côté droit tandis qu'un second policier lui a tiré dans le dos à bout portant. Bien que les officiers affirment Ford
a essayé de saisir une de leurs armes, les
témoins ne corroborent pas
leur version.
À environ 20h10 le
11 août, les agents Sharlton
Wampler et Antonio Villegas, de l'Unité locale de chasse aux
gangs de la LAPD ont vu Ford
marchant sur le trottoir et ont décidé
de procéder à une interpellation de contrôle. Selon un communiqué de presse de la LAPD, Wampler et
Villegas sont sortis de leur véhicule et ont tenté de parler à Ford, qui a
continué à marcher tout en cachant ses mains. Quand les
policiers se sont approchés de Ford,
il aurait attrapé l'un d'eux et une lutte
se serait ensuivie.
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mardi 16 décembre 2014
La bataille pour le Mexique
par John M. Ackerman, 15/12/2014. Traduit par
Fausto Giudice, TlaxcalaOriginal: La batalla por México
À la mémoire de Vicente Leñero, Anayeli Bautista*et Erika Kassandra,
graines de la seconde révolution mexicaine
graines de la seconde révolution mexicaine
Le
mouvement qui a émergé suite à la disparition et au massacre des
étudiants d'Ayotzinapa a d'énormes implications mondiales et
historiques. La bataille pour les ressources
naturelles, la culture millénaire et le système politique mexicains
constitue une épreuve de force à la fois pour l'oligarchie mondiale et
son appareil répressif et pour la mobilisation citoyenne mondiale pour la
paix, l'environnement et la justice. Il est de la responsabilité de tous
les Mexicains à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ainsi que des
citoyens concernés à travers le monde de mettre leur grain de sable pour
assurer que la crise actuelle ne débouche pas sur une renaissance du
fascisme mondial et, au contraire, ouvre la voie à la libération
humaine.
"1808-1936 :de nouveau pour l'indépendance de l'Espagne", affiche de l'artiste espagnol Renau (1907-1982)
dimanche 30 novembre 2014
La fin de la démocratie mexicaine
par
John M. Ackerman, 2611/2014. Traduit par
Fausto Giudice, Tlaxcala
Avec l'aide de l'administration Obama, Peña Nieto est en train de remodeler brutalement la société mexicaine
Mexico, 5 novembre 2014: manifestation sur l'avenue Reforma pour
demander justice pour les 43 étudiants disparus d' Ayotzinapa Photo
Miguel Tovar / LatinContent / Getty Images
Avant même l'enlèvement tragique de 43 étudiants de l'École normale
rurale d' Ayotzinapa le 26 septembre dernier, le président du Mexique
Enrique Peña Nieto était déjà au bord du gouffre. Son programme de
réforme néolibérale, la répression systématique des protestations et sa
poigne de fer pour contrôler les médias avaient fait de lui le président
le plus impopulaire de l'histoire récente du Mexique.
L'énorme agitation qui a éclaté ces derniers jours concerne donc non seulement la criminalité et la violence, mais aussi le pouvoir social et la politique démocratique. Et ce qui est en jeu dans la bataille d'aujourd'hui pour le Mexique n'est pas seulement l'avenir de paix et de prospérité pour ceux qui vivent au sud du Rio Grande, mais aussi la démocratie et la justice au nord de la frontière.
Avant d'entrer en fonction le 1er décembre 2012, Peña Nieto a publié une tribune dans le Washington Post dans laquelle il essayait de dissiper les inquiétudes au sujet de ses liens intimes avec la vieille garde la plus corrompue et arriérée de l' autoritaire Parti révolutionnaire institutionnel, qui a gouverné le pays de 1929 à 2000. Il encourageait les observateurs à oublier le passé du parti et à plutôt regarder son «plan pour ouvrir le secteur de l'énergie du Mexique à l'investissement privé, national et étranger."
L'énorme agitation qui a éclaté ces derniers jours concerne donc non seulement la criminalité et la violence, mais aussi le pouvoir social et la politique démocratique. Et ce qui est en jeu dans la bataille d'aujourd'hui pour le Mexique n'est pas seulement l'avenir de paix et de prospérité pour ceux qui vivent au sud du Rio Grande, mais aussi la démocratie et la justice au nord de la frontière.
Avant d'entrer en fonction le 1er décembre 2012, Peña Nieto a publié une tribune dans le Washington Post dans laquelle il essayait de dissiper les inquiétudes au sujet de ses liens intimes avec la vieille garde la plus corrompue et arriérée de l' autoritaire Parti révolutionnaire institutionnel, qui a gouverné le pays de 1929 à 2000. Il encourageait les observateurs à oublier le passé du parti et à plutôt regarder son «plan pour ouvrir le secteur de l'énergie du Mexique à l'investissement privé, national et étranger."
Promulgation de la "réforme de l'énergie", ouvrant la voie à la privatisation du secteur de l'énergie
Écrivant à la veille de sa première rencontre avec le président
Barack Obama à Washington, Peña Nieto affirmait que de telles réformes
"contribueraient à garantir l'indépendance énergétique US-américaine",
car "le Mexique détient le cinquième plus grande réserve de gaz de
schiste dans le monde, en plus d'importantes réserves de pétrole en eau
profonde et un énorme potentiel dans les énergies renouvelables ".
Obama, l'armée US et le Congrès ont accepté avec empressement le pacte
faustien de Peña Nieto. Ils allaient soutenir aveuglément sa présidence
en échange d'une action rapide pour réformer le statut de l'énergie.
Au cours des deux dernières années, les deux parties ont tenu loyalement
leurs engagements. En décembre 2013, Peña Nieto a fait passer en force
la réforme historique de l'article 27 de la constitution qui a mis fin
au monopole de l'État sur l'industrie pétrolière et a ouvert les vannes à
la spéculation et aux vastes investissements privés par des géants
internationaux du pétrole. La majorité des Mexicains a catégoriquement
rejeté ces réformes, mais ils ont été écrasés par le rouleau compresseur
du Congrès national et ces réformes ont été adoptées par une majorité
des parlements des États en seulement 10 jours, sans débat et en
violation flagrante du processus démocratique.
-T'as du pétrole ?
-T'as une réforme de l'immigration ?
|
Cette action légale rapide autorisant le transfert de la rente
pétrolière publique au secteur privé accomplissait les rêves les plus
fous de Washington. Les USA ont poussé en vain pendant des années sans
succès à réaliser des réformes similaires dans l'Irak occupé. Mais au
Mexique, un président loyal et corrompu s'est avéré être beaucoup plus
efficace que l'occupation militaire directe.Sans surprise, la plus grande partie de la presse internationale a
applaudi vigoureusement la réforme pétrolière. "Alors que l'économie du
Venezuela implose et que la croissance du Brésil stagne, le Mexique est
en train de devenir le producteur latino-américain de pétrole à
surveiller - et un modèle de la façon dont la démocratie peut servir un
pays en développement", écrivait le Washington Post dans un éditorial. Le Financial Times
proclamait avec enthousiasme que "le vote historique du Mexique en
faveur de l'ouverture de son secteur pétrolier et gazier à
l'investissement privé, après 75 ans sous le joug de l'État, est un coup
de maître politique pour Enrique Peña Nieto." Et le magazine Forbes
a fait valoir que bien que le président précédent Felipe Calderón "ait
peut-être poussé à des réformes réelles du pétrole, c'est Peña Nieto qui
entrera dans les livres d'histoire ".
Depuis que Peña Nieto a pris le pouvoir, le gouvernement US n'a pas émis une seule condamnation de la corruption ou des violations des droits humains au Mexique. Ceci dans un contexte dans lequel les principales organisations internationales telles que Human Rights Watch, Article 19 et des dizaines d'ONG locales ont documenté une augmentation scandaleuse dans la répression de la contestation et de la violence contre la presse sous l'actuelle administration.
La réponse molle du gouvernement US au massacre d'étudiants du 26 septembre fait partie d'une tendance plus large à regarder ailleurs.
Depuis que Peña Nieto a pris le pouvoir, le gouvernement US n'a pas émis une seule condamnation de la corruption ou des violations des droits humains au Mexique. Ceci dans un contexte dans lequel les principales organisations internationales telles que Human Rights Watch, Article 19 et des dizaines d'ONG locales ont documenté une augmentation scandaleuse dans la répression de la contestation et de la violence contre la presse sous l'actuelle administration.
La réponse molle du gouvernement US au massacre d'étudiants du 26 septembre fait partie d'une tendance plus large à regarder ailleurs.
-Question : est-il temps de mettre fin à la guerre de/contre la guerre ?
-Réponse unanime : NON !
|
Mais le gouvernement US ne s'est pas contenté de reste sur le banc
de touche. Il a également renforcé son implication directe dans la
guerre contre/de la drogue au Mexique. Le Congrès a affecté des
milliards de dollars au financement de l'appareil mexicain de sécurité
du gouvernement mexicain au cours des dernières années. Les autorités
mexicaines et US ont mis en place des centres d'intégration d'élite à
travers le pays pour partager des informations de renseignement. Et le Wall Street Journal
vient de révéler que des agents US revêtent des uniformes militaires
mexicains pour participer directement à des missions spéciales, comme la
récente arrestation de Joaquín «El Chapo» Guzmán, le puissant chef du
cartel de Sinaloa.
Maintenant que la légitimité de l'administration Peña Nieto s'écroule
comme un château de cartes, ce qui a été nettement symbolisé par
l'autodafé public d'un énorme effigie de lui sur la place du Zócalo, au
centre de Mexico, jeudi dernier, la question que tout le monde se pose
est de savoir si le gouvernement US va continuer à se battre jusqu'au
bout pour défendre Peña Nieto ou s'il y a encore dans l'establishment
politique US des marges de manœuvre en faveur de la paix et de la
démocratie au sud du Rio Grande.
Les mesures prises récemment par les autorités mexicaines indiquent qu'elles continueront d'avoir le soutien indéfectible de Washington.
Selon plusieurs témoins, pendant les énormes manifestations du 20 novembre à Mexico, des provocateurs encagoulés ont lancé des cocktails Molotov sur la police, puis ont assisté tranquillement au malmenage indistinct des journalistes et des observateurs des droits humains et à l'arrestation d'étudiants innocents détenus. Peña Nieto a immédiatement fait inculper 11 étudiants pour crimes graves fédéraux - terrorisme, crime organisé et conspiration - et les a fait enfermer dans des prisons de haute sécurité à des centaines de kilomètres de la capitale.
Les mesures prises récemment par les autorités mexicaines indiquent qu'elles continueront d'avoir le soutien indéfectible de Washington.
Selon plusieurs témoins, pendant les énormes manifestations du 20 novembre à Mexico, des provocateurs encagoulés ont lancé des cocktails Molotov sur la police, puis ont assisté tranquillement au malmenage indistinct des journalistes et des observateurs des droits humains et à l'arrestation d'étudiants innocents détenus. Peña Nieto a immédiatement fait inculper 11 étudiants pour crimes graves fédéraux - terrorisme, crime organisé et conspiration - et les a fait enfermer dans des prisons de haute sécurité à des centaines de kilomètres de la capitale.
Et ce dimanche, le puissant secrétaire
mexicain d'État à la Marine, le général Francisco Soberón Vidal, a fait
une démonstration sans précédent d'activisme politique en déclarant
publiquement que les forces armées ne sont pas seulement engagées dans
la lutter contre la criminalité organisée et le trafic de drogue, mais
sont également prêtes à intervenir en soutien du projet politique
néolibéral de Peña Nieto pour "faire bouger le Mexique." Des câbles de
WikiLeaks et des rapports indépendants ont révélé que le gouvernement US
est particulièrement proche des Marines mexicains, qui ont ses
préférences devant toutes les autres institutions de maintien de
l'ordre.
Si la situation continue sur la voie tracée, le Mexique pourrait bientôt suivre le chemin du Pérou au cours de l'auto-coup d'État (autogolpe) d'Alberto Fujimori en 1992 – sous les yeux de l'administration Obama. À moins que les citoyens US ne se lèvent en soutien et en solidarité avec leurs voisins mexicains, le pays pourrait devenir la proie d'une nouvelle guerre sale soutenue par les USA contre les étudiants et les militants, similaire à la répression durant les années 1970 et 1980, qui a coûté des centaines de milliers de vies au Guatemala, au Salvador, au Nicaragua et au Honduras. Il est encore temps d'agir avant que l'Amérique du Nord d'aujourd'hui devienne une copie de l'Amérique centrale d'il y a 30 à 40 ans.
Si la situation continue sur la voie tracée, le Mexique pourrait bientôt suivre le chemin du Pérou au cours de l'auto-coup d'État (autogolpe) d'Alberto Fujimori en 1992 – sous les yeux de l'administration Obama. À moins que les citoyens US ne se lèvent en soutien et en solidarité avec leurs voisins mexicains, le pays pourrait devenir la proie d'une nouvelle guerre sale soutenue par les USA contre les étudiants et les militants, similaire à la répression durant les années 1970 et 1980, qui a coûté des centaines de milliers de vies au Guatemala, au Salvador, au Nicaragua et au Honduras. Il est encore temps d'agir avant que l'Amérique du Nord d'aujourd'hui devienne une copie de l'Amérique centrale d'il y a 30 à 40 ans.
Lors
d'une cérémonie au Palais National à Mexico, le jeudi 27 novembre 2014,
Enrique Peña Nieto a annoncé un nouveau plan anti-crime qui prévoit
l'introduction d'une carte d'identité nationale, donne au Congrès le
pouvoir de dissoudre l'administration municipale corrompue et de mettre
les forces de police locales – souvent corrompues - sous le contrôle des
gouvernements des 31 États du pays (qui, eux, évidemment ne sont pas du tout corrompus).
Le plan se concentrera d'abord sur quatre des États les plus troublés
du Mexique : Guerrero, Michoacán, Jalisco et Tamaulipas. Photo Eduardo
Verdugo/AP
samedi 19 avril 2014
160 ans après : vers une nouvelle guerre de Crimée ?
par Fausto Giudice, écrit le 3 mars/escrito el 3 de marzo de 2014
![]() |
| Roger Fenton, Le Zouave blessé/El Zuavo herido, 1855 |
à la dérive de périphérie à périphérie
Lettres de Tunis 160 ans après : vers une nouvelle guerre de Crimée ?
Medellín, Colombie, avril
2014
Ma
première chronique est consacrée aux événements d'Ukraine, qui focalisent
l'attention de l'Europe et du monde méditerranéen depuis plusieurs semaines.
Actuellement l'Empire se livre à des opérations de déstabilisation de grande
envergure, simultanément au Venezuela et en Ukraine, qui ne peuvent faire
oublier qu'il a échoué dans ses plans en Irak, en Afghanistan et en Syrie.
Le
coup d'État "soft" qui a destitué le président ukrainien
Yanoukovitch le 22 février dernier a mis en route un mécanisme infernal qui
risque de déboucher sur une nouvelle guerre dont le premier champ de bataille
pourrait être la péninsule de Crimée. Le 27 mars 1854, la France, le
Royaume-Uni et l'Empire ottoman déclaraient la guerre à l'Empire russe. Ces
"alliés" allaient être rejoints un an plus tard par le Royaume de
Sardaigne. L'épisode le plus spectaculaire et le plus sanglant de cette
guerre fut le siège par les "alliés" de la ville de Sébastopol
tenue par les forces russes. Il dura 332 jours et fit environ 250 000 morts
des deux côtés. La guerre de Crimée fut la première guerre
"moderne" dans plusieurs sens : elle fut fortement médiatisée,
notamment par des photographes anglais "embarqués", et elle vit
naître le droit humanitaire de guerre, autrement dit une tentative de rendre
la guerre plus "humaine". Le Traité de Paris mettant fin à la
guerre est signé le 30 mars 1856 : il déclare la neutralité de la mer Noire,
y interdit la navigation aux navires de guerre ainsi que la construction de
fortifications et, en même temps proclame le principe de la liberté des
détroits. Sont visés en premier lieu le détroit des Dardanelles et celui du
Bosphore, qui permettent le passage de la mer Noire vers la Méditerranée.
Mais cette liberté ne s'applique qu'aux bateaux civils. La flotte de guerre
russe se retrouve ainsi enfermée dans la mer Noire.
La Crimée, occupée et colonisée par l'Empire russe à partir de 1774, est aujourd'hui une république autonome faisant partie de l'Ukraine, où la ville de Sébastopol jouit d'un statut particulier, avec son arsenal et son port militaire loués à la Russie jusqu'en 2042. 60% des habitants sont de langue et de culture russe, 24% de langue ukrainienne et 12% sont des Tatars, turcophones et musulmans. La majorité de la population semble avoir pris position contre la destitution du président Yanoukovitch et être plutôt favorable au maintien de relations étroites avec la Russie, voire à une réincorporation dans la Fédération de Russie. La prise de contrôle par des forces russes et/ou pro-russes des principaux points d'accès à la péninsule et des lieux stratégiques comme l'aéroport de Simferopol a suscité une tempête, de Kiev à Washington, en passant par Varsovie et Bruxelles. Le spectre de l'occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie le 21 août 1968 rôde évidemment dans les esprits. Sur la place de l'Indépendance à Kiev, les orateurs se succèdent pour appeler les Ukrainiens à se battre pour la "liberté" de la "nation ukrainienne". Mais peu semblent prêts à aller se battre éventuellement contre les forces spéciales de l'armée russe. L'armée ukrainienne est réduite à un squelette amorphe et les nouveaux leaders issus du coup d'État du 22 février ne semblent pas très enthousiastes à l'idée d'une guerre avec la Russie. Le boxeur Vitali Klitchko, du parti UDAR, qui est parrainé et "conseillé" par l'Allemagne et la Pologne, a même proposé de négocier avec Moscou. Et Angela Merkel lui a emboîté le pas, proposant la création d'un "groupe de contact" pour entamer "un dialogue politique" en Ukraine. Proposition aussitôt acceptée par Vladimir Poutine.
Quant au chef de la marine ukrainienne, l'amiral Denis Berezovski, à peine nommé, il a tout
simplement fait allégeance aux autorités de la république autonome de Crimée,
autant dire à la Russie, ce pour quoi il a été destitué par Kiev, qui
envisage de le juger pour "haute trahison"…
Les
Ukrainiens, une fois de plus, payent un prix élevé pour leur situation
géographique et leur histoire tragique. Ils se retrouvent au cœur d'une
nouvelle Guerre froide ou plutôt d'un simulacre de Guerre froide, car ni les
USA ni la Russie n'ont vraiment les moyens de s'y livrer et les Européens, à
commencer par les Allemands, les Polonais et les Français ne semblent pas
très enthousiastes à l'idée de s'y engouffrer. Les Polonais frémissent déjà à
l'idée de devoir accueillir des flots de réfugiés ukrainiens sur leur
territoire, ce dont évidemment on se préoccupe peu à Washington.
L'objectif principal de Washington est de casser toute velléité d'autonomie européenne par rapport à sa volonté de "total control" planétaire : contrôle des ressources, des marchés, des sociétés. Donc, pas question de tolérer une once de "gaullisme-adenauerisme" de la part des Français et des Allemands, et encore moins des Polonais ou des Baltes. L'objectif des Européens est beaucoup plus prosaïque : ils sont désormais dépendants du gaz russe, qui assure entre un quart et un tiers de leurs besoins. Et ce gaz transite par l'Ukraine. Si Moscou ferme le robinet, l'Europe de l'Ouest meurt de froid, tout simplement. Et quant à associer l'Ukraine à l'Union européenne, Bruxelles ne se sent pas vraiment prête à injecter les milliards nécessaires pour "mettre à niveau" un pays mis à plat par 20 ans d'indépendance, qui ont été 20 ans de corruption, de casse et de pillage par les nouveaux oligarques. Il n'y aura donc sans doute pas de nouvelle Guerre de Crimée sur le terrain, mais seulement dans l'espace virtuel. Et la "nation ukrainienne" va continuer pendant longtemps encore à n'exister que dans le monde virtuel et imaginaire de nationalistes en retard d'un siècle et demi. Comme le dit Brecht, " L’homme veut avoir du pain, oui,/Il veut pouvoir manger tous les jours./Du pain et pas de mots ronflants, /Du pain et pas de discours. ".
L'auteur
est journaliste, traducteur, écrivain et éditeur. Il vit à Tunis. Il rêve
depuis longtemps au jour où il pourra aller boire un rhum au Parque del
Obrero d'Itagüi, à la périphérie de Medellín…
|
Patinando de periferia a periferia
Cartas desde Túnez160 Años después: ¿hacia una nueva guerra de Crimea?
Medellín, Colombia, Abril de 2014
Mi primera columna está dedicada a los
acontecimientos en Ucrania, que centran la atención de Europa y del mundo
Mediterráneo desde hace varias semanas. Actualmente el Imperio realiza operaciones
de desestabilización a gran escala, simultáneamente en Venezuela y en
Ucrania, operaciones estas que no puede hacernos olvidar que ha fracasado en
sus planes en Irak, Afganistán y Siria.
El golpe de Estado “ soft “ (blando) que depuso al
Presidente de Ucrania, Yanoukovitch el 22 de febrero último ha puesto en
marcha un mecanismo infernal que podría dar lugar a una nueva guerra cuyo
primer campo de batalla podría ser la península de Crimea. El 27 de marzo de
1854, Francia, el Reino Unido y del Imperio Otomano declararon la guerra al
imperio ruso. A estos "aliados" se les unirían un año más tarde el
Reino de Cerdeña. El episodio más dramático
y más sangriento de la guerra
fue el asedio de los "aliados" a la ciudad de Sebastopol en poder de las fuerzas rusas. Duró 332 días y causó alrededor de 250 000 muertes
en ambos lados. La Guerra de Crimea fue
la primera guerra "moderna" en varios sentidos: fue
muy publicitada, en particular por los
fotógrafos británicos "incrustados",
y ella vio nacer el derecho
humanitario de la guerra, es decir, un intento de hacer la guerra "humanitaria " El 30 de
marzo 1856: se firmó el Tratado de Paris, poniendo fin a la guerra: declara
la neutralidad del Mar Negro, que prohíbe la navegación a los buques de
guerra, así como la construcción de muros y, al mismo tiempo proclama el
principio de la libertad de los estrechos. Se trata en primer lugar de los Dardanelos y el Bósforo, que permite el paso del Mar Negro al Mediterráneo. Pero esta libertad sólo se aplica a los buques civiles. La flota de guerra
rusa por lo tanto se
encuentra bloqueada en el Mar Negro.
Crimea, ocupada y colonizada por el imperio ruso
en 1774, es hoy una parte de la
República Autónoma de Ucrania, en donde la ciudad de Sebastopol tiene un
estatus especial con su arsenal y su puerto militar arrendado a Rusia hasta
el 2042. El 60% de los habitantes son de lengua y cultura
rusa, el 24% del Ucraniano y el 12% son tártaros, turcos
y musulmanes. La mayoría de la
población parece haber tomado posición
contra la destitución del presidente
Yanukovich y ser
más bien favorables a mantener
lazos estrechos con Rusia, e incluso una reincorporación
en la Federación Rusa. La toma del
poder por las fuerzas rusas y /
o pro rusas de los principales puntos de acceso a la península y a los
lugares estratégicos como el
aeropuerto de Simferopol
ha suscitado una tormenta, de Kiev a Washington
pasando por Varsovia y Bruselas.
El espectro de la
ocupación de Checoslovaquia por las tropas del Pacto de Varsovia el 21 de agosto 1968, esta evidentemente en
las mentes.
En la Plaza de la independencia de Kiev, los oradores se suceden para llamar a los ucranianos a luchar por la "libertad" de la "nación ucraniana". Pero al parecer son pocos los que están dispuestos a luchar contra las fuerzas especiales del ejército ruso. El ejército ucraniano esta reducido a un esqueleto Amorfo y los nuevos líderes procedentes del golpe de Estado del 22 de febrero no parecen muy entusiasmados con la idea de una guerra con la Federación de Rusia El boxeador Vitali Klitchko, del partido UDAR, que es patrocinado y "aconsejado" por Alemania y Polonia, incluso ha propuesto negociar con Moscú. Y Angela Merkel ha seguido su ejemplo, proponiendo la creación de un "grupo de contacto" para entablar un "diálogo político" en Ucrania. Propuesta aceptada inmediatamente por Vladimir Poutine.
En cuanto al recién nombrado jefe de la marina ucraniana, Almirante
Denis Berezovsky, simplemente declaró
su lealtad al gobierno autónomo de Crimea, es decir a favor de la Federación de Rusia, por lo que fue destituido por Kiev, que prevé
juzgarlo por "alta
traición"…
Los ucranianos, una vez más, pagan un alto precio
por su ubicación geográfica y su trágica historia. Se encuentran en el
corazón de una nueva guerra fría o más bien de un simulacro de la guerra
fría, porque ni Estados Unidos ni Rusia tienen realmente los medios de
lanzarse y los europeos, empezando por los alemanes, los poloneses y los
franceses no parecen muy entusiasmados con la idea de dar el paso. Los
poloneses tiemblan ya ante la idea de tener que acoger a las oleadas de
refugiados ucranianos en su territorio, lo que obviamente preocupa poco a
Washington.
El principal objetivo de Washington es romper
cualquier intento de autonomía europea en relación con su compromiso de
"control total" mundial: control de los recursos, los mercados, las
empresas. Por lo tanto, no se puede tolerar ni una onza de
"Gaullismo-adenauerisme" por parte de los franceses y los alemanes
y aún menos de los poloneses o los
baltos. El objetivo
de los europeos es mucho más básico: son ahora dependientes del gas ruso, que
garantiza entre un cuarto y un tercio de sus necesidades. Y este gas transita
por Ucrania. Si Moscú cierra la
válvula, sencillamente la Europa occidental muere de frío. Y en cuanto a
asociar a Ucrania a la Unión Europea, Bruselas no se sienten verdaderamente
dispuesta a inyectar los millones
necesarios para "actualizar" un país aplastado por 20
años de independencia, que
fueron 20 años de corrupción , de destrucción y de saqueo por los nuevos
oligarcas.
No habrá sin duda en el terreno una nueva Guerra de Crimea, solamente en el
espacio virtual. Y la "nación ucraniana" va a seguir durante mucho
tiempo a existiendo solamente en el mundo virtual e imaginario de nacionalistas atrasados en un
siglo y medio. Como dice Brecht, "el hombre quiere tener PAN, sí/ desea
poder comer todos los días. / PAN y no palabras altisonantes, / PAN y no
discursos. ".
El autor es periodista, traductor, escritor y
editor. Vive en Túnez. Sueña desde hace mucho tiempo con el día en que podrá ir a beber ron en el
Parque del Obrero de Itagüí
NdT :
Tanto de Gaulle como Adenauer fueron protagonistas de la coexistencia
pacífica con la Unión Soviética
Traducido por María Piedad Ossaba
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