Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
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mardi 1 mai 2012
mercredi 29 février 2012
indignados, le film de Tony Gatlif, sort le 7 mars
| Sortie en salles le 7 mars Publié le 25/02/2012 à 06h00 Par pierre penin |
Bayonne
« Pas indigné, horrifié ! »
Le réalisateur Tony Gatlif sera ce soir l'invité du cinéma l'Atalante, où il évoquera son nouveau film « Indignados ». Entretien avec ce « ciné-poète » insurgé.
Tony Gatlif se définit comme un témoin, acquis à la cause des plus faibles de ce monde. (photo martin bureau )
Avec « Indignados », son nouveau long-métrage, le réalisateur Tony Gatlif porte, encore et encore, son regard de « ciné-poète » sur l'injustice du monde. Le mouvement des Indignés en est le résultat bouillonnant et populaire mais à travers lui, ce sont les pauvres, les persécutés, les oubliés, pourchassés, damnés du libéralisme, qui importent au cinéaste. Il sera ce soir (lire par ailleurs) à Bayonne, invité du cinéma l'Atalante.
Pourquoi ce travail sur les Indignés ?
J'avais lu le livre d'Hessel, « Indignez-vous ! » (Indigènes éditions) et je sortais d'une année difficile avec le traitement fait aux Tziganes (1). J'avais envie moi aussi de voir les gens s'indigner, quand les CRS chassaient des gens des terrains vagues.
Diriez-vous que vous vous indignez depuis 30 ans, à travers vos films ?
Oui. Il y a une logique quand je vais vers les Indignés. Ça correspond à mon parcours. J'étais ''anar'' au départ. Quand un peuple se lève, je suis derrière. Mais je ne suis pas indigné aujourd'hui. Je suis horrifié par ce système d'injustice qui broie les êtres. Je crois que le vrai mot d'ordre doit être « occupy » ! Il faut occuper la Concorde, il faut occuper Bayonne !
Votre film mêle les révolutions arabes et le mouvement des Indignés : voyez-vous des ressorts communs ?
Les révolutions arabes sont nées contre des dictateurs. On ne peut pas vraiment parler de dictatures européennes, quoi qu'en Hongrie… En tout cas, pas la dictature d'un homme. Ici, le dictateur, c'est les banques. Voyez le diktat que subit la Grèce. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai parlé avec des Grecs.
Ils ne veulent pas payer la dette mais leur gouvernement, qui a eu peur de son peuple et des banques, a reculé au moment d'interroger le peuple par référendum. C'est un constat terrible. Le système et les banques ont bâillonné le peuple. L'argent est le dictateur du monde.
Acceptez-vous d'être qualifié de « réalisateur politique » ?
Je ne fais pas de la politique. Je suis dans le social, dans l'humain. Disons que je suis obligé de faire de la politique, à mon corps défendant. Mais je préfère et préférerai toujours la poésie à la politique.
Vous vous dites « obligé » : le monde façonne votre œuvre et cela a quelque chose de viscéral…
Malheureusement, je ne peux pas faire mon métier sans aborder l'injustice du monde. Je ne peux pas être conscient du pouvoir de l'image et du cinéma sans l'employer à témoigner. Cette injustice me sidère, je ne peux pas m'en extraire.
La poésie peut être un bel instrument de politique…
Regardez Aragon ! La poésie peut soutenir le propos politique. Elle peut soutenir la lutte, être précieuse dans cette bagarre non violente contre l'injustice qui nous concerne tous. Mon film, je le considère comme un « ciné-poème ».
C'est-à-dire ?
Pas un film de propagande pour qui que ce soit. Je ne suis pas le porte-parole des Indignés. D'ailleurs, ce mot finit par sonner étrangement, un peu comme une marque et au final, ce mot finit par me gonfler. Je lui préfère celui d'insurgé. Insurgé, c'est bien.
« Indignados » flirte avec le documentaire sans en être vraiment un…
Mon film n'est pas une analyse. Je ne suis pas quelqu'un qui analyse. Par contre, je suis quelqu'un qui va voir la réalité et s'y confronte. Je montre ce que j'ai vu, ce que je connais. Je suis un témoin. Et je dis « attention ». Je donne un avertissement. Quand vous voyez de toutes l'Europe ou d'Afrique des gens venir travailler dans des champs en Espagne pour deux euros par jour… C'est une guerre, tout ça.
Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle ?
Les hommes et femmes qui s'y affrontent ont une énorme responsabilité car nous sommes d'abord dans une crise humaine. Celui qui devra gérer ce merdier devra être très fort et je doute que les grandes gueules soient les meilleurs pour ça.
Les grandes gueules, comme en Hongrie, vont nous mettre dans la catastrophe. Pour moi, celui qui viendra va devoir connaître le langage du peuple et lui parler sincèrement. C'est à ne pas confondre avec le populisme.
(1) Allusion au renforcement de la législation permettant le démantèlement de campements des communautés nomades, généralement d'Europe de l'est. Tony Gatlif a des racines gitanes, de par sa mère.
Ταινία έναρξης: Το πολυσυζητημένο ντοκιμαντέρ Indignados του Τόνι Γκάτλιφ, με θέμα το κίνημα των αγανακτισμένων, ανοίγει την αυλαία του 14ου ΦΝΘ. Με έμπνευση από το μπεστ σέλερ «Αγανακτήστε!» του Στεφάν Εσέλ και συνδυάζοντας μυθοπλασία και ντοκιμαντέρ, ο Γκάτλιφ αναδεικνύει την κοινωνική παθογένεια, το οικονομικό αδιέξοδο και το αβέβαιο πεπρωμένο της Ευρώπης. Οδηγός του, ένα σύμβολο-θύμα του καπιταλισμού: μια αφρικανή μετανάστρια που περιπλανιέται στην Ελλάδα, τη Γαλλία και την Ισπανία, και συναναστρέφεται με τους «αποκλεισμένους» της ευρωπαϊκής κοινότητας (μετανάστες, άστεγοι), αλλά και με τους αγανακτισμένους κάθε εθνικότητας, που διεκδικούν την ελπίδα για αλλαγή.
Καινοτομία Αγοράς - Πρακτικός οδηγός για ντοκιμαντερίστες: Ποια βήματα πρέπει να ακολουθήσει ένας σκηνοθέτης για μια αποτελεσματική παρουσίαση της δουλειάς του σε ένα
φεστιβάλ; Πόσο καθοριστικό είναι το πρώτο 10λέπτο ενός ντοκιμαντέρ για την τελική του επιλογή; Πώς γίνονται οι διαπραγματεύσεις με ένα κανάλι για την αγορά ενός ντοκιμαντέρ; Πώς ανοίγει ο δρόμος για ένα δημιουργό προς τις διεθνείς συμπαραγωγές και τις χρηματοδοτήσεις από τηλεοπτικούς σταθμούς; Η Αγορά του 14ου ΦΝΘ διοργανώνει μια σειρά συζητήσεων, στις οποίες, διακεκριμένοι επαγγελματίες του κινηματογραφικού χώρου, θα δώσουν χρηστικές πληροφορίες και πρακτικές συμβουλές στους έλληνες και ξένους ντοκιμαντερίστες. Τον «πρακτικό οδηγό» εγκαινιάζουν η διευθύντρια του Διεθνούς Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ του Άμστερνταμ Άλι Ντερκς, ο διανομέας Γιαν Ρόφεκαμπ, ο παραγωγός Πίτερ Γουιντόνικ και η υπεύθυνη αγοράς ξένου προγράμματος του ΣΚΑΙ Ελπίδα Καλλιντέρη. Οι ημίωρες συζητήσεις θα πραγματοποιηθούν από τις 13 έως τις 16 Μαρτίου, στην αίθουσα Excelsior του Electra Palace (17.30-18.00).
Έκθεση: Στη φωτογραφική έκθεση «Urban Survivors», παρουσιάζονται συγκλονιστικά στιγμιότυπα ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις στο Μπαγκλαντές, το Πακιστάν, την Αϊτή, τη Νότιο Αφρική και την Κένυα, τα οποία υπογράφουν φωτογράφοι του πρακτορείου NOOR. «Urban Survivors» τιτλοφορείται το διεθνές multimedia project των Γιατρών Χωρίς Σύνορα σε συνεργασία με το φωτογραφικό πρακτορείο ΝΟΟR και την εταιρεία Darjeeling Productions, το οποίο φέρνει στο φως τις κρίσιμες ανθρωπιστικές και ιατρικές ανάγκες των ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις ανά τον κόσμο. Η έκθεση, η οποία αποτελεί συνδιοργάνωση του Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης και των Γιατρών Χωρίς Σύνορα, με την υποστήριξη του Κρατικού Μουσείου Σύγχρονης Τέχνης και του Κέντρου Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, θα φιλοξενηθεί στο Κέντρο Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, Αποθήκη Β1, Λιμάνι. Διάρκεια: 11 - 18 Μαρτίου 2012.
H ταινία έναρξης εντάσσεται στην ενότητα Ανθρώπινα Δικαιώματα, και η έκθεση, εντάσσεται στις παράλληλες εκδηλώσεις, που, χρηματοδοτούνται μεταξύ άλλων δράσεων του 14ου ΦΝΘ, από την Ευρωπαϊκή Ένωση - Ευρωπαϊκό Ταμείο Περιφερειακής Ανάπτυξης, στο πλαίσιο του ΠΕΠ Κεντρικής Μακεδονίας 2007-2013.
Pourquoi ce travail sur les Indignés ?
J'avais lu le livre d'Hessel, « Indignez-vous ! » (Indigènes éditions) et je sortais d'une année difficile avec le traitement fait aux Tziganes (1). J'avais envie moi aussi de voir les gens s'indigner, quand les CRS chassaient des gens des terrains vagues.
Diriez-vous que vous vous indignez depuis 30 ans, à travers vos films ?
Oui. Il y a une logique quand je vais vers les Indignés. Ça correspond à mon parcours. J'étais ''anar'' au départ. Quand un peuple se lève, je suis derrière. Mais je ne suis pas indigné aujourd'hui. Je suis horrifié par ce système d'injustice qui broie les êtres. Je crois que le vrai mot d'ordre doit être « occupy » ! Il faut occuper la Concorde, il faut occuper Bayonne !
Votre film mêle les révolutions arabes et le mouvement des Indignés : voyez-vous des ressorts communs ?
Les révolutions arabes sont nées contre des dictateurs. On ne peut pas vraiment parler de dictatures européennes, quoi qu'en Hongrie… En tout cas, pas la dictature d'un homme. Ici, le dictateur, c'est les banques. Voyez le diktat que subit la Grèce. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai parlé avec des Grecs.
Ils ne veulent pas payer la dette mais leur gouvernement, qui a eu peur de son peuple et des banques, a reculé au moment d'interroger le peuple par référendum. C'est un constat terrible. Le système et les banques ont bâillonné le peuple. L'argent est le dictateur du monde.
Acceptez-vous d'être qualifié de « réalisateur politique » ?
Je ne fais pas de la politique. Je suis dans le social, dans l'humain. Disons que je suis obligé de faire de la politique, à mon corps défendant. Mais je préfère et préférerai toujours la poésie à la politique.
Vous vous dites « obligé » : le monde façonne votre œuvre et cela a quelque chose de viscéral…
Malheureusement, je ne peux pas faire mon métier sans aborder l'injustice du monde. Je ne peux pas être conscient du pouvoir de l'image et du cinéma sans l'employer à témoigner. Cette injustice me sidère, je ne peux pas m'en extraire.
La poésie peut être un bel instrument de politique…
Regardez Aragon ! La poésie peut soutenir le propos politique. Elle peut soutenir la lutte, être précieuse dans cette bagarre non violente contre l'injustice qui nous concerne tous. Mon film, je le considère comme un « ciné-poème ».
C'est-à-dire ?
Pas un film de propagande pour qui que ce soit. Je ne suis pas le porte-parole des Indignés. D'ailleurs, ce mot finit par sonner étrangement, un peu comme une marque et au final, ce mot finit par me gonfler. Je lui préfère celui d'insurgé. Insurgé, c'est bien.
« Indignados » flirte avec le documentaire sans en être vraiment un…
Mon film n'est pas une analyse. Je ne suis pas quelqu'un qui analyse. Par contre, je suis quelqu'un qui va voir la réalité et s'y confronte. Je montre ce que j'ai vu, ce que je connais. Je suis un témoin. Et je dis « attention ». Je donne un avertissement. Quand vous voyez de toutes l'Europe ou d'Afrique des gens venir travailler dans des champs en Espagne pour deux euros par jour… C'est une guerre, tout ça.
Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle ?
Les hommes et femmes qui s'y affrontent ont une énorme responsabilité car nous sommes d'abord dans une crise humaine. Celui qui devra gérer ce merdier devra être très fort et je doute que les grandes gueules soient les meilleurs pour ça.
Les grandes gueules, comme en Hongrie, vont nous mettre dans la catastrophe. Pour moi, celui qui viendra va devoir connaître le langage du peuple et lui parler sincèrement. C'est à ne pas confondre avec le populisme.
(1) Allusion au renforcement de la législation permettant le démantèlement de campements des communautés nomades, généralement d'Europe de l'est. Tony Gatlif a des racines gitanes, de par sa mère.
indignados fera l'ouverture du 14ème festival du film documentaire de Thessalonique, du 9 au 18 mars 2012
14ο Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης –
Εικόνες του 21ου Αιώνα
9-18 Μαρτίου 2012
HIGHLIGHTS
Με την αντίστροφη μέτρηση για το 14ο Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης – Εικόνες του 21ου Αιώνα να έχει ήδη ξεκινήσει, σας παρουσιάζουμε ορισμένα από τα highlights της φετινής διοργάνωσης:Εικόνες του 21ου Αιώνα
9-18 Μαρτίου 2012
HIGHLIGHTS
Καινοτομία Αγοράς - Πρακτικός οδηγός για ντοκιμαντερίστες: Ποια βήματα πρέπει να ακολουθήσει ένας σκηνοθέτης για μια αποτελεσματική παρουσίαση της δουλειάς του σε ένα
Έκθεση: Στη φωτογραφική έκθεση «Urban Survivors», παρουσιάζονται συγκλονιστικά στιγμιότυπα ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις στο Μπαγκλαντές, το Πακιστάν, την Αϊτή, τη Νότιο Αφρική και την Κένυα, τα οποία υπογράφουν φωτογράφοι του πρακτορείου NOOR. «Urban Survivors» τιτλοφορείται το διεθνές multimedia project των Γιατρών Χωρίς Σύνορα σε συνεργασία με το φωτογραφικό πρακτορείο ΝΟΟR και την εταιρεία Darjeeling Productions, το οποίο φέρνει στο φως τις κρίσιμες ανθρωπιστικές και ιατρικές ανάγκες των ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις ανά τον κόσμο. Η έκθεση, η οποία αποτελεί συνδιοργάνωση του Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης και των Γιατρών Χωρίς Σύνορα, με την υποστήριξη του Κρατικού Μουσείου Σύγχρονης Τέχνης και του Κέντρου Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, θα φιλοξενηθεί στο Κέντρο Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, Αποθήκη Β1, Λιμάνι. Διάρκεια: 11 - 18 Μαρτίου 2012.
H ταινία έναρξης εντάσσεται στην ενότητα Ανθρώπινα Δικαιώματα, και η έκθεση, εντάσσεται στις παράλληλες εκδηλώσεις, που, χρηματοδοτούνται μεταξύ άλλων δράσεων του 14ου ΦΝΘ, από την Ευρωπαϊκή Ένωση - Ευρωπαϊκό Ταμείο Περιφερειακής Ανάπτυξης, στο πλαίσιο του ΠΕΠ Κεντρικής Μακεδονίας 2007-2013.
vendredi 4 novembre 2011
Non à un allègement de 50% de la dette grecque, non à une nouvelle occupation ! Suspension de paiements et audit de la dette !
par Initiative grecque pour une Commission internationale d’audit sur la dette publique/Greek Initiative for an International Auditing Commission of the public debt/ Πρωτοβουλία για τη Συγκρότηση Επιτροπής Λογιστικού Ελέγχου του Ελληνικού Δημόσιου Χρέους, 29/10/2011. Traduit par Virginie de Romanet, CADTM
Original : Όχι στο «κούρεμα» του 50% και την νέα κατοχή. Παύση πληρωμών του χρέους – Λογιστικός έλεγχος
Español: No al recorte del 50% de la deuda. No a la nueva ocupación. Suspensión de pagos y Auditoría de la Deuda!
Aux premières heures du 27 octobre, les dirigeants de la zone Euro ont pris une décision renforçant le nœud de la dette envers le peuple grec. L’allègement proposé de la dette publique détenue par le secteur privé ne résoudra pas le problème de la dette grecque mais au contraire donne lieu à de nouveaux fardeaux. Il y a cela de nombreuses raisons :
1. L’allègement sera accompagné de nouveaux prêts d’une valeur de 130 milliards d’euros ce qui fera que celui-ci sera inférieur à ce qui a été promis.Pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées, la décision des dirigeants de la zone Euro est inacceptable et la lutte du peuple grec doit conduire à la refuser. L’allègement sélectif qui laisse de côté les prêts illégaux de la troïka pendant qu’il conduit les fonds de pension à la catastrophe montre la nécessité de la cessation de paiements aux créanciers et d’un audit démocratique mené par les travailleurs. Cet audit fera la lumière sur la partie de la dette illégale, illégitime et non conforme à la constitution. L’annulation de la dette est basée sur la souveraineté du peuple grec qui obligera les créanciers à accepter ses conditions.
2. L’allègement de dette est réduit et inégalement distribué : les prêts de "sauvetage" de la Troika (65 milliards d’euros) et les bons détenus par la BCE n’en font pas partie.
3. Les fonds de pension seront affectés à hauteur de 11,5 milliards d’euros, ce qui signifie que la restructuration de dette entraînera une réduction des pensions et des allocations sociales.
4. Les nouveaux bons, couverts par une garantie qui remplaceront les anciens ne relèveront pas du droit grec, avantageant ainsi les créanciers.
5. L’allègement sera accompagné de nouvelles mesures d’austérité, de réduction de salaires et licenciements massifs de travailleurs du secteur public, appauvrissant encore davantage le peuple grec.
6. L’Allemagne et l’Union Européenne essentiellement exigent comme garantie que la Grèce réduise sa souveraineté nationale et impose en pratique une nouvelle Occupation avec la nomination dans chaque ministère et département important d’un responsable étranger comme au temps de l’Occupation nazie.
7. L’accord en lui même est loin d’être complet, celui passé avec les banques ne bénéficie en effet pas d’une garantie similaire à celle de l’accord du 21 juillet que les gouvernements ont présenté comme un grand succès.
8. Les résultats envisagés sont hautement contestables car contrairement aux dires du gouvernement et aux proclamations de l’Union européenne, la réduction de dette à 120% du PIB à l’horizon 2020 ne lui enlèvera pas son caractère insoutenable. En effet, si ce niveau était soutenable pourquoi l’Italie dont c’est le ratio actuel est-elle appelée à réduire sa dette ? De même, pourquoi la Grèce avec un niveau beaucoup plus bas en 2009 a-t-elle été obligée d’accepter le plan de sauvetage ?
Vendredi 28 octobre, le peuple grec a commémoré sa résistance de 1940 contre les puissances de l’Axe. Les actions majestueuses et déterminées du peuple qui ont marqué cet anniversaire montrent la voie pour nous débarrasser des chaînes imposées par les créanciers et mettre fin à la Nouvelle occupation qu’ils tentent actuellement. La conférence de la campagne d’audit prévue pour un futur proche a pour objectif d’être une nouvelle étape pour l’annulation de la dette illégale, illégitime et inconstitutionnelle.
jeudi 27 octobre 2011
Scènes de folie quotidienne dans la Grèce aux temps de la Troïka
![]() |
| Tchavdar |
La Grèce aux temps de la Troïka n’a rien à voir avec la Grèce qu’on connaissait. Cinq « Mémorandums » successifs ont achevé sa métamorphose en un pays où les rues se vident juste après le coucher du soleil, les restaurants cherchent désespérément des clients et les magasins des rues commerçantes désertées tombent en ruine.
Mais tout ça n’est que la façade, l’épiphénomène d’une nouvelle réalité qui voit les Grecs eux-mêmes se transformer de fond en comble. Prenons par exemple le café du village, traditionnel « parlement » en miniature où se débattent et se règlent entre autorités locales (le curé, le maitre d’école, le chef de la police…) tous les problèmes du pays. Ce n’est pas seulement que l’irruption des Aganaktismeni (Indignés) sur l’avant-scène sociale et politique des villes et des villages grecs vient d’en bouleverser les hiérarchies. C’est surtout que tout ce monde parle de choses totalement nouvelles dans un langage digne d’une Novlangue venue d’ailleurs. Là où on parlait des querelles des partis politiques, maintenant on débat de… la dette publique et même de la dette dite odieuse et illégitime, en citant des spécialistes étrangers dont la renommée ne devrait pas dépasser des cercles d’initiés !
Il suffit de regarder les gros titres des quotidiens alignés aux devantures des kiosques ou d’entendre les exclamations - et les jurons - des passants pour apercevoir que les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des Grecs sont pour le moins inédits : troïka, FMI, tonte de la dette, dette odieuse, mémorandum, euro-obligations, BCE, zone euro, faillite… Evidemment, l’explication de tout ce chambardement linguistique est simple : il ne fait que correspondre au bouleversement total du moindre détail de la vie quotidienne des Grecs ! Un bouleversement qui s’effectue en un temps record (seulement un an et demi) et qui, s’il ne se résumait pas à une immense tragédie humaine, pourrait très bien amuser avec la multiplication de scènes de folie quotidienne, dans un pays aux temps de la Troïka.
James Joseph Jacques Tissot , La drachme perdue (1886-1894). Brooklyn Museum
Comme par exemple, quand des milliers des Grecs, soutenus - selon les sondages - par une nette majorité de la population, s’adonnent depuis 3-4 mois à la chasse d’abord des ministres, ensuite des députés et enfin de tous les responsables du parti social-démocrate (PASOK) au pouvoir. Une chasse qui est en train de devenir un sport national car pratiqué du sud (Crète) au nord (Epire) du pays avec un même rituel : les manifestants saccagent sur leur passage les locaux du PASOK mais aussi ceux des députés locaux ayant voté les Memoranda, avant d’aboutir à la mairie où ils invitent le maire et ses conseillers à prendre place à la tribune des… simples citoyens.
Inutile de dire que ce nouveau sport national prend souvent les allures d’une chasse à l’homme quand par exemple le ministre ne s’aperçoit pas à temps des intentions de la foule et insiste à vouloir expliquer les vertus du nouveau Mémorandum qui est rendu nécessaire par l’échec patent du précédent. Alors, la foule se fâche et la suite n’est pas difficile à imaginer…
Par contre, ce qu’il était encore difficile à imaginer il y a peu, ce sont les situations tragicomiques dans lesquelles sont plongés chaque jour les Grecs par les soins des traitements de choc néolibéraux. C’est ainsi que des milliers d’usagers ont eu droit à une semaine cauchemardesque au Metro d’Athènes parce qu’une centaine de ses conducteurs et autres responsables expérimentés de la bonne marche des rames avaient été affectés par le gouvernement … à la surveillance des antiquités du pays ! La raison de cette « folie » ne surprend pas : il fallait coûte que coûte les faire changer de métier afin a) de diminuer jusqu’à 45% leurs salaires et b) de « dégraisser l’Etat Hypertrophique ».
Ce genre de « folies » peuple désormais la vie quotidienne de la population grecque. Un autre fleuron de cet Etat grec hypertrophique : les hôpitaux manquent même de pansements parce qu’ils subissent aussi depuis deux mois le traitement de choc du 4ème et 5ème Mémorandum. Quant aux écoles au moment de la rentrée des classes, seul le mot « ubuesque » sied à leur situation : devant l’impossibilité d’offrir aux élèves leurs livres, le Ministère de l’Education a conseillé à leurs familles d’en faire des photocopies auprès des autorités communales qui se sont pourtant empressées de déclarer qu’elles manquaient cruellement des photocopieuses d’une telle envergure... !
Cependant, la multiplication de ces situations de folie (néolibérale) n’a pas empêché un important ministre de répéter à quatre reprises la déclaration triomphale selon laquelle le gouvernement Papandreou venait de commencer « la de-bolchevisation de l’économie » grecque ! Peut-on donc conclure que tout irait bien dans le meilleur des mondes grecs bolcheviques ? Les grecs auront tout le temps d’y méditer car privés désormais même de leurs passe temps favoris. Faute d’équipes (plusieurs ont fait faillite) et d’argent, leurs championnats tardent à initier la nouvelle saison, tandis que cafés et restaurants sont en train de devenir inabordables pour le commun des mortels. La conclusion est évidente : Il n’y a plus aucun doute, la Grèce sera sauvée…
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