par Allan McDonald, Honduras
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
mercredi 27 juin 2012
Paraguay : le dessin du jour
par Allan McDonald, Honduras
lundi 25 juin 2012
Paraguay : le dessin du jour
dimanche 24 juin 2012
Paraguay: les mêmes vieilles soupes dans des marmites neuves et...légales
| Osvaldo Gutierrez Gomez, Cuba |
Le Paraguay est décidémment un pays maudit. Sa population a été victime d'un génocide mené par la Triple Alliance (Brésil-Argentine-Uruguay) qui, de 1868 à 1870, extermina 90% de sa population! Puis, au XXème siècle, il a été saigné à blanc par le cauchemardesque vampire bavarois Alfredo Stroessner, qui exerça sa satrapie de 1954 à 1989.
Au XXIème siècle, le Paraguay reste un grand latifundio/ranch colonial aux relents esclavagistes, possédé par une poignée de familles qui contrôlent tout et achètent des fonctionnaires et des élus comme on achète des cigarettes. Il est devenu une terre d'élection pour les prédateurs criminels qui ont nom Monsanto et Cargill et s'y livrent à une orgie d'expérimentations de cultures mutantes sur des terres volées aux communautés paysannes et indiennes. Ces marchands de morts, acoquinés à l'oligarchie locale, ne sont d'ailleurs pas étrangers à la manoeuvre du coup d'Etat "légal". Fernando Lugo, comme Manuel Zelaya au Honduras, n'est pas allé plus loin que ses velléités d'émancipation sociale. Résultat: en ne s'appuyant pas sur un mouvement populaire organisé, il s'est livré aux salopards qui tirent les ficelles. Ceux-ci l'ont donc impudemment déboulonné en invoquant qu'il encourageait à l'horrible "lutte des classes".
Mais le peuple paraguayen n'a pas dit son dernier mot. Rédaction BASTA!
vendredi 6 novembre 2009
Un coup d'État se prépare-t-il au Paraguay ?
mardi 27 octobre 2009
Vers un nouveau coup d’État en Amérique centrale ?
Original: ¿Nuevo golpe en Centroamérica?
Il est extrêmement surprenant de voir, qu’alors qu’à peu de kilomètres de Managua, au Honduras, se maintient une dictature comme celle de Micheletti, la grande majorité des mas médias nicaraguayens (propriété d’une poignée de familles millionnaires) s’attaque depuis des années au gouvernement constitutionnel de Daniel Ortega. Les manipulations féroces et périodiques de la réalité orchestrées dans la presse écrite, radiophonique et télévisuelle, qui rappellent les campagnes subies par le président du Venezuela, Hugo Chávez, avant et après le Carmonazo [tentative de coup d’État d’avril 2002, NdE], n’ont pas cessé au Nicaragua depuis que Daniel Ortega a assumé la présidence en 2006, ou plus exactement le 10 janvier 2007.
Carlos Slim et Felipe González
Danilo Aguirre et Jaime Chamorro
jeudi 27 août 2009
HONDURAS : « La priorité c’est le retour à la démocratie»
par Sébastien Madau, La Marseillaise, 27/8/2009
Aristides Mejia Carranza est vice-président de la République du Honduras en exil. Il est de passage en France pour rencontrer des membres du ministère français des Affaires étrangères et des responsables de l’Union européenne. Il a accordé un entretien exclusif à "La Marseillaise".
C’est exact, mais il n’a aucune légitimité. Au Honduras, Interpol est représenté par un policier aux ordres d’un pouvoir illégitime qui n’est pas reconnu. Les autorités françaises ont été averties de mon arrivée et vous voyez, je n’ai pas été arrêté. J’ai été reçu par le ministère des Affaires étrangères avec une escorte officielle.
- Quelles sont les dernières informations provenant du Honduras ?
La situation se dégrade de jour en jour. Chaque manifestation subit la répression et des arrestations. La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) rentre du Honduras où elle a recueilli des déclarations de victimes d’arrestations et d’agressions. Le danger c’est que plusieurs médias ont été fermés. Du coup, les gens ne savent pas à quel point leur pays est isolé, politiquement et économiquement.
Heureusement, les putschistes perdent certains de leurs soutiens. Depuis deux semaines par exemple, la classe moyenne descend aussi dans la rue alors qu’elle était restée silencieuse jusqu’à présent.
- Les Accords de San José, présentés par le médiateur Oscar Arias, président du Costa-Rica, sont-ils selon vous une base solide de dialogue ?
Pour nous, oui. Une délégation de l’Organisation des Etats Américains (OEA) est allée au Honduras pour rencontrer le Gouvernement putschiste et essayer de lui faire accepter ces accords. Nous verrons bien, même si je n’ai pas beaucoup d’espoirs. Le président Zelaya a estimé que ces accords assuraient une solution diplomatique. Mais le Gouvernement putschiste de Roberto Micheletti n’accepte pas la première condition : le retour au pouvoir sans condition de Manuel Zelaya.
Quant à la question de l’amnistie, ils disent qu’ils demanderont aux différents pouvoirs de l’Etat (Congrès, Cour Suprême…) de statuer mais cela n’a aucune chance d’aboutir car ces organes ont eux aussi activement participé au putsch.
- Le 24 juillet, le président Manuel Zelaya a franchi la frontière avant de revenir au Nicaragua. Pourquoi ne tente-t-il pas une nouvelle incursion ?
Cette action a été réalisée dans le but de ne pas laisser tomber la résistance intérieure hondurienne. Mais deux dangers sont rapidement apparus : l’arrestation et l’assassinat. Nous avons décidé de poursuivre par la voie diplomatique mais nous sommes conscients que ces négociations s’épuiseront s’il n’y a pas de résultats positifs rapides.
-Le président Zelaya est-il en relation directe avec cette résistance intérieure ?
Tout à fait. Le président possède de nombreux soutiens au sein du Parti Libéral (le parti de Micheletti et de Zelaya, NdR) en plus de personnalités indépendantes, d’intellectuels, de syndicats ou de partis de gauche. Cette diversité a peut-être un projet de société qui comporte des différences, mais elle s’est réunie pour le rejet des putschistes, le retour de Manuel Zelaya au pouvoir et le rétablissement de la démocratie.
-Les élections présidentielles prévues le 29 novembre peuvent-elles finalement résoudre la crise ?
Il faut que le président Zelaya soit réinstallé pour que la transition se fasse dans de bonnes conditions (les élections doivent avoir lieu en novembre 2009 et l’installation du nouveau président en janvier 2010. Manuel Zelaya ne pourra pas se présenter car le mandat présidentiel n’est pas renouvelable, ndr). Or, dans ces conditions, les élections n’ont aucune légitimité. D’abord parce que le candidat du Parti Libéral Elvin Santos fait partie de ceux qui ont participé au coup d’Etat. Ensuite parce que des candidats comme celui de gauche César Ham ont déjà été agressés.
Les conditions d’une vraie démocratie ne sont pas réunies pour ces élections. Il faudrait que le futur gouvernement soit libre de rassembler le peuple après les élections sur la question de la réconciliation nationale. C’est impossible à imaginer aujourd’hui.
-Le 28 juin, tout est parti du refus de l’armée d’installer une quatrième urne lors d’élections. Cette urne visait à consulter le peuple sur des réformes éventuelles. Cette consultation est-t-elle toujours d’actualité ?
La quatrième urne a été rejetée par les putschistes parce qu’ils ne veulent pas changer de système politique alors que les manifestants disent que c’est nécessaire. Le processus n’est pas mort. Au contraire, il est encore plus d’actualité. Mais aujourd’hui, ce n’est pas le plus important. Le plus important c’est le rétablissement de la démocratie, des élections dans de bonnes conditions et le départ des putschistes.
-Le Honduras est un petit pays, mais l’affaire a pris une énorme ampleur en Amérique latine.
Ce n’est pas uniquement un problème hondurien. Le risque c’est que notre pays devienne un mauvais précédent. Si le coup d’Etat du Honduras persiste, certains groupes pourront envisager de faire de même dans leur pays, si leur président ne leur plait pas. C’est pour cela qu’il faut en finir avec ce régime putschiste.
samedi 18 juillet 2009
HONDURAS : Ils étaient au courant et ils ont donné un petit coup de main
Original : Sabían y ayudaron un poquito
La Maison Blanche savait depuis des mois qu’un coup d’État se préparait au Honduras, mais aujourd’hui les porte-parole du Département d'Etat feignent une innocence surprise. L'actuel ambassadeur des USA à Tegucigalpa, Hugo Llorens, le sait très bien: le 12 Septembre 2008 , il est arrivé dans le pays, et neuf jours plus tard, le général aujourd’hui putschiste Romeo Vásquez déclarait à la station de radio HRN qu’on était venu lui demander de « virer le gouvernement du président Manuel Zelaya Rosales » (www.proceso.hn, 21-9-08). Il ajoutait : « Nous sommes une institution sérieuse et respectueuse, nous respectons donc M. le Président comme notre Commandant en chef et nous lui obéissons comme l’ordonne la loi. » Igualito Tout comme Pinochet avant de se soulever contre Salvador Allende. Toute ressemblance avec la réalité est à imputer à cette dernière.
Le 2 juin de cette année, Hillary Clinton est allée au Honduras pour participer à une réunion de l'OEA. Elle s’est entretenue avec Zelaya et lui a dit son désaccord avec le référendum que le président envisageait de mener en même temps que la prochaine élection présidentielle. Des fonctionnaires US ont indiqué qu’ils "ne pensaient pas que ce référendum soit constitutionnel " (The New York Times, 30-6-09). Six jours avant le coup, le journal La Prensa du Honduras a indiqué que l'ambassadeur Llorens a rencontré des politiciens influents et des dirigeants militaires « pour trouver une solution à la crise provoquée par le référendum » (www.laprensahn.com, 22-6-09 ). La "solution" trouvée est connue.
Il est difficile de supposer que les commandants militaires du Honduras, que le Pentagone a armés et formés à l'École des Amériques, qui a enseigné à de nombreux dictateurs d'Amérique latine comment s’y prendre, aient agi sans l'accord de leur mentor. En outre, les putschistes n’ont pas caché les raisons de leur acte : Zelaya était en train de trop se rapprocher de ce "communiste" de Chávez, le Vénézuélien le plus détesté par la Maison-Blanche : en juillet 2008, sous son mandat, le Honduras a adhéré à l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), le nouvel «axe du mal» en Amérique latine. C’est trop, non?
Gervasio Umpiérrez, Juventud Rebelde
Trop, oui, parce que le Honduras est un territoire stratégique pour le Pentagone, qui, à partir de la base de Soto Cano, où sont stationnés des effectifs de l'armée de l'air et de l'infanterie US, non seulement domine l'Amérique centrale, mais cette véritable enclave est fondamentale dans le schéma militaire US pour une région riche en ressources naturelles. Bien qu’il n’ait jamais touché aux intérêts des sociétés étrangères ou des maîtres locaux du pouvoir économique, Zelaya constituait un risque de "déstabilisation". Il convient de noter que le référendum sur l'opportunité ou non de convoquer une Assemblée constituante qui permettrait la réélection de Zelaya n'était pas contraignant. Personne n’a été gêné à Washington par la réforme constitutionnelle qui a permis en Colombie la réélection d' Álvaro Uribe, un grand allié des USA, qui n'a même pas été plébiscitée. Il ne faut mélanger les torchons et les serviettes.
Les putschistes honduriens sont ne sont pas présentables. Le Général Romero Vásquez Velasquez, démis par Zelaya, revenu pour faire un putsch en enlevant et en déportant le président, a été enfermé au pénitencier national en 1993 avec dix autres membres d'un gang accusé d'avoir volé 200 voitures de luxe (www. elheraldo.hn, 2-2-93). Il était alors major ; une fois général, c’est au vol d’un gouvernement élu dans les urnes qu’il se consacre. Un autre personnage tout aussi peu présentable est le ministre conseiller Billy Joya, qui ne fait pas honneur à son nom (ou peut-être que oui, c’est une question de point de vue) [joya=bijou en esp., NdT], a été chef de la division tactique du bataillon B3-16, l'escadron de la mort hondurien qui a torturé et fait «disparaître» de nombreuses personnes dans les années 80. « Le Licencié Arrazola » - l'un de ses surnoms -, est un expert en la matière : il a étudié les méthodes des dictatures au Chili et en Argentine (www.michelcollon.info, 7-7-09). Ses antécédents sont connus, et malgré cela – ou justement, à cause de cela -, il a été choisi pour faire partie du régime putschiste, tellement démocratique.
La répression continue au Honduras. Jeudi dernier a été arrêté le père d'Isis Murillo Obeid, 19 ans, tué par l'armée à l'aéroport de Tegucigalpa [le 5 juillet, NdT]: il avait eu idée saugrenue de réclamer publiquement justice pour son fils (www.wsws.org, 11 -7-09). Les sauveteurs de la démocratie ont expulsé les journalistes de l'Associated Press, fait disparaître des écrans la chaîne Canal 21 et des troupes armées ont occupé la chaîne Canal 36 (Miami Herald, 1-7-09). Il s'agit de la conception de la liberté de la presse qui caractérise les putschistes.

Liberté de la presse, Luiso
, Artistas Gráficos contra el Golpe en Honduras © Luis María LigarribayLa Maison Blanche réagit mollement à ce qu’elle a qualifié d’«acte illégal». Hillary refuse d'appeler cela un "coup d'Etat" parce que cela impliquerait automatiquement la fin de l'aide économique et militaire US au Honduras. Les pourparlers pour un règlement pacifique qui ont lieu au Costa Rica, où le président Oscar Arias fait office de médiateur à la demande d'Obama, sont une farce. Mais ils ont un aspect important : ils impliquent une reconnaissance officieuse du régime imposé par le putsch. Arias a déjà annoncé qu'il appellera "M. le Président" aussi bien le putschiste Micheletti que le président élu et destitué. Ça, c’est vraiment de l’impartialité.
Rolando Guerrero, Juventud Rebelde
jeudi 20 novembre 2008
Hugo Chávez face aux élections régionales
Le 23 novembre 2008 auront lieu les élections régionales et locales au Venezuela qui désigneront les nouveaux gouverneurs ainsi que les maires. Le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) de Hugo Chávez devrait largement remporter ce scrutin dans un contexte tendu, exacerbé par l’opposition du pays qui refuse toujours de reconnaître la légitimité du président vénézuelien malgré plus d’une dizaine de victoires électorales dont la transparence et le caractère démocratique ont été soulignés par la plupart des organisations internationales1.
En effet, depuis son élection en 1998, Chávez n’a cessé de remettre en jeu son mandat et son autorité, en se soumettant au suffrage populaire. En dix ans, les Vénézueliens auront été consultés pas moins de 13 fois, c'est-à-dire presque autant de fois que durant les quarante ans précédant la Révolution bolivarienne, entre 1958 et 1998, où eurent lieu 15 élections2.
L’opposition, qui contrôle actuellement deux États (Zulia et Sucre) sur 24, pourrait perdre ses ultimes bastions au profit des candidats gouvernementaux, notamment dans l’État de Zulia dirigé par le gouverneur Manuel Rosales, farouche opposant de Chávez. Rosales a déjà prévu d’ignorer les résultats du scrutin en cas de victoire de Giancarlo Di Martino, candidat du PSUV, conscient que les électeurs vénézueliens sont favorables au parti présidentiel3.
Rosales avait déjà participé au coup d’État du 11 avril 2002 en signant le décret reconnaissant la junte putschiste de l’éphémère Pedro Carmona Estanga. Il fut également un éminent protagoniste du sabotage pétrolier en décembre 2002, et a multiplié les campagnes médiatiques contre le pouvoir en place. Il se trouve désormais gravement impliqué dans un scandale de corruption4.
Caracas, 18 Novembre 2008, par Ariana Cubillos/AP Photo
Depuis son arrivée au pouvoir, Chávez a constamment été la cible de menaces. L’administration Bush a tout tenté, du coup d’État de 2002 jusqu’au financement actuel de l’opposition, pour se débarrasser de l’homme politique le plus populaire d’Amérique latine. En septembre 2008, les autorités vénézueliennes ont déjoué de justesse une conspiration visant à assassiner le leader bolivarien et réitérer un putsch. Plusieurs militaires à la retraite et en activité – mais sans commandement de troupes –ont été arrêtés6.
Les services de renseignements vénézueliens avaient réussi à enregistrer plusieurs conversations téléphoniques entre le général de division de l’armée de terre Wilfredo Barroso Herrera, le vice-amiral Millán Millán et le général de brigade de l’aviation Eduardo Baez Terrealba. Les putschistes avaient élaboré un plan pour prendre d’assaut le Palais présidentiel de Miraflores et éliminer Chávez : « S’il se trouve à Miraflores nous ciblerons nos efforts dans cette direction. […] Nous allons prendre le Palais de Miraflores, nous allons nous emparer des chaînes de télévision. L’objectif doit être unique […] Cet effort d’unité doit se diriger vers le Palais7 ».
Caracas, 18 Novembre 2008, par Ariana Cubillos/AP Photo
En plus d’une attaque contre le Palais, les militaires avaient prévu de s’en prendre à l’avion présidentiel et de le faire exploser par un missile au moment du décollage ou de l’atterrissage. Ainsi, « une opération possible [aurait lieu] au retour de voyage du président Chávez. L’une des actions serait de le faire exploser, ou de le capturer avec des avions en plein vol8 ».
Mario Isea, président de la Commission spéciale d’enquête sur l’assassinat de l’Assemblée nationale vénézuélienne, a confirmé l’existence d’indices avérés concernant ce plan de coup d’État. « Il y a suffisamment d’élément de preuves pour confirmer les plans d’assassinat et de coup dÉtat », a-t-il signalé. Il a également souligné l’implication d’éléments internationaux, d’hommes politiques de l’opposition, de médias privés et d’hommes d’affaires locaux. Les individus en question s’étaient réunis à plusieurs reprises au Venezuela, en Colombie et aux USA9.
L’implication de l’administration Bush dans cette affaire est indéniable. En effet, l’opposition vénézuelienne ne se risquerait jamais à une telle entreprise si elle ne bénéficiait pas du soutien politique et financier de la Maison-Blanche. En septembre 2008, lassé par les multiples ingérences des USA, Caracas a expulsé l’ambassadeur suaméricain et rappelé son représentant diplomatique de Washington.
L’élection de Barack Obama à la présidence US pourrait entraîner une normalisation des relations entre les deux nations. Hugo Chávez a salué la victoire du sénateur démocrate et lui a tendu un rameau d’olivier : « Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela fait part de sa volonté et de sa détermination d’élaborer, sur la base du respect absolu de la souveraineté, un agenda bilatéral constructif pour le bien-être des peuples vénézuélien et étasunien10 ».
L’opposition vénézuelienne se trouve dans une situation désespérée. La révolution politique, économique et surtout sociale du président Chávez l’a coupée de toute base populaire. Le leader bolivarien jouit d’un prestige hors norme dans son pays grâce à sa politique de redistribution des richesses qui a sensiblement amélioré le niveau de vie des catégories les plus démunies. Les résultats atteints en une décennie sont spectaculaires11. L’implication de l’ensemble des citoyens dans le processus de transformation lancé en 1998 a permis à la société toute entière d’atteindre un degré de maturité politique suffisant pour être consciente des enjeux nationaux et comprendre que l’oligarchie n’est pas la meilleure représentante de ses intérêts.
Meeting électoral du PSUV, Caracas, 18 Novembre 2008. Photo Reuters Pictures
Écoutez les chansons du CD "Música para la battalla" édité par le PSUV
Notes
1 El Nuevo Herald, « Oposición venezolana pide que se vote por la ‘diversidad’ en regionales », 8 novembre 2008.
2 EFE, « La oposición puede ganarle seis estados a Chávez », 7 novembre 2008.
3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez alerta sobre plan opositor para desconocer triunfo del PSUV en Zulia », 9 novembre 2008.
4 Agencia Bolivariana de Noticias, « isea: Comisión de Contraloría de la AN se traslada al Zulia para investigar denuncias de corrupción », 8 novembre 2008.
5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez alerta sobre plan opositor para desconocer triunfo del PSUV en Zulia », op. cit.
6 Agencia Bolivariana de Noticias, « Develan plan conspirativo de militares activos y retirados contra presidente Chávez », 10 septembre 2008.
7 Ibid.
8 Ibid.
9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hay suficientes indicios para probar planes magnicidas y conspirativos », 28 septembre 2008.
10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez felicitó a Obama por victoria electoral », 5 novembre 2008.
11 Salim Lamrani, « Una revolución económica y social », Le Monde Diplomatique, décembre 2008.
Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=6383&lg=fr

