Affichage des articles dont le libellé est Justice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Justice. Afficher tous les articles

vendredi 15 mars 2013

La vallée de larmes : un classique du XXIème siècle classique du XXIème siècle

Deutsch  عربي  Español 
Le premier roman d'Antonio Beltrán Hernández, auteur mexicain vivant entre Paris et Mexico et écrivant aussi bien en espagnol qu'en français, pourrait, par son intrigue, être un roman policier. Mais un roman policier (ou plutôt, un thriller linguistique) écrit par un disciple du grand Borges, tout aussi fasciné que son maître par les langues, de l'hébreu et de l'arabe au japonais et à l'islandais, en passant par le suédois, le sanskrit et le persan, langues que l'auteur a étudiées. Ce pourrait être un roman d'espionnage avec la CIA pour protagoniste.
Ce pourrait être un Bildungsroman (roman d'apprentissage), celui d'une jeune avocate de l’aristocratie chilienne qui déchire le voile de la vérité et déclare la guerre à la famille et à la classe au sein de laquelle elle a grandi.
Ce pourrait être un roman historique, puisqu'il revisite le XXème siècle et certaines de ses tragédies, des conséquences ultimes de la Seconde Guerre mondiale aux guerres néocoloniales du début de notre siècle. Ce pourrait être un roman philosophique, sur le thème de l'impunité et de la justice. Ce pourrait être un roman américain, puisqu'il se déroule en grande partie entre Santiago, Valparaiso, Chuquicamata, Buenos Aires, Mexico, Chicago et New York. Ce pourrait être un roman européen, puisqu'il se déroule aussi bien à Paris qu’à Uppsala, Lund, Bräkne-Hoby, Göttingen, Vienne et Berlin. Ce pourrait être un roman asiatique, puisqu'il nous promène dans l’Inde des Védas et du Mahâbhârata et nous emmène au Vietnam en guerre et dans le Japon de Kobe et Nagasaki.
Et ce pourrait être un roman gastronomique, puisqu'il nous fait découvrir quelques exquis mets mexicains et quelques breuvages non moins exquis. Ce pourrait être aussi un roman scientifique puisqu’il nous met en face de l’horreur atomique et psychopharmacologique et du bonheur des avancées technologiques et de la conquête de l’espace. Ce pourrait être, enfin, un roman théologique, sur le thème du Mal, de la Faute et de la Rédemption dans cette vallée de larmes où nous vivons.
La vallée de larmes, pour dire les choses simplement, est tout cela à la fois. Bref un texte appelé à devenir un "classique du XXIème siècle", destiné au public d'un monde définitivement réduit aux dimensions d'un village – on dit "globalisé" -, et dont la culture quotidienne est désormais un patchwork qui s'apparente à un costume d'Arlequin.
Toutes ces couleurs vont se mettre en mouvement, comme dans un disque de Newton, pour faire éclater devant nos yeux la vérité, une vérité, la vérité toute simple et banale – aussi évidente qu’invisible – perceptible uniquement depuis la banlieue du monde, cette cité perdue qui pour certains se trouve au-delà de l’infini.
Pour venir creuser davantage notre grande vallée, il vous sera permis de pleurer de douleur et d’émotion, mais aussi de bonheur. Et ce même bonheur vous permettra aussi, peut-être, de rire.

  • Antonio Beltrán Hernández La vallée de larmes Tragédie géopolitique à fin heureuse
    éditions
    workshop19, Tunis,  mars 2013
    ISBN 978-9938-862-04-1 15X21, 260 p.
    12 Dinars tunisiens 16 Euros 20 Francs suisses

Distribution Tunisie : AFRIQUE CULTURE 71 205 521
Diffusion France/Belgique/Suisse : L'OISEAU INDIGO
http://www.loiseauindigo.fr

Distribution France/Belgique : POLLEN-LITTÉRAL
http://www.pollen-diffusion.com

Distribution Suisse : SERVIDIS
http://www.servidis.ch

Reste du monde : contacter l’éditeur
éditions workshop19 Atelier tunisien de création 41 rue d’Iran, 1002 Tunis ++216 22 679 040   ++33 6 13 99 28 86
http://www.workshop19.info
http://www.facebook.com/editionsworkshop19
https://twitter.com/workshop19edit  @workshop19edit

Contacter l'éditeur contact[at]workshop19.info Contacter l'auteur abh[at]workshop19.info
Texte de 4 de couverture
Un roman ne se raconte pas, ne se résume pas, et encore moins celui que, cher lecteur, tu tiens entre les mains. Un roman ? Ou bien il se lit, et alors il peut laisser une marque indélébile dans l'esprit de son lecteur, ou bien il s'ignore, et alors il reste un mystère entier pour son non-lecteur. Contentons-nous de dire que l’auteur déteste connaître à l’avance l’histoire des films qu’il va voir, pourvu qu’il soit sûr que le film est bon.
Partons donc du principe que ce livre est bon et ne dévoilons donc pas son intrigue.  Tout est d’ailleurs contenu dans son titre et son sous-titre.  Le premier ne fait pas seulement référence au Salve Regina, mais aussi à l’épisode du même nom (Tåredalen) du film de Bergman « Scènes de la vie conjugale (Scener ur ett äktenskap) ».  Le sous-titre part d’une ferme conviction de l’auteur : les grands tragédiens, de Sophocle à Shakespeare, sont les précurseurs des bons thrillers. Et ce thriller linguistique vous mènera jusqu’au bout du bruit et de la fureur, de la guerre et de la paix, de la souffrance la plus extrême et, enfin, de la justice.

Antonio Beltrán Hernández n’a jamais été un militant politique.  Sa première passion était la science-fiction.  Il vivait dans la Lune et au-delà, il collectionnait toutes les coupures de journaux concernant la conquête de l’espace, il apprit l’alphabet cyrillique en déchiffrant les noms des cosmonautes dans un livre en édition quadrilingue, « космонавт и его родина   —  Le cosmonaute et sa patrie », pendant sa première adolescence il croyait que le monde finirait dans une conflagration nucléaire, et sa vocation définitive, le cinéma, lui fut inoculée par « 2001, l’odyssée de l’espace ».
Cependant, quelque chose changea en lui lorsqu’il lut la préface de Sartre à « Les Damnés de la Terre » de Frantz Fanon (…en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre).  Puis « Cent ans de solitude » lui fit redécouvrir, par sa magie, l’univers de son Amérique.
Et Borges le transporta au-delà de l’infini.
Aujourd’hui, il n’est ni scientifique ni historien ni stratège ni linguiste, et sa carrière de directeur de la photographie de cinéma connaît des petits hauts et des grands bas. Mais il nous fera voyager, dans ces pages, à travers les arcanes de notre insaisissable vallée de larmes.
EN VENTE DANS TOUTES LES BONNES LIBRAIRIES EN TUNISIE, FRANCE, BELGIQUE, SUISSE !

mercredi 20 janvier 2010

La justice espagnole enquête sur un juge qui a expulsé une avocate musulmane d’une audience à cause de son hijab


par Hussein  MAJDOUBI حسين مجدوبي
19/1/2010
Traduit par Tafsut Aït Baamrane, Tlaxcala
Source :
 القضاء الاسباني يحقق مع قاض طرد محامية مسلمة من الجلسات بسبب ارتدائها الحجاب 

Madrid, Al Quds Al Arabi – Les autorités judiciaires espagnoles ont décidé d’ouvrir une enquête sur un juge éminent pour avoir expulsé une avocate espagnole d’origine marocaine au prétexte qu’elle portait un hijab dans une salle d’audience, et on s’attend  à ce que l’avocate en question gagne son procès, en l’absence de loi interdisant à le port du voile à des avocates.

   Le juge Gómez Bermúdez  avait expulsé le 29 octobre dernier Zoubeyda Barik Hedidi de la salle d’audience où elle remplaçait un collègue, sous prétexte que son hijab violait les lois réglementant les professions judiciaires.

Le juge lui avait demandé d’ôter son foulard si elle voulait continuer à participer à l’audience qu’il présidait, lui disant : « Cette salle est sous mon autorité. »

L’avocate a porté plainte contre le juge Bermúdez, qui est connu pour avoir présidé des procès liés au terrorisme, comme celui pour les attentats du 11 mars 2004 et celui contre ce qui a été appelé la « cellule d’Al Qaïda en Espagne », dont les membres avaient été arrêtés en novembre 2001.
De son côté, l’avocate estime que la justice espagnole n’interdit pas de porter le voile lors d’une audience, d’autant plus qu’exerçant à Madrid depuis un certain temps, elle n’a jamais été exposée à un semblable incident.

Dans la plainte qu’elle a déposée, Barik dit que la décision de l’expulser est une discrimination fondée sur l’appartenance religieuse et une violation de ses droits garantis par la loi et par la Constitution.

L’avocate avait d’abord saisi l’Audiencia nacional, qui n’a pas examiné sa plainte dans les 20 jours requis ; elle a donc été contrainte de recourir à la Cour suprême qui a accepté d’examiner  sa requête. Les experts des affaires judiciaires pensent que Zouebyda peut gagner son procès en l’absence d’une loi interdisant le port du foulard par des professionnelles de la justice en Espagne, qui est donc autorisé comme ailleurs en Europe – en Grande-Bretagne, une loi l’autorise explicitement.

Les forces politiques espagnoles évitent de se prononcer sur le thème du voile pour ne pas ouvrir la boîte de Pandore du débat sur l’intégration des immigrés, préférant laisser le soin à la justice de régler ce problème.

Mais cela n’a pas empêché de nombreux Espagnols d’exprimer leur opinion dans les journaux et sur Internet, et comme d’habitude, la plupart des commentaires sont agressifs et islamophobes, tandis que des voix raisonnables appellent à prendre en compte les « autres » cultures et religions.

mercredi 2 décembre 2009

Procès à Copenhague: le droit à la solidarité avec les mouvements de résistance en question

Avons-nous le droit, nous, citoyens des pays prospères, vivant en paix et "démocratiques", d'apporter notre soutien aux mouvements de résistance des pays dominés du Sud ? Depuis le 11 Septembre 2001, au nom de la "guerre contre le terrorisme", des mouvements de résistance armée se sont vus apposer l'étiquette de "terroristes". Se solidariser avec eux devient dès lors un crime, ou du moins un délit. N'acceptant pas cette logique, un groupe de Danois ont créé en 2004 l'association Oprør (Rébellion) -un millier de membres aujourd'hui -, qui a organisé des collectes d'argent destiné au FPLP palestinien et aux FARC colombiennes. Le porte-parole d'Oprør , Patrick Mac Manus est jugé à partir de demain à Copenhague. Il nous explique l'enjeu de ce procès. et appelle à la solidarité. Traduction d'Annie Goossens, édition de Fausto Giudice.

Le procès contre le groupe Oprør (Rébellion), accusé de soutenir des mouvements de résistance, commencera sous peu. Le Procureur requiert une peine d'emprisonnement. Le procès aura lieu à la VIème Chambre du tribunal de grande instance de Copenhague  les 3 et 7 décembre, 2009 et les 8 et 15 janvier 2010. Le verdict sera rendu le 8 février 2010.
L'objectif de l’association Oprør,  constituée en 2004, est de défier la « législation antiterroriste », tant au Danemark qu’au plan international.
Par le biais de la législation antiterroriste, les autorités cherchent à saper  les organisations progressistes, les mouvements de résistance, les syndicats et les mouvements de solidarité dans le monde entier.

Nous invitons tous les mouvements à nous soutenir pour :
- Défendre le droit des peuples à résister aux gouvernements illégitimes et à l’occupation étrangère!
- Défendre le droit des peuples à prendre les armes contre l'oppression quand tous les autres moyens ont été épuisés!


Oprør est accusé d'avoir transféré des fonds importants au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en défi de la législation antiterroriste.
Le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) est depuis des décennies un chef de file de la lutte du peuple palestinien engagé dans un conflit légitime contre les forces d'occupation. Nous appuyons le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) dans sa lutte pour un Àtat laïque et démocratique pour tous. Cette organisation ne  peut en aucune façon être qualifiée de « terroriste ».
Les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) ont travaillé et ont combattu pendant des décennies pour les droits démocratiques et l'égalité du peuple. Avec l'appui des USA et en coopération avec des « escadrons de la mort » contrôlés par les grands propriétaires fonciers et les  cartels de la drogue, le régime actuel continue à persécuter les dirigeants et les membres des syndicats, des militants politiques, des étudiants et des organisations paysannes de Colombie. Plusieurs pays  latino-américains ont négocié la paix en légalisant les groupes rebelles, leur permettant ainsi de participer à un processus politique ouvert. La criminalisation des FARC empêche une solution politique en Colombie.
Au Danemark, on conteste de plus en plus  la  législation antiterroriste ; Oprør a contribué à développer ce mouvement et en est partie prenante.

Proche de nous, l'organisation Fighters & Lovers (Combattants  & Amants) a contesté la législation antiterroriste en vendant des T-shirts en soutien aux FARC et au FPLP.  Le 18 septembre 2008, la Cour d’Appel a annulé l'acquittement prononcé par le tribunal de première instance de Copenhague et a infligé à cinq des membres de l’organisation des peines de 60 jours à six mois de prison. En mars 2009, la Cour suprême a converti les peines d’emprisonnement en condamnations avec sursis, exprimant également certains doutes sur la législation elle-même.
Les thèmes du terrorisme, des mouvements de résistance et de libération font  de plus en plus l’objet de débats.
Le moindre d'entre eux n'est pas celui du mouvement de résistance danoise contre l'occupation au cours de la Deuxième Guerre mondiale. À l'époque, les résistants ont été qualifiés de « terroristes » par les forces d'occupation et leurs alliés danois. L’Association Horeserød -Stutthof, issue du mouvement de résistance et des générations suivantes, a  accéléré le débat. Depuis 2006, cette association a maintes fois transféré des fonds aux FARC et au FPLP, et en a informé le Ministère de la Justice. Et pourtant, celui-ci n'a pas réagi, révélant l'hypocrisie de l'actuelle mise en application de la législation « antiterroriste ».
Un groupe international du syndicat des travailleurs de l’industrie du bois et de la construction (TIB) de Copenhague a également transféré des fonds au mouvement de résistance en Colombie. Dans ce cas, il renvoie à  l'expérience antérieure du soutien aux mouvements de libération du Viêt Nam et d’Afrique du Sud, qui constituait à l'époque un défi aux politiques dominantes des gouvernements. À ce jour  il n’y a pas eu de réaction judiciaire à cette initiative non plus.
Dans le procès imminent contre Oprør même un acquittement ne résoudra pas le problème. La législation internationale contre le « terrorisme » continuera à défier les droits humains. Une condamnation ne modifiera pas non plus notre objectif qui est de continuer à soutenir le droit à la résistance et à la solidarité dans le monde entier.
Nous avons choisi de nous concentrer sur la Palestine et la Colombie. Nous aurions pu choisir beaucoup d'autres cas ,de la Turquie au Kurdistan, du Pays basque aux Philippines. Dans notre choix,  nous avons tenu compte d'un facteur important, à savoir que les forces de libération font progresser les objectifs laïcs, démocratiques et humanistes de concert avec le peuple.
Par le biais de l'actuelle législation antiterroriste, les États ont tenté de freiner la liberté d'expression et les droits politiques de leurs citoyens. Le droit de fournir un soutien moral et matériel aux mouvements de résistance et de libération dans le monde entier est menacé. Les droits civils et les droits des travailleurs à mener une lutte légitime pour la protection sociale et la réforme démocratique sont également de plus en plus réduits.
Oprør demande à tous les mouvements luttant pour la démocratie et la solidarité internationale à se joindre à lui en contestant la législation antiterroriste nationale et supranationale ainsi que la prétendue « guerre mondiale contre la terreur ».
Des manifestations devant les ambassades danoises exigeant l'acquittement d’ Oprør au procès à venir seraient les bienvenues de même que l'envoi de lettres de protestation aux ministères de la Justice et des Affaires étrangères.  
  • Ministère de la Justice:
    Slotsholmsgade 10
    1216 Copenhague K
    Téléphone: +45 / 72 26 84 00
    Télécopieur : +45 / 33 93 35 10
    E-mail:  
    jm@jm.dk
  • Ministère des Affaires étrangères:
    Asiatisk Plads 2
    DK-1448 Copenhague K
    Téléphone: +45/ 33 92 00 00
    Télécopie: +45/ 32 54 05 33
     E-mail:
    um@um.dk
  • Oprør peut être contacté à: opror[at]linuxmail[dot]org



    Source : Rebellion (Denmark): The Court Case is Approaching!
    Article original publié le 20/11/2009

    Annie Goossens est une collaboratrice de
    Tlaxcala
    , le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.
    URL de cet article sur Tlaxcala :
    http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9371&lg=fr


       


mercredi 4 mars 2009

Chroniques de la vie quotidienne dans la France sarkozyenne (Vol.II, N°7) - AREVA et le soudeur leucémique, un conte de Carême

Il était une fois un salarié, appelons-le Michel, qui travaillait comme soudeur dans une entreprise de sous-traitance, laquelle travaillait pour une entreprise de l'industrie nucléaire en France, filiale d'AREVA, à savoir la COMHUREX, à Narbonne.
Au cours d'un des contrôles, une contamination à l'uranium fut révélée. L'entreprise ne dit rien au salarié. Il perdit sa place un peu plus tard après quelques ennuis de santé. Sept ans plus tard, une leucémie se déclara.
Le médecin lui demanda son passé professionnel et demanda à voir le dossier de la période nucléaire. Après beaucoup d'efforts, Michel put enfin récupérer son dossier pour y découvrir... la contamination dont il avait été victime.
La maladie professionnelle fût reconnue, mais Michel décida alors de commencer un combat pour faire reconnaître une faute de l'employeur.
Ce combat dure depuis 14 ans !!!
Tout récemment encore, un expert mandaté par le Tribunal décida de visiter l'établissement où s'était passé l'évènement. Michel demanda à être accompagné par un expert, afin de faire face aux experts scientifiques et juridiques de l'usine. L'expert accepta.
Une fois devant l'usine, le directeur refusa que Michel soit accompagné, l'expert s'inclina devant la demande et Michel dût faire face seul à tous les experts.
Ainsi va la justice en France quand il s'agit du nucléaire !!!
Jeudi 26 mars à 9h, nous serons tous au tribunal de Narbonne pour soutenir Michel contre AREVA et sa filiale.
Des rencontres sont prévues durant la matinée
La présence de la CRIIRAD qui a suivi le dossier est d'ores et déjà annoncée

mercredi 4 février 2009

Condamnation des 3 agresseurs de Ginette Skandrani

Suite à l’agression avec violence aggravée commise en groupe contre Ginette Hess Skandrani à son domicile le 25 octobre 2006, ont été jugés ce jour, 3 février :

- Ruben COLLEU, non présent, car en fuite en Israël mais défendu par son avocat. COLLEU faisait le guet dans la rue, tout en gardant les motos, pendant que les autres agressaient Ginette Skandrani avec des casques de motard.

- Steven ELIE, en train de faire son service militaire en Israël avec l’accord de la Cour et qui a envoyé une lettre accusant les autres membres du groupe qui se sont réunis la rue des Rosiers afin de programmer l'agression.

- Mike SFEZ, que Ginette Skandrani avait reconnu comme l’un de ses deux agresseurs, ce qu’il a essayé de nier, en voulant faire croire qu’il était resté derrière la porte. Le quatrième agresseur était Jordan BENHAMOU, mineur au moment des faits et condamné le 18 novembre 2008 par le Tribunal pour enfants.

L’avocat de SFEZ a essayé de faire passer la victime pour une antisémite, voir une négationniste qui fréquente un certain humoriste. Il lui a également reproché d’avoir divulgué les noms de ses agresseurs sur le net.

Ils ont tous les trois été reconnus coupables et condamnés :

SFEZ à deux ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis. Les 6 mois pouvant se transformer en travaux d’intérêt général

COLLEU idem que SFEZ.

ELIE coupable par défaut à trois ans d’emprisonnement. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.
Une somme de 10 000 € doit être versée pour réparation des
dommages ainsi que 1500 € pour les frais de justice.

jeudi 29 janvier 2009

3 février 2009 : Procès contre un deuxième agresseur de Ginette Skandrani

Le prochain procès contre un des nervis sionistes qui avaient violemment agressé Ginette Hess Skandrani à son domicile avec des casques le 25 octobre 2006 - les deux autres étant en fuite dans le pays de la barbarie - aura lieu le 3 février à 13 h 30 devant la 15è chambre au Palais de justice de Paris.
Celui qui était mineur au moment des faits a été jugé le 18 novembre 2008 et a écopé d'un an de prison avec sursis et cinq ans de mise à l'épreuve, 3000 euros de dommages à verser à la victime et 800 euros de frais de justice. Nous verrons si la justice sera plus sévère avec le deuxième qui était majeur et donc responsable de ses actes au moment des faits.

mardi 18 novembre 2008

Le premier agresseur de Ginette Skandrani condamné

Le premier des quatre agresseurs de Ginette Skandrani à être jugé a été condamné mardi 18 novembre 2008 à 1 an de prison avec sursis avec mise à l'épreuve de 5 ans, 3000 € de dommages et intérêts et 800 € de frais de justice.
La procureure, après avoir expliqué que, pour un tel délit, la peine requise pouvait être de 10 ans de prison (violence en groupe et avec armes avec préméditation contre personne vulnérable), n'avait requis que 18 mois, vu que les torts étaient partagés entre les 4 agresseurs (à ce compte, il vaut mieux commettre des agressions à 50...).
Le jeune prévenu, mineur au moment des faits, avait déjà été condamné en mai 2006 à deux mesures éducatives pour violences commises en groupe lors de manifestations.
Son père a condamné l'acte de son fils, expliquant qu'il était introverti et facilement manipulable, et qu'il s'était laissé entraîner dans le groupe, mais que maintenant, il avait retrouvé une stabilité et un bon traval (bijoutier avec un salaire de 2300 € par mois).
On attend maintenant le prochain procès, celui de Mike Sfez, le seul autre inculpé se trouvant sur le territoire français, puisque les complices, Ruben Colleu et Elie Steven, sont à l'abri de la justice française, en Israël, terre promise de délinquants et de criminels.

samedi 15 novembre 2008

Procès d'un des agresseurs de Ginette Skandrani le 18 novembre

Le 25 octobre 2006, Ginette Hess Skandrani, présidente de l'AZLS, était victime d'une grave agression à son domicile dont elle porte encore aujourd'hui les séquelles. Une longue enquête avait permis l'identification des 4 agresseurs, dont deux se sont enfuis en Israël, d'où ils ne peuvent être extradés, puisqu'ils disposent, en plus de leur passeport français, d'un passeport israélien.
L'un des deux autres agresseurs, mineur au moment des faits, sera jugé par le Tribunal pour enfants de Paris le mardi 18 Novembre à 9 heures. 25è chambre -escalier Y , rez- de- chaussée, Palais de justice, 4 Bd du Palais, métro Cité.
Venez nombreux !
Nous republions à cette occasion la lettre ouverte signée par 200 personnes et associations, à laquelle aucune réponse n'a été donnée à ce jour.

Lettre ouverte
Au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur
Au CRIF, à la LICRA, au MRAP, à la LDH, à SOS-Racisme
À l’AFPS, au CAPJPO, à l’UJFP et au MSRPP

Questions de principe, questions pratiques, questions vitales

5 novembre 2006
Ginette Hess Skandrani est une femme de 67 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de la Palestine : la création d’un seul État pour tous les habitants de la Terre sainte, sur la base du principe universel : « Une personne, une voix ».
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre. Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller. Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.

Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.