Affichage des articles dont le libellé est Solidarité internationale التضامن الدولي. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Solidarité internationale التضامن الدولي. Afficher tous les articles

mercredi 23 juillet 2014

Un dimanche à Sydney, Australie, avec les Palestiniens

Les plus belles images de la solidarité mondiale avec les Palestiniens nous viennent d'Australie, où plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche dernier. Regardez: ils et elles sont magnifiques.
Marching as one... 14,000km from the frontline: Thousands take to Sydney streets calling for Israel to stop its bombardment of Gaza 

  • More than 2000 marched down George Street in Sydney's centre
  • It is Sydney's second major pro-Palestine rally in a fortnight
  • So far more than 350 Palestinians and seven Israelis have been killed in the 13-day conflict
  • Rally called on Australian leaders to 'stand up'


Schoolchildren have led thousands of protesters through Sydney's CBD, demanding an end to Israel's military offensive in Gaza.
Stunned shoppers watched on as a crowd of more than 2000 marched down George Street, waving flags and chanting, 'In our thousands, in our millions, we are all Palestinian.'
It is Sydney's second major pro-Palestine rally in a fortnight.
Parramatta woman Buthania Saeed took her children to Sunday's protest, which came days after four youngsters were killed in an air strike as they played on a beach in Gaza City.
Schoolchildren led a march through Sydney's centre on Sunday. They held plastic dolls to signify the loss of innocent babies' lives in Gaza

'I'm here as a mum to raise awareness of what's happening in Gaza,' Ms Saeed, 41, told AAP.
'All we're seeing is women and children being murdered, houses are being burnt down and families are being vanished.'
One demonstrator held up a baby doll swaddled in fake blood-drenched sheets, and stretcher bearers carried child-like figures wrapped in white.
More than 350 Palestinians and seven Israelis have been killed in the 13-day conflict.
Rally master of ceremonies Ophelia Haragli called on Australian leaders to 'stand up'.Over 2000 people marched along George Street with banners and flags that showed their support for Gaza

A young boy held a sign saying 'no one is free when others are oppressed' while his friend took photos of the march on his iPhone. In the background, a toddler in a pushchair was also brought to the march

Pro-Palestinian protestors painted their faces and wore t-shirts that said 'free Gaza' as they gathered to march the streets of Sydney

'You don't have to look far, you only have to look at the pictures on the screens, and touch your heart to know that what's going on in Israel is a massacre,' Ms Haragli said.
NSW Greens MP David Shoebridge, who addressed the crowd, wants the federal government to use Australia's position on the UN Security Council to push for a ceasefire.
Elsewhere in Sydney, deputy federal opposition leader Tanya Plibersek said an end to the conflict was urgently needed, though she did not outline the role Australia might play in reaching any detente.
'Of course the rockets must stop,' Ms Plibersek told reporters on Sunday. 'Hamas must agree to a ceasefire, and I also urge Israel to ensure that any response to that rocket fire is proportionate and spares the lives of civilians.'
Pro-Palestinian protestors called for 'freedom for Palestine' and held signs saying 'pray for Gaza' and 'occupation is a crime' as they chanted in the city centre

A young girl shouted passionately as she held a sign calling for the government to 'save Palestinian kids'
Tomato sauce was used to depict the bloodshed in the Gaza

More than 350 Palestinians and seven Israelis have been killed in the 13-day conflict

Rally master of ceremonies Ophelia Haragli called on Australian leaders to 'stand up'


A young boy acted as a stretcher bearer as he carried a child-like figure wrapped in white through the streets

Sydney's main shopping street was lined with people dressed in red, black, white and green in support of Gaza

NSW Greens MP David Shoebridge, who addressed the crowd, wants the federal government to use Australia's position on the UN Security Council to push for a ceasefire

dimanche 18 mai 2014

Aux prisonniers politiques du peuple égyptien : message de solidarité de prisonniers colombiens رسالة من كولومبيا إلى مساجين الشّعب المصري السّياسيّين

Nous avons reçu cette déclaration de solidarité avec les 20 000 prisonniers politiques égyptiens, émanant des prisonniers politiques et de guerre enfermés dans la terrible geôle de haute sécurité ERON Picota de Bogotá, où ils sont en lutte permanente contre les conditions inhumaines de détention. Un bel exemple de fraternité à suivre.-Tlaxcala




La Picota

L'autodétermination des peuples est un droit inaliénable que les USA et les pays de l'hémisphère nord bafouent pour l'intérêt rapace de leur système décadent, par l'invasion, l'anéantissement, la torture, la terreur et l'enfermement derrière des murs et des barreaux, contre des pays qui cherchent à prendre en main leur propre destin.

L'humanité dans son histoire a connu des laquais de souches diverses. Des collabos déshonorant la culture des peuples dont ils étaient issus.




Ces infâmes ont plongé l'Égypte dans une situation que notre continent latino-américain est censé avoir dépassé ; alors que sous d'autres latitudes des dictatures militaires conformes aux intérêts US s'érigent, sur nos terres elles ont semé la désolation.
Mais les habitants appauvris de notre Amérique latine ont de fait de la mort et de la soumission un chant de vie, un cri de révolte, brandissant leurs poings sans peur de se sacrifier contre l'empire le plus terrible qui ait jamais existé. Les tranchées et les barricades, les idées et la praxis révolutionnaires transformées en combat font souffler aujourd'hui sur notre continent des vents de changement face à l'assaut néo-fasciste.

L'Égypte est confrontée à une crise humanitaire grave et profonde sous le régime de terreur de la dictature militaire rangée sous les drapeaux du nord, dans le silence complice des pays battant pavillons de la liberté et de la démocratie. Ces pavillons sont censés leur donner le droit de déclarer la destruction du peuple palestinien au nom de ce qu'ils ont le culot d'appeler "guerre contre le terrorisme".

Le peuple égyptien, comme beaucoup d'autres dans le monde, est en train de mener une bataille peut-être ultime contre un système en décomposition qui montre son pire visage, bestial, rusé, criminel et inhumain.
Prison de Tora, Le Caire, Égypte

Pendant ce temps, l'Europe, avec son discours fétiche et hypocrite, accueille avec mépris le cri pour la justice et la liberté de cette nation africaine, cherchant à rendre invisible le drame de tant d'humains emprisonnés, conduits à la potence tandis que des milliers d'autres sont soumis à la violence et à la torture.

En Égypte et en Colombie, les prisons sont devenues des centres de torture et de mort en masse. .

Les partis européens censés être porteurs d'espérance, semblent se soucier plus de leurs intérêts sectaires que de cette grave situation humanitaire. .

Nous autres, prisonniers politiques et de guerre égyptiens, palestiniens, basques, colombiens, comme tous ceux qui luttent pour un monde viable et humain, nous avons la tâche essentielle de briser la misère du silence imposé face à l'aberration que nous vivons. Il ne tient qu'à nous de mener des actions de lutte, et pas seulement de résistance, pour atteindre l'objectif précité.
Briser les chaînes du silence et de l'infamie mondiale.

Solidarité avec les prisonniers politiques du peuple égyptien et leur autodétermination.

PRISONNIERS POLITIQUES ET DE GUERRE
PRISON ERON PICOTA
BOGOTA
COLOMBIE
AMÉRIQUE DU SUD
 

mercredi 11 avril 2012

APPEL À UNE RÉUNION INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LA RÉVOLUTION SYRIENNE A REGUEB (TUNISIE)/LLAMAMIENTO A UNA REUNIÓN INTERNACIONAL EN SOLIDARIDAD CON LA REVOLUCIÓN SIRIA EN REGUEB (TUNEZ)

Plus d'un an s'est écoulé depuis le début de la révolution en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, qui a éclaté en Tunisie et s'est propagée dans toute la région jusqu'à la Syrie. Ben Ali, Moubarak et Kadhafi sont partis et avec eux leurs dictatures féroces soutenues par l'Union européenne et les États-Unis. La révolution connaît l'un de ses moments les plus critiques avec ce qui se passe en Syrie. Bachar ne cesse de tuer son peuple, et les grandes puissances mondiales veulent profiter de cette situation . Pour cette raison, au titre de la solidarité avec le peuple syrien qui souffre d'une dictature brutale et pour dénoncer ces puissances, nous faisons appel  à toutes les organisations politiques, syndicales et civiles pour participer le 1er Mai à une réunion internationale à Regueb pour discuter de la situation actuelle en Syrie et organiser une campagne de solidarité avec la révolution syrienne.

Ce n'est pas une coïncidence que nous ayons choisi Regueb pour cette réunion. Il y a un peu plus d'un mois, les soi-disant amis de la Syrie se sont réunis en Tunisie pour donner honteusement leur soutien au plan impérialiste en Syrie. Ce ne sont pas des amis de la Syrie, sont les mêmes qui ont soutenu avec leur argent et des armes Ben Ali et tous les dictateurs de la région et maintenant que le peuple se lève, ils essaient par tous les moyens de mettre fin à ces révolutions. Face à cette politique nous voulons impulser un rassemblement international d'organisations qui soutiennent la révolution et le peuple syrien dans leur lutte légitime sans la jeter dans la gueule de l'impérialisme.

Nous appelons à participer à Regueb de cette initiative internationale, le 1er mai, qui cherche à donner un soutien
clair à la révolution syrienne en dénonçant l'intervention impérialiste. Nous avons choisi cette date du 1er mai comme une date symbolique pour les travailleurs du monde.

L’appel est soutenu à Regueb par :
UGTT (Union Gén.  Trav. Tun)        
Lluita Internacionalista « LI » - Espagne -   
Association civile « Dialogue » - Regueb -
L’association « Fidèles aux familles des martyrs et des blessés de la révolution » 
UDC (union des diplômés chômeurs)
Mouvement du peuple
POCT
Bath
Mouvement des nationalistes démocratiques
Associations Liberté et développement, Citoyenneté, Voix d’Ève, Association du développement et de la promotion de Regueb (ADPR).

 Programme :
Dimanche 29 avril : Réception des invités et des militants et  rencontre avec les blessés.
Lundi 30 avril : Réunion de travail entre les militants et les représentants de l’UGTT, des associations, et des partis politiques  soutenant  le peuple syrien.
Mardi  1er mai : Meeting public  auquel participeront des militants et des enseignants, couronné par une manifestation de soutien au peuple syrien.

Hace más de una año que empezaron las revoluciones en el norte de África y en Oriente medio, lo que estalló en Túnez se extendió por toda la zona hasta llegar a Siria. Atrás quedó Ben Ali, Mubarak, Gadafi y sus dictaduras feroces apoyadas por la Unión Europea y Estados Unidos. La revolución vive uno de sus momentos más críticos con lo que está sucediendo en Siria. Bashar no para de asesinar a su pueblo mientras las grandes potencias mundiales quieren sacar partido a su favor de esta situación. Es por este motivo desde la solidaridad con el pueblo sirio que sufre una feroz dictadura y de la denuncia de estas potencias que queremos hacer un llamamiento a todas las organizaciones política, sindicales etc. Para organizar una reunión en Regueb el primero de mayo con la intención de debatir la actual situación en Siria y la organización de una campaña de solidaridad con la revolución Siria.
No es casual que está reunión la queramos llevar a cabo en Regueb. Hace poco más de un mes, los autodenominados amigos de Siria eligieron Túnez para dar vergonzosamente su apoyo al plan imperialista en Siria. Esos no son amigos de Siria, son los mismos que apoyaron con su dinero y sus armas a Ben Ali y todos los dictadores de la zona y ahora que el pueblo se levantó quieren por todos los medios acabar con estas revoluciones y sacar partido de ellas a su favor, no a favor de los pueblos. Contra esta política queremos impulsar un encuentro internacional de organizaciones que apoyen a la revolución y al pueblo sirio en su legítima lucha sin lanzarla a las fauces del imperialismo.
Hacemos un llamamiento internacional a participar en Regueb de esta iniciativa el 1 de mayo, el objetivo es dejar bien claro nuestro apoyo a la revolución Siria y la denuncia a la intervención imperialista. Elegimos el primero de mayo como fecha simbólica para los trabajadores del mundo.
El llamamiento a la reunión internacional en Regueb es apoyado por:
U.G.T.T (Unión General de Trabajadores de Túnez).
Lluita Internacionalista (Estado español).
Asociación civil diálogo de Regueb(Túnez).
Asociación Fieles a las familias de los mártires y de los heridos de la revolución (Regueb).
Programa:
Domingo 29 de Abril: Recepción de los invitados y encuentro con los familiares y heridos de la revolución.
Lunes 30 de Abril: Reunión de trabajo entre los militantes, representantes de la UGTT, de los partidos políticos y asociaciones que apoyan al pueblo sirio.
Martes 1 de Mayo: Mitin público con la participación de las organizaciones y manifestación de apoyo al pueblo sirio.

vendredi 2 mars 2012

Colombie : Manifeste pour la paix, jusqu'à la dernière goutte de nos rêves

Pour signer cet appel, aller ici


Il existe dans le cœur de l'Amérique un refuge humain enlacé à trois cordillères, bercé par d'exubérantes vallées, des forêts touffues, et baigné par deux océans. Des sources et des fleuves impétueux convertissent ses terres en merveilles de fertilité, débouchant au sud dans l'Amazonie - ce qui convertit la Colombie en objet de grandes convoitises. Et c’est là que commence le martyre d'un peuple : dans la cartographie de la cupidité d'une poignée d'hommes. La Colombie, bien qu'elle ait tout pour rendre une vie digne possible à la totalité de ses 48 millions d'habitants, doit subir une élite qui perpétue la violence coloniale, ancrée dans un pouvoir local qui offre les richesses du pays au pouvoir transnational et condamne le peuple à une sanglante histoire de spoliations.
 

Nous avons déjà oublié combien de générations n'ont jamais connu un semblant de paix, ni de volonté des dirigeants pour permettre que cette terre héberge enfin, une démocratie réelle -non une pantomime macabre de rituels électoraux vidés de toute substance démocratique par l'extermination de l'opposition politique. À force de répression incessante pour étouffer tout germe de dignité, les gouvernants ont cherché à nous forcer à enfouir douloureusement nos cris d'humanité pétrifiée.
1. L’empathie sociale, premier pas vers une paix véritable
Nous avons décidé de conjuguer le sentiment de notre peuple à la première personne du pluriel, parce que nous sommes pluriels, et parce que nous faisons de l'empathie sociale le premier pas vers une véritable paix: le sentiment de notre peuple clame justice dans la voix de ses exilés, spoliés, appauvris, exclus, disparus, emprisonnés, muselés, torturés, assassinés. Et nous décidons d'être ‘nous-mêmes’ aussi avec nos prisonniers et nos morts, parce que si la violence d'une élite intolérante a cherché à effacer leurs idées et leurs rêves en les éliminant physiquement ou en les séparant de nous au moyen de méprisables grilles, en nous leur soif de justice et de dignité demeure vivante en nous. 
2. Terreur mise en place par les latifundistes au profit du grand capital
Nous sommes 68% de Colombiens à vivre dans la pauvreté, nous sommes huit millions à errer dans les rues dans l'indigence. Nous sommes plus de 5 millions à avoir été déplacés violemment par les forces de répression officielles ou paramilitaires qui collaborent fidèlement avec l’armée. Nous avons été soumis à la terreur mise en place par les latifundistesen faveur du grand capital transnational, au détriment de nos conditions de survie et de dignité, au détriment de la souveraineté alimentaire et de la paix. Les massacres, bombardements, aspersions et empoisonnements du sol et de l'eau provoquent nos marches endeuillées de déguerpissement forcé. Nous autres, les paysans, afro-descendants et indigènes qui avons essayé de vivre sur les terres de nos ancêtres, avons été exilés. Nous crevons de douleur, car la limite de résignation devant la souffrance a été dépassée. Lorsque nous protestons, nous subissons l'extermination, ou nous sommes soumis à l'ostracisme et au silence qu'impose la terreur d’État.
3. Ouvrir les espaces de tolérance à la revendication sociale pour parler de paix
Nous sommes huit mille prisonniers politiques dont tous les droits humains sont violés, huit mille prisonniers politiques qui crions au milieu de l'indifférence de cette société muselée et poussée à l'aliénation, qui crions, sous les tortures aberrantes, que la dignité ne s'arrache pas comme on arrache les ongles, que les grilles n'empêchent pas les rêves d'exister. L'institution carcérale, que nous dénonçons comme camp d'extermination de la revendication sociale, arrive même à nous refuser l'assistance médicale comme forme de torture, nous poussant à la mort. L'organisation sociale, la pensée critique, l'étude de l'histoire et de la société colombienne ont été proscrites. En tant que défenseurs des droits humains, syndicalistes, intellectuels critiques, artistes engagés avec leur environnement, environnementalistes, leaders communautaires ou paysans, nous sommes considérés,comme des criminels et des « terroristes ».
Nous sommes des défenseurs de la paix, et on nous fait taire car nous n’acceptons pas que des dizaines de milliers d'enfants meurent annuellement, en Colombie, de dénutrition, de manque d'eau potable et de maladies curables; car nous réclamons une éducation gratuite conçue pour la souveraineté ; car nous réclamons que la santé soit un droit et non une marchandise ; car nous élevons nos voix contre le pillage de nos ressources. L'État mène une guerre contre la pensée et l'empathie: les forces de l'ordre officielles ou paraétatiques nous assassinent sans que nous ayons même empoigné les armes. Une infinité de voix gisent dans les fosses communes, autant d'autres sont éparpillées sur le sol, entre les flaques de sang que laissent les tueurs à gages payés pour éliminer toute voix dissidente.
4. Guerre sale, la  guerre dont on ne parle pas
Nous autres civils, sommes en train d'être décimés par la guerre sale: le terrorisme d'État fait aussi partie de la guerre, cette partie que les médias de masse n’évoquent jamais et qui, pourtant, représente le flot le plus impétueux du bain de sang. La clé de la paix est d'exiger que cesse, de la part de l’État, la pratique de l'extermination de la participation politique civile, car lorsque cette participation politique se retrouve systématiquement mise à l’écart, les moyens de la revendication sociale deviennent armés.
Nous ne sommes pas “la démocratie la plus ancienne de l'Amérique Latine”, parce que nous ne l'avons pas connue. On nous oblige à nous taire pour être complices de la sanguinaire « Sécurité », qui n'est rien d'autre que celle nécessaire aux multinationales pour pratiquer le pillage sans avoir à écouter la juste revendication populaire ; une « sécurité » qui se traduit par la violation de la souveraineté alimentaire pour la majorité.
5. L'interventionnisme des USA, qui soutient la guerre, est un danger régional
Ceux-là mêmes qui ont changé une partie des Colombiens appauvris en chair à canon pour protéger les intérêts des multinationales et d'une minorité créole permettent l'installation de la menace impérialiste contre nos frères de la région. Nous avons été condamnés à renoncer à la souveraineté que nous avions héritée des campagnes de libération du XIXe siècle et nous assistons à l'installation de bases militaires US à partir desquelles s'imposent les doctrines d'anéantissement des droits humains et l'utilisation du narcotrafic comme outil supplémentaire de domination. En vertu de l'immunité qui leur est octroyée par l'État colombien, les USaméricains jouissent d'une impunité totale pour les crimes qu'ils peuvent commettre en Colombie. Les USA justifient leur interventionnisme au prétexte de la « lutte contre le narcotrafic » alors qu'en réalité celui-ci vient remplir leurs propres coffres et vient renforcer le gouvernement et ses structures narco-paramilitaires tout en criminalisant le paysan qui cultive la feuille de coca, tout en sachant que celle-ci n'est pas la cocaïne.
6. La paix, ce n'est pas dégrader l'opposant à l'extrême
Les gouvernants qui posent, exhibant des mains coupées, et qui partent en éclats de rire jubilatoires à côté de cadavres sont les mêmes qui veulent nous changer tous en partisans enthousiastes de l'extermination. Ce sont les mêmes qui ont fixé des tarifs à la vie, suscitant les mal nommés « faux positifs » qui ne sont rien d'autre que des assassinats de civils pour mettre en œuvre les montages militaro-médiatiques de la guerre psychologique : cela en utilisant les cadavres pour l'exhibitionnisme nécrophile qui cherche à dégrader l'opposant en le présentant dans des sacs noirs, comme des morceaux de viande. Nous disons que les Colombiennes et les Colombiens ne sont pas des morceaux de viande et nous dénonçons cette stratégie de la terreur d'État qui rend malade la société tout entière, en avilissant l'éthique.

On entend s'élever les clameurs des voix qui demandent la paix et la justice sociale pour le plus grand nombre : une paix qui doit naître du débat commun.
7. Une négociation politique, des changements structurels, une remise en question du modèle économique
La solution que réclame le peuple colombien est politique : mettre en œuvre des changements structurels de fond qui éliminent la situation de spoliation, d'inégalité et d'exclusion qui a donné lieu aux multiples formes de résistance. Il est urgent de réaliser une véritable réforme agraire, il est urgent que cesse la pratique de l'État d'exterminer l'opposition politique, il est urgent de démanteler la stratégie paramilitaire, d'arrêter de livrer le pays en concessions à des multinationales (des multinationales minières demandent aujourd’hui 40% du territoire), de mettre fin à la soumission à la botte US. Il s'agit de redessiner les bases du modèle de développement de la société colombienne : le fait qu’elle soit une économie dépendante, conçue comme un libre service, avec un développement endogène nul, est la racine de la guerre.
Il ne s'agit pas de négocier superficiellement ni de négocier des prébendes pour la « réinsertion » des insurgés, car cela ne conduirait qu'à réinsérer des milliers de femmes et d'hommes au sein du cauchemar de la faim qui s'accroît tous les jours dans les ceintures de misère des villes. Il ne s'agit pas non plus de négocier une « réinsertion » pour avaliser le fait qu'ensuite des milliers de « réinsérés » désarmés soient exterminés, comme cela s'est produit plus d'une fois dans l'histoire de la Colombie. Nous en appelons à la responsabilité sociale et historique : nous ne voulons pas cautionner un autre génocide monstrueux et nous ne pouvons pas non plus souhaiter que le paysan spolié se résigne à l'indignité.
8. Redéfinir les parties en conflit avec une vision intégrale, pour marcher vers la paix
La paix n'est pas un accord uniquement entre le gouvernement et la guérilla, parce que les parties prenantes dans ce conflit vont au-delà de cette définition étroite qui ne cherche qu'à enlever au conflit son caractère essentiellement social et économique : les parties prenantes c'est nous, tous les Colombiens ; nous considérons aussi que les multinationales qui bénéficient de la spoliation en fomentant des massacres et des déplacements de population sont partie prenante au conflit ; de même que les USA qui interviennent constamment dans nos affaires. L'un des points cruciaux du problème est le commerce gigantesque que le complexe militaro-industriel US et européen réalise avec le gouvernement colombien : l'achat d'engins de destruction est financé par le budget public et par une dette extérieure croissante que l'on fait supporter illégitimement au peuple colombien tout entier.
9. Pour la paix et la justice sociale jusqu'à la dernière goutte de nos rêves
Nous ne croyons pas à des accords qui se baseraient uniquement sur la remise des armes, parce que ce qui soutiendrait une paix véritable en Colombie ce serait que les rapaces renoncent à leur rapacité, cessent le saccage des ressources de la Colombie qui va de pair avec la spoliation et le génocide de sa population. Pour parvenir à la paix il faudrait que les latifundistes, les multinationales, l'institution militaire désactivent leur appareil paramilitaire ; et que cessent définitivement les machinations de la justice militaire et autres stratagèmes de la machinerie lugubre d'impunité qui perpétue l'horreur. Les dépenses militaires sont considérables : plus de 12 milliards de dollars par an ; pour parvenir à la paix, nous réclamons que cette somme soit investie dans la santé, l'éducation, le logement, le développement endogène.
Nous voulons pouvoir participer au débat politique large, à la construction sociale sans être assassinés ; nous voulons que cesse l'extermination de la revendication sociale, que les prisonniers politiques soient libérés, que cessent les disparitions forcées... Ce sont quelques pas à accomplir.
Notre intention est de les rapprocher du rêve d'un peuple qui, à force de terreur, a tardé à naître. Nous lançons un appel à l'opinion publique internationale pour qu'elle se solidarise avec le peuple colombien et qu'elle l'accompagne dans un processus de négociation politique du conflit social et armé. Nous considérons que le conflit est avant tout social et qu'il devient armé du fait de l'intolérance politique de l'État et que le principal facteur de poursuite de la guerre en Colombie est le maintien sous perfusion, par les USA, de l'appareil de l'État.
Au cœur de l'Amérique, au son des tambours, des flûtes, des accordéons, l'âme d'un peuple danse ; ce peuple préserve, dans la polychromie de sa peau, des millénaires d'histoire ; il conserve les savoirs cachés, susurrés par les forêts. Un peuple pleure sur les tombes éparpillées sous les latitudes silencieuses de son pays. Le cœur de la Colombie bat au rythme d'une géographie pleine de cascades chantantes, d'une multitude de nuances de vert ; elle se fait escarpements, elle s'étale, elle se cache dans ses forêts, elle plonge, abyssale et océanique ; rien en elle n'est avarice, elle est toute abondance ; son peuple réclame de pouvoir vivre dignement dans ce paradis que quelques-uns prétendent s'approprier : « pour la paix, jusqu'à la dernière goutte de nos rêves ! »
Février 2012, à partir de l'empathie essentielle, l'équipe de collaborateurs de La Pluma
 Pour signer cette appel, aller ici
Premières signatures
Monde
Atilio A. Boron, politólogo argentino
Santiago Alba Rico, escritor, España
Franck Gaudichaud, Catedrático. Francia
Bernard Duterme, Sociólogo, director del Centro Tricontinental (CETRI) basado en Louvain-la-Neuve, Bélgica
Fausto Giudice, escritor y traductor. Miembro fundador de Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística
Michel Collon, periodista, Bélgica
Luis Casado, escritor, Editor de Politika, Chile, colaborador de La Pluma
PAIZ (Partido de Izquierda) Chile
Salvador Muñoz Kochansky, Presidente PAIZ (Partido de Izquierda). Chile
Camilo Navarro, Sociólogo. Miembro Dirección PAIZ. Chile
Luis Alberto Jaqui Muñoz. Administrador Público. Universidad de Santiago de Chile (Ex UTE). Coordinador Nacional Estudiantil PAIZ (Partido de Izquierda). Chile
Silvia Cattori - Periodista suiza
Carlos Aznárez, periodista, director de Resumen Latinoamericano, Argentina
José Bustos, periodista argentino residente en Francia, colaborador de La Pluma
Manuel Talens, novelista, traductor y articulista, miembro fundador de Tlaxcala, la red de traductores por la diversidad lingüística.
Renán Vega Cantor, historiador. Profesor titular de la Universidad Pedagógica Nacional, de Bogotá, Colombia. Premio Libertador, Venezuela, 2008
Miguel Ángel Beltrán V., Profesor del Departamento de Sociología de la  Universidad Nacional de Colombia y perseguido político
Víctor Montoya, escritor boliviano

Carlos (Koldo) Campos Sagaseta de Ilúrdoz, Poeta, dramaturgo y columnista, Republica Dominicana
Ossaba, Artista Plástico, Colaborador de La Pluma. Francia
María Piedad Ossaba, periodista, directora de La Pluma. Francia
Lilliam Eugenia Gómez, Ph.D. Eco-Etología, IA. Colaboradora de La Pluma Colombia.
Álvaro Lopera, Ingeniero químico, Colaborador de La Pluma Colombia.
Juan Diego García, Doctor en Sociología, Colaborador de La Pluma. España
Marta Lucía Fernández, filósofa, Colaboradora de La Pluma. Colombia.
Jorge Eliécer Mejía Diez, abogado colombiano, colaborador de La Pluma. Bélgica
Lía Isabel Alvear. Ingeniera Agrónoma. Colaboradora de La Pluma. Colombia.
Rafael Enciso Patiño, Economista Investigador. Colaborador de La Pluma. Venezuela
Matiz, artista colombiano. Colaborador de La pluma. Bélgica
Éric Meyleuc poeta, escritor, hombre de teatro y militante sindical. Francia
Salvador López Arnal, colaborador de rebelión y El Viejo Topo.
Elio Ríos Serrano, médico, ambientalista y escritor. Maracaibo, Venezuela
Gilberto López y Rivas, Profesor-Investigador Instituto Nacional de Antropología e Historia, Cuernavaca, Morelos, México
Pedro Vianna, poeta, escritor, hombre de teatro y militante asociativo. Francia
Cristina Castello- Poeta y periodista argentina residente en Francia
André Chenet. Poeta y editor de revistas. Francia
Sandrine Féraud. Poeta. Francia
Cédric Rutter, periodista. Bélgica
David Acera Rodríguez, actor. Asturias (España)
Sinfo Fernández Navarro, Traductora Rebelion.org. Madrid
Susana Merino, Traductora Rebelión. Buenos Aires, Argentina
Agustín Velloso, profesor de la UNED. Madrid
Rosina Valcárcel, escritora, Lima, Perú
José Antonio Gutiérrez D. analista político solidario con los movimientos populares de Colombia
Carlos Casanueva Troncoso, secretario general Movimiento Continental Bolivariano 
Dick Emanuelsson, Reportero Suecia-Honduras
Mirian Emanuelsson, Reportera Suecia-Honduras
José Rouillon Delgado  Sociólogo-Educador Lima-Perú
Martín Almada, Defensor de los Derechos Humanos de Paraguay.
Graciela Rosenblum, presidenta Liga Argentina por los Derechos del Hombre, Argentina
Annalisa Melandri, periodista. Italia 
Sandra Marybel Sánchez, miembro del Colectivo de Periodistas por la Vida y la Libertad de Expresión. Honduras
Miguel Segovia Aparicio, Poeta; Barcelona, España
Badi Baltazar, escritor. Bélgica
Antón Gómez-Reino Varela, Tone. Activista social. Galicia
Winston Orrillo, Premio Nacional de Cultura del Perú
Azalea Robles, periodista, poeta.
Myriam Montoya, Poeta. Francia
Jaime Jiménez, abogado colombiano
Enrique Santiago Romero, abogado, ex director del CEAR. España
Hernando Calvo Ospina, periodista y escritor colombiano. Francia
 Ramón Chao, periodista y escritor gallego. Francia
Jaime Corena Parra, Físico, Ingeniero Industrial y Doctor en Didáctica de las Ciencias. Venezuela
Fernando Reyes U., Economista. Venezuela
Sergio Camargo, escritor y periodista colombiano. Francia
Colectivo Regional de apoyo a Vía Campesina y Salvación agropecuaria. Colombia
Campaña Permanente por la Libertad de lxs Prisionerxs Políticxs Colombianxs, Capítulo Cono Sur
Juan Cristóbal, poeta peruano y periodista
Cristóbal González Ramírez. Periodista y profesor universitario retirado  y pensionado. Colombia
Antonio Mazzeo, periodista, escritor, Italia 
Mario Casasús,  periodista, México
Mario Osava, Periodista, Brasil
Félix Orlando Giraldo Giraldo, Médico. Colombia
Polo Democrático Alternativo-Seccional Suiza.
ARLAC-Suiza
Mónica Alejandra Leyton Cortes .Estudiante; Miembro del Colectivo Soberanía y Naturaleza. Colombia
Eliecer Jiménez Julio-Periodista-Suiza
Ángela Peña Marín socióloga MsC en educación Ambiental, Colombia
Marta Eugenia Salazar Jaramillo, comunicadora social, Colombia
 Diana María Peña Economista, Colombia
Adolfo León Gómez; Economista; Colombia
Héctor Castro, abogado. Francia
Argentine
Aurora Tumanischwili Penelón, FeTERA FLORES (Federación de trabajadores de la energía de la República Argentina en CTA)
Guillermo López., FeTERA FLORES (Federación de trabajadores de la energía de la República Argentina en CTA)
Ingrid Storgen, Responsable del colectivo Amigos por La Paz en Colombia.
Marta Speroni, Militante por los DD.HH.
Igor Calvo, Militante de base del FNRP Honduras
Aline Castro, Red por ti América, Brasil.
María Rosa González, Comunicadora Social Alejandro Cabrera Britos, Delegado general, ATE, Senasa Martínez, Dilab en CTA
Carlos Guancirrosa, Agrupación Enrique Mosconi
Carlos Loza, Junta Interna de ATE, AGP (Asociación General de Puertos en la Central de Trabajadores de La Argentina, CTA)
Eduardo Espinosa (Asociación de Trabajadores del Estado, en CTA), Ministerio de Desarrollo Humano de la Provincia de Buenos Aires
Carina Maloberti, Consejo Directivo Nacional - ATE-CTA
Convocatoria por la Liberación Nacional y Social, Frente Sindical, Argentina:
Agrupación Martín Fierro ( Varela - Alte. Brown - Matanza - Mar del Platay Neuquen )
Agrupación "Germán Abdala" - ATE-Ministerio de Trabajo de la Nación,
Movimiento de Trabajadores Desocupados Flamarión-Rosario, Democracia Popular-Rosario, Comunidad Campesina de Tratagal-Salta, Biblioteca Popular Fernando Jara-Cipoletti-Río Negro, Unión de Trabajadores de la Provincia de Chubut.
Europe
RedHer Europa (Red europea de Hermanadas y Solidaridad con el pueblo colombiano)
Tribunal Internacional de Opinión Sur de Bolivar, Paris, Francia
La Confederación General del Trabajo del Estado Español (CGT).
Colectivo Coliche, La Rioja. España
El Comité de Solidaridad Internacionalista de Zaragoza. España
PASC Projet Accompagnement Solidarité Colombie. Canadá
CO.S.A.L. XIXÓN(Comité de Solidaridad con America Latina de Xixon)
ASSIA (Acción Social Sindical Internacionalista).Estado Español
Komite Internazionalistak de Euskal Herria-País Vasco
Comitato di Solidarietà con i Popoli del Latino America Carlos Fonseca (Italie)
Colectivo Iquique de la Universidad de Zaragoza. Estado español
Colombie
RedHer Colombia (Red de Hermandad y Solidaridad con Colombia)
Aca - Asociación Campesina De Antioquia
Acader - Asociación Campesina Para El Desarrollo Rural- Cauca
Afasba - Asociación De Familias Agromineras Del Sur De Bolívar y Bajo Cauca Antioqueño
Alianza De Mujeres De Cartagena: "Nelson Mándela"
Amar – Arauca
Ascatidar – Arauca
Asedar – Arauca
Asoagros - Asociación De Agrosembradores. Valle
Asociación Agroambiental Y Cultural De Taminango – Nariño
Asociación Agrominera Del Rio Saspí – Nariño
Asociación De Arrierros De La Montaña De Samaniego – Nariño
Asociación De Mujeres Y Familias Campesinas Sanpableñas - Cima Nariño
Asociación Movimiento Campesino De Cajibío – Cauca
Asociación Agroambiental Y Cultural De Arboleda – Nariño
Asojer – Arauca
Asonalca – Arauca
Asoproa – Antioquia
Cabildo Indígena del Sande Nariño
Cabildo Indígena de Betania Nariño
Cecucol - Centro Cultural Las Colinas. Valle
Ced Ins - Instituto Nacional Sindical
Cima - Comité De Integración Del Macizo Colombiano
Cisca - Comité De Integración Social Del Catatumbo
Cna – Choco
Cna - Coordinador Nacional Agrario
Cna Huila
Colectivo Icaria – Antioquia
Colectivo Orlando Zapata – Antioquia
Colectivo Soberanía Y Naturaleza
Colectivo Surcando Dignidad – Valle
Comité De Integración Del Galeras - Ciga Nariño
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Antioquia
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Atlántico
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Centro
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Eje Cafetero
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Nororiente
Confluencia De Mujeres Para La Acción Pública – Suroccidente
Comité De Derechos Humanos De La Montaña De Samaniego – Nariño
Consejo Comunitario Del Remate Rio Telembi Nariño
Coordinador Nariñense Agrario
Corporación "Somos Mujer y Nación"
Corporación Aury Sará Marrugo
Corporación Jurídica Libertad – Medellín
Corporación Sembrar
Corporación Social Nuevo Día – Medellín
Cospacc - Corporación Social Para El Asesoramiento Y Capacitación Comunitaria
Cut  - Subdirectiva Arauca
Escuelas Agroambientales De La Unión – Nariño
F.C.S.P.P. - Fundación Comité De Solidaridad Con Los Presos Políticos
Fcspp - Seccional Valle
Fedeagromisbol - Federación Agrominera Del Sur De Bolívar
Fedejuntas – Arauca
Frente De Mujeres Populares De Bolívar
Fundación De D.H Joel Sierra – Arauca
Fundación Del Suroccidente Y Macizo Colombiano - Fundesuma Nariño
Fundación Territorios Por Vida Digna – Cauca
Fundación Tomas Moro –Sucre
Kavilando – Antioquia
Lanzas Y Letras – Huila
Movimiento De Mujeres De Los Pueblos De Nariño
Movimiento Juvenil De Nariño
Movimiento Juvenil Macizo Joven De Nariño
Mujeres Sobre Ruedas
Nomadesc - Asociación Para La Investigación y Acción Social
Organizaciones Sociales De Arauca
Periódico Periferia – Medellín
Pup – Poder y Unidad Popular
Proceso Nacional Identidad Estudiantil- Palmira
Proceso Nacional Identidad Estudiantil-Cali
Red  De Jóvenes Populares De Cartagena
Red De Agrosembradores De La Cordillera Nariñense
Red De Chigreros De Guachavez – Nariño
Red De Familias Lorenceñas "Las Gaviotas" – Nariño
Red Proyecto Sur - Huila
 
Pour signer cette appel, aller ici

dimanche 19 février 2012

Είμαστε όλοι Έλληνες! Nous sommes tous Grecs ! Koulna iounainoun! We are all Greeks! Tod@s somos grieg@s! Siamo tutti greci ! Hepimiz Yunanız! Wir sind alle GriechInnen! كلنا يونانيون









6, Rue Saint Fulgence. 1082-Tunis
Συγκέντρωση διαμαρτυρίας μπροστά στην Ελληνική Πρεσβεία στην Τύνιδα, στο πλαίσιο της διεθνούς υποστήριξης προς το ελληνικό λαϊκό κίνημα , την Τρίτη 21 Φεβρουαρίου, 2012 στις 4μμ.


Liste des rassemblements dans le monde/Lista de las concentraciones en el mundo :
https://n-1.cc/pg/pages/view/1173320
Facebook:
Tunis/Túnez: https://www.facebook.com/events/251212031624470/
Monde/Mundo: https://www.facebook.com/events/300173683376937/




Non à l'Union européenne des banksters !

 Oui à l'Union européenne des peuples !

mercredi 9 novembre 2011

Solidarité avec le peuple syrien ! تضامنا مع الشعب السوري

Original: Solidaridad con el pueblo sirio

نفس المطالب من المغرب إلى البحرين : تغيير سلمي وجذري يبني ديمقراطية تأخذ بعين الاعتبار الحقوق الاجتماعية
لقد التحقت قطاعات واسعة من المجتمع السوري منذ أشهر بموجة الاحتجاجات المواطنية الحاملة لآمال انتشرت في المغرب والمشرق تحت اسم "الربيع العربي". غير أنّ الربيع السوري كان حمام دماء رهيب. لقد قتلت قوات الأمن في نظام بشار الأسد الآلاف من المتظاهرين السلميين. ولم يتردد هذا النظام في الالتجاء إلى قصف المدن والقرى. كما كان عدد الموقوفين أكثر من ذلك وتم تعذيبهم. لقد انتهكت السلطات السورية الحقوق الإنسانية الاساسية بدءا بالحق في الحياة وصولا إلى الحق في التعبير في بلاد منغلقة ومانعة للإعلام المستقلّ.
نحن، الممضين على هذا الإعلان نعبّر عن إدانتا لهذه الأعمال : لا توجد مبررات ممكنة تبرر هذه الحرب التي أعلنها النظام السوري بوضوح على شعبه مع الإفلات من العقاب.
يلتجئ النظام السوري إلى الكذب والتضليل ليبرّر قمعه الفظّ لشعبه. وكدأبها في عديد المرات لوّحت ديكتاتورية بشار الأسد من جديد بفزّاعة التقسيم الطائفي أو التطرف الإسلامي أو كذلك البديل الزائف بين سيادة الدولة وكرامتها وحقوق المواطنين وحرياتهم. ومع ذلك لا وجود في المظاهرات لأيّ مؤشر يشير إلى المراهنة على التدخل الخارجي أو يدلّ على أنّ تطلّعات المواطنين السوريين مختلفة عن تلك التطلعات التي عبّر عنها بقية المواطنين العرب في بلدانهم. إنّه مطلب واحد ومماثل يتردّد صداه من المغرب إلى البحرين : تغيير سلمي وجذري يقيم ديمقراطية سياسية حقيقية تحمي الحقوق الاجتماعية والاقتصادية لأغلبية السكان وتدعمها. إنّ موضوع الثورات العربية الجديدة سنة 2011، بما في ذلك في سوريا، هو الأمل الجماعي في أن تتمكّن الأجيال القادمة من العيش في حرية رجالا ونساء محميين بمبدإ المواطنة الكوني لا أن يعيشوا كذوات خاضعة للنهب والرعب والإذلال وعسف قادتهم.

أليست تلك هي تطلعاتنا وتطلّعات كل مجتمع؟ ومع ذلك وفي حين يدعو رجال سوريا ونساؤها إلى التضامن معهم وهو أمر ضروري ومبرّر حين يتمّ التعبير عنه من أوروبا وامريكا اللاتينية فإنّ قطاعات من اليسار الدولي التي تدافع في بلدانها عن مشاريع التحرر التي نتبناها وندعمها تفاجئنا بتقديم حجج تهدف إلى تبرير الديكتاتورية السورية ومدافعة عن نظرية التواطؤ والنمطية الايديولوجية التي لم تعد صالحة. فلا وجود لديكتاتورية "تقدمية" وعندما ندين جرائم بعض الحكومات بشكل انتقائي ونصمت عن البعض الآخر فإنّنا مهددون بالوقوع في منطق "سياسة المكيالين" التي ندينها حين يمارسها قادتنا.

ونظرا للصمت الدولي فإنّ المجتمع السوري تُرك يجابه مصيره. إنّنا نعرف جيدا القوانين التي تحكم العالم المعاصر، إنّها نفس القوانين التي تسمح لمجلس الأمن الدولي باستخدام الفيتو ضد قيام الدولة الفلسطينية وإدانة قمع النظام السوري. إنّ العرب هم ضحايا الوقاحة المركنتيلية (التجارية) التي تحكم العلاقات الدولية والتي تقيّم كل حالة على حده محددة متى يجب التدخل ومتى لا يكون التدخل مناسبا ويكون ذلك دائما وفقا للمصالح الخارجية لا لمصالح السكان المعنيين.

إنّ إدانتا هذه لا تعني أيّ طلب للتدخل العسكري الغربي ولا فرض حصار قروسطي على الشعب السوري. إنّنا نرفض بكل وضوح كما يرفض السوريون الذين يناضلون من أجل حريتهم،كل أشكال الضغط العسكري والوصاية الاستعمارية. لكنّنا نرفض القبول بعدم فعل أيّ شيء في علاقة مع ما يجري في سوريا ونرفض أن تغطى السلبية والصمت على الجرائم المرتكبة في سوريا.
 
قائمة أوائل الممضين :
سانتياغو ألبا ريكو، كارلوس فاريا، بيداد كورطبا رويز (كولمبيا) جوسيه لويس سامبادرو، سامي نائير، خافييه دي لوكاس، خوسيه كاميليو فالس لوباز (كوبا) كارلوس تايبو، جيلبارتو لوباز ريفاس (المكسيك) خافييه سادابا، غاسبار ياماثاريس، آتيليو تايبو، (الأرجنتين) تيريزا أرنغوران، جيمس شيفارد، فيس ليليانا اوليفارو (الارجنتين) فارنسيسكو فرناندز بوياي، خورخي رايشمان، انجليكا لاكاس (الارجنتين) روبارتو مونتويا، لبنى الداهش (تونس) كارلوس فرننداز ليريا، خوان كارلوس مونوديرو، أولغا رودريقاز، جون براون (بلجيكا) مانويل غارسيا فونسيكا، خوان لويس رويز جيميناس، انريك سانتياغو، اولغا لوكاس، هريرو يايو لوباز، ميغيل لاماس (بوليفيا) كارلوس البارتو رويز سوشا (كولمبيا) كارلوس سانشاز، لويس غونزالس رييس، مريديت رويز خميناس، جواكيم سامبيري راسينغ، ايغور سادابا، ايزابيل البا، خافيير برادا، بتريسيا ريفاس، لويس اليغري زاهوتيرو، انماكيلادا خيمناس مورال، البرتو موتيرو، انطونيو كرسبو، استير فيفاس، اغناسيو قوتيراز دي تيران، اليخاندرو ماجا ايغل (غواتيمالا) انخيل راميراز، راؤول غارسيا مايو، خافيير كوسو بارميو، سالفادور لوباز ارنال، انطونيو دوميناك، ميلاز فرنداز سانشيز، انا روت فيدال لونغو، ميغيل ايربان، هوما المهدي قادري، ماريا خوسيه فوانتيس ريبولو، قلاديس مارتيناز لوباز، سارة سانشاز مورينو، دولوراس نوفال منصور، فاشس دنيس كوسمو، بالوما فالفاردي، اوغستين فيلوسو سانتيستبان، سوزانا مرينو (الأرجنتين) ايستار سانز موريو، خوان انطونيو بائيزا لابات، خوليو رودريغز بووينو، كارلوس غارسيا بليزيار، ارنست غارسيا، ريكاردو غارسيا زالديفار، كارلوس غارسيا بالستروس، فرانسيسكو ألترمان، هيكتور غراد، كريستيانا رويز سيارا كورتينا، آن مارتان، بو أليماني كوستا، فرانسيسكو رويز دي بابلوس، ديثيو ماشادو فلوراس،ماريا روزا دي مادارياجا ألفاريس بريدا، خوسيه لويس لالويزا سازاتورنيل، راميلو خواكينا روكو، ميديافيلا هندي نادية، سانتياغو غونزالس فاليخو، جوم صورا استابا، انطونيو ماتيناز كاسترو، كرستينا سيسيليا غارسيا، خوسيس زانو بايون، خوسيه لويس كاريتيرو ميرامار، آرورا لايك، لوثيا ماتيناز مولينا، ماريا خوسيفا صبري بو، آنا روت فيدال، لونغو خزام حسين، غوركا لارابياتي (ايطاليا) خوسيه دياز سانشاز دي لابلانكا، طونيو هرننداز، سينفو فرننداز، لويس مارتان كابريرا (الولايات المتحدة) ماس كريستينا، جوريف ليليوس ديل الكاثار، ميكال بلانش، مارجا أولايا، لويس كارلوس غوميس بينتادو، ميهيتين كاركينوس (تركيا) فرانك غوديشو (فرنسا) سوليداد موراشو ديلغادو، فرناندو بلتران ايافادور، افجيني شلافكوف، ميغيل استرادا بريافا، بو فيلا ماريا باستور، قزافيي ماستر ماركوتيغي، مانويلا فلاديس فييتو، ايويس ايسارن سيتجا، ميلاز فرننداز سانشاز، مريا كماتشو براون، آنا غرسيا رومريو، غويارمو غارسيا دي لبوستو ميرايس، آنا أندريا لوباز سانشاز، فرانسيسكو غارسيا بيريز، مازاراسا لوتشيا آلبي، خوان مارتيناز تينورو/ لولا أرمينغول برنال، رامون بونتي فاراس، كرمان سافون ايدو، كارلوس خافيير مورينو غارسيا، جوناتام موريش، أناهي ساري. 

“Du Maroc à Bahreïn, une même revendication : un changement pacifique et radical qui instaure une démocratie prenant en compte les droits sociaux et économiques de la majorité”
Depuis des mois, de larges secteurs de la société syrienne ont rejoint la vague citoyenne porteuse d’espérance qui traverse le Maghreb et le Machrek sous le nom de «printemps arabe». Mais le  printemps syrien a tourné au bain de sang terrible. Des milliers de manifestants pacifiques ont été tués par les forces de sécurité du régime de Bachar El Assad, qui n'a pas hésité à recourir aux bombardements de villes et de villages. Un nombre encore plus élevé de personnes ont été arrêtées et systématiquement torturées. Les droits humains fondamentaux, du droit à la vie à celui d'expression, sont massivement violés par les autorités syriennes dans un pays fermé à une information indépendante.


Nous,  signataires de cette déclaration tenons à exprimer notre condamnation de ces actes : il n'y a pas de justification possible pour cette guerre que le régime syrien livre ouvertement contre son propre peuple en toute impunité.

Le régime syrien recourt au mensonge pour justifier la répression brutale de sa propre population. Comme tant d’autres fois, la dictature de Bachar El Assad agite à nouveau comme un épouvantail  le danger de la division sectaire ou du terrorisme islamique, ou encore la fausse alternative entre la souveraineté et la dignité de l'État et les droits et libertés de ses citoyens. Cependant, il n'y a aucune indication qui permette de spéculer sur une ingérence externe dans les manifestations ou de faire valoir que les aspirations des citoyens syriens seraient différentes de celles que les autres citoyens arabes expriment dans leurs pays. Du Maroc à Bahreïn c’est essentiellement une seule et même revendication : un changement pacifique et radical qui instaure une véritable démocratie politique et protège et promeuve les droits sociaux et économiques de la majorité. Le fil rouge des nouvelles révoltes arabes de 2011 - y compris en Syrie - est l'espoir collectif que les générations futures puissent grandir dans la liberté, en hommes et femmes protégés par le principe universel de la citoyenneté, et non comme des sujets soumis au pillage, à la terreur, à l'humiliation et à l’arbitraire de leurs dirigeants.


Est-ce que ce ne sont pas là nos propres aspirations, et celles de toute société ? Toutefois, de manière surprenante, alors que les hommes et des femmes de Syrie appellent à la solidarité et qu’ il semble justifié et nécessaire de la leur exprimer depuis l'Europe et l'Amérique latine,  des secteurs de la gauche internationale, qui défendent dans leurs propres pays des  projets d'émancipation auxquels nous nous identifions et que nous soutenons, alimentent des arguments visant à justifier la dictature syrienne, en se fondant sur des théories du complot et des stéréotypes idéologiques qui n’ont plus lieu d’avoir cours. Il n’y a pas de dictature "progressistes" et condamner de manière sélective les crimes de certains gouvernements  en observant le silence sur ceux d’autres nous fait courir le risque de tomber dans le même « deux poids-deux mesures » que nous dénonçons chez nos dirigeants.

Compte tenu de l'inaction internationale, la société syrienne semble abandonnée à son sort. Nous connaissons bien les règles qui régissent le monde contemporain, ce sont celles qui permettent au Conseil de sécurité de l'ONU d’opposer son  veto à la création d'un Etat palestinien et de condamner la répression du régime syrien. Les Arabes sont victimes du cynisme mercantile régissant les relations internationales, qui évalue  au cas par cas quand il convient d'intervenir et quand cela ne convient pas,  toujours en fonction d’ intérêts étrangers à ceux des populations concernées.

Notre condamnation n’implique aucune demande d’ intervention militaire occidentale ni d'imposition d'un siège médiéval contre la population syrienne. Nous rejetons ouvertement, comme le font les Syriens eux-mêmes, qui luttent pour leur liberté, toute forme de pression militaire et de tutelle coloniale. Mais nous refusons d'accepter que rien ne puisse être fait par rapport à ce qui se passe en Syrie, que la passivité et le silence couvrent  les crimes commis en Syrie.


Ramzy A. Taweel, Palestine

Premiers signataires

Santiago Alba Rico, Carlos Varea, Piedad Cordoba Ruiz (Colombie), José Luis Sampedro, Sami Naïr, Javier de Lucas, José Camilo Valls Lopez (Cuba), Carlos Taibo, Gilberto Lopez y Rivas (Mexique), Javier Sádaba, Gaspar Llamazares, Atilio Boron (Argentine), Teresa Aranguren, James Shepherd, vice-Liliana Olivero (Argentine), Francisco Fernández Buey, Jorge Reichmann, Angelica Lacs (Argentine), Roberto Montoya, Lobna Dahech (Tunisie), M. Carlos Fernández Liria, Juan Carlos Monedero, Olga Rodriguez, John Brown (Belgique), Manuel Garcia Fonseca, Juan Luis Ruiz Giménez, Enrique Santiago, Olga Lucas, Herrero Yayo Lopez, Miguel Lamas (Bolivie), Carlos Alberto Ruiz Socha (Colombie), Carlos Sanchis, Luis González Reyes, Meredith Ruiz Giménez, Joaquin Sempere Racing, Igor Sádaba, Isabel Alba, Javier Barreda, Patricia Rivas, Luis Alegre Zahonero, Inmaculada Jiménez Morell, Francisco Puche, Alberto Montero, Antonio Crespo, Esther Vivas, Ignacio Gutierrez de Teran, Alejandro Mejia Eagle (Guatemala) , Ángeles Ramírez, Raúl García Maíllo, Javier Couso Permuy, Salvador López Arnal, Antonio Domenech, Mélèze Fernández Sánchez, Ana Ruth Vidal Luengo, Miguel Urbano, Houma el-el-Mahdi Kadiri, María Jesús Fuentes Rebollo, Gladys Martinez Lopez, Sara Sánchez Moreno, Dolores Nauffal Manzur, vaches Denys Cosmo, Paloma Valverde, Agustín Velloso Santisteban, Susana Merino (Argentine), Esther Sanz Murillo, Juan Antonio Baeza Labat, Julio Rodriguez Bueno, Carlos Garcia Plusieurs, Ernest Garcia, Ricardo Garcia Zaldivar Carlos García Ballesteros , Francisco Alterman, Hector Grad, Cristina Ruiz-Sierra Cortina, Anne Martin, Beaux Alemany Costa, Francisco Ruiz De Pablos, Decio Machado Flores, Maria Rosa de Madariaga Alvarez-Prida, José Luis Lalueza Sazatornil, Ramilo Joaquina Rouco, Mediavilla Hindi Nadia, Santiago Gonzalez Vallejo, Jaume Saura Estapà, Antonio Martinez Castro, Cristina Cecilia Garcia, Jésus Zanon Bayon, Jose Luis Carretero Miramar, Aurora Lake, Lucia Martinez Molina, Maria Josefa Sabri Pau, Ana Ruth Vidal Luengo, Khzam Hussein, Gorka Larrabeiti (Italie) José Diaz Sanchez de la Blanca, Toño Hernández, Sinfo Fernandez, Luis Martin-Cabrera (Etats-Unis), Mas Cristina, Josep Lluís del Alcazar, Miquel Blanch, Marga Olalla, Luis Carlos Gómez-Pintado, Muhittin karkinos (Turquie), Franck Gaudichaud (France), Soledad Moracho Delgado, Fernando Beltran Llavador, Evgeny A. Shlevkov, Miguel Estrada Brieva, Pau Vila Maria Pastor, Xavier Mestre Marcotegui, Manuela Valades Feito, Lluís Isern Sitjà, Mélèze Fernández Sánchez, Maria Camacho Brown, Ana Garcia Romero, Guillermo Garcia del Busto Miralles, Ana Andrea López Sánchez, Francisco García Pérez, Mazarrasa Lucía Albe, Joan Martínez Tenorio, Lola Armengol Bernal, Ramon Puntí Farres, Carmen Safont Edo, Carlos Javier Moreno Garcia, F. Jónatham Moriche, Anahí Seri