Affichage des articles dont le libellé est G20. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est G20. Afficher tous les articles

mercredi 2 novembre 2011

L'Afrique contre le G20 Africa against G20 África contra el G20

Africa gathers against G20 in Niono ( Mali) from October 31st till November 3rd, 2011

The increase of the crises  the world is plunged into these last years is a permanent challenge to the peoples whose voices are never heard. From an international meeting to an other, the proposed solutions and the announcements of the end of the crisis and economic recovery appear more and more as deceitful speeches repeated to vote-catching purposes. It makes no more doubt that the system is bankrupt. The renewed rescue of the European private banks and the recapitalization of the IMF (INTERNATIONAL MONETARY FUND) to the detriment of the peoples are so many recent proofs of the contempt for human suffering by the governments of the so-called  richest countries of the world.

Once again outside G20, the African peoples decided to gather and show that they are fed up with a slave-trading and inhuman economic system and to reaffirm their solidarity with all the peoples in fight. African - after three decades of crises of the debt that neither the institutions of Brettons Woods nor the countries considered as rich managed to resolve, are determined to make their voices heard in the world governance. The spark of the revolutions in Morocco, in Tunisia, in Egypt and the popular uprisings of the African peoples against their dictators-presidents imposed by the G20 powers, relaunched on the continent the unfinished movement of liberation of the peoples. Against the religion of money and profit, the peoples of Africa demand a better living and the respect for their sovereignty.
As the reconquest of Africa is in progress through grabbing of land, forests and mining resources on the continent,
As new colonial wars are raging in Africa and in Asia,
The peoples of the North, the South, the center, east, west and the African Diaspora gathers in the city of Niono in Mali for a FORUM OF THE PEOPLES to say together " NO TO G20 ".
From October 31st till November 3rd, 2011, the peoples of Africa want to renew their wishes and requirements for another world, just, fair, united, and freed from all  forms of oppression.
No to G20! No to Debt! No to colonial wars!
Yes to the peoples' right to sovereignty on their natural resources and  wealth!
Yes to the life for all and  together!
Kick away G20! Kick away the system!
Niono, October 31st 2011
L’Afrique se rassemble contre le G20 à Niono(MALI) du 31 Octobre au 3 Novembre 2011

La multiplication des crises dans lesquelles est plongé le monde ces dernières années n’a de cesse d’interpeller les peuples dont les voix ne sont jamais entendues. De réunions en réunions, les solutions proposées et les effets d’annonce de fin de crise, de reprise économique apparaissent de plus en plus comme des tromperies répétées à des fins électoralistes. Il ne fait plus aucun doute que le système est en faillite. Le sauvetage renouvelé des banques privées européennes  et la recapitalisation du FMI au détriment des peuples sont autant de preuves récentes du mépris de la souffrance humaine par les gouvernements des soi-disant économies les plus riches du Monde.

Une fois de plus en marge du G20, les peuples africains ont décidé de se rassembler pour montrer leur ras-le-bol face à un système économique esclavagiste et inhumain et pour réaffirmer leur solidarité avec l’ensemble des peuples en luttes. Les AfricainEs après trois décennies de crises de la dette que ni les institutions de Brettons Woods ni les pays considérés comme riches n’ont réussi à résoudre, sont déterminéEs à faire entendre leurs voix dans la gouvernance mondiale. L’étincelle des révolutions au Maroc, en Tunisie, en Égypte et les soulèvements populaires des peuples africains contre leurs dictateur-présidents imposés par les puissances du G20, relance sur le continent le mouvement de libération inachevé des peuples.  Contre la religion de l’argent et du profit, les peuples d’Afrique réclament le mieux vivre et le respect de leur souveraineté.
Au moment où la reconquête de l’Afrique est en cours par le biais des accaparements des terres, des forêts et des ressources minières sur le continent,
Au moment où de nouvelles guerres coloniales se répètent en Afrique et en Asie,
Les peuples du Nord, du Sud, du centre, de l’est, de l’ouest et de la diaspora africaine se sont donnés rendez vous dans la ville de Niono au Mali pour un FORUM DES PEUPLES afin de dire ensemble  « NON AU G20 ».
Du 31 Octobre au 3 Novembre 2011, les peuples d’Afrique entendent renouveler leurs vœux et leurs exigences d’un autre monde, juste, équitable, solidaire, et libéré de toutes les formes d’oppression.
Non au G20 ! Non à la Dette ! Non aux guerres coloniales !
Oui au droit à la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles et les richesses !
Oui à la vie pour tou-te-s et du vivre ensemble !
Dégage le G20 ! Dégage le système !
Niono, le 31 Octobre 2011

África se reúne contra el G20 en Niono (MALI) a partir de 31 de octubre  hasta 3 de noviembre de  2011

La multiplicación de las crisis en las cuales  el mundo ha sido inmerso en los últimos años es un constante desafío para los pueblos cuyas voces nunca  son escuchadas. De reunión en reunión, las soluciones propuestas y los anuncios de fin de la crisis y recuperación económica parecen cada vez más como un engaño repetido con fines electorales. No hay duda de que el sistema está en bancarrota. El rescate renovado de los bancos privados europeos y la recapitalización del FMI a costa de la gente son pruebas recientes de desprecio por el sufrimiento humano por parte de los gobiernos de las llamadas economías más ricas del mundo.

Una vez más, en el marco del G-20, los pueblos africanos han decidido reunirse para mostrar que estamos hartos de un sistema económico esclavista e inhumano y para reafirmar su solidaridad con todos los pueblos que luchan. L@s african@s) después de tres décadas de crisis de la deuda que ni las instituciones de Bretton Woods ni los países considerados ricos han logrado resolver, están decidid@s a hacer oír su voz en la gobernanza global. La chispa de las revoluciones en Marruecos, Túnez, Egipto y los levantamientos de los pueblos africanos contra sus dictadores-presidentes impuestos por las potencias del G-20, reanuden el movimiento de liberación inacabado de los pueblos del continente.
Contra la religión del dinero y la ganancia, los pueblos de África reclaman el mejor vivir y el respeto a su soberanía.
En una época en la cual la reconquista de África está en su apogeo a través del acaparamiento de tierras, forestas y recursos minerales en el continente,

Cuando nuevas guerras coloniales se repiten en África y Asia,

Los pueblos del Norte, Sur, Centro, Este, Oeste y la diáspora africana se dan cita en la ciudad de Niono en Malí por un Foro de Pueblos para decir juntos "NO AL G20 ".

De 31 de octubre hasta 3 de noviembre de 2011, los pueblos de África quieren reiterar sus deseos y necesidades de otro mundo, justo, solidario y libre de toda forma de opresión.

No al G-20! No a la deuda! No a las guerras coloniales!
Sí al derecho a la soberanía de los pueblos sobre sus recursos naturales y riquezas!
Sí a la vida para tod@s y al vivir juntos!
Fuera el G-20 ! Fuera el sistema!
Niono, 31 de octubre de 2011


samedi 18 juin 2011

G20 Agriculture: Non à “l’accaparement alimentaire” par les pays les plus riches du monde !

Communiqué de  La Via Campesina , 16/6/2011
   
(Djakarta, le 16 juin 2011) L’agriculture et l’alimentation seront au menu de la réunion des ministres de l’agriculture du G20 qui aura lieu à Paris les 22 et 23 juin afin de préparer la conférence du G20 qui se tiendra en Novembre à Cannes (France). Le mouvement paysan international La Via Campesina condamne les tentatives répétées de la part des gouvernements des pays les plus riches de la planète de s’accaparer et de contrôler les politiques alimentaires, ce qui affecte non-seulement les paysans, les paysannes mais également tous les êtres humains.
Le G20 n’a aucune autorité pour dicter ses politiques au reste du monde. Il n’inclut que les 20 économies les plus riches, excluant les nations les plus pauvres. En Afrique par exemple, un continent particulièrement touché par la faim, seule l’Afrique du Sud a été admise au club.
Le G20 est non seulement illégitime, il est aussi incompétent. Avec sa volonté de construire un nouvel ordre économique mondial, le G20 prétend essayer, depuis sa création en 1999, de contrôler les opérations spéculatives et les paradis fiscaux, de démanteler les banques « trop grosses », de taxer la finance... Mais ces tentatives ont échoué parce que les leaders de ces pays continuent de promouvoir précisément les mêmes politiques néolibérales qui ont entraîné les crises alimentaire et financière actuelles. La présidence française du G20 propose maintenant de mettre la volatilité des prix agricoles ainsi que les questions de développement rural à la table des négociations.
Aujourd’hui les prix alimentaires atteignent une nouvelle fois un sommet, allant jusqu'à dépasser les niveaux de 2008, lorsque les augmentations de prix avaient fait passer le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde à plus d'un milliard d’êtres humains, affectant largement les zones rurales.
L’instabilité du prix des produits alimentaires est la conséquence de plusieurs facteurs, incluant la libéralisation du commerce, la dérégulation des marchés, la spéculation et la promotion des agrocarburants. L'agro-industrie à vocation exportatrice et la dépendance vis-à-vis des marchés internationaux sont responsables de la volatilité des prix. De plus, lorsque l’essentiel de la production a été vendu sur les marchés internationaux et qu’il n’y a plus de stocks disponibles au niveau du pays ou des communautés, l’instabilité des prix peut être fatale pour les plus pauvres. Les paysans et les paysannes ont également perdu toute possibilité de négociation pour déterminer les prix, dans la mesure où ce sont les exportateurs, les gros commerçants et les chaînes de supermarchés qui contrôlent le marché et bénéficient des fluctuations.
Par ailleurs, contrairement à l’agroécologie, l’agriculture industrielle est largement dépendante des énergies fossiles pour la production de pesticides et le transport. Ceci contribue également à l’augmentation de la volatilité sur le marché mondial. Même s’ils produisent des aliments, les paysans et surtout les paysannes sont parmi les premières victimes des prix alimentaires élevés. Ils ne bénéficient pas d’un accès suffisant à la terre et aux autres ressources productives. Par conséquent ils doivent acheter une grande partie de leur alimentation pour nourrir leurs familles. Les prix payés aux producteurs restent souvent en dessous des coûts de production, et sont bien plus bas que les prix payés par les consommateurs. L'écart croissant entre le prix à la production et à la consommation est happé par les intermédiaires et les gros commerçants.
Les acquisitions massives de terres agricoles par des entreprises multinationales qui ont lieu depuis plusieurs années ont accéléré l’expulsion des paysannes et des paysans et réduit le potentiel à se nourrir eux-mêmes de nombreux pays et communautés en Afrique, Asie et Amérique latine. Dans cette optique, l’initiative de la Banque mondiale pour rendre l’accaparement des terres plus acceptable socialement ne fournit aucune solution. Les “Principes pour un Investissement Agricole Responsable” (RAI en anglais) servent à légitimer cette ruée vers les terres agricoles au détriment des petits producteurs. Il devrait être interdit pour les investisseurs étrangers et nationaux de contrôler de larges surfaces arables.
Les aliments doivent se retrouver dans toutes les assiettes, pas seulement dans celles des plus riches. Ainsi, les discussions liées a l’alimentation et a l’agriculture ne devraient pas être discutées par le G20, et encore moins par le G8, mais à un niveau plus global par toutes les nations du monde. Le G20 envisage d'instaurer une réunion annuelle de toutes les parties prenantes sur la souveraineté alimentaire afin d'impliquer la société civile. La Via Campesina estime que cette initiative est une régression et affirme que le Comité pour la Sécurité Alimentaire des Nations Unies, récemment réformé, devrait être l’espace prioritaire pour la négociation des politiques alimentaires avec la société civile et pour la prise de décision par tous les gouvernements.
Avec la Confédération paysanne, membre de La Via Campesina en France, nous affirmons que la solution à la crise actuelle réside dans des politiques publiques nationales, régionales et internationales qui régulent les marchés afin de garantir des prix justes pour les consommateurs ainsi que pour les paysans, et plus particulièrement les femmes et les jeunes.
Ces politiques basées sur la souveraineté alimentaire doivent inclure :
  • La défense et la promotion d’une agriculture paysanne durable vendue principalement sur des marchés locaux. Ceci inclut le développement de circuits courts de commercialisation, la protection des semences paysannes, l’accès à la terre et à l’eau, l’éducation… A titre d’exemple, la conversion des terres agricoles pour la construction de zones résidentielles, touristiques ou commerciales ne devrait pas être permise. Quand les producteurs et les productrices contrôle davantage la transformation et la distribution de leurs produits, ils sont moins vulnérables à la volatilité des marchés.
  • La (re)mise en place de réserves alimentaires physiques et diversifiées (au niveau local et national) pour stabiliser les prix et gérer les risques en cas d’urgence et de catastrophes naturelles.
  • Des mesures fortes pour interdire la spéculation sur les aliments comme les contrats à termes spéculatifs. Au lieu de stabiliser les prix, ces instruments créent des bulles spéculatives avec des prix fictifs.
  • L'arrêt du démantèlement des politiques agricoles telles que la PAC, imposée notamment par l'OMC. Les Nations doivent avoir le droit de protéger leurs propres marchés contre les exportations à prix cassés (dumping), ainsi que le droit de défendre leur production locale. Les pays qui présentent un potentiel agricole important en termes de nombre d’agriculteurs familiaux et de disponibilité de terres arables ont besoin de raviver leur production alimentaire pour satisfaire leurs besoins domestiques.
  • L’arrêt de la promotion des agrocarburants qui augmentent la pression sur le marché alimentaire et entraînent l’expulsion des paysans de leurs terres.
  • La fin du phénomène d’accaparement des terres et l’exécution des engagements pris à la FAO lors de la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le Développement Rural (CIRADR). Nous demandons que les Directives volontaires sur la gouvernance responsable des régimes fonciers actuellement discutées à la FAO soient renforcées et fournissent un cadre précis qui protège les paysans et surtout les paysannes, les petits producteurs et les communautés qui travaillent et vivent de la terre, qu'elles protègent les droits à la terre et offrent une protection contre l’accaparement des terres.
Rendez-vous avec la presse:
Mercredi 22 juin à 12h, Pique Nique Actif "G20 Agriculture: Ne jouez pas avec notre nourriture", Jardin des Tuileries côté place de la Concorde, près du musée de l'Orangerie
Contact avec les médias:
  • Josie Riffaud - Numéro de portable :             +33613105291       (en français et en anglais)
  • Javier Sánchez - Numéro de portable:             +34609359380       (en espagnol)
Membres du Comité International de Coordination de la Via Campesina
email: viacampesina[at]viacampesina.org

lundi 28 juin 2010

Sommet du G20: nuits chaudes à Toronto

Plus de 600 arrestations
Mise à jour le dimanche 27 juin 2010 à 23 h 51


L'escouade antiémeute au coin des rues Queen et Soho.
Photo: Pierre-Mathieu Tremblay
L'escouade antiémeute au coin des rues Queen et Soho.
Les journalistes ont pu faire l'expérience, dimanche, de l'efficacité de la police à contrôler les mouvements foules qui ont animé le centre-ville de Toronto pendant le sommet du G20, comme a pu le constater sur place Colin Perkel, un journaliste de La Presse Canadienne.
Selon M. Perkel, plusieurs journalistes et des photographes de presse ont en effet été encerclés par les policiers antiémeutes au niveau de l'avenue Spadina et de la rue Queen ouest. Ils ont été gardés captifs pendant des heures, et ce, même s'ils avaient en leur possession l'accréditation jaune qui les identifiait comme des membres des médias.
Il semble que les journalistes, dont Colin Perkel, ont été victimes d'une manoeuvre qui ne leur était pas initialement destinée et qui devait permettre à la police d'intercepter un groupe de manifestants.
Une jeune femme effrayée par l'avancée soudaine des policiers est réconfortée par un proche.
Photo: Pierre-Mathieu Tremblay
Une jeune femme effrayée par l'avancée soudaine des policiers est réconfortée par un proche.
Une nouvelle altercation avait en effet commencé vers 18 h à l'angle de la rue Queen et de l'avenue Spadina, où des escarmouches avaient aussi eu lieu samedi. Les policiers ont alors encerclé des manifestants et ont bloqué les issues possibles. Ils ont arrêté entre 20 et 30 personnes, selon des chiffres de CBC.

Plus

Notre journaliste Pierre-Mathieu Tremblay, qui se trouvait au coeur de la zone en alerte, rapporte que la foule de plusieurs centaines de personnes était principalement composée de manifestants pacifiques, y compris des enfants. Il raconte aussi que la police a décidé de refouler le groupe et a chargé. Les manifestants ont reflué une cinquantaine de mètres plus loin, et beaucoup d'entre eux ont ensuite quitté les lieux.
Un peu avant 20 h, le réseau anglais de Radio-Canada rapportait que les policiers étaient toujours en alerte, alors qu'une pluie battante tombait sur les rues et que le jour déclinait.
Police-G20
La police a parfois opté pour un mouvement afin de refouler les manifestants
Les policiers se sont par ailleurs retirés des environs du centre de détention, où des escarmouches ont eu lieu dans la journée de dimanche avec des manifestants.
De nombreux manifestants ont d'autre part déjà été relâchés du centre de détention, la plupart sans inculpation.
Quelque 250 manifestants à vélo se sont réunis en début d'après-midi au centre-ville et se sont dirigés ensemble vers le sud. Cette manifestation s'est déroulée pacifiquement.
Quelques centaines de manifestants ont dévalé les rues du centre-ville de Toronto à vélo, dimanche.
Photo: La Presse Canadienne /Darren Calabrese
Quelques centaines de manifestants ont dévalé les rues du centre-ville de Toronto à vélo, dimanche.
Plus tôt, la police a eu recours à la force pour disperser un groupe d'une centaine de manifestants qui réclamaient la libération de militants enfermés dans le centre provisoire de détention de Toronto. Quelques manifestants ont été arrêtés.
Environ 70 personnes, dont plusieurs Québécois, ont aussi été arrêtées vers 10 h dimanche sur le campus de l'Université de Toronto. Certains appartiennent à la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), dont au moins 800 membres ont quitté la métropole montréalaise vendredi pour aller manifester dans la Ville-Reine, selon Danie Royer, porte-parole du regroupement.
Les policiers ont expliqué avoir trouvé une cache de briques et de bâtons, qui auraient pu compromettre la sécurité des Torontois. Il s'agit de la plus grosse action policière du week-end pour l'instant.
Une femme est arrêtée devant le centre de détention provisoire aménagé dans un studio de cinéma à Toronto, le 27 juin 2010.
Photo: AFP/Jacques Boissinot
Une femme est arrêtée devant le centre de détention provisoire aménagé dans un studio de cinéma à Toronto.
Quatre individus ont également été arrêtés dimanche à 2 h 30 alors qu'ils sortaient d'une bouche d'égout située au coin des rues Richmond et Bay, soit à trois coins de rue du périmètre de sécurité. Les policiers ont indiqué qu'il ne s'agissait que d'un groupuscule et qu'aucune autre personne ne se trouve dans le réseau d'égouts. Des vérifications ont été effectuées afin de s'assurer que la sécurité des lieux n'a pas été compromise. Des bouches d'égout supplémentaires ont d'ailleurs été scellées.
600 personnes arrêtées
Les policiers tentent de disperser les manifestants et font des arrestations dimanche près du centre de détention où 500 personnes ont été conduites.
Photo: AFP/Simon Hayter
Les policiers tentent de disperser les manifestants et font des arrestations dimanche près du centre de détention où 500 personnes ont été conduites.
La police de Toronto a arrêté plus de 600 personnes depuis le début des manifestations. La majorité des arrestations a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche.
Les fenêtres des commerces du centre-ville qui n'ont pas été vandalisés samedi avaient été placardées en prévision des manifestations de dimanche.

Large déploiement policier

L'essentiel des protestations de samedi s'est, il faut le préciser, déroulé dans le calme, mais des groupes minoritaires plus radicaux ont réussi à s'infiltrer dans les manifestations et ont détourné l'attention lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.
Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, notamment, pour repousser les manifestants.
 Nous déplorons les gestes de ces quelques voyous. Mais ces gestes justifient les dépenses en sécurité. 
— Le premier ministre Stephen Harper, en clôture du sommet du G20
Environ 20 000 policiers ont été déployés dans la Ville Reine et le coût de la sécurité pour les deux sommets du G8 et du G20 est évalué à près de 1 milliard de dollars.

Sur le terrain

Lisez le blogue de Pierre-Mathieu Tremblay, en direct du centre-ville de Toronto, et le carnet d'Emmanuelle Latraverse, au coeur des deux sommets.
Jack Layton dénonce les remous
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a dénoncé à l'antenne de CBC ces remous qui, dit-il, constituent une déplorable diversion aux véritables enjeux abordés dans le cadre de la rencontre. Jack Layton précise cependant que le premier ministre du Canada, Stephen Harper, devait savoir que tenir la réunion au coeur de la ville la plus peuplée du pays poserait problème.
 Ces gens qui commettent des actes violents sont des criminels. Ce que l'on voit est honteux et nous condamnons cette violence. 
— Le chef du NPD Jack Layton, sur les ondes de CBC
Il dit par ailleurs ne faire aucune confiance à Stephen Harper pour veiller à préserver les programmes indispensables aux citoyens dans ses efforts pour juguler le déficit.
Québec solidaire s'insurge
Québec solidaire a dénoncé dimanche la « dérive sécuritaire » autour du G20, qui occulte selon lui les enjeux ayant motivé des milliers de personnes à se rendre à Toronto pour manifester.
Le parti dénonce également les arrestations qualifiées d'arbitraires effectuées par les forces policières, dont celle d'une membre du comité de coordination de Québec solidaire.

Plus de 400 arrestations
Philippe Leblanc rend compte des manifestations.

La nuit de samedi à dimanche a été relativement agitée à Toronto où des manifestants ont continué à protester contre le Sommet du G20, qui s'y tient jusqu'à dimanche.
On a rapporté quelques heurts entre protestataires et policiers, de même que des fenêtres fracassées et des voitures vandalisées.
L'essentiel des protestations de samedi s'est cependant déroulé dans le calme, mais des groupes minoritaires plus radicaux ont réussi à s'infiltrer dans les manifestations et ont détourné l'attention lors d'affrontements avec les forces de l'ordre.
En tout, la police de Toronto a arrêté 412 personnes depuis le début des manifestations. Seulement dans la nuit de samedi à dimanche, près de 300 arrestations ont eu lieu.
En entrevue avec la CBC, le chef de la police de Toronto, Bill Blair, a indiqué qu'il prévoit de nouveaux incidents au cours de la journée.
Il y aura davantage de violence dimanche parce que [les manifestants] n'ont pas encore atteint leurs objectifs.
— Bill Blair, chef de la police de Toronto

Large déploiement policier

Les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles de caoutchouc, notamment, pour repousser les manifestants.
Environ 20 000 policiers sont déployés dans la Ville Reine et le coût de la sécurité pour les deux sommets du G8 et du G20 est évalué à près de 1 milliard de dollars.

Sur le terrain

Lisez le blogue de Pierre-Mathieu Tremblay, en direct du centre-ville de Toronto, et le carnet d'Emmanuelle Latraverse, au coeur des deux sommets.

Des échauffourées au fil de la journée

Des manifestants font face à des policiers antiémeutes près du périmètre de sécurité du G20 à Toronto, le 26 juin 2010.
Photo: AFP/Geoff ROBINS
Des manifestants font face à des policiers antiémeutes près du périmètre de sécurité du G20 à Toronto, le 26 juin 2010.
Vers 18 heures, les policiers antiémeutes ont dispersé une manifestation qui se déroulait autour de l'Assemblée législative de l'Ontario, à un endroit qui avait pourtant été désigné pour permettre les manifestations.
Le métro a été fermé entre les stations Bloor et St George. Le service de tramway a lui aussi été interrompu dans le centre-ville.
Plusieurs escarmouches se sont produites lorsque de petits groupes de manifestants ont fracassé des vitrines de commerces et de banques et vandalisé des véhicules de police. Plusieurs observateurs ont indiqué que ces attaques étaient ciblées, dans la mesure où les commerces locaux ont été pour la plupart épargnés, alors que les vitrines des multinationales ont subi les plus larges dégâts. Au moins quatre véhicules de police ont été incendiés.
Plus tôt, d'autres altercations ont fait trois blessés parmi les manifestants, a indiqué le Groupe intégré de la sécurité du G20. Les trois saignaient abondamment de la tête, mais étaient conscients. Un photographe de presse a reçu une balle en caoutchouc et un policier en a visé un autre avec son arme, selon la Presse canadienne.
Des émeutiers vêtus de noir, comme ceux qui sont affiliés à la mouvance du Black Bloc, s'en sont pris aux commerces et aux véhicules appartenant aux forces de l'ordre et aux médias, dont la CBC. Les vitrines d'un café Starbucks ont volé en éclat.
La police antiémeute, équipée de canons à eau, de grenades lacrymogènes et de masques à gaz, a défendu l'accès à la zone dite de sécurité. Un décret adopté par le gouvernement ontarien permet aux policiers d'appréhender toute personne s'approchant à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet.
Le chef de la police de Toronto Bill Blair a admis que les forces de l'ordre avaient eu du mal à contrôler la foule à certains moments.
Un rassemblement spontané baptisé « La fièvre du samedi soir », qui devait avoir lieu dans la nuit dans le quartier Church Street Village, a été annulé par les organisateurs, faute d'endroit assez sûr pour le faire et d'équipe technique. Ils ont invité les protestataires à se joindre à d'autres événements.
Le quadrilatère de sécurité à Toronto
Le quadrilatère de sécurité à Toronto

Un maire fier de ses policiers

Lors d'un point de presse samedi après-midi, le maire de Toronto, David Miller, s'est dit fier du travail des policiers.
Il a fait la distinction entre la majorité des manifestants et quelques « voyous ». Et d'ajouter que la police fera tout ce qui est en son pouvoir pour appréhender ces personnes.
Un très petit groupe de gens est venu ici avec l'intention de commettre des actes violents.
— David Miller, maire de Toronto
Du même souffle, le maire a appelé les résidants de la ville à rester calmes.

En images

Consultez notre album-photo des manifestations et des sommets du G8 et du G20. Les images que vous nous envoyez sont sur cette page.
Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

lundi 30 mars 2009

G20

Des manifestants parisiens démantèlent "un paradis fiscal"
Les manifestants ont démantelé leur installation symbolisant un paradis fiscal à l'aide de trois pelles ; des billets factices de 5.000 Euros barrés de la mention "net d'impôt", qui avaient été lancés en l'air, jonchaient le sol © AFP PHOTO BERTRAND GUAY
Avant le sommet du G20 prévu jeudi à Londres, plusieurs manifestations se sont déroulées simultanément samedi dans plusieurs capitales européennes - notamment à Londres, Paris, Berlin et Francfort - essentiellement à l'appel de mouvements issus de la mouvance altermondialiste.
Dans la capitale française, plusieurs centaines de personnes, 400 selon la police et 700 selon les organisateurs, ont notamment procédé au "démantèlement symbolique d'un paradis fiscal". Celui-ci avait été symboliquement installé près de la place de la Bourse, sur le trajet du cortège : mini-plage de sable, deux palmiers en pot, deux transats occupés par des hommes en tongs et chemise à fleurs.
Décidés à montrer "combien il est facile d'en finir avec un paradis fiscal", les organisateurs ont ensuite démantelé leur installation en ramassant le sable avec trois pelles. Des billets factices de 5.000 euros barrés de la mention "net d'impôt" ont aussi été répandus par terre ou lancés en l'air. Derrière une banderole proclamant "G20 : les peuples avant les banquiers. Nous ne paierons pas leur crise", le cortège a défilé pendant deux heures de la place de l'Opéra à la place des Victoires, proche de la Banque de France. Quelque 30 organisations ont appelé à manifester, dont Agir ensemble contre le chômage, Attac, la Ligue des droits de l'homme, le DAL, le Mrap, la FSU ou Solidaires (syndicats Sud), soutenues par des partis de gauche (NPA, Parti de gauche, PCF ou les Verts). "G20, sommet des injustices", "paradis fiscaux, paradis d'escrocs", "ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise du capitalisme, c'est au patronat de payer leur crise", pouvait-on lire sur des pancartes. Deux manifestants s'abritaient de la pluie sous des parapluies portant l'inscription "Chômage année noire".
Selon Pierre Khalfa de Solidaires, "le G20 va colmater les brèches du système financier sans remettre en cause la place de l'industrie financière ni le partage des richesses". "Il ne suffira pas que le G20 fasse une petite liste noire de paradis fiscaux excluant la Suisse ou le Luxembourg, il faudra s'en prendre aux utilisateurs, qui existent aussi à Paris, comme BNP Paribas ou Lagardère", a commenté Jean Merckaert du Comité catholique contre la faim et pour le développement. La crise se traduit "dans les pays riches par de nouvelles formes de bidonvilles, d'habitations précaires que nous croyions révolues", a souligné Jean-Baptiste Eyraud de Droit au logement. Quant à Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche, il a, lui, appelé à "tourner la page de la financiarisation" et à "ne pas s'en tenir à deux-trois sparadraps", tandis que Francis Wurtz (Front de gauche) s'est déclaré convaincu que les projets du G20 relevaient "du traitement homéopathique" et que le gros de la crise était "à venir".

Mobilisation à Londres, Berlin et Francfort
Ce même samedi, à Londres, une marche a attiré 35.000 personnes selon Scotland Yard, une mobilisation bien en deçà des espoirs des organisateurs qui tablaient sur des centaines de milliers de participants. Aucun incident n'a été signalé ni aucune arrestation opérée. Ce rassemblement britannique, baptisé "Put people first" ("Donnez la priorité aux gens"), a été préparé par une coalition de plus de 150 organisations ayant un intérêt commun : "l'emploi, la justice et le climat". Celles-ci espéraient en faire le plus important rassemblement à Londres depuis celui d'un million de personnes en 2003 contre la guerre en Irak. L'objectif n'a de toute évidence pas été atteint. Rendez-vous a été donné à partir de midi à Victoria Embankment, sur les berges de la Tamise, où des stands d'information et de distribution de tracts avaient été installés.
Alors que le soleil perçait les nuages qui avaient déversé une bruine fraîche dans la matinée sur Londres, le cortège clairsemé s'est élancé pour un défilé accompagné de chants et de fanfares jusqu'à Hyde Park, qui devait être rallié après 6,5 km de marche. Des centaines de drapeaux, banderoles et panneaux dansaient au-dessus des manifestants, faisant apparaître la diversité des causes défendues par la coalition composée de syndicats, organisations caritatives, défenseurs de l'environnement, associations religieuses, groupes d'étudiants, militants pacifistes. Petit florilège : "Nous ne paierons pas pour leur crise", "Gaza: fin du blocus", "Urgence climat" ou encore "La planète avant les bénéfices", "Planifiez en ayant la planète à l'esprit". Une délégation du syndicat français CGT, composée d'une centaine de militants, se trouvait d'ailleurs dans ce cortège. "Ce jour marque la naissance d'une voix progressiste puissante", a estimé Brendan Barber, secrétaire général de la confédération syndicale britannique Trades Union Congress (TUC). "Lorsque les dirigeants du G20 viendront à Londres, des voix pour le changement s'élèveront, des voix qui veulent une régulation mondiale de la finance et une action contre les paradis fiscaux, des voix pour un nouvel accord écologique, des voix pour une relance économique qui puisse combattre le chômage et la pauvreté", a-t-il poursuivi.
En Allemagne, à Berlin et à Francfort, des rassemblements du même type se sont également déroulés, rassemblant des milliers de personnes.

Le sommet du G20 doit réunir les chefs d'État et de gouvernement des grands pays industrialisés et des principales économies émergentes. Les manifestants ont en outre dénoncé le coût de l'évènement : entre 19 et 20 millions de livres (plus de 20 millions d'euros) pour le pays hôte. "Il s'agit d'une des opérations les plus importantes, les plus difficiles et les plus compliquées que nous ayons eu à assurer", a confié le commandant Simon O'Brien, l'un des hauts responsables de la sécurité du sommet. "C'est sans précédent à cause de la complexité et de l'envergure des opérations sur plusieurs jours." Des milliers de policiers ont en effet été acheminés de la province anglaise vers Londres pour prêter main-forte à Scotland Yard, qui craint en particulier des actions violentes dans la City, coeur de la finance britannique. Des actions de protestations tous azimuts sont déjà programmées à Londres entre lundi et jeudi.
Source :
Le Point