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dimanche 13 mai 2012

Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé

Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé

Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé

Le cycle de conférences publiques proposé cette année veut aborder les événements en cours à travers une vision globale, ancrée dans l’histoire des pays d’Islam. En se situant dans la longue durée, au sein d’un espace élargi à l’ensemble du monde musulman, il offrira une réflexion sur les phénomènes révolutionnaires, les aspirations démocratiques et la mise en place des nouveaux régimes...
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    La Palestine au rythme de ses intifada audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    Cette conférence visera à réinsérer dans l’histoire des deux dernières décennies, l’incapacité palestinienne actuelle à reconstruire un programme politique consensuel dans le cadre d’une impasse diplomatique toujours d’actualité...
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    La Révolution Egyptienne audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    Plus d’un an après la chute de Moubarak, l’armée est toujours au pouvoir en Égypte et les partis islamistes ont remporté les élections législatives. On examinera le devenir de la Révolution du 25 janvier 2011.  Cette conférence tentera de dresser un bilan de la situation actuelle et de dresser quelques perspectives d’avenir...
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    Le FLN (1954-1962): une révolution ? audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    L’histoire algérienne officielle enseigne que le FLN dirigea une « révolution » (thawra). Thawra signifie en arabe révolte, insurrection.  En fait il conduisit une guerre populaire contre la domination coloniale davantage qu’il ne conçut et prépara une révolution de la société. Il ne fut guère révolutionnaire si l’on dépasse l’acception d’une révolution anticoloniale, et compte tenu ...
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    1906-1979, les deux révolutions iraniennes du vingtième siècle, du nationalisme à l'islam politique audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    La comparaison entre le mouvement constitutionaliste des années 1906-1911 qui transforma la monarchie traditionnelle à tendance absolutiste des Qâjârs en un régime monarchique parlementaire à tendance laïque et la révolution dite « islamique » de 1978-79 qui bouleversa complètement les institutions pour mettre au pouvoir les clercs chiites est riche d’enseignements. Parmi les traits ...
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    La Révolte arabe (1916-1918) audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    La révolte arabe de 1916 est le premier événement arabe à être qualifié de révolution dans la langue arabe; C'est un événement matriciel à l'origine des États arabes du Proche-Orient contemporain. On en examinera les origines, le déroulement et les conséquences...
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    Une révolution oubliée, la révolution de 1908 dans l'Empire ottoman audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    Rejetée dans l’ombre par les réformes kémalistes de l’entre-deux-guerres, la révolution qui s’est produite en 1908 dans l’Empire ottoman est aujourd’hui oubliée : pour situer les révolutions arabes dans l’histoire, on a évoqué toutes sortes de révolutions du passé, sauf celle-là. Pourtant, cette révolution s’est produite dans un État musulman...
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    Révoltes, mutineries et révolutions de palais dans l'Empire ottoman (XVIIe - XIXe siècles) audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    La conférence vise à éclairer une double opposition du fait révolutionnaire ottoman. A l’époque moderne, l’histoire est riche en détrônements de sultan, en mutineries de janissaires et en révoltes populaires, fomentées à Istanbul ou dans les provinces. En revanche, elle comporte très peu de révolutions de palais ou de rébellions fiscales. À l’époque contemporaine, les élites politiques ...
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    Révolutions dans le monde, révolutions en terre d’Islam : une approche typologique audio

    Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
    Cette conférence initiale portera, dans un premier temps, sur les passions et attentes révolutionnaires qui habitent le monde, d’abord européen, puis non-européen, depuis plusieurs siècles. Nous esquisserons ensuite un « portrait-type » de la « configuration révolutionnaire », où les palais, encore occupés par les détenteurs du pouvoir ne parviennent plus à reproduire de l’obéissance ...

mardi 17 janvier 2012

Les banques et les agences de notation sont les dictateurs de l'Occident

par Robert Fisk, 11/12/2011
 Original: Bankers are the dictators of the West
Traductions disponibles : Português  Español  

Spécialiste du Moyen-Orient, Robert Fisk file la comparaison entre le "printemps arabe" et le mouvement des "indignés". Il s'en prend violemment aux banquiers et aux agences de notation qui agissent en propriétaires des pays et des peuples, aidés par des gouvernements veules et des journalistes soumis. Un point de vue roboratif.
Ecrivant depuis cette région [le Moyen-Orient] qui produit plus de clichés au centimètre carré que n'importe quelle autre, je devrais peut-être y réfléchir à deux fois avant de déclarer que je n'ai jamais lu autant de foutaises, autant de débilités absolues que ce que j'ai pu voir au sujet de la crise financière mondiale.

Et puis non, je ne m'abstiendrai pas. J'ai le sentiment que le journalisme censé traiter de l'effondrement du capitalisme a atteint de nouveaux tréfonds que même le Moyen-Orient ne peut surpasser en termes de soumission sans frein à ces institutions et à ces "spécialistes" de Harvard qui ont justement contribué à déclencher tout ce désastre criminel.

Commençons par le "printemps arabe" – en soi une distorsion verbale grotesque du formidable éveil arabo-musulman qui ébranle le Moyen-Orient – et les parallèles minables avec les mouvements de contestation sociale dans les capitales occidentales. Nous avons été abreuvés d'articles sur comment les pauvres ou les défavorisés de l'Ouest auraient "puisé" dans le manuel du printemps arabe, comment les manifestants aux Etats-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Grèce auraient été "inspirés" par les gigantesques manifestations qui ont fait tomber les régimes en Egypte, en Tunisie et – dans une certaine mesure – en Libye. C'est idiot.

Il va sans dire que la véritable comparaison, les journalistes se sont abstenus de la faire, eux qui sont si ardents à vanter les mérites des rébellions arabes contre leurs dictateurs, si prompts à ignorer les protestations contre les gouvernements occidentaux "démocratiques", si désespérément pressés de dénigrer ces manifestations, de laisser entendre qu'il ne s'agit que de la reproduction de la dernière tendance à la mode dans le monde arabe. La vérité est un rien différente. Ce qui a poussé les Arabes à descendre par dizaines de milliers, puis par millions dans les rues des capitales du Moyen-Orient, c'est une dignité revendiquée, ainsi que le refus d'admettre que les dictateurs locaux et leurs familles étaient de fait les propriétaires de leurs pays. Les Moubarak, Ben Ali et autres Kadhafi, les rois et émirs du Golfe (et de Jordanie) et les Assad s'imaginaient tous qu'ils jouissaient de l'usufruit de l'ensemble de leurs nations. L'Egypte appartenait à Moubarak Inc., la Tunisie à Ben Ali & Cie (et à la famille Traboulsi), la Libye à Kadhafi & Fils, et ainsi de suite. Les martyrs arabes contre la dictature sont morts pour prouver que ces pays appartenaient à leurs peuples.





Mangeons les banquiers
Et c'est là que réside le vrai parallèle avec l'Occident. Les mouvements de protestation visent effectivement le monde des affaires – une cause tout à fait juste – et les "gouvernements". En revanche, ce qu'ils ont découvert, un peu tard, certes, c'est que depuis des décennies, ils ont foi dans une démocratie frauduleuse : ils votent sagement pour des partis politiques, qui confient ensuite leur mandat démocratique et le pouvoir du peuple aux banques, aux cambistes en produits dérivés et aux agences de notation, qui peuvent tous compter sur une coterie répugnante et malhonnête de "spécialistes" venus des meilleures universités et des "cabinets de consultants" des Etats-Unis, lesquels entretiennent la fiction qui veut que l'on soit confronté à une crise de la mondialisation plutôt qu'à une énorme arnaque pour flouer les électeurs.

Les banques et les agences de notation sont devenues les dictateurs de l'Ouest. Comme les Moubarak et les Ben Ali, elles croyaient – et continuent de croire – qu'elles étaient les propriétaires de leurs pays. Les élections qui leur donnent le pouvoir sont aujourd'hui aussi factices – à cause de la couardise et de la collusion des gouvernements – que celles auxquelles les Arabes ont été obligés de participer décennie après décennie afin de sacrer leurs propres propriétaires nationaux. Goldman Sachs et la Royal Bank of Scotland sont désormais les Moubarak et les Ben Ali des Etats-Unis et du Royaume-Uni, chacun engloutissant la richesse du peuple sous forme de primes et de bonus bidons offerts à leurs patrons sans pitié, animés d'une cupidité infiniment supérieure à ce que pouvaient imaginer leurs frères en dictature arabes, pourtant rapaces.

Je n'ai pas attendu Inside Job, de Charles Ferguson [ce documentaire sorti en 2010 revient sur les origines et les responsabilités de la crise financière de 2008], diffusé au début du mois sur BBC2 – même si ça m'a aidé – pour savoir que les agences de notation et les banques américaines sont interchangeables, que leur personnel passe sans heurt des agences aux banques et au gouvernement des Etats-Unis. Les gars des agences (presque toujours des gars, d'ailleurs) qui ont attribué un triple A aux prêts hypothécaires à risque et aux produits dérivés aux Etats-Unis ont désormais entrepris de dépecer – par le biais de leur influence délétère sur les marchés – les nations d'Europe en menaçant de dégrader, voire de supprimer, ces mêmes notes qu'ils avaient attribuées si généreusement à des délinquants avant le krach aux Etats-Unis. D'ordinaire, je considère que la retenue suffit généralement à l'emporter dans une discussion. Mais là, foin de sous-entendus, qui sont ces créatures dont les agences de notation font aujourd'hui plus peur aux Français que Rommel en 1940 ?

Pourquoi mes camarades journalistes ne me le disent-ils pas ? Comment se fait-il que la BBC et CNN – oh mon Dieu, et même Al-Jazira – traitent ces bandes de criminels comme d'inébranlables institutions du pouvoir ? Pourquoi n'y a-t-il aucune enquête – Inside Job a ouvert la voie – sur ces magouilleurs scandaleux ? Cela me rappelle tellement la façon tout aussi veule qu'ont tant de journalistes américains de couvrir les événements au Moyen-Orient, évitant bizarrement toute critique directe d'Israël et expliquant, aiguillonnés par une armée de lobbyistes pro-Likoud, pourquoi la "médiation" américaine dans le conflit israélo-palestinien est digne de confiance, pourquoi les gentils sont des "modérés" et les méchants des "terroristes".

Les Arabes, au moins, ont commencé à se débarrasser de ces absurdités. Mais que les manifestants de Wall Street fassent de même, et ils se transforment en "anarchistes", en "terroristes" sociaux des rues des Etats-Unis qui osent exiger que les Bernanke [président de la Fed] et les Geithner [ministre des Finances américain] passent devant les tribunaux comme Hosni Moubarak. Nous, en Occident – nos gouvernements –, avons créé nos dictateurs. Mais contrairement aux Arabes, nous ne pouvons pas y toucher.

Début décembre, Enda Kenny, le taoiseach [Premier ministre] irlandais, a solennellement déclaré à ses concitoyens qu'ils n'étaient pas responsables de la crise dans laquelle ils se retrouvaient. Ce qu'ils savaient déjà, bien sûr. Ce qu'il ne leur a pas dit, c'est qui en était à l'origine. Ne serait-il pas temps que lui et ses collègues Premiers ministres de l'Union européenne nous le disent ? Et nos journalistes aussi ?
 

lundi 16 janvier 2012

La Révolution tunisienne : un modèle démocratique pour le monde arabe ? Conférence à Beyrouth le 17 janvier

Conférence : La Révolution tunisienne : un modèle démocratique pour le monde arabe ?
Conférenciers :

Beyrouth, mardi 17 janvier, 18h Salle de conférence de l'Institut français de Beyrouth (Espace des lettres, rue de Damas).

vendredi 21 octobre 2011

Images of a Revolution صور من ثورة

The stories behind the iconic images of the Arab uprisings as told by those who filmed them.
By    19 Oct 2011


"Images are like weapons. They can help topple a regime."
Ali al-Bouazizi, political analyst
The uprisings that have shaken the Arab world were galvanised by photographs and videos taken by ordinary citizens using their mobile phones.
Spread via social media platforms like Twitter and Facebook, these images offered the outside world a glimpse inside countries such as Tunisia and Egypt as the people took to the streets to overthrow their dictators and to demand justice.

These images publicised their cause and spurred on would-be revolutionaries elsewhere, in the process transforming ordinary citizens into citizen reporters who could circumvent state-run media to tell their story.
"The people of Tunisia created their own media tools with their mobile phones and small cameras. They succeeded in publicising their cause and tragedy to the entire world. Those amateur images became like a news agency supplying international channels with pictures from Tunisia."
Abdul Nasser Ouaini, lawyer and activist 
Many of these citizens risked their own personal safety as they recorded the events unfolding around them. But the result was often iconic images that have come to symbolise the Arab Spring, a process many analysts speculate would have taken a very different course were it not for the images that captivated the world.
Images of Revolution is the story behind the iconic images of the Arab uprisings as told by those who filmed them.

dimanche 31 juillet 2011

Concert “Révolutions Arabes” de Hichem Badrani حفلة موسيقية 'ثورات عربية' لهشام بدراني

Bonne fête de Ramadan ! رمضان مبروك اليكم


حفلة موسيقية 'ثورات عربية'
لهشام بدراني
متحف قرطاج
السبت 30ج ويلية2011
مع
عايدة الورغمي
منجية الصفاقس
نزار بو صيف
أمين سعيد
عبد الستار بوطاري
(تونس)
زيد تيم وسناء موسى من فلسطين ومصطفى محمود من مصر ووائل البدري من ليبيا

Concert “Révolutions Arabes” de Hichem Badrani
Musée de Carthage (Tunis)
Samedi 30 Juillet 2011
Avec
Aida Ouerghemmi
Mongia Sfaxi

Nizar Bou Saif
Amine Said
Abdessatar Bouttara
(Tunisie)
Zaid Tayem et Sanaâ Moussa (Palestine)
Wael El Badri (Libye)
Mustapha Mahmoud (Egypte)
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Sanaâ Moussa سناء موسى