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lundi 1 juin 2009

Le journaliste palestinien Awadh Rajoub arrêté par l'Autorité palestinienne

par Khalid Amayreh, 1/6/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : PA arrests Palestinian journalist Awadh Rajoub

L'appareil se sécurité de l'Autorité palestinienne (AP) a arrêté lundi 1er juin le journaliste palestinien Awadh Rajoub. Celui-ci, correspondant d'al-Jazeera.net en Palestine occupée, a été convoqué par téléphone aux breaux des "renseignements militaires" de l'AP à Hébron (Al Khalil), où il a été arrêté.


Les responsables de l'AP ont refusé d'indiquer les raisons de cette arrestation. Mais il est de notoriété publique que cette arrestation est liée à un reportage écrit par Rajoub sur l'assassinat, la semaine dernière, par des soldats israéliens d'Abdulmajid Dudin, un éminent combattant de la résistance appartenant à l'aile militaire du Hamas, les Brigades Ezzedine Al Qassam.

Rajoub avait passé plus d'un mois en détention chez l'AP au mois d'août dernier à Al Khalil et avait été soumis à des mauvais traitements.

Rajoub, 35 ans, est un cousin de Jibril Rajoub, l'ancien chef de la Force de sécurité préventive de l'AP.

Un certain nombre de journalistes palestiniens ont été arrêtés par les services de sécurité de l'AP ces derniers temps. On pense que le but de ces arrestations est d'amener les journalistes à pratiquer l'autocensure et à éviter de critiquer la direction de l'AP.

Selon les observateurs, les droits humains et les libertés civiles, dont la liberté de la presse, ont connu un net recul en Cisjordanie depuis la rupture entre le Fatah et le Hamas il y a près de 3 ans.

lundi 12 janvier 2009

La situation honteuse de la Cisjordanie

par le Comité Democrático Palestino - Chile, 5/1/2009 . Traduit par Esteban G., révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : La vergonzosa situación de Cisjordania
Partout dans le monde, des millions de gens protestent contre la brutale agression sioniste contre Gaza. Des manifestations énormes dans des pays arabes, asiatiques, européens et même dans les pays les plus éloignés comme le Chili, le Brésil, le Venezuela, le Mexique et l'Argentine.
Pendant ce temps en Cisjordanie, il ne se passe rien. Le silence règne de toutes parts. Quelques timides paroles adressées par les gouvernementaux palestiniens et ceux qui négocient la « Paix » avec l'Israël.
L'information qui provient de Palestine, parle d'une répression brutale contre ceux qui prétendent exprimer leur colère et leur douleur pour ce qui se passe à Gaza. Un exemple clair de ceci, est l'agression bestiale et l’arrestation par des agents de l'Autorité Palestinienne de militants et sympathisants du Front Populaire pour la Libération de la Palestine dans le camp d’Al-Ein près de Naplouse pour « avoir osé » protester publiquement de ce qui arrive à leurs frères dans la Bande (02-01-2009). Dans cette même ville, la plus importante de la Cisjordanie, des agents de sécurité ont encerclé la seule manifestation en empêchant son déroulement et obligeant les manifestants à se disperser.
Les serviteurs de l’Autorité Palestinienne pourront donner toutes sortes de justifications et d’explications, de même qu’ils font planer le doute sur la véracité de ces informations, cependant, de réalité il n’y en a qu’une : la Cisjordanie est sous silence total.
Dans les localités palestiniennes occupées en 1948, comme Sénine, Nazareth, Haïfa ou Oum El Fahm, des dizaines de milliers ont manifesté malgré la répression israélienne, cependant, en Cisjordanie le contrôle de fer des agents palestiniens a été plus efficace et il est parvenu à faire taire toutes les voix.
Les Palestiniens sont épuisés et déçus par l'Autorité Nationale Palestinienne (ANP), qui gouverne la Cisjordanie, et par la tiède réaction de son président, Mahmoud Abbas, devant leur massacre.
Munther Amira, leader des jeunesses du Fatah à Bethléem indique : « les gens sont très fâchés avec l'ANP. Nous ne pouvons rien faire ».
Nader Abou Amsha, maire-adjoint de Beït Yala, village voisin de Bethléem, est également amer. Partisan du Front Populaire de gauche, il espérait une attitude proportionnée à la gravité de l’agression israélienne. « La population a l'impression que l'Autorité collabore avec Israël. Ils auraient pu, au moins, faire pression sur l'Égypte pour qu'elle ouvre la frontière, mais ils ne font rien », dit-il, alors qu’il se trouve près du camp de réfugiés d'Aida, adjacent à Bethléem. Près de nous, les agents ne perdent pas un mot de qu’il dit.
L'attitude des corps de sécurité palestiniens est celle qui agrée à leurs homologues israéliens. Lorsque le chef du Commandement Central de l'Armée israélienne, Gadi Shamni, dit être satisfait du travail des forces de police de l'Autorité Nationale Palestinienne, la lecture dans les rues palestiniennes est bien différente : les agents de l'ANP font le sale travail d'Israël. C’est même aussi l’avis de beaucoup de policiers qui exécutent la mission de réprimer les groupes armés et de fermer des douzaines d'institutions liées au Hamas : orphelinats, cliniques, centres commerciaux, bureaux de change, écoles.
Sur la place de l'Église de la Nativité, où une douzaine d'avocats proteste contre « les crimes contre l'humanité » perpétrés dans la Bande, Rana et Fawaz condamnent : « Qu’ils s’en aillent, qu’ils s’en aillent tous », faisant allusion aux leaders de l'Autorité. (
Déclarations et exclamations publiées dans le quotidien El País -Espagne le 31-12-2008)
La situation est honteuse, l'Autorité Palestinienne, est parvenue à exécuter avec diligence les instructions des israéliennes.

vendredi 2 janvier 2009

Palestine, 2 janvier 2009 : 428 morts & 2200 blessés à Gaza, Abou Mazen out

Nous reprenons avec joie et plaisir l'excellent article de Michel Bôle-Richard, l'un des rares journalistes français en poste en Palestine occupée et auteur des meilleurs articles de la presse institutionnelle française sur la situation en Terre sainte martyre. Notre commentaire à cet article : jamais une puissance occupante n'a négocié avec ses collaborateurs, mais toujours avec ses ennemis, ceux qui lui résistent. Cette loi d'airain de l'histoire s'appliquera aussi en Palestine. Et les négociations qui finiront bien par avoir lieu entre Israël et la Résistance palestinienne, la vraie, n'auront pas lieu à Oslo, cette fois-ci.

L'attaque israélienne affaiblit Mahmoud Abbas
LE MONDE 02.01.09 13h04 • Mis à jour le 02.01.09 13h06
Jérusalem, correspondant - Près d'une semaine après le lancement de l'opération "Plomb durci", au matin du 27 décembre 2008, les autorités israéliennes semblent hésiter à lancer une offensive terrestre à l'intérieur de la bande de Gaza. Les raids aériens ont continué vendredi matin 2 janvier, et les roquettes de tomber sur le sud d'Israël. Aucun cessez-le-feu ne semble en vue. Ces jours de bombardements intensifs ont fait plus de 420 morts (selon le bilan dressé vendredi matin par des sources médicales palestiniennes), ainsi qu'une victime politique : Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.
Alors que le Hamas semble loin d'avoir été mis à genoux, même si la presque-totalité de ses infrastructures a été détruite, l'interlocuteur d'Israël dans les négociations de paix se manifeste peu. Surtout, il apparaît de plus en plus discrédité aux yeux de l'opinion publique palestinienne et sa stratégie de poursuivre les négociations de paix avec l'Etat juif se révèle pour l'instant totalement illusoire.
Mahmoud Abbas s'en est bien évidemment rendu compte. A l'occasion du 44e anniversaire de la création du Fatah, son parti, il a prononcé, mercredi 31 décembre, un discours télévisé au cours duquel il a, pour la première fois, menacé de renoncer aux pourparlers de paix. "A quoi cela sert-il si les portes restent fermées ?", s'est-il emporté. "Nous ne voyons aucune utilité de poursuivre les négociations de la façon dont elles se sont déroulées jusqu'à présent", a-t-il poursuivi, estimant qu'en l'état actuel des choses, "elles offrent une caution à l'agression". M. Abbas a ajouté que si "l'agression barbare et criminelle, la colonisation et la confiscation des terres devaient se poursuivre, elles ôteraient tout sens aux négociations".
MENACES INHABITUELLES
Ces menaces sont inhabituelles dans la bouche de ce dirigeant palestinien qui a toujours voulu éviter d'apparaître comme le responsable d'une rupture même si, depuis plus d'un an, il n'a absolument rien obtenu de ses interlocuteurs israéliens. Il s'est toujours évertué de poursuivre la stratégie du dialogue qu'il prône depuis des décennies, contre vents et marées, alors que celle-ci a depuis longtemps montré ses limites. Depuis le début du processus d'Annapolis, le 27 novembre 2007, Mahmoud Abbas a été incapable de faire valoir le moindre signe de progrès.
Ses partenaires dans les négociations n'ont fait aucun geste pour asseoir sa crédibilité. Comme le dit le député du
Fatah Faisal Abushalha, rencontré à Gaza avant l'offensive du 27 décembre : "Aujourd'hui, nous sommes le dos au mur. Nous avons été très patients mais il n'y a aucun résultat et les Israéliens se jouent de nous. Pour faire la paix, il faut être deux. Nous avons fait beaucoup de sacrifices. Nous avons accepté de partager la Palestine, mais les Israéliens veulent tout ou presque pour eux."
L'opération "Plomb durci" risque donc d'enterrer complètement les maigres espoirs de paix avec les Palestiniens modérés. Juridiquement, le mandat de Mahmoud Abbas vient d'ailleurs à échéance le 9 janvier. Le Hamas a depuis longtemps affirmé qu'au-delà de cette date, le président de l'Autorité palestinienne n'aurait plus aucune légitimité. Ce qui se passe à Gaza le fait de plus en plus apparaître comme un complice objectif de l'agression contre les islamistes d'autant que les services de sécurité de l'Autorité palestinienne ont continué de faire la chasse aux islamistes en Cisjordanie.
La machine de propagande du Hamas n'a cessé, au cours des derniers jours, de montrer Mahmoud Abbas en compagnie d'
Ehoud Olmert, le premier ministre israélien, qui a juré de mener une guerre totale au Hamas. Au fur et à mesure que les jours de l'opération "Plomb durci" passent, le Mouvement de la résistance islamique s'affiche comme le fer de lance pour l'obtention des droits des Palestiniens alors que le gouvernement de Ramallah fait figure de "capitulard". Depuis le 27 décembre, Salam Fayyad, chef du gouvernement, n'a pas prononcé un seul mot qui condamne officiellement le carnage à Gaza.
En dépit de la multiplication des appels en ce sens, la réconciliation entre les deux frères ennemis que sont le Fatah et le Hamas semble de plus en plus improbable. Une médiation égyptienne destinée à rassembler les deux camps opposés, le 10 novembre 2008, a échoué en raison du refus des islamistes qui exigeaient, entre autres, la libération de leurs militants dans les prisons de la Cisjordanie. Aujourd'hui, le fossé est encore plus large. Et il n'est plus question des élections législatives et présidentielle anticipées que Mahmoud Abbas avait annoncées à la fin de l'année 2008, si le dialogue entre les deux camps n'avait pas été renoué. A six semaines d'élections israéliennes déterminantes pour le processus de paix, l'opération "Plomb durci" a pour l'instant tout balayé.
Michel Bôle-Richard

jeudi 1 janvier 2009

Il n'y a pas que les bombes qui tuent...


...il y a ausi les mots. En voici quelques-uns (en rouge), avec nos commentaires en vert


Un chef du Hamas tué dans les raids israéliens à Gaza
LEMONDE.FR avec AFP 01.01.09 07h44 • Mis à jour le 01.01.09 16h39

Un des prin
cipaux chefs (Israël a des dirigeants, le Hamas a des "chefs") du Hamas, Nizar Rayan, ténor (c'est sûr ? il n'était pas plutôt baryton ?) de l'aile (le Hamas est un oiseau avec combien d'ailes ?) la plus radicale du mouvement islamiste, connu pour ses talents d'orateur, a été tué jeudi 1er janvier lors d'un (en français, on dirait par un) raid aérien israélien sur son immeuble dans le nord de la bande de Gaza. Ses quatre épouses, deux de ses filles (il en avait combien ? 24 ?) et trois autres personnes sont également mortes lors de cette attaque.
Au lendemain d'un intense et infructueux ballet diplomatique (Tchipie et Kauchmar dansant le tango), Israël poursuivait son offensive, pour la sixième journée consécutive. "Nous ne voulons pas d'un guerre longue (six jours pour un sioniste, c'est déjà très long, surtout que le 7è jour, il devrait se reposer) et nous ne souhaitons pas élargir le front", a toutefois déclaré le premier ministre
Ehoud Olmert lors d'une visite à Beershéva, dans le sud d'Israël. "Nous voulons le calme, nous voulons que les habitants du sud d'Israël reviennent à une vie normale", a-t-il dit. "Le Hamas est un fardeau pour nous, mais il l'est beaucoup plus pour le peuple palestinien. (...) Nous traiterons le Hamas et le terrorisme avec une main de fer (le fer, ça rouille). Mais nous traiterons le peuple palestinien avec un gant de soie (ou comment Olmert se rebaptisa Hariri, de harir, la soie en arabe et sans doute aussi en hébreu). Nous veillerons aux besoins humanitaires, à l'équipement médical et il n'y aura pas de pénurie alimentaire" dans la bande de Gaza, a-t-il assuré (OSF ou ODM ? Olmert sans frontières ou Olmert du Monde ?).
Le Hamas avait dit un peu plus tôt accepter les propositions de l'Union européenne en vue d'une trêve – rejetées mercredi par Israël (ça ne mérite pas un commentaire, ça ? Oh pardon, on se contente d'in-for-mer) – mais sous plusieurs conditions : "que l'agression [israélienne] cesse, que le blocus soit levé, que tous les points de passage soient ouverts et que nous obtenions des garanties internationales que l'occupant ne recommencera pas cette guerre terroriste." (incroyables, ces mecs, ils veulent la lune, aussi ?) Après le refus d'Israël, le mouvement islamiste avait promis de combattre "jusqu'au dernier souffle" en cas d'offensive terrestre. Dans un discours télévisé, le chef de gouvernement du Hamas,
Ismaïl Haniyeh, avait assuré que "le peuple palestinien vaincra les chars" israéliens.

TZIPI LIVNI À PARIS JEUDI
Parmi les cibles touchées mercredi par l'armée israélienne figurent les immeubles des ministères de la justice et de l'éducation, un bâtiment du Parlement palestinien, des tunnels de contrebande et des ateliers "de fabrication de roquettes", selon le communiqué (allez, ne nous mouillons pas, ce sont eux qui le disent, nous on n'en sait rien, on n'est quand même pas journalistes !). Quatre Palestiniens ont été tués et au moins une quarantaine blessés. Selon les services de santé palestiniens, le bilan de l'offensive israélienne s'établit désormais à quatre cents tués, côté palestinien, et deux mille blessés. Un quart des victimes sont des civils, estime l'ONU (autrement dit, l'ONU, ce machin, on ne peut leur faire aucune confiance). Le Hamas a de son côté affirmé (vantards, va !) avoir tiré une roquette sur une base de l'armée israélienne dans la région de Beersheva, à 40 kilomètres de la bande de Gaza. Le mouvement islamiste a affirmé (c'est eux qui le disent, ne nous mouillons pas, on n'en sait rien etc.) que les avions israéliens qui attaquent Gaza partent de cette base d'Hatzerim.
La Libye a déposé mercredi soir au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et son plein respect par Israël et le Hamas, mais ce texte devra être amendé pour pouvoir être accepté par les Occidentaux (les petits garçons désobéissants, les grandes personnes les amendent : au piquet, le Colonel !). Le président palestinien,
Mahmoud Abbas, qui n'exerce plus aucun contrôle sur Gaza (ça, c'est un scoop !), d'où ses forces ont été délogées par le Hamas en juin 2007, en a lui aussi appelé au Conseil de sécurité pour qu'il adopte une résolution imposant un cessez-le-feu. Dans un discours télévisé, M. Abbas a en outre menacé de renoncer aux négociations de paix avec Israël faute de progrès et pour ne pas cautionner l'"agression" (les guillemets, ça veut dire que c'est une citation, bande de balourds !) de l'Etat hébreu.
Pour tenter de relancer un processus diplomatique dans l'impasse (tango voyou au fond de l'impasse entre Nicolas et Hosni),
Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait lundi en Egypte, en Cisjordanie et en Israël, et mardi en Syrie et au Liban, dans le cadre de sa tournée au Proche-Orient. Par ailleurs, il recevait jeudi à l'Elysée la ministre des affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni. Cette dernière a déclaré à la presse avant de partir qu'elle allait expliquer au président français le refus d'Israël d'accepter un cessez-le-feu, car Tel-Aviv est en train de "changer les termes du rapport de force dans une lutte de longue haleine".(Tiens, je croyais qu'ils ne voulaient pas d'une guerre longue).
C'était notre cours de médiologie appliquée du premier de l'An Neuf.

Jeudi 1er janvier 2009 : Gaza, 400 morts, un moral d'acier

«Au Hamas, nous sommes prêts pour tous les cas de figure et nous combattrons jusqu'au dernier souffle. L'ennemi ne pourra pas occuper Gaza ou anéantir le Hamas. Israël se lancera dans une véritable aventure s'il se décide à envahir Gaza. Nous leur réservons des surprises»

Moushir Al-Masri, chef du groupe parlementaire du Hamas, 31 décembre 2008


Les kamikazes sionistes se préparent à la dernière mission terrestre de leur vie


Fais ta prière, Moshé