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mercredi 29 février 2012

indignados, le film de Tony Gatlif, sort le 7 mars

Indignados
2012
de Tony Gatlif
avec Mamebetty Honoré Diallo, Fiona Monbet


Sortie en salles le 7 mars
Publié le 25/02/2012 à 06h00
Par pierre penin


Bayonne

« Pas indigné, horrifié ! »

Le réalisateur Tony Gatlif sera ce soir l'invité du cinéma l'Atalante, où il évoquera son nouveau film « Indignados ». Entretien avec ce « ciné-poète » insurgé.

Tony Gatlif se définit comme un témoin, acquis à la cause des plus faibles de ce monde.

Tony Gatlif se définit comme un témoin, acquis à la cause des plus faibles de ce monde. (photo martin bureau )

Avec « Indignados », son nouveau long-métrage, le réalisateur Tony Gatlif porte, encore et encore, son regard de « ciné-poète » sur l'injustice du monde. Le mouvement des Indignés en est le résultat bouillonnant et populaire mais à travers lui, ce sont les pauvres, les persécutés, les oubliés, pourchassés, damnés du libéralisme, qui importent au cinéaste. Il sera ce soir (lire par ailleurs) à Bayonne, invité du cinéma l'Atalante.
Pourquoi ce travail sur les Indignés ?
J'avais lu le livre d'Hessel, « Indignez-vous ! » (Indigènes éditions) et je sortais d'une année difficile avec le traitement fait aux Tziganes (1). J'avais envie moi aussi de voir les gens s'indigner, quand les CRS chassaient des gens des terrains vagues.
Diriez-vous que vous vous indignez depuis 30 ans, à travers vos films ?
Oui. Il y a une logique quand je vais vers les Indignés. Ça correspond à mon parcours. J'étais ''anar'' au départ. Quand un peuple se lève, je suis derrière. Mais je ne suis pas indigné aujourd'hui. Je suis horrifié par ce système d'injustice qui broie les êtres. Je crois que le vrai mot d'ordre doit être « occupy » ! Il faut occuper la Concorde, il faut occuper Bayonne !
Votre film mêle les révolutions arabes et le mouvement des Indignés : voyez-vous des ressorts communs ?
Les révolutions arabes sont nées contre des dictateurs. On ne peut pas vraiment parler de dictatures européennes, quoi qu'en Hongrie… En tout cas, pas la dictature d'un homme. Ici, le dictateur, c'est les banques. Voyez le diktat que subit la Grèce. J'y suis allé, j'ai vu et j'ai parlé avec des Grecs.
Ils ne veulent pas payer la dette mais leur gouvernement, qui a eu peur de son peuple et des banques, a reculé au moment d'interroger le peuple par référendum. C'est un constat terrible. Le système et les banques ont bâillonné le peuple. L'argent est le dictateur du monde.
Acceptez-vous d'être qualifié de « réalisateur politique » ?
Je ne fais pas de la politique. Je suis dans le social, dans l'humain. Disons que je suis obligé de faire de la politique, à mon corps défendant. Mais je préfère et préférerai toujours la poésie à la politique.
Vous vous dites « obligé » : le monde façonne votre œuvre et cela a quelque chose de viscéral…
Malheureusement, je ne peux pas faire mon métier sans aborder l'injustice du monde. Je ne peux pas être conscient du pouvoir de l'image et du cinéma sans l'employer à témoigner. Cette injustice me sidère, je ne peux pas m'en extraire.
La poésie peut être un bel instrument de politique…
Regardez Aragon ! La poésie peut soutenir le propos politique. Elle peut soutenir la lutte, être précieuse dans cette bagarre non violente contre l'injustice qui nous concerne tous. Mon film, je le considère comme un « ciné-poème ».
C'est-à-dire ?
Pas un film de propagande pour qui que ce soit. Je ne suis pas le porte-parole des Indignés. D'ailleurs, ce mot finit par sonner étrangement, un peu comme une marque et au final, ce mot finit par me gonfler. Je lui préfère celui d'insurgé. Insurgé, c'est bien.
« Indignados » flirte avec le documentaire sans en être vraiment un…
Mon film n'est pas une analyse. Je ne suis pas quelqu'un qui analyse. Par contre, je suis quelqu'un qui va voir la réalité et s'y confronte. Je montre ce que j'ai vu, ce que je connais. Je suis un témoin. Et je dis « attention ». Je donne un avertissement. Quand vous voyez de toutes l'Europe ou d'Afrique des gens venir travailler dans des champs en Espagne pour deux euros par jour… C'est une guerre, tout ça.
Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle ?
Les hommes et femmes qui s'y affrontent ont une énorme responsabilité car nous sommes d'abord dans une crise humaine. Celui qui devra gérer ce merdier devra être très fort et je doute que les grandes gueules soient les meilleurs pour ça.
Les grandes gueules, comme en Hongrie, vont nous mettre dans la catastrophe. Pour moi, celui qui viendra va devoir connaître le langage du peuple et lui parler sincèrement. C'est à ne pas confondre avec le populisme.
(1) Allusion au renforcement de la législation permettant le démantèlement de campements des communautés nomades, généralement d'Europe de l'est. Tony Gatlif a des racines gitanes, de par sa mère.

indignados fera l'ouverture du 14ème festival du film documentaire de Thessalonique, du 9 au 18 mars 2012

14ο Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης –
Εικόνες του 21ου Αιώνα
9-18 Μαρτίου 2012

HIGHLIGHTS
Με την αντίστροφη μέτρηση για το 14ο Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης – Εικόνες του 21ου Αιώνα να έχει ήδη ξεκινήσει, σας παρουσιάζουμε ορισμένα από τα highlights της φετινής διοργάνωσης:

 Ταινία έναρξης: Το πολυσυζητημένο ντοκιμαντέρ Indignados του Τόνι Γκάτλιφ, με θέμα το κίνημα των αγανακτισμένων, ανοίγει την αυλαία του 14ου ΦΝΘ. Με έμπνευση από το μπεστ σέλερ «Αγανακτήστε!» του Στεφάν Εσέλ και συνδυάζοντας μυθοπλασία και ντοκιμαντέρ, ο Γκάτλιφ αναδεικνύει την κοινωνική παθογένεια, το οικονομικό αδιέξοδο και το αβέβαιο πεπρωμένο της Ευρώπης. Οδηγός του, ένα σύμβολο-θύμα του καπιταλισμού: μια αφρικανή μετανάστρια που περιπλανιέται στην Ελλάδα, τη Γαλλία και την Ισπανία, και συναναστρέφεται με τους «αποκλεισμένους» της ευρωπαϊκής κοινότητας (μετανάστες, άστεγοι), αλλά και με τους αγανακτισμένους κάθε εθνικότητας, που διεκδικούν την ελπίδα για αλλαγή.

Καινοτομία Αγοράς
- Πρακτικός οδηγός για ντοκιμαντερίστες: Ποια βήματα πρέπει να ακολουθήσει ένας σκηνοθέτης για μια αποτελεσματική παρουσίαση της δουλειάς του σε ένα φεστιβάλ; Πόσο καθοριστικό είναι το πρώτο 10λέπτο ενός ντοκιμαντέρ για την τελική του επιλογή; Πώς γίνονται οι διαπραγματεύσεις με ένα κανάλι για την αγορά ενός ντοκιμαντέρ; Πώς ανοίγει ο δρόμος για ένα δημιουργό προς τις διεθνείς συμπαραγωγές και τις χρηματοδοτήσεις από τηλεοπτικούς σταθμούς; Η Αγορά του 14ου ΦΝΘ διοργανώνει μια σειρά συζητήσεων, στις οποίες, διακεκριμένοι επαγγελματίες του κινηματογραφικού χώρου, θα δώσουν χρηστικές πληροφορίες και πρακτικές συμβουλές στους έλληνες και ξένους ντοκιμαντερίστες. Τον «πρακτικό οδηγό» εγκαινιάζουν η διευθύντρια του Διεθνούς Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ του Άμστερνταμ Άλι Ντερκς, ο διανομέας Γιαν Ρόφεκαμπ, ο παραγωγός Πίτερ Γουιντόνικ και η υπεύθυνη αγοράς ξένου προγράμματος του ΣΚΑΙ Ελπίδα Καλλιντέρη. Οι ημίωρες συζητήσεις θα πραγματοποιηθούν από τις 13 έως τις 16 Μαρτίου, στην αίθουσα Excelsior του Electra Palace (17.30-18.00).

Έκθεση
: Στη φωτογραφική έκθεση «Urban Survivors», παρουσιάζονται συγκλονιστικά στιγμιότυπα ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις στο Μπαγκλαντές, το Πακιστάν, την Αϊτή, τη Νότιο Αφρική και την Κένυα, τα οποία υπογράφουν φωτογράφοι του πρακτορείου NOOR. «Urban Survivors» τιτλοφορείται το διεθνές multimedia project των Γιατρών Χωρίς Σύνορα σε συνεργασία με το φωτογραφικό πρακτορείο ΝΟΟR και την εταιρεία Darjeeling Productions, το οποίο φέρνει στο φως τις κρίσιμες ανθρωπιστικές και ιατρικές ανάγκες των ανθρώπων που ζουν σε παραγκουπόλεις ανά τον κόσμο. Η έκθεση, η οποία αποτελεί συνδιοργάνωση του Φεστιβάλ Ντοκιμαντέρ Θεσσαλονίκης και των Γιατρών Χωρίς Σύνορα, με την υποστήριξη του Κρατικού Μουσείου Σύγχρονης Τέχνης και του Κέντρου Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, θα φιλοξενηθεί στο Κέντρο Σύγχρονης Τέχνης Θεσσαλονίκης, Αποθήκη Β1, Λιμάνι. Διάρκεια: 11 - 18 Μαρτίου 2012.

H ταινία έναρξης εντάσσεται στην ενότητα Ανθρώπινα Δικαιώματα, και η έκθεση, εντάσσεται στις παράλληλες εκδηλώσεις, που, χρηματοδοτούνται μεταξύ άλλων δράσεων του 14ου ΦΝΘ, από την Ευρωπαϊκή Ένωση - Ευρωπαϊκό Ταμείο Περιφερειακής Ανάπτυξης, στο πλαίσιο του ΠΕΠ Κεντρικής Μακεδονίας 2007-2013.

mercredi 12 janvier 2011

Stéphane Hessel, je suis indigné par votre soutien au directeur général du FMI -Lettre ouverte à l'auteur du bestseller "Indignez-vous"

par Alain Vidal, Collectif Libérons la monnaie, Nantes, 10/1/2010
 Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ne cesse de préconiser des mesures à l'opposé du programme du Conseil National de la Résistance dont vous vous réclamez : démantèlement des services publics en Grèce et ailleurs. Des malades ne sont plus soignés, des jeunes sont privés d'avenir au nom de la préservation des profits des seigneurs du capital.
  Stéphane Hessel, vous vous indignez tout en plaidant pour un Dominique Strauss-Kahn qui a voté, lui et son parti, pour le Traité Constitutionnel Européen. Un Traité dont l'article 127 autorise banquiers et marchés financiers à s'enrichir par l'endettement des états. Un Traité qui a trahi votre idéal de résistant. A la Libération, par la loi du 2 décembre 1945, le gouvernement français eut le courage d'interdire de telles pratiques. La Banque de France eut ordre de faire des prêts, à taux quasiment zéro, à l'Etat, au nom du développement des services publics. Pendant 28 ans, ni déficit, ni dette publique. Dans l'agriculture et l'industrie, les gens, remplacés par les machines, furent nombreux à devenir fonctionnaires au service de l'intérêt général, il n'y avait pas de chômage…La production des biens matériels étant assurée par un nombre décroissant de gens, le temps libéré par la technologie était massivement déversé dans le secteur des activités immatérielles au service de l'intérêt général (écoles, hôpitaux, dispensaires, médecine préventive, recherche, culture, transports …).
  Pour la première fois, un gouvernement mettait en pratique la gratuité de l'argent créé par les banques. Une gratuité reconnue de fait par l'abandon de la parité-or au XXème par tous les états de la planète. Grâce aux prêts gratuits accordés par la Banque de France, les services publics pouvaient se développer en intégrant ceux qui dans l'industrie et l'agriculture avaient été remplacés par les machines. Le fonctionnaire ne perçoit pas un salaire mais un traitement. Le fonctionnaire n'est plus un salarié parce que son activité ne sert plus à l'enrichissement d'actionnaires qu'ils soient de la banque ou d'autres secteurs du privé. En ce sens, le service public est un sanctuaire qu'il nous faut défendre.
  Mais, par la loi du 3 janvier 1973, Giscard et Pompidou, interdirent les prêts gratuits de la Banque de France à l'Etat, ce dernier fut contraint d'emprunter (en payant des intérêts) auprès des banques privées et des marchés. Ainsi commence l'endettement de l'Etat : démantèlement des services publics avec chômage croissant. Les cliniques privées se développèrent au détriment des hôpitaux… En introduisant cette loi dans le Traité Constitutionnel Européen, le rédacteur de ce traité, Giscard d'Estaing, soutenu par Dominique Strauss-Kahn et son parti, a généralisé l'endettement à toute l'Europe.
  Les banquiers privés règnent en maîtres absolus. Ils font payer le crédit à l'Etat comme aux particuliers. Un véritable racket, quand on sait que l'argent « prêté », c'est 95% de monnaie électronique pour 5 % de billets et de pièces (papier et métal vulgaire de très faible valeur marchande…). Nous faire payer, pour un prêt à 5% sur quinze ans, deux fois le prix de la maison achetée, sous prétexte que l'argent coûte cher, c'est une escroquerie ! Quand on sait qu'aucune monnaie dans le monde n'est alignée sur l'or. La création monétaire est totalement dissociée de l'obligation pour les banquiers d'acheter des réserves d'or comme autrefois.
  Stéphane Hessel, comment pouvez-vous vous faire l'avocat d'un Dominique Strauss-Kahn qui, décoré par le président Ben Ali, déclare « En Tunisie, la politique économique adoptée ici est une politique saine et constitue le meilleur modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. » La Tunisie, un pays avec 45% des jeunes au chômage, où les opposants et les avocats sont jetés en prison et torturés. Un pays avec deux immolations par le feu et vingt morts en quelques jours de manifestations populaires…
  Stéphane Hessel, comment pouvez-vous défendre la candidature à la présidentielle de 2012, d'un directeur général du FMI qui, depuis toujours, subordonne l'intérêt général aux seuls intérêts particuliers des seigneurs du capital, alors que vous vous prononcez pour « le retour à la nation des grands moyens monopolisés, fruit du travail commun, des richesses du sous-sol, des sources d'énergie, des compagnies d'assurance et des grandes banques… Pour une organisation rationnelle de l'économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l'intérêt général ».
  Dans l'espoir que vous comprendrez mon indignation comme une nécessaire contribution au débat, je souhaite discuter avec vous, comme nous l'avions fait à Nantes en 2008, sur la base de ce que vous revendiquez au début de votre livre : «L'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ». Que le temps libéré par la machine ne soit plus gaspillé sur l'autel de la croissance dite « économique » qui n'est qu'un paravent masquant la seule croissance des profits des seigneurs du capital. Que le temps libéré par la machine serve à l'extension des services publics, facteurs premiers de la prospérité des peuples.
  Solidairement vôtre pour résister à tous les exclueurs, responsables, conscients et bien vivants, de la misère du monde.

Le "jugement très positif du FMI sur la Tunisie" de Ben Ali: DSK à Tunis le 18/11/2008