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vendredi 28 septembre 2012

La pitrerie de Bibi en mondovision

Souvenez-vous: c'était le Le 5 février 2003, devant le Conseil de Sécurité de l'ONU. Colin Powell  projetait en mondivision sur grand écran les "preuves" sur l'existence d'armes de destruction massive en Irak. Preuves qui devaient s'avérer être des mensonges. Le bon général, après avoir demandé des explications à la CIA, qui l'aurait manipulé (sic...), a disparu des écrans du monde et sera rapidement oublié.

Comparez maintenant la performance de Powell, qui, au moins, avait de la gueule, avec la grotesque pitrerie de Bibi, qui a confondu l'Assemblée générale des Nations unies, censée représenter l'ensemble de l'espèce humaine, avec une salle de classe d'école maternelle sioniste. Illustration éclatante du mépris qu'ont les sionistes pour l'humanité.

Une telle pitrerie a de quoi rendre sympathique le petit Mahmoud, qui est vraiment d'un autre calibre.




jeudi 8 octobre 2009

Qui est juif ? Réflexions autour des soi-disant « origines »juives » d’Ahmadinejad

par Gilad ATZMON, 6/10/2009. Traduit par Marcel Charbonnier. Édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Who Is a Jew? Reflections around Ahmadinejad's alleged 'Jewish past'

La question de savoir qui est juif (et qui ne l’est pas) est débattue en Israël depuis le jour même de la création de cet État. Dans l’Etat juif, les autorités gouvernementales, les rabbins et les médias piochent sans la moindre honte dans les lignées génétiques de tout un chacun. Pour les Israéliens et les juifs orthodoxes, la judaïté est manifestement un concept relatif au sang. Toutefois, la judaïté et les préoccupations liées au sang sont en train de devenir le sujet d’un débat croissant… au Royaume-Uni. Ces jours derniers, les quotidiens The Daily Telegraph et The Guardian s’efforçaient de trancher : le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad est-il simplement un « juif haineux de lui-même » ou bien n’est-il qu’un simple antisémite ordinaire ? Comme les rabbins israéliens, ces journaux fouillent dans les ascendants génétiques de M. Mahmoud. Ainsi, samedi dernier, le Daily Telegraph révélait qu’Ahmadinejad aurait eu un « passé juif ».

D’après l’article, une photographie du président iranien exhibant son passeport durant des élections, en mars 2008, suggère « de manière très claire » que sa famille avait des racines juives. The Telegraph a même trouvé des « experts » qui ont suggéré l’idée que « le lourd passif de M. Ahmadinejad en matière d’attaques haineuses contre les juifs pourrait être une surcompensation visant à dissimuler son passé ». Inutile de préciser qu’Ahmadinejad n’a jamais proféré la moindre attaque « haineuse » contre des juifs, comme le suggère ce quotidien. Il est, à n’en pas douter, un détracteur déterminé de l’Etat juif et de sa raison d’être [en français dans le texte, NdT]. Il est également très critique à propos de la mobilisation manipulatoire de l’holocauste au détriment du peuple palestinien.

La "preuve révélée" par le Telegraph

Ahmadinejad showing papers during election

"Ahmadinejad montrant ses papiers pendant les élections. Ils révèlent que l'ancien nom de sa famille était juif"

L’on est fondé à se demander comment il se fait qu’un média occidental s’engage ainsi, sélectivement, dans des questions relatives à l’origine raciale ou ethnique (appelez-la comme vous voudrez) du président iranien. A la fin des fins, la fouille dans le passé ethnique et dans la lignée familiale des gens n’est pas le genre de pratique banale à laquelle l’on s’attendrait de la part de la presse occidentale... ; c’est là quelque chose que l’on aurait tendance à laisser aux racistes, aux nazis et aux rabbins… Mais pour une raison que j’ignore, personne, dans le milieu de la soi-disant presse libre, ne s’est donné la peine de se pencher sur les liens étroits entre l’escroc multimilliardaire Bernie Madoff et sa tribu. La presse (dite) libre s’est dispensée, aussi, de creuser l’ethnicité de Wolfowitz, en dépit du fait que la guerre sioniste qu’il nous a imposée a coûté un million et demi de morts (pour l’instant, tout au moins). Si vous vous demandez comment il se fait qu’un média occidental « libre » fasse appel à la « pathologie » au sujet d’un président iranien, la réponse est simple, pour ne pas dire triviale :

L’ainsi dénommé « occident libéral » en est encore à tenter de trouver des réponses au Président Ahmadinejad dans le royaume de la raison. Il est dépourvu de la capacité argumentative qui lui permettrait de répondre à Ahmadinejad. En lieu et place, il insiste à inventer de toutes pièces des arguties racialement connotées qui ne tiennent absolument pas la route. « En faisant des déclarations anti-israéliennes », nous dit doctement le Daily Telegraph, « il [Mahmoud Ahmadinejad] est en train de chercher à repousser tout soupçon à propos de ses origines juives ». La réalité saute aux yeux : Ahmadinejad a d’ores et déjà réussi à rediriger un faisceau lumineux de raisonnement et de scepticisme précisément sur le recoin le plus obscur de notre hypocrisie, afin de le mettre en évidence aux yeux de tous. D’une certaine manière, Ahmadinejad réussit à nous rappeler, à nous tous, la signification du verbe ‘penser’.

Il est tout à fait impossible de nier le fait que l’approche qu’Ahmadinejad a de l’holocauste et d’Israël est cohérente, logique et valide. Par son discours, il semble viser trois questions principales :

1 – Près de soixante millions de personnes ont été tuées du fait de la Seconde guerre mondiale, en grande majorité des civils innocents. Comment se fait-il, demande Ahmadinejad, que nous insistions ainsi à nous concentrer sur la particularité des souffrances d’un groupe « très » particulier de personnes, à savoir les juifs ?

2 – Le Président iranien affirme à juste titre que ce chapitre de l’Histoire doit être examiné du point de vue de l’historien. Cela signifie aussi que tout événement passé doit être soumis à examen, à élaboration et à révision. « Si nous nous autorisons à remettre en question Dieu et les Prophètes, alors nous devons aussi nous autoriser à mettre en question l’holocauste » ;

3 – Sans égard pour la véridicité de l’holocauste, le fait que la souffrance des juifs, en Europe, n’avait strictement rien à voir avec le peuple palestinien est une vérité banale. Par conséquent, il n’y a aucune raison pour que le peuple palestinien ait à payer pour des crimes perpétrés par d’autres. Si certains dirigeants occidentaux se sentent coupables de crimes commis par leurs propres ancêtres à l’encontre des juifs (ce qu’ils semblent affirmer), ils feraient mieux d’allouer des terres aux juifs à l’intérieur de leurs territoires respectifs, plutôt que d’attendre des Palestiniens qu’ils continuent à porter le meurtrier fardeau sioniste.

Tout autant il est évidemment clair que les points ci-dessus, soulevés par Ahmadinejad, sont totalement valides, il est douloureusement transparent que l’Occident est dépourvu des moyens d’affronter ces questions. En lieu et place, nous semblons enclins à recourir à la suprématie et à un discours pseudo-scientifique faisant appel au sang, à la pathologie et à une psychanalyse de comptoir.

Aussi embarrassant que cela paraisse, en deux coups de cuiller à pot, Ahmadinejad réussit à mettre à nu le mode de discussion occidental actuel, qui se caractérise par la tromperie. De fait, il met le doigt sur l’holocauste, qu’il identifie comme étant le coeur de notre position hypocrite, une tendance qui a fini par faire voler en éclats notre jugement moral. L’holocauste n’avait pour seule raison d’être que de détourner l’attention des crimes colossaux perpétrés par les Alliés. Hiroshima, Nagasaki et Dresde ne sont que quelques-uns des exemples de génocide institutionnalisé perpétré par l’empire anglophone. L’holocauste a réussi à mûrir au point de devenir une nouvelle religion. Pourtant, il est dépourvu de théologie. Il n’autorise aucune forme de critique ou d’aggiornamento. C’est, de fait, une religion antioccidentale inspirée par la haine et par la vengeance. Cette religion est obscurantiste, elle est aveugle et elle est totalement dépourvue de tout sens de la miséricorde et de la compassion. C’est un credo qui déclare la guerre à toute forme de doute. C’est un système de croyance frustre et brutal, qui s’oppose aux notions de liberté et de bonté. Et (comme si cela ne suffisait pas) ceux qui adhèrent à cette religion sont complices d’une agression en cours contre la grâce et la paix.

En l’état actuel des choses, les médias britanniques doivent encore décider si Ahmadinejad est un « juif rebelle » ou simplement un « Meshugena Goy* ». Ainsi, le Guardian a été particulièrement prompt à publier sa propre approche du sujet, qui réfute la version dont nous a gratifié le Telegraph. Toutefois, une chose est claire : ni le Guardian ni le Telegraph, ni un quelconque autre media soi-disant « libre » ne le sont suffisamment (libres) pour répondre aux questions qu’Ahmadinejad soulève : 1 – Pourquoi seulement les juifs ? 2 – Pourquoi dites-vous NON à tout examen du passé ? 3 – Pourquoi les Palestiniens doivent-ils payer les pots cassés ?

Au lieu de s’attacher à traiter ces questions élémentaires et néanmoins cruciales, les journaux à grande diffusion britanniques succombent à une fouille de lignées ethniques non exempt de racisme.

Au lieu de s’abandonner à l’interrogation sioniste banale : « Qui est juif ? », je suggère que nous fassions quelque peu avancer le débat en posant cette question très simple : « Que signifie la judaïté ? »

* Meshugena Goy : Gentil fou (du yiddish meshuggener, fou) [NdE]

mercredi 24 juin 2009

Êtes-vous prêts à la guerre avec un Iran diabolisé ?

Pourquoi les USA veulent délégitimer les élections iraniennes
par Paul Craig ROBERTS, 16/6/2009. Traduit par Michèle Mialane et révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original :
Are You Ready for War with a Demonized Iran?
Quelle attention les médias usaméricains accordent-ils aux élections japonaises, indiennes, argentines ou à celle de tout autre pays ? Combien d’Usaméricains, ou de journalistes usaméricains savent-ils qui exerce des fonctions politiques dans un pays étranger, si l’on excepte l’Angleterre, la France et l’Allemagne ? Qui connaît les noms du chef de gouvernement suisse, néerlandais, brésilien, japonais, voire chinois ?
Mais beaucoup connaissent Ahmadinedjad, le Président iranien. Pour une raison évidente : les médias US le diabolisent chaque jour.
La diabolisation d’Ahmadinedjad par les médias US suffit à illustrer le degré d’ignorance des Usaméricains. Le Président iranien n’est pas un souverain. Il n’est pas commandant en chef des armées. Il ne peut décider d’aucune ligne politique en-dehors des limites fixées par les souverains iraniens : les ayatollahs, qui refusent de voir l’argent usaméricain précipiter la révolution iranienne dans une des « révolutions colorées».
Les Iraniens ont fait d’amères expériences avec l’administration US. Leur premier gouvernement démocratique, après avoir débarrassé le pays de son statut d’occupé et de colonisé a été renversé par les USA dans les années 50. Ces derniers ont remplacé le candidat élu par un dictateur qui torturait et assassinait tous ceux qui, à sa différence, pensaient que l’Iran devait être indépendant et non gouverné par une marionnette dont les USA tiraient les fils.

mercredi 17 juin 2009

Réforme par une révolution : un nouveau chapitre s’ouvre dans l'histoire de l'Iran

par Mohssen MASSARRAT محسن مسرت , Tlaxcala, 16/6/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Reform durch Revolution - Beginn eines neuen Abschnitts in der Geschichte Irans

"Quand ceux d’en bas ne veulent plus et ceux d’en haut ne peuvent plus, alors naît une situation révolutionnaire." Cette description par Lénine d’une situation révolutionnaire, s’applique en ce moment (lundi 15 juin, 22 heures) à la République islamique d'Iran.

Le soulèvement en cours, jusqu'à présent, heureusement non-violent, ne peut plus être arrêté. Les opposants à la dictature n'ont pas peur des équipes de cogneurs des milices basidji, les défenseurs paramilitaires du système. Au contraire, ces derniers sont mis en fuite. Ceux qui ont vu leurs voix volées et ont été humiliés se libèrent de leur léthargie.

Descendus par centaines de milliers dans les rues de Téhéran, ils se sentent comme une force concentrée, qui est assez forte pour se défendre des insultes d’un dirigeant populiste qui sentait sûr de lui grâce à un pouvoir acheté à coups de cadeaux et légitimé par un chef spirituel de l’État peu perspicace. Le putsch à froid par l’évidente falsification des résultats des élections semble avoir échoué, et c’est un coup d’État à chaud que l’Ayatollah Khamenei devrait craindre.


L'alliance entre le chef spirituel de l’État et le président Ahmadinejad, obsédé par le pouvoir et se considérant investi d’une mission, s’est profondément fissurée. Aujourd'hui, l'Iran est dans la même situation qu'il y a 30 ans, en février 1979. À cette époque, il s'agissait de mettre fin à la monarchie et de renverser le système, aujourd'hui il s’agit de réformer le système de l’État théocratique, par une révolution pacifique et de lever les obstacles à une véritable démocratisation.



Mir-Hossein Moussavi a été le premier dans l'histoire de la République islamique à oser s’opposer au vote du chef spirituel de l’État. Il a tout simplement ignoré sa décision d'accepter le résultat des élections et de soutenir le président élu. L’argument classique - "il ne faut pas faire le jeu de l’ennemi et rester unis" – n’a cette fois-ci pas marché.

Apparemment, l'ayatollah Khamenei n’avait pas compté avec le courage de Moussavi et n’avait pas imaginé que celui-ci serait prêt à prendre des risques. Par sa détermination à ne pas accepter la fraude électorale et à lutter pour imposer la volonté du peuple, Moussavi a encouragé ses électeurs à se soulever.

De même, les électeurs, en s'opposant fermement et sans craindre le pouvoir à l'interdiction de manifester, ont encouragé Moussavi à ne pas céder. Cette énergie sociale se renforçant mutuellement a débouché en deux jours sur une sorte de situation révolutionnaire.



Ahmadinejad peut désormais essayer de rallier le Chef de l'État pour la prochaine et peut-être ultime étape, à savoir le coup d'État à chaud. Mais l'ayatollah Khamenei, selon toute probabilité, ne prendrait pas ce risque. Ahmadinejad a été jusqu’à présent soucieux de garder sn pouvoir et celui de ses clients, achetés avec les milliards du pétrole volés au peuple. Mis le dos au mur, il serait prêt à jouer sa dernière carte.

Khamenei en revanche est soucieux de préserver le système et se trouve face à une alternative : ou bien suivre Ahmadinejad et mettre ainsi en jeu son propre pouvoir et la légitimité de l'ensemble du système ou bien sacrifier Ahmadinejad pour sauver le système. En effet, à la différence du président, qui est aveuglé, le chef spirituel de l’État doit prendre en compte qu’une partie des forces armées n’acceptera pas de coup d’État à chaud contre la population et que la facture sera lourde pour Ahmadinejad.

Un nouvel échec après la fraude électorale, cette fois-ci après un feu vert donné à l’utilisation de la violence d’État contre l’opposition, sonnerait le glas pour la République islamique.



C'est pourquoi, avec l'écrasante majorité des Iraniens, nous allons être témoins - espérons-le - dans les heures et les jours qui viennent, d'une réforme révolutionnaire, qui en fin de compte, abolira les traits dictatoriaux du système d'État théocratique par une révolution pacifique, et ouvrira la voie à un nouveau chapitre, bien meilleur, dans l'histoire de l'Iran. L’Ayatollah Khamenei est le seul à pouvoir faire le choix de suggérer au Conseil des Gardiens, de décider non pas dans dix jours, mais immédiatement de nouvelles élections. Ces messieurs du Conseil des Gardiens ne devraient avoir aucune difficulté à trouver des justifications théologiques et politiques pour sauver la face de Khamenei.

Quoi qu'il en soit, la République islamique d'Iran ne sera plus jamais ce qu’elle a été avant la fraude électorale. Mais la fin de l'État théocratique serait loin d’impliquer la fin de la République islamique. En effet, le mouvement réformateur, dans ses composantes majeures (Moussavi lui-même, Khatami, Karroubi et de nombreuses autres personnalités dirigeantes disposant d’une base sociale) continue de s'identifier avec une République d'Iran à visage islamique.

La République islamique a divisé dès le début la société en deux parties, ceux qui soutiennent le système et ceux qui le critiquent. Grâce à l’engagement actif de la partie critique le réformateur Mohammad Khatami a gagné, en 1997 et 2001, l'élection présidentielle à une écrasante majorité. Mais devant le manque de courage de Khatami, qui n’a pas osé prendre de risques, pour utiliser la force morale du peuple pour d’authentiques réformes politiques et sociales, l’aile critique de la société s’est retirée résignée. C’est cela qui a permis au populiste Ahmadinejad de gagner l’élection en 2005.




En juin 2009, l’aile critique a découvert vers la fin de la campagne électorale qu’elle avait de nouveau une chance et a décidé de ne pas répéter l'erreur de 2005. Tous les groupes d'opposition qui avaient appelé au boycott des élections, avec l'argument de "ne pas vouloir légitimer le système de l'État théocratique", ont reçu une leçon de la volonté populaire spontanée. Les partisans du boycott avaient négligé l’aspect duel de la société iranienne et donc la possibilité que l’État théocratique puisse être délégitimé aussi par les élections.

Les bases d'une abrogation de l’État théocratique mise en branle par des réformes révolutionnaires se trouvent dans la Constitution même de cet État, qui divise la société en deux parties, l’une favorable au système et l’autre exclue - tout comme autrefois l’État de l'apartheid sud-africain, qui a connu une fin abrupte.





L'auteur
Allemand d'origine iranienne, Mohssen Massarrat, né en 1942 à Téhéran, vit depuis 1961 en République fédérale d’Allemagne. De 1962 à 1967, il a fait des études d’ingénieur des mines à Clausthal-Zellerfeld et à l’Université technique de Berlin, où il a obtenu un diplôme d’ingénieur. De 1967 à 1974, il a étudié les sciences politiques à l’Université libre de Berlin où il a présenté sa thèse de doctorat. En 1978, il a obtenu le titre de docteur en sciences économiques à l’Université d’Osnabrück où il enseigne les sciences politiques depuis 1982. . Membre actif du mouvement pacifiste, il a été l’un des fondateurs de la Coalition pour la vie et la paix. Il fait en outre partie du conseil scientifique du mouvement anti- mondialisation ATTAC.En avril et mai 2004, il a fait un séjour de recherches en Iran. Ses domaines de recherches sont l’économie politique, la théorie de la démocratie, la mondialisation, la paix et les conflits ainsi que le Proche et le Moyen-Orient. Il a publié sur ces sujets plus de 400 livres et articles de journaux et de revues, entre autres : L’Ordre américain, Hégémonie et guerres du pétrole, ainsi que Capitalisme - Puissance inégale- Développement durable : Perspectives de transformations révolutionnaires.
Articles de Mohssen Massarrat en français sur Tlaxcala

jeudi 28 mai 2009

Iran : le who’s who de l’élection présidentielle

par Kourosh ZIABARI, 22/5/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Iran's 2009 Presidential Elections: Who's Who?
Espagnol :
Quién es quién en las elecciones presidenciales de 2009 en Irán
Deutsch: Präsidentenwahl in Iran: Wer ist wer?
L’échéance de la 10ème élection présidentielle se rapproche en Iran. Le 12 juin, 46 millions d’électeurs choisiront parmi les 4 candidats retenus par le Conseil des Gardiens de la Révolution et décideront si le président Ahmadinejad va renouveler son mandat ou non.


Les quatre candidats sont le président conservateur Ahmadinejad, qui est impatient de voir sa mission prolongée pour encore 4 ans, l'ancien Premier ministre réformateur Mir-Hossein Mousavi, l'ex-chef du parlement Mahdi Karroubi et l'ancien commandant en chef de l’Armé des Gardiens de la Révolution islamique Mohsen Rezaï. Lequel occupera-t-il le palais présidentiel de la rue Pasteur à Téhéran ?



Ahmadinejad Mousavi
Karroubi Rezaï



Mahmoud Ahmadinejad
Opposé au second tour de 2005 au religieux centriste et impopulaire Hashemi Rafsandjani, il avait emporté l’adhésion de quelque 17 millions d'Iraniens le 24 Juin et était devenu ainsi le premier président non-religieux de l'Iran en 24 ans.



Candidat presque inconnu et marginalisé, Ahmadinejad en avait appelé aux extrémistes conservateurs, aux étudiants de la Milice, aux fonctionnaires, aux ruraux et aux citoyens des couches inférieures qui réclamaient l'amélioration de leur situation financière, une augmentation notable de leurs revenus et surtout, une modification de la convention de l'élection de présidents issus du clergé.



Les principaux slogans électoraux d’Ahmadinejad qui avaient pu assurer son succès étaient :



* Le partage des revenus du pétrole entre les pauvres



* Redynamiser les valeurs et les caractéristiques de la révolution islamique de 1979 et continuer sur le "chemin de l'Imam Khomeiny"



* Une interaction constructive et pacifique avec les jeunes et les étudiants



* Confrontation avec les « puissances tyranniques » et résistance au « Grand Satan « (les USA)



* Rompre avec le mode de vie somptueux et luxueux des présidents de l'Iran, vivre dans des maisons simples et bon marché, parler directement à la population, visiter les régions régionale pour rencontrer directement les résidents de chaque province et département



* Création d'un cabinet de 70 millions de membres, composé de tous ceux qui vivent en Iran



Ce que disent ses partisans (conservateurs):



* Ahmadinejad a réussi à saper et à démoraliser les puissances occidentales, briser l'hégémonie des USA et d’Israël, il a affronté l’impasse sur le nucléaire et il a défait l'alliance du système international injuste



* Il a réussi a révélé le vrai visage d'Israël et ses crimes en Palestine occupée par des attaques mordantes contre Tel Aviv, à diverses reprises, faisant des discours héroïques héroïque à l'ONU, à Genève, à l'Université de Columbia etc.



* Il a renversé la domination de certains groupes de pression et familles sur les revenus du pétrole et les réserves de l'Iran, a rencontré beaucoup de gens impécunieux et appauvris, et fait du « président » une personnalité populaire et accessible



* Il a ranimé l’esprit de la révolution et de la résistance dans ses interviews et discours



* Il a rayé de la carte du pays les stéréotypes culturels occidentaux et a ramené l'indépendance, l'autodétermination et la confiance en soi à l'Iran



* Il a renforcé la solidarité et l'intégrité islamiques par ses voyages dans des pays arabes et africains et ses rencontres avec des chefs religieux



* Le gouvernement a construit un tas d'hôpitaux, de stades, d’universités, de bibliothèques et de routes dans tout le pays



Ce que disent ses détracteurs (réformateurs et conservateurs modérés):



* Ahmadinejad a entraîné l’Iran dans des querelles inutiles avec le monde et affaibli de la dignité nationale de l'Iran



* Il a transformé le dossier du nucléaire civil du pays en champ de bataille avec Israël et a causé l'imposition de plusieurs séries de sanctions sévères contre l'Iran



* Il a détourné l'attention, le budget et la concentration nationales vers la question de la Palestine au lieu de résoudre les problèmes économiques et de réduire l'inflation, qui a atteint 25%



* Au lieu de développer les relations mutuelles avec les économies puissantes et fortes du monde, il a fait perdre l'Iran l'ensemble de ses partenaires européens et asiatiques; sa seule rencontre avec un leader européen a été sa rencontre avec le président suisse à Genève en Mai 2009



* Par l'interdiction de la presse réformatrice, la fermeture du Centre International pour le Dialogue des civilisations et l’emprisonnement de dissidents politiques, il a noirci le bilan culturel et des droits de l'homme de l'Iran



* Il a alimenté une image détériorée d’un 'Iran terroriste dans les médias mondiaux et des opinions publiques



* Il a mal géré l'économie nationale, le taux d'inflation a atteint 29% au cours de son mandat



Mir-Hossein Mousavi



Réformiste indépendant et modéré qui se qualifie lui-même de «réformiste retournant aux principes", Mir-Hossein Mousavi, 67 ans, est un vétéran de la politique, peintre et architecte, qui a été le cinquième et dernier Premier ministre d'Iran, de 1981 à 1989.



Dans la campagne en cours il a le soutien des trois principaux partis réformistes et des milieux universitaires, et la majorité des jeunes et un grand nombre de ceux qui ont l'habitude de boycotter les élections devraient voter pour lui. Le plus remarquable avantage dont il jouit est le bon souvenir qu’a laissé sa bonne gestion de l’économie malmenée par la guerre imposée par l’Irak à l’Iran.



Mousavi est considéré comme le principal concurrent du président sortant Ahmadinejad et il fait l’objet d’un consensus national entre les intellectuels universitaires, les journalistes, les critiques, les artistes et même les conservateurs modérés qui croient qu'il serait le seul à même de sauver le pays des crises actuelles. Les plus fervents détracteurs de Mousavi sont les conservateurs traditionnels, les milieux religieux radicaux qui, pour la plupart vont au-delà des coutumes islamiques pour pratiquer leurs propres rites extrémistes et ceux qui sont d’une manière ou d’une autre liés au pouvoir sous l'administration actuelle.



Les principaux slogans électoraux de Mir-Hossein, que ses jeunes fans et les journalistes appellent par son prénom, sont les suivants:



* Poursuivre la politique de détente avec les pays occidentaux, parler à Obama, président des USA et réparer l’image d’ extrémiste de l'Iran dans le monde



* Création de stations de télévision et de radio privées et de stations et abolition du monopole de l’État l'État sur les médias



* Augmentation es exportations vers l’Europe et réduction de la croissance monumental des importations



* Éviter le licenciement collectif et l'expulsion des ministres et de hauts cadres ayant servi dans l'ancienne administration



* La suppression de la police religieuse, qui mène des enquêtes et des arrestations de personnes en raison de leur habillement



* Permettre la libre circulation de l'information et création d'un lieu permettant à la diversité des points de vue et des opinions de s'exprimer librement



* Respecter les droits de la femme et de nommer des femmes ministres, pour la première fois dans l'histoire de l’Iran de l'après-révolution




Ce que disent ses partisans (réformistes et conservateurs modérés):



* Mir-Hossein est le seul qui puisse vraiment relancer le chemin de l'Imam Khomeiny. Ce chemin est le chemin de la paix et de réconciliation avec le monde, pas le chemin de propagation de l'hostilité, de l'inimitié et de la haine belliqueuse contre la révolution



* Il permettra de préserver les droits nucléaires de l'Iran, tout en démontrant à la communauté internationale que l'Iran n'est pas un État voyou, qu’il n'a l'intention de rayer de la carte aucun pays du monde et ne veut ni faire la guerre ni se quereller avec le monde



* Il peut sauver l'économie nationale, alléger les souffrances des couches pauvres et injecter un sang nouveau dans les veines glacées des exportations de l'Iran



* Les arts, les sciences et la culture verront leur situation s'améliorer sous Mir-Hossein , qui a géré avec compétence l'Académie des Arts de l'Iran au cours des dernières années



* Il n'est pas un orateur naïf et fervent. He speaks gently, and avoids making myopic and reckless remarks Il parle doucement et évite de faire des remarques irréfléchies et imprudentes



* Mir-Hossein peut faire de la diversité ethnique de l'Iran une occasion de progrès. He can congregate the Turks, Kurds, Azeris, Gilaks and Arabs of Iran under the national flag of solidarity Il peut rassembler les Turcs, les Kurdes, les Azéris, les Gilakis [originaires de la province de Guilan, NdT] et les Arabes de l'Iran sous le pavillon national de la solidarité



* Il peut rétablir l'honneur national et le prestige international de l'Iran par les nuisibles en évitant les relations nuisibles avec des voisins hostiles, en renouvelant les liens avec d'anciens alliés et en promouvant la culture persane dans le monde



Ce que disent ses détracteurs (conservateurs):



* Mir-Hossein emploie méthodes populiste de publicité en se faisant accompagner en public de sa femme [Zahra Rahnavard, NdT] et en la laissant faire des discours à des étudiants, des travailleurs etc.



* Il va sûrement s’écarter de la voie de l'imam en retournant aux valeurs culturelles occidentales, en supprimant les contraintes imposées aux jeunes et en établissant des relations avec les USA



* Il va poursuivre l'approche pragmatique de l'ancien président Khatami sous lequel l'Iran a été transformé en un client de l'ensemble des puissances occidentales et a perdu son indépendance et sa puissance



* Mousavi se pliera aux exigences illégales de l’Occident et, par conséquent, perdra les slogans et les marques de fabrique de la Révolution islamique



* Il a nommé comme aides et assistants des personnes qui soit sont des dissidents ou manquent de la moindre formation religieuse et révolutionnaire



Mahdi Karroubi



Karroubi est un influent, politicien réformiste modéré qui a servi deux mandats comme Président de Parlement iranien. Il est membre fondateur de la Société des clercs militants (réformistes) et conseiller politique du Leader suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Il est un ardent critique du président Ahmadinejad du Conseil des Gardiens d'extrême-droite qui est arbitrairement habilité à approuver ou à disqualifier les candidats potentiels pour toute élection en Iran, que ce soit élections présidentielle, élections législatives ou autres.



Karroubi est le président du Parti de la confiance nationale, et a été candidat à l’élection de 2005, où il a été éliminé au premier tour.



De manière inattendue, certaines des personnalités universitaires et politiques les plus populaires ont préféré soutenir sa candidature plutôt que celle Mir-Hossein Mousavi pour l’élection de 2009, alors qu’elle était peu probable après que le patriarche du mouvement réformateur, l'ex-président Khatami, s’était retiré en faveur de Mousavi; mais les résultats de sondages et enquêtes à l’échelle nationale montrent que Karroubi n'est pas aimé parmi les jeunes et même les réformistes modérés au point d’obtenir une majorité notable aux prochaines élections.Il serait avec Mohsen Rezaï le candidat ayant le moins de chances d'être élu.



Fait intéressant, la lauréate du 03 Prix Nobel de la paix 2003 Shirine Ebadi et le célèbre intellectuel, mondialement connu, Abdolkarim Soroush ont déclaré leur appui à la candidature présidentielle de Karroubi et dit qu'il est le plus compétent pour occuper ce poste ; même Mohammad Ali Abtahi, l’ancien secrétaire du président Mohammad Khatami a déclaré qu'il ferait campagne pour Karroubi, malgré le soutien inconditionnel apporté par l'ancien président à Mir-Hossein Mousavi.



Bien que Khatami ait récemment déclaré au magazine Chelcheragh dans une interview exclusive que «voter pour Mousavi revient à voter pour moi, et je crois que Mousavi est le seul qui peut nous sauver de la situation actuelle", certains de ses anciens associés ont choisi une voie divergente et rejoint la campagne de Karroubi.



Les principaux slogans et promesses de Karroubi sont:



* Le paiement mensuel d'un équivalent de 50 $ en cash à chaque Iranien de plus de 18 ans



* Accroissement de la liberté des étudiants et des militants dans les universités et suppression des restrictions mises aux associations islamiques (syndicats d'étudiants réformistes religieux et modérés, qui ont été partiellement fermé ou interdits sous le président Ahmadinejad)



* Amélioration des droits humains des dossiers de l'Iran et l'interdiction de la poursuite et de l'exécution de mineurs



* Feu vert à la libre critique du président et d'autres hauts responsables en cas d'élection



* Suppression de la police religieuse et des restrictions vestimentaires



* Parler avec le président US et restaurer les liens brouillés avec les pays européens



Ce que disent ses partisans (réformistes):



* C’est un technocrate courageux, audacieux et courageux qui peut donc mettre en pratique ce qu'il prône



* Il est assez influent et puissant pour être un vrai pouvoir face au Leader suprême, tout en le respectant et soutenant, au lieu d'être un pion isolé et fragile dont les actions sont la traduction directe des ordonnances et des décrets du Leader suprême



* Il a une brillante expérience de présidence du Parlement, où il a parrainé la liberté de la presse et a contre l'extrémisme aussi bien des réformateurs que des conservateurs



* En dépit de ses faibles chances d'être élu, il augmentera le taux de participation aux élections, et diminuera les chances de victoire des conservateurs



Ce que ses détracteurs disent (réformateurs indépendants et conservateurs):



* Son agenda présidentiel est une photocopie des plans et programmes de Mousavi, il n'a rien de nouveau et innovant à présenter



* Karroubi sait bien que ses chances d'être élu sont fondamentalement fragiles, exactement comme c’était le cas lors de l’élection de 2005 ; il provoquera seulement un fractionnement tragique des votes réformateurs, et cela diminuera les chances de Mirhossein Mousavi comme premier candidat réformiste



* Sa promesse de 50 $ mensuels à tout Iranien de plus de 18 ans est une annonce publicitaire populiste et frauduleuse, et elle ne sera jamais remplie



* Bien qu’il soit direct et expressif dans ses discours, Karroubi manque des capacités d’articulation et de l’éloquence seyant à un président



Mohsen Rezaï



Général en retraite ancien commandant en chef de l'Armée des Gardiens de la révolution islamique (AGRI), Mohsen Rezaï est le collègue de Mir-Hossein Mousavi dans le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, une assemblée administrative qui a été doté du rôle de conciliation pour résoudre les conflits entre l'Assemblée consultative (Parlement) et le Conseil des Gardiens de la Révolution.



Conservateur modéré ayant des liens étroits avec l'ayatollah Hashemi Rafsandjani, il est considéré comme le principal rival de Mahmoud Ahmadinejad, auquel il dispute le soutien des islamistes l de droite et du centre.



Il avait d'abord annoncé sa candidature à la présidence en 2005, mais il s’était retiré immédiatement après que ca candidatures avait été approuvée par le Conseil des gardiens, après avoir été informé de ses faibles chances d'être élu.



Rezaï n'a pas encore reçu tout l'appui des influents partis conservateurs comme la Société islamique des ingénieurs, l’Association du clergé militant (à ne pas confondre avec la Société des clercs militants) ou de l'Alliance des bâtisseurs de l'Iran islamique, mais il contribuera sans doute de manière efficace à l’érosion des votes en faveur d'Ahmadinejad, comme le pronostiquent nombre d'analystes et d'intellectuels.



Voici les plus importants slogans électoraux et perspectives de Mohsen Rezaï:



* Réduire le taux d'inflation à un minimum de 9%



* Nomination de plusieurs ministres et hauts fonctionnaires choisis dans la communauté des étudiants et diplômés de moins de 30 ans [17 à 18 des 70 millions d’Iraniens sont âgés de 20 à 30 ans, NdT)



* Nomination d'une femme ministre des Affaires étrangères en réponse à la tradition usaméricaine de choix de femmes comme secrétaires d'État



* La transformation de la structure administrative de l'Iran et instauration d’une structure de gestion fédérale



* Faire participer les masses dans le processus de prise de décision macro-économiques pour éviter l'individualisme dans la politique de haut niveau



* Mis en pratique de l'article 44 de la Constitution sur l’extension des privatisations et réduction du poids des entreprises publiques



* Établir un dialogue avec la nouvelle administration usaméricaine, fondé sur le respect mutuel et l'égalité



Ce que disent ses partisans (conservateurs et réformateurs modérés):



* Il peut aider à réduire les votes en faveur d’Ahmadinejad, vu qu’un certain nombre de conservateurs indépendants vont voter pour lui pour protester contre la mauvaise gestion économique et politique de du président sortant



* C’est est un conservateur traditionnel à principes, engagée et le Leader suprême, l'ayatollah Khamenei le soutiendra s'il est élu



* Il peut transformer l'économie de l'Iran en une économie suprarégionale et fédérale qui ne soit plus dépendante de l'État et puisse être entre les mains du peuple lui-même



* Il est théoricien de la guerre expérimenté et bien informé et peut assurer la sécurité de l'Iran, en empêchant l’aggravation des tensions internationales et les controverses autour du programme nucléaire du pays



Ce que disent ses détracteurs (conservateurs):



* Il n'a pas de chances de gagner, il fera juste perdre des voix à Ahmadinejad et diminuera la probabilité de victoire conservatrice



* Sa victoire éventuelle réveillerait le juge argentin Rodolfo Canicoba Corral qui a délivré un mandat d'arrêt international contre Rezaï dans le cadre de son implication présumée dans l’attentat du 18 Juillet 1994 contre le centre culturel juif AMIA à Buenos Aires



* Sa candidature à la présidence montre qu'il n'est pas satisfait de la situation actuelle de l'administration de M. Ahmadinejad, ce qui est inacceptable, dans la mesure où le président Ahmadinejad est le seul rénovateur des valeurs, de la morale et des principes islamiques et de l'engagement fondamental dans la voie de l'Imam Khomeiny.











Source : Tlaxcala-Iran's 2009 Presidential Elections: Who's Who?

Article original publié le 22/5/2009

Sur l’auteur

Kourosh Ziabari et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

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jeudi 23 avril 2009

Le message d'amour de l'ingénieur Ahmadinejad à Genève

Lisez bien ce discours prononcé par le président iranien Ahmadinejad à Genève, dans la conférence "Durban II". C'est un tissu d'évidences, pour ne pas dire de banalités. Ce qui rend le "scandale" suscité auprès des représentants de l'Occident démocratique et laïc d'autant plus grotesque.



Lisez aussi l'article Ahmadinejad : « Lisez sur mes lèvres », par Gilad Atzmon


Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ... [ 3 militants sionistes de l’Union des Étudiants Juifs de France, déguisés en clowns, qui ont été introduits dans la salle avec l'aide de la délégation officielle française, provoquent un brouhaha et sont escortés par la sécurité hors de la salle] Puisse-t-il combler ses prophètes ... Louange à Allah, le Tout-Puissant, qui est juste, bienfaisant et compatissant. Puisse-t-il combler de ses bénédictions et de sa grâce ses prophètes, d'Adam à Noé, Abraham, Moïse, Jésus-Christ et Son dernier prophète, Mohammed. La paix soit sur eux tous, eux qui furent les annonciateurs du monothéisme, de la fraternité, de l'amour ... [Applaudissements] ... de la dignité humaine et de la justice.
Monsieur le Président. Je demande à tous les hôtes distingués de pardonner à ces gens ignorants.
Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Puisse-t-il combler ses prophètes ... Louange à Allah, le Tout-Puissant, qui est juste, bienfaisant et compatissant. Puisse-t-il combler de ses bénédictions et de sa grâce ses prophètes, d'Adam à Noé, Abraham, Moïse, Jésus-Christ et Son dernier prophète, Mohammed. La paix soit sur eux tous, eux qui furent les annonciateurs du monothéisme, de la fraternité, de l'amour, de la dignité humaine et de la justice.

Monsieur le Président, Honorable Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Madame le Haut-Commissaire, Mesdames et Messieurs. Nous sommes réunis ici dans le cadre du suivi de la conférence de Durban contre le racisme et la discrimination raciale pour élaborer des mécanismes concrets pour nos campagnes saintes et humanitaires. Au cours des derniers siècles, l'humanité a connu d'énormes souffrances et douleurs. Au Moyen-Âge, des penseurs et des scientifiques ont été condamnés à mort. Il a ensuite été suivi d'une période d'esclavage et de traite des esclaves, lorsque des millions de personnes innocentes ont été capturées et séparées de leurs familles et de leurs proches, pour être emmenées en Europe et en Amérique dans les pires conditions ; une période sombre qui a également connu des occupations, des pillages et des massacres d’innocents.
De longues années sont passées avant que les nations se lèvent et se battent pour leur liberté, et elles ont payé un prix élevé. Elles ont perdu des millions de vies pour expulser les occupants et proclamer leur indépendance. Toutefois, il n'a pas fallu longtemps pour que les pouvoirs de coercition imposent deux guerres en Europe, qui ont également frappé une partie de l'Asie et l'Afrique. Ces horribles guerres ont coûté environ 100 millions de vies et ont laissé des destructions massives. Si des enseignements avaient été tirés des occupations, des horreurs et des crimes de ces guerres, il y aurait eu une lueur d'espoir pour l'avenir. Les puissances victorieuses se sont proclamées les conquérants du monde, tout en ignorant ou en foulant aux pieds les droits des autres nations par l'imposition de lois répressives et d’accords internationaux.
Mesdames et Messieurs, jetons un coup d'œil au Conseil de sécurité de l'ONU, qui est l'un des héritages de la première et de la Seconde Guerre mondiale. Quelle était la logique à l’œuvre quand (les grandes puissances) se sont accordées à elles-mêmes le droit de veto? Comment une telle logique peut-elle se conformer à des valeurs spirituelles ou humanitaires ? Serait-elle en conformité avec les principes reconnus de justice, d'égalité devant la loi, d'amour, et de dignité humaine? [Applaudissements] Ou plutôt, à la discrimination, à l'injustice, à la violation des droits de l'homme, ou à l'humiliation de la majorité des nations et des pays?
Ce Conseil est l’organe mondial de prise de décision le plus élevé pour la sauvegarde de la paix et la sécurité internationales. Comment pouvons-nous espérer la réalisation de la justice et de la paix lorsque la discrimination est légalisée et que l'origine de la loi est dominée par la contrainte et la force plutôt que par la justice et le droit?
La contrainte et l'arrogance sont à l'origine de l'oppression et des guerres. Même si aujourd'hui de nombreux partisans du racisme condamnent la discrimination raciale dans leurs paroles et dans leurs slogans, un certain nombre de pays puissants ont été autorisés à décider pour les autres nations sur la base de leurs propres intérêts et de leur pouvoir discrétionnaire. Et ils peuvent facilement ridiculiser et violer toutes les lois et les valeurs humanitaires, comme ils l'ont fait.
Après la Seconde Guerre mondiale, ils ont eu recours à l'agression militaire pour réduire une nation tout entière à l’état de sans-abri sous le prétexte de la souffrance juive. Et ils ont envoyé des migrants venus d'Europe, des USA, et d'autres parties du monde afin de mettre en place un gouvernement totalement raciste en Palestine occupée ... [Des délégués se retirent en signe de protestation. Applaudissements] Et en fait, à titre de dédommagement pour les conséquences du racisme en Europe ... Bon, s'il vous plaît. Merci. Et en fait, à titre de dédommagement pour les conséquences du racisme en Europe, ils ont contribué à amener au pouvoir le régime raciste le plus cruel et répressif en Palestine. [Applaudissements]
Le Conseil de sécurité a contribué à stabiliser ce régime d'occupation et l'a soutenu au cours des 60 dernières années, en lui donnant les mains libres pour continuer ses crimes. Il est d'autant plus regrettable qu'un certain nombre de gouvernements occidentaux et les USA se soient engagés à défendre les auteurs d'actes de génocide raciste alors que les consciences éveillées et les esprits libres du monde entier condamnent l'agression, les brutalités et les bombardements de civils à Gaza. Ils ont toujours été favorables ou silencieux face à leurs crimes. Et avant cela, ils ont toujours été silencieux sur leurs crimes.
Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, quelles sont les causes profondes des attaques usaméricaines contre l'Irak ou de l'invasion de l'Afghanistan? [Cris du public] Quelles sont les causes profondes des attaques usaméricaines contre l'Iraq ou de l’invasion de l'Afghanistan? Y avait-il d’autre motif à l'invasion de l'Irak que l'arrogance de l'administration usaméricaine de l’époque et les pressions de la part des détenteurs de la richesse et du pouvoir pour étendre leur sphère d'influence, au service des intérêts des gigantesques entreprises de fabrication d'armes, affectant un noble culture avec des milliers d'années d'histoire, éliminant des traits pratiques et potentiels de pays musulmans contre le régime sioniste, ou pour contrôler et piller les ressources énergétiques du peuple irakien ? Pourquoi, en effet près d'un million de personnes ont-elles été tuées et blessées et quelques autres millions ont-elles été déplacées et sont devenus sans-abri ? Pourquoi, en fait le peuple iraquien a-t-il subi d'énormes pertes s'élevant à des centaines de milliards de dollars ? Et pourquoi des dépenses de centaines de milliards de dollars ont-elles été imposées à la population usaméricaine et à ses alliés à la suite de ces actions militaires? L'action militaire contre l'Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés dans l'administration US de l’époque, en complicité avec les entreprises de fabrication d'armes et les détenteurs de la richesse?
L'invasion de l'Afghanistan : la restauration de la paix, de la sécurité et du bien-être économique dans ce pays. Les USA et leurs alliés, non seulement n'ont pas réussi à contenir [?] en Afghanistan, mais aussi la culture illicite de stupéfiants s’est multipliée durant leur présence. La question fondamentale est la suivante: quelle a été la responsabilité du travail de l'administration usaméricaine et de ses alliés? Ont-ils représenté le monde? Ont-ils été mandatés par eux? Ont-ils été autorisés au nom de la population du monde à intervenir dans toutes les régions du globe? Et bien sûr, surtout dans notre région, ces mesures ne sont-elles pas un exemple clair d'égocentrisme, de racisme, de discrimination, ou d'atteinte à la dignité et à l'indépendance des nations?
Mesdames et Messieurs, qui est responsable de l'actuelle crise économique mondiale? Où la crise a-t-elle débuté ? En Afrique? En Asie? Ou n’était-ce pas d’abord aux USA, pour ensuite s'étendre à l'Europe et à leurs alliés? Pendant longtemps, ils ont imposé des règles économiques inéquitable. Par leur pouvoir politique sur l'économie internationale, ils ont imposé un système financier et monétaire international sans un mécanisme de supervision sur les nations et les gouvernements qui n'ont joué aucun rôle dans les tendances ou les politiques répressives. Ils n'ont même pas autorisé leur propre peuple à superviser ou surveiller leur politique financière. Ils n’introduisent toutes les lois et règlements, au mépris de toutes les valeurs morales que pour protéger les intérêts des détenteurs de la richesse et de la puissance. Ils ont en outre présenté une définition de l'économie de marché et de la concurrence qui privait de beaucoup de possibilités économiques d'autres pays du monde. Ils ont même transféré leurs problèmes à d’autres alors que la vague de la crise refluait, infligeant à leurs économies des milliers de milliards de dollars de déficits budgétaires. Et aujourd'hui, ils injectent de centaines de milliards de liquidités pris dans les poches de leur propre peuple dans les banques et les institutions financières en banqueroute, rendant la situation de plus en plus compliquée pour l'économie et leur peuple. Ils ne pensent tout simplement qu’à maintenir pouvoir et richesse. Ils ne pouvaient pas se soucier de toute la population du monde, et même pas de leur propre peuple.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, le racisme est ancré dans le manque de connaissances sur la vérité de l'existence humaine en tant que création sélectée de Dieu. Il est également le produit de sa déviation par rapport à la véritable voie de la vie humaine et aux obligations de l'humanité dans le monde de la création. Ne pas adorer consciemment Dieu, de ne pas être en mesure de réfléchir sur la philosophie de la vie ou le chemin de la perfection qui sont les principaux ingrédients des valeurs divines et humanitaires, cela a limité l'horizon de la perspective de l'homme, faisant d’intérêts transitoires et limités la référence pour ses actions.
C'est la raison pour laquelle les cellules du pouvoir diabolique ont pris forme et ont élargi leur emprise, privant les autres de jouir de possibilités justes et équitable de développement. Le résultat a été la réalisation d'un racisme débridé qui constitue la menace la plus grave contre la paix internationale et a entravé la voie de la construction d’une coexistence pacifique dans le monde entier. Sans aucun doute, le racisme est le symbole de l'ignorance, qui a des racines profondes dans l'histoire. Et c'est bien un signe de frustration dans le développement de la société humaine. Il est donc extrêmement important de suivre les manifestations de racisme dans des situations ou dans des sociétés où l'ignorance ou le manque de connaissances prévalent. Cet accroissement de la sensibilisation et de la compréhension à l'égard de la philosophie de l'existence humaine est le principe de la lutte contre de telles manifestations, qui est la clé de la compréhension de la vérité que l'homme porte sur la création de l'univers, et la clé d'un retour aux valeurs spirituelles et morales et, enfin, l’inclination à l'adoration de Dieu Tout-Puissant. La communauté internationale doit engager des démarches collectives pour sensibiliser les sociétés affligées où les le racisme de l'ignorance règnent encore, de manière à mettre fin à la propagation de ces manifestations de malveillance.
Chers amis, aujourd'hui, la communauté humaine est confrontée à une forme de racisme qui a terni l'image de l'humanité en ce début de troisième millénaire. Le sionisme mondial personnifie un racisme qui a recours de manière frauduleuse à la religion et abuse des sentiments religieux pour cacher sa haine et son visage hideux. Toutefois, il est d'une grande importance de mettre en évidence les objectifs politiques de certaines puissances mondiales et de ceux qui contrôlent d'énormes ressources et intérêts économiques dans le monde. Elles mobilisent toutes leurs ressources, y compris leur influence économique et politique et les médias mondiaux pour soutenir en vain le régime sioniste, et agissent de manière malintentionnée pour diminuer l’ignominie et l'indignité de ce régime. Ce n'est pas simplement une question d'ignorance, et l'on ne peut vaincre ce phénomène horrible par le biais de campagnes culturelles. Des efforts doivent être faits pour mettre fin à l'abus par les sionistes et leurs partisans des instruments politiques internationaux et des moyens et du respect de la volonté et des aspirations des nations. Les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leur combat visant à éradiquer ce racisme barbare [applaudissements], et à aller vers la réforme des ... [applaudissements] ... mécanismes internationaux actuels.
Il ne fait aucun doute que vous êtes tous au courant de la conspiration de certaines puissances et des milieux sionistes contre les buts et les objectifs de cette conférence. Malheureusement, il y a eu toute une littérature et des déclarations en faveur du sionisme et de ses crimes, et il est de la responsabilité des honorables représentants des nations de démasquer ces campagnes qui sont contraires aux valeurs et aux principes humanitaires. Il faut reconnaître que le fait de présenter le boycott de cette session comme une remarquable prouesse internationale est une véritable indication que l’on soutient cet
exemple flagrant de racisme.
Pour défendre les droits de l'homme, il est de première importance de défendre les droits de toutes les nations à participer de manière égale dans tous les processus internationaux de prise de décision sans l'influence de certaines puissances mondiales. Et deuxièmement, il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et les accords qui les fondent. Par conséquent, cette conférence est un terrain d'expérimentation et l'opinion publique mondiale d'aujourd'hui et de demain jugera nos décisions et nos actions [applaudissements].
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs. Le monde traverse des changements fondamentaux, des changements radicaux. Les relations de pouvoir sont devenues tellement faible et fragile. On peut désormais entendre les craquements dans les piliers de l'oppression du monde. Les principales structures politiques et économiques sont au bord de l'effondrement. Les crises politiques et sécuritaires sont en hausse. L'aggravation des crises dans l'économie mondiale, pour laquelle il ne peut y avoir de perspectives prometteuses, démontrent amplement la montée de changements mondiaux de grande envergure. J'ai souligné à maintes reprises la nécessité de changer la mauvaise direction dans laquelle le monde a été géré aujourd'hui. Et j'ai également mis en garde contre les conséquences de tout retard dans l’exercice cette responsabilité cruciale.
Maintenant, dans cet événement [?] et important, je tiens à annoncer à tous les dirigeants et penseurs, et à toutes les nations du monde présents à cette réunion et à ceux qui ont une soif de paix et de bien-être économique, que la gestion, la gestion inéquitable et injuste du monde, est maintenant arrivée au bout de sa route. Cette impasse était inévitable étant donné que la logique de cette gestion imposée était oppressive.
La logique de la gestion collective des affaires du monde est fondée sur de nobles aspirations centrées sur les êtres humains et la primauté de Dieu tout-puissant. Par conséquent, il défie toute politique ou plan qui va à l'encontre de l'intérêt des nations. La victoire du droit sur le mal et la création d'un et système mondial juste a été promise par Dieu Tout-Puissant et ses messagers, et elle a été un objectif partagé de tous les êtres humains de différentes sociétés et générations au cours de l'histoire. La réalisation d'un tel avenir dépend de la connaissance de la création et de la croyance dans le cœur de tous les fidèles [applaudissements]. La réalisation d'une société mondiale est en fait la réalisation d'un objectif noble qui réside dans l'établissement d'un système mondial qui sera exécuté avec la participation de toutes les nations du monde dans tous les processus majeurs et de base de prise de décision et la voie définitive vers ce but sublime. Les capacités scientifiques et techniques ainsi que les technologies de la communication ont créé une compréhension du monde commune et plus largement diffusée et fournissent les bases nécessaires pour un système commun.
Maintenant, il incombe à tous les intellectuels, penseurs et décideurs dans le monde de mener à bien leur responsabilité historique avec une ferme conviction définitive sur cette route, je veux aussi mettre l'accent sur le fait que le libéralisme occidental et le capitalisme, comme le communisme, sont parvenus à leur terme car ils n'ont pas su percevoir la vérité du monde et de l'homme, comme il est. Ils ont imposé leurs propres objectifs et orientations aux êtres humains, sans égard pour les valeurs humaines et divines, de justice, de liberté, d'amour ou de fraternité, basant la vie sur une intense concurrence pour garantir les intérêts matériels individuels et collectifs.
Maintenant, nous devons tirer les leçons du passé en engageant des efforts collectifs pour relever les défis actuels et, à cet égard et en terminant mon propos, je tiens à attirer votre attention sur deux points importants. Premièrement: Il est absolument impossible d'améliorer la situation existante dans le monde. Toutefois, il faut noter que cela ne pourrait être atteint que grâce à la coopération de tous les pays afin de tirer le meilleur parti des capacités et des ressources existantes dans le monde. Ma participation à cette conférence est due à ma conviction sur l’importance de ces questions, et sur notre responsabilité commune dans la défense des droits des nations vis-à-vis du sinistre phénomène du racisme, et d'être avec vous, les penseurs du monde. [Applaudissements]
Deuxièmement: vue l'inefficacité des systèmes politiques, économiques et sécuritaires internationaux actuels sur la scène mondiale, il est nécessaire de se concentrer sur les valeurs divines et humanitaires et en se référant à la véritable définition de l'être humain, fondée sur la justice et le respect pour les droits de toutes les personnes dans toutes les régions du monde, et en reconnaissant les actes répréhensibles passés commis dans la gestion dominante passée du monde, prendre des mesures collectives pour entreprendre la réforme des structures existantes. À cet égard, il est essentiel de réformer la structure du Conseil de sécurité, y compris l'élimination du droit de veto, qui est discriminatoire ..[applaudissements] ... et de changer les systèmes monétaires et financiers mondiaux actuels. Il est évident que le manque de compréhension de l'urgence du changement est l'équivalent d’un retard qui sera très coûteux.
Chers amis, soyez conscients que, pour aller dans le sens de la justice et la dignité de l'homme, il en est comme du flux rapide dans le courant d'une rivière. N'oublions pas l'essence de l'amour et l'affection, la promesse de l'avenir des êtres humains est un atout qui permettra à notre objectif de nous maintenir ensemble pour construire un monde nouveau et à faire du monde un meilleur endroit plein d'amour, de fraternité et de bénédictions ; un monde sans pauvreté ni haine, [inaudible] de plus en plus la bénédiction de Dieu Tout-Puissant et la juste gestion de l'être humain parfait. Donnons-nous la main dans l'amitié pour tenir chacun notre part dans l’accomplissement d'un tel nouveau monde décent.
Je vous remercie, Monsieur le Président, Secrétaire général, et tous les distingués participants, d'avoir eu la patience de m'écouter. Merci beaucoup.



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