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lundi 18 avril 2016

Brahim Saika, militant de la Coordination des chômeurs sahraouis, torturé à mort par la police marocaine
Muere el sindicalista y preso político saharaui Brahim Saika después de ser torturado y pasar varios días en huelga de hambre
Saharawi citizen Brahim Saika dies in detention in Morocco


El preso político saharaui Brahim Saika ha muerto ese viernes 15 de abril en un hospital de Agadir (Marruecos), tras sufrir un coma pocos días después de ser detenido de forma arbitraria y torturado en la misma comisaría de Guelmim (Goulimine).
Le prisonnier politique sahraoui Brahim Saika est mort ce vendredi 15 avril dans un hôpital d'Agadir (Maroc), après un coma de quelques jours. Il avait été arrêté arbitrairement et torturé au commissariat de police de Guelmim (Goulimine).
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Brahim Saika, a Sahrawi prisoner of conscience died on 15 April 2016, between 15.30 and 16.00 local time, in a hospital in Agadir, Morocco. He fell into a coma a few days after being arbitrarily detained and tortured in Guelmim police station, and had been transferred to the hospital from Ait Melloul prison where he had been held.
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vendredi 7 décembre 2012

Total illégal au Sahara Occidental

Communiqué de presse
CEDETIM, APSO et son réseau, CORELSO, AFASPA, Union syndicale Solidaires, Sortir du Colonialisme, WSRW, Survie, Caritas Algérie, CNT-F, Association des Sahraouis en France, AARASD, ATTAC, Afriques en lutte, Parti de Gauche, PCF, Les Jeunes Ecologistes

La compagnie française Total a signé avec le royaume marocain un contrat monstre de prospection pétrolière au Sahara Occidental. La nouvelle carte publiée sur les pages Web de l’ONHYM, la compagnie nationale pétrolière marocaine, montre un bloc massif, couvrant une surface de plus de 100,000 km². Le nom du nouveau bloc est Anzarane Offshore.

Le Sahara Occidental est un territoire non-autonome selon l’appellation onusienne, c’est à dire une colonie. Le territoire est partiellement occupé militairement par le Maroc depuis 37 ans. Plus de 160 000 réfugiés survivent depuis cette date dans le désert algérien, alors que leur territoire est riche.

Lorsque Total - alors TotalFinaElf - a signé une licence pour la même superficie en 2001, le Conseil de Sécurité de l’ONU a demandé à son Bureau juridique de produire un avis sur la légalité de l'accord de l'entreprise avec le Maroc. Le bureau juridique a conclu à la violation du droit international si l’exploration ou l’exploitation étaient menées au mépris des souhaits et des intérêts du peuple du territoire.

Les Sahraouis, le peuple autochtone sur le territoire, n’ont toujours pas été consultés sur la question, ni leur représentant officiel, le Front Polisario. Les activités sont donc illégales.

Selon Western Sahara Resource Watch (WSRW), le contrat sur ce bloc massif de Total au large du Sahara Occidental a été signé le 6 décembre 2011. L'accord est très probablement un accord de reconnaissance - le même genre d'accord détenu par la compagnie dans la même région pour la période 2001-2004. Il se dit que l'accord est valable pour une période de 12 mois.

Cela signifie que l'accord expirera dans les tous prochains jours. Total doit, en d'autres termes, choisir de laisser expirer l'accord sans renouvellement (comme cela a été fait en 2004), de prolonger le contrat, ou de le faire évoluer en un contrat d'exploration à part entière.

Les organisations signataires de cet appel demandent à toute personne ou institution en capacité d’agir de mettre immédiatement ce sujet en question avec la direction de Total. Ils doivent demander à la fois une garantie qu'aucune activité d'exploration n’aura plus lieu au Sahara Occidental occupé, et une explication sur la façon dont cela a pu se produire en premier lieu.

Le retour de Total au Sahara Occidental occupé est une triste nouvelle pour le peuple sahraoui. En faisant cela, Total compromet directement les efforts de paix de l'ONU et sabote le droit international. Nous lançons un appel à la compagnie pour qu’elle reconsidère immédiatement son implication sur ce territoire.

Les signataires feront le nécessaire pour obtenir les condamnations que mérite cette complicité dans l’oppression et la souffrance du peuple sahraoui.

Contact :
Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO), apsolument@yahoo.fr
Tel : 01 43 71 62 12



lundi 21 mai 2012

Les ouvriers du roi français de la tomate marocaine (et sahraouie) en grève de la faim

Par Moha OUKZIZ, AMDH, 21/5/2012 

Le groupe agroalimentaire français Soprophile Idyl, installé au Maroc, produit le tiers des exportations de tomates de la région du Souss Massa-Draâ. C’est environ 35 grandes remorques par jour.  

Le groupe produit aussi les melons, les pêches, les raisins, les oranges et les dattes dans la région d’Errachidia. Il emploie plus de 12000 ouvrier(e)s. En sus de nombreuses grandes fermes agricoles (un millier d’hectares), le groupe Soprophile Idyl comporte deux stations d’emballage de 15000m2. Une dans la commune E Safa Bouyekra, l’autre dans la commune Ait Amira, les deux communes sont du département Chtouka Ait Baha. Le groupe dispose d’une plateforme logistique de distribution (11000m2). Les produits du groupe sont commercialisés en France par Idyl, l’autre identité juridique de l’entreprise.

Les deux grands responsables du groupe sont le Français Patrick PUECH et l’Istiqlalien sahraoui, Hassan EDERHEM. Le groupe a son siège dans les Bouches-du-Rhône, à Châteaurenard, son dirigeant principal est Patrick PUECH, son secteur d’activité est le commerce de gros (inter-entreprises) de fruits et de légumes. Sa première implantation est à Dakhla au Sahara Occidental. Et puis Chichaoua, Marrakech, Errachidia et Agadir. L’arboriculture, la nurserie, le maraichage, la packaging, et même la presse sont les domaines de production du groupe. Il commercialise les divers produits sous les marques suivantes : Idyl, Etoile du Sud, dattes Filali, Bongoo of Morocco, agriculture du Maghreb. 95% des exportations du groupe sont destinées à l’Europe, au Canada et à la Russie. 150 000 tonnes de tomates par an passent par la plateforme logistique du groupe, sans parler des autres fruits et légumes. 
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 Le groupe ne manque pas de travail à longueur d’année, et pourtant les ouvrier(e)s sont dans une précarité constante ( pas d’embauche). 
  L’entreprise ne respecte pas le droit du travail, des ouvrier(e)s ne sont pas inscrits auprès des caisses sociales(CNSS). Le harcèlement sexuel est le traitement réservé aux ouvrières. Des accidents de travail sont en augmentation sans cesse. Un bureau syndical attaché à la CDT (la Confédération Démocratique de Travail) s’est constitué. Le patron français en l’occurrence, monsieur Patrick PUECH, a licencié (exclu) les ouvriers fondateurs du bureau ainsi que ses membres. 

Les ouvriers ont protesté contre cette décision et ont organisé des manifestations et sit in. La justice marocaine au service du patronat a condamné, en première instance, les ouvriers selon l’article 288 du droit pénal qui criminalise le droit à la grève et a exercé des poursuites contre les syndicalistes. Il faudrait rappeler que Soprofel Idyl a licencié plus de 2000 ouvrier(e)s depuis 2008, sans dédommagement ni indemnité ou alors avec de vraies miettes 500DH ( 47€). 

L’accord du comité de conciliation stipule :
 - Le retour à l’emploi des licenciés,
 -Le rattachement syndical de trois ouvriers.

 Seulement 9 ouvriers sur 30 ont retrouvé leur poste, les autres seraient indemnisés 3000DH (285€) l’année de travail. Après de multiples et vaines démarches auprès de la direction du groupe et des autorités locales et régionales, pour application des termes de l’accord, les ouvriers par le biais de leur syndicat ont adressé des correspondances aux responsables pour les informer de leur action de lutte.

 Monsieur Abdellah RAHMOUN, secrétaire général de la centrale syndicale CDT à AGADIR, ignore complètement leur dossier. Les patrons français et marocains trouvent qu’à « Souss-Massa il y a trop de grèves dans les exploitations agricoles » titre le journal l’économiste. «Les syndicats ne contrôlent pas vraiment leurs troupes» ajoute le journal. Et le responsable syndical à Agadir, monsieur RAHMOUN, est-il à l’écoute des patrons ou des ouvriers ? 

Six ouvriers ont alors décidé d’entamer la grève de la faim le 26 avril 2012 devant le siège du groupe dans des tentes de misère.
 Ils réclament la satisfaction de leurs revendications : -indemnités de licenciement et dommages et intérêts de licenciement abusif depuis trois ans. 
- Rayer leurs noms de la liste noire dont disposent les entreprises de la région et leur permettre de trouver du travail dans d’autres unités de production.
 Les six ouvriers en grève de la faim sous leur tente de misère devant le siège de l’entreprise, sont menacés de poursuite judiciaire. L'huissier s’est rendu sur place pour menacer les grévistes, faire appliquer les termes des jugements à l’encontre de Abdelhadi EL AZAOUI, condamné à une amende de 15000 DH et menacer deux autres dans une affaire de piquets de grève. L’huissier faisait l’émissaire du patron, il a proposé à l’ouvrier en grève de la faim, monsieur Abdelhadi EL AZAOUI de quitter les lieux et de se désolidariser de ses camarades, seule condition d’arrêt des poursuites. Deux de ses camarades sont menacés également menacés de poursuite. La centrale syndicale CDT, à qui appartiennent les grévistes de la faim, ne traite pas leur dossier et ne s’intéresse pas à leur combat. Les ouvriers du groupe français, Soprofel Idyl, producteur au Maroc, considèrent que la direction de leur syndicat est complice avec le patronat et l’État marocain contre leurs intérêts. Ils sont sans défense et ne peuvent plus compter sur leur syndicat. Ils considèrent que le patronat et l’Etat sont les deux faces de la même pièce. Il faut signaler que le code de travail est en la faveur des patrons et qu’aucune convention n’a vu le jour dans le secteur pour cadrer l’exploitation et l’emploi des ouvriers agricoles. 
NDLR SOLIDMAR :

vendredi 6 janvier 2012

Ils ont dénoncé le vol de sable saharoui: ils sont menacés d’amendes colossales ! Criminalización de la solidaridad con el pueblo saharaui en Santa Cruz de Tenerife

Le 5 octobre 2011, 18 militants espagnols de la solidarité avec le peuple sahraoui déployaient une immense banderole dénonçant le vol de sable au Sahara occidental par l'entreprise Proyecto Dover S.L., dont un cargo, le Durabulk, était en train de décharger du sable dans le port de Santa-Cruz de Ténérife, aux Canaries. Voici la suite de cette histoire.
 "Stop au vol de sable sahraoui !"
Rueda de prensa contra la criminalización de la solidaridad – 04/01/12

La Autoridad Portuaria de Santa Cruz de Tenerife ha iniciado un proceso sancionador (hasta 60.000 € de multa por persona) a 18 activistas prosaharauis que el 5 de octubre de 2011 participaron en una acción de denuncia contra el robo de arena procedente del Sáhara Occidental que se realizó en la dársena del puerto de Santa Cruz de Tenerife.
Por este motivo, el colectivo saharacciones realizó una rueda de prensa en el recinto de la Autoridad Portuaria para informar que el inicio de estos procesos sancionadores “no son más que un producto de la estrategia general de abuso de poder por parte de los gobiernos marroquí, español y empresas multinacionales, que se aprovechan de la indefensión de la población saharaui que no posee ningún aparato legal que garantice sus derechos”.
La empresa Proyecto Dover S.L. descarga cientos de miles de toneladas de arena robada al pueblo saharaui y no se han abierto diligencias, sin embargo, a quienes practican la solidaridad de manera pacífica y señalan la ilegalidad de esta actividad se les reprime con una posible multa que puede alcanzar la cifra de 60.000 euros para cada una de ellas. El colectivo anuncia que realizará una campaña de información que comenzará con la próxima manifestación convocada para el 21 de enero a las 12 horas en la Plaza Weyler.

Conférence de presse contre la criminalisation de la solidarité
L’autorité du port de Santa-Cruz de Ténérife (Canaries) a initié une procédure de sanctions administratives (extra-judiciaires) contre 18 militants pro-sahraouis qui avaient participé le 5 octobre dernier à une action pour dénoncer le vol de sable provenant du Sahara occidental effectué dans la darse du port de Santa Cruz. Les poursuivis risquent chacun des amendes pouvant s’élever à 60 000 €. C’est pour cette raison que le Collectif saharacciones (Saharactions) a tenu une conférence de presse dans l’enceinte du port pour informer que les procédures administratives lancées « ne sont qu’un résultat de la stratégie générale d’abus de pouvoir de la part des gouvernements marocain et espagnol et des entreprises multinationales, qui profitent de ce que la population saharouie est sans défense, ne disposant d’aucun appareil légal garantissant ses droits ».
L’entreprise Proyecto Dover S.L. décharge des centaines de milliers de tonnes de sable volé au peuple sahraoui en toute impunité, alors que ceux qui pratiquent la solidarité de manière pacifique et dénoncent cette activité illégale sont menacés d’amendes pouvant aller jusqu’à 60 000 €. Le collectif annonce qu’il lance une campagne d’information qui commencera par une manifestation organisée le 21 janvier à midi place Weyler.


 

samedi 22 janvier 2011

Maroc : interdiction de vendre de l'essence aux piétons

Diaspora Saharaui, 21 /1/ 2011



Le régime marocain a ordonné à tous ses agents d'autorité de descendre sur le terrain et parcourir toutes les stations de vente de carburant pour annoncer la nouvelle directive : "La loi interdit la vente d'essence à toute personne qui n'est pas véhiculée ou n'a pas de moto" par crainte de voir les Marocains s'immoler par le feu, ainsi que pour mener un contrôle strict des prix des carburants.
immolation en Inde

La nouvelle a été annoncée par le journal marocain arabophone "Assabah" qui ajoute que d'autres directives ont été données aux autorités et responsables des administrations de montrer de la prudence dans leur attitude envers les citoyens, éviter la provocation et essayer de résoudre les problèmes des citoyens avec le moindre coût possible et éviter de créer des problèmes avec les vendeurs ambulants.
Le journal ajoute que les services de sécurité ont reçu l'ordre de serrer l'étau sur la vente des drogues, les pilules en particulier, étant donné que ses consommateurs peuvent se donner à l'immolation.
D'autre part, un Sahraoui de la ville de Smara, au Sahara Occidental occupé par le Maroc, s'est immolé aujourd'hui par le feu après avoir perdu tout espoir de voir ses droits sociaux se réaliser.
Le citoyen Mohamed Lamine Ould Salek, né en 1971, marié et père de 3 enfants s'est immolé devant le siège marocain de la Province de Smara d'où il a été conduit à l'hôpital de la ville pour ensuite disparaître enlevé par les services de sécurité marocains.
Ces immolations ne sont hélas pas exceptionnelles au Maroc. 
 En 2001 des diplômés chômeurs handicapés moteurs et aveugles, sauvagement tabassés à chacun de leur sit-in pour obtenir un emploi, après une très longue grève de la faim , avaient fixé une date pour s'immoler collectivement par le feu. Ils ont été "sauvés" d'extrême justesse par d'officielles promesses d'emploi qui n'ont jamais été tenues . Par la suite, au fil des années,  il y a eu de nombreux cas de tentatives de suicides de diplômés chômeurs : immolations par le feu, défenestrations, aspersions d'acide, etc.
Mais la presse internationale n'en parle pas, ces actes de désespoir qui risquent de ternir l'image du Maroc, passent inaperçus au-delà des frontières ...(NDLR SOLIDMAR)

mardi 23 novembre 2010

Le conflit du Sahara occidental : petit diaporama à l'usage des ignorants en français, espagnol, allemand

Brève histoire depuis 1936 en 25 pages (présentation en PowerPoint). De l'occupation espagnole à l'occupation marocaine. Jusqu'à quand ?
Pour voir la présentation, cliquer sur l'image



El conflicto del Sáhara Occidental
Breve historia desde 1936 en 25 páginas (presentación en PowerPoint). De la ocupación española a la ocupación marroquí. ¿Hasta cuándo?
Para ver la presentación, pinche en la imagen









Der Westsahara-Konflikt
Kurze Geschichte seit 1936 in 25 Seiten (PowerPoint Präsentation). Von der spanischen Besatzung bis zur marokkanischen Besatzung. Bis wann?
Auf das Bild klicken, um die Präsentation zu sehen.