Original: The Reality Behind the “Free Speech” Argument: America and the Muslims
Traductions disponibles : Deutsch
Des milliers de musulmans en colère ont manifesté devant les ambassades et les consulats US en Égypte et en Libye contre un film sorti récemment [une manière de dire : le film a été mis en ligne en juillet dernier, NdT] qui insulte délibérément et falsifie de manière caricaturale la vie du prophète de l'islam. Les protestations se sont rapidement étendues au Yémen, en Tunisie, au Soudan, au Maroc, dans les Territoires palestiniens, en Irak, au Bangladesh, au Pakistan, en Iran et ailleurs. Profitant du chaos devant le consulat US à Benghazi, il semble que des affiliés d'Al Qaïda aient infiltré les manifestants, puis aient attaqué à coups de bombes incendiaires le bâtiment du consulat. Il est clair qu'il n'y avait pas la moindre justification pour de tels actes répréhensibles.
Malheureusement, plusieurs responsables US innocents, dont l'ambassadeur en Libye, sont morts dans les violences insensées qui ont suivi. Les experts estiment que cette violente attaque répondait à l'appel direct du chef d'Al Qaïda, Ayman Al Zawahiri, à venger le meurtre de son adjoint Abou Yahya Al Libi, tué par une attaque de drone US en juin dernier.Pourtant, au fil des années le monde est fatigué d'assister aux mêmes scènes enflammées, jouées encore et encore. Des Versets sataniques de Salman Rushdie en 1989 et des caricatures danoises en 2005, au Coran brûlé par un pasteur zinzin en Floride en 2010 et à la sortie de ce film très choquant il ya quelques jours. Selon les rapports les plus crédibles, ce film répugnant a été écrit, produit et réalisé par Nakoula Basseley Nakoula, un extrémiste antimusulman usaméricano-égyptien copte de 55 ans. Nakoula est un criminel condamné en Californie pour fraude bancaire à 21 mois d'emprisonnement avec sursis et à une amende de 790 000 $. Selon la presse, ce film à petit budget a été tourné l'année dernière avec 60 acteurs qui ont récemment publié une déclaration affirmant qu'on ne leur avait jamais dit que le film était sur le prophète Mahomet. Ils ont également soutenu que la plupart des dialogues offensants ont été ajoutés à leur insu après le tournage. Projeté en juin dernier dans un cinéma de Hollywood, le film a fait un bide, passant totalement inaperçu. Le producteur a alors contacté un autre copte extrémiste usaméricano-égyptien, Morris Sadek, 70 ans, qui pendant des décennies a mené une campagne antimusulmane aux USA. Nakoula a demandé pour son aide pour la promotion et la distribution du film. Selon l'Associated Press Sadek a alors contacté son ami, en, pasteur de Floride Terry Jones, tristement célèbre pour ses appels à brûler publiquement le Coran. Même si Jones a fait la promotion du film sur son site et a annoncé qu'il allait le projeter pour l'anniversaire du 11 septembre, et procéder à un simulacre de procès contre le prophète Mahomet, ses annonces ont attiré très peu d'attention de la part du public ou des médias. Début septembre moins de 50 personnes avaient effectivement vu le trailer de 14 minutes du film sur YouTube. Sadek, qui a une longue liste d'adresses électroniques, dont celles de nombreux médias et journalistes égyptiens, a ensuite commencé à promouvoir la version arabe du trailer sur ses nombreux sites extrémistes et sa page Facebook. Ses efforts suscité l'intérêt de quelques journalistes égyptiens qui, dont donc couvert l'affaire en détail dans les médias locaux égyptiens. Quelques jours plus tard, le la chaîne de télévision satellitaire Al-Naas, pro-salafiste conservatrice, a appelé à une manifestation devant l'ambassade US au Caire pour le 11 septembre. Apprenant cela, des groupes similaires en Libye ont également appelé à une manifestation de masse le même jour à Benghazi. Pendant ce temps, Al Azhar, haut lieu de l'autorité religieuse dans le monde sunnite, a condamné le film, mais a appelé à une réponse calme et mesurée. Fait intéressant, le plus grand mouvement islamique dans les deux pays, les Frères musulmans, était absent de la scène en Égypte ainsi qu'en Libye. Mais le lendemain, le groupe a publié une déclaration de condamnation et a appelé à une marche pacifique d'un million de personnes pour le 14 septembre. Ce sur quoi des théologiens et des groupes religieux dans le monde musulman ont fait des déclarations fortes de condamnation et a appelé à de nouvelles manifestations pacifiques. L'Église copte au Caire ainsi que les dirigeants et les organisations coptes en Égypte et aux USA ont fermement condamné le film et a exprimé de graves préoccupations au sujet de ses effets sur les relations islamo-chrétiennes. Dans l'espoir de verser plus d'huile sur le feu, Nakoula, le producteur du film infâme, a dupé leWashington Post et le Wall Street Journal dans deux entretiens séparés, concoctant une fable selon laquelle il était un USaméricano-israélien juif ayant collecté de l'"argent juif" [sic, NdT] pour produire le film. Mais son objectif d'offenser les sensibilités musulmanes avaient déjà été atteint. Faute de connaissance et de compréhension de ce contexte, les groupes musulmans, les théologiens et leurs disciples ont été facilement entraînés dans cette controverse. Ils ont accusé le gouvernement US de cautionner les attaques brutales contre leurs symboles religieux, notamment en raison de l'ampleur de l'islamophobie dans le pays et des mesures antimusulmanes, sanctionnées par le gouvernement, qui ont été promues ces dix dernières années. "Liberté de parole...sous conditions" Il y a essentiellement deux raisons principales au manque de confiance et de compréhension entre les deux parties. Tout d'abord, les USA n'impliquent pas sérieusement la communauté musulmane usaméricaine ou les mouvements islamiques dans le monde sur le plan politique ou culturel. Au contraire, ils traitent avec eux, en particulier au niveau national, à partir du prisme étroit de problèmes de sécurité. Ainsi, dans de nombreux cas, la communauté musulmane usaméricaine a été traitée comme quantité négligeable par les hommes politiques ou des institutions de la société civile. Deuxièmement, de nombreux islamophobes ont pris un tel contrôle de l'espace public et des médias que les nominations ou l'inclusion de toute personnalité musulmane dans les institutions publiques gouvernementales ou autres sont devenus un combat, parfois avec des conséquences coûteuses. Le Parti républicain est devenu le parti associé en principe aux ratonneurs, tandis que pour le Parti démocrate l'inclusion [des musulmans, NdT] n'est restée qu'un vœu pieux vu qu'il a toujours peur d'être attaqué par la droite comme étant favorable à des «terroristes». Pendant ce temps, la communauté musulmane usaméricaine est aliéné et le stéréotype grossier de l'Amérique ennemie de l'islam est cimenté dans les cœurs et les esprits des musulmans à travers le monde.
Après chaque incident de nombreux fonctionnaires et experts US affirment que la réaction "irrationnelle" de milliers de musulmans à travers le monde "révèle" l'intolérance de leur religion à la liberté de parole et d'expression. Leur argument central a toujours été que l'islam est incompatible avec les valeurs démocratiques, la liberté de croyance, de parole et d'expression étant au centre de ces valeurs. Leur objectif, bien sûr, est de donner de la crédibilité à la thèse du «choc des civilisations» et de maintenir l'islam et les musulmans sur une trajectoire de collision continue avec l'Occident. Depuis la fin de la guerre froide, cette campagne pour remplacer le communisme par l'islam, et les Soviétiques par les musulmans a été incessante, même si au départ elle n'a pas très bien marché. Malheureusement, les attentats du 11 Septembre, ont fourni la justification, le contexte, et l'impulsion pour les tenants de la théorie du choc, qui ont depuis exercé une influence considérable sur de nombreuses agences gouvernementales et des hauts fonctionnaires quand ils ont adopté des mesures politiques, des stratégies et des tactiques diffusant cette vision du monde. Une des conséquences de cette politique a été le ciblage de toutes les organisations et militants musulmans (même dans de nombreux cas, de simples individus ordinaires), aux USA et à l'étranger, et de les traiter comme des menaces potentielles, des suspects et ennemis de l'État jusqu'à preuve du contraire. Sans aucun doute, les musulmans aux quatre coins du monde sont extrêmement sensibles aux représentations délibérément insultantes et offensantes du prophète et livre saint de l'Islam. Pourtant, depuis des siècles des centaines de livres, d'articles, de discours et d'autres documents ont été produits, qui ont sévèrement critiqué et attaqué la religion, son fondateur, et les textes sacrés sans provoquer de colère, de peur ou de violence. À première vue, ces expressions outrageantes ne sont pas ce que les musulmans trouvent si répréhensible. La plupart des clercs musulmans sont disposés à engager un dialogue ou un débat civilisé sur la validité des grandes croyances, des dogmes, des interprétations islamiques ou des faits historiques. Mais ce qui a rendu les incidents des deux dernières décennies différents est la nature de ces attaques. Il s'agissait de tentatives délibérées de fabriquer de toutes pièces la vie et l'histoire de la figure majeure de l'islam en caricaturant sa vie et en le dépeignant sous les traits les plus offensants : comme irrationnel, menteur, lâche, fou, sale, tueur, voleur, marchand d'esclaves, coureur de jupons, pédophile, déviant sexuel, tandis que ses femmes étaient dépeintes comme des ignorantes, des prostituées ou des esclaves sexuelles. Difficile de trouver un quelconque aspect positif dans ces productions. Mais ne vous y trompez pas, ces incidents n'ont pas l'intention d'en avoir. Leur seul but était d'aiguillonner et d'inciter à une riposte des musulmans, sachant qu'un nombre important d'entre eux vont se mettre en colère et réagir avec véhémence, parfois même violemment. Mais pourquoi semble-t-il que la plupart des musulmans se mettent facilement en colère contre ces attaques scandaleuses contre leurs symboles religieux? Les sociétés laïques occidentales affirment que la plus grande valeur dans leur culture est la préservation et la sécurité de la vie humaine. Elles font valoir que cette doctrine a préséance sur tous les autres aspects de la vie. Alors que dans la culture islamique, la préservation de la vie humaine est certes sacrée, mais est cependant précédée par la sauvegarde de son système de croyance, à commencer par l'honneur de son prophète et de son texte sacré. En d'autres termes, la plupart des musulmans croient que la violence délibérée et la calomnie de leur prophète ou de leur livre saint est la forme suprême de violation de leurs droits humains. Néanmoins, les plus authentiques autorités religieuses islamiques ne cautionnent ni ne justifient aucune forme de violence dans l'expression d'une telle colère ou indignation légitime. Il est clair que dans un monde multiculturel, le maintien de la paix et de l'harmonie entre les communautés et les cultures exige que les gens comprennent et respectent, sans nécessairement l'accepter, le système de valeurs d'autres cultures, tant que celles-ci ne sont pas directement en contradiction avec leurs propres valeurs et principes les plus fondamentaux. Alors, quand quelqu'un est pleinement conscient du système de valeurs de l'autre et sait quelles questions brûlantes sont susceptibles de générer une vague d'indignation, de tels actes délibérés devraient être désignés comme ce qu'ils sont réellement: la plus haute forme d'incitation à la haine. Mais comment les USA peuvent-ils concilier la liberté de parole et des expressions artistiques qui incitent à détruire les relations humaines, sans violer leur principe le plus cher? Une des limites à la loi constitutionnelle US sur la liberté d'expression telle que protégée par le premier amendement est la doctrine des "appels à la violence" ou "propos incendiaires" ("fighting words"). Dans une affaire célèbre jugée en 1942, la Cour suprême a estimé à l'unanimité que "les propos injurieux ou incendiaires sont ceux qui, par leur énoncé même, infligent des blessures ou tendent à inciter une rupture immédiate de la paix". L'application d'un tel principe peut facilement conduire à l'équilibre nécessaire entre l'inviolabilité du principe de la liberté d'expression et l'exception restreinte où de tels discours provoquent une blessure massive susceptible de briser l'harmonie et la paix au sein de communautés, de cultures et de pays. Les gouvernements occidentaux et les institutions de la société civile affirment que la liberté de parole, d'expression et d'association est la pierre angulaire du maintien de leur caractère démocratique. Chaque fois que quelqu'un cherche délibérément à enflammer la susceptibilité des musulmans à l'égard de leur prophète ou de leur livre saint, la liberté d'expression est invoquée pour défendre la cause du tumulte et rejeter ses effets comme une réaction irrationnelle. Ceci dit, la violence ne peut en aucun cas être une réponse acceptable à une attaque, si malveillante et épouvantable soit-elle. Mais sur un plan plus fondamental, l'Occident croit-il vraiment en la liberté d'expression ou ne pratique-t-il pas le deux poids deux mesures quand il s'agit de sensibilités musulmanes? Vérifions. Dans le secteur privé, lorsqu'il a été demandé à Google a demandé de retirer la vidéo YouTube hautement inflammatoire, l'entreprise a immédiatement et de manière correcte rappelé sa politique établie de longue date de soutien à la liberté d'expression, y compris de tout discours méprisé (même si elle a accepté à contrecœur de suspendre sa diffusion en Égypte et en Libye.) Mais comme la Jewish Press l'a rapporté le 1er août, Google n'a eu aucun problème à supprimer 1 710 vidéos et à fermer les comptes affiliés parce que "Un nombre important de ces vidéos concernaient la négation de l'Holocauste et la défense de négateurs de l'Holocauste". Selon le journal, Google "a fermé la compte de l'utilisateur dans les 24 heures" suivant la réception de la plainte déposée par un groupe qui surveille l'antisémitisme en Australie. En juillet 2011, Facebook a été contraint par les autorités israéliennes à fermer les comptes de nombreux militants pour la Palestine. Israël s'est plaint que ces militants étaient en train de coordonner leurs plans de voyage en Israël pour y causer des perturbations. En réalité, les militants essayaient de diffuser une déclaration politique forte en ligne. Inutile de dire que le gouvernement israélien aurait pu facilement annuler les visas qu'il aurait délivré à ces militants ou les empêcher d'entrer dans le pays s'ils avaient effectivement entrepris le voyage. Il n'y avait pas d'appel à la violence de la part des militants pour justifier la fermeture de leurs comptes. Les gens aux USA ne sont peut-être pas au courant de ces incidents où des discours de haine ou mal vus ont été censurés. Mais beaucoup de gens dans le monde musulman sont au courant de ces interventions qui vont à l'encontre des principes énoncés. Is sont en droit de se demander comment, si les étrangers comme le procureur général d'Israël ou un groupe de surveillance australien peuvent obtenir de Google ou Facebook de supprimer des vidéos ou des comptes, on peut affirmer que le président ou le secrétaire d'État US ne peut pas faire des demandes similaires? Ils rappellent également qu'en 2009, la Secrétaire Clinton est intervenue de tout son poids pour peser sur les dirigeants de Facebook et Twitter au nom des militants du "mouvement vert" en Iran. Ce n'est pas un argument pour préconiser la fermeture de comptes ou le retrait de vidéos, mais simplement pour illustrer l'hypocrisie et le deux poids deux mesures pratiqué par des fonctionnaires et des conglomérats d'entreprises lorsqu'il s'agit de préoccupations de musulmans. En outre, de nombreux pays européens ont promulgué des lois dans les trois dernières décennies qui criminalisent tout discours ou écrit remettant en cause la version officielle de l'Holocauste. En 1995, le philosophe français Roger Garaudy a publié son livre Les mythes fondateurs de la politique israélienne. Il a alors été accusé de négation de l'Holocauste et, par conséquent, le gouvernement français l'a fait inculper, et peu de temps après, les tribunaux ont interdit toute nouvelle publication de l'ouvrage. En 1998, Garaudy a été reconnu coupable, condamné à une peine de prison avec sursis de plusieurs années et à une amende de 240 000 francs. En 2005, l'écrivain anglais David Irving a été arrêté en Autriche sur un mandat d'arrêt émis en 1989 pour négation de l'Holocauste. Il a été reconnu coupable de "banaliser, grossièrement minimiser et nier l'Holocauste", et condamné à trois ans d'emprisonnement. Par ailleurs, le Britannique musulman Ahmed Faraz a été condamné en décembre 2011 à trois ans de prison à Londres après avoir été reconnu coupable de "diffusion d'un certain nombre de livres considérés comme publications terroristes." La publication que Faraz a été reconnu coupable de vendre dans sa librairie était le livre de 1964 Milestones [Ma'alim fi tarîq (Jalons sur la route), NdT], écrit par le défunt auteur égyptien Sayyid Qutb. Mais le bilan récent du gouvernement US est beaucoup plus alarmant. En fait, depuis le 11 Septembre, des sentences draconiennes ont été prononcées sur des activités traditionnellement considérée comme relevant du premier amendement. En 2004, deux opérateurs de télévision par satellite, Javed Iqbal (un résident de New York de plus de 25 ans) et Saleh Elahwal, ont été accusés par les procureurs fédéraux de "fournir un soutien matériel à une organisation terroriste étrangère" pour la diffusion à des clients US de la chaîne satellitaire du Hezbollah, Al Manar. Le FBI a également perquisitionné l' entreprise et la maison d' Iqbal "sur des soupçons de détention d' antennes paraboliques". En 2008, Iqbal a été reconnu coupable et condamné à 69 mois de prison. Dans de nombreuses poursuites pénales après le 11 Septembre, des musulmans ont été reconnus coupables et condamnés à des peines allant jusqu'à la détention perpétuelle pour avoir exprimé leurs opinions politiques, émis des fatwas (avis religieux), nourri des enfants, fourni du matériel éducatif, traduit des documents, téléchargé des vidéos sur des sites ouèbe ou chanté dans un groupe musical. Dans un cas impliquant Tarek Mehanna, né aux USA, le professeur de Yale Andrew F. Mars a écrit dans le New York Times :"En tant que politologue spécialiste du droit et de la guerre islamique [sic, NdT], j'ai souvent lu, stocké, partager et traduit des textes et des vidéos de groupes djihadistes . En tant que philosophe politique, je débats sur le problème éthique de la mort donnée. En tant que citoyen, je tiens à exprimer vis-à-vis d' autres citoyens des vues, pensées et émotions sur le fait de tuer. En tant qu'être humain, il m'arrive de ressentir de la joie (j'ai honte de l'admettre) face à la souffrance de certains humains et de la colère face à la souffrance d'autres". Il poursuivait : "Au procès de M. Mehanna, j'ai vu comment ces mêmes actions peuvent constituer crimes fédéraux, parce que la condamnation de M. Mehanna a été basée en grande partie sur ce qu'il a dit, écrit et traduit".
Le Premier Amendement à la Constitution des USA fait partie des dix amendements ratifiés en 1791 et connus collectivement comme la Déclaration des Droits (Bill of Rights). Il stipule : « Le Congrès ne fera aucune loi pour conférer un statut institutionnel à une religion, (aucune loi) qui interdise le libre exercice d'une religion, (aucune loi) qui restreigne la liberté d'expression, ni la liberté de la presse, ni le droit des citoyens de se réunir pacifiquement et d'adresser à l'État des pétitions pour obtenir réparation de torts subis (sans risque de punition ou de représailles) »[Note de Tlaxcala]
Ce que ces exemples et bien d'autres illustrent, c'est que la protection des libertés constitutionnelles de parole, d'expression et d'association est pratiquée de façon sélective aux USA sur la base de jugements politiques. Les responsables US, des intellectuels médiatiques et les faiseurs d'opinion se délectent en invoquant le premier amendement comme un principe inviolable quand l'Islam ou ses symboles sacrés sont attaqués, pour ensuite trouver des rationalisations et des échappatoires juridiques lorsque des musulmans usaméricains pratiquent la liberté d'expression de manière jugée répréhensible. Cependant, ce deux poids deux mesures n'échappe pas à la majorité des gens dans le monde musulman et à travers le globe.Les critères pour juger si une société valorise et respecte la liberté d'expression, c'est quand ses membres les plus vulnérables, ceux qui pourraient être la cible de la majorité, se sentent en sécurité et libres de dire ce qu'ils pensent quand ils veulent sur n'importe quel sujet sans crainte, sans être intimidés et sans subir des répercussions négatives. En d'autres termes, pour savoir si aujourd'hui l'USAmérique honore la liberté d'expression, il faut poser la question à cent activistes musulmans usaméricains pris au hasard pour obtenir la bonne réponse. En un mot, l'USAmérique n'aura de crédibilité en tant que champion et gardien de la liberté de parole et d'expression que quand les pensées, les discours, les écrits, les fatwas, les traductions, la poésie, et la navigation sur le ouèbe des Mehanna et de leurs semblables ne seront pas criminalisés. Seulement alors, quand ils seront remis en liberté, elle pourra regagner ce titre de gloire. |
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
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vendredi 21 septembre 2012
Les USA et les musulmans : ce que cache l'argument de la "liberté d'expression"
dimanche 11 septembre 2011
11 Septembre: un collage
| Traductions disponibles : English Español Português Türkçe Deutsch فارسی Italiano |
À l’occasion du 10ème anniversaire du 11 Septembre, Tlaxcala a demandé à ses membres d’écrire chacun-e une phrase selon le principe du « cadavre exquis ». Voici le résultat. Les véritables coupables du 11 Septembre ne seront jamais jugés. Le 11 septembre 2001 a marqué le XXIème siècle, a donné une nouvelle vision subjective de la réalité et a ouvert une nouvelle porte de perspectives devant chaque individu. Le 11 septembre à 11 h 11 Oussama Ben Laden a donné le coup d’envoi d’une nouvelle ère impérialiste. Cette manipulation des foules n'est plus si énigmatique pour qui a ciblé les "sphinx" qui ont cherché à l'utiliser et à orienter l'enquête : Perle du DPB au ministère de la Défense, et Kissinger d'abord nommé à la tête de la Commission officielle. Avions invisibles, implosion visible, restriction de la liberté atteinte. Le 11/9 a fourni un prétexte pour s’emparer, par la force de pays qui s’étaient libérés à une époque où la puissance soviétique limitait les aventures impérialistes. Le 11 Septembre dessine une ellipse ouverte entre 1973 et 2001, qui dévore les peuples à partir des mâchoires mêmes de l’empire, avec une soif de vengeance et de conquête, infligeant une douleur aigüe et répétitive, avec des débris de civilisation tombant lentement depuis le sommet d’un gratte-ciel F-14. 11 septembre 2011, victoire tant attendue et défaite choquante. Combien d'êtres humains (hommes, femmes, enfants) sont-ils morts ce jour-là par la faute de la brutalité, de l'égoïsme, de la lâcheté, e ou seulement de la bêtise et de l'indifférence d'autres êtres humains, dont nous sommes à coup sûr, nous autres Occidentaux, et les USaméricains au premier chef, sans que personne s'en soucie? De longues années de cynisme et de manipulation. Les évènements du 11 septembre 2001 ont montré une seule vérité: Les États-Unis d'Amérique ne sont pas un pays imbattable. |
mercredi 9 septembre 2009
Justice pour les victimes du 11/9 ! Justice pour Mounir El Motassadeq !
Gerechtigkeit für die Opfer des 11. September! Gerechtigkeit für Mounir El Motassadeq!
Justice for the victims of 9/11! Justice for Mounir El Motassadeq!
Justicia para las víctimas del 11-S! Justicia para Mounir El Motassadeq!
Lhòeqq i wid yendòerren seg 11 Ctemberò! Lhòeqq i Mounir El Motassadeq!
!عدالت برای قربانیان ۱۱ سپتامبر !عدالت براي منیر المتصدق
Justice for the victims of 9/11! Justice for Mounir El Motassadeq!
Justicia para las víctimas del 11-S! Justicia para Mounir El Motassadeq!
Lhòeqq i wid yendòerren seg 11 Ctemberò! Lhòeqq i Mounir El Motassadeq!
!عدالت برای قربانیان ۱۱ سپتامبر !عدالت براي منیر المتصدق
Au nom de la justice, nous soussignés, demandons la réouverture du procès de Mounir El Motassadeq, condamné en 2007 par une cour allemande à 15 ans d’emprisonnement pour complicité dans le meurtre de masse du 11 septembre 2001. [1]
Les éléments du dossier
Mounir El Motassadeq est un citoyen marocain né en 1974. ll a effectué des études d’ingénieur en électronique à Hambourg en Allemagne, et y est devenu l’ami de Mohamed Atta, Marwan Alshehhi et Ziad Jarrah, trois des quatre supposés pilotes des avions détournés le 11 septembre dans le cadre d’une opération suicide criminelle.[1]
Le prétendu crime de Mounir est de s’être occupé de diverses commissions personnelles pour ses amis et d’avoir transféré l’équivalent de 2500 $ à Ramzi Binalshib, lequel aurait transféré cet argent à Atta, Alshehhi et Jarrah, dans l’intention supposée de les aider à mettre au point les attaques du 11/9. Ces actes ont conduit à sa condamnation en tant que complice de meurtre de masse.
Il ne fait pas de doute que porter assistance à autrui en vue de commettre un meurtre est une infraction criminelle. Toutefois, pour qu’une telle participation soit punissable, un tribunal doit déterminer hors de tout doute raisonnable, non seulement que l’aide apportée avait pour but de contribuer effectivement au crime, mais aussi que ceux qui ont reçu cette aide ont véritablement commis le crime. Envoyer de l’argent à des amis innocents n’est certainement pas une infraction criminelle.
Dans le cas de Mounir El Motassadeq, la cour d’Hambourg a déterminé la culpabilité des amis de Mounir pour meurtre de masse en s’appuyant principalement sur le témoignage oral d’un responsable du FBI affirmant avoir pris part à l'enquête sur ce meurtre de masse. [2] Ce responsable n’a pas témoigné sous serment, a refusé de répondre à la plupart des questions, et n’a pas fourni de documentation authentifiée afin d'étayer ses déclarations. Il n'a pas non plus été témoin du crime ni n'a entendu de témoins du crime. Le tribunal n’a pas non plus reçu d’éléments prouvant que les amis de Mounir avaient réellement embarqué dans les avions avec lesquels ils auraient prétendument commis leur opération suicide. Malgré l’absence de telles preuves, le tribunal a considéré que les amis de Mounir avaient planifié les attaques, y avaient participé et étaient morts pendant leur déroulement, et que Mounir était au courant des plans meurtriers de ses amis.
Il a désormais été établi que les autorités US n’ont, jusqu’à présent, pas fourni de preuves que des terroristes arabes étaient effectivement montés à bord des appareils qu’ils auraient utilisés comme armes de destruction massive. Leurs noms n’apparaissent pas sur des listes de passagers authentifiées ; leurs cartes d’embarquement n’ont jamais été montrées ; aucun enregistrement certifié de vidéo de surveillance n’a été présenté comme preuve de leur présence dans les aéroports respectifs ; personne ne les a vus embarquer dans les avions ; et les restes de leurs corps sur les lieux des crashs n’ont pas été identifiés. [3] Sur son site web, le FBI déclare lui-même que « des tentatives visant à confirmer l’identité véritable de ces [pirates de l’air] sont toujours en cours ». [4]
Au-delà de l’absence de preuves solides de leur présence à bord des avions, de graves questions subsistent quant à l’identité des avions écrasés en raison du fait que le FBI a refusé d’identifier formellement les épaves et de publier des photos de celles-ci. Le tribunal de Hambourg prétend dans son jugement qu’Atta, Alshehhi et Jarrah ont été choisis par Oussama Ben Laden pour agir comme pilotes dans les attaques du 11/9. Mais le ministère de la Justice US n’a jamais accusé Ben Laden pour les attaques du 11/9, et lorsqu’il fut demandé au FBI pourquoi il en était ainsi, il répondit que « le FBI n’a pas de preuves solides établissant un lien entre Ben Laden et le 11/9 ». [5]
Demande de justice
La justice signifie que seuls ceux qui sont clairement reconnus coupables d’une infraction puissent être punis. Une culpabilité de ce type doit être établie hors de tout doute raisonnable par une instance judiciaire indépendante au cours d’un procès équitable. À la lumière de l’absence de preuves solides que les amis de Mounir – Atta, Alshehhi, et Jarrah – ont effectivement planifié et exécuté un meurtre de masse, Mounir El Motassadeq doit être considéré comme ayant été puni à tort.
Les proches des victimes du meurtre de masse du 11/9, de même que l’ensemble de la société, ont le droit d’obtenir que justice soit faite. La signification de la justice est que ne soient punis que les véritables criminels, et non des boucs émissaires. Aucun de ceux qui ont véritablement planifié et facilité le meurtre de masse du 11/9 n’a encore été puni.
Par conséquent, nous exhortons les autorités judiciaires allemandes à faciliter la réouverture du procès intenté à Mounir El Motassadeq. Nous sommes convaincus qu’un nouveau procès de Mounir El Motassadeq aboutira à sa libération, contribuera à maintenir la confiance dans le système judiciaire allemand, et encouragera les autorités judiciaires de par le monde à s'activer pour identifier et juger ceux qui ont réellement commis le meurtre de masse du 11/9.
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mounir_al-Motassadeq
[2] http://www.rp-online.de/public/article/politik/271233/Terrorpiloten-bekamen-ueber-200000-Dollar-aus-den-Emiraten.html
[3] Elias Davidsson, Rien ne prouve que des musulmans aient détourné des avions le 11 Septembre
[4] http://www.911blogger.com/node/14406
[5] http://www.voltairenet.org/article155945.html
Le Comité pour Mounir
Annie Machon, ex-MI5 (Düsseldorf, Allemagne) David Ray Griffin, Prof. émérite (USA), membre d'honneur Elias Davidsson, compositeur & défenseur des droits humains (Bonn, Allemagne) Jean-Luc Guilmot, ingénieur (Belgique) Dr. med Jens Wagner, Stade (Allemagne) Barrie Zwicker, journaliste radio (Canada)
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Mounir El Motassadeq,
USA
lundi 29 septembre 2008
Le 11 septembre et « l’Inquisition américaine »
par Michel CHOSSUDOVSKY , 11 Septembre 2008
L’actuelle « guerre au terrorisme » est une forme moderne d’inquisition. Elle contient tous les ingrédients essentiels des Inquisitions française et espagnole.
Afin de justifier un agenda militaire, on utilise la chasse aux « terroristes islamiques » et une guerre préventive mondiale pour « protéger la patrie ».
On décrit la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) comme un « choc des civilisations », une guerre entre des valeurs et des religions concurrentielles, alors qu’il s’agit en réalité d’une véritable guerre de conquête guidée par des objectifs stratégiques et économiques.
La GMAT est le pilier idéologique de l’Empire américain. Il définit la doctrine militaire américaine, incluant l’usage préventif d’armes nucléaires contre les « États qui financent » le terrorisme.
La doctrine de « guerre défensive » préventive et la « guerre au terrorisme » contre al-Qaïda représentent des éléments de base de la Stratégie de sécurité nationale américaine telle que formulée au début de l’année 2002. Le but est de dépeindre « l’action militaire préventive », c’est-à-dire la guerre, comme un acte « de légitime défense » contre deux catégories d’ennemis, les « États voyous » et les « terroristes islamiques », qui possèderaient, dit-on, des armes de destruction massive.
La logique de « l’ennemi extérieur » et du scélérat, prétendument responsable de la mort de civils américains, a priorité sur le bon sens. Dans la conscience des Américains, les attaques du 11 septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête :
« Les pertes de vie du 11 septembre 2001 l’ont démontré, le but précis des terroristes est de faire un grand nombre de victimes civiles, et ces pertes pourraient augmenter de façon exponentielle si les terroristes faisaient l’acquisition d’armes de destruction massive ». (Stratégie de sécurité nationale, Maison-Blanche, Washington, 2002)
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