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vendredi 4 septembre 2015

Les réfugiés devraient demander l'asile dans des synagogues

par Gilad Atzmon, 2/9/2015. Traduit par Eve Harguindey, Tlaxcala
Original: Refugees Should Seek Refuge In Synagogues 
Español Los refugiados deberían buscar asilo en las sinagogas
Italiano I rifugiati dovrebbero chiedere asilo nelle sinagoghe
Deutsch Die Flüchtlinge sollten Zuflucht in den Synagogen suchen
Español Los refugiados deberían buscar asilo en las sinagogas
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Hier (mardi 1er septembre) l'Allemagne s'en est prise à la Grande-Bretagne à propos de la crise des migrants. L'Allemagne prévoit d'accepter 800.000 demandeurs d'asile d'ici la fin de l'année. La Grande-Bretagne se prépare aussi à la catastrophe croissante de réfugiés : elle a fermé ses portes. L'appel allemand est sensé, je dois l'admettre. Après tout, c'est Tony Blair et son gouvernement travailliste qui ont lancé la guerre criminelle qui a conduit à cette crise humanitaire mondiale. Mais Blair n'était pas seul. En fait, il n'était simplement qu'un Shabbes Goy*.
Lorsque Blair a mené la Grande-Bretagne en Irak, son principal collecteur des fonds était Lord Michael Levy, alias Lord Cashpoint (distributeur automatique), des Amis travaillistes d'Israël. David Aaronovitch  et Nick Cohen, qui écrivent dans Jewish Chronicle, furent, dans les médias britanniques et au-delà, parmi les défenseurs les plus acharnés des guerres interventionnistes immorales.

Depuis lors, nous avons vu le lobby juif exercer ouvertement des pressions pour plus et plus de guerres (Syrie, Iran, Libye, etc.). En France, ce sont le CRIF et Bernard-Henri Levy qui ont poussé à l'intervention en Libye qui a transformé la mer Méditerranée en piège mortel.

Je ne sais pas combien de réfugiés Lord Levy, Bernard-Henri Levy et David Aaronovitch peuvent accueillir dans leurs chambres d'amis. Mais je crois que la communauté juive devrait se mettre immédiatement à l'avant-garde de tout effort humanitaire pour les réfugiés.

D'abord parce que les Juifs prétendent en savoir plus que quiconque sur la souffrance. Mais surtout parce que c'est une politique agressive juive et le lobbying sioniste mondial qui ont amené cette colossale crise de réfugiés.
NdT
*Un Shabbes goy, Shabbat goy ou Shabbos goy, goy du sabbat, est un non-juif qui aide régulièrement une personne ou une organisation juive en exécutant pour elle certains actes que la loi juive lui interdit le jour du Shabbat.

vendredi 23 septembre 2011

Le discours d'Obama à l'ONU : Tragédie US-américaine


Le correspondant à Washington  de Ynet, Yitzhak Ben - Horin, a produit la nuit dernière une lecture claire et succincte du discours récent d’Obama devant l’ Assemblée générale des Nations unies:
"Un Likoudnik  à la Maison Blanche."
"Netanyahou n’aurait pas dit mieux ."
«Obama, à ce stade, est sur la même ligne que  le Likoud."
"Obama est un président pro-Israélien ... Depuis janvier 2009, il a fourni à Israël tout ce dont celui-ci avait  besoin à la fois en termes de diplomatie et de sécurité"
Obama n’a pas trop la cote dans les sondages. Il a clairement besoin du lobby juif à ses côtés. Hier le président US a «assuré» et le lobby n'a pas tardé à réagir : "Israël n'a pas de meilleur ami dans le monde d'aujourd'hui", a écrit le président du Conseil national des Démocrates juifs, David Harris.
 
Selon Ynet, quelques heures avant son adresse à l’AG de  l'ONU, Obama a cherché à s'assurer que les futurs électeurs juifs accorderaient une grande attention à son discours.
" Trois conseillers d’Obama ont tenu une conférence téléphonique avec les supporters juifs d’Obama et les leaders communautaires. Les conseillers, tous juifs eux-mêmes,  ont demandé aux supporters de «passer le mot» que Barack Obama prononcerait un discours pro-israélien reflétant ses propres véritables positions et les ont suppliés de faire très attention à l'adresse du président à  l'ONU. "
Les trois conseillers juifs ont “ souligné que les républicains ont intentionnellement faussé les déclarations d'Obama afin de le dépeindre comme un président anti-israélien, alors qu'en fait, leurs arguments sont sans fondement.”
 
Si quelqu'un a été assez stupide pour croire que l'Amérique pourrait jamais être un médiateur de paix au Moyen-Orient, la vérité est maintenant incontournable. Le monde politique US est clairement pris en otage par un lobby étranger qui représente des intérêts étrangers. L'Amérique ne peut pas se sauver. Ce qui se passes sous nos yeux est en fait une tragédie.
 
La tragédie grecque montre généralement la chute d'un noble héros, le plus souvent par une combinaison de l'hybris, du destin et de la volonté des dieux. La tragédie US-américaine contient les mêmes éléments. L'Amérique s’est considérée comme un «héros noble» depuis sa création, «l'hybris» est également loin d'être étrangère à la culture US. Le destin de l’Amériques destin a été gravé dans le marbre depuis belle lurette Et les dieux, devinez qui sont les dieux ?
 
 Je pense qu'Obama et son parti savaient très bien qui ils tentaient d'apaiser la nuit dernière. Ils savent très bien qui sont leurs dieux, parce qu'ils vont sans vergogne se mêler à eux au moins une fois par an au rassemblement annuel de l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee].
 
Toutefois, Obama et ses “conseillers”  se trompent peut-être. Leurs “dieux“ ne sont pas du tout idiots, ils saisissent très bien ce qu'Obama a en tête.  Ben Horin écrivait hier soir qu’ils comprennent ce que ‘second terme’ signifie en termes de politique israélienne. Ils se souviennent, par exemple, que pendant la campagne électorale de 2000, George Bush avait promis de déménager l'ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem, mais qu'une fois réélu, il avait été l'homme qui a poussé Sharon à se retirer de la Bande de Gaza. Ils se souviennent que le même George Bush était aussi le président qui a pris parti pour Abou Mazen, et a déclaré que les négociations avec les Palestiniens devraient être fondées sur la ligne d'armistice de 1949.
 
Si Obama pense que les «dieux» sont maintenant à ses côtés, il se met le doigt dans l’œil.
 
Obama a fait une grave erreur personnelle hier. Mais ce sont les US-Américains, les Israéliens et les Palestiniens qui vont en payer le prix.
 
 Ce que nous voyons ici est une tragédie classique, car l'US-Amérique ne possède pas le pouvoir politique de se sauver d’elle-même.
 
La seule question que vous pourriez vous poser à ce stade est combien de temps il faudra à l’US-Amérique pour s'émanciper de ses “dieux”.


jeudi 22 septembre 2011

Obama, l'État palestinien et la schizophrénie sioniste

par Gilad Atzmon, 20/9/2011. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala


Ceux qui suivent la presse hébraïque et comprennent  l'État juif peuvent être quelque peu intrigués de découvrir que, alors que la presse en hébreu n’accorde que peu d'attention, lui donnant une place insignifiante, à la campagne actuelle des dirigeants actuels palestiniens en faveur de la reconnaissance de leur  État, les médias israéliens de langue anglaise sont saturés d’informations sur la perspective d'une résolution pro-palestinienne à l'ONU la semaine prochaine.
 
Si vous voulez comprendre ce décalage évident entre la presse juive en hébreu et en anglais prises, il reflète clairement une scission dans la psyché collective juive.
 
Je suppose que certains peuvent être surpris d'apprendre qu’ Israël et les Israéliens veulent réellement que l'initiative palestinienne aille de l'avant et soit couronnée de succès. Ils veulent un État palestinien, car c'est la seule solution qui permettrait de sauver “l'État  des seuls Juifs” d'un effondrement démographique.
 
De récents sondages en Israël prouvent que la majorité des Israéliens sont très excités au sujet de la «solution à deux États». Non seulement les Israéliens ne se sentent  pas menacée par l'idée d'un  État palestinien, mais ils l’aiment réellement, car cela permettrait d’installer leur réalité dans le cadre du droit international. Il faut aussi se rappeler que le parti Kadima, qui a remporté les deux dernières élections en Israël, a été et est encore attaché au «désengagement», une séparation claire entre les «Juifs» et les Palestiniens par le biais d’un retrait  unilatéral israélien. En d'autres termes, un  État palestinien atteint exactement le même  objectif :  il exonère les Israéliens de toute responsabilité quant aux territoires qu’ils ont autrefois occupés  et détruits. Il est évident que certains éléments en Israël s'opposent à l'initiative palestinienne à  l'ONU: Je suppose que le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman n'est pas trop heureux à ce sujet. Les colons de Cisjordanie peuvent également être très en colère, mais pour quelque raison, même eux sont relativement calmes ces jours-ci.
 
Et pourtant, le lobby juif dans le monde entier s'oppose totalement à l'initiative palestinienne à l'ONU: il s’en tient clairement à l’ image très simpliste d'un État juif expansionniste du «fleuve [le Jourdain, NdT] à la mer». Et à ce qu’ il semble, il ne va pas renoncer à son rêve de sitôt.
 
Ce que nous voyons ici en pratique, c’est une crise d'identité claire ou même un clivage schizophrénique entre les aspirations des sionistes israéliens et de  ceux de diaspora. Alors que les Israéliens sont en train de revenir à la vieille attitude du ghetto juif, préférant se serrer, rester ensemble et s'entourer de vastes et impénétrables murailles de béton, le discours de la diaspora juive sioniste récit est axé sur la confrontation, belliqueux, va-t-en guerre militant et expansionniste. Ils veulent  le tout, avec ou sans les Palestiniens.
 
Une fois encore, nous remarquons qu’Israël et le sionisme ont évolué en deux discours séparés et opposés. Alors qu'Israël cherche à maintenir son identité racialement orientée par une politique de ségrégation, le discours sioniste en diaspora continue d’insister sur une résolution de la question juive par les moyens d'un conflit sans fin.
 
Mais jetons un regard sur  l'Amérique; essayons de comprendre comment  l’ “unique superpuissance” mondiale traite ce dispositif judéocentrique schizophrène.
 
Le président Obama et son administration sont évidemment très confus. D'une part, ils sont soumis à certaines pressions incessantes infligées par le lobby juif. Le Lobby ne laisse pas une grande marge de manœuvre à l'administration US. Mais d'autre part, aussi bien l'administration US que le gouvernement israélien se rendent compte que, en ce qui concerne Israël et sa “sécurité”, l'initiative palestinienne à  l'ONU n'est pas une si mauvaise idée. De fait, Israël ne peut pas rêver mieux.
 
Il est clair maintenant que le président Obama ne va pas être sauvé par l'un des soi-disant "meilleurs amis de l'Amérique». Pour l'AIPAC [American Israel Public Affairs Committee] et le Lobby, Obama est un instrument. À ce jour le lobby a l’habitude de considérer les politiciens US comme des marionnettes serviles. Israël, d'autre part, ne va pas sauver l'Amérique non plus. Il est trop suspicieux vis-à-vis de l'administration US actuelle. Israël en a même carrément  assez de l'actuelle administration US. Il serait heureux de voir Obama battu.
 
En conséquence, l'administration US se dirige tout droit vers une humiliation inévitable à l'ONU. Elle aura à opposer son veto  à une décision votée par de nombreux alliés des USA. Ceci est clairement un désastre pour Obama. Et pourtant, un seul homme peut sauver l'Amérique de son destin funeste. Cet homme n'est autre que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Seuls Abbas et l'Autorité palestinienne peuvent sauver la mise aux USA.
 
Mais le sens de tout cela est aussi très embarrassant. Cela signifie que le président palestinien Mahmoud Abbas (qui est une figure relativement faible dans la politique palestinienne tout comme dans la diplomatie internationale) est la seule personne qui peut sauver notre “unique superpuissance” mondiale d'un fiasco diplomatique.
 
Je n’arrive pas à décider si c'est drôle ou triste, mais laissez-moi vous dire que c’ est certainement volatile.
 
Le temps est sans aucun doute  venu pour les USA, la Grande-Bretagne et l’Occident de trouver la force de s'opposer au lobbying sioniste et au pouvoir de Jérusalem.