
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
mercredi 8 septembre 2010
Les révoltes qui viennent : le message de Maputo
par FG, Basta!Les 3 jours de grèves et de manifestations - évidemment qualifiées d'émeutes - qui ont frappé Maputo, la capitale du Mozambique, sont une leçon qui mérite d'être méditée.
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| Photo Antonio Klaus |

13 morts, 400 blessés par balles, 300 arrêtés : c'est le côté attristant du bilan de la répression de la révolte.Le côté réjouissant, c'est que les augmentations de prix des produits de première nécessité, à commencer par le pain - dont l'annonce avait déclenché la révolte - viennent d'être annulées par le gouvernement du président Armando Guebuza, réélu en octobre 2009 avec le slogan : "Avec Guebuza, nous vaincrons la pauvreté". Une chose est sûre : l'ancien combattant du FRELIMO a vaincu SA pauvreté, puisqu'il est aujourd'hui l'un des hommes les plus riches du Mozambique.
Il n'a fait que poursuivre sur la lancée de son prédécesseur Chissano, vendant les richesses du pays - ses terres, son sous-sol - au plus offrant et encaissant de substantielles commissions au passage. Les derniers acheteurs en lice sont le Brésil et la Chine, qui vont "investir" des milliards de dollars dans le pays, riche en pétrole, en gaz et en titane.
Les révoltés sur lesquels l'armée et la police ont tiré à balles réelles, une fois épuisées leurs réserves de balles en caoutchouc, étaient pour la plupart des jeunes précaires, actifs dans le secteur informel, du quartier de Bagamoyo et des autres quartiers populaires. Ils ont organisé et coordonné leurs manifs grâce à leurs téléphones portables. Le portable est désormais la nouvelle arme du pauvre dans les grandes villes d'Afrique et d'ailleurs.
Le Mozambique est dépendant de l'Afrique du Sud, d'où sont importés les produits alimentaires. Les augmentations de prix décidées puis annulées étaient provoquées par la dépréciation de la monnaie mozambicaine par rapport au Rand sud-africain.Plus généralement, à l'échelle internationale, les prix des céréales sont en train d'augmenter vertigineusement, suite à deux catastrophes très peu naturelles : les incendies en Russie (conséquence directe de la privatisation de celles-ci) et les inondations au Pakistan. Le président Poutine a décrété l'embargo sur les exportations de céréales russes. Les inondations dans la vallée de l'Indus au Pakistan ont détruit la récolte de riz. D'où une augmentation des prix. Des protestations avaient déjà eu lieu en Égypte. En Chine, le gouvernement a menacé de représailles les commerçants qui profiteraient de la situation pour faire décoller leurs prix de vente.
Queue pour le pain à Maputo
Le Mozambique n'est pas pauvre, c'est son peuple qui l'est. Le gouvernement a annoncé qu'il maintiendrait le prix de pain à son niveau précédent par des subventions. Il en a les moyens, il lui suffit de puiser dans les royalties du pétrole et de diminuer les dépenses faramineuses engagées pour l'équipement militaire.
Tout gouvernement capable d'un minimum de réflexion et de prévision devrait le savoir : le meilleur moyen de déclencher des émeutes, c'est d'annoncer une augmentation du prix du pain, et cela on le sait depuis l'Antiquité romaine.
Tout gouvernement capable d'un minimum de réflexion et de prévision devrait le savoir : le meilleur moyen de déclencher des émeutes, c'est d'annoncer une augmentation du prix du pain, et cela on le sait depuis l'Antiquité romaine.
Les "camarades" du FRELIMO auraient pu faire l'économie de cette effusion de sang en décidant tout simplement d'augmenter les subventions à la production et à la commercialisation du pain.
Plus largement, ils devraient réfléchir aux moyens d'assurer la souveraineté alimentaire du pays. Pour cela, ils devraient cesser de brader les terres aux marchands mondialisés et mettre en route un programme de réactivation de l'agriculture paysanne vivrière. Sinon, ils ne feront que creuser leur propre tombe.
Jeûne de protestation contre le projet de loi immigration
Du 8 au 18 septembre, 9 personnes mèneront un jeûne citoyen devant l’Assemblée nationale, pendant les travaux de la Commission des lois sur le projet de loi immigration. Ils entendent ainsi exprimer leur indignation et leur protestation contre les graves dispositions inscrites dans le projet de loi. Ils occuperont la place Édouard Hérriot chaque jour de 12h à 21h et seront hébergés à proximité.
Un rassemblement est prévu pour le lancement du jeûne mercredi 8 septembre à 13h30
place Edouard Hériot, Paris 7ème
Parce que ce projet de loi heurte profondément les consciences, chacun est aujourd'hui appelé à se mobiliser :
- Pour les Franciliens, en participant à des jeûnes de 2 à 5 jours aux côtés des premiers jeûneurs. Ou encore en renforçant la mobilisation par votre présence lors du rassemblement du 8 septembre et au cours de veillées thématiques tous les soirs de 19h à 21h.
- En région, en organisant et en participant à une déclinaison locale de cette initiative : par la mise en place d'un jeûne de 2 jours et/ou de veillées devant les permanences locales des députés membres de la commission des lois ou dans tout autre lieu symbolique.
- En soutenant financièrement cette initiative. Utilisez le formulaire de la Cimade qui soutient d'ores et déjà cette action ou envoyez un chèque à La Cimade, 64 rue Clisson, 75013 Paris (à l'ordre de "La Cimade / jeûne"). Vous recevrez un reçu fiscal.
Les Jeûneurs
Alain BOSC, François GAUDARD, Jean-Pierre GARITSU, Jean-Baptiste LIBOUBAN, Jean-Paul
NUNEZ, Alain J. RICHARD, Pierre ROSENZWEIG, Françoise ROSSETTI-HERBELIN, Jean-Claude VIGOUR.
Contact : contreunehaineiemeloi@gmail.com
lundi 6 septembre 2010
Europe: tirs groupés sur les Roms - Cassandra est revenue
par Gorka Larrabeiti, 2/9/2010. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Peu d'informations ont circulé sur les sept victimes d'une fusillade dans un quartier de Bratislava, le lundi 30 août. Nous savons, bien que de de nombreuses agences ne le mentionnent pas, que les morts étaient des Roms. Le ministre de l'Intérieur slovaque s’est empressé de nier qu'il s'agisse d'un cas de racisme, mais un journal local a interviewé un survivant qui a dit que l'assassin avait toujours été «très hostile aux gens de couleur et nous haïssait. » Le Réseau européen contre le racisme ( ENAR ) se demande dans un manifeste si l'actuel climat anti-Roms n’a pas contribué à promouvoir l'idée d’un « permis de tuer. » L'empressement du ministre slovaque envoie à une vieille rengaine: les Roms sont des malfaisants, pas des victimes, et lorsque c’est le cas, mieux vaut faire silence.
Voici le cas de Mario Firu, un enfant, qui est mort carbonisé, le 27 août dans une cabane en bois dans le quartier de la Magliana, à la périphérie de Rome. Bien que l'incident se soit produit alors que les expulsions de Roms dans la France de Sarkozy font scandale, la nouvelle de sa mort effroyables ne s’est pas propagée parce que les Tsiganes doivent continuer à faire figure de méchants de l'histoire: ils n’ont pas envie de travailler, sont nomades et ne veulent pas d'une maison ; ils n’ envoyent pas leurs enfants à l'école, volent des câbles, des sacs à main et des enfants ; et en plus, ils violent et ils tuent. Ne dites pas que ce sont ceux qui souffrent le plus de la faim, vivent moins bien et meurent plus tô
Mario avait trois ans. Ses parents avaient allumé des bougies pour empêcher les rats d'entrer dans leur pauvre cabane. La hutte a brûlé et ses parents ont réussi à sauver son frère Marco Giovanni, trois mois, mais avec des brûlures au deuxième et troisième degré. Peu de temps après l'incendie, le campement a été démantelé, dans lequel ils vivaient avec 80 autres personnes (18 mineurs), qui payaient 200 euros par mois pour 20 mètres carrés de hutte, ou entre 20 et 30 euros pour un endroit où mettre leur lit de cartons.
ENAR lance un cri d’alarme contre les mesures discriminatoires prises par les pays comme la France, l'Italie, le Danemark et la Suède contre les Roms. Le Centre européen pour les droits des Roms a publié des rapports sur la violence contre les Roms en Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. Il a également condamné les expulsions décidées par le gouvernement danois en juillet dernier.
Qui l’aurait cru: l'Europe célèbre de 2005 à 2015 la Décennie d'inclusion des Roms , elle a tenu deux réunions au sommet sur les Roms son Parlement adopte des résolutions aussi dures que celle du 25 Mars 2010, pleine de considérants explicites sur la défense des Roms et approuvée par 572 voix pour, 28 contre et 23 abstentions, la Commission européenne a publié une communication sur l'intégration économique et sociale des Roms, on a créé le réseau EUroma pour promouvoir l'utilisation des Fonds structurels et pour les deux prochains mois six réunions importantes (1) sont déjà programmées pour s'attaquer aux problèmes des Roms.
Pourtant, la France de Sarkozy ne trouve pas cela suffisant et a demandé une réunion d'urgence le 6 Septembre d’un certain nombre d'États membres (2) pour régler la question. Bien que cela ne plaise pas aux Français, la réunion a été baptisée Sommet anti-Roms, et la proposition a été adoptée avec enthousiasme par le ministre italien de l'Intérieur Roberto Maroni, le même qui a proposé la prise d’empreintes digitales des enfants vivant dans des camps roms de Rome, qui dit qu'il va proposer à cette réunion l'expulsion de citoyens de l'UE qui n'ont pas de revenu minimum, de logement adéquat et sont la charge du système social de leur pays d'accueil. Ils veulent qu’il y ait des citoyens de l'UE de pure souche et des citoyens de l'UE clandestins. Tout comme on parle d’une Europe économique à deux vitesses, l’idée d’une UE deux types de droits commence à être formulée ouvertement.
Comme sur beaucoup d'autres questions, l'Europe hypocrite, peut montrer deux visages: celui politiquement correct de la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, qui insiste sur la Charte des droits fondamentaux de l'UE et sur les racines du problème, et celui, incorrect, mais électoralement rentable des ministres français Besson et Lellouche, qui qualifient de «grotesque», «inutiles» ou «choquantes» les accusations qui ont été portées contre leur gouvernement. Un gouvernement qui paye 300 euros pour les adultes et 100 pour les enfants, pour expulser «volontairement» des personnes sans emploi et sans logement, s’assure ainsi la Une des médias du monde, adoptant la tactique du gouvernement Berlusconi de mettre en scène la Sécurité par le nettoyage des monstres sur les écrans de télévision, sur la base d’une arithmétique ethnique corrosive pour détourner l'attention de problèmes internes compromettants (par exemple l’affaire Woerth-Bettencourt). Peu importe que tout le monde sache que les Roms reviendront, car dans leurs pays d'origine il est impossible de survivre. La Roumanie, harcelée par le FMI, a dû baisser les salaires de 25% et augmenter la TVA de 19 à 24%, son système de santé est au bord de la faillite et la consommation s’est effondrée.
L'Europe ne veut pas voir 10 millions de ses habitants lui rappeler l’échec du système. Elle ne veut pas les voir pour ne pas avoir le cœur qui saigne. À Rome, il y a un plan pour construire 13 nouveaux camps, bien clôturés et sans écoles, pour accueillir 6000 Roms, mais selon les estimations, la population actuelle des Roms dans la capitale italienne est de 7.200. Les ghettos, les déportations, les attaques avec des cocktails Molotov, les tirs au fusil à air comprimé. On a déjà essayé une fois de sortir d'une crise de cette manière eton sait comment ça a fini.
En rentrant de vacances, j'ai rencontré de nouveau Cassandra au feu rouge. Elle avait sa fille Adelina, 2 ans, dans les bras. Quand les attaques contre les camps à Naples ont commencé en 2008, nous l’avions convaincue de chercher une issue en Roumanie parce que ça n’était pas le bon moment pour elle en Italie. Elle était alors repartie en Roumanie. Elle est de retour: «Je n'avais rien à donner à manger à ma fille.
Ces gouvernements européens qui se réfugient dans un populisme raciste, au rythme où ils vont, vont essayer de modifier la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, pour y écrire : «Les peuples de l'Europe, en créant entre eux une union toujours plus étroite, ont décidé de NE PAS partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes. » Quelle lune noire que cette Europe en crise.
Notes:
(1) Les réunions sont les suivantes:
18 et 19 Novembre 2010 - Bruxelles, Belgique
21 et 22 Octobre 2010 - Cracovie, Pologne
12-14 et le 20 Octobre 2010 - Bucarest, Iaşi et Cluj
· Journées ouvertes : Semaine européenne des régions et des villes
4 - 7 octobre 2010 - Bruxelles, Belgique
30 Septembre et 1er Octobre 1st 2010 - Prague, République tchèque
15 septembre 2010 - Budapest, Hong
(2) Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Grèce, Espagne ; la Belgique a refusé l'invitation, Le Canada a également été invité pour aborder la questions des migrants roms de Slovaquie et Hongrie.
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Les amoureux au ban privé ou Eric et Yasmine : mariage clandestin
Les amoureux les plus célèbres de France en ce début septembre font parler d'eux.
Eric Besson déplace la date et le lieu de son mariage
par REUTERS, 5/09/2010
Un petit millier de personnes s'étaient donné rendez-vous sur internet pour semer le trouble lors de l'événement.
Reuters/Gonzalo Fuentes (photo volée)
Eric Besson, 52 ans, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, et sa future épouse Yasmine Tordjman, 24 ans, étudiante en école d'art, arrière-petite-fille de Wassila Ben Ammar, seconde épouse de Habib Bourguiba. En février dernier, Besson avait démenti une info publiée par le site bakchich.info, selon laquelle il allait se convertir à l'Islam pour satisfaire les exigences de la grand-mère de la belle.
Le mariage d'Eric Besson n'aura pas lieu. Du moins pas le 16 septembre à la mairie du 7e arrondissement à Paris, comme prévu [où il aurait du être célébré par Rachida Dati. NDLR Basta!] Alors que de nombreux internautes s'étaient donné le mot pour chahuter les deuxièmes noces du ministre de l'Immigration, l'intéressé a annoncé qu'il allait déplacer la date et le lieu de la cérémonie.
"Je n'ai pas peur du chahut, je n'ai pas peur des canulars, ils ont le droit", a-t-il expliqué à France 5. "Simplement à partir du moment où je suis ministre, forcément ça veut dire dispositif de sécurité et je n'ai pas envie de me marier dans un contexte avec un dispositif de sécurité."
Le ministre s'en est pris aux "errements de la presse" à laquelle il reproche de s'intéresser à sa vie privée et à celle de sa compagne. "Il doit y avoir une muraille de Chine entre les affaires publiques et les affaires privées et cette muraille, elle est en train d'être percée", a-t-il souligné.
"Je n'ai envie d'imposer cela ni à mes enfants, ni à mon ex-épouse, ni à ma compagne qui va se marier. Ils et elles n'ont pas (...) à être les victimes collatérales de mes choix politiques", a-t-il ajouté.
L'auto-interview de Besson sur Facebook
| Nous n'avons pas pu résister au plaisir de partager avec les lecteurs de Basta! ce morceau d'anthologie littéraire de la Fance sarkozyenne. |
«Je crois encore à la distinction vie publique - vie privée»
par Eric BESSON, vendredi 3 septembre 2010, à 09:08
Face aux atteintes récurrentes portées à l'intimité de sa vie privée , Eric Besson a souhaité réagir sur sa page Facebook :
1/ Comment réagissez-vous à l’annonce d’un « chahut » pour perturber votre mariage.
Que des jeunes aient le goût du canular ne me choque pas. Mais que ce soit le même quotidien qui, après avoir annoncé la date et le lieu de mon mariage (sans même avoir la politesse de m’en informer) fasse aujourd’hui de la publicité pour ce canular, je trouve cela irresponsable.
2/ Mais ce mariage était de toute façon déjà très médiatisé.
Certes. Mais je n’y suis pour rien. Beaucoup de journalistes pourraient témoigner que Yasmine et moi refusons toutes les photos, reportages, interviews qui nous sont proposés. Et Dieu sait pourtant que les propositions sont nombreuses !
3/ Pourtant beaucoup de photos circulent sur le net !
Oui. Mais ce sont toutes soit des photos volées soit des photos prises dans la tribune officielle lors d’un match de football. Nous n’avons à ce jour jamais accepté de poser ensemble !
4/ Pourquoi ?
Parce que Yasmine ne le veut pas. Parce que ce serait indélicat pour mon ex-épouse et mes enfants. Et parce que je crois encore à la distinction vie publique – vie privée. Je suis un homme politique, pas un « people ». Je n’ai à rendre compte que de mes actes publics, en tant que Ministre ou en tant que Maire.
5/ On dit que le Président de la République et plusieurs personnalités pourraient être présentes à la cérémonie du mariage.
« On » est souvent mal informé ! A ma connaissance le Président de la République sera à Bruxelles le jour du mariage ! Pour le reste, « personnalités » ou anonymes, ce seront d’abord des amis qui seront là. La cérémonie sera sobre et totalement privée, sans journaliste, sans photographe extérieur.
6/ Vous allez devoir prendre des mesures de sécurité ?
Je ne le souhaitais pas … Mais à présent c’est sans doute inéluctable.
7/ Vous avez hâte que la cérémonie soit derrière vous ?
Je n’ai hâte de rien. De toute façon je vais connaître un mois de septembre chargé ! Ce qui occupe l’essentiel de mes journées et de mes pensées c’est mon travail de Ministre. Et croyez-moi j’ai à faire en ce moment, notamment à l’approche de la discussion à l’Assemblée Nationale du projet de loi immigration, nationalité, intégration.

Photo officielle
1/ Comment réagissez-vous à l’annonce d’un « chahut » pour perturber votre mariage.
Que des jeunes aient le goût du canular ne me choque pas. Mais que ce soit le même quotidien qui, après avoir annoncé la date et le lieu de mon mariage (sans même avoir la politesse de m’en informer) fasse aujourd’hui de la publicité pour ce canular, je trouve cela irresponsable.
2/ Mais ce mariage était de toute façon déjà très médiatisé.
Certes. Mais je n’y suis pour rien. Beaucoup de journalistes pourraient témoigner que Yasmine et moi refusons toutes les photos, reportages, interviews qui nous sont proposés. Et Dieu sait pourtant que les propositions sont nombreuses !
3/ Pourtant beaucoup de photos circulent sur le net !
Oui. Mais ce sont toutes soit des photos volées soit des photos prises dans la tribune officielle lors d’un match de football. Nous n’avons à ce jour jamais accepté de poser ensemble !
4/ Pourquoi ?
Parce que Yasmine ne le veut pas. Parce que ce serait indélicat pour mon ex-épouse et mes enfants. Et parce que je crois encore à la distinction vie publique – vie privée. Je suis un homme politique, pas un « people ». Je n’ai à rendre compte que de mes actes publics, en tant que Ministre ou en tant que Maire.
5/ On dit que le Président de la République et plusieurs personnalités pourraient être présentes à la cérémonie du mariage.
« On » est souvent mal informé ! A ma connaissance le Président de la République sera à Bruxelles le jour du mariage ! Pour le reste, « personnalités » ou anonymes, ce seront d’abord des amis qui seront là. La cérémonie sera sobre et totalement privée, sans journaliste, sans photographe extérieur.
6/ Vous allez devoir prendre des mesures de sécurité ?
Je ne le souhaitais pas … Mais à présent c’est sans doute inéluctable.
7/ Vous avez hâte que la cérémonie soit derrière vous ?
Je n’ai hâte de rien. De toute façon je vais connaître un mois de septembre chargé ! Ce qui occupe l’essentiel de mes journées et de mes pensées c’est mon travail de Ministre. Et croyez-moi j’ai à faire en ce moment, notamment à l’approche de la discussion à l’Assemblée Nationale du projet de loi immigration, nationalité, intégration.
Photo officielle
QUI SONT LES RROMS ? Une explication à l'usage des gadjos ignorants
Les Rroms sont un peuple européen d’origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en Inde du Nord, il y a environ 800 ans.
Ils sont aujourd'hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre continent. Parvenus en Europe par l'Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont installés d’abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l'Europe occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et la Bulgarie.
Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits "orientaux" (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France – 4%) et en Kalés (ou Gitans – 10%), en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne – 0,5%) – sans compter divers groupes de moindre importance numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen, ils sont aujourd’hui sédentaires à 96%.
Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n’a jamais eu de revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont environ un demi-million en France.
Être Rrom est une valeur positive indiscutable, autant qu’être Chinois, Argentin ou Français
Et les Tsiganes alors ?
Le mot ‘Tsigane’ vient du grec Atsinganos; c'était le nom d'une secte qui a disparu au XIème siècle: bien avant l’arrivée des Rroms dans l'Empire byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact physique avec tous les autres, qu’ils considéraient impurs. Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos ("non touchés", mais ceci dans le sens inverse de la notion d'intouchable en Inde). Quand les Rroms arrivèrent à leur tour, venant d’Asie et gardant une certaine distance, ils les prirent pour un nouveau contingent de cette secte.
A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d’Europe furent diversement appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains en vieux-français)…
A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre – la liste est sans fin), ce mot de Tsigane n'a pas de définition réelle. Plusieurs groupes en effet, qui n'ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l'occasion appelés Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les Yéniches (germaniques), les Égyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás – à l'origine Roumains du sud de la Serbie) et bien d'autres, jusqu'aux pillards de la guerre de Bosnie… Dans l'esprit de la pratique désormais universelle, le 1er Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour le désigner. On utilise parfois en France le terme "Rroms, Gitans et Manouches" pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.
Rroms et Gens du Voyage
De leur arrivée en Moldavie et Valachie au XIV siècle et jusqu'en 1856 les Rroms furent réduits en esclavage – et donc largement sédentaires. A peine 4 % de la population globale des Rroms (environ 15 millions) sont nomades. Ils n’ont jamais été nomades par culture, mais par nécessité:
Pendant des siècles, ils ont été chassés de pays en pays, presque partout en Europe, sous peine des pires sanctions, y compris la peine de mort, parce que nés Rroms…. Ils tentaient donc de fuir violences et discriminations avec l'espoir de trouver un pays plus accueillant…
Les gouvernements et les Parlements s’empressaient de promulguer des lois à leur encontre. Les états allemands à eux seuls ont voté cent quarante huit lois et décrets les concernant entre 1416 et 1774 !
Dans l’Espagne du 16ème siècle, tout Rrom (Gitan, en ce pays) surpris en train de parler sa langue maternelle était puni de mutilation… ce qui explique que le rromani s'y transforma en ce qu’on appelle le « Kaló », un idiome en fait plus espagnol que rromani…
Repoussés systématiquement, les Rroms d’Europe occidentale ont dû développer des moyens de subsistance adaptés à ce genre de vie : travaux agricoles saisonniers, travaux de réparation notamment de chaudronnerie, vannerie, voyance, maquignonnage, petit commerce ambulant… compatible avec la mobilité, dont certains sont aujourd'hui très fiers et qui constitue un Droit de l'Homme reconnu et pour l'exercice duquel tous les Rroms se battent.
Le 8 avril 2009, reçue à l’assemblée nationale, une délégation d’associations rroms, gitanes et manouches récusait dans un Décalogue l’appellation « gens du voyage » et demandait entre autres le respect du droit de circuler et de stationner pour tous, sans discrimination.
Le rromani – qu’est-ce que c’est au juste?
C’est la langue des Rroms ! Elle est indiscutablement indienne et proche du hindi, langue de l’Inde. Son vocabulaire et sa grammaire de base sont indiens aux trois quarts. Le reste est constitué de vocabulaire emprunté principalement au persan, au grec et ensuite aux langues européennes de contact. Malgré sa prétendue diversité dialectale, le rromani est une seule et même langue et les Rroms de Russie, d’Albanie, de Grèce etc. peuvent très facilement communiquer entre eux en rromani – à la seule condition de ne pas l'avoir oublié…
Ecrit depuis le début du 20ème siècle dans des alphabets différents selon les pays, le rromani dispose depuis 1990 d’une écriture commune laquelle permet notamment une meilleure diffusion de la littérature rrom. Dans certains pays, comme la Roumanie, il est enseigné à l’école et, en France, l’INALCO dispense une formation complète en langue et civilisation des Rroms.
Rrom et Roumain, est-ce la même chose ?
Les Rroms sont un peuple européen d’origine indienne, réparti dans l’ensemble de l’Europe et au-delà. Les Roumains sont un peuple de 30 millions d'âmes vivant en Roumanie, en République de Moldavie et dans quelques régions voisines. Leur langue, le roumain, est une langue néo-latine.
Le mot « Rrom» vient du sanskrit « Ḍomba», qui signifiait "artiste, artisan, qui crée de son esprit, de ses mains", alors que « Roumain » vient du nom de la ville de Rome.
Il s’agit donc de deux peuples distincts ayant des origines, langues et cultures différentes. Certes, la Roumanie compte le nombre le plus important de Rroms – près de deux millions, mais c'est un hasard : tous les Rroms ne sont pas Roumains et tous les Roumains ne sont pas Rroms.
Affiche de Mustapha El Guezouli pour Samudaripen, spectacle de la Compagnie Mémoires Vives, Strasbourg 2010
Que signifie le terme Samudaripen ?
En rromani, ce mot veut dire « meurtre collectif total », et il désigne le Génocide du peuple des Rroms, Sintés et Kalés pendant la Seconde Guerre Mondiale.
N’oublions jamais, alors même que les historiens et les medias passent encore trop souvent cette tragédie sous silence, que la population rrom en Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre 1933 et 1945. Les Nazis et leurs alliés de tous les pays ont persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé, fusillé, et finalement gazé les Rroms dans les camps de la mort ou dans les bois. Étaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins un arrière grand parent rrom.
Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à l’extermination (voir l’ordonnance d’Himmler de 1938) car quoique « aryens » ils étaient considérés par les nazis comme des parias, asociaux, « de sang métissé », donc dangereux pour le "sang pur allemand". Il ne faut pas oublier, au-delà des morts, tous les Rroms restés orphelins, veufs et veuves, stérilisés, traumatisés à vie dans leur corps et leur esprit par la folie nazie.
Samudaripen, par Sébastien Kuntz
En 1997, le président des États-Unis Bill Clinton a choisi le professeur Ian Hancock, un intellectuel rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust Memorial Council en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des dix-sept ans d’existence de ce Conseil, c’était la deuxième fois seulement qu’un représentant rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le composent. Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de guerre nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue. Pourquoi ?????
Plus de 6 décennies après la libération des camps, la population rromani attend toujours que le monde reconnaisse son martyre sous le régime nazi. Jusqu’à nos jours, seules les victimes rroms de nationalité allemande ont reçu des « réparations » financières et sur le plan de l’histoire, presque rien n'est fait pour la reconnaissance du Samudaripen.
Le saviez-vous ?
Qu’ont en commun Django Reinhardt, Matéo Maximoff, Yul Brynner, Serge Poliakoff, Otto Müller, Camarón… ? Ils étaient Rroms !
A quoi correspond le 8 avril,
Journée mondiale des Rroms?
Journée mondiale des Rroms?
Le 8 avril est une vieille fête des Rroms de Transylvanie – le "jour des chevaux" (sortie festive des abris d'hiver avec les chevaux ornés de guirlandes) mais elle a pris une nouvelle dimension plus récemment et beaucoup de Rroms de par le monde la célèbrent désormais comme la date du premier congrès mondial des Rroms en 1971. En France, La voix des Rroms a instauré cette tradition depuis 2005 et organise chaque année une Semaine de la culture rromani. En ce jour important pour le peuple rrom, une pensée va tout naturellement aux victimes du Samudaripen, déportés et tués parce qu’ils étaient nés Rroms. Pour que ce chapitre ignoble de l'Histoire ne se répète plus jamais, nous pensons qu’il est important que tous se rapprochent pour mieux se connaître. Si la mère du racisme est l’ignorance, son père est l'égoïsme, et c’est donc en faisant la connaissance de la culture rrom que la méfiance, l’hostilité, la haine et le mépris vis-à-vis des Rroms finiront par devenir un simple sujet d'étude pour les historiens…
SI MAN JEKH SUNO – aurait dit Martin Luther King
Source : http://www.lavoixdesrroms.org/
Pour l'égalité de traitement des Rroms
Pétition en ligne
( Nombre de signatures : 5841)
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Date de création : 03/08/2010
Date de cloture : 03/08/2012
Auteur : La voix des Rroms
50, rue des Tournelles
75003 Paris
La voix des Rroms est une association loi 1901 qui oeuvre pour la reconnaissance de la dignité de la population rromani (Rroms, Gitans et Manouches).
A l'attention de : M. le Président de la République française, M. le Premier ministre
Après la déclaration d’une « guerre » par Nicolas Sarkozy dans un communiqué sur « les gens du voyage et les Roms »,
Après la définition des modalités de cette guerre au sein d’un état major réuni à l’Elysée le 28 juillet sous l’autorité du président,
Après la multiplication des actes répressifs à l’égard des Rroms et des « gens du voyage », ainsi placés dans une seule et même catégorie ethnique et désignée comme « ennemi public »,
Nous, Rroms, Manouches, Gitans ou tout simplement humains attachés aux valeurs humaines de paix et de cohésion sociales dans le respect de tous et de chacun, exigeons du gouvernement français :
1. La suppression de l’arsenal législatif et réglementaire discriminatoire qui continue à s’appliquer à ceux que la France catégorise comme « gens du voyage », à commencer par le « carnet de circulation » qui est une honte pour la France, à maintes reprises condamnée par les instances internationales, notamment par le Conseil de l’Europe
2. Le rappel à la loi de tous les responsables politiques qui tiennent de plus en plus ouvertement des propos racistes l’égard des Roms, quel que soit le vocable cache-Rom (tsigane, gens du voyage, nomade, gitan, Roumain, Yougoslave etc…) qui est utilisé en guise de prétendu euphémisme ou étiquette politiquement correcte
3. L’arrêt immédiat de la « chasse aux tsiganes », qui se concrétise déjà dans des expulsions massives et successives
4. La suppression immédiate des restrictions qui s’appliquent aux citoyens roumains et bulgares, - notamment l’interdiction d’accès à un travail légal, - et la mise en place d’actions concrètes pour combattre les discriminations de facto dont font objet les Rroms et tous ceux perçus comme « tsiganes », le cas échéant en utilisant les mécanismes et les fonds disponibles au niveau européen.
Lien vers le texte : http://www.lavoixdesrroms.org
Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici
Après la définition des modalités de cette guerre au sein d’un état major réuni à l’Elysée le 28 juillet sous l’autorité du président,
Après la multiplication des actes répressifs à l’égard des Rroms et des « gens du voyage », ainsi placés dans une seule et même catégorie ethnique et désignée comme « ennemi public »,
Nous, Rroms, Manouches, Gitans ou tout simplement humains attachés aux valeurs humaines de paix et de cohésion sociales dans le respect de tous et de chacun, exigeons du gouvernement français :
1. La suppression de l’arsenal législatif et réglementaire discriminatoire qui continue à s’appliquer à ceux que la France catégorise comme « gens du voyage », à commencer par le « carnet de circulation » qui est une honte pour la France, à maintes reprises condamnée par les instances internationales, notamment par le Conseil de l’Europe
2. Le rappel à la loi de tous les responsables politiques qui tiennent de plus en plus ouvertement des propos racistes l’égard des Roms, quel que soit le vocable cache-Rom (tsigane, gens du voyage, nomade, gitan, Roumain, Yougoslave etc…) qui est utilisé en guise de prétendu euphémisme ou étiquette politiquement correcte
3. L’arrêt immédiat de la « chasse aux tsiganes », qui se concrétise déjà dans des expulsions massives et successives
4. La suppression immédiate des restrictions qui s’appliquent aux citoyens roumains et bulgares, - notamment l’interdiction d’accès à un travail légal, - et la mise en place d’actions concrètes pour combattre les discriminations de facto dont font objet les Rroms et tous ceux perçus comme « tsiganes », le cas échéant en utilisant les mécanismes et les fonds disponibles au niveau européen.
Lien vers le texte : http://www.lavoixdesrroms.org
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L'autre Europe solidaire des Roms : images des manifs du 4 septembre
"Les Roms n'ont jamais fait la guerre": banderole de militants du Comité national anti-discrimination (Italie), qui a organisé le 4 septembre une manif devant l'ambassade de France à Rome
Appel à tous les Roms et partisans des droits fondamentaux dans le monde entier
6 septembre ... Infâme Sommet français contre les Roms! - Campagne de boycott à l'échelle européenne des produits et services français
par Alianţa Civică a Romilor din România (Alliance civique des Roms de Roumanie). Traduit par Fausto Giudice
Versuniea romana si romani
English version
Le ministre français de l’Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson organise ce lundi 6 septembre à Paris un « séminaire de travail » sur les thèmes de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière. Il a invité ses homologues d’Allemagne, Espagne, Grèce, Italie, Royaume-Uni ainsi que la présidence belge de l'Union européenne. Des représentants du Canada et des USA seront également présents. Alors qu’on en ignore l’ordre du jour exact, le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a déclaré que cette réunion visait notamment à discuter du sort des Roms. (Tlaxcala)
Arrêtons la politique de nettoyage ethnique du gouvernement français!
par Alianţa Civică a Romilor din România (Alliance civique des Roms de Roumanie). Traduit par Fausto Giudice
Versuniea romana si romani
English version
Le ministre français de l’Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson organise ce lundi 6 septembre à Paris un « séminaire de travail » sur les thèmes de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière. Il a invité ses homologues d’Allemagne, Espagne, Grèce, Italie, Royaume-Uni ainsi que la présidence belge de l'Union européenne. Des représentants du Canada et des USA seront également présents. Alors qu’on en ignore l’ordre du jour exact, le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a déclaré que cette réunion visait notamment à discuter du sort des Roms. (Tlaxcala)
Arrêtons la politique de nettoyage ethnique du gouvernement français!
Frères et sœurs roms, amis de tous les groupes ethniques, tous ceux attachés aux principes
d'égalité et de non-discrimination dans nos sociétés, nous vous appelons à vous joindre à notre protestation internationale organisée simultanément le 6 Septembre à 11h30 (heure de Bucarest). La protestation a été initiée et soutenu par l'Alliance civique rom de Roumanie, les dirigeants de la communauté rom des départements de Bihor, Botosani, Braila, Brasov, Constanta, Dolj, Hunedoara, Iasi, Ilfov, Neamt, Salaj et Timisoara, en réponse au sommet organisé par le président français Nicolas Sarkozy à Paris.
Ce sommet infâme est organisé contre tous les groupes ethniques roms où qu’ils se trouvent.
Ce sommet se propose de stigmatiser l'ensemble du peuple rom!
Nous vous appelons à nous rejoindre pour protester devant les ambassades française où que vous soyez.
Nous allons tous protester:
- Contre la politique de nettoyage ethnique menée par le gouvernement français contre les citoyens roumains et bulgares d'origine rom,
- Contre l'expulsion collective, les mesures répressives et la victimisation d'un groupe ethnique,
- Contre la suppression de la présomption d'innocence pour les Roms ainsi que contre la criminalisation collective de tout un groupe ethnique,
- Contre la prise illégale d’ empreintes digitales par les autorités françaises.
Les appels publics d’ organisations internationales des droits humains, de l'Église catholique et des ONG sont restés sans réponse de la part du cabinet français.
Boycott à l'échelle européenne de produits et services français
Nous vous invitons tous à diffuser l'appel au boycott des produits français et les services, afin de rappeler aux décideurs politiques français que les droits fondamentaux ne sont pas négociables.
Rejoignez-nous!

Rejoignez-nous!
samedi 4 septembre 2010
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ! Manifestations dans toute la France le 4 septembre
Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’État, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite.
Le président de la République lui-même montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.
En quelques jours, les plus hautes autorités de l’État sont passées de l’exploitation des préjugés contre les gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.
Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.
Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.
Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.
Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. À cet effet, nous proposerons dans les prochains jours, à la signature en ligne, un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre, place de la République, à Paris, à 14 heures, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité, qui sont et qui resteront notre bien commun.
Signataires : AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les Amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (Arac), Attac, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), la Confédération paysanne, la Cimade, le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Écologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (Fasti), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), fédération SUD éducation, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fnasat-gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du monde, Le Mouvement de la paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme (Raidh), Réseau Éducation sans frontières (RESF), Snesup-FSU, SOS racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, les Verts.
Points de rassemblement, dans chaque ville, pour la manifestation du 4 septembre
Voici la liste des lieux de rassemblement, à travers toute France, pour la grande mobilisation nationale du 4 septembre contre la politique xénophobe du gouvernement.
Manifestations du samedi 4 septembre 2010
Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité !
Auch : samedi 4 septembre, place de la libération, à 10h30.
Agen : samedi 4 septembre, boulevard de la République/ place Jasmin, à 10h00.
Aix-en-Provence : samedi 4 septembre, place de la Rotonde, à 11h00.
Ajaccio : samedi 4 septembre, devant la préfecture de Corse, à 17h00.
Alès : samedi 4 septembre, devant le théâtre, à 17h00.
Angers : samedi 4 septembre, place du Général Leclerc devant le palais de Justice, à 10h30.
Avignon : samedi 4 septembre, boulevard Limbert devant la préfecture, à 10h30.
Bayonne : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 11h00.
Beauvais : samedi 4 septembre, place Jeanne d’Arc, à 14h00.
Bordeaux : samedi 4 septembre, place de la République ou sur le parvis des droits de l’Homme, devant le palais de justice, à 10h30.
Bourg-en-Bresse : samedi 4 septembre, au carrefour des rues Charles Robin, Foch, et du Bd de Brou, 14h00.
Bourges : samedi 4 septembre, place du 8 mai, à 11h00.
Bressuire : samedi 4 septembre 2010, place Notre-Dame Bressuire, à 10h30.
Brest : samedi 4 septembre, place de la Liberté, à 10h30.
Brive : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h30.
Cannes : samedi 4 septembre, devant le monument aux morts et la mairie, à 14h30.
Carcassonne : Porte des Jacobins, 10h 30. Départ 11h vers Place Carnot, Square Gambetta et Préfecture.
Carcassonne : Porte des Jacobins, 10h 30. Départ 11h vers Place Carnot, Square Gambetta et Préfecture.
Chalon-sur-Saône : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 14h00.
Chambéry : samedi 4 septembre, place Caffe, à 15h00.
Châteauroux : samedi 4 septembre, place de la République, à 17h00.
Clermont-Ferrand : samedi 4 septembre, place Delille, à 14h00.
Colmar : samedi 4 septembre, avenue de la République, devant l’entrée administrative de la Préfecture du Haut-Rhin, à 14h30.
Dijon : samedi 4 septembre, place Darcy, à 14h00.
Gap : samedi 4 septembre, de 11h à 12h, place de la République.
Gap : samedi 4 septembre, de 11h à 12h, place de la République.
Grenoble : samedi 4 septembre, manifestation avec deux points de départ : la gare de Grenoble (à 14h30) et la place du marché de la Villeneuve (à 14h00), point de jonction des deux cortèges sur la place André Malraux.
Hénin-Beaumont : samedi 4 septembre 2010, devant l’Hôtel de Ville, à 16h30.
Le Havre : vendredi 3 septembre, devant la sous préfecture du Havre + départ en car pour aller manifester à Paris le 4 septembre.
Lille : vendredi 3 septembre, sur le Parvis des droits de l’Homme, à 18h00.
Limoges : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.
Lorient : samedi 4 septembre, place Aristide Briand, à 11h00.
Lyon : samedi 4 septembre, place Gabriel Péri et place des Terreaux, à 14h00.
Mantes-la-Jolie : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 11h00.
Marseille : samedi 4 septembre, sur le Vieux Port, à 14h30.
Montpellier : samedi 4 septembre, place de la Comédie, à 10h00.
Metz : samedi 4 septembre, place de la République, côté rue Winston Churchill, à 14h30.
Mont-de-Marsan : samedi 4 septembre, place Saint Roch, à 11h00.
Mulhouse : samedi 4 septembre, place de la Réunion, à 14h00.
Nancy : samedi 4 septembre, place Stanislas devant la préfecture, à 14h00.
Nantes : samedi 4 septembre, place du Commerce, à 15h00.
Nevers : samedi 4 septembre, place de la Résistance devant la préfecture, à 15h00.
Nice : samedi 4 septembre, Place Garibaldi, à 14h00.
Nîmes : samedi 4 septembre, devant la médiathèque/Maison carrée, à 14h00.
Orléans : samedi 4 septembre, place d’Arc, 15h00.
Paris : samedi 4 septembre, place de la République, à 14h00.
Pau : samedi 4 septembre, place de l’Hôtel de ville, à 11h00
Périgueux : samedi 4 septembre, devant l’arbre de la Liberté (poste centrale), à 11h00.
Perpignan : 10h Place du Puig (près de la Place Cassanyes), vers la Préfecture
Perpignan : 10h Place du Puig (près de la Place Cassanyes), vers la Préfecture
Poitiers : samedi 4 septembre, devant le palais de Justice, à 14h00.
Privas : samedi 4 septembre, devant la préfecture, 10h30.
Reims : samedi 4 septembre, place d’Erlon, devant la fontaine de la Solidarité, à 14h00.
Rennes : samedi 4 septembre, place de la Mairie, à 14h00.
Roanne : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 10h00.
Rodez : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 10h00.
Rouen : samedi 4 septembre, à l’église Saint-Sever, à 14h00.
Saint-Brieuc : samedi 4 septembre, départ de la manifestation en haut de la rue Saint-Guillaume, près du manège, à 11h00.
Saint-Denis de La Réunion : samedi 4 septembre, place des droits de l’Homme Champ Fleuri, à 14h00.
Saint-Nazaire : samedi 4 septembre, esplanade des droits de l’Homme, centre République, à 15h00.
Saintes : samedi 4 septembre, place Bassompierre, à 11h00.
Salon-de-Provence : samedi 4 septembre, devant l’Hôtel de ville, à 10h00.
Strasbourg : samedi 4 septembre, place Kleber, à 16h00.
Toulon : samedi 4 septembre 2010, place de la Liberté, à 10h00.
Toulouse : samedi 4 septembre, esplanade des droits de l’Homme, place du Salin, à 10h30.
Tourcoing : samedi 4 septembre 2010, devant le Parvis de l’Hôtel de Ville, à 11h00.
Tours : samedi 4 septembre, place Jean Jaurès, à 15h00.
Tulle : samedi 4 septembre, devant la préfecture, à 15h30.
Ussel : samedi 4 septembre, devant la sous-préfecture, à 15h00.
Alors que se prépare la nouvelle loi Besson, les récentes déclarations de MM. Sarkozy, Hortefeux, et autres amalgamant gens du voyage citoyens français et Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie (par ailleurs membres de l’Union Européenne) tous désignés à la vindicte publique puis leurs propos insultant les immigrés, présentés comme responsables de l’insécurité , témoignent d’une volonté délibérée du gouvernement de durcir encore sa politique migratoire et d’envoyer de nouveaux messages de haine de l’autre aux relents racistes manifestes.
Le 4 septembre à 11 heures, les artistes du concert Rock sans Papiers du 18 septembre à Bercy accompagnés de nombreux autres artistes, d’intellectuels, de cinéastes, d’écrivains, de scientifiques, de syndicalistes, d’associatifs, d’élus et de citoyens, représentants des larges couches de la population que cette politique indigne, se rassembleront à proximité du ministère de l’Immigration.
Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal, Clarika et d’autres interprèteront « Les P’tits papiers », chanson symbolique et ironique porteuse d’espoir dans la tourmente.
Une délégation demandera à être reçue au ministère pour exprimer son refus d’une politique inhumaine à l’égard des familles et des travailleurs sans papiers.
Nous irons ensuite rejoindre Place de la République le grand rassemblement républicain qui se construit pour marquer un coup d’arrêt à une politique raciste, xénophobe et sécuritaire.
4 SEPTEMBRE 2010 11 HEURES « LES P’TITS PAPIERS » MÉTRO VARENNES
Le 4 septembre à 11 heures, les artistes du concert Rock sans Papiers du 18 septembre à Bercy accompagnés de nombreux autres artistes, d’intellectuels, de cinéastes, d’écrivains, de scientifiques, de syndicalistes, d’associatifs, d’élus et de citoyens, représentants des larges couches de la population que cette politique indigne, se rassembleront à proximité du ministère de l’Immigration.
Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal, Clarika et d’autres interprèteront « Les P’tits papiers », chanson symbolique et ironique porteuse d’espoir dans la tourmente.
Une délégation demandera à être reçue au ministère pour exprimer son refus d’une politique inhumaine à l’égard des familles et des travailleurs sans papiers.
Nous irons ensuite rejoindre Place de la République le grand rassemblement républicain qui se construit pour marquer un coup d’arrêt à une politique raciste, xénophobe et sécuritaire.
4 SEPTEMBRE 2010 11 HEURES « LES P’TITS PAPIERS » MÉTRO VARENNES
15 HEURES RASSEMBLEMENT PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
Toutes infos sur le concert : rocksanspapiers.org
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