Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous!
التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995.
حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع
yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
Ce
documentaire, visible gratuitement sur Internet, revient sur les effets
des privatisations dans plusieurs pays développés et sur ce qui attend
la Grèce. Aris Chatzistefanou et Katerina Kitidi, les créateurs de
Debtocracy, un documentaire sur l΄histoire de la dette grecque vu par
des millions d΄internautes à travers le monde, viennent de sortir, jeudi
26 avril, leur nouvelle production: Catastroika, un film co-produit par
le public, et qui peut être visionné gratuitement sur Internet.
مجلس الثورة الأوروبية
بتونس يدعوكم إلي مناظرة حول موضوع
المديونية التونسيَّة واحنا
واحنا واحنا ؟
العرض من تقديم فتحي الشامخي رايد/آتاك/سادتم
الخميس
24 ماي 2012 على الساعة 6 مساء
بمكتب رايد –أتاك سادتم
14 شارع قرطاج
L’Assemblée EuropeanRevolution Tunisie vous invite à un débat sur
le thème La dette tunisienne : et nous, et nous,
et nous ? Exposé des faits par Fathi Chamkhi (RAID ATTAC CADTM)
Le jeudi 24 mai 2012 à 18 h.
au siège de RAID ATTAC CADTM
14 avenue de Carthage, 1er étage (coin rue Radhia Haddad)
LA DETTE PUBLIQUE EXTERNE de la Tunisie s’élève à 30 milliards de dinars, soit
près de 50% du PIB
LE SERVICE DE CETTE DETTE (=le paiement des intérêts) pour 2012
s’élève à 4089 millions de dinars, soit 114% des
dépenses publiques de développement régional, de l’emploi, de la formation
professionnelle et des affaires sociales, prévues dans le budget de la même année, ou encore 53% de la masse
salariale de la fonction publique
CETTE DETTE a été contractée par la dictature Ben Ali
Le parlement européen, dans une résolution du 10 mai
2012, « juge odieuse la dette
publique extérieure des pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, sachant
qu'elle a été accumulée par les régimes dictatoriaux, par le biais principalement
de l'enrichissement personnel des élites politiques et économiques et de
l'achat d'armes, utilisées souvent contre leurs propres populations; demande
dès lors un réexamen de la dette, et notamment de celle liée aux dépenses
d'armement »
Est-il juste de rembourser cette dette ? Quels
sont les arguments pour et contre ? Quelles alternatives ? Quelles
perspectives d’actions pour les militants tunisiens et européens ? Que
pouvons-nous faire, chacune et chacun d’entre nous ?
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des
actions de l’Assemblée EuropeanRevolution Tunisie : manifestation de
soutien au peuple grec le 21 février, projection-débat du film Indignez-vous le
6 mai, manifestation face au siège de la Délégation de l’UE à Tunis le 12 mai.
Elle est ouverte à toute personne intéressée. Lisez notre Manifeste !
Le quinquennat de Nicolas Sarkozy restera
emblématique d’une politique française en Afrique décomplexée et
arrogante. Au jour de l’investiture de François Hollande, alors que se
multiplient les réactions à l’hommage scandaleux au colonialiste Jules
Ferry, on est en droit de se demander ce qu’il adviendra de la promesse
socialiste de « mettre fin à la Françafrique ».
Déclarant vouloir « mettre fin à la Françafrique », François Hollande a répété tout au long de sa campagne que le « changement »
concernera aussi les relations franco-africaines, répondant au souhait
d’une partie importante des citoyens, y compris des militants
socialistes, souhaitant se démarquer des frasques passées.
Sous la présidence de Mitterrand, puis sous le gouvernement de Lionel
Jospin (dans un contexte de cohabitation), des responsables socialistes
ont en effet largement contribué à maintenir la mainmise de la France
sur ses anciennes colonies, sans rien changer d’autre dans le système
criminel de la Françafrique que ses principaux bénéficiaires. François Mitterrand,
malgré le discours de façade prononcé à La Baule en 1990, avait
conservé ce système, le poussant même à son paroxysme en entraînant
l’État français dans une complicité toujours inavouée, celle du génocide des Tutsi au Rwanda.
Au sein du PS, si la volonté de tourner la page est affirmée,
plusieurs personnalités sont encore liées à des réseaux de la
Françafrique et la campagne électorale a vu plusieurs responsables de ce
parti s’afficher ostensiblement avec des dictateurs africains.
La lignée des annonces de rupture avec la Françafrique se divise
jusqu’ici en deux ensembles : celui des responsabilités politiques
écourtées et celui des promesses éphémères. Souhaitant que cette étrange
« malédiction » cesse enfin, l’association Survie se montrera
particulièrement attentive aux premiers gestes de François Hollande et
aux premières mesures de son gouvernement.
Au-delà de la suppression de la cellule Afrique de l’Élysée promise par François Hollande, quel renforcement des pouvoirs du parlement en matière de politique extérieure ?
Quelle position sur les visites officielles de dictateurs et la validation des simulacres électoraux, et plus largement quelles relations diplomatiques vis-à-vis des régimes dictatoriaux
quand en pleine campagne électorale divers collaborateurs de François
Hollande se sont affichés aux côtés de dirigeants illégitimes :
Ségolène Royal auprès de Blaise Compaoré en novembre 2011, Laurent
Fabius auprès d’Ali Bongo au Gabon en février 2012, ou encore Jean-Louis
Bianco auprès d’Alassane Ouattara en avril 2012 ?
Quelle remise en cause de la présence militaire
et des opérations extérieures en Afrique, alors que le PS a soutenu les
deux interventions françaises de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ?
Quelle position concernant la levée du secret défense
sur les archives liées à l’implication des plus hautes autorités de
l’Etat dans plus d’un demi-siècle de crimes néocoloniaux, élément clef
pour lutter contre l’impunité, alors que les gouvernements socialistes
ou de la gauche plurielle couvrirent ainsi les complicités françaises
dans l’assassinat de Thomas Sankara, le génocide des Tutsi au Rwanda et
l’élimination du Juge Borrel ?
Quelles actions pour passer d’une aide au développement dévoyée et corruptrice à une logique de redistribution des richesses et d’accès de tous et toutes aux biens publics ?
Quelle position sur le Franc CFA,
quand Michel Rocard avait été le premier promoteur de la dévaluation du
Franc CFA, finalement imposée par le gouvernement d’Édouard Balladur en
1994 ?
Quelle position sur les agissements d’entreprises françaises à capitaux publics, comme Areva qui dévaste le nord Niger ?
Quelle volonté réelle de « décoloniser les esprits », quand le Président nouvellement élu choisit de célébrer Jules Ferry, héraut de la colonisation et du racisme d’État ?
L’association Survie demande au nouveau gouvernement de
prendre dès sa prise de fonction les 5 engagements suivants, qui seront
un premier pas vers une politique française en Afrique au service des
peuples :
la fin du ‘domaine réservé’ du Président de la République en matière de politique étrangère ;
l’arrêt du soutien politique et diplomatique aux dictateurs – en
refusant notamment de les recevoir à l’Élysée, de leur rendre visite et
de reconnaître leur « victoire » lors des simulacres d’élections ;
la fermeture des bases militaires et la fin des opérations extérieures
en Afrique qui ne sont pas placées sous mandat, commandement et uniforme
de l’ONU ;
le lancement d’un processus de transfert de
souveraineté monétaire aux États de la zone CFA, de retrait de la France
des institutions du Franc CFA et de restitution des réserves de
change ;
la levée du secret défense sur les archives concernant
les crimes françafricains, afin d’aider enfin la justice à faire son
travail, notamment sur les questions ayant trait à l’implication de la
France dans le génocide des Tutsi au Rwanda.
The
Moroccan Association of Human Rights
( MAHRs )
TAOURIRT BRANCH
On Tuesday 24th April 2012, Taourirt ـ a city in the region of the East of Morocco - has known violent and inhuman arrestations among a number of Subsaharian
immigrants and refugees .
Indeed,
early in the morning while these immigrants were still sleeping in "the
open-air "
next to the railway station , they were surprised and attacked by different
types of police.
Hence, sixteen (16) immigrants were arrested while some others ran away. This
intervention which was observed by some members of the MAHRs has known a lot
of
human right violations . The immigrants were humiliated, insulted and even
beaten by the police. Worse than these, all the immigrants' properties (clothes, blankets,
bags ,etc....) were burned, which is against all the national laws. The authorities even took
some mobiles from these Subsaharians by force. All these violations and mistreatments were
condemned by the people who were watching the "scene".
Late in the evening, 25 more immigrants were arrested and the whole 41 were
transported to the frontier city Oujda from where they are usually deported to Algeria.
We have to mention here that usually the authorities try to make people
believe that these immigrants are criminals, thieves, killers, ..... so as to legitimate their
"hostile acts".
The MAHRs has tried to get official answers from the local responsibles about
the reasons of the detentions, but in vain.
In the following day, the MAHRs -- Taourirt interviewed some immigrants who
gave
shocking information about their daily life and the hostile treatments they
endure.
To know more about it, please check these videos
ASSOCIATION
MAROCAINE
DES DROITS HUMAINS
SECTION DE TAOURIRT
Le 24 Avril 2012, un bon matin pas comme les
autres, prés de la gare de la ville de Taourirt, a vu des interventions
sévères contre des réfugiés subsahariens. . Il y avait un grand nombre
d'agents de la force publique, des policiers, et les auxiliaires d'autorités,
ils ont surpris les Africains qui dormaient encore.
16 Subsahariens ont été arrêtés, par contre les autres ont pu s'enfuir pour
un moment. Cette féroce intervention était d'une manière inhumaine et illégale,
elle a violé toutes sortes de droits et de mœurs concernant les réfugiés. Les
forces publiques en pleine rue et devant les passagers ont confisqué tous les
bagages de ces réfugiés africains, ce qui a causé un état hystérique pour une
victime qui criait pour avoir son téléphone portable qui lui a été pris de
force.
La violence était une réponse pour n'importe qui voulait discuter ou
négocier, et pour terminer les forces de l'ordre ont mis feu et brûlé les
bagages des réfugiés devant les passagers témoins de cette sauvage
intervention. La poursuite derrière ces Subsahariens a duré toute la journée
et le soir 25 autres réfugiés ont été arrêtés .
Il faut signaler dans ce rapport que les autorités publiques essayent
toujours de publier de fausses infos entre les citoyens pour donner la
légalité à leurs interventions, comme dire que ce n'est qu'une bande de
criminels et de voleurs et que si quelqu'un les aide il va être poursuivi en
justice, ce qui provoque le racisme et la haine.
Et pour avoir plus de détails en ce qui concerne l'âge de ces réfugiés, le
sexe, la nationalité, les membres de l'Association Marocaine des Droits
Humaines ont contacté la police locale, mais elle était très discrète à ce sujet. Ce n'est pas la première fois que
les autorités emmènent ces Subsahariens et sans aucun jugement vers la
frontière marocco-algériénne.
D'autre part, l'AMDH section de Taourirt à
contacté des victimes et fait des interviews, qui montrent leurs souffrances du
fait des autorités marocaines et la maltraitance puisqu'ils vivent en plein
air.
Pour en savoir plus, regardez les vidéos de
témoignages.
Rectificando el curso:Rectification de cap, por/parKcho, Cuba
La revancha de los innombrables de la Historia
Pregunta: ¿Le dice algo al lector español la
palabra “harraga”? Respuesta: Nada en absoluto. La variante dialectal del
árabe marroquí llama harragas a los africanos que destruyen sus documentos de
identidad antes de emigrar hacia Europa en patera para así dificultar su
repatriación por la policía de Schengen. Pero en la España poscolonial
carecen de nombre, pues los medios simplemente los llaman “inmigrantes
ilegales”.
Hasta hace unos días el viaje de estos
innombrables era siempre hacia el norte. Pero he aquí que la crisis económica
que asola a Europa acaba de servirnos una noticia que funciona a modo de
revancha de la Historia: el pasado 17 de abril el periódico argelino Liberté
publicaba un suelto sobre cuatro inmigrantes ilegales españoles interceptados
por los guardacostas de Argelia. Esta vez de norte a sur. Lo curioso es que
hace casi un mes que sucedió y, sin embargo, ni un solo periódico ni cadena
de televisión en España ni en el resto de Europa han dado todavía la noticia.
¿Se avergüenzan? Quién sabe. Ojalá les
vaya bien a esos cuatro muchachos en su próximo intento, quizás hasta
Argentina, Venezuela o Cuba. He aquí la traducción al español del suelto:
Harragas españoles interceptados en Orán ¿Quién lo hubiera creído?
Por Reguieg-Issaad, K.
La información es un bombazo y no pasa inadvertida, ya que se trata de...
harragas españoles recientemente detenidos por los guardacostas argelinos de la
ribera occidental del país.
La crisis económica mundial que afecta a España y a algunos países europeos
dio ideas a un grupo de cuatro jóvenes españoles, que decidierona buscar
trabajo en tierras africanas. ¿Acaso hay algo más natural que esos mismos
jóvenes, una vez que Argelia les hubo negado la visa, tratasen de cruzar el mar
a la inversa?
Los harragas españoles fueron interceptados en una embarcación cuando
trataban de poner pie en la costa de Argelia. Se sentían atraídos por las
oportunidades de trabajo en muchas empresas españolas que hay en Orán. Según
nuestras fuentes los jóvenes españoles, que habían perdido sus empleos en
empresas quebradas, habían presentado (sin éxito) una solicitud de visa para
entrar en Argelia. Los jóvenes
españoles detenidos serán devueltos a su país.
La revanche des innommables de l'Histoire
Question : le
mot “harraga” dit-il quelque chose aux lecteurs d’Espagne ? Réponse :
rien du tout. En arabe marocain, c’est ainsi que l’on a surnommé les
candidats africains à l émigration vers l’Europe qui, avant de s’embarquer
sur des pateras – ces barques à fond plat – brûlent leurs documents d’identité
pour rendre ainsi plus difficile leur rapatriement d’Europe, au cas où ils
seraient pris par la police de Schengen. Mais dans l’Espagne post-coloniale,
ils n’ont pas de nom, les médias les appellent simplement des « immigrants
clandestins ». Jusqu’à ces derniers jours, le voyage de ces innombrables
se faisait toujours vers le Nord. Mais voilà que la crise économique qui
accable l’Europe vient de nous apporter une nouvelle qui semble une revanche
de l’histoire : le 17 avril dernier, le quotidien algérien Liberté
a publié une brève sur quatre immigrants clandestins espagnols interceptés
par les garde-côtes algériens. Cette fois-ci, le voyage allait du Nord vers
le Sud. Ce qui est bizarre, c’est que l’événement s’est produit il y a
presque un mois et qu’aucun journal, aucune chaîne de télévision, ni en
Europe ni dans le reste de l’Europe, n’ont diffusé l’information. Ont-ils
honte ? Qui sait. Espérons que ça ira mieux pour ces quatre jeunes, lors
de leur prochaine tentative, qui sait, vers l’Argentine, le Venezuela ou
Cuba. Voilà l’info :
Des harragas espagnols appréhendés à
Oran. Qui l'eût cru ?
L’information
est de taille et ne passe pas inaperçue puisqu’il s’agit de harragas… espagnols
qui ont été récemment appréhendés par les gardes-côtes algériens de la façade
maritime ouest.
La crise
économique mondiale qui frappe de plein fouet l’Espagne et certains pays
européens a donné des idées à un groupe de quatre jeunes espagnols de chercher
du travail sur les terres africaines. Et quoi de plus naturel que de tenter la
traversée de la mer à contresens par ces mêmes jeunes qui n’ont pas réussi à
obtenir le visa algérien.
C’est sur
une embarcation que les harragas espagnols ont été interceptés, alors qu’ils
tentaient de fouler le sol algérien. Ces jeunes ont été attirés par les
débouchés de travail compte tenu de la présence à Oran de nombreuses sociétés
espagnoles. Notre source affirme que les jeunes Espagnols, qui avaient perdu
leur travail dans leurs sociétés en faillite, avaient introduit une demande
(infructueuse) de visa d’entrée en Algérie.
Ils
caressaient l’espoir de dégoter du travail au sein des entreprises espagnoles
installées en Algérie, particulièrement à Oran, ajoute-t-on de même source.
Cette dernière précise que les jeunes Espagnols appréhendés seront renvoyés
dans leur pays d’origine.
Hassan et
Omar, gardes-côtes algériens, en patrouille en mer sur la façade maritime
ouest.
Hassan : Dis-moi Omar, comment se porte ton frère à Saint-Denis ?
Omar : Ça va. Il est content que Sarkozy fasse ses valises. Il commençait
à en avoir marre d’être l’extrémiste, le terroriste, le mangeur de halal et le
prieur de rue de service.
Hassan : Ouais... Je sais pas si Hollande va changer grand-chose. Et puis
il y a la grande blonde, la fille de son père, celle qui a un nom bleu...
Omar : Marine ? Pas bon Marine effectivement.
Hassan : Omar, passe-moi les jumelles.
Omar passe les jumelles à Hassan.
Hassan : Encore des Harragas*.
Omar : Combien sur la barque ?
Hassan : Quatre.
Omar : C’est peu ça pour des Harragas. C’est du voyage intime.
Hassan : Attends, mais elle ne va pas dans le bon sens la barque !
Omar : Comment ça, elle ne va pas dans le bon sens ?
Hassan : Bah oui, ils reviennent au pays au lieu d’aller vers l’Europe.
Ils ont oublié d’embrasser leur mère avant de partir ou quoi ?
Omar : Passe-moi les jumelles. Hassan lui donne les jumelles.
Omar : Mais tu as raison, ils viennent vers nous ! Et qu’est-ce qu’on fait
dans ces cas-là ? Moi je sais gérer les départs, pas les arrivées !
Hassan : Appelle Bachir. Omar appelle Bachir, chef des gardes-côtes algériens.
Omar : M. Bachir, c’est Omar, garde-côte sur la façade ouest. Salamaleik.
Bachir : Salam Omar.
Omar : Comment ça va ?
Bachir : Ça va.
Omar : La famille, ça va ?
Bachir : Ça va.
Omar : Et la santé, ça va ?
Bachir : La santé, ça va aussi.
Omar : Bachir, on a un petit problème ici avec des Harragas.
Bachir : Depuis quand les Harragas sont un problème ? Tu fermes les yeux
et ça passe.
Omar : Oui, mais là ils viennent chez nous.
Bachir : Comment ça « ils viennent chez nous » ? La définition
du Harraga, c’est le Maghrébin qui part. Le Maghrébin qui revient, c’est soit un
fils de responsable au bord de la retraite, soit un vieux, soit un fou, mais
pas un Harraga.
Omar : Oui, mais là on a quatre types sur un bateau, ils ont pas l’air
frais, et ils viennent vers nous.
Bachir : Omar, ne te fous pas de moi.
Omar : Wallahi, on a quatre types dans une barque qui viennent vers nous ! Hassan hoche la tête, alors que la vedette des gardes-côtes rejoint la
barque.
Hassan : Et ils n’ont pas l’air maghrébin.
Omar : Comment ça « pas l’air maghrébin » ?
Bachir : Comment ça « pas l’air maghrébin » ?
Hassan : Pas l’air maghrébin dans le sens qu’ils ont l’air européen.
Omar : Un Harraga européen ? !
Bachir : J’appelle le ministre. Bachir appelle le ministre de l’Intérieur.
Bachir : Monsieur le ministre, c’est Bachir, chef des gardes-côtes.
Salamaleik M. le ministre.
Ministre : Salam Bachir.
Bachir : Comment ça va ?
Ministre : Ça va.
Bachir : La famille, ça va ?
Ministre : Ça va.
Bachir : Et la santé, ça va ?
Ministre : La santé, ça va aussi.
Bachir : Monsieur le ministre, on a un problème. On a des Harragas européens
qui viennent vers nos côtes.
Ministre : Bachir, Harraga et Européen, c’est pas compatible.
Bachir : Je suis d’accord M. le Ministre, mais là on en a quatre.
Ministre : Bachir, ne te fous pas de moi.
Bachir : Wallahi, Monsieur le ministre. Ah, et Hassan vient de me dire,
sur l’autre ligne, qu’ils les ont fait monter sur leur vedette. Un instant...
M. le ministre, ils disent qu’ils n’ont pas de papiers, mais ils le disent en
espagnol. Ils disent aussi qu’ils veulent travailler à Oran, qu’il n’y a plus
de travail chez eux sans dire où c’est chez eux, ils disent que c’est à cause
de l’euro, de la Grèce, de l’austérité...
Ministre : Bachir, tu es en train de me dire que des clandestins espagnols
ont été arrêtés sur nos côtes par Hassan et Omar ?
Bachir : Euh, oui. Et le problème, c’est que là on ne connaît pas la
procédure à suivre.
Ministre : La procédure ?
Bachir : Bah oui, on en fait quoi des types ? On les envoie en centre de
détention ?
Ministre : Bachir, tu me les envoies immédiatement au bureau. On ne les
touche pas. On va les renvoyer vite fait chez eux, mais avant, je veux prendre
une photo. Sinon, ma femme va jamais me croire. Des clandestins européens... Il
faut que j’appelle le président. Le ministre appelle le président.
Ministre : Monsieur le président, c’est le ministre de l’Intérieur.
Salamaleik.
Président : Salam.
Ministre : Comment ça va, M. le président ?
Président : Ça va.
Ministre : La famille ça va ?
Président : Ça va.
Ministre : Et la santé, ça va ?
Président : La santé, ça va aussi.
Ministre : Monsieur le président, on a un problème. On a des Harragas
européens qui sont arrivés sur nos côtes.
Président : M. le ministre, ne vous foutez pas de moi.
Bachir : Wallahi, monsieur le président ! Et après interrogatoire, il
semble que beaucoup d’autres Européens s’apprêtent à débarquer chez nous.
Rapport à l’euro, la Grèce, l’austérité...
Président : Quand il y en a un ou quatre, ça va. Mais s’il y en a beaucoup,
ça va faire des problèmes.
Ministre : M. le président, si je peux me permettre, il faut réagir avant
de se faire bouffer. Ils vont venir avec leur bière et comment appelle-t-on ça,
le jamón ibérico, et leurs femmes dénudées. Si on n’y prend pas garde, à force
d’immigration, on aura le sentiment de ne plus être chez nous, de voir des
pratiques qui s’imposent à nous et qui ne correspondent pas aux règles de notre
vie sociale.
Président : Le drame de l’Europe, c’est que l’homme européen s’est fait
cannibaliser par la finance. Le trader européen ne connaissait que l’éternel
recommencement de la spéculation, rythmé par les cours de la Bourse. Dans cet
imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure
humaine ni pour l’idée de progrès.
Ministre : Bien dit M. le président.
Président : Il va falloir rassurer nos compatriotes sur ces migrations de
populations. Après tout, remettons-les dans les bateaux !
Ministre : D’accord M. le président. Mais tout de même, M. le président,
où va le monde ? * Migrants clandestins prenant la mer depuis l’Afrique du Nord pour
rejoindre les côtes nord-méditerranéennes, de Harrāga, mot d’origine
nord-africaine signifiant « qui brûlent » (les papiers).
Les travailleurs polonais vont travailler jusqu’à 67 ans... autant
dire
jusqu'à ce que mort s'ensuive, étant donné une faible espérance de vie
en bonne santé. Triste journée, honte à ces députés qui ont voté un
recul sans précédent! Honte à eux qui détruisent sans vergogne ce que
nos ancêtres ont gagné avec des luttes sanglantes, en 1905, en 1918, en
1945!!!!
Monika K.
البرلمان البولندي يقر رفع سن التقاعد إلى 67 عاماً
تاريخ النشر: السبت 12 مايو 2012
وارسو (د ب أ) - وافق البرلمان البولندي
أمس، على رفع سن التقاعد إلى 67 عاماً، رغم المعارضة القوية من أعضاء
النقابات العمالية. ويتعين عرض مشروع القانون على مجلس الشيوخ (الغرفة
العليا للبرلمان)، حيث من المتوقع أن يتم تمريره في خطوة يليها توقيع رئيس
البلاد عليه بشكل نهائي ليصبح قانوناً. وحذر رئيس الوزراء دونالد
تاسك من “كارثة” في حال عجزت بولندا عن رفع سن التقاعد، وهي خطوة لا تحظى
بشعبية، إذ قال إنه من الضروري كفالة معاشات للمتقاعدين مستقبلاً. وتتوقع
دراسات حدوث نقص في العمالة بحلول 2040 عندما تتجاوز أعمار سكان البلاد
حاجز الخمسين عاماً. وكان مجلس النواب وافق على مشروع القانون الذي صوت
لصالحه 268 نائباً، مقابل رفض 185 نائباً. وينص مشروع القانون على زيادة سن
التقاعد تدريجياً من 65 عاماً للرجال و60 عاماً للسيدات في الوقت الحالي،
إلى 67 عاماً للجميع بدءاً من العام المقبل، على أن يسري سن التقاعد الأعلى
بشكل كامل بحلول 2020 للرجال وبحلول 2040 للسيدات. يأتي التصويت في
الوقت الذي احتشد فيه أعضاء النقابات العمالية خارج البرلمان في يوم ثالث
من الاحتجاجات، وتعهدوا بحصار المبنى وعدم السماح لأعضائه بمغادرته. كما
قاموا بإحراق صور للوزراء ووضعوا نعشاً كرمز للبلاد. ولم يتم السماح لزعيم
نقابة “تضامن” العمالية بيوتر دودا بدخول البرلمان خلال عملية التصويت.
ووصف بياتا كيمبا، من حزب بولندا المتحد المعارض، ذلك بأنه “يوم أسود
للديمقراطية البولندية”. وقال زعيم المعارضة ياروسلاف كاتشينسكي، زعيم حزب
القانون والعدالة (يمين)، إن التعديل “سيوضع في سلة القمامة” إذا ما استعاد
حزبه السلطة، وأن هناك سبلاً أفضل لتسريع وتيرة نمو الاقتصاد البولندي.
Polish MPs approve plans to raise retirement age to 67
11 May 2012
The plans have prompted protests by trade unionist and left-wing groups
Poland's
parliament has approved plans by the centre-right government to raise
the age at which most Poles can retire to 67 years.
Under the new law, the retirement age will be gradually moved upwards, from the current age of 65 for men and 60 for women.
The government says the move will help Poles build up larger pensions and reduce state spending.
The plans have prompted protests from trade unions and the centre-left.
The 460-member lower house of parliament, the Sejm, passed the measure by 268 to 185 votes, with two abstentions.
Observers say it is almost certain to be endorsed by the upper chamber, the Senate.
The reform envisages that the retirement age will reach 67 for men by 2020, and for women by 2040.
But
women will be able to take partial retirement at 62 if they have worked
for 35 years, and men will be able to do so at 65 if they have worked
for 40 years.
This exception was agreed to win support for the
bill from the junior partner in the governing coalition, the Polish
Peasant's Party,
Trade unions bitterly oppose the change and have
threatened to organise strikes during the European football
championships being held in Poland in June.
The lifting of the
retirement age is part of a series of tough reforms announced by the
government of Prime Minister Donald Tusk after its re-election last
year.
Along with raising the pension age, they include phasing out
special pension arrangements for farmers, miners, policemen, firemen
and priests.
The government also hopes to reduce the budget deficit to just 1% by the end of the current parliament in 2015.
Camara baja del Parlamento polaco aprueba la jubilación a los 67 años
11 de Mayo de 2012
La Cámara de diputados polaca aprobó el viernes que la edad de
jubilación pase de 65 a 67 años de forma progresiva, un proyecto
elaborado por el gobierno liberal del primer ministro Donald Tusk.Según
la nueva ley, la edad de la jubilación, actualmente 60 años para las
mujeres y 65 para los hombres, irá avanzando a partir de 2013 de forma
progresiva hasta lograr que en 2020 todos los hombres se jubilen a los
67 años y en 2040 ocurra de igual manera para todas las mujeres.
El
proyecto prevé también que las mujeres, a 62 años, y los hombres, a los
65, podrán, si lo desean, jubilarse anticipadamente con una pensión
del 50%. Pero para ello, las mujeres deberán haber cotizado durante 35
años y los hombres durante 40 años.
Según recientes estudios, la
mitad de los habitantes de Polonia, país de 38,2 millones de habitantes,
tendrá más de 50 años hacia 2042 y sólo un tercio de los polacos estará
activo en el mercado del trabajo.
Las discusiones sobre la
reforma de las jubilaciones generaron una importante ola de protestas
por parte de los sindicatos y de la oposición, tanto de izquierda como
de derecha.
Tras la aprobación por parte de los diputados, los
sindicalistas de Solidaridad bloquearon todas las salidas del hemiciclo.
A finales de marzo, más de 10.000 personas protestaron en las calles de
Varsovia contra esta reforma.
Para que entre en vigencia, la reforma debe aún ser aprobada por el Senado y promulgada por el presidente Bronislaw Komorowski.
La chambre basse du parlement polonais approuve la retraite à 67 ans
VARSOVIE - La Diète (chambre basse) polonaise a approuvé vendredi le
recul de l'âge de la retraite qui passera progressivement à 67 ans, un
projet élaboré par le gouvernement libéral du Premier ministre Donald
Tusk.
Selon la nouvelle loi, l'âge de la retraite, actuellement
60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes, sera reculé
progressivement à partir de 2013, pour atteindre 67 ans en 2020 pour les
hommes et en 2040 pour les femmes.
268 députés de la coalition
gouvernementale, soutenus par des députés de l'un des partis de gauche,
le Mouvement Palikot, ont voté pour cette réforme. 185 députés étaient
contre et deux autres se sont abstenus.
La loi prévoit que les
femmes, à 62 ans, et les hommes, à 65 ans, pourront, s'ils le
souhaitent, prendre une retraite anticipée d'un montant réduit de 50%.
Les femmes devront toutefois avoir cumulé 35 ans de cotisations et les
hommes 40 ans.
La réforme concerne également les militaires de
carrière et les policiers de différentes formations qui devront
travailler 25 ans, contre 15 ans aujourd'hui, pour acquérir le droit à
la retraite.
Avec cette réforme, la Pologne rejoindra plusieurs
autres pays de l'UE qui ont déjà décidé de reculer l'âge de la retraite à
67 ans, dont le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne et les Pays-Bas, selon
les libéraux polonais.
Une hausse radicale et permanente de la
cotisation retraite serait l'unique alternative à la réforme
gouvernementale, a estimé le chef du gouvernement lors d'un débat
houleux au parlement précédant le vote.
Le gouvernement de M.
Tusk voit dans cette réforme une réponse à la tendance à la baisse
démographique, au vieillissement de la population et au risque d'un
manque dramatique de main d’œuvre en Pologne à l'horizon des années
2040.
Selon de récentes études, plus de la moitié des habitants
de la Pologne, pays de 38,2 millions d'habitants, auront plus de 50 ans à
l'horizon 2042 et un tiers seulement des Polonais seront alors actifs
sur le marché du travail.
La réforme des retraites a provoqué,
dès le début des travaux sur ce texte, une importante vague de
protestations de la part des syndicats et de l'opposition, tant de
gauche que de droite.
En réponse au vote positif sur la réforme,
les syndicalistes de Solidarité ont bloqué avec des chaînes toutes les
portes du parlement, pour empêcher les députés d'en sortir.
Fin
mars, plus de 10.000 personnes avaient manifesté dans les rues de
Varsovie contre cette réforme, à l'appel du syndicat Solidarité.
Pour
entrer en vigueur, la loi sur le recul de l'âge de la retraite doit
encore être approuvée par le Sénat et promulguée par le président
Bronislaw Komorowski.
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
Le cycle de conférences publiques proposé cette année veut aborder les événements en cours à travers une vision globale, ancrée dans l’histoire des pays d’Islam. En se situant dans la longue durée, au sein d’un espace élargi à l’ensemble du monde musulman, il offrira une réflexion sur les phénomènes révolutionnaires, les aspirations démocratiques et la mise en place des nouveaux régimes...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
Cette conférence visera à réinsérer dans l’histoire des deux dernières décennies, l’incapacité palestinienne actuelle à reconstruire un programme politique consensuel dans le cadre d’une impasse diplomatique toujours d’actualité...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
Plus d’un an après la chute de Moubarak, l’armée est toujours au pouvoir en Égypte et les partis islamistes ont remporté les élections législatives. On examinera le devenir de la Révolution du 25 janvier 2011. Cette conférence tentera de dresser un bilan de la situation actuelle et de dresser quelques perspectives d’avenir...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
L’histoire algérienne officielle enseigne que le FLN dirigea une « révolution » (thawra). Thawra signifie en arabe révolte, insurrection. En fait il conduisit une guerre populaire contre la domination coloniale davantage qu’il ne conçut et prépara une révolution de la société. Il ne fut guère révolutionnaire si l’on dépasse l’acception d’une révolution anticoloniale, et compte tenu ...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
La comparaison entre le mouvement constitutionaliste des années 1906-1911 qui transforma la monarchie traditionnelle à tendance absolutiste des Qâjârs en un régime monarchique parlementaire à tendance laïque et la révolution dite « islamique » de 1978-79 qui bouleversa complètement les institutions pour mettre au pouvoir les clercs chiites est riche d’enseignements. Parmi les traits ...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
La révolte arabe de 1916 est le premier événement arabe à être qualifié de révolution dans la langue arabe; C'est un événement matriciel à l'origine des États arabes du Proche-Orient contemporain. On en examinera les origines, le déroulement et les conséquences...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
Rejetée dans l’ombre par les réformes kémalistes de l’entre-deux-guerres, la révolution qui s’est produite en 1908 dans l’Empire ottoman est aujourd’hui oubliée : pour situer les révolutions arabes dans l’histoire, on a évoqué toutes sortes de révolutions du passé, sauf celle-là. Pourtant, cette révolution s’est produite dans un État musulman...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
La conférence vise à éclairer une double opposition du fait révolutionnaire ottoman. A l’époque moderne, l’histoire est riche en détrônements de sultan, en mutineries de janissaires et en révoltes populaires, fomentées à Istanbul ou dans les provinces. En revanche, elle comporte très peu de révolutions de palais ou de rébellions fiscales. À l’époque contemporaine, les élites politiques ...
Révolutions dans le monde musulman : l’actualité au regard du passé
Cette conférence initiale portera, dans un premier temps, sur les passions et attentes révolutionnaires qui habitent le monde, d’abord européen, puis non-européen, depuis plusieurs siècles. Nous esquisserons ensuite un « portrait-type » de la « configuration révolutionnaire », où les palais, encore occupés par les détenteurs du pouvoir ne parviennent plus à reproduire de l’obéissance ...
Nous étions 32 ce matin face à la Délégation de l'Union européenne
Espérons que nous serons plus nombreux demain dimanche: Le mouvement Désobéissance appelle à une manif le 13 Mai 2012 à l'avenue H Bourguiba devant le théâtre municipal à 12 heures
La distribution actuelle des ressources économiques condamne l’immense majorité de la population mondiale à la pauvreté ou à l’incertitude quotidienne, et les générations futures à un héritage marqué par les catastrophes écologiques. Tout ça pour le bénéfice d’un petit nombre. Nous réclamons une justice sociale, nous ne ferons pas un pas en arrière dans la défense de nos droits. Nos représentants ont l’obligation de répondre à nos besoins, ils doivent nous écouter.
Alors, dans le monde entier, le 12 MAI 2012, soyons à l’unisson le haut-parleur de la révolte.
Parce que nous sommes les 99%.
Parce que nous ne sommes pas de la marchandise aux mains des politiciens ni des banquiers. Prenons les rues le 12 Mai 2012.
TUNIS : Samedi 12 MAI 2012 11 heures
Rassemblement devant le siège
de la Délégation de l’Union européenne
rue du Lac biwa, Berges du Lac Rendez-vous pour covoiturage
à la gare Tunis-Marine à 10 h 30
Assemblée EuropeanRevolution-Tunisie
نحن ال 99%
إنّ التوزيع الحالي للثروات الاقتصادية يحكم على الأغلبية العظمى من السكان في العالم بالفقر والخصاصة ويمنح الأجيال القادمة إرثا يحمل في طياته كوارث بيئية. كل هذا حتى تستأثر قلة قليلة من رغد العيش.
نحن ولئن نؤكد الحق في العدالة الاجتماعية ولن نتأخر في الدفاع عنه، فإن على ممثلينا السياسيين واجب الاستجابة لحاجياتنا وعليهم سماعنا.
فليكن إذا يوم 12 ماي 2012 صوت الثورة في كل أنحاء العالم.
لأنّنا 99%
ولأنّنا لسنا سلعة بيدي رجال المال والسياسة.
فلننزل إذا إلى الشوارع يوم 12 ماي 2012
تونس :السّبت12 ماي 2012 على الساعة 11 صباحا
وقفة احتجاجيّة أمام مقرّ
مفوّضيّة الاتّحاد الأوروبيّ
نهج بحيرة بيوا، ضفاف البحيرة
كونوا في الموعد أمام محطّة تونس البحريّة السّاعة 10 و 30دق. سنشترك في استعمال السّيّارات الخاصّة
مجلس الثّورة الأوروبيّة بتونس
Rise up on May 12th, 2012 - We are the 99%
On the 15th of October 2011 we took to the streets in over 1000 cities
in 82 countries. We got organized and took the first steps on the road
to dignity and global change. That was more than six months ago yet we
continue to have to raise our voices to make politicians and bankers
understand that they in no way represent us. We are united in our
demands: the welfare of the 99% must be respected.
Governments only represent us if they follow the will of the vast
majority, not just the privileged few.We are united, we are everywhere,
we are where you least expect us.
We demand, firmly but without
violence: social justice, wealth distribution and an ethic of commons.
We condemn poverty, inequality, environmental devastation and corruption
as tools of subjugation by the powerful on society.
We will
not stop until we achieve our objectives: the 99% will take to the
streets again and again until we have a say in the world in which we
live. We want global change. Let's turn the streets into the world's
biggest loudspeaker on the 12th of May.
Because we are the 99%, we are not owned by politicians and bankers. Take to the streets on May 12th! Join us.
TUNIS:
Saturday 12th of May, 11AM RALLY IN FRONT OF THE EU DELEGATION, Rue du Lac
Biwa, Berges du Lac. Car pooling at 10:30 at the Tunis-Marine Station
(TGM)
1. By signing the EU-Tunisia Association
Agreement with the regime of Ben Ali, the European Union has made this
country one of its departments and its people consumers and a mass of
cheap labor for the greater benefit of European and multinational
corporations. However, the free movement of products and merchandise has
not been accompanied by the freedom of movement for people. The golden
bridge offered to European corporations has not given reciprocal civil
rights to Tunisian citizens. While European Union citizens are welcome
in Tunisia, while they can enter and stay in the country as they wish,
Tunisian citizens are effectively considered to be undesirables in
European Union territory. In fact, the agreement establishes Tunisia as a
submissive new “protectorate.”
2. The Tunisian protectorate has gone into debt
to banks and governments of the European Union. The interest on this
odious debt, while it represents a drop in the ocean of the financial
crisis that faces the European Union today, is a significant sum for
Tunisia, diverting funds from education, health, and development in
general.
3. The Tunisian Revolution is far from
complete. The dictator whom we prefer to call the “dictated to” is
gone, but the apparatus of power and corruption established during his
reign is still in place. The Tunisian people still have work to do to
finally implement a real democracy. They should find their own way to
do this, away from the “advice” offered by friends who discovered
Tunisia after January 14, 20111. All of these new “friends”, from
Madrid to Warsaw by way of Berlin, Munich and Bucharest, have rushed to
offer their own model of democratic transition, accompanied by
promises of purses of Euros. But now the crisis in which most European
countries find themselves, beginning with Greece and Spain, shows the
impasse which many of these countries face after the transition from
dictatorship to the “democracy” of the market and its masters, the
banksters.
4. Spurred on by the Tunisian and Egyptian
revolutions, the people of Europe, beginning with the “no future”
youth, precarized and tricked, have launched massive movements of
revolt, questioning the system of democracy by delegation, so-called
“representative”, which they rightly consider no longer represents
them. Millions of European citizens have occupied the squares of
Athens, Madrid, Barcelona, Lisbon, Berlin, Frankfurt, Paris, Rome,
London and dozens of other cities on the continent. These movements
enter history under the name Indignants.
5. Beyond their great diversity, the social
movements which agitate the European Union have one common denominator:
the refusal of the austerity plans dictated in Brussels, Frankfort and
Berlin to solve THEIR crises by demolishing the social gains of the
last 67 years and by dismantling vital public sectors: education,
health, welfare, pensions, transportation and energy. These movements
are struggling to salvage the possibility of bare survival of the
majority of the population and the endangered rights of its citizens.
In this respect, the people of the European Union see their situation
approaching that of those in the southern Mediterranean, Tunisia
included.
6. As world citizens living in Tunisia, we
consider ourselves part of these movements. Our aim in going together
is to build a bridge between the peoples of Europe, Tunisia and the
rest of the Mediterranean, becoming roving ambassadors for this
European Union of the Peoples which is emerging against the European
Union of banksters and corrupt politicians who do their bidding. To
this end, we plan to gather, to inform, and to act.
7. Informing With every means at our disposal, we want to inform
Tunisian citizens of the situation in Europe and European citizens of
the situation in Tunisia.
8. Meeting We will work to establish horizontal partnerships
between groups of European and Tunisian citizens to develop alternative
common and autonomous projects.
9. Acting We want to participate locally with initiatives
launched by movements of social mobilization in Europe and in
association with all motivated Tunisian citizens.
10. Every interested citizen of Europe and of Tunisia can contact us and participate in our activities.