mercredi 21 octobre 2015

Netanyahou: "Hitler ne voulait pas exterminer les juifs" -

par Haaretz, 21/10/2015
Original: Netanyahu: Hitler Didn't Want to Exterminate the Jews 
Le Premier ministre israélien déclare devant le Congrès sioniste mondial qu'Hitler voulait seulement expulser les Juifs, mais que le Grand Mufti de Jérusalem l'a convaincu de les exterminer, une affirmation qui a été rejetée par la plupart des spécialistes reconnus de l'Holocauste.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a suscité tollé public lorsqu'il a affirmé mercredi que le Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini, a été celui qui a implantée l'idée de l'extermination des Juifs d'Europe dans la tête d'Adolf Hitler. Le dirigeant nazi, a déclaré Netanyahou, n'avait pas l'intention de tuer les Juifs, mais seulement de les expulser.
Dans un discours devant le Congrès sioniste mondial à Jérusalem, M. Netanyahou a décrit une rencontre entre Husseini et Hitler en Novembre 1941: "Hitler ne voulait pas exterminer les juifs à l'époque, il voulait expulser le Juif (sic). Et Hadj Amin Al Husseini est allé voir Hitler et lui a dit : Si vous les expulsez, ils vont tous venir ici (en Palestine)". Selon Netanyahu, Hitler a alors demandé : "Que dois-je faire?" Et le mufti a répondu: "Brûlez-les".
 
Le survivant : "Quoi ? Va donc étudier !"
Hitler : "Merci, Bibi !"
Carlos Latuff

mercredi 14 octobre 2015

Algérie : de Ghardaïa à In Salah, entre tribalisme, révolte sociale et gaz de schiste

Rabha Attaf s'est rendue en Algérie en juillet dernier et en a rapporté ce reportage, d'où il ressort que les affrontements "ethniques" de Ghardaïa dégagent une forte odeur de…gaz de schiste
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Impossible de savoir avec précision ce qui a réellement mis le feu aux poudres. En ces derniers jours de Ramadhan, Ghardaïa n'est plus que l'ombre d'elle même. La capitale du Mzab, hier florissante, porte encore les stigmates des affrontements communautaires qui ont  régulièrement enflammé  la ville et ses alentours depuis octobre 2014. En fait, depuis 2013, les vieilles rancunes entre Mozabites et populations arabes venues s'installer dans l'oasis au fil du temps sont remontées à la surface, donnant lieu à des altercations sporadiques. Mais en décembre 2014, les incidents se sont aggravés, avec l'incendie planifié de plusieurs dizaines d'habitations dans les quartiers mozabites, semant une panique généralisée. Malgré quatre mois de pourrissement, les autorités algériennes avaient brillé par leur absence.

Puis, en avril 2015, 10 000 gendarmes ont été déployés pour mettre un terme aux affrontements meurtriers. Postés tel un cordon sanitaire à l'entrée des sept ksours mozabites -villages fortifiés surplombant les autres quartiers de Ghardaïa- ils veillent, sous une chaleur caniculaire, à maintenir un calme artificiel. Les policiers, venus en renfort de l'ouest du pays, n'avaient pas réussi à mater les belligérants.  Pas étonnant : la police nationale algérienne est le premier employeur de jeunes diplômés au chômage, rapidement opérationnels après une formation sommaire. Trop jeunes et inexpérimentés, d'après des témoins, ils avaient été accusés de prendre parti contre les Mozabites et de protéger les « Cha'anba » -le nom de tribu utilisé pour désigner d'une façon lapidaire les « envahisseurs  arabes » bien que les Cha'anba soient eux aussi de souche berbère, comme les Mozabites.


Malgré ce déploiement, les affrontements ont continué crescendo jusqu'en juin, de façon sporadique -à coups de jets de pierres, de coktails Molotov, de « tire-boulons » (frondes bricolées)  et d'armes artisanales en tout genre- avec comme principaux foyer Berriane et El Guerrara, deux localités aux vastes palmeraies proches de Ghardaïa. Car très vite le conflit,  apparemment déclenché par des  bandes rivales de jeunes aux allures de «hooligans », s'est transformé en guérilla idéologique sous la pression d'agitateurs « vedettes » crachant leur venin sur les réseaux sociaux. Les noms utilisés pour désigner l'adversaire -« Ibadites » contre « Malékites », « Amazigh » contre « Arabes »- ont en effet jeté de l'huile sur le feu et fabriqué un  véritable climat d'affrontements communautaires.


Précisons que le M'zab est le fief traditionnel des Mozabites, ayant adopté le rite ibadite au VIIIème siècle. Sur les 400 000 habitants que compte Ghardaïa, ils sont 300 000, traditionnellement commerçants ou propriétaires fonciers. Mais depuis 1984, la composition sociologique de la ville -devenue capitale régionale- s'est modifiée, avec l'afflux d'Algériens venus des autres régions pour y travailler dans les complexes pétroliers ou occuper des postes d'encadrement dans l'administration qui se mettait en place. Ainsi, les Mozabites, qui forment une micro-société organisée particulièrement  puritaine et pratiquant l'entre-soi, se sont sentis envahis par ces Algériens aux mœurs trop laxistes à leur goût.

« Notre communauté est contrôlée d'une façon stricte », m'expliquait un jeune érudit mozabite rencontré dans le ksar d'El-Mlika (La Reine) qui domine la ville. « Le Conseil des 'Azzaba (conseil des Sages) veille au respect de la loi religieuse et chaque groupe est encadré. Contrairement aux Arabes, nos jeunes sont surveillés !». Et comme en écho à ce discours, des versets coraniques psalmodiés à l'unisson  par des enfants s'échappaient de la mosquée toute proche. « Le conflit ne date pas d'hier », poursuivait-il sur sa lancée. « Nous, nous sommes des commerçants travailleurs et pacifiques, établis ici depuis des siècles. Alors que les Bédouins, venus plus tard, sont connus pour être des voleurs et des fainéants ! ». Et de m'expliquer que les maisons des Arabes brûlées au sein même des quartiers mozabites le furent en représailles aux incendies criminels de maisons mozabites. Bref, une spirale de violence devenue incontrôlable.

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Ghardaïa vue du ciel



Les crimes globaux du capital et la guerre contre les migrants



par Antonio Mazzeo
Les images qui resteront de l'été 2015 seront celles qui illustrent les crimes globaux de l'Europe du capital et des profits, des droits violés et déniés, de l'apartheid et des discriminations. Les raids aériens ... Lire la suite
space is green
 

lundi 12 octobre 2015

Les origines coloniales du plan de "renflouement" de la Grèce


Original: The Colonial Origins of the Greek Bailout
Traduction disponible : Ελληνικά   
Lorsque les dures conditions d'un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce ont été connues le 12 juillet dernier, beaucoup se sont demandé si le pays pouvait encore être considéré comme un État souverain. Le terme "Colonie de la dette", utilisé depuis longtemps par Syriza et ses partisans, s'est soudain retrouvé partout dans la presse. Même le Financial Times a utilisé une terminologie impériale: "Un plan de sauvetage aux conditions énoncées à Bruxelles", pouvait-on lire dans son éditorial du 13 juillet, "risque d'apparenter la relation avec la Grèce à celle d'un seigneur colonial avec son vassal.".
De telles suggestions ont entraîné des comparaisons historiques. On a fait entre autres un parallèle avec l'Égypte de la fin du XIXème siècle. En 1876, alors que l'Égypte, lourdement endettée, frôlait la faillite, le khédive Ismaïl Pacha accepta la création d'une commission internationale, composée d'Européens, pour superviser le budget égyptien et contrôler certaines sources de recettes publiques. Cette disposition, destinée à assurer le service de la dette étrangère dans les délais fixés, a ouvert une nouvelle période d'intervention européenne, longue et intensive en Égypte : la Caisse de la Dette Publique n'a été abolie qu'en 1940.
Dans le cas de la Grèce, la comparaison avec l'Égypte du XIXe siècle acquiert un poids largement polémique comme métaphore: les dirigeants de la zone Euro ne devraient pas traiter la Grèce comme si elle était un territoire semi-colonial. Mais il y a là plus qu'une simple métaphore, du moins historiquement parlant. Comme des travaux récents d'histoire internationale l'ont démontré, il existe des continuités importantes, et souvent occultées, entre les institutions et les pratiques de l'impérialisme européen et les systèmes de gouvernance mondiale créées ou déployés dans la seconde moitié du XXème siècle. [1]

vendredi 9 octobre 2015

Ernesto Che Guevara, 14/6/1928-9/10/1967: Hasta Siempre Comandante


Homar Garcés
Che, más alla del mito - El 11 de octubre de 1967, Walt Rostow, asesor del presidente estadounidense Lyndon Johnson, le envía a éste un memorando donde analiza las implicaciones del ajusticiamiento de Ernesto Che Guevara: "Su muerte marca la desaparició ... Lire la suite

Ernesto Che Guevara
“Crear dos, tres…muchos Vietnam”
Mensaje a los pueblos del mundo a través de la Tricontinental
Este mensaje, escrito en Cuba en 1966, mientras Ernesto Che Guevara  se entrenaba para combatir en Bolivia, fue publicado el 16 de abril de 1967, en forma de folleto como suplemento especial de la revista Tricontinental, órgano del Secretariado ...Lire la suite
 
“Créer deux, trois…de nombreux Vietnam”
Message aux peuples du monde via la Tricontinentale

Ce message, écrit à Cuba en 1966, pendant que le Che se préparait à aller combattre en Bolivie, a été publié le 16 avril 1967 sous forme de supplément spécial à la revue Tricontinental, ...Lire la suite

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 Les mains du Che, coupées sur ordre de la CIA après son assassinat le 9 octobre 1067, à des fins d'identification par des policiers argentins envoyés à La Higuera en Bolivie
 

jeudi 1 octobre 2015

L'impitoyable humanisme de l'Europe

par Kartésios Καρτέσιος, 25/9/2015. Traduit par  Christine Cooreman, édité par  Fausto Giudice, Tlaxcala 
Original: Ο ανθρωπισμός των σκατόψυχων 

Nous voilà donc débarrassés des prétextes. L’Europe, c'est-à-dire, Merkel, a décidé de créer ce qu’elle appelle des « points chauds » (hot spots), c'est-à-dire, des centres d’identification de migrants et de refugiés, qui seront établis en Grèce et en Italie. Selon le plan, on y identifiera tous ceux qui entrent en UE, l’on y séparera les refugiés des migrants économiques ; les refugiés seront intégrés à la procédure d’asile et, ensuite, seront répartis dans les autres États membres. Les migrants économiques, quant à eux, seront refoulés.
Ce qui veut dire que le chargé du tri posera la question : « Toi, de quoi es-tu menacé ? ». Si le désespéré répond : « D’une bombe », il passera le test. S’il répond : « De faim », il obtiendra la réponse : « Allez, ouste ! Crève, connard !». Et, ça, c’est une politique humanitaire. C’est de la civilisation. Et c’est accepté par tous les gouvernements de l’UE. Qu’ils soient de droite, de gauche ou socialistes. Ils considèrent logique de choisir qui l’on va sauver et qui l’on va envoyer mourir, avec comme seul critère celui de l’argent que le candidat est susceptible d’avoir dans un bas de laine.
Car, en fait, c’est ce qui se passe. Les refugiés syriens sont plus … faciles à digérer par la culture européenne : dans leur majorité, ils disposent d’un bon niveau d’instruction, ils ont laissé des avoirs derrière eux et emporté autant d’argent ou de bijoux qu'ils ont pu mettre dans leur sac à dos. Eux, ils sont bienvenus en Europe, c'est-à-dire, en Allemagne. Ils pourront, dans un premier temps, constituer le nouveau prolétariat des scientifiques. En même temps, il est certain que, une fois le carnage terminé en Syrie, bon nombre de refugiés liquideront les avoirs dont ils disposaient dans leur pays et transfèreront l’argent vers leur nouveau et accueillant foyer européen.

mercredi 23 septembre 2015

Ce que Samaras n'avait pas osé, Tsipras l'a fait ! Δεν το τολμήσει ο Σαμαρας το κανει ο Τσίπρας

Le président et le trésorier de POSPERT  emmenés au commissariat de police de Kypseli (Athènes)
La cause: la station de radio ERTOpen
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Il y a une heure, le président de POSPERT (syndicat des travailleurs d'ERT) Panagiotis Kalfagiannis, et le trésorier, Dimitris Kounis, ont été ammenés au commissariat de police de Kypseli.
ERTOpen est une radio qui avait été créée par POSPERT et le personnel licencie d'ERT, peu après l'invasion du bâtiment de l'ancienne Radio-TV publique ERT par les forces de l'ordre, en 2013.
Le Premer ministre actuel avait, lui aussi, parlé sur cette radio. Aujourd'hui, le nouveau gouvernement venait à peine de prêter serment qu'il a osé faire ce que pas même Samaras n'avait osé faire : passer la muselière à une voix qui ne s'était jamais tue et qui a toujours parlé de ce qui, de nos jours, est considéré comme relevant de champs "hors réalisme politique".
Ainsi, la police s'est rendue au centre d'émission d'ERTOpen à Galatsi, avec l'ordre de fermer l'émetteur "illégal" et d'arrêter les responsables.
Pour que le technicien qui surveillait l'émetteur ne soit pas arrêté, le président et le trésorier de POSPERT se sont immédiatement rendus sur place et ont été, eux, arrêtés.

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jeudi 17 septembre 2015

While the world is burning, the cat grooms itself *
The new religion of Varoufakis: "pure reason"

by Fausto Giudice, 16/9/2015. Translated by Jenny Bright


Yanis "Allstar" Varoufakis has just published an article in the Frankfurter Allgemeine Zeitung, the central organ of the PGB (Party of German Bosses) an article that blows us away, to which it seems necessary to respond.

Like Kador, the dog of Binet's  Bidochon comic duo, Varouf is a reader of Kant. This we have known since last February when, just appointed Minister of Finance, he had once quoted the philosopher of Königsberg, but with a healthy dose of irony. This time, all irony disappeared. In his article, which reads like a Sunday morning sermon - it is published in the Sunday edition of FAZ-, Varouf engages in an improbable shining of Berlin shoes. Our readers are in general rushed and overwhelmed people, so we offer a summary of Varoufs Kantian message, followed by a brief commentary. Readers who have the desire and time can read the whole article, published in English, German, Italian and Portuguese.

Εδώ ο κόσμος χάνεται, και ο φαλακρός χτενίζεται
Η νέα θρησκεία του Βαρουφάκη: ο «Καθαρός Λόγος» του Καντ

του Fausto Giudice, 16/9/2015. Μετάφραση Christine Cooreman

Ο Γιάνης  "Allstar" Βαρουφάκης μόλις δημοσίευσε ένα άρθρο στην Frankfurter Allgemeine Zeitung, το κεντρικό όργανο του ΚΕΓ (Κόμμα Εργοδοτών Γερμανίας) ένα άρθρο το οποίο μας αφήνει άφωνους και στο οποίο θεωρούμε πως είναι απαραίτητο να απαντήσουμε.
Όπως ο Kador -ο σκύλος των Bidochon*[1]- ο Μπαρουφάκης, λοιπόν, είναι αναγνώστης του Καντ. Αυτό το γνωρίζαμε ήδη, καθώς, άμα τω διορισμώ του ως υπουργός οικονομικών, είχε αναφερθεί για πρώτη φορά στον φιλόσοφο του Königsberg, αλλά με μια γερή δόση ειρωνείας. Αυτήν την φορά όμως, κάθε ειρωνεία έχει εξαφανιστεί. Στο άρθρο του, που διαβάζεται σαν κήρυγμα της Κυριακής - δημοσιεύτηκε στην κυριακάτικη έκδοση της FAZ-, ο Μπαρουφάκης αναπτύσσει ένα απίστευτο γλείψιμο της βερολινέζικης μπότας. Καθώς οι αναγνώστες μας είναι γενικά άνθρωποι βιαστικοί και πολυάσχολοι, σας προτείνουμε μια περίληψη του καντιανού μηνύματος του Μπαρουφάκη, ακολουθούμενη από ένα σύντομο σχόλιο. Οι αναγνώστες μας που επιθυμούν και έχουν τον χρόνο, μπορούν να αναγνώσουν ολόκληρο το άρθρο του που κυκλοφόρησε εις την αγγλικήν, γερμανικήν, ιταλικήν και πορτογαλικήν.

mercredi 16 septembre 2015

Le monde brûle, et le chat se peigne*
La nouvelle religion de Varoufakis : la "raison pure"

par Fausto Giudice, 16/9/2015
Yanis "Allstar" Varoufakis vient de publier un article dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'organe central du PPA (Parti patronal allemand) un article qui nous laisse pantois et auquel il nous semble nécessaire de répondre.

Comme Kador, le chien des Bidochon, Varouf est donc un lecteur de Kant. Cela, nous le savions depuis février dernier, lorsque, à peine nommé ministre des Finances, il avait cité une première fois le philosophe de Königsberg, mais avec une bonne dose d'ironie. Cette fois-ci, toute ironie a disparu. Dans son article, à lire comme un sermon du dimanche matin – il est paru dans l'édition dominicale de la FAZ-, Varouf se livre à un invraisemblable cirage de pompes berlinoises. Nos lecteurs étant en général des gens pressés et débordés, nous vous proposons un résumé du message kantien de Varouf, suivi d'un bref commentaire. Les lecteurs qui en ont l'envie et le temps peuvent lire l'ensemble de son article, paru en anglais, allemand, italien et portugais.

lundi 14 septembre 2015

Τι μας λένε οι Έλληνες-ίδες, και τι μπορούμε να τους πούμε

του Fausto Giudice, 14/9/2015. Μετάφραση Christine Cooreman

Ποια είναι τα διδάγματα που μπορούμε να εξάγουμε από την ελληνική εμπειρία των τελευταίων οχτώ ετών*;  Θέτω προς συλλογισμό και συζήτηση ορισμένες (υπο)θέσεις που η εμπειρία αυτή μου γεννά :
1-     Η ευρωζώνη είναι ένα σιδερένιο κλουβί. Δεν εκδημοκρατίζεις τα κλουβιά. Τα καταστρέφεις.
2-     Η εξουσία (σε αυτό το κλουβί) είναι στα χέρια των γερμανικών, γαλλικών, αγγλικών και ολλανδικών τραπεζών.  

3-     Μια εθνική κυβέρνηση προερχόμενη από μια κοινοβουλευτική δημοκρατία δεν διαθέτει εκεί μέσα κανένα περιθώριο ελιγμού, καμιά πραγματική δύναμη. Δεν μπορεί παρά να εφαρμόσει τις οδηγίες των Βρυξελλών, του Βερολίνου και της Φρανκφούρτης.

4-     Η εθνική κυριαρχία δεν έχει σήμερα κανένα νόημα. Η λαϊκή κυριαρχία έχει, αλλά υπό ορισμένες προϋποθέσεις.

Ce que nous disent les Grec-ques, et ce que nous pouvons leur dire

par Fausto Giudice, 14/9/2015
Quelles leçons peut-on tirer de l'expérience grecque des huit dernières années*? Je soumets à la réflexion et à la discussion quelques (hypo)thèses que cette expérience me suggère :
  1. L'Eurozone est une cage de fer. On ne démocratise pas les cages. On les détruit.
  2. Le pouvoir y est détenu par les grandes banques allemandes, françaises, anglaises et hollandaises.
  3. Un gouvernement national issu d'une majorité parlementaire n'y dispose d'aucune marge de manœuvre, d'aucun pouvoir réel. Il ne peut qu'appliquer les directives de Bruxelles, Berlin et Francfort.
  4. La souveraineté nationale n'a aujourd'hui plus aucun sens. La souveraineté populaire oui, mais à certaines conditions.
  5. La seule alternative possible à ce système doit être construite depuis le bas, erga omnes (pour tous), sans œillères et sans exclusives idéologiques.
  6. Cette alternative doit viser à satisfaire les besoins fondamentaux des gens, dans la seule perspective de gestion correcte des biens communs, c'est-à-dire l'autogestion de ces biens.
  7. Cette alternative peut et doit être construite hic et nunc (ici et maintenant), indépendamment de la politique politicienne, des échéances électorales et des structures établies de démocratie représentative.
  8. Seul un peuple disposant de la souveraineté alimentaire et économiquement autonome peut tourner le dos aux banques et à leur système, et donner un sens concret à son "NON".
  9. Les Grec-ques n'ont pas le choix : s'ils/elles veulent donner un sens à leur "NON", ils/elles doivent mettre en pratique un "OUI". Oui à :
    a) Un retour à leur terre, en la cultivant pour avoir de quoi manger :"La terre à ceux qui la travaillent".

    b)La création de leurs propres monnaies, sociales, locales, autogérées, non-bancaires, dont le cours sera indexé sur le temps de vie : 1 DD (δημοτικη δραχμή/drachme populaire)= 1 heure de vie.
    c) La création de leurs propres sources d'énergie, renouvelable, gratuite, propre.
    d) La création de leurs propres structures de pouvoir populaire (λαοκρατία/laokratia**) pour la gestion des biens communs, des territoires et des relations sociales. Une démocratie directe, horizontale, sans délégation, sans bureaucratisation, avec des mandats électifs tirés au sort et révocables à tout moment.
C'est seulement en devenant une zone libérée en Europe que la Grèce pourra faire basculer celle-ci dans une logique de sortie de la cage de fer.
Ni Euro ni drachme!
Laokratia!
Notes
*En comptant à partir du 6 décembre 2008, date de l'assassinat d'Alekos à Exarchia, qui a ouvert un cycle prolongé de luttes, avec des hauts et des bas.
**Laokratia: pouvoir populaire, terme désignant les structures mises en place par la résistance grecque dans les zones libérées durant la "guerre civile" de 1945 à 1948
Photo agropanos77

vendredi 4 septembre 2015

Les réfugiés devraient demander l'asile dans des synagogues

par Gilad Atzmon, 2/9/2015. Traduit par Eve Harguindey, Tlaxcala
Original: Refugees Should Seek Refuge In Synagogues 
Español Los refugiados deberían buscar asilo en las sinagogas
Italiano I rifugiati dovrebbero chiedere asilo nelle sinagoghe
Deutsch Die Flüchtlinge sollten Zuflucht in den Synagogen suchen
Español Los refugiados deberían buscar asilo en las sinagogas
Italiano I rifugiati dovrebbero chiedere asilo nelle sinagoghe  - See more at: http://www.promosaik.blogspot.de/#sthash.9ZyFlsk6.dpuf

Hier (mardi 1er septembre) l'Allemagne s'en est prise à la Grande-Bretagne à propos de la crise des migrants. L'Allemagne prévoit d'accepter 800.000 demandeurs d'asile d'ici la fin de l'année. La Grande-Bretagne se prépare aussi à la catastrophe croissante de réfugiés : elle a fermé ses portes. L'appel allemand est sensé, je dois l'admettre. Après tout, c'est Tony Blair et son gouvernement travailliste qui ont lancé la guerre criminelle qui a conduit à cette crise humanitaire mondiale. Mais Blair n'était pas seul. En fait, il n'était simplement qu'un Shabbes Goy*.
Lorsque Blair a mené la Grande-Bretagne en Irak, son principal collecteur des fonds était Lord Michael Levy, alias Lord Cashpoint (distributeur automatique), des Amis travaillistes d'Israël. David Aaronovitch  et Nick Cohen, qui écrivent dans Jewish Chronicle, furent, dans les médias britanniques et au-delà, parmi les défenseurs les plus acharnés des guerres interventionnistes immorales.

Depuis lors, nous avons vu le lobby juif exercer ouvertement des pressions pour plus et plus de guerres (Syrie, Iran, Libye, etc.). En France, ce sont le CRIF et Bernard-Henri Levy qui ont poussé à l'intervention en Libye qui a transformé la mer Méditerranée en piège mortel.

Je ne sais pas combien de réfugiés Lord Levy, Bernard-Henri Levy et David Aaronovitch peuvent accueillir dans leurs chambres d'amis. Mais je crois que la communauté juive devrait se mettre immédiatement à l'avant-garde de tout effort humanitaire pour les réfugiés.

D'abord parce que les Juifs prétendent en savoir plus que quiconque sur la souffrance. Mais surtout parce que c'est une politique agressive juive et le lobbying sioniste mondial qui ont amené cette colossale crise de réfugiés.
NdT
*Un Shabbes goy, Shabbat goy ou Shabbos goy, goy du sabbat, est un non-juif qui aide régulièrement une personne ou une organisation juive en exécutant pour elle certains actes que la loi juive lui interdit le jour du Shabbat.

mardi 1 septembre 2015

“Les jeunes doivent prendre le relais”
Marie-Jo Fressard, animatrice de SOLIDMAR

Marie-Jo Fressard, une enseignante retraitée française qui vit à Gap, dans les
Hautes-Alpes, anime l'association SOLIDMAR 05 de solidarité avec les peuples du Maroc et du Sahara occidental  et le blog solidmar. Créé en mars 2009, ce blog a publié en 6  ans et demi, 10 800 articles et a reçu 3,2 millions de visites. Il est donc devenu un outil indispensable d'information sur le Maroc et le Sahara occidental. Marie-Jo vient en outre de publier un livre relatant son expérience de marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains. Elle a bien voulu répondre à nos questions.

Quels sont les objectifs principaux de votre initiative ?
J’étais enseignante. Est-ce pour cette raison que j’ai toujours éprouvé le besoin de “transmettre” ce que moi-même je découvrais ? Des travaux artistiques pour les enfants, des itinéraires de randonnée, et la dénonciation des violations des droits de l’Homme, que ce soit journellement à travers le blog solidmar, ou à travers mon témoignage de parrainage “Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques du Maroc”...
http://solidmar.blogspot.com/
Une thématique qu'à ProMosaik nous considérons comme très importante est celle-ci : Maroc : Demande de poursuites contre les Juifs qui vont s’entraîner dans l’armée israélienne
J’ai toujours trouvé anormal que les jeunes, inconscients d’avoir été manipulés, qui s’engagent, en Syrie par exemple, soient culpabilisés et/ou réprimés, même s’ils s’étaient engagés, sincèrement, voire naïvement, par idéalisme pour aider un peuple en souffrance;  alors que de toute évidence, un jeune, marocain ou non, juif ou non, sait pertinemment que ce n’est pas pour aider le peuple palestinien qu’on l’ encourage à rejoindre l’armée israélienne. Celui-ci n’est même pas critiqué. J’estime qu’il est très important  de diffuser ce genre d’information.

dimanche 30 août 2015

Exodus 2015 : Rafraîchissons la mémoire des Européens
L'exode des Hongrois en 1956

À en juger par les réactions des autorités, des forces armées, des polices et des médias des pays d'Europe balkanique et centrale face au flux de réfugiés de Syrie, Irak, Afghanistan et Afrique, cette Europe-là semble avoir la mémoire courte, oubliant qu'il n'y a pas si longtemps que cela (et pour les Grecs, cela dure encore aujourd'hui), eux-mêmes avaient fui en masse leurs pays pour sauver leur liberté et leur vie. Un des grands exodes européens de la seconde moitié du XXème siècle a été celui des Hongrois. Faisons donc un petit rappel, grâce à la revue Population, n° 2, 1957, pp. 343-345.

1956: accueil de réfugiés hongrois en Autriche...

Bildgröße auf die Monitorauflösung (1152x720 px) optimiert
Photo Armée fédérale autrichienne

...et en Suisse

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11418.jpg
 2015: "accueil" de réfugiés syriens, irakiens et afghans en Grèce
Images du 11 août 2015 dans le stade sportif de l'île de Kos. L'homme avec un bâton est un policier

 
Photo Yorgos Karahalis/AP


Photo Angelos Tzortzinis/AFP via Getty Images
 
Photo Angelos Tzortzinis/AFP via Getty Images
 
Du 28 octobre 1956 au 6 mars 1957, soit en 130 jours, l'Autriche a accueilli 170 822 réfugiés hongrois fuyant leur pays, où une révolution avait été écrasée par les chars soviétiques. Cela donne une moyenne quotidienne de 1314 réfugiés. Au 6 mars 1957, 118 000 de ces réfugiés avaient été évacués d'Autriche vers d'autres pays non-socialistes.  Le CIME dont il est question ci-dessous avait été créé en 1951 par les gouvernements européens pour chercher des pays de réinstallation aux quelque 11 millions de personnes déracinées par la guerre. Il a organisé le transport de près d’un million de migrants durant les années 50. En 1980, il a été rebaptisé Comité intergouvernemental pour les migrations (CIM), et, en 1989, Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui est son nom actuel.
Question : ce qu'il a été possible de faire pour presque 200 000 réfugiés européens en 1956-57 dans la "petite Europe" de l'époque, à la veille de la création de la CEE, ne le serait pas pour 500 000  réfugiés venant des bordures du continent dans la "grande Europe" de 2015 (28 pays, 550 millions d'habitants) ?







dimanche 23 août 2015

Là où Tsipras est passé, l'herbe repoussera-t-elle ?

Ceux et celles qui n'ont pas lu cet article prophétique d'octobre 2014 feraient bien de le lire maintenant
Alexis Tsipras, version 3.0 : coopté par la Sainte Alliance des Socialos et des Jèzes
Ainsi donc, Alexis Tsipras aura été au "pouvoir" 206 jours. 206 jours durant lesquels il a réalisé une prouesse que très peu de gens avaient imaginée : élu sur des promesses de gauche, il les a toutes trahies, liquidant l'espoir qu'il avait suscité et le "parti" qui l'avait mis à sa tête, achevant le travail de destruction entamé par ses prédécesseurs "socialiste" (Papandréou) et "conservateur" (Samaras). Les Grecs vont avoir le sinistre privilège de voter pour la troisième fois cette année, le 20 septembre. Et comme on peut gager qu'une très grande partie des électeurs de SYRIZA vont s'abstenir, on risque fort de se retrouver avec le parti nazi Aube Dorée en tête. Bravo Alexis, tu as vraiment fait un bon boulot !
Quelques articles à lire pour approfondir la question


Les conséquences internationales catastrophiques de la capitulation annoncée de Syriza et les responsabilités criminelles de M. Tsipras
Yorgos Mitralias Γιώργος Μητραλιάς
Athènes, 21 août 2015-Comme on devait s’y attendre, la direction prise par le gouvernement Tsipras après la funeste journée du 13 Juillet a confirmé la prévision pessimiste (1) selon laquelle il allait ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Grèce: La nécessité de former une majorité gouvernementale antimémorandaire est incontestable
Ε.ΠΑ.Μ.-Ενιαίο Παλλαϊκό Μέτωπο United People's Front Front Populaire Uni
Communiqué du Secrétariat politique d’EPAM, Athènes, 21 août 2015   La démission du gouvernement Tsipras et le recours prématuré aux urnes au mois de septembre sont le résultat iné ... Lire la suite
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Grèce : Les 13 mensonges de Tsipras et la réalité du troisième Mémorandum
Panagiotis Mavroeidis Παναγιώτης Μαυροειδής
En s'adressant une fois de plus au peuple, le Premier ministre a annoncé une élection express. Ses déclarations constituent une somme de monstrueux mensonges ayant pour but de valider une fraude politique dont les consé ... Lire la suite
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Syriza, le clou dans le cercueil de LA gauche ?
Christine Cooreman
Les Grecs ont une belle expression : « Les linceuls n’ont pas de poches ». Pour dire que, une fois qu’on passe l’arme à gauche on n’emporte rien dans l’au-delà. N’est-ce ... Lire la suite

Grèce : "Unité populaire" est née !
Stathis Kouvelakis
Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont ... Lire la suite
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Manolis Glézos lance un appel à une coopération populaire de résistance
Manolis Glézos a envoyé un message par le biais du mouvement « Energoi Polites » (Citoyens Actifs) à l’occasion de la démission du gouvernement, sur fond d’élections anticipé ... Lire la suite
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