Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
jeudi 16 juillet 2009
La répression en Iran
Liste de 705 personnes arrêtées après l’élection présidentielle en Iran
vendredi 26 juin 2009
5ème appel au peuple d’Iran
Deutsch 5. Aufruf Mousavis an das iranische Volk
English 5th Declaration to the Iranian nation
L’Iran entre « Ahmadi, l'iconoclaste » et « Où est mon vote ? »
Un article pédagogique sur la situation en Iran à l'usage des ignorants prêts à s'engager tout feu tout flamme pour l'un ou l'autre des candidats, écrit par un jeune Iranien depuis l'Iran.
À lire ici
mercredi 24 juin 2009
Êtes-vous prêts à la guerre avec un Iran diabolisé ?
Original : Are You Ready for War with a Demonized Iran?
Mais beaucoup connaissent Ahmadinedjad, le Président iranien. Pour une raison évidente : les médias US le diabolisent chaque jour.
La diabolisation d’Ahmadinedjad par les médias US suffit à illustrer le degré d’ignorance des Usaméricains. Le Président iranien n’est pas un souverain. Il n’est pas commandant en chef des armées. Il ne peut décider d’aucune ligne politique en-dehors des limites fixées par les souverains iraniens : les ayatollahs, qui refusent de voir l’argent usaméricain précipiter la révolution iranienne dans une des « révolutions colorées».
Les Iraniens ont fait d’amères expériences avec l’administration US. Leur premier gouvernement démocratique, après avoir débarrassé le pays de son statut d’occupé et de colonisé a été renversé par les USA dans les années 50. Ces derniers ont remplacé le candidat élu par un dictateur qui torturait et assassinait tous ceux qui, à sa différence, pensaient que l’Iran devait être indépendant et non gouverné par une marionnette dont les USA tiraient les fils.
mercredi 17 juin 2009
Président ou dictateur ? Quels sont les résultats réels de la 10ème élection présidentielle en Iran?
17/06/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Deutsch: Präsident oder Diktator?Wie ist das tatsächliche Ergebnis der 10. Präsidentschaftswahlen im Iran?
Farsi: رئيس جمهور يا ديکتاتور؟ نتيجه حقيقي دهمين انتخابات رياست جمهوري ايران چيست؟
Hamid Beheschti, né en 1946 à Téhéran, est titulaire d’un master de l’Université libre de Berlin, obtenu avec un mémoire sur la couverture partisane par les médias allemands de la guerre Iran-Irak. Il est membre de Tlaxcala.
La dixième élection présidentielle iranienne a été marquée par des manquements graves et une forte ingérence des miliciens. La direction des Gardiens de la Révolution avait été claire : on allait tout faire pour empêcher une « révolution verte », allusion à la « révolution orange » en Ukraine en 2004.
Les bureaux de vote ont été fermés plus tôt que prévu. Dans beaucoup d’entre eux, il n’y avait pas assez de bulletins de vote, ce qui a provoqué de longues queues et la fermeture anticipée. Beaucoup d’électeurs n’ont donc pu voter.
Avant même la fin du décompte des voix, le président sortant Ahmadinejad s’est déclaré vainqueur, alors que selon divers calculs, il était en troisième position.
Lors de la précédente élection, Ahmadinejad avait aussi distancé soudainement et de manière surprenante son concurrent Karroubi.
Ce qui a marché une fois peut marcher de nouveau, c’était là la tactique d’Ahmadinejad. À l’époque, Karroubi, qui menait loin devant Ahmadinejad, avait soudain remarqué après une demi-heure qu’il était passé en troisième position.
Ahmadinejad a aussi bien les Gardiens de la Révolution que les miliciens Bassidji bien en main. Et en Iran, c’est la violence pure qui décide de tout. Pas de lois, pas de règles, pas d’accords qui vaillent. Qui tient le manche, gagne. Et dans une telle situation, où le Guide suprême de la Révolution fait lire à la radio une déclaration où il dit que tous doivent accepter le résultat annoncé de l’élection, lui-même doit bien sûr l’accepter. Et là, les résultats réels ne jouent aucun rôle.
Tandis que les résultats proclamés du côté d’Ahmadinejad le donnent gagnant avec 39.165.191 voix devant son concurrent Moussavi avec 24.527.516 voix et Karroubi avec 333.635 voix http://tabnak.ir/fa/pages/?cid=51716,

Il en va autrement du côté de Moussavi, sur la base de données communiquées par le ministère de l‘Intérieur. Là, Ahmadinejad figure en troisième position derrière Moussavi et Karroubi.
Aussi à l’étranger, les Iraniens ont voté dans leur grande majorité pour Moussavi. Un exemple : les résultats des élections en Allemagne, sur la base des chiffres fournis par les observateurs locaux
Aussi bien Karroubi que Moussavi affirment non sans raison qu’on fait face à une fraude électorale. Une des plus connues organisations du clergé, „Rouhanioone Mobarez“ et le parti islamique numériquement le plus important du pays „Hezbe Mosharekate Eslami“ considèrent qu’il ya eu manipulation du vote. Ils ont tous exigé une nouvelle élection. Mais rien n’est si sûr. Car le Guide de la Révolution va tout faire pour éviter que sa déclaration, selon laquelle tout le monde doit accepter le résultat de l’élection, soit considérée comme nulle et non avenue. En outre Ahmadinejad et ceux qui le soutiennent savent très bien qu’en cas de remake de l’élection, leur sort sera scellé. On peut déjà imaginer quel serait leur destin. Les Gardiens de la Révolution et les miliciens se retrouveraient aussi sous pression.Les victimes de la manipulation électorale, qui représentent la majorité absolue de la population, vont devoir se préparer à une longue nuit de la politique intérieure iranienne. Ceux qui voudront résister devront faire preuve d’une sacrée intelligence. Car l’appareil de répression dont dispose Ahmadinejad ne date pas d’hier. C’est pourquoi la résistance est momentanément d’autant plus véhémente. Ce qui restera de la République islamique et de l’image de la foi islamique parmi les Iraniens, n’est pas difficile à deviner.
Réforme par une révolution : un nouveau chapitre s’ouvre dans l'histoire de l'Iran
Original : Reform durch Revolution - Beginn eines neuen Abschnitts in der Geschichte Irans
"Quand ceux d’en bas ne veulent plus et ceux d’en haut ne peuvent plus, alors naît une situation révolutionnaire." Cette description par Lénine d’une situation révolutionnaire, s’applique en ce moment (lundi 15 juin, 22 heures) à la République islamique d'Iran.
Le soulèvement en cours, jusqu'à présent, heureusement non-violent, ne peut plus être arrêté. Les opposants à la dictature n'ont pas peur des équipes de cogneurs des milices basidji, les défenseurs paramilitaires du système. Au contraire, ces derniers sont mis en fuite. Ceux qui ont vu leurs voix volées et ont été humiliés se libèrent de leur léthargie.
Descendus par centaines de milliers dans les rues de Téhéran, ils se sentent comme une force concentrée, qui est assez forte pour se défendre des insultes d’un dirigeant populiste qui sentait sûr de lui grâce à un pouvoir acheté à coups de cadeaux et légitimé par un chef spirituel de l’État peu perspicace. Le putsch à froid par l’évidente falsification des résultats des élections semble avoir échoué, et c’est un coup d’État à chaud que l’Ayatollah Khamenei devrait craindre.
L'alliance entre le chef spirituel de l’État et le président Ahmadinejad, obsédé par le pouvoir et se considérant investi d’une mission, s’est profondément fissurée. Aujourd'hui, l'Iran est dans la même situation qu'il y a 30 ans, en février 1979. À cette époque, il s'agissait de mettre fin à la monarchie et de renverser le système, aujourd'hui il s’agit de réformer le système de l’État théocratique, par une révolution pacifique et de lever les obstacles à une véritable démocratisation.
Mir-Hossein Moussavi a été le premier dans l'histoire de la République islamique à oser s’opposer au vote du chef spirituel de l’État. Il a tout simplement ignoré sa décision d'accepter le résultat des élections et de soutenir le président élu. L’argument classique - "il ne faut pas faire le jeu de l’ennemi et rester unis" – n’a cette fois-ci pas marché.
Apparemment, l'ayatollah Khamenei n’avait pas compté avec le courage de Moussavi et n’avait pas imaginé que celui-ci serait prêt à prendre des risques. Par sa détermination à ne pas accepter la fraude électorale et à lutter pour imposer la volonté du peuple, Moussavi a encouragé ses électeurs à se soulever.
De même, les électeurs, en s'opposant fermement et sans craindre le pouvoir à l'interdiction de manifester, ont encouragé Moussavi à ne pas céder. Cette énergie sociale se renforçant mutuellement a débouché en deux jours sur une sorte de situation révolutionnaire.
Ahmadinejad peut désormais essayer de rallier le Chef de l'État pour la prochaine et peut-être ultime étape, à savoir le coup d'État à chaud. Mais l'ayatollah Khamenei, selon toute probabilité, ne prendrait pas ce risque. Ahmadinejad a été jusqu’à présent soucieux de garder sn pouvoir et celui de ses clients, achetés avec les milliards du pétrole volés au peuple. Mis le dos au mur, il serait prêt à jouer sa dernière carte.
Khamenei en revanche est soucieux de préserver le système et se trouve face à une alternative : ou bien suivre Ahmadinejad et mettre ainsi en jeu son propre pouvoir et la légitimité de l'ensemble du système ou bien sacrifier Ahmadinejad pour sauver le système. En effet, à la différence du président, qui est aveuglé, le chef spirituel de l’État doit prendre en compte qu’une partie des forces armées n’acceptera pas de coup d’État à chaud contre la population et que la facture sera lourde pour Ahmadinejad.
Un nouvel échec après la fraude électorale, cette fois-ci après un feu vert donné à l’utilisation de la violence d’État contre l’opposition, sonnerait le glas pour la République islamique.
C'est pourquoi, avec l'écrasante majorité des Iraniens, nous allons être témoins - espérons-le - dans les heures et les jours qui viennent, d'une réforme révolutionnaire, qui en fin de compte, abolira les traits dictatoriaux du système d'État théocratique par une révolution pacifique, et ouvrira la voie à un nouveau chapitre, bien meilleur, dans l'histoire de l'Iran. L’Ayatollah Khamenei est le seul à pouvoir faire le choix de suggérer au Conseil des Gardiens, de décider non pas dans dix jours, mais immédiatement de nouvelles élections. Ces messieurs du Conseil des Gardiens ne devraient avoir aucune difficulté à trouver des justifications théologiques et politiques pour sauver la face de Khamenei.
Quoi qu'il en soit, la République islamique d'Iran ne sera plus jamais ce qu’elle a été avant la fraude électorale. Mais la fin de l'État théocratique serait loin d’impliquer la fin de la République islamique. En effet, le mouvement réformateur, dans ses composantes majeures (Moussavi lui-même, Khatami, Karroubi et de nombreuses autres personnalités dirigeantes disposant d’une base sociale) continue de s'identifier avec une République d'Iran à visage islamique.
La République islamique a divisé dès le début la société en deux parties, ceux qui soutiennent le système et ceux qui le critiquent. Grâce à l’engagement actif de la partie critique le réformateur Mohammad Khatami a gagné, en 1997 et 2001, l'élection présidentielle à une écrasante majorité. Mais devant le manque de courage de Khatami, qui n’a pas osé prendre de risques, pour utiliser la force morale du peuple pour d’authentiques réformes politiques et sociales, l’aile critique de la société s’est retirée résignée. C’est cela qui a permis au populiste Ahmadinejad de gagner l’élection en 2005.
En juin 2009, l’aile critique a découvert vers la fin de la campagne électorale qu’elle avait de nouveau une chance et a décidé de ne pas répéter l'erreur de 2005. Tous les groupes d'opposition qui avaient appelé au boycott des élections, avec l'argument de "ne pas vouloir légitimer le système de l'État théocratique", ont reçu une leçon de la volonté populaire spontanée. Les partisans du boycott avaient négligé l’aspect duel de la société iranienne et donc la possibilité que l’État théocratique puisse être délégitimé aussi par les élections.
Les bases d'une abrogation de l’État théocratique mise en branle par des réformes révolutionnaires se trouvent dans la Constitution même de cet État, qui divise la société en deux parties, l’une favorable au système et l’autre exclue - tout comme autrefois l’État de l'apartheid sud-africain, qui a connu une fin abrupte.
L'auteur
Articles de Mohssen Massarrat en français sur Tlaxcala
jeudi 28 mai 2009
Iran : le who’s who de l’élection présidentielle
Original : Iran's 2009 Presidential Elections: Who's Who?
Espagnol : Quién es quién en las elecciones presidenciales de 2009 en Irán
Deutsch: Präsidentenwahl in Iran: Wer ist wer?
L’échéance de la 10ème élection présidentielle se rapproche en Iran. Le 12 juin, 46 millions d’électeurs choisiront parmi les 4 candidats retenus par le Conseil des Gardiens de la Révolution et décideront si le président Ahmadinejad va renouveler son mandat ou non.
Les quatre candidats sont le président conservateur Ahmadinejad, qui est impatient de voir sa mission prolongée pour encore 4 ans, l'ancien Premier ministre réformateur Mir-Hossein Mousavi, l'ex-chef du parlement Mahdi Karroubi et l'ancien commandant en chef de l’Armé des Gardiens de la Révolution islamique Mohsen Rezaï. Lequel occupera-t-il le palais présidentiel de la rue Pasteur à Téhéran ?
Ahmadinejad Mousavi
Karroubi Rezaï
Mahmoud AhmadinejadOpposé au second tour de 2005 au religieux centriste et impopulaire Hashemi Rafsandjani, il avait emporté l’adhésion de quelque 17 millions d'Iraniens le 24 Juin et était devenu ainsi le premier président non-religieux de l'Iran en 24 ans.
Candidat presque inconnu et marginalisé, Ahmadinejad en avait appelé aux extrémistes conservateurs, aux étudiants de la Milice, aux fonctionnaires, aux ruraux et aux citoyens des couches inférieures qui réclamaient l'amélioration de leur situation financière, une augmentation notable de leurs revenus et surtout, une modification de la convention de l'élection de présidents issus du clergé.
Les principaux slogans électoraux d’Ahmadinejad qui avaient pu assurer son succès étaient :
* Le partage des revenus du pétrole entre les pauvres
* Redynamiser les valeurs et les caractéristiques de la révolution islamique de 1979 et continuer sur le "chemin de l'Imam Khomeiny"
* Une interaction constructive et pacifique avec les jeunes et les étudiants
* Confrontation avec les « puissances tyranniques » et résistance au « Grand Satan « (les USA)
* Rompre avec le mode de vie somptueux et luxueux des présidents de l'Iran, vivre dans des maisons simples et bon marché, parler directement à la population, visiter les régions régionale pour rencontrer directement les résidents de chaque province et département
* Création d'un cabinet de 70 millions de membres, composé de tous ceux qui vivent en Iran
Ce que disent ses partisans (conservateurs):
* Ahmadinejad a réussi à saper et à démoraliser les puissances occidentales, briser l'hégémonie des USA et d’Israël, il a affronté l’impasse sur le nucléaire et il a défait l'alliance du système international injuste
* Il a réussi a révélé le vrai visage d'Israël et ses crimes en Palestine occupée par des attaques mordantes contre Tel Aviv, à diverses reprises, faisant des discours héroïques héroïque à l'ONU, à Genève, à l'Université de Columbia etc.
* Il a renversé la domination de certains groupes de pression et familles sur les revenus du pétrole et les réserves de l'Iran, a rencontré beaucoup de gens impécunieux et appauvris, et fait du « président » une personnalité populaire et accessible
* Il a ranimé l’esprit de la révolution et de la résistance dans ses interviews et discours
* Il a rayé de la carte du pays les stéréotypes culturels occidentaux et a ramené l'indépendance, l'autodétermination et la confiance en soi à l'Iran
* Il a renforcé la solidarité et l'intégrité islamiques par ses voyages dans des pays arabes et africains et ses rencontres avec des chefs religieux
* Le gouvernement a construit un tas d'hôpitaux, de stades, d’universités, de bibliothèques et de routes dans tout le pays
Ce que disent ses détracteurs (réformateurs et conservateurs modérés):
* Ahmadinejad a entraîné l’Iran dans des querelles inutiles avec le monde et affaibli de la dignité nationale de l'Iran
* Il a transformé le dossier du nucléaire civil du pays en champ de bataille avec Israël et a causé l'imposition de plusieurs séries de sanctions sévères contre l'Iran
* Il a détourné l'attention, le budget et la concentration nationales vers la question de la Palestine au lieu de résoudre les problèmes économiques et de réduire l'inflation, qui a atteint 25%
* Au lieu de développer les relations mutuelles avec les économies puissantes et fortes du monde, il a fait perdre l'Iran l'ensemble de ses partenaires européens et asiatiques; sa seule rencontre avec un leader européen a été sa rencontre avec le président suisse à Genève en Mai 2009
* Par l'interdiction de la presse réformatrice, la fermeture du Centre International pour le Dialogue des civilisations et l’emprisonnement de dissidents politiques, il a noirci le bilan culturel et des droits de l'homme de l'Iran
* Il a alimenté une image détériorée d’un 'Iran terroriste dans les médias mondiaux et des opinions publiques
* Il a mal géré l'économie nationale, le taux d'inflation a atteint 29% au cours de son mandat
Mir-Hossein Mousavi
Réformiste indépendant et modéré qui se qualifie lui-même de «réformiste retournant aux principes", Mir-Hossein Mousavi, 67 ans, est un vétéran de la politique, peintre et architecte, qui a été le cinquième et dernier Premier ministre d'Iran, de 1981 à 1989.
Dans la campagne en cours il a le soutien des trois principaux partis réformistes et des milieux universitaires, et la majorité des jeunes et un grand nombre de ceux qui ont l'habitude de boycotter les élections devraient voter pour lui. Le plus remarquable avantage dont il jouit est le bon souvenir qu’a laissé sa bonne gestion de l’économie malmenée par la guerre imposée par l’Irak à l’Iran.
Mousavi est considéré comme le principal concurrent du président sortant Ahmadinejad et il fait l’objet d’un consensus national entre les intellectuels universitaires, les journalistes, les critiques, les artistes et même les conservateurs modérés qui croient qu'il serait le seul à même de sauver le pays des crises actuelles. Les plus fervents détracteurs de Mousavi sont les conservateurs traditionnels, les milieux religieux radicaux qui, pour la plupart vont au-delà des coutumes islamiques pour pratiquer leurs propres rites extrémistes et ceux qui sont d’une manière ou d’une autre liés au pouvoir sous l'administration actuelle.
Les principaux slogans électoraux de Mir-Hossein, que ses jeunes fans et les journalistes appellent par son prénom, sont les suivants:
* Poursuivre la politique de détente avec les pays occidentaux, parler à Obama, président des USA et réparer l’image d’ extrémiste de l'Iran dans le monde
* Création de stations de télévision et de radio privées et de stations et abolition du monopole de l’État l'État sur les médias
* Augmentation es exportations vers l’Europe et réduction de la croissance monumental des importations
* Éviter le licenciement collectif et l'expulsion des ministres et de hauts cadres ayant servi dans l'ancienne administration
* La suppression de la police religieuse, qui mène des enquêtes et des arrestations de personnes en raison de leur habillement
* Permettre la libre circulation de l'information et création d'un lieu permettant à la diversité des points de vue et des opinions de s'exprimer librement
* Respecter les droits de la femme et de nommer des femmes ministres, pour la première fois dans l'histoire de l’Iran de l'après-révolution
Ce que disent ses partisans (réformistes et conservateurs modérés):
* Mir-Hossein est le seul qui puisse vraiment relancer le chemin de l'Imam Khomeiny. Ce chemin est le chemin de la paix et de réconciliation avec le monde, pas le chemin de propagation de l'hostilité, de l'inimitié et de la haine belliqueuse contre la révolution
* Il permettra de préserver les droits nucléaires de l'Iran, tout en démontrant à la communauté internationale que l'Iran n'est pas un État voyou, qu’il n'a l'intention de rayer de la carte aucun pays du monde et ne veut ni faire la guerre ni se quereller avec le monde
* Il peut sauver l'économie nationale, alléger les souffrances des couches pauvres et injecter un sang nouveau dans les veines glacées des exportations de l'Iran
* Les arts, les sciences et la culture verront leur situation s'améliorer sous Mir-Hossein , qui a géré avec compétence l'Académie des Arts de l'Iran au cours des dernières années
* Il n'est pas un orateur naïf et fervent. He speaks gently, and avoids making myopic and reckless remarks Il parle doucement et évite de faire des remarques irréfléchies et imprudentes
* Mir-Hossein peut faire de la diversité ethnique de l'Iran une occasion de progrès. He can congregate the Turks, Kurds, Azeris, Gilaks and Arabs of Iran under the national flag of solidarity Il peut rassembler les Turcs, les Kurdes, les Azéris, les Gilakis [originaires de la province de Guilan, NdT] et les Arabes de l'Iran sous le pavillon national de la solidarité
* Il peut rétablir l'honneur national et le prestige international de l'Iran par les nuisibles en évitant les relations nuisibles avec des voisins hostiles, en renouvelant les liens avec d'anciens alliés et en promouvant la culture persane dans le monde
Ce que disent ses détracteurs (conservateurs):
* Mir-Hossein emploie méthodes populiste de publicité en se faisant accompagner en public de sa femme [Zahra Rahnavard, NdT] et en la laissant faire des discours à des étudiants, des travailleurs etc.
* Il va sûrement s’écarter de la voie de l'imam en retournant aux valeurs culturelles occidentales, en supprimant les contraintes imposées aux jeunes et en établissant des relations avec les USA
* Il va poursuivre l'approche pragmatique de l'ancien président Khatami sous lequel l'Iran a été transformé en un client de l'ensemble des puissances occidentales et a perdu son indépendance et sa puissance
* Mousavi se pliera aux exigences illégales de l’Occident et, par conséquent, perdra les slogans et les marques de fabrique de la Révolution islamique
* Il a nommé comme aides et assistants des personnes qui soit sont des dissidents ou manquent de la moindre formation religieuse et révolutionnaire
Mahdi Karroubi
Karroubi est un influent, politicien réformiste modéré qui a servi deux mandats comme Président de Parlement iranien. Il est membre fondateur de la Société des clercs militants (réformistes) et conseiller politique du Leader suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Il est un ardent critique du président Ahmadinejad du Conseil des Gardiens d'extrême-droite qui est arbitrairement habilité à approuver ou à disqualifier les candidats potentiels pour toute élection en Iran, que ce soit élections présidentielle, élections législatives ou autres.
Karroubi est le président du Parti de la confiance nationale, et a été candidat à l’élection de 2005, où il a été éliminé au premier tour.
De manière inattendue, certaines des personnalités universitaires et politiques les plus populaires ont préféré soutenir sa candidature plutôt que celle Mir-Hossein Mousavi pour l’élection de 2009, alors qu’elle était peu probable après que le patriarche du mouvement réformateur, l'ex-président Khatami, s’était retiré en faveur de Mousavi; mais les résultats de sondages et enquêtes à l’échelle nationale montrent que Karroubi n'est pas aimé parmi les jeunes et même les réformistes modérés au point d’obtenir une majorité notable aux prochaines élections.Il serait avec Mohsen Rezaï le candidat ayant le moins de chances d'être élu.
Fait intéressant, la lauréate du 03 Prix Nobel de la paix 2003 Shirine Ebadi et le célèbre intellectuel, mondialement connu, Abdolkarim Soroush ont déclaré leur appui à la candidature présidentielle de Karroubi et dit qu'il est le plus compétent pour occuper ce poste ; même Mohammad Ali Abtahi, l’ancien secrétaire du président Mohammad Khatami a déclaré qu'il ferait campagne pour Karroubi, malgré le soutien inconditionnel apporté par l'ancien président à Mir-Hossein Mousavi.
Bien que Khatami ait récemment déclaré au magazine Chelcheragh dans une interview exclusive que «voter pour Mousavi revient à voter pour moi, et je crois que Mousavi est le seul qui peut nous sauver de la situation actuelle", certains de ses anciens associés ont choisi une voie divergente et rejoint la campagne de Karroubi.
Les principaux slogans et promesses de Karroubi sont:
* Le paiement mensuel d'un équivalent de 50 $ en cash à chaque Iranien de plus de 18 ans
* Accroissement de la liberté des étudiants et des militants dans les universités et suppression des restrictions mises aux associations islamiques (syndicats d'étudiants réformistes religieux et modérés, qui ont été partiellement fermé ou interdits sous le président Ahmadinejad)
* Amélioration des droits humains des dossiers de l'Iran et l'interdiction de la poursuite et de l'exécution de mineurs
* Feu vert à la libre critique du président et d'autres hauts responsables en cas d'élection
* Suppression de la police religieuse et des restrictions vestimentaires
* Parler avec le président US et restaurer les liens brouillés avec les pays européens
Ce que disent ses partisans (réformistes):
* C’est un technocrate courageux, audacieux et courageux qui peut donc mettre en pratique ce qu'il prône
* Il est assez influent et puissant pour être un vrai pouvoir face au Leader suprême, tout en le respectant et soutenant, au lieu d'être un pion isolé et fragile dont les actions sont la traduction directe des ordonnances et des décrets du Leader suprême
* Il a une brillante expérience de présidence du Parlement, où il a parrainé la liberté de la presse et a contre l'extrémisme aussi bien des réformateurs que des conservateurs
* En dépit de ses faibles chances d'être élu, il augmentera le taux de participation aux élections, et diminuera les chances de victoire des conservateurs
Ce que ses détracteurs disent (réformateurs indépendants et conservateurs):
* Son agenda présidentiel est une photocopie des plans et programmes de Mousavi, il n'a rien de nouveau et innovant à présenter
* Karroubi sait bien que ses chances d'être élu sont fondamentalement fragiles, exactement comme c’était le cas lors de l’élection de 2005 ; il provoquera seulement un fractionnement tragique des votes réformateurs, et cela diminuera les chances de Mirhossein Mousavi comme premier candidat réformiste
* Sa promesse de 50 $ mensuels à tout Iranien de plus de 18 ans est une annonce publicitaire populiste et frauduleuse, et elle ne sera jamais remplie
* Bien qu’il soit direct et expressif dans ses discours, Karroubi manque des capacités d’articulation et de l’éloquence seyant à un président
Mohsen Rezaï
Général en retraite ancien commandant en chef de l'Armée des Gardiens de la révolution islamique (AGRI), Mohsen Rezaï est le collègue de Mir-Hossein Mousavi dans le Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, une assemblée administrative qui a été doté du rôle de conciliation pour résoudre les conflits entre l'Assemblée consultative (Parlement) et le Conseil des Gardiens de la Révolution.
Conservateur modéré ayant des liens étroits avec l'ayatollah Hashemi Rafsandjani, il est considéré comme le principal rival de Mahmoud Ahmadinejad, auquel il dispute le soutien des islamistes l de droite et du centre.
Il avait d'abord annoncé sa candidature à la présidence en 2005, mais il s’était retiré immédiatement après que ca candidatures avait été approuvée par le Conseil des gardiens, après avoir été informé de ses faibles chances d'être élu.
Rezaï n'a pas encore reçu tout l'appui des influents partis conservateurs comme la Société islamique des ingénieurs, l’Association du clergé militant (à ne pas confondre avec la Société des clercs militants) ou de l'Alliance des bâtisseurs de l'Iran islamique, mais il contribuera sans doute de manière efficace à l’érosion des votes en faveur d'Ahmadinejad, comme le pronostiquent nombre d'analystes et d'intellectuels.
Voici les plus importants slogans électoraux et perspectives de Mohsen Rezaï:
* Réduire le taux d'inflation à un minimum de 9%
* Nomination de plusieurs ministres et hauts fonctionnaires choisis dans la communauté des étudiants et diplômés de moins de 30 ans [17 à 18 des 70 millions d’Iraniens sont âgés de 20 à 30 ans, NdT)
* Nomination d'une femme ministre des Affaires étrangères en réponse à la tradition usaméricaine de choix de femmes comme secrétaires d'État
* La transformation de la structure administrative de l'Iran et instauration d’une structure de gestion fédérale
* Faire participer les masses dans le processus de prise de décision macro-économiques pour éviter l'individualisme dans la politique de haut niveau
* Mis en pratique de l'article 44 de la Constitution sur l’extension des privatisations et réduction du poids des entreprises publiques
* Établir un dialogue avec la nouvelle administration usaméricaine, fondé sur le respect mutuel et l'égalité
Ce que disent ses partisans (conservateurs et réformateurs modérés):
* Il peut aider à réduire les votes en faveur d’Ahmadinejad, vu qu’un certain nombre de conservateurs indépendants vont voter pour lui pour protester contre la mauvaise gestion économique et politique de du président sortant
* C’est est un conservateur traditionnel à principes, engagée et le Leader suprême, l'ayatollah Khamenei le soutiendra s'il est élu
* Il peut transformer l'économie de l'Iran en une économie suprarégionale et fédérale qui ne soit plus dépendante de l'État et puisse être entre les mains du peuple lui-même
* Il est théoricien de la guerre expérimenté et bien informé et peut assurer la sécurité de l'Iran, en empêchant l’aggravation des tensions internationales et les controverses autour du programme nucléaire du pays
Ce que disent ses détracteurs (conservateurs):
* Il n'a pas de chances de gagner, il fera juste perdre des voix à Ahmadinejad et diminuera la probabilité de victoire conservatrice
* Sa victoire éventuelle réveillerait le juge argentin Rodolfo Canicoba Corral qui a délivré un mandat d'arrêt international contre Rezaï dans le cadre de son implication présumée dans l’attentat du 18 Juillet 1994 contre le centre culturel juif AMIA à Buenos Aires
* Sa candidature à la présidence montre qu'il n'est pas satisfait de la situation actuelle de l'administration de M. Ahmadinejad, ce qui est inacceptable, dans la mesure où le président Ahmadinejad est le seul rénovateur des valeurs, de la morale et des principes islamiques et de l'engagement fondamental dans la voie de l'Imam Khomeiny.
Source : Tlaxcala-Iran's 2009 Presidential Elections: Who's Who?
Article original publié le 22/5/2009
Sur l’auteur
Kourosh Ziabari et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
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