Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
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mardi 19 mai 2015
jeudi 30 avril 2015
Baltimore : premières leçons
Le soulèvement de la jeunesse "noire" à Baltimore, suite au énième meurtre par un flic d'un jeune, n'est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. 47 ans après les émeutes de Baltimore d'avril 1968, les choses, loin de changer, n'ont fait qu'empirer. Et la présence d'un "Noir" à la Maison blanche ne change rien, au contraire même, peut-être. Les émeutes de 1968 avaient été déclenchées par l'assassinat de Martin Luther King Jr. à Memphis. Alors comme aujourd'hui, les "élites politiques noires" s'étaient bousculées au portillon pour surfer sur la vague de révolte. Alors comme aujourd'hui, sans succès. Aujourd'hui comme alors, les émeutes provoquent un débat sur la violence des émeutiers, les médias dominants s’émouvant plus face aux bris de vitrines qu'au massacre de jeunes par les flics. Aujourd'hui comme alors, il faut proclamer la différence radicale entre la "violence contre les gens" et la "violence contre les choses", que faisait Rudi Dutschke, le leader étudiant allemand mort en 1979 des suites d'un attentat commis en avril 1968 par un jeune ouvrier au cerveau lavé par les médias dominants. Nous vous proposons deux textes sur la situation aux USA, où l'été promet d'être chaud, chaud, chaud.-FG

Baltimore, avril 2015


Baltimore, avril 1968
Soutien à Baltimore : casser des voitures de police est une stratégie politique logique
par Radical Faggot Pédé Radical. Traduit par Nicolas Casaux , édité par Héléna Delaunay
En tant que nation nous échouons à comprendre la stratégie politique noire de la même façon que nous échouons à reconnaître la valeur de la vie d’un noir.
par Radical Faggot Pédé Radical. Traduit par Nicolas Casaux , édité par Héléna Delaunay
En tant que nation nous échouons à comprendre la stratégie politique noire de la même façon que nous échouons à reconnaître la valeur de la vie d’un noir.
Nous voyons des ghettos, le crime et des
parents absents là où nous devrions voir des communautés luttant activement
contre des crises de santé mentale et contre une exploitation économique
préméditée. Et lorsque nous voyons des voitures de police cassées et des
biens détruits, nous devrions y voir des réponses raisonnables à plusieurs
générations de violence étatique extrême, et des décisions logiques sur le
genre d' actions entrainant les résultats politiques désirés.
Je suis éberlué par la diffamation généralisée
des manifestants de ce week-end à Baltimore, pour ne pas être restés
pacifiques. La rhétorique de la « pomme pourrie » voudrait nous faire croire
que la plupart des protestataires manifestaient de la bonne manière — selon
leur droit constitutionnel — et que seuls quelques-uns venaient troubler la
fête, donnant une mauvaise image du mouvement.
Cette manipulation doit être ignorée, tout
d’abord en raison du black-out médiatique presque total sur toutes les
actions ayant lieu sur le terrain, particulièrement au cours de ce
week-end. Mais aussi parce que ça n’a aucun sens de citer la Constitution
dans une manifestation pour les droits civiques des noirs (ce document n’a
pas été écrit pour nous, tu te souviens ?), et certainement pas dans une
action organisée afin d’attirer l’attention sur le fait que l’État
transgresse ses propres lois presque constamment vis-à-vis des opprimés.
Lire la suite |
USA : émergence d'une
nouvelle génération de radicaux noirs
par Chris
Hedges.Traduit par Nicolas
Casaux, édité par Héléna Delaunay
Les meurtres quasi quotidiens par la police de
jeunes femmes et hommes noirs aux USA — crise à laquelle les manifestations de
groupes comme Black Lives Matter et la rhétorique vide des élites politiques
noires n’ont rien changé — ont donné naissance à un nouveau jeune militant
noir.
Ce militant, émergeant des rues ensanglantées de
villes comme Ferguson, dans le Missouri, comprend que le monstre n’est pas
simplement le suprémacisme blanc, la pauvreté chronique et les multiples formes
du racisme, mais l’énergie destructrice du capitalisme. Ce militant a abandonné
la politique électorale, les tribunaux et les réformes législatives, il déteste
la presse capitaliste et rejette les leaders noirs établis comme Barack Obama,
Jesse Jackson, Al Sharpton et Michael Eric Dyson. Ce
militant est persuadé qu’il n’y a que dans la rue et dans les actes de
désobéissance civile que le changement est possible. Étant donné le refus de
l’État capitaliste de s’attaquer aux souffrances croissantes des pauvres et des
travailleurs pauvres, la répression étatique draconienne et le recours indiscriminé
à la violence d’État létale contre les gens de couleur sans défense, je pense
que le nouveau radical noir a raison. L’été s’annonce long, chaud et violent.
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vendredi 24 avril 2015
EuroCaravana 43: Tournée des familles des 43 disparus d'Aytozinapa en Europe
Une brigade d’Ayotzinapa, Mexique, parcourt l’Europe pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants disparus.
RECORRE EUROPA BRIGADA DE AYOTZINAPA (MÉXICO) POR LA PRESENTACIÓN CON VIDA DE LOS 43 ESTUDIANTES DESAPARECIDOS
RECORRE EUROPA BRIGADA DE AYOTZINAPA (MÉXICO) POR LA PRESENTACIÓN CON VIDA DE LOS 43 ESTUDIANTES DESAPARECIDOS
- INNSBRUCK
- WIEN
- MILANO
- ROMA
- ZÜRICH
- PARÍS
- ZARAGOZA
- MADRID
- BARCELONA
- MARSEILLE
- BRUSSEL
- MÜNSTER
- AMSTERDAM
- LONDON

- Les membres de cette délégation exigent que cette demande de présentation en vie soit maintenue malgré l’insistance de l’État mexicain à clore l’enquête et la recherche.
- Ils demandent à la communauté européenne de maintenir une surveillance internationale face aux actes de répression contre le mouvement social qui exige la présentation en vie des étudiants de l'École normale rurale.
- Ils demandent le soutien pour mettre en place des garanties réelles de non‐répétition, de respect et d’accès plein et entier aux droits de l’homme.
L’Autre Europe, 16 avril 2015- Une commission de
l’École normale d’Ayotzinapa, Mexique, parcourra l’Europe entre le 16 avril et
le 19 mai pour informer à la communauté européenne de la poursuite de la lutte
des pères et mères de famille pour la présentation en vie des 43 étudiants
normaliens disparus, malgré la persistance de l’État mexicain à considérer que
ces étudiants ont été brûlés sans qu'il en apporte les preuves.
![]() |
| Omar García, Eleucadio Ortega et Román Hernández devant l'ambassade mexicaine à Helsinki, Finlande |
La brigade, composée d’un père de famille, d’un étudiant et d’un défenseur des droits humains, traversera 13 pays
du continent européen pour participer à des réunions avec des organisations
étudiantes, des collectifs, des organisations sociales et syndicales pour faire
un appel à maintenir l’observation internationale sur le Mexique face à la
grave crise que subissent les droits de l’homme dans ce pays et pour exiger
l’arrêt des actes de répression commis par le gouvernement mexicain contre les
étudiants, les pères et mères de famille des 43 étudiants normaliens et le
mouvement social qui réclame la présentation en vie des disparus.
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Disparus d'Iguala,
EuroCaravana 43,
Mexique
mardi 16 septembre 2014
Solidarité avec les 595 femmes de ménage en lutte du Ministère des Finances grec : Événements programmés en Europe
VALENCE, Espagne
ELCHE, Espagne
LONDRES
22 Septembre 2014
Rassemblement de solidarité a 11 h. devant
le consulat grec de Valence.
Manifestation a 19 heures
A l’Initiative de «Marcha de la Dignidad »
ELCHE, Espagne
Rassemblement lundi 22 septembre à 20h
LONDRES
20 Septembre 2014
Rassemblement et événement spectaculaire à 9.30-11h. dans la rue en face du Centre hellénique , 16-18 Paddington Street, Marylebone
A l’initiative de la « Campagne de Solidarité avec
la Grèce »
TOULOUSE
20 Septembre 2014
TOULOUSE
20 Septembre 2014
Manifestation à 11 heures
du matin SQUARE CHARLES DE GAULLE
Premiers signataires: ATTAC, FSU, MIX-CITE, NPA ...
MARSEILLE
20 Septembre 2014,
MARSEILLE
20 Septembre 2014,
Rassemblement à 9 h devant le consulat grec, 54 Rue
Jean-Mermoz, 13008 Marseille (Prado)
COLLECTIF 13, DROITS DES FEMMES, FEMMES ET ARTISTES
et Céramistes DE
LILITH, EVREUX 13,
Femmes Solidaires, FORUM FEMMES MÉDITERRANÉE, FSU, GAUCHE ANTI CAPITALISTE,
IMAGES & PAROLES,
LES FEMMES ET LA
VILLE, LE MOUVEMENT DE LA PAIX, MOUVEMENT JEUNES
FEMMES, PARTI COMMUNISTE
FRANÇAIS, RADIO GALÈRE,
SOS FEMMES, SOS
VIOL, SNUIPP13, Laïques,
OSEZ LE féminisme.
LILLE
20 Septembre 2014,
LILLE
20 Septembre 2014,
Manifestation à 14h. dans le centre-ville
A l’Initiative : «Solidarité France Grèce pour la Santé-Lille» et le soutien: Attac Roubaix Tourcoing,
ATTAC Lille, ATTAC
Villeneuve d'Ascq, CADTM, Sud Santé SOCIAUX
59, PHM nord
de la France, Union
syndicale SOLIDAIRES 59/62, Les Gens d'Hellemmes,
la voie démocratique
au Maroc, l'association des amis de la
4ème Internationale.
VIENNE, AUTRICHE
17 Septembre 2014 : Rassemblement dans la matinée à 11 h. devant l'ambassade de Grèce, Argentinierstrasse 14
22 Septembre 2014 : Meeting à l’Amerlinghaus a 19h.
VIENNE, AUTRICHE
17 Septembre 2014 : Rassemblement dans la matinée à 11 h. devant l'ambassade de Grèce, Argentinierstrasse 14
22 Septembre 2014 : Meeting à l’Amerlinghaus a 19h.
mercredi 28 mai 2014
Tunis, 29 mai 2014 : Solidarité avec les syndicalistes et les ouvrières de Latelec
Rassemblement jeudi 29 mai 2014 à 11h
devant l’ambassade de France, avenue Bourguiba, Tunis
Le syndicalisme n'est pas un crime !
Non aux licenciements des syndicalistes et des travailleurs !
https://www.facebook.com/events/728231540553493/
devant l’ambassade de France, avenue Bourguiba, Tunis
Le syndicalisme n'est pas un crime !
Non aux licenciements des syndicalistes et des travailleurs !
https://www.facebook.com/events/728231540553493/
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mercredi 29 janvier 2014
Brésil : les rolezinhos ou quand les jeunes des banlieues investissent les temples de la marchandise
par Raúl Zibechi, 24/1/2014. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: Brasil: Cuando las periferias se mueven
Deustch: Brasilien: subversives Reinbummeln aus den Slums in die Einkaufszentren
Deustch: Brasilien: subversives Reinbummeln aus den Slums in die Einkaufszentren
Des
groupes de jeunes de 15-20 ans se donnent des rendez-vous de masse dans
les centres commerciaux du Brésil, surtout à São Paulo, mais la
pratique est en train de se diffuser à travers tout le pays, pour se
promener, s'amuser et chanter/danser sur des rythmes de funk ostentação, un genre dérivé du funk carioca [de Rio de Janeiro, NdT]
qui exalte la consommation, les marques de luxe, l'argent et le
plaisir. Ces jeunes viennent des banlieues de São Paulo, ils sont
pauvres, donc, souvent, noirs.
Le 7 décembre 6 000 jeunes ont convergé au Shopping Metro Itaquera,
généralement fréquenté par des familles de banlieue. Le 14 plusieurs
centaines d'entre eux sont entrés en dansant et criant au Shopping
International de Guarulhos, et bien qu'il n'y ait eu ni dégâts ni vols
ni consommation de drogues, la police a réprimé et en a arrêté 23 sans
motifs.
Les rolezinhos (de dar um rolé, faire un tour) sont
réalisés depuis plusieurs années par des étudiants, des fans de
musiciens ou de célébrités sportives. Un des rolezinhos les plus
célèbres est celui réalisé depuis 2007 par des étudiants d'économie à
l'Université de São Paulo (USP) dans le Shopping Eldorado. Ils n'ont
jamais été réprimés, ni même perturbés par la sécurité, bien qu'ils
arrivent en masse sans prévenir. Ils crient agressivement et quand
certains montent sur les tables, les vigiles leur demandent poliment
de descendre (Folha de São Paulo, 21 janvier 2014).
Nuno Guimares/Reuters
En revanche, quand il s'agit de jeunes de
banlieues, les propriétaires de centres commerciaux procèdent à des
filtrages sous couvert de décisions judiciaires, les vendeurs ferment
leurs boutiques et les clients les insultent et les traitent comme des
criminels. Cela crée un climat favorable à la répression par la Police
militaire, l'une des plus meurtrières du monde.
La journaliste Eliane Brum demande : "Pourquoi la jeunesse noire de
la banlieue du Grand São Paulo est-elle criminalisée ? " (El País -
Brésil 23 décembre 2013). Dans l'imaginaire national, soutient-elle,
pour les jeunes pauvres, s'amuser hors des limites du ghetto et désirer
des objets de consommation est quelque chose de transgressif, parce que
"les centres commerciaux ont été construits pour les garder en dehors."
Pas seulement les shopping : toute la société les laisse en dehors.
Chaque fois que ceux d'en bas bougent, se montrent, que ce soit
seulement pour sortir de la périphérie en utilisant les codes mêmes de
la société capitaliste, ils sont discriminés et frappés, parce qu'ils
occupent des espaces qui ne sont pas les leurs. Dans ce cas, ils
commettent un crime majeur : leur défi ne consiste pas seulement à
arborer sur leurs corps bruns les mêmes objets que les riches, mais
aussi à vouloir occuper des espaces-temples sacrés pour les classes
moyennes et supérieures .
La Police militaire explique ce qu'est un "rolezinho" :
-C'est quoi cette interdiction à tout habitant de favela d'entrer dans le shopping ?
-Association de mafaiteurs !
-Carlos Latuff
-C'est quoi cette interdiction à tout habitant de favela d'entrer dans le shopping ?
-Association de mafaiteurs !
-Carlos Latuff
Lorsque les périphéries bougent,
elles dévoilent les relations de pouvoir qui dans la vie quotidienne
sont voilées par les inerties, les croyances, les influences
médiatiques, religieuses et idéologiques. La première chose qu'elles ont
donné à voir, c'est la texture du pouvoir : le rôle de l'appareil
répressif et de la justice comme serviteurs du capital, la manière dont
le racisme et le classisme sont entrelacés et sont des axes d'oppression
et d'exploitation, le rôle de la ville comme un espace de spéculation
immobilière, autrement dit l'extractivisme urbain.
La deuxième chose est
l'intransigeance des classes moyennes, en particulier le secteur de
nouveaux consommateurs qui sont sortis de la pauvreté au cours des
dernières années grâce à la croissance économique induite par les prix
élevés des matières premières et les politiques de protection sociale.
Il y a là un problème de génération : les jeunes qui font des rolezinhos
sont les enfants de ceux qui les traitent de voleurs et les matraquent.
Ils appartiennent au même secteur social, mais les uns sont
reconnaissants alors que les autres veulent plus.
La troisième question nous concerne nous-mêmes. J'ai consulté un ami militant du Movimento Passe Livre [mouvement pour la gratuité des transports, NdT],
qui a joué un rôle important dans les manifestations de juin dernier,
pour lui demander son opinion sur ce qui se passe. Il m'a répondu agacé
qu'ils sont fatigués d'être interprétés par d'autres, en particulier par
des gens qui n'ont aucun lien avec les luttes mais s'érigent en
analystes, établissant une relation de pouvoir coloniale, sujet-objet,
dans laquelle ceux d'en bas sont toujours ravalés au second rang.
En quelques jours on a vu et entendu une rafale d'analyses
prétendant expliquer ce que font les jeunes, et tombant généralement à
côté de la plaque. Les discours les plus nocifs viennent de personnes et
de groupes de gauche. Lors des manifestations de juin dernier, durant
la Coupe confédérale, ils avaient taxé les manifestations de
provocations pouvant favoriser la droite. Un calcul absurde mais
efficace pour isoler et démobiliser.
En ce qui concerne les rolezinhos, ces mêmes voix prétendent
que ce sont des « actions non engagées », «dépolitisées ", qu'en fin de
compte ces jeunes ne cherchent qu'à s'intégrer à travers la
consommation. Ici aussi joue un préjugé âgiste : l'ancienne génération
(à laquelle j'appartiens) a coutume de faire des sermons aux jeunes sur
ce qui est correct et ce qui ne l'est pas, avec le même air de
supériorité que prenaient les cadres de partis qui nous faisaient la
leçon dans les années 69 et 70.
Liberté de déplacement dans le Brésil esclavagiste (XVIè-XIXè siècle)
Liberté de déplacement dans le Brésil démocratique : "rolezinhos" au XXIè siècle
Mais ce qui semble plus grave, c'est la mythification des luttes
sociales. Les ouvriers de Saint- Pétersbourg qui ont mené la révolution
de 1905 et créé les premiers soviets n'étaient pas politisés par les
discours et les écrits de Lénine et de Trotski, mais par des balles du
tsar quand ils ont défilé vers le Palais d'Hiver pour remettre une liste
de revendications, sous la direction du prêtre Gapone, qui travaillait
pour la police secrète. C'est le Dimanche sanglant qui a politisé les
travailleurs russes. Quelque chose de similaire s'est produit suite à la
marche des femmes vers Versailles en octobre 1789, qui a marqué la fin
de la monarchie.Liberté de déplacement dans le Brésil démocratique : "rolezinhos" au XXIè siècle
Il règne une profonde confusion sur le rôle des idéologies et des dirigeants dans les révolutions et les processus de changement. La spontanéité pure, qui selon Gramsci n'existe pas, ne mène pas très loin, et souvent à de sanglantes défaites. Mais la "direction consciente" et externe ne garantit pas de bons résultats. Nous pouvons essayer d'apprendre ensemble, surtout quand les banlieues se mettent en mouvement et remettent en question nos vieux savoirs.
Les
proprpriétaires de centres commerciaux veulent que Geraldo Alckmin, le
gouverneur de São Paulo, contienne les"rolezinhos": -Voilà mon projet d'espace de loisirs pour les jeunes pauvres de banlieue
Carlos Latuff
Carlos Latuff
jeudi 7 novembre 2013
9 novembre : Journée mondiale d’action contre les mines d’or en Chalcidique (Grèce)-Manifestations à Athènes, Londres, Paris etc.
| http://saveskouries.org/ |
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Exprimons notre solidarité !
Rassemblement samedi 9 novembre 13h au Trocadéro
Rassemblement samedi 9 novembre 13h au Trocadéro
Ce qui se passe
La Chalcidique est un lieu d’une beauté naturelle étonnante, qui attire
chaque année un très grand nombre de touristes provenant du monde
entier. Dans la partie occidentale de la Chalcidique il y a la forêt
primitive de Skouries. Depuis quelques années, l’entreprise
multinationale Eldorado Gold, qui s’occupe de l’exploitation aurifère,
s’est installée à Skouries et avec l’aide de puissants intérêts privés
nationaux ont commencé les activités minières à grande échelle. Ainsi,
la destruction irrémédiable de l’écosystème de Skouries et le danger
imminent de la contamination des sols et des eaux souterraines par des
métaux lourds, constituent une réalité tout au long de
la Chalcidique occidentale.



Quand l’injustice devient loi
Nous sommes résidents de Chalcidique, des pêcheurs, des agriculteurs,
des éleveurs, des apiculteurs, des entrepreneurs et des scientifiques,
d’autres mots, des gens qui aiment leur lieu d’origine. Depuis quelques
années, lorsqu’on a demandé aux autorités de nous informer et de
procéder aux consultations publiques sur le sujet des mines d’or dans
notre quartier, elles ont reporté la discussion du sujet à l’avenir et
finalement on ne l’ a jamais réalisé. Quand nous nous sommes adressés
aux organes scientifiques neutres, afin d’identifier les impacts
potentiels de l’exploitation minière à notre vie, ils nous ont informé
que la catastrophe soit irréparable tant pour les écosystèmes que pour
l’économie locale. Par contre, lorsqu’on a fait une demande devant les
tribunaux, ils n’ont procédé qu’à un contrôle de légalité des actes
administratifs qui autorisaient l’exploitation minière, sans se
prononcer sur la substance de la catastrophe. Lorsqu’on a fait des
protestations contre l’exploitation minière, la police anti-émeute est
intervenue comme armée d’occupation dans notre région, d’une manière
violente, en terrorisant nous et nos enfants. Lorsqu’en Août, on a pris
connaissance d’une étude officielle selon laquelle, l’eau du
village Neohori est impropre à cause de la concentration prohibitive
d’arsenic, l’État n’a jamais recherché s’il y avait de lien de causalité
entre cet événement et la présence des entreprises minières de forage à
proximité des sources du village. Quand récemment, les institutions de
l’Union européenne ont examiné la légalité du soutien étatique au
profit dudit «investissement», la Cour de la Justice de l’union
européenne a condamné la Grèce pour ces aides financières, des millions
d’euros, aux entreprises minières à Chalcidique, en les caractérisant
illégales. Après tout ça, quand on entre dans la forêt de Skouries pour
ramasser nos ruches d’abeilles, on rencontre des hommes armés de
Eldorado Gold, qui nous contrôlent et nous interdisent l’accès.
Aujourd’hui, l’Etat grec caractérise notre réaction comme terroriste, il
nous affronte comme si on exerce des actes criminelles similaires de
celles des nazis de l’Aube Dorée, a condamné quatre résidents, qui
résistent, à l’emprisonnement et a lancé des dizaines d’autres
poursuites, en donnant un caractère institutionnel à la violence et
l’injustice qui s’exercent contre nous.
La résistance devient notre tâche Nous sommes des habitants de Chalcidique et des solidaires de toutes parts en Grèce. Il y a trois ans que nous sommes dans la rue et que nous luttons pour sauver notre pays. On ne revendique pas seulement nos droits mais notre vie, notre propre avenir et celui de nos enfants. Nous sommes solidaires de chaque personne qui se bat pour la vie, l’égalité, la liberté, la dignité. La criminalisation et la répression des luttes et des mouvements sociaux soutenant les droits fondamentaux, constituent les seules réactions d’un système qui est paniqué. Notre obligation est de protéger avec notre voix tous ceux qui résistent à l’abus de pouvoir. Nous croyons que tous ensemble, nous sommes plus forts. Le 9 Novembre, nous appelons à des manifestations simultanées, des événements, des actions partout dans le monde pour arrêter toute persécution et emprisonnement contre nous et pour cesser immédiatement l’exploitation de l’or en Chalcidique. Notre lutte se trouve à une étape cruciale. Maintenant, nous avons besoin de tous.
#Saveskouries
Le 9 novembre en Grèce et partout dans le monde !!!
Exprimons notre solidarité
Rassemblement samedi 9 novembre 13h place du Trocadéro à Paris
Signataires :
Syriza Section de Paris
Initiative grecque à Paris
Iérissos, Iérissos !
Par MAKIS MALAFÉKAS, Écrivain, Libération, 17/4/2013
Retenez ce nom, lecteurs avides de justice sociale, de justice tout
court. Retenez ce mot qui ne figure nulle part dans les reportages des
médias français, citoyens d’un pays où vous devrez bientôt défendre bec
et ongles les droits acquis suite à de longues décennies de sacrifices
et de luttes, où vous devrez défendre vos biens publics, votre
patrimoine commun, votre dignité même face à la déferlante libérale qui
se dirige inexorablement vers vous.
Depuis quelque temps, un petit village reculé du nord de la Grèce, Iérissos, est devenu le symbole de la lutte contre l’expropriation des richesses naturelles du pays, planifiée dans le cadre de son présumé sauvetage. La compagnie canadienne «Eldorado Gold» (!), géant mondial de l’exploitation minière, a obtenu de la part du gouvernement de coalition le droit d’ouvrir et d’exploiter des mines d’or, de cuivre et de plomb dans une région protégée à la biodiversité unique, où sont également enfouies des antiquités classiques et byzantines ; tout cela pour une période indéterminée, et au prix d’un «loyer» absolument anecdotique. Selon les conclusions de nombreuses expertises, les procédures d’extraction sur une étendue de plusieurs centaines d’hectares de forêt vierge affecteraient irrémédiablement la nappe phréatique de la région tout entière.
Les habitants du village avoisinant, héroïquement mobilisés depuis plus d’un an (financement d’études indépendantes, campagnes d’information, manifestations, blocages…), ont souvent été victimes d’intimidations de la part du personnel de sécurité de l’entreprise et de violentes interventions des unités antiémeute au sex-appeal de Robocop venus spécialement d’Athènes et de Salonique. Balles en caoutchouc (assez inhabituelles pour l’esthétique de la zone euro), garde à vue et interrogatoires musclés, prélèvements d’ADN sans consentement ni charges retenues. Il y a quelques semaines, leur village s’est même fait violemment évacuer par un commando dûment cagoulé à coups de bombes lacrymogènes, afin de rechercher – à l’intérieur de chaque foyer – des preuves de «sabotage» contre le projet des mines. Ces bombes sont allées jusqu’à l’intérieur du petit lycée public de la municipalité.
Le 25 mars, lors de la Fête nationale en Grèce et comme le veut une coutume très années 30, les adolescents scolarisés devaient défiler en uniforme devant les dignitaires locaux – tant civils que religieux. Les lycéennes d’Iérissos ont protesté silencieusement en portant des masques antipoussière premier prix et des tee-shirts noirs avec l’inscription interpellante «Pourquoi nous avoir gazés ?». Elles ont participé au défilé les poings serrés en l’air sous les acclamations des villageois réunis. A l’heure actuelle, la réalisation du projet minier se poursuit avec acharnement. Et le combat des habitants d’Iérissos également. Retenez ce court récit, le nom de ce village, l’histoire de ces gens et l’image de ces jeunes filles grecques qui, certes, n’ont pas eu l’idée de défiler la poitrine dévoilée pour avoir droit au regard intéressé du journalisme européen de centre gauche, ni de porter des masques «Anonymous» pour les unes de la presse branchée, mais dont l’attitude fière et décidée devrait néanmoins servir d’exemple à tout homme et toute femme aspirant à confronter la barbarie ascendante des Marchés en collectivité d’individus libres et émancipés.
Depuis quelque temps, un petit village reculé du nord de la Grèce, Iérissos, est devenu le symbole de la lutte contre l’expropriation des richesses naturelles du pays, planifiée dans le cadre de son présumé sauvetage. La compagnie canadienne «Eldorado Gold» (!), géant mondial de l’exploitation minière, a obtenu de la part du gouvernement de coalition le droit d’ouvrir et d’exploiter des mines d’or, de cuivre et de plomb dans une région protégée à la biodiversité unique, où sont également enfouies des antiquités classiques et byzantines ; tout cela pour une période indéterminée, et au prix d’un «loyer» absolument anecdotique. Selon les conclusions de nombreuses expertises, les procédures d’extraction sur une étendue de plusieurs centaines d’hectares de forêt vierge affecteraient irrémédiablement la nappe phréatique de la région tout entière.
Les habitants du village avoisinant, héroïquement mobilisés depuis plus d’un an (financement d’études indépendantes, campagnes d’information, manifestations, blocages…), ont souvent été victimes d’intimidations de la part du personnel de sécurité de l’entreprise et de violentes interventions des unités antiémeute au sex-appeal de Robocop venus spécialement d’Athènes et de Salonique. Balles en caoutchouc (assez inhabituelles pour l’esthétique de la zone euro), garde à vue et interrogatoires musclés, prélèvements d’ADN sans consentement ni charges retenues. Il y a quelques semaines, leur village s’est même fait violemment évacuer par un commando dûment cagoulé à coups de bombes lacrymogènes, afin de rechercher – à l’intérieur de chaque foyer – des preuves de «sabotage» contre le projet des mines. Ces bombes sont allées jusqu’à l’intérieur du petit lycée public de la municipalité.
Le 25 mars, lors de la Fête nationale en Grèce et comme le veut une coutume très années 30, les adolescents scolarisés devaient défiler en uniforme devant les dignitaires locaux – tant civils que religieux. Les lycéennes d’Iérissos ont protesté silencieusement en portant des masques antipoussière premier prix et des tee-shirts noirs avec l’inscription interpellante «Pourquoi nous avoir gazés ?». Elles ont participé au défilé les poings serrés en l’air sous les acclamations des villageois réunis. A l’heure actuelle, la réalisation du projet minier se poursuit avec acharnement. Et le combat des habitants d’Iérissos également. Retenez ce court récit, le nom de ce village, l’histoire de ces gens et l’image de ces jeunes filles grecques qui, certes, n’ont pas eu l’idée de défiler la poitrine dévoilée pour avoir droit au regard intéressé du journalisme européen de centre gauche, ni de porter des masques «Anonymous» pour les unes de la presse branchée, mais dont l’attitude fière et décidée devrait néanmoins servir d’exemple à tout homme et toute femme aspirant à confronter la barbarie ascendante des Marchés en collectivité d’individus libres et émancipés.
dimanche 8 septembre 2013
U.S. hands off Syria: March in New York City Bas les pattes de la Syrie !: manifestation à New York
More than 1,000
demonstrators protested the threatened attacks on Syria in New York City on
Sept. 7, marching from Times Square to Union Square along Broadway past tens
of thousands of people on a warm Saturday. Sara Flounders, co-coordination of
the International Action Center, invited demonstrators to come to Washington
on Monday, Sept. 9, to protest when the U.S. Congress reconvenes. Many other
organizations supported the march. This was one of at least 40 demonstrations
held across the U.S. today. The main slogan was "U.S. hands off
Syria."
John Catalinotto |
Plus de 1000 personnes ont manifesté contre la menace d'attaque de la
Syrie le 7 septembre, défilant de Times Square à Union Square en passant par
un Broadway plein de gens en ce samedi chaud. Sara Flounders, une des
coordinatrices de l'International Action Center, a invité les manifestants à
venir à Washington lundi 9 septembre, pour protester devant le Congrès
lors de sa réouverture. Beaucoup d'autres organisations soutenaient la manifestation.
Le même jour, il y a eu plus de 40 manifestations à travers tous les
USA. Le slogan principal était "U.S. hands off Syria"(USA, bas
les pattes de la Syrie !).
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mardi 13 août 2013
À L'ASSAUT! La grande journée de lutte contre la base d'écoutes US de Niscemi en Sicile
Enrico Montalbano
Original : L'ASSALTO: la grande giornata NO MUOS
Español EL ASALTO: el gran día NO MUOS en Niscemi (Sicilia)
English THE ASSAULT: the great NO MUOS day in Niscemi (Sicily)
►Sur ce thème, lire La station de télécommunications militaires US de Niscemi en Sicile construite abusivement, par Antonio Mazzeo
Original : L'ASSALTO: la grande giornata NO MUOS
Español EL ASALTO: el gran día NO MUOS en Niscemi (Sicilia)
English THE ASSAULT: the great NO MUOS day in Niscemi (Sicily)
Le mouvement No MUOS, né pour s'opposer à la réalisation de la deuxième
base US, le MUOS (Mobile User Objective System), sur le territoire de
la commune de di Niscemi, dans la province de Caltanissetta) a vécu le 9
août une grande journée de lutte : une grande manifestation à
l'intérieur de la réserve naturelle de La Sughereta et une occupation
pacifique et symbolique d'une partie de la zone militaire US. Après une
année de lutte pour la défense du territoire et de la santé, des
milliers de personnes ont franchi les clôtures et forcé les barrages
policiers.
►Sur ce thème, lire La station de télécommunications militaires US de Niscemi en Sicile construite abusivement, par Antonio Mazzeo
MUR NO MUOS À PALERME
mardi 28 mai 2013
Campagne pour la libération de syndicalistes paysans emprisonnés en Colombie
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Colombia: Por la inmediata
puesta en libertad de los dirigentes de ASTRACATOL-FENSUAGRO capturados
masivamente en el Tolima Pincha aquí para
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