Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
dimanche 15 janvier 2012
mercredi 9 février 2011
Noam Chomsky : Ce n’est pas l’Islam radical qui préoccupe les USA, mais l’indépendance
Dave Brown
samedi 25 septembre 2010
L’Arabie saoudite face au double défi : du Sunnite Oussama Ben Laden (Al Qaida) et du Chiite Hassan Nasrallah (Hezbollah)
Comte Honoré Gabriel de Mirabeau
vendredi 5 février 2010
Un porte-avions appelé Haïti-La IVème Flotte en action
Original : Un portaaviones llamado Haití
La réaction des USA, consistant à militariser la partie haïtienne de l’île à la suite du dévastateur tremblement de terre du 12 janvier, doit être replacée dans le contexte de la crise financière et économique et de l’arrivée de Barack Obama à la présidence. Les tendances de fond étaient déjà présentes mais la crise les a accélérées de façon qu’elles ont gagné en visibilité. Il s’agit de la première intervention d’envergure de la IVème Flotte, rétablie peu de temps auparavant.
Le quotidien chinois reprend une analyse du prestigieux magazine Time, où il est assuré qu’“Haïti est devenu le 51ème État des USA, et quand bien même il ne le serait pas, c’est pour le moins son arrière-cour”. En effet, en à peine une semaine, le Pentagone avait dépêché vers l’île un porte-avions, 33 avions de secours et de nombreux navires de guerre en plus de 11.000 soldats. La MINUSTAH, mission de l’ONU pour la stabilisation d’Haïti, a à peine 7.000 soldats. Selon la Folha de Sao Paulo (20 janvier) les USA ont détrôné le Brésil de son rôle dirigeant dans l’intervention militaire dans l’île, étant donné qu’en peu de semaines ils auront “douze fois plus de militaires que le Brésil en Haïti”, atteignant les 16.000 militaires.
Intervention...flottante , par Chispa, Cuba :
- Et qu'est-ce qu'elle fait, cette IVème Flotte, dans les Caraïbes ?
- Elle cherche des "armes de destruction massive"
Selon Ignacio Ramonet, dans Le Monde Diplomatique de janvier, “tout annonce une agression imminente”. Cela ne paraît pas bien sûr le scénario le plus probable, bien qu’on puisse en tirer deux conclusions : que les USA optent pour le militarisme afin de pallier leur déclin et qu’il ont besoin du pétrole de Colombie, d’Équateur et surtout du Venezuela pour consolider leur situation hégémonique ou, pour le moins, ralentir leur déclin. Mais les choses ne sont pas si simples.
Pour le mensuel français, “la clef est à Caracas”. Oui et non. Oui parce que, en effet, 15% des importations de pétrole des USA proviennent de Colombie, du Venezuela et d’Équateur, pourcentage qui égale la quantité importée du Moyen-Orient. De plus, le Venezuela est sur le point de se transformer en la plus grande réserve de brut de la planète si les réserves de la Bande de l’Orénoque découvertes récemment se confirment. Selon le Service Géologique des USA, elles seraient le double de celles d’Arabie Saoudite. Cela serait suffisant pour que Washington souhaite remplacer, comme c’est le cas, Hugo Chávez à la tête du processus bolivarien.

Carlos Latuff : Nous sommes OUVERTS pour le business
Selon moi, le problème central pour l’hégémonie usaméricaine dans l’ “arrière-cour” est le Brésil. Le pétrole sous terre est une richesse importante. Mais il faut l’extraire et le transporter, ce qui exige des investissements et la stabilité politique. Le Brésil est maintenant une puissance mondiale, le second des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) en importance derrière la Chine. Sur les dix plus grandes banques du monde, trois sont brésiliennes (et cinq chinoises), mais aucune des USA ou de l’Angleterre. Le Brésil a les sixièmes réserves d’uranium du monde (alors que seulement 25% de son territoire a été exploré) et sera parmi les cinq plus grandes réserves de pétrole quand se terminera la prospection dans le bassin de Santos. Les multinationales brésiliennes figurent parmi les principales du monde: Vale do Rio Doce est la seconde entreprise minière au monde et la première en minerai de fer; Petrobras est la quatrième pétrolière du monde et la cinquième entreprise mondiale pour sa valeur de marché; Embraer est la troisième entreprise aéronautique derrière Boeing et Airbus; JBS Friboi est la première entreprise frigorifique de viande bovine du monde; Braskem est la huitième entreprise pétrochimique de la planète. Et on pourrait continuer cette liste.
L’empire contre-attaque
Original : El imperio contrataca
vendredi 22 janvier 2010
Le choix de la résistance à l’occupant menace les régimes dictatoriaux arabes
La seconde question découlant de la première est : au nom de quoi les USA édictent-ils des lois qu’ils imposent à d’autres pays ?
Il est également important de rappeler aux Usaméricains que celui qui a une maison de verre n’a pas intérêt à jeter de pierres sur celles des autres : la résistance des peuples qui subissent l’occupation est un droit inscrit dans la législation internationale et personne n’a le droit de priver tout peuple avide de liberté d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour se débarrasser de son occupant et de le renvoyer là d’où il vient (« chez lui »).
Il n’y a en outre pas de mal à rappeler aux faucons et aux colombes de la Maison blanche qu’il existe un gouffre entre ce que l’Occident qui se croit éclairé qualifie de terrorisme et le terrorisme structuré et organisé par des États, USA à leur tête, État qui s’est malheureusement transformé en gendarme du monde : il occupe l’Irak depuis 7 ans, et l’occupation n’est-elle pas le plus haut degré de terrorisme ?
Qu’en est-il du million d’Irakiens tués par la machine de guerre, de destruction, de famine US de 1990 à aujourd’hui ? Il est vrai que l’ancien président US George W. Bush a dit que « Dieu tout-puissant » lui a ordonné d’occuper l’Irak et, comme il est croyant, il a obéi à la lettre aux ordres de son Seigneur.
Ce même Bush a-t-il oublié les enseignements du christianisme –souillés par ce criminel – qui disent sans équivoque possible : « Tu ne tueras point » ? Est-ce que les dix commandements auraient changé à notre insu ?
Dans une interview télévisée en 2005, le même Robertson avait appelé à assassiner le président vénézuélien Hugo Chávez, sous prétexte d’éviter que le Venezuela se transforme en bastion de l’extrémisme islamique et communiste, ajoutant qu’à son avis, un tel plan d’assassinat serait d’un faible coût financier et politique, car il permettrait au Trésor US de faire l’économie des 200 milliards de dollars que coûterait une guerre pour renverser Chávez.
Question à Obama : vous avez promis de fermer ce camp. Pourquoi ne l’avez-vous pas encore fait ?
Revenons à notre propos initial : les médias occidentaux ayant échoué lamentablement dans leur marketing de la vision usaméricaine à deux balles du monde, on est passé à une autre tactique, à savoir dompter et réduire au silence les médias arabes, déjà soumis. Le Congrès US a adopté la loi spéciale sur les médias arabes hostiles aux USA que les régimes arabes sont chargés d’appliquer, avant même les USA, car il est hors de doute qu’il y a des intérêts communs, au-delà des divergences, entre la tête de pont de l’impérialisme mondial, les USA, et les puissances signataires de l’Accord Sykes-Picot [France et Grande-Bretagne, NdT].
Sans parler de la politique arabe officielle, qui a renoncé depuis des décennies à toute idée de libération par la résistance et a fait le choix de la négociation et de la discussion pour obtenir la paix. En outre, l’écrasante majorité des régimes arabes répriment toute tentative de résistance germant dans l’esprit des Arabes, car celui qui lutte contre l’occupant se retournera tôt ou tard contre ceux qui lui sont soumis, le président, le roi, le sultan ou l’émir arabe, en d’autres termes le choix de la résistance menace radicalement les régimes dictatoriaux et autoritaires soutenus par l’Usamérique.
La Résistance et les Arabes de l’Amérique
- L’Émir : J’ai peur que la victoire de la Résistance au Liban se répète à Gaza
- Moubarak : Je préfère la prédiction divine à la tienne
Pourquoi, ô Arabes, ne demandez-vous pas à l’Allemagne, qui a commis l’Holocauste durant la deuxième Guerre Mondiale, si elle veut vraiment retourner en arrière dans l’histoire et susciter un nouvel Holocauste au Moyen-Orient ?
Le plus grave, c’est que ces sous-marins allemands traversent le Canal de Suez - nationalisé par le martyr de l’arabisme Gamal Abdel Nasser en réponse à l’agression tripartite de 1956 -, par ordre officiel de Hosni Moubarak. Lequel, avec ses comparses bédouins, est complètement embabouiné par l’Oncle Sam et sa nièce, Israël.
Les auteurs souhaitant y participer peuvent envoyer leurs contributions à contact@palestinethinktank.com et à tlaxcala@tlaxcala.es.
Journaliste palestinien né en 1958 et vivant dans la Palestine de 1948 (Israël) depuis 2002. Il a étudié le journalisme à Rome (Italie) de 1980 à1985. Rédacteur en chef de l’hebdomadaire local Maa Alhadath (Avec l’événement), correspondant du quotidien arabe de Londres Al Quds Al Arabi et collaborateur de plusieurs publications arabes et israéliennes, dont Yediot hAharonot et Haaretz, dont il a dirigé une édition locale. Il a aussi dirigé des émissions de radio et de télévision. Il a été rédacteur en chef de Kul Al Arab, l’hedomadaire en arabe édité à Nazareth et le plus lu des périodiques arabes d’Israël.
mardi 19 janvier 2010
La recolonisation post-sismique d’Haïti
Ayiti, Haïti, île-martyre, île-flambeau de la liberté des Nègs1, première république noire de l’histoire, est en train d’expérimenter une invention qui a germé dans les cabinets du pouvoir des Maîtres du monde : la recolonisation post-sismique.
L’île, qui a été occupée par l’US Army de 1915 à 1934, est à nouveau occupée par la même armée depuis quelques jours. Les troupes yankees ont pris le contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince et d’autres points stratégiques.
Et évidemment, l’Union européenne ne veut pas être en reste dans cette opération de recolonisation. Les Bruxellocrates se tâtent donc pour savoir s’ils vont envoyer une force de police ou bien une force de gendarmerie.
Nicolas le petit ferait bien de méditer sur l’échec cuisant subi par son Grand Modèle, Napoleone Buonaparte, dont le corps expéditionnaire fut mis en déroute par les combattants de la liberté il y a 210 ans. Victoire la plus chère de l’histoire de l’émancipation des peuples esclavagisés/colonisés puisqu’elle coûta 90 millions de francs-or à la République d’Haïti, payés en guise de dommages et intérêts à l’ancienne puissance coloniale qu’était la France en échange de sa reconnaissance de l’indépendance d’Haïti.
Et c’est cette dette infâme qui fut à l’origine de la tragédie séculaire vécue par l’île. C’est là l’origine de la « malédiction » qui frappe Haïti.
Yankees e ewopeyen : sòti Ayiti !
1- En kréyol, Nèg veut dire tout simplement être humain
Bonne semaine, quand même !
Que la Force de l’esprit soit avec vous !
...et à la semaine prochaine !
dimanche 17 janvier 2010
COLOMBIE : Quatre brèves dans le même sens
Il fait déjà l'objet d'une plainte pour crimes contre l’humanité devant la Coupe Pénale Internationale de La Haye. Ce sont des organisations de droits humains qui l'ont déposée. Le fait qu’il soit président empêche qu'on ouvre une enquête contre Álvaro Uribe Vélez.
Les crimes contre l’humanité sont au-dessus de tout crime. Malgré cela, Uribe Vélez a obtenu que plusieurs chefs narcoparamilitares, qui ont commis des milliers de meurtres horribles, soient extradés aux USA sous l’accusation de trafic de drogue.
Il a ainsi évité qu'ils continuent à raconter aux Colombiens comment lui-même, des politiciens de droite, des propriétaires fonciers, des cadres de l'armée et de multinationales ont instauré, tous unis, le terrorisme d'État.
Mais… aujourd'hui, la grande préoccupation du président, du vice-président Santos, de l'ex-ministre de la Défense - un autre Santos- et de beaucoup de « personnalités » est de ne pas être en mauvais termes avec Washington. Ils pourraient, pour une moindre brouille, finir devant un tribunal usaméricain. Les preuves qu'ont remis les paramilitaires et autres ex-fonctionnaires colombiens à la justice usaméricaine sont catégoriques. Et là, on les tient bien gardées, comme c'est la coutume aux USA…
C'est passé inaperçu. Le 24 novembre 2009 a été enregistrée au secrétariat du Sénat colombien « une dénonciation pénale pour délit de trahison de la Patrie » contre Uribe Vélez et des possibles coauteurs. Selon la plainte, les accords militaires signés avec les USA « violent les principes fondamentaux de la Constitution ».
Tant de crimes et de délits ne peuvent rester impunis. Si la justice colombienne ou la Cour Pénale Internationale n'y arrivent pas, un jour peut-être leur complice et protecteur se retournera contre eux. Dès qu’ ils ne serviront plus à Washington, ou que leur image sera devenue indéfendable, ils seront alors traités comme des kleenex.
L'ex-secrétaire d'État US Henry Kissinger l'a dit: « Être notre allié est fatal ».
Menaces valables
Bien qu'il réside en Colombie, c'est la police fédérale usaméricaine, le FBI, qui a fait l'enquête. Dans les heures qui ont suivi sa capture, ses chefs d’inculpation lui ont été notifiés. Le jeune homme est supposé avoir menacé de mort, sur Facebook, les deux fils du président Álvaro Uribe Vélez.
Par un communiqué de la Présidence du 2 décembre, les rejetons disent : « Nous répudions tout acte de terrorisme, tel que l'incitation à l'homicide -indépendamment de sa motivation et de la personne qui le commet ».
Si l'acte du jeune homme était confirmé, il répéterait malheureusement une pratique des dirigeants colombiens. Il est courant de taxer les adversaires politiques légaux de « guérilléros » ou de « terroristes ». Ceux qui ont été assassinés par des « inconnus » sont déjà des centaines.
Cela se fait depuis cinquante ans. Uribe Vélez a multiplié cette aberrante incitation au crime. La personne qui a le plus « mérité » ses attaques est la sénatrice Piedad Córdoba. Son inébranlable initiative d'aide à l'échange de prisonniers entre la guérilla et l'État est une des causes.
La quantité de grossièretés et de menaces proférées sur elle est déconcertante. La plupart se font dans la section « commentaires » des sites des principaux médias. On a identifié sur Facebook 30 groupes qui appellent à attenter à sa vie. Et pas une seule enquête.
Le 18 août 1989, près de Bogota, Luis Carlos Galán, candidat à la présidence de Colombie, était assassiné
Ce dirigeant politique fut un des quatre candidats assassinés à cette époque.
Dans chaque cas, presque immédiatement, sans un minimum d'enquête, le chef du Département Administratif de Sécurité, le DAS, Miguel Bat Márquez, assurait que le responsable était le narcotrafiquant Pablo Escobar, chef du fameux Cartel de Medellín.
Presque personne n'osait douter de la parole « du meilleur policier du monde », comme l'avait nommé Washington. Il menait une guerre sans merci contre celui que Washington appelait le « pire criminel du monde ».
Comme on le sait, le cartel de Cali, aussi ennemi d'Escobar, livrait des informations à Maza. Par une de ces « coïncidences de la vie », le général était marié avec une parente d'un des principaux parrains de Cali. Détails sans importance…
Le 18 août 2009, à quelques heures de la prescription du meurtre de Galán, un des rares juges honnêtes et courageux de Colombie a ordonné la détention du Maza Márquez, déjà retraité.
Il l'a fait sur base du témoignage du chef narcoparamilitaire Ernesto Báez, qui a assuré que le policier « incorruptible » et « honnête » était derrière la mort de Galán.
Pablo Escobar a été responsable de centaines de crimes et d'assassinats. Mais beaucoup de ceux qu'ont commis de hauts responsables de l'État lui ont été attribués. Celui de Galán n'est qu'un échantillon.
En Colombie il y a environ sept mille (7.000) prisonniers politiques et de guerre. Presque tous torturés. Femmes et hommes. Noirs, Indiens, mulâtres… syndicalistes, étudiants, guérilleros, paysans, enseignants, intellectuels…
Miguel Ángel Beltrán Villegas est l'un d'eux. À la demande de Bogotá, ce sociologue a été arrêté à Mexico le 22 mai 2009. Il y résidait en tant qu’universitaire invité. On allégua qu'il était membre des FARC.
Après avoir été torturé, il fut extradé - en violation des conventions entre les deux pays qui interdisent de le faire pour motifs politiques.
Le 23 décembre 2009, dans la nuit, Beltrán Villegas a été sorti de sa cellule de la prison Modelo de Bogotá. Selon des témoins, la seule explication qu'on lui a donnée est qu'il « serait transféré vers des terres froides ».
Aucune autorité n'a informé sa famille ou ses avocats de son transfert.
On ignorait à la date du 7 janvier où il se trouvait. Il a disparu.
Si à Cuba un contre-révolutionnaire est arrêté, la nouvelle fait le tour du monde et l'Union Européenne menace d'appliquer des sanctions. Si au Venezuela un « opposant » enfreint les lois et est arrêté, la presse mondiale se scandalise devant la « répression chaviste ».
Le gouvernement colombien étant un humble serviteur de Washington, les grands médias qui créent l'opinion font comme si de rien n'était. C'est comme si ces combattants populaires et révolutionnaires n'existaient pas. Ou s’ils méritaient ce qui leur arrive...
La vérité sur les souffrances d’Haïti
Original : The Truth about Haiti’s Suffering
Même en ces heures d'anéantissement total, Haïti, le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental, donne au reste du monde des leçons d'une grande valeur.
mercredi 18 novembre 2009
Afghanistan : Le pioupiou à une brique
À part ça, tout va bien
mardi 27 octobre 2009
Vers un nouveau coup d’État en Amérique centrale ?
Original: ¿Nuevo golpe en Centroamérica?
Il est extrêmement surprenant de voir, qu’alors qu’à peu de kilomètres de Managua, au Honduras, se maintient une dictature comme celle de Micheletti, la grande majorité des mas médias nicaraguayens (propriété d’une poignée de familles millionnaires) s’attaque depuis des années au gouvernement constitutionnel de Daniel Ortega. Les manipulations féroces et périodiques de la réalité orchestrées dans la presse écrite, radiophonique et télévisuelle, qui rappellent les campagnes subies par le président du Venezuela, Hugo Chávez, avant et après le Carmonazo [tentative de coup d’État d’avril 2002, NdE], n’ont pas cessé au Nicaragua depuis que Daniel Ortega a assumé la présidence en 2006, ou plus exactement le 10 janvier 2007.
Carlos Slim et Felipe González
Danilo Aguirre et Jaime Chamorro
lundi 5 octobre 2009
Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran –honnêtement et sur la base du droit!
par Karl MÜLLER, Zeit-Fragen, 21/9/2009. Traduit par Michèle Mialane, édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Jetzt ehrlich und auf der Grundlage des Rechts mit Iran verhandeln!
Le 1er octobre commencent des négociations entre les cinq puissances nucléaires siégeant au Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Iran. Le monde attend que ces négociations soient menées sur la base des traités internationaux et avec la volonté résolue de parvenir à une solution pacifique.
En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer; à créer et garantir des conditions conformes au droit. Parmi les nations surarmées deux Etats, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc.
Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que «les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/début 2009.
La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US.
C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.
Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contre-projets et de modalités de règlement pacifique. Les «discussions» se déroulent alors par-delà le droit et l’aspect humain, et de pareils «projets», même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde.
Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006 Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de «bunker busters» (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi: «Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier.»
Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit.
Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient.
• Le 16 septembre, le magazine US Newsweek («Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003.
• Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait «changé de langage relativement à l’Iran» dans une interview accordée au quotidien «Yediot Aharonot». Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’Etat juif: «Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence.»
• Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium: «Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent.»
• Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.
• Last but not least: L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée à la «Wiener Zeitung» du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays: «L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire.»
On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.
Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur «culture de guerre». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien «Times» le 18 septembre, selon lequel les «intentions agressives» de l’Iran seraient une «menace pour l’Occident». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.
«War is obsolete» [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négociations pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.
jeudi 17 septembre 2009
Une occupation militaire qui ne dit pas son nom
par Roland G. SIMBULAN
MANILLE – La présence de soldats usaméricains lourdement armés jusque dans les campagnes philippines les plus reculées fait désormais partie du paysage local. Nous marquons, cette année, les dix ans (1999-2009) de l’Accord sur les forces en visite (VFA – Visiting Forces Agreement), ratifié par le Sénat des Philippines le 27 mai 1999, accord qui a fait de nos campagnes une zone de tir libre pour les « exercices militaires conjoints » utilisant des munitions réelles et de l’artillerie qui a tué, blessé ou mutilé nos gens, y compris des enfants. Ces forces étrangères sont entrées en territoire philippin sans passeports ni visas, sans autorisations de la part de nos douanes ni de la part de nos autorités d’immigration, sans mise en quarantaine de la part de nos autorités sanitaires, et sans permis, ni immatriculation pour conduire leurs véhicules dans notre pays. Elles ont échappé à la justice après avoir commis des meurtres, des tentatives de meurtre, des viols, des harcèlements de nos femmes, des mauvais traitements de nos compatriotes et la destruction de notre environnement. Un document appelé l’Accord sur les forces en visite (VFA) leur a donné le droit de faire tout cela.
Plus de 40.000 soldats usaméricains sont ainsi entrés en territoire philippin dans plus de 25 provinces depuis l’entrée en vigueur du VFA en 1999. Ils sont arrivés dans plus de 78 vaisseaux et flotilles de la marine usaméricaine, comptant des porte-avions avec des armes nucléaires, des croiseurs, des sous-marins –tout cela en violation flagrante de la Constitution des Philippines qui interdit l’entrée d’armes nucléaires dans une partie quelconque du pays.
Le VFA est la plus grave anomalie dont souffrent nos relations étrangères aujourd’hui, 17 ans après le démantèlement historique des bases militaires usaméricaines en 1992. C’est un document éhonté à sens unique, puisqu’il n’est pas réciproque. Il va à l’encontre de la disposition constitutionnelle des Philippines qui prévoit « une égalité de la protection légale» par le simple fait qu’il assure des droits et privilèges spéciaux à des forces armées étrangères sur le territoire des Philippines. Le VFA a été une indignité envers notre peuple, un travestissement pour nos droits et notre État de droit. C’est pourquoi les Philippins de tous les milieux, partout dans le pays, continuent à manifester contre le soi-disant traité. Il nous rappelle que nous ne sommes pas encore vraiment souverains sur notre propre territoire en tant que nation.
Le VFA est par conséquent un mauvais exemple pour les autres accords militaires proposés ou en instance avec les autres pays tel que le Statut philippino-australien de l’Accord des forces en visite qui est toujours en examen au Sénat, ou les projets d’accord avec Singapour et la Nouvelle-Zélande. Ces derniers utilisent ostensiblement le VFA avec les USA comme modèle.
Le VFA est-il légal et constitutionnel ?
Il est clair que les décisions de la Cour Suprême en 2000 et 2009 sur le VFA ne permettent que des exercices militaires conjoints comme Balikatan (épaule contre épaule), ainsi que des exercices d’entraînement de petites unités mixtes. Elle n’accorde pas de droits pour la construction de bases ou d’installations pour des forces US de passage en visite aux Philippines. Elle n’autorise pas non plus les forces US à prendre part à des opérations de contre-insurrection dans le pays.
Protestation contre le VFA, 2008
TAMAZIGHT Filippin: Iγallen imarikaniyen "inebgawen"
DEUTSCH Die Militärbesatzung der Philippinen durch die US-Armee: eine unendliche Geschichte?
vendredi 11 septembre 2009
Les USA envahissent et occupent le Pakistan
par Talha MUJADDIDI, 30/8/2009
Nous le voyons se produire dans nos rues. Le cauchemar récurrent est aujourd'hui devenu une dure réalité pour le peuple du Pakistan. Après avoir suivi les horreurs des invasions et des occupations usaméricaines en Irak et chez notre voisin, l'Afghanistan pendant 8 ans, la « guerre contre le terrorisme » est finalement arrivée dans « Le Pays des Purs* ». Obama tient sa promesse de campagne au Pakistan. La brutale arrivée des marines US, des Hummers militaires US, des tueurs stipendiés de la société militaire privée Blackwater, les maisons barricadées pour le personnel US à Islamabad et la construction de la plus grande « ambassade » US du monde, terrorisent cette nation de 180 millions d'habitants. Le massacre et la destruction US de l'Irak et de l'Afghanistan voisin pendant les 8 dernières années leur ont donné un avant-goût ce qui peut arriver, à eux, à leurs familles et à leur pays.
Les marines usaméricains
Le 21 septembre 2008, une bombe a explosé à l'hôtel Marriott à Islamabad, tuant un grand nombre de personnes et en blessant des centaines. Avant l’attentat, des marines US ont déchargé des caisses métalliquesl d'un camion, ont franchi la sécurité et les ont transportées au 4ème étage du bâtiment. Les responsables US refusent de coopérer avec le gouvernement qui tente d'enquêter sur leurs activités. Un an plus tard, ce sont les mêmes marines US qui mènent l'occupation du Pakistan.
Jusqu'au débarquement des forces usaméricaines, le porte-parole US pour les Affaires étrangères a démenti que 1000 marines US étaient en route pour Islamabad. Les mille marines se trouvent désormais dans la capitale.. Certains d'entre eux doivent être en train de s’infiltrer tranquillement au Baloutchistan où la présence du Joint Special Operations Command (l'état-major conjoint des opérations spécial) a été signalée par des journalistes étrangers. Mais la majorité d'entre eux sont là pour défendre ce que sera la plus grande ambassade/forteresse usaméricaine du monde, pour l'instant en cours de construction, et pour servir de tête de pont à l'invasion et à l'occupation.
Le coût pour le contribuable usaméricain
L'ambassadrice usaméricaine au Pakistan, Anne W. Patterson
Le coût total pour l'hébergement et le soutien général sur place des seuls marines sera de 112.5 million $. L'ambassadrice Anne W. Patterson, a indiqué que l'argent est réparti de la façon suivante : « 5 millions $ pour les quartiers des marines, 53,5 millions $ pour les infrastructures d'hébergement, 18 millions $ pour l'amélioration de la zone de bureaux des services généraux et 36 millions $ pour les quartiers de temporaire et les équipements collectifs. »
Dans ses explications concernant l'expansion massive de l'ambassade usaméricaine, Patterson a mentionné le chiffre de 4 milliards de dollars :
« L'expansion de l'ambassade, a -t-elle déclaré, reflète l'engagement à long terme que les USA ont l'intention de prendre au Pakistan. De plus, a t'-elle indiqué, quadrupler l'aide sociale, économique et militaire qui engagera 4 milliards $ par an pendant les 18 prochains mois, nécessite un accroissement du personnel. »
L'ambassadrice Patterson n'a pas clarifié si les 4 milliards $ couvraient la construction qui fera de cette ambassade la plus grande du monde. Quand on replace cette construction dans le contexte et compte tenu du nouveau degré de l'occupation US au Pakistan, cela ressemble plus à une base militaire permanente, pas seulement pour le Pakistan mais aussi pour toute la région, qu'à une ambassade pour les opérations militaires courantes et secrètes.
Des armes et des Hummers
Des témoins et des journalistes informés ont signalé avoir observé depuis quelques semaines, du personnel usaméricain à Islamabad mais il se déplace maintenant librement à travers la capitale. La loi (section 144) stipule que des Pakistanais en possession d'armes à feu ne sont pas autorisés à les porter sur eux, dans Islamabad. Mais le personnel usaméricain montre aux Pakistanais qu'il est au-dessus de la loi en brandissant ouvertement ses armes. Il a également été confirmé que 3 000 Hummers militaires, verrouillés et chargés, attendent d’ être débarqués et déployés, à Port Qasim (Karachi). Pour des millions de Pakistanais l’évocation de ces Hummers rappelle des images de troupes usaméricaines, armées jusqu'aux dents, chargeant dans les rues des villes irakiennes, terrifiant et tuant souvent des civils sans défense.
Le 23 février 2009, le Pentagone a révélé que plus de 70 conseillers militaires usaméricains travaillaient secrètement au Pakistan.
Blackwater et la CIA
Les Pakistanais étaient au courant qu'environ 300 "conseillers" militaires US logeaient à Tarbela. Mais la nouvelle de l'arrivée des célèbres mercenaires de Blackwater, en plus des mille marines US, concentre toute leur attention. Au Pakistan, la société Blackwater a remplacé son nom entaché par un nom plus parlant, "Xe Worldwide", nom derrière lequel ces tueurs à gage se cachent
La semaine dernière également, Creative Associates International Inc (CAII), une couverture de la CIA, opérait à Peshawar. Ils ont maintenant bouclé une route et ouvert boutique près des maisons de hauts responsables pakistanais à Islamabad, juste en face d'une école.
Le Dr. Shireen Mazari
Le Dr. Shireen M. Mazari est une chercheuse et commentatrice en Études Stratégiques et Sciences Politiques du Pakistan. Elle possède un doctorat de l'Université Colombia et était Directrice Générale de l'Institut d'Etudes Stratégiques à Islamabad, au Pakistan et est ancienne présidente du Département de la Défense et des Etudes Stratégiques à l'Université Quaid-i-Azam, à Islamabad. Elle est critique des relations que le gouvernement du Pakistan entretient avec les USA et l'Inde. Intervenant pour un parti politique de l'opposition (Tehreek-e-Insaaf), le Dr. Shireen Mazari parle de la récente arrivée des forces US au Pakistan :
"Vont-ils se joindre aux brigades d'assassins du Pentagone, qui pourraient élire domicile dans les maisons barricadées d'Islamabad et avec lesquels le présent commandant US en Afghanistan était directement associé ? Des employés des aéroports pakistanais ont parlé de leurs inquiétudes au sujet de vols charters qui transportent des Américains et dont l'entrée dans le pays n'est pas enregistrée, ni même les visas des membres de l'équipage des vols qui ne sont pas non plus vérifiés, ainsi il n'existe aucun registre du nombre exact d'Usaméricains qui entrent ou sortent du Pakistan. D'ailleurs, Craig Davis du CAII (CIA/Blackwater) qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar ! Et ne nous laissons pas avoir par l'argument comme quoi le nombre est le reflet de l'amitié car nous savons ce que le nombre signifiait pour les satellites soviétiques."
Le Pearl Continental, un hôtel de luxe à Peshawar a été soufflé par une bombe le 9 juin 2009. Les USA attribuent d'habitude ce genre d’attentats aux terroristes musulmans. Les USA ont aussi, comme d'habitude, saboté les accords de paix entre le gouvernement pakistanais et divers groupes de résistance au Pakistan. Des attentats comme celui-ci permettent de justifier l'invasion et l'occupation actuelles par les USA.
L'hôtel Pearl Continental à Peshawar a été bombardé le 9 juin 2009, ce qui n'a attiré que très peu d'attention de la part des médias dominants. Au moment de l'attentat, les médias pakistanais ont déclaré officiellement que l'hôtel était occupé par du personnel U.S. mais ils n'ont pas mentionné Blackwater. Cependant, le nom de Blackwater a commencé à apparaître suite à des rumeurs et des rapports officieux, après l’attentat à Peshawar.
Ahmed Quraishi
Le 5 août 2009, Ahmed Quraishi, analyste politique, chroniqueur et propriétaire indépendant d'un site Internet d'actualités, a rendu compte de l'introduction des marines U.S., de Blackwater, de la CIA et d'équipement militaire au Pakistan :
“Les Pakistanais se demandent : « Qui gouverne nos rues, le gouvernement pakistanais ou les Américains ? Et qui les a autorisés à venir ? »
« Il y a trois semaines, un groupe de citoyens pakistanais de Peshawar, inquiets, a écrit au ministère fédéral de l’Intérieur au sujet des activités suspectes d'un groupe d'Américains fantomatiques dans une maison louée dans leur voisinage, le quartier chic de l'University Town à Peshawar. Une ONG se désignant sous le nom de Creative Associates International Inc. louait la maison”. Selon son site Internet, la CAII se décrit comme « une organisation privée non gouvernementale qui s'occupe des défis urgents auxquels se trouvent confrontées les sociétés d'aujourd'hui … Les objectifs de Creative sont d'offrir l'opportunité d'améliorer, de transformer et de renouveler… » La description n'a aucun sens. C'est plus ou moins une parfaite couverture pour le véritable travail de cette « ONG » US : l'espionnage…
“A Peshawar, la CAII a ouvert un bureau pour travailler sur des projets dans les zones tribales proches. Il est intéressant de voir que tous ces projets sont liés au gouvernement US. Les autres projets de la CAII, à l'extérieur du Pakistan, sont aussi liés au gouvernement US. En résumé, cette ONG n'en est pas une. Elle est étroitement liée au gouvernement usaméricain. »
Entre-temps, lorsqu'on l'a interrogée sur l'agrandissement de l'ambassade, l'ambassadrice U.S., Anne W. Patterson, a été « manifestement secouée » et a répondu : “Je suis sans voix. Pour espionner le Pakistan, nous n'avons pas besoin d'une grande ambassade.” Puis se ressaisissant rapidement, elle a ajouté :“ Et nous n'avons pas non plus besoin d'espionner.” Patterson a continué en disant que le Pakistan pourrait devenir une “station familiale” – on se demande ce que ça veut dire pour un bureaucrate colonial US.
Au sujet de la couverture de la CIA pour les mercenaires de Blackwater, Ahmed précise :
« À Peshawar, la CAII a indiqué aux autorités pakistanaise qu'elle avait besoin d'engager des gardes pour sa protection. Il s'est avéré que les gardes n'étaient autres que des tueurs à gage professionnels de Blackwater. Ils utilisaient la couverture de la CAII pour mener une série d'activités secrètes dans la province de la Frontière nord-ouest du Pakistan. La tristement célèbre société de sécurité privée Blackwater opère en tant que branche de l'armée US et de la CIA, s'occupant, dans des zones stratégiques éloignées, du sale boulot auquel le gouvernement US ne peut pas ouvertement s'associer. Blackwater n'est rien d'autre qu'une société de sécurité. C'est une armée mercenaire de plusieurs milliers de soldats.
« Les responsables de la sécurité pakistanaise ont été alertés par des rapports qui indiquaient que Blackwater opérait depuis le bureau de la CAII sur Chinar Road, dans le quartier de l'University Town à Peshawar. La personne responsable du bureau, un Américain du nom de Craig Davis selon un article du journal Jang, un des plus grands quotidiens en langue urdu du Pakistan, a été arrêté et accusé d'établir des contacts avec « les ennemis du Pakistan » dans des régions attenantes à l'Afghanistan. Son visa a été annulé, le bureau fermé et d'après certaines informations, M. Davis aurait été expulsé aux USA.
« On ne sait pas exactement quand M. Davis aurait été expulsé ni s'il y a eu d'autres membres du personnel expulsés en même temps que lui. Quand j'ai contacté l'ambassade US durant le week-end, la première réaction du porte-parole, Richard Snelsire a été la suivante : « Aucun employé de l'ambassade n'a été expulsé. »
Souvenez-vous que Dr. Shireen Mazari qui est en position de savoir, a indiqué catégoriquement : « Craig Davis de la CAII qui a été expulsé, est maintenant revenu à Peshawar. »
Offres d'emploi pour le Pakistan de l'ONG qui n'est pas une ONG
Mais Ahmed Quraishi explique ainsi ce démenti de l’ambassade US :
« Cette réponse défensive est similaire aux réactions causées par la culpabilité des employés de l'ambassade US à Bagdad et à Kaboul face à la présence de mercenaires travaillant pour l'armée US et la CIA. J'ai dit à M. Snelsire que ma question ne concernait pas un employé de l'ambassade ayant été expulsé. Il a déclaré qu'il avait entendu ces rapports et qu'il avait « vérifié »de son côté avec les employés de l'ambassade mais personne n'en avait entendu parler. « C'est sans fondement » (a-t-il dit). Alors je lui ai demandé : « Est-ce que Blackwater opère au Pakistan, à Peshawar ? » réponse : « Pas à ma connaissance ».
« Admettons. Les ambassades US à Bagdad et à Kaboul n'ont jamais reconnu, non plus, aucune des opérations de Blackwater en Irak et en Afghanistan. Cela fait partie des conflits de bas niveau entre les diplomates du Département d'Etat des USA et ceux du Pentagone et de la CIA. Les gens des Affaires étrangères ont, selon certaines informations, indiqué clairement qu'ils ne reconnaîtraient pas, ni n'accepteraient des responsabilités pour les activités d’ opérations spéciales des agents opérant dans des pays amis, à l'insu de ces pays et en violation de leur souveraineté. Des rapports ont suggéré que parfois, même l'ambassadeur US n'était pas au courant des actions des mercenaires de son gouvernement dans un pays cible. »
Finalement, Ahmed parle d'un diplomate US qui a rencontré secrètement un diplomate indien à l'intérieur du Pakistan, en sachant parfaitement que l'Inde est considérée comme un État ennemi du Pakistan :
« En mai, une femme diplomate US fut surprise en train d'arranger une réunion discrète (lire « secrète») entre un diplomate indien de bas niveau et plusieurs responsables de haut niveau du gouvernement pakistanais. Une adresse à Islamabad (152 Margalla Road) fut identifiée comme le lieu où la réunion secrète aurait lieu. La diplomate usaméricaine en question savait qu'il n'y avait aucune chance pour que l'Indien rencontre les Pakistanais dans des circonstances habituelles. Il n'était pas non plus possible de le faire durant un événement de grande visibilité. Après l'incident, le ministère des Affaires étrangères du Pakistan publia un court communiqué avertissant tous les officiels du gouvernement de s'abstenir de tels contacts directs avec des diplomates étrangers dans des cadres officieux, sans en référer auparavant à leurs départements. »
Des ONG qui ne sont pas des ONG
De plus, de nombreuses ONG sponsorisées par les USA œuvrent à la production de bulletins d'information dans les médias dominants qui sont pro-Usaméricain. Pour ce faire, beaucoup d'analystes, de généraux à la retraite, d'hommes d'affaires, de journalistes et d'universitaires pakistanais sont recrutés. Comme Ahmed Quraishi l'a dit : « cette ONG n'est pas une ONG » ; par exemple des organisations non gouvernementales fonctionnent sous le contrôle et la direction des gouvernements qui les utilisent pour des opérations de couverture dans des pays étrangers et les financent discrètement.
Conclusion
Il est évident que le gouvernement actuel a donné tous les privilèges aux USA. Ils ne savent pas comment, ni ils ne veulent, contenir l’ingérence US dans les affaires pakistanaises. Pour le dire franchement, ils sont en train de céder la souveraineté du Pakistan à un pouvoir étranger. Dr. Shireen Mazari a déclaré : « Tout ce qui émane de l'ambassade US... est repris par la direction pakistanaise, terrifiée. » Les objectifs des USA sont clairs : une plus grande pénétration des USA entraînera la déstabilisation du Pakistan, qui mènera à la déstabilisation de toute la région. Ces installations militaires US renforcent également l’encerclement de Iran. Les partis d'opposition politique pakistanais gardent bouche close face à tous ces développements. La raison principale de leur silence est qu'ils sont aussi corrompus que le Parti du peuple Pakistanais (le PPP) au pouvoir. Aucun parti politique au Pakistan n'est d'humeur à résister à l'hégémonie des USA. L'armée pakistanaise ne montre plus aucun intérêt à s’ingérer directement dans les décisions politiques. Après les huit années désastreuses sous la dictature militaire de Musharraf, le peuple n'est lui non plus, pas prêt à ce que l'armée du Pakistan intervienne dans la vie politique du pays. Les terroristes du TTP (Tehreek-e-Taliban Pakistan), le Mouvement des talibans pakistanais, viennent, à peine, d'être maîtrisés. Aujourd'hui, des millions de Pakistanais sont terrifiés par leurs nouveaux et importuns invités venus d’Occident, les terroristes US. Il va maintenant nous falloir apprendre à supporter et survivre sous la colonisation croissante et de plus en plus dangereuse du Pakistan par les USA.
* L'inventeur du mot PAKISTAN, Chowdhry Rehmat Ali, l'a ainsi expliqué : " 'Pakistan' est à la fois un mot persan et urdu. Il est composé des lettres prises des noms de nos terres - "indiennes" et "asiatiques" - , c'est-à-dire : Punjab, Afghania (Province de la Frontière nord-oues), Kashmir, Iran, Sindh (y compris Kachch et Kathiawar), Tukharistan, Afghanistan et BaluchistaN. Cela veut dire le pays des Paks - les spirituellement purs et propres. Il symbolise les croyances religieuses et les souches ethniques de notre peuple; et il représente les composants territoriaux de notre Patrie originelle. Il n'a pas d'autre origine ni d'autre signification; et il n'admet aucune autre interprétation." (NdE Tlaxcala)
Source : Pak Alert Press-The U.S. Invades and Occupies Pakistan
Article original publié le 30/8/2009
Sur l’auteur
Traduit par Isabelle Rousselot et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala

