Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
lundi 6 mai 2013
Bilan de la gestion privée de l'eau dans l'agglo de Montpellier
jeudi 29 octobre 2009
Qu’il y ait des riches, n’est-ce pas un droit des pauvres?
À une plus petite échelle, un présentateur de la télévision espagnole déplorait en 2005 qu’il ne fallait pas payer pour contempler la neige qui couvrait les champs et les villes d’Espagne, si blanche et si belle, dégradée dans son prestige par le fait de s’offrir de manière indifférenciée au regard de tous à égalité. Et à une plus petite échelle encore, j’ai connu un poète qui ne pouvait lire les vers de Neruda sans être rendu furieux : “J’aurais dû les écrire moi!”. C’est une chose d’enfants de vouloir la lune et de mères corruptrices de la promettre. Le capitalisme est un infantilisme destructeur. Il isole l’acte puéril d’un enfant mal éduqué et le généralise, le normalise, le récompense socialement. Ce qui est là, ce que nous ne pouvons prendre avec les mains, ce qui est pour cela même à tous, nous appauvrit, nous attriste et ne vaut rien.
"Le Père Noël donne plus aux enfants riches qu'aux enfants pauvres"
jeudi 25 juin 2009
L'ARCHE DE NOÉ NOUS SAUVERA TOUS
中文
LA ACTUAL CRISIS FINANCIERA Y ECÓNOMICA MUNDIAL
A LA LUZ DEL BIEN COMÚN DE LA TIERRA Y DE LA HUMANIDAD
Palabras de Miguel d’Escoto Brockmann, Presidente de la Asamblea General
de las Naciones Unidas, al iniciarse la Conferencia de Alto Nivel sobre la Crisis
Financiera y Económica Mundial y Su Impacto Sobre el Desarrollo.
New York 24-26 junio 2009
Webcast: Español
Nube de palabras realizada con http://www.wordle.net
United Nations Conference on the World Financial and Economic Crisis and its Impact on Development
New York 24-26 june 2009
H.E. Miguel D’Escoto Brockmann, President of The United Nations General Assembly
Webcast: English
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Conférence des Nations Unies sur la crise financiére
et économique mondiale et son incidence sur le développement
Déclaration de S. E. Miguel D’Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’ouverture de la Conférence de haut niveau sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement
New York, le 24-26 juin 2009
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Просьба сверять с фактическим поступлениемЗаявление Председателя Генеральной Ассамблеи
Организации Объединенных Наций Его
Превосходительства Мигеля д’Эското Брокмана
на открытии Конференции высокого уровня по вопросу
о мировом финансово-экономическом кризисе и его
последствиях для развития
Нью-Йорк, 24 июня 2009 года
联合国大会主席米格尔·德斯科托·布罗克曼阁下在世界金融和经济危
2009 年6 月24 日,纽约
URL: http://www.tlaxcala.es/detail_artistes.asp?lg=es&reference=336
jeudi 11 juin 2009
H1N1: pas de panique, ils nous mènent en bateau !
ef. En 2007, le Ministère indonésien de la Santé annonçait publiquement qu’il ne fournirait plus au Réseau mondial de l’OMS pour la surveillance de la grippe (GISN) de virus de la grippe aviaire, parce que celui-ci ne prenait pas en compte les intérêts et les besoins des pays en développement. Le Dr Siti Fadilah Supari, Ministre indonésienne de la Santé, avait découvert que l’OMS, relativement à l’échange des virus, suivait ses propres règles et appliquait un double standard, puisque le GISN lui fournit des virus grippaux en provenance des pays atteints et les transmet ensuite à des firmes qui mettent au point des vaccins. Or ces vaccins sont beaucoup trop chers pour que les pays atteints par la grippe puissent les acheter, alors que les pays industrialisés font des réserves en vue d’une éventuelle pandémie. Le Dr Supari a eu le mérite de porter ce problème devant l’opinion publique mondiale dans son livre «It’s time for the world to change »(cf. Horizons et débats n° 16 du 27/04/09).
Cette année, l’Assemblée mondiale de la Santé s’est tenue du 14 au 22 mai à Genève. On devait y poursuivre entre autres les négociations, initiées par l’Indonésie et soutenues par la majorité desEtats membres de l’OMS, relatives à la transparence, l’honnêteté et l’équité dans l’échange des virus et au «benefit sharing» (participation aux bénéfices tirés du virus, par exemple sous forme de vaccins).
Et voici qu’est survenue la grippe porcine. Au motif que les Etats membres avaient besoin de leurs Ministres de la Santé pour préparer des mesures en cas de pandémie, l’Assemblée se sépara avec cinq jours d’avance, si bien que des sujets importants n’ont pu être débattus.
«Horizons et débats» s’est entretenu avec le Dr Siti Supari en marge de la Conférence.
Horizons et débats: Quelles réactions a suscitées votre livre «It’s time for the world to change»? Et qu’est-ce qui s’est fait depuis sa parution?
Dr Supari: Mon livre a retenu l’attention dans le monde entier après la critique qui en a été faite dans un journal australien par un journaliste de Sidney. Il prétendait que j’accusais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de complot et de mettre au point une arme biologique, bien que une telle accusation n’apparaisse nulle part dans mon livre. Cette critique a fait beaucoup parler, directement et indirectement. Certains étaient d’accord, d’autres sceptiques. En outre, beaucoup me condamnèrent docilement sans avoir lu mon livre. A ce moment-là, j’étais très préoccupée que ces accusations ont été lancées contre moi bien qu’elles étaient tout à fait injustifiées au regard du contenu de mon livre.
Mon livre a eu un grand retentissement dans mon pays, après en avoir eu dans le monde entier. J’ai été submergée par les problèmes qu’il a provoqués. Entre autres, l’OMS exigeait qu’il soit retiré de la vente. Mais cela ne s’est pas fait.
En bref, le livre renferme ce que j’ai constaté au cours de ma lutte au sein de l’OMS pour garantir transparence, honnêteté et équité dans les mécanismes régissant l’échange des virus et le «benefit sharing» (voir plus haut). Les mécanismes actuels, en vigueur depuis 60 ans, ne me paraissaient pas transparents.
Quels sont cette année de votre point de vue, celui de l’Indonésie, les sujets les plus importants pour l’Assemblée mondiale de la Santé?
Cette année, le sujet le plus important était les retombées de la crise économique et financière sur la santé publique. Mais de mon point de vue, le plus important était la pandémie de grippe H1N1 partie du Mexique, qui m’a montré clairement que les problèmes auraient pu être évités si l’on avait appliqué trois principes: honnêteté, transparence, équité.
En m’appuyant sur mes observations relatives à la souche mexicaine du virus H1N1, j’ai réussi à cerner quelques questions restées pendantes:
Premièrement: l’OMS a baptisé la pandémie «grippe porcine» puis elle est passée à nouvelle «grippe H1N1». J’ai trouvé cela bizarre et inaccoutumé. Je ne sais pas pourquoi l’OMS a donné ce nom au virus, car ce nom était inaccoutumé pour cette maladie. On aurait dû parler de souche mexicaine du H1N1, comme on l’a fait pour les souches indonésienne et vietnamienne du H5N1, au lieu de parler de «grippe porcine» ou de nouvel H1N1. Mais l’OMS a tout à coup changé ses normes pour le H1N1. Elle a modifié sa nomenclature, sa façon de désigner les virus.
Et il faut soulever cette question?
Oui, parce qu’il est très important d’avoir des droits sur le nom. Si la souche est indonésienne, l’Indonésie a des droits sur le virus. Si quelqu’un veut mettre au point un vaccin contre ce virus, il doit avoir l’accord de l’Indonésie.
Cela m’inquiète énormément, car là nous ne savons pas qui est propriétaire du virus. C’est tout simplement «une nouvelle forme de H1N1.» Jusqu’à présent on parlait toujours de virus H5N1, et on précisait souche H5N1 vietnamienne, ou thaïlandaise. Donc tout cela me semble étrange.
Certains prétendent que la grippe porcine est une grippe tout à fait ordinaire, une nouvelle forme qui vient d’apparaître.
C’est évident. C’est tout simplement une grippe de type A.
Deuxièmement: Que l’OMS ait d’emblée placé l’alarme au niveau 3–4, puis ensuite même à 5, a été un facteur de panique mondiale. Pour fixer le niveau d’alarme d’une pandémie, je pense que l’OMS ne doit pas prendre en compte seulement la contagiosité, mais aussi les indicateurs cliniques de gravité (morbidité/mortalité) et les indicateurs virologiques et des séquences génomiques. S’agit-il d’un virus très ou peu pathogène? Le nouveau virus H1N1 actuel est peu pathogène.
A y regarder de plus près, le taux de mortalité lié au nouveau virus H1N1 est assez faible. Nous avons pour l’instant 8000 cas répartis dans 39 pays. Au total 74 personnes sont mortes, soit moins de 2%. C’est très peu. Beaucoup moins que pour une grippe saisonnière.
De plus, en laboratoire, les analyses virologiques ont montré que le nouvel H1N1 est peu pathogène. Autrement dit pas trop dangereux. On devrait débattre de tout cela à l’Assemblée mondiale de la Santé, dans un but de transparence générale: nous faut-il un consensus relatif à la désignation des virus? Redéfinir les critères fixant l’état d’alarme pandémique? Les conséquences sont très lourdes pour un pays qui a déclenché l’alarme pandémique, ce qui est le cas en ce moment au Mexique. Ce pays se trouve dans une situation très difficile. Mais d’un autre côté beaucoup de firmes font de gros profits, parce que tout le monde a besoin de médicaments, de vaccins, de masques jetables, de vêtements de protection et autres. C’est une affaire juteuse.
Le cas du Mexique est très important pour le combat que je mène – en particulier l’exigence de transparence: transparence dans la définition du virus, dans les critères de fixation du niveau d’alarme pandémique. Je pense que c’est important pour tous les habitants de la planète. La transparence permet d’éviter des peurs inutiles tout en respectant la vigilance nécessaire.
Le deuxième point important (derrière le H1N1) est pour moi d’aboutir à un accord à l’issue des discussions IGM-PIP (Inter Governmental Meeting Pandemic Influenza Preparedness, Rencontres intergouvernementales de préparation à la pandémie de grippe, NdT) initiées par mon pays. Dans cet accord, il est important de disposer d’un mécanisme, honnête, équitable et transparent relatif à l’échange de virus et au benefit sharing (voir plus haut), en particulier en ce qui concerne le H5N1 et autres virus grippaux risquant de déclencher une pandémie humaine.
Le Dr. Supari
Cela avance-t-il, après votre grand succès de 2007?
Dans le cadre des discussions IGM, nous avons atteint environ 85% des objectifs que je m’étais fixés relativement aux mécanismes internes de l’OMS. Mais alors que ce processus était en cours, le H1N1 est arrivé…
Au cours de la séance de ce matin à l’Assemblée, la plupart des orateurs ont évoqué la nécessité de transparence et d’équité «pour tous les pays». C’est un nouveau langage, et je suis convaincue que ce sont les fruits de votre travail. Il était évident que tous les pays voulaient cela.
Oui. Mais jusqu’à aujourd’hui l’OMS n’a pas pris de mesures de santé publique claires et intégrées pour affronter une future pandémie. On devrait disposer de mesures de santé publique cohérentes, par exemple la garantie d’accès, à des prix abordables, aux antiviraux, vaccins et autres moyens de protection nécessaires, tels que les masques etc.
Dès que l’alarme pandémique dépasse le niveau 4, l’OMS ne fait pas preuve d’un grand zèle pour recommander systématiquement et rapidement aux pays producteurs de génériques d’augmenter leurs capacités de production.
Quels sont les pays qui apportent leur soutien à l’Indonésie?
La majorité des Etats membres participant à l’IGM-PIP sont derrière l’Indonésie, comme il s’est avéré en décembre 2008, puis les 14 et 15 mai durant la 62e Assemblée mondiale de la Santé. Les plus favorables sont les membres de la SEARO (Organisation régionale d’Asie du Sud-Est) et de l’ASEAN (Association des pays d’Asie du Sud-Est), ainsi que la plupart des pays non-alignés. C’est à dire la majorité des Etats membres.
Selon la Charte de l’OMS «toute inégalité entre les pays dans les efforts pour améliorer l’état sanitaire et combattre les maladies, en particulier contagieuses, constitue un danger pour tout le monde». Et dans l’article 1 il est dit que «[…] l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé […] est de permettre à tous les peuples d’accéder au meilleur état sanitaire possible.»
Que faudrait-il faire pour que ces principes deviennent réalité? Quels sont les présupposés requis?
A mon avis, que tous les membres de L’OMS, en particulier les pays développés, aient véritablement la volonté de s’engager pour créer un système équitable, transparent et égalitaire. Ces principes font certes partie des règles de l’OMS, mais ils ne sont pas mis en pratique.
Que peuvent faire les Occidentaux de bonne volonté pour soutenir vos efforts?
Appeler leurs gouvernements à soutenir ceux qui œuvrent à la conclusion du SMTA (Accord sur les standards de transfert de matériel, qui réglemente le transfert de matériel biologique) et à l’établissement d’un système équitable, transparent et honnête d’échange des virus, garantissant le «benefit sharing» au pays d’origine du virus – ceci est très important pour le Mexique – ainsi que la traçabilité des utilisations du virus et l’instauration de mécanismes de contrôle tels que forums, médias, pétitions.
Quand l’Indonésie a cessé d’envoyer ses virus à l’OMS, il a été dit, entre autres, qu’il n’y avait pas de souveraineté sur les virus, que ceux-ci ne s’arrêtent pas aux frontières.
Quand j’envoie la souche sans savoir où elle va atterrir, c’est plus dangereux que le virus lui-même. Dans mon pays on conserve la souche dans un endroit sûr, très sûr. L’Indonésie est un grand pays, avec de nombreux scientifiques qui conservent le virus. Mais si j’expédie cette souche sans savoir où elle va atterrir, c’est extrêmement dangereux. Nous conservons la souche chez nous parce qu’il peut se passer beaucoup de choses. Et mon combat dure maintenant depuis trois ans, comme vous le savez. A l’heure actuelle, la souche indonésienne du H5N1 se trouve dans mon pays, et nulle part ailleurs. Et nous avons désormais extrêmement peu de cas. Et nous sommes tout aussi capables que d’autres pays d’effectuer des recherches sur ce virus. Et jusqu’à présent nous n’avons pas constaté de mutation de la souche indonésienne du H5N1.
Pourquoi les USA voudraient-ils tant avoir votre virus?
Je ne le sais pas au juste. S’ils veulent notre souche, ils peuvent nous contacter, face à face – transparence. Qu’ils s’adressent à mon pays, nous discuterons, nous leur demanderons: Pourquoi avez-vous besoin de ce virus, que voulez-vous en faire? Cela sera-t-il profitable à mon pays et à mon peuple? Nous serons au même niveau – égalité.
En réalité c’est pour les gens du monde entier que nous voulons changer les mécanismes, pas seulement pour le peuple indonésien, pas pour moi, pas seulement pour les pays en développement, mais pour tous les êtres humains. Et cela grâce à la transparence, l’honnêteté et l’équité. C’est le seul moyen d’œuvrer à la paix dans le monde et au bien-être général.
Merci beaucoup, Dr Supari, pour cette interview.
La prise de conscience des pays asiatiques
thk. Ce que Kishore Mahbubani expose de façon convaincante dans son livre «Le retour de l’Asie», l’impressionnante Ministre indonésienne de la Santé, le Dr Siti Fadilah Supari, ne fait que le confirmer. Les pays en développement, en ce cas asiatiques, en ont assez d’être tenus en lisières par les nations industrialisées, qui leur prescrivent dans toutes les instances internationales ce qu’ils doivent faire.
Grâce à son intrépide engagement Madame Supari a imposé à l’OMS de nouveaux critères pour tous les peuples de la terre. Elle a exigé que tous les Etats soient traités de la même façon en matière de maladies, agents pathogènes et vaccins. C’est à dire qu’on pratique l’égalité entre Etats. Il est inadmissible qu’un Etat où est apparu un nouveau virus soit tenu d’en fournir la souche à une nation industrialisée pour permettre à celle-ci de mettre au point des vaccins qu’elle vendra ensuite à des prix démentiels à l’Etat en question, alors que celui-ci serait depuis longtemps à même de fabriquer ce vaccin chez lui. C’est à juste titre que les autres pays veulent se libérer du joug de l’Occident et être maîtres chez eux.
Source : Current Concerns - Fairness, Transparency and Equity in International Public Health et Horizons et débats N°22, 8 juin 2009
Article original publié le 10.6.2009
Traduit par Michèle Mialane et révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala
Fairness, Transparency and Equity in International Public Health-Interview with Indonesian Health Minister Dr. Siti Fadilah Supari at the 62nd World Health Assembly
Für Fairness, Transparenz und Gleichbehandlung im internationalen Gesundheitswesen-Im Gespräch mit der indonesischen Gesundheitsministerin, Dr. Siti Fadilah Supari
Justicia, transparencia y equidad en la Salud Pública Internacional - Entrevista con la Dra. Siti Fadilah Supari, ministra indonesia de la Sanidad, en la 62ª Asamblea Mundial de la Salud
vendredi 17 avril 2009
Appel à souscription pour le DVD : Effet papillon (26 mn)
« Qu’importe si le chemin est long du moment qu’au bout il y a un puits.»
Proverbe du Sahara
Qui suis-je ?
Une jeune réalisatrice indépendante. Pour ceux d’entre vous qui ont vu Déchets à ménager (52 mn, Janvier 2007 – Prix du public, Festival Les Escales Documentaires, La Rochelle), vous connaissez mes positions en matière d’écologie … Pour ceux qui n’ont pas vu Déchets à ménager, il ne vous reste plus qu’à tenter l’aventure !
Pour ce nouveau projet, j’ai obtenu le soutien de partenaires : engagement créatif, prêt de matériel et de locaux ... Mais le soutien purement financier, comme souvent, fait défaut. Or celui-ci est indispensable pour l’obtention d’aides publiques, telle que la subvention proposée par le dispositif « Envie d’agir - Défi Jeune » (Direction Départementale de la Jeunesse, des Sports - Haut Commissaire à la jeunesse).
Le film – Extrait du synopsis :
« […] Dans ce film, la caméra racontera l’histoire d’une tribu de nomades sahraouis en quête d’eau, un liquide retenu par les puissantes dents du barrage El Mansour Eddahbi près de Ouarzazate, la porte du Grand Sud marocain. […]
Ce récit n’est pas seulement une histoire d’eau ; dans ce conte, des humains cherchent à préserver leurs racines, leur identité. L’eau et les racines. Tandis que la France fait face au « déracinement » de certaines populations -des « expatriés marocains » notamment- il semble aujourd’hui essentiel de penser cette question en amont et de remonter à la source : pour grandir, les racines ont besoin d’eau. […] »
La souscription – Prix de soutien : 15 €
Le tournage commencera en mai, dans le désert, près de M’hamid, au sud du Maroc, pour se terminer fin octobre (l’été étant trop chaud pour caméras et humains!).
Une souscription vous permettra de réserver votre DVD que vous recevrez en décembre 2009 :
O Souscription à 15 € l’unité - avant le 6 avril 2009 (date limite pour la subvention!)
O Souscription à 20 € l’unité - après le 6 avril 2009
O Tout complément financier sera le bienvenu !
Pour souscrire à ce DVD, merci de remplir ce bulletin (ou de le copier sur papier libre) :
Nom / Prénom : ..............................................................................................................................
Adresse :.......................................................................................................................................
Courriel : .......................................................................................................................................
o Je souscris au DVD Effet papillon en remplissant ce bulletin (ou en le copiant sur papier libre)et j'y joins un chèque de ………… € à l'ordre de Cécile Couraud
o Je souhaite recevoir un reçu du montant de ma souscription : (à cocher éventuellement)
Date et signature :
A renvoyer à Cécile COURAUD – 24 rue de la République - 89150 SAINT-VALERIEN
Contact : cecile.realisations@yahoo.fr
jeudi 30 octobre 2008
Le Nestlégate helvético-brésilien
«Le politique devrait réprimander Nestlé!»-Interview de Franklin Frederick sur le Nestlégate en Suisse
par Isabelle Stucki
Il est indigné, Franklin Frederick, lui qui se bat contre Nestlé pour sauver le parc d'eau de São Lourenço, au Brésil. Voici trois mois, l'émission Temps Présent révélait que Nestlé avait mandaté l'entreprise Securitas pour infiltrer le groupe Attac-Vaud. En possession du rapport, Franklin Frederick constate que l'opération le touche de près. Et qu'elle est remontée jusque dans son pays. Pour le militant, ce n'est pas le pire: la faible levée de boucliers face à cette affaire «gravissime» le choque. Entretien.INTERVIEW - Engagé contre la privatisation de l'eau, le Brésilien Franklin Frederick est scandalisé par le «Nestlégate» et par le peu de réactions que l'affaire suscite dans la sphère politique.
Franklin Frederick. Photo Olivier Fatton, Le Courrier
Qu'est-ce qui vous frappe dans ce rapport?
Franklin Frederick: Sa réalisation est très professionnelle. Sa première page s'ouvre sur le 2 septembre 2003. Il est question de l'organisation du Forum social suisse qui a eu lieu à Fribourg en septembre 2003 et auquel j'allais être invité pour parler du cas de Nestlé au Brésil. La dernière page du rapport est datée du 16 mai 2004. L'opération d'espionnage ayant duré plus d'une année, ce rapport est incomplet. Et comme nous n'avons pas reçu une réponse positive à la demande de notre avocat d'obtenir tous les documents, ce que nous avons entre les mains n'est que la pointe visible de l'iceberg.
Etiez-vous spécialement visé?
En tant que défenseur de l'eau au Brésil, j'étais une cible de cette opération, autant qu'Attac ou que les Colombiens, mentionnés dans le rapport. La quantité et le détail des informations sur ce qui se passe au Brésil et sur ma personne s'accroissent au fur et à mesure du document. Même mon entrée en Suisse, qui s'est faite par Neuchâtel – où les militants d'Attac ont défendu la source de Bevaix contre Nestlé–, est citée. L'agente de Securitas avait des contacts réguliers avec Nestlé. Peu à peu, son travail s'est focalisé sur le forum Nestlé que Attac, la Déclaration de Berne, Greenpeace et moi-même avons organisé en juin 2004 à Vevey.
Pour la première fois, des gens de multiples provenances se sont retrouvés pour mettre leurs savoirs en commun et parler des lieux où Nestlé pose des problèmes. Nous avons réalisé que ces cas ne sont pas uniques: Nestlé a un modèle, toutes ces situations sont similaires et appartiennent à la politique globale de Nestlé, décidée en Suisse.
Quel était l'intérêt pour Nestlé de vous espionner?
Pourquoi est-ce que Nestlé a décidé d'espionner Attac-Vaud? Certes, il y a le livre très important que le groupe écrivait sur Nestlé. Mais une des grandes motivations de la multinationale était d'obtenir, par le biais d'Attac, des renseignements sur ce que les groupes de résistance font au Brésil et en Colombie. Dans ces pays, les informations fournies par le rapport, dont mon e-mail, peuvent avoir une utilité concrète. Nestlé était en mesure de coordonner ses activités, de devancer nos stratégies et d'adapter les siennes. Si Nestlé connaît mes contacts, je ne sais pas quel genre de pressions, notamment auprès des politiciens, peuvent être exercées au Brésil: ce pays a une tradition démocratique plus faible que celle de la Suisse.
Le Parc des Eaux de São Lourenço
Vous dites que les faits de 2004 viennent de s'éclairer...
Au début de 2004, j'annonçais à Attac et à l'espionne inclue dans notre liste d'adresses que je viendrais en Suisse pour le Public Eye et l'Open Forum, événements organisés en parallèle au Forum économique mondial de Davos. J'ai sollicité, en vain, un entretien avec Nestlé. Mais à l'Open Forum, j'ai pu m'adresser à Peter Brabeck (ancien directeur général de Nestlé, ndlr). Comme il avait été renseigné, il savait que je serais là. Il était préparé. Il a alors annoncé cette nouvelle inattendue: l'usine de São Lourenço, située dans le parc d'eau que je défends, serait fermée et le pompage cesserait. En même temps, avec une parfaite synchronisation qui n'aurait pas pu avoir lieu sans les informations de l'espionne, Nestlé établissait des contacts avec le gouvernement de l'Etat de Minas Gerais, où se trouve São Lourenço. Nestlé a conclu un «gentlemen's agreement» pour y rester. Le jour où la presse suisse racontait notre «victoire», l'Etat du Minas Gerais annonçait un accord avec Nestlé: la multinationale s'était racheté le droit de rester...
Pourquoi le groupe Nestlé userait-il d'une telle stratégie?
La presse suisse avait passablement médiatisé le cas du Brésil. La multinationale déteste cette visibilité que lui confèrent les médias quand ils la critiquent. Nestlé subissait une sorte de pression de la part des églises nous soutenant et de la presse. Annoncer que le cas était résolu ferait taire tout le monde.
Fontaine dans le Parc des Eaux. Photo Gil
Le soutien de certaines églises dérange-t-il Nestlé?
Oui. Quand les critiques proviennent d'ONG cataloguées à gauche, Nestlé est habituée à riposter. Mais les remarques des églises ont un poids différent. Nestlé ne peut y répliquer de la même façon. Les diverses églises de Suisse qui épaulent notre lutte contre la privatisation de l'eau, dont l'Eglise réformée de Berne ont émis des critiques. A mesure que ces remarques se multipliaient, je devenais une cible plus importante pour Nestlé.
Comment percevez-vous les réactions suscitées par l'affaire?
Le manque de réactions fortes face à ce scandale est un scandale en soi! Un débat public devrait absolument avoir lieu. Que font les politiciens? Une réponse très sévère à l'attitude de Nestlé est nécessaire. Ce genre de pratiques est à bannir définitivement: quand cela commence, on se retrouve dans une zone trouble et dangereuse.
Craignez-vous votre retour au Brésil?
La lecture des rapports et le fait que la multinationale se donne le droit de poursuivre de telles opérations si elle se sent menacée m'inquiètent. Jusqu'à quel niveau suis-je surveillé dans mon pays? Je ne me sens pas en sécurité. Une limite a été franchie. C'est très grave: en Amérique latine, nous savons où ce type d'espionnage conduit! En l'occurrence, il me semble qu'un citoyen suisse ne peut être menacé physiquement. Mais il n'en va pas de même en Colombie et au Brésil.