Dans l'enquête menée sur le massacre de 15 paysans indigènes commis le 11 Septembre dernier dans le département du Pando, émerge à nouveau une piste néofascsciste européenne, et plus précisément italienne. L'ancien parachutiste originaire des Abruzzes Marco Marino Diodato, 51 ans, serait, selon Michel Irusta, journaliste et ancien parlementaire bolivien, lié au préfet du Pando, Leopoldo Fernández, actuellement détenu pour avoir violé l'état de siège imposé par le gouvernement dans le département, et aurait été son complice dans le financement des escadrons de la mort qui ont commis le massacre du 11 Septembre.Le journaliste indépendant de Cochabamba Wilson García Mérida pense la même chose. Selon lui, Diodato a opéré récemment dans les départements "rebelles" de la Media Luna (Santa Cruz, Beni, Pando et Tarija) “organisant des équipes d'assassins".Le néofasciste italien, qui s'est installé en Bolivie à la fin des années 70, a travaillé pour le dictateur Hugo Banzer, dont il épousa une nièce, et pour Luis García Meza. Accusé de diriger une bande de narcotrafiquants, il a été condamné en 1999 à dix ans de prison est s'est évadé en 2004. Depuis lors, il est en fuite.
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
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mercredi 15 octobre 2008
mardi 14 octobre 2008
Vents de guerre civile en Bolivie - Pistes pour s’orienter dans un conflit à quatre bandes
par Raquel GUTIÉRREZ AGUILAR
Pendant la première quinzaine de septembre, les régions nord, est et sud de la Bolivie ont vécu dans le chaos. Même maintenant que l’ouragan de violence, confusion et mort déclenché dans les regions « autonomes » semble s’être calmé et que le gouvernement central et les préfets des départements factieux ont commencé une negociation difficile accompagnée par des médiateurs et des observateurs nationaux et étrangers –parmi lesquels des représentants de diverses églises installées en Bolivie et des fonctionnaires de l’OEA– la tension interne n’est pas finie.
Comme c’est habituellement le cas dans les conflits internes récents dans divers pays, la compréhension des événements s’avère très difficile à cause de l'accumulation des disputes anciennes et nouvelles que s’entremêlent et produisent des scénarios inédits. Le but des pages qui suivent est, essentiellement de relater schématiquement le déroulement des derniers événements qui ont connu leur apogée avec le massacre d’El Porvenir dans le Pando, en présentant simultanément des éléments pour identifier les divers composants du conflit.
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