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mercredi 7 novembre 2012

Les élus d'Euskadi-Nord (Pays Basque français) demandent la libération d'Aurore Martin



Les élus d'Euskadi-Nord (Pays Basque français) demandent la libération d'Aurore Martin
Bake Bidea, le chemin de la paix, lance une pétition pour la libération d'Aurore à partir de cette lettre, signée par les élus.
Élus ou pas élus, nous voulons qu'Aurore revienne. Parce que nous tenons à elle. Et parce que nous réclamons le droit inaliénable à la justice et à la liberté.
Ajoutons notre nom à la liste!

http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N31490

 Bayonne, le lundi 5 novembre 2012,

Monsieur le Président de La République française,

               Comme le vous savez, Aurore Martin, militante basque de Batasuna a été remise par la gendarmerie nationale aux mains des autorités judiciaires espagnoles dans le cadre de l’exécution d’un Mandat d’Arrêt Européen (MAE). Elle est aujourd’hui incarcérée à la prison madrilène de Soto del Real.

               L’exécution de ce Mandat d’Arrêt Européen a lieu dans un contexte politique particulier en Pays Basque. En effet, il y a un an, la Conférence de Paix qui s’est déroulée à St Sébastien, au Palais d’Aiete, sous l’égide de Kofi Anann et avec la participation notamment de Jonathan Powell et de Pierre Joxe, a débouché sur l’arrêt définitif des actions armées de l’ETA. Aujourd’hui, nous considérons qu’il existe une opportunité réelle pour qu’un processus de paix puisse se dérouler jusqu’à son terme.

               Cela étant, nous tenons à vous faire part de notre consternation à l’annonce de la remise d’Aurore Martin aux autorités espagnoles ; nous dénonçons la mise en exécution de ce MAE.

               Nous requerrons la libération immédiate d’Aurore Martin, ressortissante française, car les faits visés par l’Espagne ne sont pas répréhensibles en France : appartenance à un parti politique légal en France (Batasuna) et participation à des manifestations publiques.

               Nous vous demandons de prendre en compte les changements intervenus ces derniers mois en Pays Basque, et d’intervenir afin que le gouvernement français réponde de façon positive aux recommandations des experts internationaux réunis l’an dernier à la Conférence de Paix d’Aiete et facilite le déroulement du processus de paix en cours.
               Monsieur le Président, veuillez agréer l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
Signataires:

Frédérique Espagnac, Sénateur PS
Jean Jacques Lasserre, Sénateur Modem
Sylviane Alaux, Député des Pyrénées Atlantiques PS
Colette Capdevielle Député des Pyrénées Atlantiques PS
Jean Lassalle, Député des Pyrénées Atlantiques Modem

Mathieu Bergé, Conseiller régional Aquitaine PS
Alice Leyciaguéçahar, Conseiller régional Aquitaine EELV
Marie Christine Aragon Conseiller général des Pyrénées Atlantiques PS
Max Brisson, Conseiller général des Pyrénées Atlantiques UMP/
Adjoint au Maire de Biarritz
Kotte Ecenarro, Vice Président du Conseil général des Pyrénées Atlantiques PS
Alain Iriart, Conseiller général des Pyrénées Atlantiques /Maire de St Pierre d’Irube, Christophe Martin, Conseiller général des Pyrénées Atlantiques PS
Sauveur Bacho, Maire d’Arbérats
Darritchon Léopold, Maire de Labastide Clairence
Florence Gracie, Maire d’Espelette
Pierre Guillemotonia, Maire de Lahonce,
Michel Ernaga, Maire d’Urepel
Marie Josée Espiaube, Maire de Boucau, PCF
Michel Oçafrain, Maire de Banca
Daniel Olçomendy, Maire d’Ostabat
Battitt Sallaberry, Maire d’Hendaye
Peio Setoain, Maire des Aldudes
Jakes Arguindeguy, Adjoint au Maire d’Hasparren
Jean Michel Berra, Adjoint au Maire d’Hendaye
Ttitto Betbeder, Adjoint au Maire de Saint-Martin-d’Arberoue
Martine Bisauta, Ecologiste Adjoint au Maire UMP de Bayonne,
Jean René Etchegaray, Adjoint au Maire de Bayonne
Pierre Favraud, Adjoint au Maire de Boucau, PS
Paul Larroque, Adjoint au Maire de St Pierre d’Irube
Christian Millet Barbé, Adjoint au Maire de Bayonne, représentant de l’UMP
Michel Veunac, Adjoint au Maire de Biarritz Modem
Philippe Aramendy, Conseiller municipal d’Urrugne
Nicolas Blain, Conseiller municipal de Macaye
Kiki Borda, Conseiller municipal d’Arbonne
Santiago Capendeguy, Conseiller municipal d’Ahetze
Yvette Debarbieu, Conseiller municpal Saint Jean de Luz
Dominique Duguet, Conseiller municipal de Ciboure
Panpi Dirassar, Conseiller Municipal d’Espelette
Andde Dubois, Conseiller municipal de Mendionde
Iker Elissalde, Conseiller municipal d’Hendaye
Jean Marc Haritschelhar, Conseiller municipal d’Hasparren
Luxi Oxhandabarats, Conseiller municipal de Gamarthe,
Dominique Mélé, Conseiller municipal d’Urrugne
Marie Ange Thébaud Conseiller municpal de Boucau


samedi 3 novembre 2012

Petite leçon de basque

Engunsentia : aube, aurore. Iraultza: révolution. Iraultzaren: de la révolution (génitif)
Iraultzaren egunsentia: aurore de la révolution

jeudi 1 novembre 2012

La militante basque Aurore Martin a été remise aux autorités espagnoles

Arrêtée ce jeudi après-midi, la militante du mouvement Batasuna a été remise à 20 h 45 aux autorités espagnoles

Aurore Martin

Aurore Martin a été  remise aux autorités espagnoles, a-t-on appris à 20h45 de source gendarmerie. La jeune femme est désormais en Espagne.
Membre de Batasuna, Aurore Martin a été interpellée ce jeudi à Mauléon en exécution d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne.
Cette arrestation intervient plus d'un an après une première tentative avortée à Bayonne.

La militante membre de Batasuna mouvement radical basque interdit en Espagne mais autorisé en France, avait épuisé tous les recours légaux (ici la Cour européenne des droits de l'homme ) contre le mandat de Madrid. Elle avait été interpellée sans difficulté vers 16H00 par des gendarmes, à l'occasion d'un contrôle routier fortuit.

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Ils se mobilisent pour Aurore Martin

La lumière d’Aurore, une jeune femme qui a décidé de ne pas se soumettre - Michel Porcheron
Aurore Martin, jeune et jolie Basque de 31 ans, de la région de Saint-Jean Pied de Port, aurait pu avoir une vie comme beaucoup de ceux et celles de sa génération et du Pays Basque Nord. Sans grands espoirs particuliers en vue. ...

Le groupe Corsica Libera à l’Assemblée de Corse  condamne fermement l’arrestation d’Aurore Martin, ainsi que sa remise aux  autorités judiciaires espagnoles.
En juin 2011, Corsica Libera avait   participé au mouvement de soutien en faveur de la jeune militante. L’essentiel  du paysage politique basque, de l’UMP au Parti Socialiste, avait alors fustigé  le recours au Mandat d’Arrêt Européen dans une affaire relevant typiquement du  délit d’opinion.
Rappelons qu’il est simplement reproché à Aurore Martin une  participation à des activités publiques de Batasuna, parti qui n’a jamais été  considéré comme illégal en droit français.
L’attitude des autorités  parisiennes est contraire à la fois au droit et à la raison. Elles se  déshonorent totalement aux yeux de la communauté internationale.
Corsica  Libera réaffirme sa fraternelle solidarité à Aurore Martin, à ses proches, ainsi  qu’à sa formation politique.
Pour le groupe Corsica Libera,
Jean-Guy  Talamoni 

Début de polémique après l'arrestation de la militante basque Aurore Martin

 
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Aurore petite colombe rebelle
Ta fuite s’est brutalement arrêtée
Les traitres au pouvoir
dans la gueule du loup
t’ont jetée.
Symbole de la liberté et de la justice
Tu résistais bec et ongles
Telle une combattante de l’ombre.
Ton combat à présent commence
Et le nôtre à travers toi continue.
Ta prison est notre prison
La solidarité sortira des tombes
Et comme une gerbe jaillira
De toutes ses forces fécondes
Elle t’éclaboussera de ses actions
De ses pensées de son amitié,
te réchauffera le cœur en tes jours
de liberté privée.
Aurore petite sœur de malheur
Mon aigle messager est sur le qui-vive
Il est déjà près de toi avec
ses forces vives
Résiste ! Aie confiance !
Nos soutiens en lui te confirment
Notre présence
Sois forte petite Aurore
Ton combat est digne
Justice et vérité en seront les insignes
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Carole Radureau ( 02/11/2012)

 


vendredi 23 octobre 2009

INTERDICTION DE FAIRE DE LA POLITIQUE AU PAYS BASQUE

Communiqué d'Askapena, 14/10/2009

Le 14 octobre, la police espagnole arrêtait au siège du syndicat de la gauche indépendantiste LAB, à Donostia (Saint-Sébastien), dix militants indépendantistes très connus dans les milieux politiques, sous l’accusation d’essayer de constituer une nouvelle direction politique de Batasuna. Cette organisation populaire de la gauche indépendantiste avait été mise hors la loi par les tribunaux espagnols en 2003, mais elle continuait toujours son activité politique. Hier, le siège du syndicat a été complètement entouré, bloqué et pris par les forces de répression pendant de longues heures.
Les syndicalistes qui se trouvaient au siège de LAB (entre eux l’ex dirigeant de LAB Rafa Diaz Usabiaga) ont été identifiés et retenus dans une salle pendant des heures

Dans une autre salle se trouvaient arrêtés Arnaldo Otegi, Rufi Etxebarria, Sonia Jacinto et Arkaitz Rodriguez, peu de temps après, Rafa Diaz Usabiaga les a rejoint. En même temps, dans d’autres localités Mañel Ugarte, Amaia Esnal, Ainara Oiz, Txeluis Moreno et Miren Zabaleta étaient également arrêtés. Toutes les personnes arrêtées se trouvent en garde à vue au secret.

Ces faits d’une extrême gravité, menés sous la direction du juge de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón, ont néanmoins une origine politique indiscutable dans le gouvernement de Rodriguez Zapatero. Il y a quelques jours, le quotidien du gouvernement « El País » avait commencé une campagne d’intoxication disant que ces dirigeants qui viennent d'être arrêtés avaient été désavoués par l’ETA à cause de leur supposée opinion politique contraire à la lutte armée. Alors pourquoi est-ce qu’on les arrête ?

La succursale au Pays basque du Parti socialiste de Rodriguez Zapatero a déclaré, d’une part, que ces personnes «n’étaient en train de faire rien de politiquement important», que «cette opération est la suite d'autres opérations antérieures parce qu’elles étaient en train de réorganiser la direction politique de Batasuna ». D’autre part, elle a déclaré que «la nouvelle phase politique est très difficile à définir en quelques mots ». En parlant d’une nouvelle phase, font-ils référence à la criminalisation fasciste du collectif des prisonniers dont il a été interdit de montrer les photos publiquement? Ou bien à la disparition depuis quatre mois du militant basque Jon Anza en territoire français? La politique néofasciste des gouvernements espagnols de la dernière décennie de mettre hors la loi partis et associations politiques et sociales, politique critiquée par certains partis basques mais qu’au fond ils acceptent  n’est plus une nouveauté,
Ce n'est pas, non plus, une nouveauté que cette politique néofasciste, dans le cas d’un peuple qui lutte pour son indépendance et pour le socialisme comme le peuple basque, soit une politique complètement stérile dans son objectif : paralyser et anéantir ce mouvement, la gauche indépendantiste basque. Ni ETA a disparu, ni Batasuna, ni le mouvement contre la répression, ni les luttes sociales soutenues par la gauche indépendantiste, ni tout le travail de reconstruction linguistique et culturelle. Tout au contraire, la gauche indépendantiste basque a montré une grande vitalité dans les quelques mobilisations de masses qui ont été permises, et mêmes dans quelques unes interdites.

La gauche indépendantiste, même dans l’illégalité a su se présenter aux élections, renouveler sa participation dans des institutions, en démontrant de façon répétée sa force avec un 15-20% de l’électorat, dans toutes les élections de ces dernières années, alors qu’elle se trouve dans l’illégalité. C’est-à-dire qu’elle continue à maintenir avec force l’initiative politique.

Ces derniers moins, il était chaque fois plus notoire et public que la gauche indépendantiste voulait travailler et faire de grands efforts pour l’avenir, en travaillant pour la constitution d’un pôle souverainiste. Arnaldo Otegi avait annoncé des nouveautés importantes pour l’automne. Personne n’est dupe. C’est cette politique de rassemblement des forces souverainistes qui est à l’origine de cette décision du gouvernement espagnol du PSOE, avec la totale connivence du PP espagnol.

L’arrestation de ces dix militants, dénoncée par la gauche indépendantiste, par les partis Ezker Batua-Izquierda Unida, Aralar, Eusko Alkartasuna et le syndicat ELA, n’arrivera à rien, sauf à retarder un peu plus le processus politique. Augmentant la douleur et la souffrance que le Pays basque paye pour essayer de reconstruire un avenir « euskaldun », féministe, internationaliste, socialiste, sur la base du suffrage universel.

Askapena lance un appel à dénoncer, de toutes les façons possibles, ces actions fascistes du gouvernement espagnol, en activant la solidarité internationaliste avec le Pays basque, pour ainsi lever, peu à peu, ce voile de silence et tergiversation que les moyens de communication et les alliés du système néolibéral ont étendu sur la réalité d’exploitation et de lutte qui est en train de se développer au Pays basque.

EUTSI GOIARI!!!

EUSKAL HERRIA AURRERA!!!
LE PAYS BASQUE EN AVANT !!!