Une telle pitrerie a de quoi rendre sympathique le petit Mahmoud, qui est vraiment d'un autre calibre.
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
vendredi 28 septembre 2012
La pitrerie de Bibi en mondovision
Une telle pitrerie a de quoi rendre sympathique le petit Mahmoud, qui est vraiment d'un autre calibre.
jeudi 19 juillet 2012
Pour la ‘prévention des conflits’, l’UE met le paquet sur les pétrodictatures du Golfe
Traductions disponibles : فارسی
Nabil al Arab
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jeudi 5 avril 2012
Günter Grass: Was gesagt werden muss/Ce qui doit être dit /What must be said/Lo que hay que decir/Quello che deve essere detto/Ad d-iniɣ ayen yessefken/آنچه باید گفته شود
Günter Grass warnt in der "Süddeutschen Zeitung" vor einem Krieg gegen Iran. In seinem Gedicht mit dem Titel "Was gesagt werden muss" fordert der Literaturnobelpreisträger deshalb, Israel dürfe keine deutschen U-Boote mehr bekommen. Weiterlesen...
L'écrivain allemand et prix Nobel de littérature, Günther Grass, dénonce dans un poème, censuré par l'hebdomadaire Die Zeit et publié par les quotidiens Süddeutsche Zeitung, La Repubblica et le New-York Times la politique israélienne contre l'Iran et la complicité allemande avec celle-ci.Lire la suite
آنچه باید گفته شودTamazight Ad d-iniɣ ayen yessefken
dimanche 15 janvier 2012
mercredi 16 novembre 2011
Lettre ouverte à Rachid Ghannouchi, dirigeant d’Ennahdha رسالة مفتوحة ، إلى راشد الـغنوشي، رئيس حركة النهضة
Tamazight Tabṛat iledyen n EbrahimYazdi, aneɣlaf aqbur n tɣawsiwin n beṛṛa n Iṛan, i yemḍebber isenneslem Rachid Ghanouchi
Un rappel de quelques principes
jeudi 6 octobre 2011
Manifestons notre soutien aux cinéastes iraniens emprisonnés Petition in support of the imprisoned Iranian filmmakers حمایت خود را از سینماگران زندانی در ایران اعلام می کنیمحمایت خود را از سینماگران زندانی در ایران اعلام می کنیم
Sign petition Signez la pétition en ligne
Les dernières informations en provenance d’Iran sont très alarmantes, elles concernent la situation des cinq cinéastes iraniens emprisonnés depuis le 18 septembre. Rappelons leurs noms : Mojtaba MIRTAHMASB, Nasser SAFFARIAN, Hadi AFARIDEH, Mohsen SHAHRNAZDAR, Marzieh VAFAMEHR, tous réalisateurs, ainsi que Katayoun SHAHABI, productrice de films.
Les médias gouvernementaux, les délégués du Sénat de Téhéran, le ministre de l’Information, celui de la Police secrète, le ministre de la Culture, le directeur général du ministère de la Culture, trois réalisateurs islamiques proches du régime, douze associations d'étudiants islamiques, le site du gouvernement et les télévisions, ont accusé les 6 réalisateurs arrêtés en les traitant d'espions, annonçant que l'espionnage en Iran était passible de longues peines de prison. Les familles des réalisateurs emprisonnés ont appris qu'elles n'avaient pas le droit de rendre visite à leur proche.
Le gouvernement iranien a également arrêté le caméraman, Touraj ASLANI, alors qu’il se trouvait dans un avion en partance pour la Turquie.
La Maison du Cinéma en Iran avait lancé un appel pour la défense et la libération des cinéastes emprisonnés. Les médias gouvernementaux ont annoncé que la Maison du Cinéma en Iran n'aurait désormais plus de reconnaissance officielle, accusée d’être un parti politique en contact avec l'étranger.
Selon nos informations, le gouvernement iranien a l’intention de museler tous les organismes et artistes indépendants.
Le ministre de l'Information en Iran a demandé aux familles des réalisateurs de s’en tenir au silence, et de ne pas évoquer la situation des cinéastes emprisonnés.
Un grand nombre d'artistes iraniens, en France, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, viennent de créer le Comité de Soutien aux Cinéastes iraniens Emprisonnés.
Le Festival de Cannes, La Cinémathèque française, La SRF, La SACD, France Culture, L'ARP, La SCAM
Petition in support of the imprisoned Iranian filmmakers
We, the undersigned, are most worried about the recent arrests of five Iranian filmmakers, Mojtaba Mirtahmasb, Nasser Saffarian, Hadi Afarideh, Mohsen Shahrnazdar and the film producer and distributor, Katayoune Shahabi on 18 September 2011.
The families and the lawyers of the filmmakers have been banned from visiting them, and the families have been forced to remain silent about the situation of their loved ones. Many other Iranian filmmakers have been warned that they would suffer the same fate in the future. Filmmaker and actress Marzieh Vafamehr was imprisoned in July for acting in a movie and director of photography, Tooraj Aslani, was banned from leaving Iran because of working on film outside of Iran.
The independent association House of Cinema in Iran, a body composed of a number of trade guilds, issued a press release in defense of the arrested filmmakers and questioned the government's approach to the filmmakers.
House of Cinema's action was immediately condemned by the government media who accused the institution of working with "foreign enemies of the state." Certain members of Iranian government have accused the filmmakers of espionage and treason. The charges made by pro-government media, certain members of the parliament, three pro-government filmmakers, twelve Islamic student associations and the website of Islamic Republic of Iran's Broadcasting (IRIB) can result in long prison sentences in Iran.
A number of Iranian artists and filmmaker in Europe, Canada, the United States and different countries around the world have created the Committee in Defense of Imprisoned Filmmakers: cinemairan@ymail.com
We the undersigned support the actions of the Committee in Defense of Imprisoned Filmmakers. We urge the Iranian government to release the imprisoned filmmakers and stop the intimidation and harassment of filmmakers in the future.
جشنواره جهانی کن، سینماتک فرانسه، انجمن کارگردانان سینمای فرانسه، انجمن مولفین و آهنگسازان فرانسه و رادیو فرهنگ فرانسه:
حمایت خود را از سینماگران زندانی در ایران اعلام می کنیم
برپایه اخبار دریافتی از ایران پنج تن از سینماگران ایرانی مجتبی میرتهماسب، ناصر صفاریان، کتایون شهابی، مهدی آفریده و محسن شهرنازدار طی روزهای 17 و 18 سپتامبر توسط نیروهای امنیتی حکومت ایران دستگیر و روانه زندان شده اند.
وزیر اطلاعات ، نمایندگان مجلس، وزیر فرهنگ و ارشاد اسلامی، معاون امور سینمایی، سه سینماگر وابسته به حکومت ایران، دوازده انجمن اسلامی وابسته به حکومت، تلویزیون و رسانه های حکومتی بطور سازمان یافته و گروهی سینماگران مستقل را جاسوس و دشمن لقب داده اند.
سینماگران زندانی از ملاقات با خانواده هایشان محروم شده اند.
ماهها پیش مرضیه وفامهر دیگر سینماگر ایرانی دستگیر و روانه زندان شده است.
هفته گذشته تورج اصلانی فیلمبردار شناخته شده ایرانی هنگام خروج از کشور در هواپیما بازداشت و ممنوع الخروج اعلام گردید.
بدنبال این حملات خانه سینما بیانیه ای را در حمایت از سینماگران زندانی منتشر نموده است. رسانه های وابسته به حکومت ایران، خانه سینما را غیررسمی و آنرا به حزب سیاسی تشبیح کردند که با کشورهای بیگانه در ارتباط قرار دارد.
برپایه آخرین اخبار دریافتی وزارت اطلاعات از خانواده های سینماگران خواسته است تا در سکوت کامل بسر برده و از هرگونه گفتگو و مصاحبه با رسانه های داخلی و خارجی خوداری کنند.
به دنبال فشار و موج جدید سرکوب سینماگران ایرانی، هنرمندان ایرانی مقیم فرانسه، اروپا، کاناد و امریکا اقدام به ایجاد کمیته ای بمنظور دفاع از سینماگران زندانی در ایران نموده اند.
جشنواره جهانی کن، سینماتک فرانسه، انجمن کارگردانان سینمای فرانسه، انجمن مولفین و آهنگسازان فرانسه، رادیو فرهنگ فرانسه
29 سپتامبر 2011
صفحه حمایت از سینماگران زندانی در ایران
http://www.cinematheque.fr/fr/jafar-panahi2/arrestation-6-cineastes.html
ترجمه به فارسی و پخش: فرهنگسرای پویا - پاریس - 29 سپتامبر
Les médias gouvernementaux, les délégués du Sénat de Téhéran, le ministre de l’Information, celui de la Police secrète, le ministre de la Culture, le directeur général du ministère de la Culture, trois réalisateurs islamiques proches du régime, douze associations d'étudiants islamiques, le site du gouvernement et les télévisions, ont accusé les 6 réalisateurs arrêtés en les traitant d'espions, annonçant que l'espionnage en Iran était passible de longues peines de prison. Les familles des réalisateurs emprisonnés ont appris qu'elles n'avaient pas le droit de rendre visite à leur proche.
Le gouvernement iranien a également arrêté le caméraman, Touraj ASLANI, alors qu’il se trouvait dans un avion en partance pour la Turquie.
La Maison du Cinéma en Iran avait lancé un appel pour la défense et la libération des cinéastes emprisonnés. Les médias gouvernementaux ont annoncé que la Maison du Cinéma en Iran n'aurait désormais plus de reconnaissance officielle, accusée d’être un parti politique en contact avec l'étranger.
Selon nos informations, le gouvernement iranien a l’intention de museler tous les organismes et artistes indépendants.
Le ministre de l'Information en Iran a demandé aux familles des réalisateurs de s’en tenir au silence, et de ne pas évoquer la situation des cinéastes emprisonnés.
Un grand nombre d'artistes iraniens, en France, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, viennent de créer le Comité de Soutien aux Cinéastes iraniens Emprisonnés.
Le Festival de Cannes, La Cinémathèque française, La SRF, La SACD, France Culture, L'ARP, La SCAM
حمایت خود را از سینماگران زندانی در ایران اعلام می کنیم
برپایه اخبار دریافتی از ایران پنج تن از سینماگران ایرانی مجتبی میرتهماسب، ناصر صفاریان، کتایون شهابی، مهدی آفریده و محسن شهرنازدار طی روزهای 17 و 18 سپتامبر توسط نیروهای امنیتی حکومت ایران دستگیر و روانه زندان شده اند.
وزیر اطلاعات ، نمایندگان مجلس، وزیر فرهنگ و ارشاد اسلامی، معاون امور سینمایی، سه سینماگر وابسته به حکومت ایران، دوازده انجمن اسلامی وابسته به حکومت، تلویزیون و رسانه های حکومتی بطور سازمان یافته و گروهی سینماگران مستقل را جاسوس و دشمن لقب داده اند.
سینماگران زندانی از ملاقات با خانواده هایشان محروم شده اند.
ماهها پیش مرضیه وفامهر دیگر سینماگر ایرانی دستگیر و روانه زندان شده است.
هفته گذشته تورج اصلانی فیلمبردار شناخته شده ایرانی هنگام خروج از کشور در هواپیما بازداشت و ممنوع الخروج اعلام گردید.
بدنبال این حملات خانه سینما بیانیه ای را در حمایت از سینماگران زندانی منتشر نموده است. رسانه های وابسته به حکومت ایران، خانه سینما را غیررسمی و آنرا به حزب سیاسی تشبیح کردند که با کشورهای بیگانه در ارتباط قرار دارد.
برپایه آخرین اخبار دریافتی وزارت اطلاعات از خانواده های سینماگران خواسته است تا در سکوت کامل بسر برده و از هرگونه گفتگو و مصاحبه با رسانه های داخلی و خارجی خوداری کنند.
به دنبال فشار و موج جدید سرکوب سینماگران ایرانی، هنرمندان ایرانی مقیم فرانسه، اروپا، کاناد و امریکا اقدام به ایجاد کمیته ای بمنظور دفاع از سینماگران زندانی در ایران نموده اند.
جشنواره جهانی کن، سینماتک فرانسه، انجمن کارگردانان سینمای فرانسه، انجمن مولفین و آهنگسازان فرانسه، رادیو فرهنگ فرانسه
29 سپتامبر 2011
صفحه حمایت از سینماگران زندانی در ایران
http://www.cinematheque.fr/fr/jafar-panahi2/arrestation-6-cineastes.html
ترجمه به فارسی و پخش: فرهنگسرای پویا - پاریس - 29 سپتامبر
mercredi 16 février 2011
Jours de colère à Benghazi, Téhéran, Manama, Sanaa : des places Tahrir partout
Saneh Jaleh (صانع ژاله) ans, 26 ans, étudiant aux Beau-Arts de Téhéran, Sunnite originaire du Kurdistan.
Le régime s'est livré à une opération d 'intoxication à propos de sa mort, prétendant qu'il s'agissait d'un membres des milices du régime, les Bassidjis, et avait été tué par des "monafeghine" (hypocrites, terme utilisé pour désigner le groupe des Moujahidines du Peuple de Mariam Madjavi) et qu'il allait organiser les funérailles de ce "martyr".
La deuxième victime s'appelait Mohammad Mokhtari, 22 ans.
Des affrontements à Benghazi ont opposé les forces de l'ordre et des manifestants «saboteurs», selon un journal libyen.
Quatorze personnes ont été blessées mardi dans des affrontements à Benghazi en Libye entre des manifestants «saboteurs» et les forces de l'ordre, a rapporté mercredi un journal libyen.
Citant le directeur de l'hôpital, le journal Quryna a affirmé que parmi les blessés figuraient «trois saboteurs et 10 membres des forces de l'ordre» sans donner de précision sur le quatorzième blessé.
«Aucun d'eux n'a été grièvement touché», a-t-il ajouté.
Les forces de l'ordre étaient intervenues, selon le journal, pour mettre fin à des affrontements entre des partisans du leader libyen Mouammar Kadhafi et des «saboteurs» parmi des manifestants qui s'étaient rassemblés pour réclamer la libération d'un avocat représentant des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d'Abou Salim à Tripoli.
Des sources concordantes avaient auparavant indiqué que la police libyenne avait dispersé par la force dans la nuit de mardi à mercredi un sit-in contre le pouvoir à Benghazi, deuxième ville du pays, à 1.000 km à l'est de Tripoli.
Peu après des centaines de partisans du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ont défilé dans plusieurs villes du pays, a-t-on indiqué de même sources.
Ces manifestations interviennent avant une «journée de colère» libyenne prévue jeudi, selon des appels lancés sur Facebook.
Sous le slogan «Révolte du 17 février 2011: pour en faire une journée de colère en Libye», un groupe Facebook, qui appelle à un soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi, est passé de 4.400 membres lundi, à 9.600 mercredi matin.
Mardi, des membres des familles de prisonniers dans la prison d'Abou Salim se sont rassemblés devant un poste de police pour réclamer la libération de leur coordinateur, l'avocat Fethi Tarbel, selon le journal en ligne Al-Manara.
Me Tarbel, dont les motifs de l'arrestation sont inconnus, a été libéré sous la pression des familles, selon le site du journal Quryna, proche de Seif Al-Islam, fils du colonel Kadhafi.
samedi 16 janvier 2010
17ème declaration à propos des évènements de l’Ashoura sanglante
1/1/2010
17th Statement Regarding the Events of Bloody Ashura
Déclaration intégrale de Mir Hossein Moussavi :
Au nom de Dieu le Clément et le Miséricordieux
On m’a répété, à moi et à [mes] amis, que si nous ne faisions pas de déclaration, les gens ne descendraient pas dans la rue, arrêteraient de manifester et de revendiquer et le pays serait pacifié. En tant que compagnon de route du grand mouvement populaire Vert, je n’étais pas en faveur de cette idée et je pensais que le retour à la normale ne viendrait que si les réformes nécessaires, basées sur les principes clairs de la constitution, étaient menées à bien.
Pour la commémoration de l’Ashoura, en dépit de nombreuses demandes, ni Karroubi, ni Khatami, ni moi-même, ni aucun autre ami n’a fait de déclaration. Et pourtant, le peuple a agi spontanément et a démontré que les vastes réseaux sociaux qui se sont formés spontanément pendant et après les élections n’attendaient pas les annonces ou les déclarations. Le peuple n’a pas de journaux pour l’accompagner ou l’encourager ; il ne profite pas d’une radiotélévision d’état supposée être neutre, juste et avisée ; et pourtant les nations du monde en ont été témoins : au milieu d’une tempête de menaces, de propagande, d’insultes et d’appels impies, en ce jour saint, les personnes portant le deuil de l’Imam Hossein (le petit-fils du Prophète Mahomet) en appelaient à Hossein pacifiquement et sans slogan radical sont descendues dans les rues et les places qu’ils avaient eux-mêmes choisi ; de nouveau, ils ont été en but à des provocations. Il y a eu des brutalités incroyables comme des voitures écrasant les gens, des milices en civil tirant sur le peuple ; ces miliciens sont aujourd’hui connus et leurs visages et ceux de ceux qui les manipulent se dévoilent de plus en plus. Tout cela a créé un désastre dont les conséquences ne sont pas prêtes de quitter la scène politique de ce pays de sitôt.
Si l’on regarde les images de l’Ashoura, on se rend compte que si parfois les slogans et les actions en sont venus à un radicalisme inacceptable, c’est parce qu’on a jeté des gens depuis des ponts ou des endroits en hauteur, qu’on les a écrasés avec des voitures ou assassinés ; il est intéressant de noter que sur certaines images, les gens voyaient leurs frères derrière les visages des forces de police ou bassidj en train de les réprimer ; dans cette situation critique et dans ce jour assourdissant de haine, ils essayaient de les protéger. Si la radiotélévision avait eu le moindre gramme d’équité, elle aurait diffusé un peu de ces scènes pour calmer l’atmosphère et rapprocher les gens. Mais non ! Le cours des évènements qui ont suivi l’Ashoura et l’étendue des arrestations et des autres actions gouvernementales ont démontré que les autorités répètent leurs erreurs passées sur une plus grande échelle et pensent que la seule solution est la politique de la terreur.
Admettons qu’avec toutes ces arrestations, ces brutalités, ces menaces, qu’avec le musellement des journaux et des médias vous puissiez réduire le peuple au silence pour quelques jours, comment changer l’opinion qu’a le peuple des institutions ? Comment compenser le manque de légitimité ? Comment changer la stupéfaction et la réprobation de tous les peuples du monde pour la brutalité d’un gouvernement contre son propre peuple ? Que faire des problèmes économiques du pays et des conditions de vie qui empirent à cause de la faiblesse extrême de son administration ? Comment faire reculer la menace de plus de sanctions de la part des Nations Unies et des efforts internationaux pour tirer plus encore d’avantages au détriment de notre pays et de notre nation ? En s’appuyant sur quelle expertise, quelle unité nationale, quelle politique étrangère efficace ?
Ils pensent qu’en repoussant les intellectuels, les érudits, les académiciens et les militants politiques ils peuvent revenir au temps d’avant les élections sans s’attaquer aux racines des problèmes actuels du pays. Mais ceux qui ont étudié l’histoire et en savent un peu à propos de la nature compliquée de la sociologie savent que cette idée est le résultat d’une illusion : fuir la réalité et chercher refuge dans des actions superficielles et trompeuses.
Je le dis clairement et sans ambages : l’ordre d’exécuter, d’assassiner ou d’emprisonner Karroubi, Moussavi ou d’autres personnalités du même genre ne résoudra pas le problème. Les annonces faites ce mercredi place Enghelâb et avant cela lors des dernières prières du vendredi par quelques personnalités affiliées aux institutions rendront directement responsables le coeur [des institutions] de toute conséquence d’un acte terroriste et empêcheront toute solution à la crise actuelle. Traiter la plus grande partie de la société de troupeau insignifiant de bœufs et de chèvres, de poussière et de paille et déclarer le meurtre de ceux qui pleurent le meurtre de l’Imam Hossein Mobah (autorisé par la religion) sont des catastrophes causées par un groupe connu et par la radiotélévision d’état. Qu’est-ce que c’est que ces discours depuis une tribune gouvernementale invitant les gens à s’affronter les uns aux autres en nommant un groupe parti de Dieu et l’autre parti du Diable ? Ils annoncent à plusieurs reprises dans une courte allocution que c’est la guerre ! Est-ce un appel à la guerre civile et aux émeutes ? Considérant l’usage fait du discours religieux, les références aux versets du Coran et à l’enseignement du Prophète, les plus éminents de nos religieux sont en mesure de dire ce qu’il convient de faire de ces gens.
Ce qu’on me rapporte en tant qu’humble membre de la société, sur la façon dont on reçoit les déviations de la voie de l’Islam et de notre pays bien-aimé et les remarques de ces derniers jours me rappellent une parole de l’Imam Khomeiny (que la paix soit sur lui) : « Tuez-nous et nous n’en serons que plus puissants. » Devenir l’un des martyrs qui ont donné leur vie depuis les élections pour obtenir ses droits légitimes tant religieux que nationaux ne m’inquiète pas et mon sang n’est pas plus rouge que celui des autres martyrs.
Je le dis sans ambages : à moins que l’existence d’une crise sérieuse dans le pays ne soit reconnue, on ne trouvera pas de solution aux questions et aux problèmes. La non-reconnaissance de la crise justifiera la poursuite des solutions répressives. La reconnaissance de la crise actuelle apportera une solution non de confrontation mais d’unité nationale. Accuser les gens d’impiété et de collaboration avec des pouvoirs étrangers impérialistes et des gens infâmes ou des mouvements épouvantables comme le MKO dans l’espoir que cela puisse conduire à l’élimination physique de certains fidèles de l’Islam et du peuple, voilà la conséquence de l’aveuglement volontaire sur la nature des problèmes nationaux du pays. En tant que fidèle, je dis que le MKO est mort avec ses trahisons et ses crimes ; ne le ressuscitez pas à cause de la haine ou pour en tirer des bénéfices partisans.
Avant de présenter ma solution de sortie de crise, il est nécessaire que je souligne la nature du mouvement Vert : il est islamique, national, opposé à la domination étrangère et loyal à la constitution. Nous suivons l’Imam Hossein. Nous sommes épris de cette liberté dont l’Imam innocent était le signe avant-coureur. Nous suivons celui qui ne tolérait pas que l’on dérobe un bijou du pied d’une juive dans cette vaste terre islamique (référence à l’Imam Ali). Nous croyons en l’interprétation divine de l’Islam qui considère que tous les humains sont semblables et ont une valeur égale dans la création, en la vision de la dignité intrinsèque de l’humain et n’accepte pas que l’attaquant reçoive une nourriture autre que celle offerte à la victime ou qu’il soit soumis à la torture ou autres actes de ce genre.
Mes chers amis, dont beaucoup sont en prison, et moi-même sommes de vrais fidèles de l’indépendance du pays et nous souffrons que notre marché islamique soit devenu un marché trompeur de marchandises importées. Nous sommes fermement opposés à la corruption actuelle qui émane de politiques erronées et du manque de perspicacité. Nous disons qu’une organisation vaste et influente comme l’IRG ne peut pas défendre le pays et les intérêts nationaux si elle doit calculer quotidiennement les hausses et les baisses de la bourse. ; Cela la corromprait en même temps que le pays. Nous disons que les salaires actuels des pauvres ouvriers, employés et d’autres groupes de la nation sont engloutis dans une corruption étendue et nous sommes prêts à participer à des discussions pour le démontrer. Le mouvement Vert est opposé au mensonge et nous considérons ce fait comme une destruction ravageuse pour la nation ; nous considérons donc que les mensonges en matière de politique, de sécurité, d’économie, de culture et d’autres domaines comme étant un grand danger pour le pays.
Nous voulons une administration véridique, généreuse et pacifique et un gouvernement basé sur les votes du peuple, qui considère les différentes opinions et idées du peuple comme une opportunité et non comme une menace. Nous considérons l’investigation dans la vie privée des gens, l’inquisition, l’espionnage, la fermeture des journaux et les limites portées aux médias comme opposés à notre religion prospère et dispensatrice de pouvoir et contre la constitution émanant de notre religion. Nous considérons le gaspillage d’un seul centime des deniers publics à des fins personnelles ou partisanes comme un péché et nous annonçons que la conspiration nationale vieille de 20 ans, approuvée par toutes les couches des institutions, s’est de nos jours métamorphosée en pièce de papier sans valeur ous avertissons que des concurrents importants dans la région dont la croissance économique est supérieure à 10% sont en train d’émerger et se renforcent de jour en jour tandis que notre gouvernement est malheureusement incapable d’établir un budget annuel, de conserver les comptes de la nation, de sauvegarder les économies du peuple et de répondre aux questions de la cour des comptes et du parlement.
Nous ne sommes affiliés ni aux Américains, ni aux Britanniques. Nous n’avons pas envoyé de cartes de vœux aux dirigeants des puissances mondiales et n’espérons pas leur assistance ; nous savons que l’orientation des affaires étrangères des différents pays découle des intérêts de ces mêmes nations et nous haïssons ceux qui ne respectent pas la culture et les convictions nationales de leurs nations. Il est ridicule de nous accuser d’avoir insulté le Coran et l’Ashoura de l’Imam Hossein et d’avoir déchiré le portrait de l’Imam Khomeiny. Evidemment, s’il y avait eu manque de respect le jour de l’Ashoura, nous ne l’approuverions pas mais nous considérons que les pires des manques de respect, ce sont les meurtres de personnes innocentes et de personnes en deuil le jour de l’Ashoura lors d’un mois pendant lequel l’Islam interdit de tuer.
Je pense que la solution des problèmes actuels et de la crise présente est la suivante. La situation du pays ressemble à un torrent rugissant dont les inondations étendues et différents évènements ont conduit à la crue et l’ont rendu boueux. La solution pour apaiser cette grande rivière et clarifier ses eaux ne se trouvera pas dans l’action rapide. Penser à des solutions de cet acabit - certains devraient se repentir, certains devraient négocier, échanger pour solutionner ce grand problème - c’est se tromper de chemin.
Je pense que l’apport d’eau fraîche et claire provenant de ruisseaux et de sources dans cette rivière sera la solution qui, petit à petit améliorera l’eau et la rivière. Je crois également qu’il n’est pas encore trop tard et que nos institutions ont le pouvoir de le faire s’il a la perception de son importance et s’il pose un regard respectueux et bienveillant sur la nation et toutes ses composantes. Je décris quelques solutions qui, comme les ruisseaux et les sources d’eau claire, peuvent influencer l’atmosphère nationale et améliorer la situation :
1- L’exécutif devrait être responsable face au peuple, au législatif et au judiciaire afin qu’il n’y ait plus de soutien bizarre à l’exécutif en dépit de son incompétence ou de son incapacité ; l’exécutif doit être comptable de tous les problèmes qu’il a créés dans le pays. Bien sûr, si l’exécutif est compétent et équitable, il pourra répondre au peuple et au parlement ; s’il est incompétent et inapproprié, le législatif et le judiciaire le mettrait en accusation selon la constitution.
2- Voter de nouvelles lois électorales claires qui permettent de regagner la confiance du peuple en des élections libres et justes sans ingérence ni interférence. Ces lois devraient assurer la participation du peuple entier en dépit de ses différences d’opinion et de vue et devraient interdire l’interférence déformée et partisane des autorités à quelque niveau que ce soit. Les partis originels dans les premiers jours de la révolution peuvent être considérés comme des modèles.
3- Libérer tous les prisonniers politiques et leur rendre leur dignité et leur honneur. Je suis sûr que cela serait interprété comme un atout pour l’exécutif plutôt que comme une faiblesse et nous savons que les mouvements politiques qui ont perdu sont hostiles à cette solution
4- L’amélioration est impossible sans la liberté de la presse et des médias et la reparution des journaux interdits. Il faut éliminer la peur des médias libres et on devrait s’intéresser à l’expérience internationale en ce domaine. L’expansion des chaînes par satellite, leur importance grandissante et l’influence décisive de ce média démontre clairement l’insuffisance des méthodes traditionnelles et les limites de la radiotélévision nationale. Les méthodes de brouillage des satellites et la censure d’Internet ne sont efficaces qu’à court terme. La seule solution c’est d’avoir des médias libres et informés à l’intérieur du pays. N’est-il pas temps de poser notre regard, depuis l’extérieur des frontières, sur la prospérité politique, culturelle et sociale par un acte courageux basé sur la confiance dans les forces intellectuelles et innovantes de la société ?
5- Reconnaître les droits du peuple à organiser des manifestations légales, à constituer des partis politiques et des groupes et respecter l’article 27 de la constitution. On peut le faire avec la sagesse et la collaboration des personnes enthousiastes de ce pays ; cela peut remplacer la bataille entre les bassidj, les forces de sécurité et le peuple ou entre le peuple et le peuple dans une atmosphère d’amitié et d’affection nationale.
On pourrait rajouter des articles à la liste ci-dessus. A mon avis, le moindre filet d’eau claire est important par les temps qui courent. Il n’est pas nécessaire que tous ces points soient initiés en même temps. Si l’on constate de la détermination dans cet démarche, cela aidera à clarifier l’horizon. Mes derniers mots seront que toutes ces suggestions peuvent être exécutées avec sagesse, perspicacité et bonne volonté et sans besoin de traités, de négociations ou de marchandages politiques.
lundi 5 octobre 2009
Maintenant il s’agit de négocier avec l’Iran –honnêtement et sur la base du droit!
par Karl MÜLLER, Zeit-Fragen, 21/9/2009. Traduit par Michèle Mialane, édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Jetzt ehrlich und auf der Grundlage des Rechts mit Iran verhandeln!
Le 1er octobre commencent des négociations entre les cinq puissances nucléaires siégeant au Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Iran. Le monde attend que ces négociations soient menées sur la base des traités internationaux et avec la volonté résolue de parvenir à une solution pacifique.
En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer; à créer et garantir des conditions conformes au droit. Parmi les nations surarmées deux Etats, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc.
Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que «les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/début 2009.
La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US.
C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.
Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contre-projets et de modalités de règlement pacifique. Les «discussions» se déroulent alors par-delà le droit et l’aspect humain, et de pareils «projets», même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde.
Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006 Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de «bunker busters» (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi: «Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier.»
Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit.
Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient.
• Le 16 septembre, le magazine US Newsweek («Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003.
• Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait «changé de langage relativement à l’Iran» dans une interview accordée au quotidien «Yediot Aharonot». Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’Etat juif: «Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence.»
• Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium: «Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent.»
• Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.
• Last but not least: L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée à la «Wiener Zeitung» du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays: «L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire.»
On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.
Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur «culture de guerre». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien «Times» le 18 septembre, selon lequel les «intentions agressives» de l’Iran seraient une «menace pour l’Occident». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.
«War is obsolete» [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négociations pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.
mercredi 24 juin 2009
Êtes-vous prêts à la guerre avec un Iran diabolisé ?
Original : Are You Ready for War with a Demonized Iran?
Mais beaucoup connaissent Ahmadinedjad, le Président iranien. Pour une raison évidente : les médias US le diabolisent chaque jour.
La diabolisation d’Ahmadinedjad par les médias US suffit à illustrer le degré d’ignorance des Usaméricains. Le Président iranien n’est pas un souverain. Il n’est pas commandant en chef des armées. Il ne peut décider d’aucune ligne politique en-dehors des limites fixées par les souverains iraniens : les ayatollahs, qui refusent de voir l’argent usaméricain précipiter la révolution iranienne dans une des « révolutions colorées».
Les Iraniens ont fait d’amères expériences avec l’administration US. Leur premier gouvernement démocratique, après avoir débarrassé le pays de son statut d’occupé et de colonisé a été renversé par les USA dans les années 50. Ces derniers ont remplacé le candidat élu par un dictateur qui torturait et assassinait tous ceux qui, à sa différence, pensaient que l’Iran devait être indépendant et non gouverné par une marionnette dont les USA tiraient les fils.
mercredi 17 juin 2009
Président ou dictateur ? Quels sont les résultats réels de la 10ème élection présidentielle en Iran?
17/06/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Deutsch: Präsident oder Diktator?Wie ist das tatsächliche Ergebnis der 10. Präsidentschaftswahlen im Iran?
Farsi: رئيس جمهور يا ديکتاتور؟ نتيجه حقيقي دهمين انتخابات رياست جمهوري ايران چيست؟
Hamid Beheschti, né en 1946 à Téhéran, est titulaire d’un master de l’Université libre de Berlin, obtenu avec un mémoire sur la couverture partisane par les médias allemands de la guerre Iran-Irak. Il est membre de Tlaxcala.
La dixième élection présidentielle iranienne a été marquée par des manquements graves et une forte ingérence des miliciens. La direction des Gardiens de la Révolution avait été claire : on allait tout faire pour empêcher une « révolution verte », allusion à la « révolution orange » en Ukraine en 2004.
Les bureaux de vote ont été fermés plus tôt que prévu. Dans beaucoup d’entre eux, il n’y avait pas assez de bulletins de vote, ce qui a provoqué de longues queues et la fermeture anticipée. Beaucoup d’électeurs n’ont donc pu voter.
Avant même la fin du décompte des voix, le président sortant Ahmadinejad s’est déclaré vainqueur, alors que selon divers calculs, il était en troisième position.
Lors de la précédente élection, Ahmadinejad avait aussi distancé soudainement et de manière surprenante son concurrent Karroubi.
Ce qui a marché une fois peut marcher de nouveau, c’était là la tactique d’Ahmadinejad. À l’époque, Karroubi, qui menait loin devant Ahmadinejad, avait soudain remarqué après une demi-heure qu’il était passé en troisième position.
Ahmadinejad a aussi bien les Gardiens de la Révolution que les miliciens Bassidji bien en main. Et en Iran, c’est la violence pure qui décide de tout. Pas de lois, pas de règles, pas d’accords qui vaillent. Qui tient le manche, gagne. Et dans une telle situation, où le Guide suprême de la Révolution fait lire à la radio une déclaration où il dit que tous doivent accepter le résultat annoncé de l’élection, lui-même doit bien sûr l’accepter. Et là, les résultats réels ne jouent aucun rôle.
Tandis que les résultats proclamés du côté d’Ahmadinejad le donnent gagnant avec 39.165.191 voix devant son concurrent Moussavi avec 24.527.516 voix et Karroubi avec 333.635 voix http://tabnak.ir/fa/pages/?cid=51716,

Il en va autrement du côté de Moussavi, sur la base de données communiquées par le ministère de l‘Intérieur. Là, Ahmadinejad figure en troisième position derrière Moussavi et Karroubi.
Aussi à l’étranger, les Iraniens ont voté dans leur grande majorité pour Moussavi. Un exemple : les résultats des élections en Allemagne, sur la base des chiffres fournis par les observateurs locaux
Aussi bien Karroubi que Moussavi affirment non sans raison qu’on fait face à une fraude électorale. Une des plus connues organisations du clergé, „Rouhanioone Mobarez“ et le parti islamique numériquement le plus important du pays „Hezbe Mosharekate Eslami“ considèrent qu’il ya eu manipulation du vote. Ils ont tous exigé une nouvelle élection. Mais rien n’est si sûr. Car le Guide de la Révolution va tout faire pour éviter que sa déclaration, selon laquelle tout le monde doit accepter le résultat de l’élection, soit considérée comme nulle et non avenue. En outre Ahmadinejad et ceux qui le soutiennent savent très bien qu’en cas de remake de l’élection, leur sort sera scellé. On peut déjà imaginer quel serait leur destin. Les Gardiens de la Révolution et les miliciens se retrouveraient aussi sous pression.Les victimes de la manipulation électorale, qui représentent la majorité absolue de la population, vont devoir se préparer à une longue nuit de la politique intérieure iranienne. Ceux qui voudront résister devront faire preuve d’une sacrée intelligence. Car l’appareil de répression dont dispose Ahmadinejad ne date pas d’hier. C’est pourquoi la résistance est momentanément d’autant plus véhémente. Ce qui restera de la République islamique et de l’image de la foi islamique parmi les Iraniens, n’est pas difficile à deviner.



