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lundi 26 décembre 2011

Dimanche de lutte au Maroc


Manifestation le 25 décembre à Casablanca, organisée par le Mouvement du 20 février afin de demander des réformes politiques et sociales de grande ampleur.
Manifestation le 25 décembre à Casablanca, organisée par le Mouvement du 20 février afin de demander des réformes politiques et sociales de grande  ampleur REUTERS/STRINGER

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche 25 décembre dans tout le Maroc, à l'appel des jeunes du Mouvement du 20 février, qui revendique des réformes politiques profondes. Pour la première fois, la manifestation s'est déroulée en l'absence des représentants du mouvement islamiste Justice et bienfaisance.

Ce dernier s'est récemment retiré de la contestation menée depuis le début de l'année par les jeunes pour la démocratie.
PLUS DE JUSTICE SOCIALE
"Nous manifestons pour dire que la lutte va continuer malgré le retrait des organisations politiques, qu'elles soient islamistes ou autres", a déclaré à l'AFP Hamza Mahfoud, de la section de Casablanca du mouvement. Nos revendications sont légitimes et elles n'ont pas varié : une monarchie parlementaire et une plus grande justice sociale." "L'actuel gouvernement ne changera rien", "Non au cumul de la fortune et du pouvoir", ont scandé les manifestants.
Justice et bienfaisance, l'un des plus importants mouvements islamistes, toléré par les autorités marocaines, a mis un terme à son appartenance au Mouvement du 20 février "en raison des attaques" dont il a dit être l'objet de la part de certains jeunes contestataires. Ces manifestations se poursuivent malgré l'appel au dialogue lancé par le nouveau chef du gouvernement marocain, l'islamiste modéré Abdelilah Benkirane, dont le parti Justice et développement a remporté les législatives à la fin de novembre.
 Vidéos des manifs

mardi 5 octobre 2010

« Sverige ut ur Afghanistan ! »

Fausto Giudice a écrit cet article il y a plus de 3 ans et demi, exprimant l’espoir que la jeunesse suédoise se réveille rapidement et descende dans la rue pour crier : « Suède hors d’Afghanistan ! » On n’en est malheureusement pas encore là. Et le conservateur Reinfeldt (à peine réélu) est toujours au pouvoir et veut tripler le nombre de soldats suédois en Afghanistan, alors que d’autres pays s’empressent de sortir du bourbier afghan. Pour soutenir notre exigence, le mouvement Afghanistansolidaritet organise, de concert avec IrakSolidaritet, une semaine Afghanistan du 4 au 9 octobre, avec entre autres des expositions, la première d’un film afghan, un séminaire le mercredi 6 octobre à 18 h 30 à ABF (Stockholm) avec Julian Assange, porte-parole de Wikileaks, Pratab Chatterjee de CorpWatch et d’autres, ainsi qu’une manifestation – que nous espérons importante – le samedi 9 octobre octobre à 13 h.place Norra Bantorget, avec entre autres Julian Assange, l’ancien ministre social-démocrate de la Défense  Thage G Peterson et l’écrivaine Maria-Pia Boëthius.

 Un slogan postmoderne toujours d'actualité
par Fausto Giudice, 2 mars 2007

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Qui parmi ceux qui, comme moi, arpentaient les rues de Stockholm à la fin des années 60 et au début des années 70 en criant « USA hors du Vietnam, du Laos et du Cambodge ! », aurait jamais pu penser que nos successeurs des nouvelles générations auraient à descendre à nouveau dans la rue, quarante ans plus tard, en criant « Suède hors d’Afghanistan » ?

La jeunesse suédoise de 2007 n’en est pas encore là – à descendre dans la rue pour exiger le retrait des soldats suédois de Mazar-i-Sharif – mais cela ne saurait tarder. Les slogans de notre jeunesse demandent donc à être modifiés. Dans notre monde globalisé, il faut désormais crier : « Danemark, hors d’Irak ! », « Népal, hors d’Haïti ! », « Fiji , hors du Congo ! », sans oublier « Éthiopie, hors de Somalie ! »
 


Il y a 250 soldats suédois en Afghanistan. Il est question maintenant d’augmenter leur nombre. Les quatre partis de la coalition gouvernementale dirigée par le jeune Fredrik Reinfeldt –modérés, libéraux, centristes et chrétiens-démocrates – a hérité de ce dossier de son prédécesseur social-démocrate. La social-démocrate et chrétienne ministre de la Défense Leni Björklund avait défrayé la chronique en signant un accord de coopération militaire avec l’Arabie saoudite et suite à des accusations de népotisme qui n’ont pas eu de suite. Mais sa décision d’envoyer des soldats suédois combattre en Afghanistan, sous commandement US et dans un cadre, certes avalisé par l’ONU, mais néanmoins de l’OTAN, n’avait pas suscité autant de polémiques. Même la mort de deux soldats suédois, victimes d’un attentat, en novembre 2005, n’avait pas suscité de grandes interrogations ou protestations. C’est que les Suédois sont longs à la détente, après cinq siècles de protestantisme luthérien et un siècle de social-démocratie. Vladimir Lénine avait conclu d’un bref séjour à Stockholm au début du siècle dernier : « Lorsque les sociaux-démocrates décideront de faire la révolution, ils iront demander la permission au Roi. »

Mais les sociaux-démocrates ont perdu le pouvoir aux élections d’octobre 2006 et ont été remplacés par une coalition dirigée par le « Parti du rassemblement modéré », le vieux parti conservateur de droite qui se présente désormais comme le « nouveau parti des travailleurs » et, pour sacrifier au « political correct », se paye même le luxe d’avoir dans son gouvernement une belle Noire, la libérale Nyamko Sabuni, née au Burundi de parents congolais, et qui est, comme il se doit ministre de l’Intégration et de l’Égalité des chances.
Mais revenons à l’Afghanistan. L’ISAF y compte 32 000 soldats provenant de 37 pays. Présentée comme une ”mission de paix et de reconstruction” par ses promoteurs – le ministre italien des Affaires étrangères Massimo d’Alema l’a présentée, lors du débat au Sénat du 21 février de ”mission politique et de paix” -, cette mission est une mission de guerre. En témoignent les nombreux morts parmi les combattants et les civls afghans et parmi les soldats qui la composent, qu’ils soient britanniques, danois (389 soldats – 3 tués) ou norvégiens (540 soldats – 1 tué). La Suède n’est pas membre de l’OTAN mais elle est entrée dans la ”Partenariat pour la Paix” en 1994 et c’est dans ce cadre qu’elle participe aussi à deux autres missions, en Bosnie (IFOR, puis SFOR et aujourd’hui IFOR) et au Kosovo (KFOR). Que font donc les soldats suédois en Afghanistan ? On nous dit qu’ils ”reconstruisent”. Mais les deux soldats tués à Mazar-i-Sharif en novembre 2005,
Jesper Lindblom et Tomas Bergqvist, faisaient partie d’une unité spéciale secrète, le SSG –« groupe de protection spéciale » - sur lequel il est impossible d’avoir la moindre information, étant donné que ses activités relèvent du Secret défense en vertu de la joliment nommée « sekretesslagen » (« loi du secret »). il serait en tout cas étonnant que le SSG s’occupe de creuser des puits et de dispenser des soins médicaux. Plus vraisemblablement, il s’occupe de renseignement et d’opérations contre-insurrectionnelles. Curieusement, ce sigle, SSG, est aussi celui du
"Special Service Group", une brigade indépendante de commandos de l’armée pakistanaise composée de 2100 hommes et chargée des « opérations spéciales ». Le SSG pakistanais a mené des opérations clandestines contre les occupants russes en Afghanistan dans les années 80, puis ces dernières années dans le cadre de l’opération US baptisée « Enduring Freedom ».
Bizarrement, aucun journaliste suédois d’investigation – mais y en a-t-il encore ? – ne s’est livré à une enquête sur le SSG suédois.
Autre argument pour dénoncer le caractère guerrier de la mission suédoise : le gouvernement envisage sérieusement d’engager des avions de chasse JAS Gripen – les fameux avions fabriqués par SAAB – en Afghanistan. Là aussi, on est loin du creusement de puits, des soins médicaux et autres activités de reconstruction. Comme pour l’engagement prévu par l’Allemagne de 8 avions de reconnaissance Tornado en Afghanistan, il y a là matière à débat et en Suède, ce débat, longtemps rampant, a enfin éclaté au grand jour, avec la publication d’un
appel signé par de nombreuses personnalités, dont plusieurs sociaux-démocrates, parmi lesquels Thage G. Peterson, 73 ans, qui fut ministre de la Défense de 1994 à 1997. Cet appel dit tout simplement que les soldats suédois n’ont par leur place dans une mission de guerre en Afghanistan et que la Suède aurait mieux à faire que d’envoyer des soldats dans ce pays sinistré. Comme l’a fait remarquer Petersson, l’envoi de soldats suédois en Afghanistan permet de soulager les forces de l’OTAN, qui peuvent ainsi porter le principal de leur effort de guerre sur l’Iraq. Bref, participer à la guerre en Afghanistan, c’est participer à la guerre en Irak. De toute façon, les deux guerres sont pensées, organisées et planifiées au même endroit, le Commandement central stratégique US, basé à Tampa en Floride. Commandement auprès duquel sont d’ailleurs détachés des officiers suédois.
« L’Afghanistan peut devenir le Vietnam de la Suède » : c’était le titre d’un éditorial du quotidien social-démocrate Aftonbladet le 9 janvier dernier.
Depuis 200 ans, la Suède n’avait été directement impliquée dans un aucun conflit militaire, se contenant de fournir des casques bleus aux missions de l’ONU. La sacro-sainte neutralité suédoise a été fortement érodée ces dernières années. Les sociaux-démocrates, qui portent une lourde responsabilité dans cette érosion, semblent être en train de faire marche arrière, suivis par leurs alliés écologistes du « Miljöparti », qui contrairement à ce qu’on pourrait croire ne signifie pas le « parti du milieu » mais le « parti de l’environnement ». Mais, étant en minorité au Parlement, ils n’ont aucune chance d’y bloquer l’augmentation des effectifs militaires en Afghanistan et encore moins d’obtenir un retrait des troupes. Il ne leur reste donc qu’une solution : mobiliser l’opinion et descendre dans la rue comme l'ont fait les opposants italiens à la présence de troupes en Iraq et Afghanistan et à l'extension de la base militaire US de Vicenza.. On va donc finir par entendre dans les rues de Stockholm résonner ce slogan authentiquement postmoderne : « Sverige ut ur Afghanistan ».

Le mouvement suédois de solidarité avec le Vietnam (1965-1975) fut le plus important dans le monde en dehors des USA. Il culmina en 1972 avec une manifestation de 50 000 personnes à Stockholm et un appel au retrait des troupes US signé par 2,3 millions de Suédois, soit 28% de la population du pays

mercredi 3 juin 2009

Le Traité de Non-Protestation Nucléaire

par Susan WATKINS, New Left Review. traduit par Xavier Rabilloud, Tlaxcala
Une analyse fouillée, par la rédactrice en chef de la New Left Review, des origines géopolitiques du Traité de Non-Prolifération nucléaire, de ses effets réels - la non-prolifération comme privilège de quelques pays, l'arme d'intimidation d'un seul, la soumission du plus grand nombre - et de son impact sur le mouvement pacifiste.

dimanche 5 octobre 2008

Militarisation pré-électorale du territoire US : des troupes de combat rapatriées d'Irak pour "intervenir en cas de troubles civils”

par Michel CHOSSUDOVSKY

Un article de l'Army Times a rapporté que le groupe de combat de la 1ère Brigade de la 3ème Division d’infanterie rentre d'Irak afin de défendre la mère patrie et d' « assurer une force d'intervention permanente à l'intérieur du pays en cas d'urgences de tout ordre et de catastrophes naturelles ou provoquées, y compris en cas d'attaques terroristes. » Le groupe de combat a été placée sous le commandement de l’US Army North, la composante armée de terre du Commandement Nord US (USNORTHCOM) (voir l'article de Gina Cavallaro dans l'Army Times du 8 septembre 2008, Brigade homeland tours start Oct. 1, Le déploiement de la Brigade à l'intérieur de la patrie commence le 1er octobre)


“Dès le 1er octobre, pendant 12 mois, le groupe de combat de la 1ère Brigade sera placé sous de l’US Army North, la composante armée de terre du Commandement Nord US (USNORTHCOM), avec la mission de défendre le pays contre les urgences de tout ordre et les catastrophes naturelles ou provoquées, y compris les attaques terroristes.


Ce n'est pas la première fois qu'une unité militaire en service actif est utilisée pour nous aider à l'intérieur du pays...



Los Angeles, 1942: des citoyens US d’origine japonaise sont déportés vers des camps


Mais c'est la première fois qu'une unité de combat active est affectée au North Com, un commandement conjoint créé en 2002 avec la mission de fournir un commandement et un contrôle militaires à la défense intérieure des USA et pour coordonner la défense et le soutien militaire aux autorités civiles.


Après que le GC1B aura achevé sa mission temporaire, une autre brigade en service, encore non déterminée, devrait le remplacer et la mission deviendrait alors permanente.


Le commandement est situé sur la base de l'armée de l'air de Peterson, à Colorado Springs, Colorado, mais les soldats du GC1B qui sont rentrés au pays après 15 mois passés en Irak, seront basés chez eux, à Fort Stewart,Georgie.


Il est toujours prévu cependant que la 1ère Brigade BCT reparte début 2010, soit en Irak, soit en Afghanistan ; les soldats seront ainsi restés au pays, 20 mois avant de repartir.



Dis, Papa, tu vas tuer aussi tuer des voisins, comme tu as tué des Irakiens ?
Stephen Morton/AP Photo


Durant ces 20 mois, ils acquerront de nouvelles compétences, utiliseront celles qu'ils ont déjà acquises dans les zones de combat mais, avec très peu de risque, durant cette période, de se faire tuer(ibid)


Le GCB est une unité de combat militaire destinée à affronter un ennemi sur un théâtre de guerre.


Mais avec des forces US en difficulté en Irak, pourquoi le Pentagone déciderait-il d'engager ce redéploiement à l'intérieur des USA, à peine un mois avant l’élection présidentielle ?


La nouvelle mission du GC1B sur le sol des USA est de participer à la “défense” du territoire et d'apporter un “soutien aux autorités civiles”.


Le plus significatif dans ce redéploiement d’une unité d'infanterie US est qu'on puisse supposer que l'Amérique du Nord devienne, en cas d'urgences nationales, une “zone d'intervention”, justifiant ainsi le déploiement d’unités de combat.


Les nouvelles compétences qui doivent être transmises consistent en une formation à la répression des troubles civils, une tâche qui incombe normalement aux forces de sécurité « civiles » [police et garde nationale, NdR].


En fait, ce qui est en train de se passer est la militarisation des activités de la police civile, en dérogation au principe du Posse Comitatus* (principe de non-ingérence de l'armée dans les affaires civiles).



Los Angeles, août 1965 : 15 000 Gardes nationaux matent le soulèvement du ghetto de Watts. Bilan : 36 morts, 1000 blessés, 4000 arrestations...


Les procédures d'urgences actuelles de la FEMA (l'Agence Fédérale des Situations d'Urgences) prévoient la promulgation de la loi martiale en cas d'attaque terroriste. Le GC1B et d'autres unités de combat seraient appelées à remplir des fonctions militaires spécifiques :


On pourrait faire appel à elles en cas de troubles civils et pour contrôler les foules ou pour intervenir en cas de scénarios d'épouvante comme un empoisonnement de masse, ou une situation de chaos conséquent à un attentat chimique, biologique, radiologique, nucléaire ou avec un explosif à forte portée (CBRNE).


Une formation pour répondre à de tels scénarios à l'intérieur du pays a déjà commencé à Fort Stewart et elle comprend des tâches spécialisées comme savoir intervenir sur des accidents pour extraire des personnes de véhicules endommagés avec des « mâchoires de vie » [terme populaire pour désigner les engins hydrauliques de sauvetage produits par la Hale Products Inc., NdR], des connaissances médicales complémentaires pour pouvoir aider les gens en cas d'attentats CBRNE et un travail en coopération avec des experts du service gouvernemental des forêts afin de savoir se servir de tronçonneuses et de pouvoir défricher pour dégager une route ou une zone.


Les soldats du GC1B seront également formés à l'utilisation du “premier pack d'équipement non mortel utilisé par l'armée de terre”, indique le Commandant de l'Unité, Roger Cloutier, en faisant référence à l'équipement destiné à contrôler les foules et la circulation et à ces armes non mortelles conçues pour maîtriser des individus factieux ou dangereux sans les tuer.


“C'est un nouveau pack modulaire de possibilités non mortelles qu'ils sont en train d’apprendre à utiliser. Certains éléments en ont déjà été utilisés en Irak mais c'est la première fois que tous les éléments sont présentés dans leur ensemble et, avec cette nouvelle mission qui nous est assignée, nous sommes les premiers à l'utiliser.”


Le pack comprend un équipement pour la mise en place rapide de barrages routiers, des herses pour ralentir, arrêter ou contrôler la circulation, des boucliers et des matraques ainsi que des balles à grenaille.


Les troubles civils conséquents à la crise financière sont clairement envisagés, étant donné les nombreux impacts dus à l'effondrement financier, sur les épargnes de toute une vie, sur les fonds de pension, la propriété... Le moment choisi pour cette militarisation est crucial : en effet, ceci pourrait affecter les élections présidentielles du mardi 4 novembre.



Chicago, août 1968 : « émeute » contre la Convention nationale du Parti Démocrate


La brigade en activité sur le sol des USA sera baptisée la Consequence Management Response Force, ou CCMRF (prononcer sea-smurf). Quelles sont ces “conséquences” envisagées ?


Dans une conférence qui s'est tenue sous la direction du Northcom en février dernier, la mission du CCMRF était définie comme suit :


“La protection des communautés contre les attaques terroristes et biologiques est une priorité pour la centaine de membres de l'unité et de civils réunis au QG de la “Joint Task Force Civil Support” (Force conjointe de soutien aux autorités civiles) à Fort Monroe, Virginie.


La conférence des commandants sur la réponse du US NorthCom aux attaques de type CBRNE qui s'est tenue du 21 au 23 février, a amené le groupe de travail et les commandants de la JTF-CS à traiter de leurs préoccupations communes concernant les conditions opérationnelles nécessitées dans la mission de gestion des conséquences d'attaques CBRNE et à commencer les préparations à la série d'exercices Ardent Sentry 2007 (exercices bilatéraux de préparation interarmées et de coordination d'efforts).


“Nous sommes en train de donner des instructions précises d'ordre opérationnel à nos unités du CCMRF (Consequence Management Response Force) pour les aider à se préparer et à se déployer avec efficacité dans une mission de réponse à des attaques CBRNE dans tous les USA et dans leurs territoires” a déclaré le Spécialiste des Opérations courantes du JTF-CS, Hawley Waterman, qui a aidé à l'organisation de la conférence. “C'est également une opportunité pour mieux se connaître et établir de meilleures relations avec les différents Commandants.” (NorthCom, March 2007, mars 2007)


Ce qui est envisagé est l'éventualité d’un attentat terroriste du type false flag**


aux USA, qui pourrait être utilisé comme une justification à des actions militaires de représailles ou dites de prévention à l'étranger (en Iran par ex.) ainsi qu'à des actions sur le front intérieur. L'objectif premier de ce déploiement du GC1B est l’application de l’expérience acquise au combat [en Irak, NdR]à l’intérieur des USA.


“Je ne connais pas de mission plus noble que celle-ci,” a indiqué Cloutier, qui a pris le commandement en juillet. “Nous avons été partout dans le monde durant le temps du conflit, mais maintenant notre mission est de nous occuper de nos concitoyens chez nous... et suivant l’endroit où un incident se produit, vous rentrez chez vous pour vous occuper de votre ville, des êtres qui vous sont chers.”


Alors que la formation au combat des soldats est applicable, a-t-il ajouté, certaines nuances ne le sont pas.


Officiellement, l'opération a un mandat d'urgence pour “aider les citoyens américains sur le sol américain, sauver des vies, apporter une assistance aux personnes en danger, aider à dégager les décombres”, mais ceci implique aussi la poursuite d'opérations d'ordre plus militaire : en fait, il semblerait que les tâches d'urgence pour aider les civils ne soient qu'une couverture. Nous sommes ici en présence d'une unité de combat, formée et équipée pour tuer des gens :


“Certains éléments de la brigade seront en service 24h sur 24, temps pendant lequel ils effectueront leur entraînement habituel de tireurs d'élite, d'artillerie et autres interventions militaires. En effet, l'unité continuera de s'entraîner et de se préparer pour la prochaine intervention même si elle est au service de la mission CCMRF.


Si, par exemple, du personnel était nécessaire en Californie à cause d'un tremblement de terre, tout ou une partie de la brigade pourrait se précipiter là-bas, selon l'étendue des besoins et les spécialités requises.


D'autres branches y compris la nouvelle mission temporaire de l'Armée de terre font partie d'un pack de ripostes du NorthCom et du Département de la Défense US.


Les soldats en service feront partie d'une force militaire qui comprend des éléments d'autres corps d'armée et des équipes de soutien civil de la Garde nationale contre les retombées de l’usage d’armes de destruction massive.


Un dernier exercice de répétition de la mission est prévu mi-septembre à Fort Stewart et sera organisé par la Joint Task Force Civil Support, une unité basée à Fort Monroe, Virginie, qui coordonnera et évaluera le déroulement de cette opération impliquant divers services.


En plus du GC1B, d'autres unités militaires prendront part à l'exercice d'entraînement d'une durée de deux semaines, y compris des éléments de la 1ère Brigade Médicale basée à Fort Hood, au Texas, et de la 82ème Brigade d'aviation de combat de Fort Bragg, en Caroline du Nord.


Il y aura également des unités d'ingénieurs et médicales de l'armée de l'air, la Force de Réaction Initiale à une attaque chimique et biologique du Corps des Marines, une équipe de météorologues de la Marine et des membres de l'Agence Logistique de Défense et de l'Agence défensive de réduction de la menace (DTRA).



Los Angeles, avril 1992, après le soulèvement contre le meurtre de Rodney King, la Garde nationale patrouille


Vogler a déclaré qu'ils vont faire particulièrement attention aux capacités de communications entre les services.


“ C'est un de nos soucis et nous essayons de corriger ça et un des moyens de le vérifier est de faire ce genre d'exercices. Et pour s'en assurer encore plus, nous allons répéter et mettre en place certains des systèmes de communications afin de vérifier la bonne interopérabilité,” il a déclaré.


Une urgence nationale peut être déclenchée. “Des scénarios épouvantables comme un empoisonnement massif et une situation de chaos consécutive à une attaque chimique, biologique, radiologique, nucléaire, etc”, ou un scénario de type CBRNE. On suppose qu’il s’agirait d’une forme quelconque d’attentat intérieur, prétendument par des terroristes.


Mais, en même temps, l'administration Bush peut vouloir rechercher une justification pour placer le pays sous la loi martiale et intervenir militairement sur le sol des USA.


“Je ne connais pas le plan du gouvernement dans sa globalité, je sais juste que 24h sur 24, 7 jours sur 7, il y a des soldats, des matelots, des aviateurs et des Marines qui sont prêts à intervenir et à aider s'ils sont appelés,” a indiqué Cloutier. “Je suis heureux en tant qu'Américain, de savoir que mon pays a dédié une unité pour intervenir et aider les gens de mon pays.” (Army Times, citation soulignée par l’auteur MC).


“Ce genre d'organisation, de coordination et de formation est une priorité autant dans nos quartiers généraux qu’à NorthCom car nous croyons que nous avons la responsabilité d'être prêts au cas où, à Dieu ne plaise, cela serait nécessaire” (Army News Service, 15 septembre 2008).


Le déploiement d'une unité de combat militaire sur le sol US, avec mission de juguler des « troubles sociaux », constitue un précédent historique dangereux. Cela crée une nouvelle légitimité, à savoir que des unités de combat peuvent intégrer des fonctions au sein de la force de sécurité civile et que ceci est finalement accepté autant par le congrès des USA que par le public usaméricain.


Il convient de préciser que les unités de combat rapatriées d'Irak pour « défendre la patrie » y seront remplacées par des mercenaires.


Notes

* Le Posse Comitatus (lat. « pouvoir du comté ») est un principe politique selon lequel l'armée n'a pas le droit d'intervenir dans les affaires du gouvernement civil, dans celles de la justice ou dans une procédure judiciaire. Il a été institué par le Posse Comitatus Act une loi fédérale US adoptée le 16 juin 1878, après les 10 ans d'occupation des États confédérés par les troupes nordistes, à la fin de la guerre de Sécession. Cette loi visait explicitement à limiter les possibilités pour le gouvernement fédéral de recourir à l'armée pour les opérations de maintien de l'ordre. (NdR)

** Les opérations false flag (« sous faux pavillon » ou « sous fausse bannière ») sont des actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l'ennemi, dans le cadre d'opérations spéciales.(NdR)

Source :
GlobalResearch

Article original publié le 26 Septembre 2008

Traduit par Isabelle Rousselot et révisé par Fausto Giudice,
Tlaxcala

dimanche 24 août 2008

Guerre d'Afghanistan : les Belges bougent, les Français restent cois

Bruxelles, jeudi 28 août 2008 de 17 à 18h30
Action de protestation contre l'envoi de F16 et de troupes belges
vers l'Afghanistan
devant le Ministère de la Défense(coin de l'avenue du Régent et de la Rue Belliart, Métro Trône)

Quelques jours avant que les F-16 belges et les troupes supplémentaires ne soient opérationnelles en Afghanistan, faisons tous savoir au ministre de la Défense De Crem que nous nous ne voulons pas de cet entraînement de notre pays dans laguerre.
L'action de protestation est basée surla pétition 'Pas de F-16 en Afghanistan', qui a déjà recueilli des milliers de signatures et que vous pouvez toujours
signer sur le site de la CNAPD
Avec des calicots, des animations, des prises de parole...
Venez nombreux et n'hésitez pas à solliciter la présence de vos amis et connaissances.
Un appel de Intal, Vrede et d'autres organisations