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jeudi 8 juillet 2010

Francisco Chávez Abarca, le bras droit de Posada Carriles, arrêté au Venezuela


CUBADEBATE, 2/7/201. Traduit par Esteban G. et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Capturan en Venezuela a Francisco Chávez Abarca, mano derecha de Posada Carriles

Le Président vénézuélien Hugo Chávez a annoncé ce vendredi 2 juillet l’arrestation du Salvadorien Francisco Chávez Abarca, accusé d’être le bras droit du terroriste Luis Posada Carriles et l’auteur de plusieurs attentats à l’explosif à Cuba. L’arrestation a eu lieu suite à une opération des services secrets dans la nuit de jeudi alors qu’il tentait d’entrer au Venezuela.
 
Dans un discours depuis le Palais de Miraflores (siège du gouvernement), le président a expliqué qu’Abarca avait été arrêté à l’aéroport de Maiquetía (nord) et transféré au siège des Services Secrets Bolivariens (Sebin) pour y être interrogé.
 
Surnommé “El Panzón” [Gros Bide], l’homme est également inscrit sur la liste rouge des terroristes recherchés par Interpol pour son implication dans plusieurs attentats à l’explosif à Cuba dans les années 90.
 
Suite à cette arrestation, le Président vénézuélien s’est demandé pour quelle raison le Salvadorien a voulu entrer dans le pays et il a ordonné d’enquêter sur qui devait l’accueillir.
 
« Que cherchait Chávez Abarca au Venezuela ? Qui devait l’accueillir ? », s’est demandé le Président, avant d’informer que le détenu serait remis à Interpol pour qu’il soit transféré à Cuba, pays qui avait sollicité son arrestation.
 
Il était certain que « ce monsieur était venu, ici, pour me tuer (…) c’est mon cœur qui me le dit », et il lui a demandé de parler pour expliquer la « mission spéciale qu’il était venu accomplir au Venezuela ».
 
Il a dit qu’à mi-chemin de la révolution et à l’approche des élections parlementaires en septembre « il était bizarre qu’un terroriste de ce calibre vienne sur le territoire ».
 
« Posada Carriles doit être très nerveux car nous avons attrapé un des siens », a-t-il ajouté.
 
Chávez Abarca a été détenu pendant deux ans au Salvador pour avoir été le chef d’un réseau spécialisé dans le vol de voitures dans ce pays, mais la justice ne s’est pas embarrassée de le juger pour les autres crimes internationaux dont il était accusé.
 
Abarca et 21 autres membres de sa bande avaient été arrêtés pour vol de voitures et escroquerie. Les autorités avaient alors assuré qu’il s’agissait « d’une des filières principales du crime organisé, spécialisée dans le vol de voitures et l’escroquerie au niveau national et en Amérique centrale ».
 
Le 28 octobre 2007, un juge complaisant libérait Chávez Abarca malgré ses activités délictueuses. Sans qu’il ait jamais eu à répondre sur son rôle de principal complice de Luis Posada Carriles pour une campagne de terreur qui n’a jamais été mentionnée devant les tribunaux salvadoriens malgré les plaintes répétées.
 
Dans les années 90, il a été signalé comme narcotrafiquant ainsi que comme trafiquant d’armes et de fausse monnaie au Guatemala.
 
Il a usé des alias Manuel González, Roberto Solórzano et William González, et a effectué trois brefs séjours à Cuba, en avril et mai 97 pour commettre plusieurs attentats.
 
Le 12 avril 1997, il avait armé une bombe chargée de 600 grammes de C-4 causant d’importants dégâts matériels dans la piscine de la discothèque Aché de l’Hôtel Meliá Cohíba,.
 
Le 30 du même mois, un engin explosif de 401 grammes de C-4 était désactivé. C’était le Salvadorien qui l’avait placé dans un vase d’ornement dans la chambre 15 du même hôtel.
 
Le 24 mai de la même année, alors que Chávez Abarca se trouve au Mexique, une bombe explose à l’entrée des bureaux de la compagnie Cubanacán située dans la capitale.
 
Le président vénézuélien a rappelé que cela fait cinq ans que son gouvernement réitère sa demande officielle à Washington pour l’extradition de Posada Carriles, 82 ans, ex-agent de la CIA, responsable, parmi d’autres crimes, de l’attentat du 6 octobre 1976 contre le vol 455 de la compagnie Cubana de Aviación, faisant exploser l’avion et tuant la totalité des 73 passagers.
 
Posada Carriles se déplace librement aux USA, gêné seulement par les autorités d’immigration qui lui reprochent d’être entré illégalement sur le territoire usaméricain. Ce pays n’a jamais répondu aux sollicitations du Venezuela.
 
Sa recrue a posé la bombe qui a tué Fabio di Celmo
 
En 1997, sur directives de Posada Carriles, c’est « Panzón » Chávez Abarca qui a passé un contrat avec le mercenaire Ernesto Cruz León pour que celui-ci exécute des missions terroristes à Cuba, en lui disant que lui-même l’avait déjà fait, et en l’instruisant rapidement sur le maniement et la confection d’engins explosifs.
 
C’est ainsi que Cruz León a réalisé deux voyages à Cuba, au cours desquels il a posé des bombes dans des hôtels de la Havane, dont une a tué le jeune touriste italien Fabio di Celmo, le 4 septembre 1997 ; ce fut le moment le plus tragique de la campagne criminelle de terreur que Posada avait lancé pour le compte d’une création de la CIA, la Fondation Nationale Cubano-Américaine.
 
(avec des informations de Telesur)

jeudi 11 décembre 2008

Femmes sous le franquisme

par Empar SALVADOR VILLANOVA. Traduit par Esteban G., révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala

« Et si tu sais qui a tué à ton enfant, tu dois te taire ! Et si tu sais qui sont ceux qui t'ont violée, tu dois te taire ! Et si tu sais qui a volé ta maison, tu dois te taire ! Et si tu sais qui a enlevé et vendu tes enfants, tu dois te taire ! »

Pendant plusieurs années, elle avait rêvé qu'un jour viendrait où la démocratie serait restaurée, que la justice serait faite sur les terribles atrocités et les crimes commis pendant le franquisme. Mais, après la mort de Franco, la droite et la « gauche » ont signé les « Pactes de Transition ». Par ceux-ci, on s’accordait pour faire silence sur les crimes du génocide franquiste et la destruction de leurs preuves, l'impunité pour les responsables et les collaborateurs et l’oubli des victimes. On était en 1977 et l’on venait de promulguer la Loi d'Amnistie qui donnait une assise légale à ces Pactes ignominieux.

Elle disait ces choses et d'autres en serrant les poings, les larmes coulaient une à une malgré la rage contenue et l'effort pour ne pas pleurer : c'était une expression d'impuissance. Ils avaient tué son compagnon, et à elle, ils lui avaient rasé la tête et obligée à avaler de l’huile de ricin au moyen d’un entonnoir enfoncé dans la bouche, par lequel ils déversaient la moitié d’une carafe. Beaucoup s’étouffaient dans leur propre vomi ensanglanté à cause des blessures provoquées par la « pose » de l'entonnoir. Ensuite, regroupée avec d'autres, la Garde Civile les ont obligées à marcher de village en village, en les exposant sur les places ; souillées par la diarrhée et la gastro-entérite provoquées par le ricin, déshydratées, affaiblies, les mouches leur collant à la peau, et aussi quelquefois dénudées en public pour que tous et toutes puissent rire et se moquer, et même leur jeter des pierres, avec la ferme intention de les détruire moralement et physiquement. Et attention à celui qui ne le ferait pas ! Ils étaient tous surveillés et l’on notait avec exactitude ceux qui ne les humiliaient pas avec suffisamment d’enthousiasme. Souvent, parmi les « spectateurs », se trouvait la propre mère de certaines de ces femmes, obligée d'assister au spectacle avec l'impuissance et l'âme déchirée à voir sa fille dans de telles circonstances. Et tout cela pourquoi ? Dans le cas de notre protagoniste, pour avoir appartenu au Socorro Rojo [Secours Rouge] pendant la IIème République et effectué des travaux humanitaires.


Ces 4 femmes furent capturées, rasées et torturées par les troupes de Franco fin août 1936 à Badajoz. Elles s'appelaient : Antonia Juntas Hernández, Prudencia Acosta, Antonia Gutiérrez Hernández et Maria Antonia de la Purificación Rubio Alía.

Les survivantes de ces « excursions » étaient enfermées en prison (presque toujours des couvents habilités), dans lesquelles beaucoup mouraient de faim, de malnutrition, de manque d'eau et d’hygiène, d’entassement, d’épidémies de poux, de gale, de tuberculose…, dans les files d’attente dans la cour où elles étaient obligées de rester des heures et des heures, en rang debout pour être comptées, prendre la nourriture, ou pour n’importe quelle autre chose, elles finissaient dans un état de maigreur tel, que beaucoup avaient la dernière vertèbre saillante, les obligeant à ne s’asseoir seulement que sur le côté. Elles subissaient un règlement intérieur qui les menait à la limite de la survie psychique et physique. Les humiliations auxquelles elles étaient soumises atteignaient des niveaux de déshumanisation totale. Il ne passait pas un jour sans qu’ils en sortent plusieurs pour être fusillées, quelquefois après une parodie de procès (conseil de guerre abrégé), et d’autres fois, directement exécutées extrajudiciairement. Et celles qui parvenaient à se sauver, si elles le pouvaient, quittaient leur village, ne pouvant pas résister à la honte et à l'humiliation des vexations subies, rejetées par tous, puisque les représailles envers celui qui les accueillait étaient terribles.

Le général Queipo de Llano en appelait aux violations massives, il dit textuellement : « Nos courageux légionnaires et nos réguliers ont enseigné aux rouges ce que c’est que d’être des hommes. En même temps ils ont aussi enseigné à leurs femmes, qu’enfin elles ont connu de vrais hommes, et pas ces miliciens châtrés. Donner des coups de pieds et brailler ne les sauvera pas ». C’est donc avec de telles instructions, que l'armée, la Phalange et les divisions marocaines, ont mis en marche la chasse aux « rouges », en les séquestrant également pour les utiliser comme otages afin de forcer le retour du mari, du père ou du frère ayant fui ou combattant dans la guérilla, parfois déjà mort. Être femme et avoir été républicaine, donnait un droit de concession naturelle à tout phalangiste ou fidèle du régime pour violer autant de fois qu’il le désirait, surtout lorsque le mari ou le compagnon était mort au front ou en prison, fusillé « légalement » ou exécuté extrajudiciairement. À la fin, certaines, « celles qui avaient ce privilège », se mariaient avec l’un d'eux et ainsi elles parvenaient à n’avoir qu’un seul violeur.

La IIème République avait légiféré pour obtenir l'égalité de la femme avec l'homme sur les terrains social, du travail, économique et politique. Les femmes avaient profité sans attendre de cette situation pour être les interprètes de leur propre histoire, une chose que plus tard le franquisme leur fera payer très cher, en les transformant en objet de choix de la répression. Cet activisme féminin allait contre la nouvelle idéologie qui voulait les annihiler et les reléguer à s’occuper des enfants et du mari, et cela parce le rôle qu’il leur était réservé était celui de transmettre l'idéologie franquiste et les « valeurs » de la Sainte Mère l’Église Catholique par le biais de la famille. Mais pour arriver à ces fins, il fallait domestiquer comme il se devait cette génération de femmes qui avaient déjà connu la liberté et l'égalité. C’est pour cette raison, que les femmes qui avaient combattu pour la défense de la IIème République, devaient se voir appliquer une répression spécifique, à un degré maximal de perversité, qui dans beaucoup de cas fut beaucoup plus cruelle que celle appliquée aux hommes. La première chose qu'ils ont faite a été d'abolir toutes les lois qui les mettaient à égalité avec l'homme. Ils savaient la force révolutionnaire que signifiait l'incorporation de la femme dans la vie politique, et pour les neutraliser, ils ont promulgué des lois qui les mettaient sur le même plan que les enfants mineurs, les sourds-muets et les handicapés mentaux. Toute la démagogie du franquisme quant à la femme et à l'enfance est qu’ils devaient faire l'objet de protection spéciale, ce qui ne les a pas empêchés de les maltraiter, torturer, violer, emprisonner et de les assassiner. Le mépris du franquisme envers les femmes était tel qu’il n'acceptait pas leur rôle en tant que combattantes politiques, et justifiait beaucoup d'exécutions extrajudiciaires comme des morts naturelles et souillait leur nom en maquillant la cause de la détention, en les accusant de délits de droit commun comme le meurtre, le vol, la prostitution et l’extorsion.


Miciliennes républicaines


La prison

En matière de politique carcérale, alors que les hommes étaient emprisonnés seuls, en ne devant se préoccuper que d’eux-mêmes dans la prison, les femmes étaient emprisonnées avec leurs enfants, en devant vivre avec l'impuissance, la déchirure et la folie de les voir mourir à cause de toutes sortes de carence: eau, nourriture, médicaments, vêtements… les petits êtres mouraient comme des mouches à cause de la faim, la déshydratation, le froid, la teigne, les poux, la tuberculose, les gastroentérites et la gale. La plupart du temps il n’y avait même pas d’eau, les vêtements et les langes devant être séchés sans être lavés pour être remis à nouveau, contaminés par toutes sortes de bactéries, bestioles et épidémies. Ils sont arrivés à créer des prisons spécifiques pour les femmes et leurs enfants, appelées euphémiquement « prisons pour mères qui allaitent », en réalité de véritables « apartheids » pensées pour supprimer les femmes et leurs enfants. La « maternelle » de Ségovie a été tristement célèbre, celle dont la directrice, la phalangiste María Topete, s’était distinguée par le traitement inhumain quelle appliquait aux prisonnières et à leurs enfants. On ne connaît pas de registre où apparaissent les prisonnières, on ne connaît pas précisément le nombre de petits enfants qui ont pu mourir morts là-bas, mais on peut les compter par centaines, en attribuant à la directrice la responsabilité directe de leur mort. Elle laissait les enfants avec leur mère juste le temps nécessaire pour qu’elle leur donne un peu de nourriture et fasse leur toilette; ensuite on les amenait dans la cour où ils restaient toute la journée sans eau ni nourriture, y compris ceux qui devaient être allaités, et quelque soit le temps, soumis à de mauvais traitements à cause de n’importe quoi, en plein hiver, en-dessous de zéro. Des survivants ont témoigné que chaque jour, au moment de les faire rentrer pour passer la nuit à l'intérieur, beaucoup restaient dans la cour, morts de froid, de faim ou de déshydratation.

Mais de tout cela, le pire cauchemar pour les prisonnières a été les gardiennes religieuses, appartenant à des ordres religieux de femmes formées ex professo à cette fin. Le traitement qu’elles infligeaient était infiniment plus cruel que celui des fonctionnaires qui faisaient partie de la Section Féminine. Cette cruauté avait atteint une telle extrémité que durant l'année 1945 elles avaient été expulsées de la prison de Ventas suite aux plaintes du personnel civil, comme le raconte Soledad Díaz à Giuliana di Febo. Il faut signaler leur cruauté les ordres religieux suivants : Hijas de la Caridad, Mercedarias de la Caridad, Hijas del Buen Pastor, l’Orden de las Cruzadas, créé spécialement pour rééduquer les femmes dans les prisons, l’Orden de San Vicente de Paul (auquel appartenait la sœur María de los Serafines, une Allemande qui avait fait partie de la GESTAPO), tristement célèbre par la sauvagerie avec laquelle il traitait les prisonnières et leurs enfants. Précisément, en 2005, alors qu’il n’a fait aucun pas pour la réhabilitation juridique des victimes du franquisme, et encore moins pour mettre un terme à l'impunité dont jouissent les responsables de ces crimes terribles, notre gouvernement a remis le prix Príncipe de Asturias de la Concordia, qui dépend du Ministère de la Justice, à ce dernier ordre religieux de gardiennes de prisons, qui s’est caractérisé par son extrême cruauté.






Dans la prison de Las Ventas dans les années 40

Toutefois, malgré ces conditions terribles, les prisonnières, ont été capables de créer des chaînes de solidarité pour aider les plus nécessiteuses, développer des activités récréatives et culturelles et organiser des grèves de la faim et des revendications. Les plus instruites donnaient des cours d'alphabétisation, de mathématiques et d'histoire, et tout cela sans livre, sans table, sans tableau, avec rien ; elles écrivaient sur des tablettes avec des morceaux de crayons qu'elles-mêmes arrivaient à avoir. Elles sont parvenues à éditer des publications, à créer des bibliothèques, et même composer des chansons qu'elles chantaient à voix basse durant les longues heures dans la cour pour ne pas perdre le moral, et elles affrontaient la peine de mort avec dignité et courage. Elles célébraient le 1er mai et le 14 avril. Ce jour-là précisément, en 1940, dans le couvent de Santa Clara, à Valencia, Águeda Campos Barrachina, associée avec deux autres prisonnières, avait fabriqué un drapeau républicain qu’elle promena dans tout le couvent, ce qui lui valut la cellule de punition et l’exécution avec son mari, Amando Muñiz Vedalles, le 5 avril 1941 à Paterna (Valencia).

Ici, à Valencia la répression a été terrible (bien qu'elle le fût également dans le reste de l'État), précisément pour avoir résisté jusqu'au dernier instant. Les tribunaux de guerre, les interrogatoires dans des commissariats et dans des centres habilités à cet effet et les exécutions sommaires et extrajudiciaires se succédaient à un rythme effréné, étant donné le nombre important de femmes détenues, torturées et assassinées, en particulier, pour avoir pris part activement à la défense de la ville. Beaucoup de femmes ont continué la lutte dans la clandestinité, en organisant la résistance ; c’est justement ici, que s’est créée la« Unión Femenina de Valencia », groupe pionnier dans l'aide aux prisonniers, dans les queues des visiteuses aux portes de la prison La Modelo, et qui s’est étendu ensuite à toute l'Espagne. Elles organisaient des manifestations, récupéraient des fonds pour aider les prisonniers et les prisonnières, préparaient des évasions, cachaient ceux et celles qui étaient poursuivis et aidaient les fuyards à passer la frontière. Elles ont été aussi les responsables des principaux points d'appui à la guérilla, et ces engagements les exposaient à la détention, à l’exécution et à toutes sortes de violences, comme l'application du « pacte de la faim », qui consistait à ce qu’elles ne reçoivent aucune aide ni assistance, ce qui les condamnait avec leurs enfants à la misère la plus totale, à mourir de faim, de malnutrition ou de maladies opportunistes, pour être ensuite jetées dans un coin de la fosse commune. Sur ces épisodes de terreur et de répression, il y a encore aujourd'hui, un mur de silence et on sait que beaucoup de documents ont été détruits.

Pour les femmes de ma génération, qui sommes les héritières de leur histoire, la lutte des républicaines et des résistantes antifranquistes a été la référence sur laquelle nous nous sommes appuyées pour notre propre lutte contre la dictature et pour la liberté. Par leur exemple, elles nous ont enseigné à résister, à aller de l’avant et combattre aussi pour notre propre dignité personnelle, afin de nous montrer dignes de leur legs. En fin de compte elles ont combattu et sont mortes pour que nous héritions d’un monde plus libre, plus digne et plus égalitaire.



Source : Mujeres en el franquismo (Revista Pueblos N° 34, Septembre 2008)

Article original publié le 14/10/2008

Sur l’auteure (avec une interview sur le travail de son association, le Forum pour la mémoire du pays de Valence)

Frauen unter dem Franco-Regime