par José Antonio Gutiérrez D., 7-1-2015. Traduit par Santiago Perales, édité par Fausto Giudice,
Tlaxcala
Original: Je ne suis pas Charlie (Yo no soy Charlie)
Je tiens à clarifier d'emblée que je considère
l'attentat contre les bureaux du journal satirique Charlie-Hebdo à Paris comme
une horreur et que je ne crois pas qu'il soit justifiable en quelque
circonstance que ce soit, de convertir un journaliste, si douteuse
que soit sa qualité professionnelle, en
objectif militaire. Cela vaut en France,
comme en Colombie ou en Palestine.
Je ne m'identifie non plus avec aucun fondamentalisme,
ni chrétien, ni juif, ni musulman, ni non plus avec le laïcisme bébête
francisé, qui érige la "République" sacrée en déesse. J'apporte ces
précisions, qui sont nécessaires puisque les gourous de la haute politique en
Europe nous assurent que nous vivons dans une "démocratie exemplaire"
avec des "grandes libertés", même si nous savons bien que Big Brother nous surveille et que n'importe quel discours
hors cadre toléré se voit durement puni. Mais je ne crois pas qu'une
condamnation de l'attentat contre Charlie Hebdo doive entraîner automatiquement
qu'on porte aux nues une publication qui est, fondamentalement, un monument d'intolérance,
de racisme et d'arrogance coloniale.