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vendredi 6 septembre 2013

Adieu Le Monde, vive Reporterre

par Hervé Kempf, Reporterre, lundi 2 septembre 2013 
Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde : en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ».

Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse : la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.
Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Ecologie.
Abandonner le journal fondé par Hubert Beuve-Méry et vendu en 2010 est une libération. Je me lance dans l’aventure du site Reporterre, parce que plus que jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique.
On trouvera ci-après le récit des événements ouverts le 5 novembre 2012 et qui ont conduit à cette décision. Les lecteurs qui en auront le temps trouveront dans C’était un autre monde une présentation de mon travail antérieur dans ce journal qui éclairera le contexte de cette affaire. Lire la suite
 

vendredi 17 février 2012

Tunis : "Cachez ce sein que je ne saurais voir"

Ce vers célèbre est de Tartuffe, le personnage de Molière dans la pièce Tartuffe ou l'imposteur, dont le nom est entré dans le vocabulaire français pour désigner un "personnage qui, sous couvert de religion, affecte une dévotion et une vertu profondes, dans le but de séduire son entourage et d'en tirer profit" et par extension un "personnage pétri d'hypocrisie". Synonymes : hypocrite, bigot, papelard, judas, faux-jeton, fourbe, imposteur, jésuite, insinuant, mielleux.
La photo de Sami Khedira posant avec sa femme est une illustration parfaite de la phrase de Tartuffe. Car que fait Sami ? Eh bien, il cache le(s) sein(s) de Lena Gercke. Malheureusement, il montre "le reste" et c'est ce qui a déclenché les foudres des super-tartufes de la Kasbah. Faut-il en rire  ou en pleurer ?
FG, Basta!

Tunisie: trois journalistes arrêtés pour une couv' osée

Par ELODIE AUFFRAY,  correspondante à Tunis,  Libération, 16/2/2012

Une du journal Attounsia, le 15 février

Trois journalistes tunisiens ont été arrêtés mercredi pour la publication d'une photo de femme nue en couverture du quotidien Attounsia. Après avoir passé la nuit en garde à vue dans les services de protection des mœurs, ils devaient être entendus ce jeudi par un juge d'instruction.

Attounsia a reproduit en une de son édition de mercredi la photo parue en une du magazine allemand GQ. Le footballeur allemand d'origine tunisienne Sami Khedira y pose en costume avec son mannequin d'épouse, nue dans ses bras.
Une couverture certes «scandaleuse», reconnaît le Syndicat des journalistes tunisiens. «Il faut respecter la déontologie, rappelle ainsi Néjiba Hamrouni, la présidente du syndicat, mais arrêter des journalistes pour une photo, c'est grave.» Le SNJT dénonce ainsi «l'intimidation des journalistes».
Ceux qui s'indignent de cette arrestation sont d'autant plus choqués que les dépassements des religieux radicaux ne semblent pas poursuivis avec autant de sévérité. Ainsi, ceux qui ont vandalisé la maison de Nabil Karoui, le patron de la chaîne de télé Nessma —poursuivi lui aussi en justice pour avoir diffusé le film Perspépolis, où figure une image de Dieu— n'ont récolté qu'une maigre amende (à peine 5 euros). Nabil Karoui a, lui, immédiatement été traduit en justice. De même, l'agresseur du journaliste Zied Krichen, frappé à la sortie d'une des audiences de Karoui, n'a toujours pas été retrouvé.

L'affaire Attounsia est, de plus, concomitante avec la tournée très médiatisée du prédicateur égyptien Wajdi Ghoneim, partisan de l'excision des fillettes. «Une opération esthétique, rien de plus», a-t-il encore défendu sur une radio tunisienne, alors que l'excision est interdite en Tunisie. Les autorités ont, sous la pression de la société civile, fini par rappeler l'interdiction. Wajdi Ghoneim a également tenu des propos violents à l'encontre des laïques.
«La publication de la photo d'un corps nu serait-elle plus condamnable que la tournée de prédication haineuse qu'un défenseur farouche de l'excision féminine vient de réaliser dans plusieurs villes du pays?», interroge Selim, jeune militant associatif, sur son blog.«Par cette politique du deux poids - deux mesures, on ne cherche certainement pas à garantir notre liberté d'expression. Mais plutôt à la halal-iser, en réduisant son champ et son application, petit à petit, sous couvert de puritanisme
«Faudra-t-il ensuite interdire les journaux étrangers en Tunisie?», questionne, railleur, mag14.com. Ou bien «mettre en place une commission spéciale chargée de feuilleter les journaux en questions, pour chercher s'il n'y  a pas de pages avec des photos quelque peu dénudées?»
C'est, de même, sous l'angle de la morale que la censure d'internet pourrait revenir: la Cour de cassation dira mercredi prochain si l'Agence tunisienne d'internet doit rétablir le filtrage des sites pornographiques.



Le X exfiltré du Web tunisien ?



D’après le dessin de Erich Ferdinand, CC BY
De notre correspondante à Tunis


C’était l’instrument de la censure politique sous Ben Ali. L’Agence tunisienne d’Internet (ATI), l’entreprise semi-publique qui joue le rôle de grossiste pour les fournisseurs d’accès, risque de reprendre du service… pour bloquer les sites pornographiques. La Cour de cassation doit se prononcer ce mercredi sur l’affaire. L’ATI, désormais dirigée par un jeune PDG qui défend la neutralité du Net, a déjà perdu la partie en première instance et en appel.
La bataille a commencé au printemps, lorsque trois avocats ont assigné l’agence en justice pour qu’elle rétablisse le filtrage du porno. Déjà en cours sous Ben Ali, il a été levé, comme toute autre forme de censure, trois semaines après le départ du Président. « Le code pénal interdit l’incitation à la débauche et la diffusion d’images à caractère pornographique », fait aujourd’hui valoir Me Moneem Turki, qui prend pour principal argument « la protection des enfants », ainsi que le respect des « valeurs arabo-musulmanes ». « La liberté d’expression a aussi ses limites en France : l’apologie de Hitler, le négationnisme », poursuit-il. Quoi de mieux, alors, que de passer par l’ATI, qui « a déjà fait ses preuves » en tant que « champion de la censure pendant des années » ?
Moneem Turki est l’un de ces avocats proches des islamistes qui attaquent tous azimuts depuis un an : lui a initié la procédure contre la cinéaste Nadia El Fani, pour son film Ni Allah ni maître. Il fait aussi partie de la centaine d’avocats qui se sont portés partie civile contre la chaîne Nessma, poursuivie après la diffusion de Persépolis, où figure une représentation de Dieu — ce que proscrit l’islam.
Côté ATI, le PDG post-révolutionnaire et un peu geek, Moez Chakchouk, refuse de tomber dans le piège de l’idéologie. D’ailleurs, lui aussi est « contre ces contenus », tient-il à préciser. Le jeune patron — 36 ans et déjà une longue carrière dans les hautes sphères des télécoms publiques — « défend une entreprise ». Ses arguments sont économiques : la censure coûte cher (2 à 2,5 millions de dinars par an en moyenne, soit entre 1 et 1,2 million d’euros), et l’ATI « n’a plus les moyens ». Elle risque de dégrader la qualité de la connexion. Et elle est inefficace, les Tunisiens ayant pris l’habitude de la contourner. La solution, selon lui : des solutions de filtrage proposées par les fournisseurs d’accès à leurs clients. Ce qui éviterait tout « retour en arrière par rapport à une censure globale ». Reporters sans frontières craint de son côté que le filtrage « puisse ensuite être étendu à d’autres types de contenus ».

mardi 14 juin 2011

Il s'appelle Jihad : Facebook lui refuse l'ouverture de son compte

La Provence, 11/6/2011

Il y a quelques jours, Jihad Meroueh, responsable d'une société de sécurité et président du Football-club Carpentras, entreprend de créer un profil sur Facebook. Surprise, un message d'erreur s'affiche : "Notre système automatisé n'approuve pas ce nom". Pourtant, des profils au prénom "Jihad", qu'on peut traduire de l'arabe par guerre sainte, il y en a des centaines, voire des milliers, sur le site communautaire.

Jihad Meroueh insiste. En vain, il lui est demandé par message électronique une photocopie de sa pièce d'identité ainsi que des photos pour valider son inscription. "Là j'ai dit non, ce n'est pas normal", explique l'intéressé, qui se tourne alors vers son avocat avignonnais, Me Serge Billet. Ce dernier a transmis une mise en demeure au site afin qu'il valide le profil. Nous avons contacté hier, via Facebook, plusieurs personnes prénommées Jihad. Une seule a répondu : elle a, lors de son inscription, ajouté un tréma sur le "i" de Jihad pour contourner le problème. Jihad Meroueh, lui, a choisi de l'affronter.

N. L. et B. O.

Source : http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/il-sappelle-jihad-facebook-lui-refuse-louverture-de-son-compte

lundi 3 janvier 2011

Chroniques de la vie quotidienne dans la France sarkozyenne (Vol. III, N°1) - Le Préfet de la République qui n'aimait pas la devise officielle (de la République)

Un seul commentaire: indignez-vous !...et agissez !!!

La fresque murale effacée a fleuri et essaimé : merci au préfet de Pau !!
Par Frédéric Pic, FASE-GA 64, 25/12/2010
Fresque murale effacée
L'arroseur arrosé ! 


Sur plainte du préfet Rey, le tribunal administratif de Pau a condamné la mairie de Billère ( banlieue de Pau) à effacer cette fresque murale, au prétexte que cette commande officielle ne respectait pas son obligation de "neutralité".
Mais comment rester neutre devant l'inanité de ces expulsions perpétrées pour la seule satisfaction d'expulser et de le faire savoir à ceux qui veulent l'entendre ?
Reproduite avec l'autorisation des artistes, la fresque refleurit déjà sur des t-shirts, des tracts, des cartes postales.

Nous étions nombreux hier dans le froid à Billère dans la banlieue de Pau avec RESF et tout le ban et l'arrière ban des militants pour dire au-revoir à cette fresque que le maire avait commandé à des artistes bordelais pour commémorer le mauvais sort fait aux enfants expulsés par le pouvoir actuel.
Lui dire au-revoir parce que sur plainte du préfet Rey, le tribunal administratif a condamné la mairie à effacer cette fresque murale, au prétexte que cette commande officielle ne respectait pas son obligation de "neutralité". Mais comment rester neutre devant l'inanité de ces expulsions perpétrées pour la seule satisfaction d'expulser et de le faire savoir à ceux qui veulent l'entendre ?
Depuis la destruction des bouddhas par les talibans, c'est la première destruction officielle d'une œuvre d'art à la demande d'une autorité. On a les modèles que l'on peut. Mais cet autodafé imbécile ne tuera pas la fresque, car si l'on peut effacer le mot honte, on n'efface pas la honte elle même. Reproduite avec l'autorisation des artistes, la fresque refleurit déjà sur des t-shirts.
Reproduisons là donc, tous, partout, sur cartes postales, sur nos tracts, t-shirts. Et remercions le préfet REY, apprenti sorcier pris à son propre piège qui, en croyant l'effacer, n'aura fait que la faire fleurir et essaimer. Et nous aura conforté dans notre lutte pour ces deux valeurs qui semblent lui faire si peur, celles de partage et de solidarité.

jeudi 28 janvier 2010

Maroc: mise sous scellés par les autorités du Journal hebdomadaire

Par AFP, 28/1/2010
RABAT — Les locaux du Journal hebdomadaire (JH, indépendant) ont été mis sous scellés mercredi après une décision d'un tribunal marocain, a-t-on appris jeudi auprès de la publication dont le siège est à Casablanca.
Cette mesure intervient après que le tribunal de commerce de Casablanca a ordonné lundi la "liquidation judiciaire" de "Média Trust", société éditrice du JH - 18.000 exemplaires par semaine) jusqu'en 2003, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.
"Média Trust" a été condamné par la justice pour non paiement "d'importantes dettes" envers la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), certaines banques et l'administration des impôts, a déclaré à l'AFP Me Abdelkébir Tabih, un avocat des créanciers du JH.
"Le JH ne paraîtra sans doute pas cette semaine parce que nous ne pouvons pas accéder aux locaux. Nous n'avons pas d'endroit où travailler", a déclaré à l'AFP un journaliste de la publication.
"Le jugement du tribunal de Casablanca est exécutoire sur le champ, sous le contrôle d'un juge commissaire et d'un syndic. Le montant des dettes dépasse les cinq millions de dirhams (450 000 euros)", a précisé Abdelkebir Tabih, un avocat de la CNSS et de la direction des impôts.
Selon Me Tabih, cette décision de justice concerne les dirigeants de Média Trust, mais elle porte aussi sur Trimédia, qui a remplacé la première et qui édite la publication depuis sept ans.
Selon Ali Amar, l'un des fondateurs du JH, l'application du jugement équivaut à une "mise à mort du Journal hebdomadaire".
"Il y a effectivement un endettement colossal de Média Trust. Mais je pense qu'il y a une véritable volonté de faire taire Le Journal", a-t-il dit à l'AFP.
"Il existe un projet de recomposition des médias au Maroc, voulu par le pouvoir, et dans ce projet la disparition du Journal est déjà programmée", a-t-il encore précisé.
"Je ne comprends pas pourquoi la justice a exécuté un jugement contre une société (Trimédia) qui n'est pas concernée par l'endettement et qui édite Le Journal depuis sept ans", a conclu M. Amar.
Fondé en 1997, le Journal hebdomadaire est une publication indépendante. Les sujets qu'il a pu aborder ont brisé plusieurs tabous, notamment politiques.
                                                           






Aboubakr Jamaï

jeudi 21 janvier 2010

Le journaliste tunisien Fahem Boukadous condamné à 4 ans de prison

19 janvier 10
Paris-Copenhague-Genève, le 18 janvier 2010 - Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), expriment leur profonde inquiétude suite à la poursuite des actes de harcèlement judiciaire à l’encontre des journalistes indépendants en Tunisie.
Le 13 janvier 2010, le Tribunal de première instance de Gafsa (sud de la Tunisie) a condamné M. Fahem Boukadous, correspondant de la télévision satellitaire Al Hiwar et du journal en ligne Al Badil, à quatre ans de prison pour « participation à une entente visant à préparer et à commettre des agressions contre des personnes et des biens ». La décision n’a pas été accompagnée d’une décision d’incarcération, dans l’attente de la décision de la Cour d’appel, fixée au 23 février 2010.
En décembre 2008, M. Fahem Boukadous avait été condamné par contumace à une peine de six ans d’emprisonnement durant la vague de procès sanctionnant les manifestations pacifiques des habitants dans la région minière de Gafsa-Redeyef, après qu’il eut publié une série d’articles et de reportages décrivant la mobilisation des habitants de cette région. La procédure intentée contre M. Boukadous visait explicitement à sanctionner son travail de journaliste. Cette décision avait été confirmée en appel le 5 février 2009. Suite à la répression du mouvement de protestation de Gafsa-Redeyef et de leurs relais, M. Boukadous était entré en clandestinité. Après la libération conditionnelle des prisonniers du bassin minier de Gafsa-Redeyef à la veille des élections présidentielles et législatives en novembre dernier, M. Boukadous s’était présenté aux autorités de police pour que sa cause soit entendue en justice, bien que les autorités n’avaient annoncé aucune mesure de clémence en sa faveur [1].
Le déroulement de l’audience du 13 janvier a été marqué par de graves violations des dispositions de droit interne tunisien et des standards internationaux relatifs au procès équitable. Le juge a ainsi omis d’énoncer les charges qui pèsent contre le journaliste, se contentant de lui adresser une question sur sa "relation avec le bassin minier" avant de lever la séance pour délibération. Les demandes de renvoi présentées par les avocats de M. Boukadous, fondées sur l’absence du bulletin des antécédents judiciaires du prévenu dans le dossier criminel ont été ignorées. Le procès aura duré au total une dizaine de minutes.
Cette décision intervient alors que nos organisations ont été informées de plusieurs nouvelles mesures de représailles à l’encontre de deux journalistes condamnés à des peines de prison ferme pour avoir dénoncé des violations des droits de l’Homme. Ainsi, M. Zouhair Makhlouf sera détenu jusqu’à l’examen de l’affaire en appel, le 20 janvier [2], soit au delà du 18 janvier, terme de la peine qui avait été prononcée le 1er décembre 2009 par le Tribunal de première instance de Grombalia. Depuis sa condamnation, les avocats de M. Makhlouf se sont vu empêchés de rendre visite à leur client en prison.
Par ailleurs, M. Taoufik Ben Brik demeure emprisonné à la prison de Siliana suite à sa condamnation le 26 novembre 2009 à une peine de six mois de prison ferme. Depuis cette date, l’administration pénitentiaire s’oppose arbitrairement à la visite de ses avocats, et restreignent abusivement les visites de la famille. Par ailleurs, l’état de santé de M. Ben Brik, qui est atteint d’une maladie rare du système immunitaire, s’est considérablement dégradé depuis son incarcération, et il ne bénéficie actuellement pas des soins médicaux adéquats dont il a un besoin vital. L’audience du procès en appel a été fixée au 23 janvier 2010.
Mme Azza Zarrad, la femme de M. Ben Brik, qui mène depuis le 6 janvier avec plusieurs membres de sa famille une grève de la faim pour protester contre la détention de son mari, participera à une délégation mandatée conjointement par le REMDH et l’Observatoire à l’occasion de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg du 18 au 21 janvier durant laquelle se tiendra un débat sur la Tunisie.
Nos organisations appellent à la cessation de toutes les procédures intentées abusivement à l’encontre de MM. Fahem Boukadous, Taoufik Ben Brik et Zouhair Makhlouf, ainsi qu’à la libération immédiate et inconditionnelle de ces deux derniers, et demandent une nouvelle fois aux autorités tunisiennes de mettre un terme au harcèlement des défenseurs des droits de l’Homme et des journalistes indépendants et de se conformer à ses engagements internationaux et régionaux.
En vue du débat sur la Tunisie organisé dans le cadre de la prochaine session plénière du Parlement européen, nos organisations invitent enfin les parlementaires européens à adopter une résolution demandant :
* à ce que l’ouverture d’éventuelles négociations sur un « statut avancé » UE-Tunisie soit strictement conditionnée par une amélioration concrète de la situation des droits de l’Homme en Tunisie ; * à la Tunisie la libération immédiate des défenseurs des droits de l’Homme en Tunisie emprisonnés ; * à la Tunisie de garantir l’exercice de la liberté d’expression et de la liberté d’information, notamment sur Internet, et de mettre un terme aux actes de harcèlement, en particulier judiciaire, contre les défenseurs des droits de l’Homme et les journalistes indépendants, conformément aux instruments internationaux et régionaux ratifiés par la Tunisie ; * une mise en œuvre effective des lignes directrices de l’Union européenne sur les défenseurs des droits de l’Homme.
Pour plus d’information, merci de contacter :
* REMDH : Mathieu Routier +33 1 48 18 06 86
* OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39
* FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy : + 33 1 43 55 25 18
[1] M. Mohieddine Cherbib, président de la Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), reste également sous le coup d’une condamnation par contumace à une peine de deux ans et deux mois de prison prononcée lors des procès de Gafsa Redeyef.
[2] En application du Code de procédure pénale, lorsque le ministère public fait appel d’une décision, le prévenu reste sous l’effet du mandat d’arrêt.