Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
mardi 22 mars 2016
mardi 10 janvier 2012
Guantánamo : Ten Years Imperial Gulag 10 ans de goulag impérial
vendredi 23 septembre 2011
Le discours d'Obama à l'ONU : Tragédie US-américaine
lundi 10 mai 2010
Mettre fin au jeu du « à qui la faute ? » au sujet de l'esclavage
Article original publié le 22/4/2010
Sur l’auteur
Isabelle Rousselot et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, l'éditeur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10506&lg=fr
lundi 11 janvier 2010
La bousculade arabe vers Washington
L’administration Obama vit les jours les plus difficiles de son histoire. Elle vient de recevoir deux grosses claques dans le domaine de la sécurité au cours des trente derniers jours. L’une d’elles a été la prise d’assaut du QG de la CIA à Khost par un « kamikaze » jordanien, Houmam Al Balaoui, qui a tué sept de ses plus hauts responsables ainsi que l’officier de liaison Charif Ali Ben Zaïd. L’autre claque a été le succès du citoyen nigérian Omar Al Farouk Abdul Mouttalib à forcer les contrôles d’embarquement dans des aéroports occidentaux, tentant de faire exploser un avion civil au-dessus de la ville de Detroit.
Sur la table : « Le sommet arabe »
De droite à gauche :
- Que Dieu ait pitié !
-Que Dieu agrée !
- Que Dieu entende !
- Que Dieu envoie !
- Que Dieu donne !
- Que Dieu prenne !
Et peut-être la claque la plus forte et la plus humiliante pour l’administration US a été celle assénée par l’Iran, qui a refusé la coopération sur l’enrichissement d’uranium dans les délais fixés, c’est-à-dire avant la fin de l’année passée, faisant preuve d’une insolence provocante vis-à-vis de cette administration, en lançant le missile balistique à longue portée Sejil-2 et en occupant un puits de pétrole irakien.
Au milieu de ces défaites, l’administration Obama tente d’accomplir quelque chose au Moyen-Orient, quoi que ce soit. Si elle veut réussir quelque chose, c’est qu’elle est poursuivie par les échecs en Irak et en Afghanistan. Et c’est pour cela qu’elle recourt à ses alliés, les béni oui-oui arabes, pour infuser un peu de sang dans le processus anémique de paix et faire croire qu’elle tient toujours son engagement en faveur de la création d’un État palestinien.
Sur le papier : « La menace de l’occupation » (par les colonies juives)
- La femme : « Supposons qu’ils sont rentrés »
- L’homme : « Eh bien, il y a de la place pour tout le monde »
La logique dit que l’axe des pays arabes modérés devrait profiter de ce besoin usaméricain pour faire pression sur une administration en chute libre en exigeant qu’elle adopte une position ferme face à la politique provocatrice de colonisation de Netanyahou. Mais quand donc ces États ont-ils fait preuve de logique dans leurs décisions et prises de position ? Et quand ont-ils exigé une rétribution pour les services rendus au maître de la Maison blanche ? Et qu’ont-ils récolté d’autre, en échange de leur fourvoiement dans la guerre d’Irak ou dans celle contre le terrorisme, qu’encore plus d’humiliation et de dépendance ?
Les ministres arabes des AE, que ce soient ceux qui hantent la Maison blanche ou ceux qui restent au chaud dans leurs capitales, vont, dans les prochains jours, mettre la pression sur la partie faible, le président palestinien Mahmoud Abbas, celui qui a bu le « lait des lionnes »* et a renversé la table sur les Usaméricains, les Israéliens et les Arabes à l’origine de l’Initiative de paix, quand il a refusé de reprendre les négociations sans un gel total de l’implantation de colonies dans les territoires occupés et a décidé de ne plus jamais se présenter à une élection présidentielle.
De droite à gauche : Le parfum, le goût, le poids
- Hou, je sens un parfum d’unification des rangs
- Et pour qu’on ne se fasse pas prendre à la légère, il faut que notre position ait un goût
- Moi je réserve les trucs lourds pour les réunions à huis clos
Le président Abbas a subi de nombreuses humiliations au cours des quatre dernières années de sa présidence, tout comme il a commis beaucoup d’erreurs, en mettant tous ses œufs dans le même panier d’un processus de paix humiliant et en éliminant les autres options. Mais par son refus de revenir aux négociations tant que dure l’occupation il a sauvé sa réputation et a effacé une partie de ses péchés. C’est pourquoi il doit multiplier les bonnes actions pour effacer les mauvaises, qui sont intrinsèques à sa présidence, en restant ferme sur cette position, sans céder aux pressions, quelles qu’elles soient.
Ce qui me conduit à dire cela, c’est le constat de signes de recul émis par le président Abbas lui—même dans son dernier discours sur Al Jazeera, quand il a dit que, puisque les Arabes ont choisi la voie de la paix et de la fidélité à leurs choix, il s’engagera dans cette même voie et ne déviera pas par rapport à leur volonté. Cela signifie qu’il sera d’accord si les Arabes décident de reprendre le chemin des négociations ou de participer à un sommet régional avec Netanyahou à Charm El Cheikh, planifié par Mme Clinton, et qui se tiendra probablement le mois prochain.
-Selon le principe de commutativité, il ya toujours une main devant et une main derrière
NdT : Se dit d'une loi selon laquelle la combinaison de x et y est égale à celle de y et x (l'addition et la multiplication sont commutatives).
Le président Abbas oublie que le Fatah, dont il est le président, n’a pas consulté les régimes arabes pour tirer sa première balle il y a 45 ans et qu’il a toujours maintenu l’option d’indépendance nationale. Pourquoi revenir maintenant sur cette option, pour s’aligner sur les projets des régimes arabes captifs des USA, qui sont à l’opposé des projets palestiniens de justice et d’indépendance ?
Mme Clinton et son administration laissent filtrer des informations sur son intention de parvenir à un règlement et à la création d’un État palestinien dans un délai de deux ans, selon un calendrier précis, avec une garantie écrite de respect (par les Israéliens) des frontières de 1967. Tout cela a un air de déjà vu.
Cela ne vous rappelle-t-il pas les promesses de Bush père, à la conférence de Madrid, de régler la question de la Palestine une fois le Koweït libéré, ou celles de son fils, avant l’invasion et l‘occupation de l’Irak en 2003, sur l’instauration d’un État palestinien indépendant avant 2005 ?
Actuellement, l’administration Obama fait face à deux épreuves cruciales : la première est l’intensification de la guerre contre le terrorisme, plus particulièrement contre le « réseau Al Qaïda », la deuxième est l’engagement de pas décisifs en direction du régime iranien - celui-là même qui l’a humiliée et défiée d’une façon provocatrice -, en commençant par un embargo économique pour l’étrangler et en le bombardant après ou simultanément.
Passage sécurisé
Dans les deux cas de figure, l’administration Obama a besoin des Arabes modérés, car un embargo contre l’Iran ne peut pas être effectif sans la participation des Arabes, à commencer par ceux du Golfe, voisins de l’Iran. Et les avions israélo-US chargés de bombarder les installations nucléaires iraniennes ne peuvent pas éviter l’espace aérien arabe, même s’ils ne décollent pas de bases situées en terres arabes.
Et comme les pays modérés ont posé comme conditions à Washington, en échange de leur collaboration à la guerre en Irak et en Afghanistan, que le processus de paix « bouge », conditions faisant office de feuilles de vigne pour calmer la rue arabe, du moins en partie, ils veulent répéter le même scénario, poussant à l’accélération de la reprise des négociations (avec Israël).
Titre : Le processus de paix
- Mais laisse-nous essayer la couverture arabe
Les paysans de chez nous considèrent l’arrivée des étourneaux comme signe de maturité des olives et comme le signal du début de la récolte et nous autres observateurs constatons que cette impatience à reprendre les négociations sous la houlette usaméricaine n’est que le signe annonciateur d’une nouvelle guerre, contre l’Iran et ses alliés au Liban et à Gaza et d’une intensification de la guerre contre le terrorisme.
Avant, la jarre était intacte, ou plutôt les jarres des US et de leurs alliés arabes étaient intacts, mais la prochaine fois, il en ira autrement. C’est ce que nous pensons.
Lorsque les modérés arabes découvrent soudain la nécessité de « l’identité arabe » et exigent de Hamas qu’il fasse passer celle-ci devant les autres identités, iranienne ou islamique, alors qu’ils ont été les plus grands ennemis de cette identité arabe et ont guerroyé contre elle et ceux qui la défendaient, les traitant d’incrédules, d’infidèles et de laïcs athées, il faut s’attendre au pire.
Le processus (de paix) bouge
L’identité islamique est une bonne chose quand elle est passive ou mise au service des projets US, et l’identité arabe est une mauvaise chose quand elle combat ces projets. Maintenant, le modèle a changé en n clin d’œil, et les options avec.
Notre seule consolation est que la durée de vie de ce bourrage de crâne touche à sa fin, car la région est à l’orée d’un changement décisif, c’est certain, et peut-être cette année sera-t-elle celle du tranchement.
*El Abbas, en arabe, signifie le lion qui met en fuite ses congénères ou le héros qui, au cours de la bataille, fronce le sourcil. L’auteur est ironique [NdT]
Les dessins
Abu Al-Abed, le Palestinien et Abu-Arab, l’Arabe, sont les deux personnages principaux du dessinateur Baha Boukhari, né en 1944 à Jérusalem, qui collabore au quotidien Al Ayyam (Ramallah) depuis 1999.
lundi 2 novembre 2009
Honduras: une improbable solution
Original: Honduras: una improbable solución
Sur l’auteur
La crise au Honduras est-elle résolue? Si une fenêtre d’opportunités s’est bien ouverte tout parait indiquer que l’optimisme n’est pas vraiment de mise. Il convient de rappeler ce que nous disions dans ces mêmes colonnes au moment du coup d’État: que Micheletti restera au pouvoir dans la mesure où il pourra compter sur l’appui, actif ou passif, de Washington. La Maison Blanche a attendu quatre mois pour comprendre le coût élevé d’un soutien à un régime putschiste dans la région. Pressée par les divers problèmes qu’elle affronte dans sa politique extérieure - notamment la rapide détérioration de la situation en Afghanistan et au Pakistan et l’embourbement de ses troupes en Irak- Obama a donné un coup de barre qui a décoiffé sa Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, principal artisan de l’appui aux putschistes, en envoyant Thomas Shannon à Tegucigalpa avec pour mission de restaurer l’ordre dans sa tumultueuse arrière-cour. Peu après, Micheletti remisait ses fanfaronnades et acceptait docilement ce qu’il avait refusé jusque-là. Bien entendu, Shannon avait transmis peu auparavant l’impératif catégorique impérial. Pour adoucir le coup il a proclamé bien haut son admiration pour les deux leaders de la démocratie hondurienne: le putschiste et le destitué.
dimanche 11 octobre 2009
"La guerre, c'est la paix"
par Ayman EL KAYMAN
vendredi 25 septembre 2009
Honduras: le début de la fin ?
Zelaya est déjà à Tegucigalpa et son entrée au Honduras, se moquant des « mesures de sécurité » frontalières, devrait marquer le début de la fin du régime putschiste. Cet espoir est fondé sur plusieurs raisons, exposées ci-dessous.
Premièrement, parce que les gorilles du Honduras et leurs instigateurs et protecteurs aux USA (principalement au Commandement Sud et au Département d’État) ont sous-estimé la massivité, l'intensité et la persévérance de la résistance populaire qui, jour après jour, sans faille, manifeste son opposition au coup d’Etat. En réalité, ce refus de taille n’était prévu par personne si on s’en tient à l’histoire contemporaine du Honduras. Mais le nouveau chemin choisi par Zelaya, sa réponse positive face aux demandes populaires longuement reportées et la réorientation de son insertion internationale dans le cadre de l’ALBA, a eu un effet pédagogique impressionnant et a déchaîné une réaction populaire inespérée.
Deuxièmement: le régime putschiste s'est montré incapable de briser son double isolement. Sur le front interne, il est devenu de plus en plus évident que sa base sociale se réduisait à l’oligarchie et à quelques groupes subordonnés à son hégémonie, dont les moyens de communication dominés sans contrepoids par le pouvoir du capital. De plus, le passage du temps, loin de débiliter la résistance populaire, a affaibli le soutien social au régime.
Sur le plan international, l’isolement de Micheletti et de sa bande est quasi absolu, sauf de rares exceptions. Toute l’Amérique Latine et les Caraïbes ont retiré leurs ambassadeurs. De même plusieurs des pays les plus importants d’Europe. Même l’OEA a adopté une ligne dure à l’encontre du régime. Son soutien externe provenait presque uniquement des USA. Néanmoins, ce soutien a diminué avec le temps, depuis le refus de visas au corps diplomatique accrédité à Washington jusqu’à des mesures toujours plus exigeantes à l’encontre de Micheletti lui-même et de ses collaborateurs.
Troisièmement, parce que la politique ambigüe du gouvernement US - résultant d’une confrontation interne dans l’administration - a facilité le coup d’Etat qui a pu évoluer dans une direction contraire aux intérêts des usurpateurs. Certes, le rejet initial du coup d’Etat manifesté par Obama fut par la suite atténué et attiédi par son ancienne (et actuelle ?) rivale, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Mais le caractère rétrograde de Micheletti et de son entourage - qu’ils ne peuvent dissimuler - ainsi que l’interminable quantité d’insultes adressées à Obama chaque fois que la Maison Blanche exprimait une critique à Tegucigalpa, a lentement fait pencher la balance contre la Secrétaire d’État. Ce qui a créé une atmosphère croissante d'antagonisme dans les relations avec les putschistes.
Quatrièmement et enfin : le régime instauré le 28 juin constitue une sérieuse prise de tête pour Obama.
En premier lieu, il dément manifestement sa promesse de fonder une nouvelle relation entre les USA et les pays de l’hémisphère. Le soutien initial au putsch, clairement manifesté par la résistance obstinée de Washington à le caractériser comme un « coup d’Etat », la tiédeur de la réponse diplomatique et l’indifférence face aux graves violations des droits humains perpétrées par le régime de Tegucigalpa, tout cela a nui sérieusement à l’image qu’Obama voulait établir en Amérique Latine et dans les Caraïbes.
La continuation du régime putschiste ferait apparaître Obama comme un politicien irresponsable et démagogue ou, pire encore, comme quelqu’un d’incapable de contrôler ce que font et disent ses subordonnés au Pentagone, au Commandement Sud et au Département d’État. Ceci se rattache à une autre affaire, très importante et qui dépasse le cadre de la politique de l’hémisphère : sa crédibilité sur l’arène internationale. S'il s'avère impuissant à contrôler ce qui se passe dans son « arrière-cour », les gouvernants d’autres pays - spécialement la Chine, la Russie et l’Inde - auraient des raisons de suspecter qu’il ne pourra non plus contrôler les secteurs les plus belliqueux et réactionnaires des USA. Pour ceux-ci, les promesses du président d’encourager le multilatéralisme équivalent à une capitulation inconditionnelle face à leurs ennemis détestés.
Ceci est particulièrement grave dans une période où Obama négocie avec la Russie un nouvel accord pour réduire l’arsenal nucléaire des deux pays, ce dont Washington a besoin autant que Moscou, étant donné l’hémorragie économique produite par les guerres en Irak et Afghanistan et l’incontrôlable déficit fiscal usaméricain.
L’échec de cet accord aurait un coût économique énorme sur le budget public au moment où cet argent est nécessaire pour éloigner les risques d’un approfondissement de la crise économique qui a éclaté en 2008. Mais pour persuader les Russes que son plan de réduction d’armements est viable, il doit d’abord démontrer qu’il contrôle la situation et que ses faucons au Pentagone ne le lâcheront pas.
Chaque jour de plus avec Micheletti au pouvoir équivaut à un mois supplémentaire de conversations difficiles avec Medvedev et Putin pour les convaincre que ses promesses seront tenues. Parce que s’il ne peut maîtriser les siens au Honduras, pourra-t-il le faire lorsqu’il s’agira d’une question stratégique et vitale pour la sécurité nationale des USA ?
samedi 8 août 2009
La militarisation de la politique usaméricaine
par Alberto MONCADA, 6/8/2009. Traduit par Gérard Jugant, édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Nous ignorons si Barack Obama parviendra à freiner cette militarisation. Pour le moment il ne s’est pas comporté d’une manière convaincante contre le coup militaire au Honduras, lieu où la CIA organisait la lutte contre le sandinisme dans le Nicaragua voisin et où existe une importante base usaméricaine.
Un livre récent, The Mission : Waging War and Keeping Peace with American Military (Norton, 2003) de Dana Priest, explique le rôle de cette militarisation. Une bonne partie des néoconservateurs qui entourèrent Bush sont des militaristes et leurs idées ont été incorporées au Projet de Nouveau Siècle Américain, qui marque l’idéologie du groupe.
Dans la décennie 90, la politique d’installation de bases s’est étendue du Moyen-Orient à l’Asie Centrale. Dans l’ensemble, près de 280 bases militaires sont déployées sur toute la planète comme preuve de la mission impériale que Washington a assumé depuis la chute de l’Union Soviétique. Les bases militaires se substituent aux ambassades et à la domination coloniale.
La nouvelle politique internationale s’exprime aussi dans la division du monde en zones qui coïncident avec les limites stratégiques des Commandements. Il y a un Commandement pour chaque zone et parfois, ses chefs, des militaires, ont plus d’influence à Washington que les canaux diplomatiques du Département d’Etat. Parfois les chefs des Commandements se permettent de faire des déclarations politiques, certaines pleines d’insinuations. Récemment le chef du Commandement Sud, qui a compétence sur l’Amérique latine, s’est permis de dire qu’il faut prendre garde au terrorisme qui pourrait menacer les richesses aquifères de la frontière Brésil-Argentine, dans une allusion voilée à la possibilité que l’armée usaméricaine pourrait être amenée à intervenir pour le contrôle de l’eau latino-américaine comme cela elle le fait déjà pour le pétrole du Moyen-Orient. La domination usaméricaine considérable sur l’Amérique latine, que certains dénomment péjorativement comme leur “backyard”, et cette arrière-cour pas diminué avec Obama puisqu’on finit d’installer de nouvelles bases militaires en Colombie pour les substituer à celles que rejettent les pays avec des gouvernements de gauche récemment constitués. Et cette alliance implicite avec le conservateur Uribe ne présage rien de bon pour la démocratie latino-américaine.
« Un vieil adage de chez nous dit : « Parle doucement et porte un gros bâton ; tu iras loin ». Si la nation américaine parle doucement tout en continuant à édifier et maintenir une flotte efficace à son plus haut niveau, la Doctrine Monroe ira loin. »
Theodore Roosevelt, Chicago, avril 1903
William Allen Rogers, 1904
La militarisation de la politique usaméricaine a une version nationale, à usage domestique. En premier lieu, l’industrie militaire forme une part spéciale de ces groupes de grandes compagnies qui décident des élections, en appuyant économiquement les candidats. De fait, une première sélection de ceux-ci se fait moyennant l’appui économique. Ceux qui ne disposent pas de ce dernier restent en dehors des campagnes. Et l’appui, naturellement, il faut le payer ensuite quand on est au pouvoir. L’industrie militaire, avec celles pétrolière, pharmaceutique et des communications sont les quatre grands secteurs qui décident toujours plus quels sont les candidats à la Maison Blanche et au Congrès. L’industrie militaire a ses pions dans l’administration au travers de cette politique des charges publiques illustrée par le vice-président Cheney, qui consiste à alterner des postes dans l’administration et dans les entreprises qui dépendent d’elle.
L’importance de l’industrie militaire est telle qu’une nouvelle façon de faire la guerre est de la sous-traiter.
Une autre conséquence importante de la militarisation nationale est dans les nouvelles lois patriotiques dictées à partir du 11 septembre. Conforté par la soif de sécurité de la population avec à la base une idéologie ultraconservatrice, le gouvernement usaméricain a imposé une politique de contrôles et de censures qui va de la limitation des libertés individuelles à la réduction de la liberté d’expression et qui trouve son expression maximale dans l’obsession contre les visiteurs du pays qui lui paraissent suspects d’anti-américanisme.
mercredi 8 juillet 2009
Magnifique peuple hondurien
Questions à 1000 millions de dollars : Obama contrôle-t-il le Pentagone et la CIA ? Est-il sur la même longueur d'ondes qu'Hilary ? Va-t-il se décider à avoir le courage de reconnaître que ce qui s'est passé à Tegucigalpa le 28 juin est un coup d'État et donc appliquer la loi US, c'est-à-dire suspendre les relations diplomatiques, économiques, militaires et fnancières avec le Honduras tant que sa capitale méritera le surnom de Tegucigolpe ?
Tegucigalpa, 5/7/2009

Mel Zelaya, El Presidente cantante/The Singing President/Le Président chanteur
lundi 15 juin 2009
Valse avec Bibi
Original : Palestine Think Tank-Waltz With Bibi
Une vieille blague israélienne :
Colon de droite : L'été prochain, on va expulser tous les Palos qui traînent encore dans notre pays.
Israélien de gauche : D'accord, mais assurez-vous bien que vous utiliserez des bus à air conditionné.
Le discours de Netanyahou aujourd'hui nous a montré une fois de plus que la polarité politique juive est un mythe, il n'existe rien de tel .

Discours de Netanyhaou, par Emad Hajjaj
Une fois que la soupe politique sioniste est prête à être servie, il n'y a aucune différence entre Benyamin Netanyahou et la soi-disant "gauche israéliénne".
Ils disent tous OUI à un État palestinien et NON au droit du retour, car tous ce qu'ils veulent, en réalité, c'est "l'État -pour-les-seuls-Juifs".
Il y a quelques mois nous npus demandions où était la "gauche" israélienne, si jamais rien de tel a existé. Maintenant, il faut bien nous demander où est la "droite".
De fait, tout ce que vous avez en Israël, ce sont des racistes enragés de droite. Des gens qui croient dans le bizarre droit des juifs de célébrer leurs apsirations nationales au détriment d'autrui.
Ils croient tous en l'isolement et en la ségrégation des juifs. Tout ce qu'ils veulent, c'est un ghetto juif blindé planté dans la Palestine historique. Ils veulent être entourés par de hauts murs de séparation. Ils se fichent éperdument de savoir s'il y a un État palestinien de l'autre côté de ces murs, pourvu qu'ils n'aient pas à le voir, à le sentir ou à l'entendre. Peu leur chaut d'un État palestinien pourvu qu'il nait pas la propriété de son ciel et qu'ils puissent continuer à lui pomper toute son eau.
Fait intéressant, dans cette histoire ils oublient tout simplementq u'ils ne sont pas seuls, qu'il y a aussi les Palestiniens.
Quelque part ils oublient que c'est en fait aux Palestiniens de dire s'ils accep^ent l'existence d'un État juif sur leur terre, sur leurs villes, villages, champs et vergers, le long de leurs rivières et de leurs côtes.
Franchement, je ne crois pas que cela arrivera jamais.
Il ya déjà un bon moment que l'État juif a atteint la zone de non-retour, sa désintégration est imminente. Et même Barack Obama ne sera pas en mesure de le sauver.
vendredi 5 juin 2009
"Salamalecs"
Si les Noirs américains ont obtenu le peu qu'ils ont par des moyens pacifiques, alors je suis papiste!
En outre, l'analogie semble pour le moins foireuse: ce n'est pas avec les Noirs américains que les Palestiniens peuvent se comparer, mais avec ceux qu'on appelle les Indiens. Et ce n'est pas demain ni après-demain qu'on verra un Lakota ou un Crow président des Étazunis...Faut rêver, mais pas trop, quand même!
Comme il ne fallait pas rêver en imaginant que Barack Hussein Obama allait répondre à l'invitation officielle transmise par le gouvernement de Gaza à venir visiter le Ground Zero de la Palestine.
Bref, après avoir écouté ce discours, nous proposons à Barack Hussein d'inverser le slogan publicitaire de Colgate It doesn't save lives, but it helps...(ça ne sauve pas des vies, mais ça aide) et d'arborer comme devise: I can help, but I cannot save lives (Je peux aider, mais pas sauver des vies)...
mercredi 3 juin 2009
Discours d’Obama au Caire
Source : http://arabefrustre.blogspot.com, le blog de Raja Chemayel, alias Sherlock Hoummous, alias Ing. Mustafa Rosenbloom
Discurso del presidente Obama en El Cairo
Obama's speech in Cairo
Discours du Président Obama
Le Caire, capitale éternelle du Moubarakistan
Je viens à vous avec un message de paix
la paix pour Israël, bien sûr
et pas obligatoirement pour les Arabes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’Hégémonie.
Je viens à vous avec une promesse de mettre fin à l’occupation
et de fait les Arabes-d’Israël ne devraient plus occuper
leurs propres maisons, et devraient dégager ailleurs.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Herzl.....
Je viens à vous avec la promesse de mettre fin aux colonies
En Cisjordanie…
Car nous allons simplement l’annexer,
Et l’appeler aussi « Israël”.
Ainsi est-il écrit dans la Bible d’Ariel.
Idem pour le Golan ,
qui ne sera plus une terre occupée
mais une partie du Royaume de Salomon
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Benyamin.
Les quatre millions de réfugiés palestiniens
n’existent plus!!
Et le seul fait de les mentionner
ou de mentionner leur misère
sera puni par la loi.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de la Knesset.
Seul l’ Holocauste a eu lieu
et personne d’autre n’est jamais mort !!
Le changement arrive!!
Le changement prend forme !!
Le changement est là !!
Et quant aux habitants de Cisjordanie
ils ont le choix entre prrendre leurs jambes à leur cou et aller se cacher
Sous les bottes du Roi Abdallah
ou aller mourir, une fois de plus, à Sabra et Chatila
ou être relogés au Kurdistan, une bonne fois pour toutes.
Ainsi est-il écrit dans la Bible du Congrès.
Quant à Gaza ,
elle sera evacuee, dépeuplée
et transformée en reserve naturelle
pour oiseaux marins sub-tropicaux.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’écologie.
Le changement arrive !! comme vous pouvez le voir....
et seules mes promesses à la Terre-Promise seront tenues.
Si vous n’êtes pas d’accord ou si vous me désobéissez,
Je me vengerai
Comme suit :
1)
Je maintiendrai Hosni Moubarak et sa Gestapo
pour faire la loi des deux côtés du Nil .
2)
Je maintiendrai le Clan royal wahhabite
pour garder mes puits de pétrole et votre précieuse Kaaba.
3)
Je maintiendrai l’ Irak inmaintenable
4)
Je maintiendrai le Liban, ingouvernable
5)
Je maintiendrai la Syrie isolée et diabolisée.
Je suis le Maître du Monde
peu importe que je sois né musulman…
Regardez autour de vous, combien d’autres musulmans ne sont-ils pas
aussi vos propres tyrans!! ??
Peu importe que je me sois converti au christianisme
Regardez autour de vous, combien de chrétiens
n’ont-ils pas commis génocides,
Injustices et colonialisme??
Peu importe la religion
C’e n’est qu’une question de pouvoir…
le pouvoir de décider sur les autres
sans rien changer à soi-même
le pouvoir de promettre n’importe quoi
puis de ne rien faire, … ou de faire n’importe quoi.
Mon nom est Barack fils de Hussein Obama
né dans la colonie US d’ Honolulu
d’un père africain musulman
Je suis membre d’un église noire car
Les Blancs ne voulaient pas de moi dans la leur........
Je suis noir, mais je sers les AshkéNazes
J’ai eu été musulman mais désormais je sers les sionistes chrétiens !!
Ce sont eux, après tout, qui m’ont fait président.
Il n’y a là aucune contradiction
car mon pouvoir justifie ce que je veux faire,
et mon pouvoir suprême justifiera toutes vos souffrances.
Le pouvoir justifie l’esclavage, l’impérialisme
Et même le sionisme.....
Le pouvoir m’a même fait changer de couleur
Et de religion....
Je suis devenu Blanc, Américain et impérialiste
le jour où je suis entré dans la politique US
qui peut désormais me dire :
non !!.......... .... tu es Noir et Musulman.
Je suis blanc...aussi blanc que Michael Jackson
et aussi blanc que Tipzi Livni est sémite ....
Regardez-moi, ici, au Caire, a bord du Nil
Dans ce fut la capitale de l’arabisme…
et vous voilà tous à m’écouter bouche bée
vous me croyez…car vous me craignez!!
Je peux vous donner à manger............ tout comme je peux vous commander !!
Où est donc El Raiiss* ???......
qui avait fait de vous des hommes libres .
El Sayyed** prendra-t-il sa place ??
et me virer du Canal ??
Vous êtes désormais les spectateurs de votre propre asservissement
Les témoins de votre propre soumission
Je suis l’Obama d’Omaha et du Nebraska
Je suis l’Obama d’Alabama et de Louisiana
Je suis l’Obama d’Oklahoma et d’Alaska
Je suis l’Obama de l’Empire du Mal from.......
et vous n’êtes que mes petits ratons-laveurs du Nil !!
Silence !! Demi-tour !!
............ et rentrez tranquillement chez vous !!!
et n’oubliez pas de ramasser vos chaînes , avant de sortir !!
Merci !! et Dieu bénisse les USA.......
Texte original :
Shlomo Goldberg, écrivailleur de discours
Traduit par :
Ing. Moustafa Roosenbloom, agent double
Copyright : Blue Star Publications, Tel Aviv -Amman –Cairo
Notes :
El Raiiss : le Président, c'est-à-dire Gamal Abdel Nasser
El Sayyed : Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah
Chers lecteurs ,
J’ai lu hier l’intégralité du discours d’ Obama
écrit par M. Shlomo Goldberg
et traduit par l’Ing. Moustafa Roosenbloom.
Je n’en pense pas moins que beaucoup de questions
sont restées sans réponse et même n’ont pas été posées.
je voudrais qu’elles soient abordées
Et si possible résolues :
1-
Qu’est-ce qui amène Obama et les USA à croire
que si tous les États arabes, devenaient, par miracle, démocratiques,
ils accepteraient cet État agresseur de Sion ?
Qu’a donc la démocratie à voir avec la restitution d’un pays volé ??
2-
Si Obama est convaincu que les nouvelles colonies sont illégales,
pourquoi pas alors toute la terre de Sion ??
où est le différence ??
toutes deux ont été volées !!
3-
Si les USA voulaient établir la démocratie
en Irak , comment se fait-il qu’ils aient remplacé la république laïque moderne d’Irak
par un tas de mollahs, de seigneurs de guerre et de chefs tribaux??
Et pour l’Afghanistan, peut-on parler de réussite??
4-
Comment l’entité qui maintient Israël en vie et en bonne santé
peut-elle devenir un médiateur entre Israël et ses victimes ???
5-
Le Président Obama porte-t-il un gilet pare-balles
Au Caire
parce que ça grouille d’agents siraéliens avec des fusils à longue portée???
Je me demande si l’un d’entre vous pourrait transmettre ces
5 questions
à M. Shlomo Goldberg pour qu’il puisse préparer les réponses,
pour le show de jeudi ....Merci .
Sherlock Hoummous
Esprit inquisiteur
Traduit par Fausto Giudice, agent triple, Tlaxcala
Source : http://arabefrustre.blogspot.com






