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mardi 10 janvier 2012

Guantánamo : Ten Years Imperial Gulag 10 ans de goulag impérial


On January 11th a sinister birthday will be celebrated: that of 10 years of existence of the imperial Gulag of Guantánamo, inaugurated under Bush and Cheney and maintained by Obama and Biden, in spite of the electoral promise by Obama that it would close this detention centre, which is outside any international legality. 171 persons remain detained in Guantánamo and enter their tenth year of extrajudicial imprisonment. USA are therefore going to break soon the record detained by their Israeli friends, specialists of the ' administrative ' imprisonment  extended for eternity from 6 months to 6 months. Chronique de Guantánamo publish the witnesses of Murat Kurnaz and Lakhdar Boumediene, two survivors from this democratic hell. Read here
 
Le 11 janvier sera célébré un sinistre anniversaire : celui des 10 années d'existence du goulag impérial de Guantánamo, inauguré sous Bush et Cheney et maintenu par Obama et Biden, malgré la promesse électorale d'Obama qu'il fermerait ce camp de détention, qui est en dehors de toute légalité internationale. 171 personnes restent détenues à Guantánamo et entrent dans leur dixième année de détention extrajudiciaire. Les USA vont donc bientôt battre le record détenu par leurs amis israéliens, spécialistes de la détention "administrative"prolongée indéfiniment de 6 mois en 6 mois. Chronique de Guantánamo publie les témoignages de Murat Kurnaz et de Lakhdar Boumediene, deux rescapés de l'enfer démocratique. Lire ici

vendredi 23 septembre 2011

Le discours d'Obama à l'ONU : Tragédie US-américaine


Le correspondant à Washington  de Ynet, Yitzhak Ben - Horin, a produit la nuit dernière une lecture claire et succincte du discours récent d’Obama devant l’ Assemblée générale des Nations unies:
"Un Likoudnik  à la Maison Blanche."
"Netanyahou n’aurait pas dit mieux ."
«Obama, à ce stade, est sur la même ligne que  le Likoud."
"Obama est un président pro-Israélien ... Depuis janvier 2009, il a fourni à Israël tout ce dont celui-ci avait  besoin à la fois en termes de diplomatie et de sécurité"
Obama n’a pas trop la cote dans les sondages. Il a clairement besoin du lobby juif à ses côtés. Hier le président US a «assuré» et le lobby n'a pas tardé à réagir : "Israël n'a pas de meilleur ami dans le monde d'aujourd'hui", a écrit le président du Conseil national des Démocrates juifs, David Harris.
 
Selon Ynet, quelques heures avant son adresse à l’AG de  l'ONU, Obama a cherché à s'assurer que les futurs électeurs juifs accorderaient une grande attention à son discours.
" Trois conseillers d’Obama ont tenu une conférence téléphonique avec les supporters juifs d’Obama et les leaders communautaires. Les conseillers, tous juifs eux-mêmes,  ont demandé aux supporters de «passer le mot» que Barack Obama prononcerait un discours pro-israélien reflétant ses propres véritables positions et les ont suppliés de faire très attention à l'adresse du président à  l'ONU. "
Les trois conseillers juifs ont “ souligné que les républicains ont intentionnellement faussé les déclarations d'Obama afin de le dépeindre comme un président anti-israélien, alors qu'en fait, leurs arguments sont sans fondement.”
 
Si quelqu'un a été assez stupide pour croire que l'Amérique pourrait jamais être un médiateur de paix au Moyen-Orient, la vérité est maintenant incontournable. Le monde politique US est clairement pris en otage par un lobby étranger qui représente des intérêts étrangers. L'Amérique ne peut pas se sauver. Ce qui se passes sous nos yeux est en fait une tragédie.
 
La tragédie grecque montre généralement la chute d'un noble héros, le plus souvent par une combinaison de l'hybris, du destin et de la volonté des dieux. La tragédie US-américaine contient les mêmes éléments. L'Amérique s’est considérée comme un «héros noble» depuis sa création, «l'hybris» est également loin d'être étrangère à la culture US. Le destin de l’Amériques destin a été gravé dans le marbre depuis belle lurette Et les dieux, devinez qui sont les dieux ?
 
 Je pense qu'Obama et son parti savaient très bien qui ils tentaient d'apaiser la nuit dernière. Ils savent très bien qui sont leurs dieux, parce qu'ils vont sans vergogne se mêler à eux au moins une fois par an au rassemblement annuel de l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee].
 
Toutefois, Obama et ses “conseillers”  se trompent peut-être. Leurs “dieux“ ne sont pas du tout idiots, ils saisissent très bien ce qu'Obama a en tête.  Ben Horin écrivait hier soir qu’ils comprennent ce que ‘second terme’ signifie en termes de politique israélienne. Ils se souviennent, par exemple, que pendant la campagne électorale de 2000, George Bush avait promis de déménager l'ambassade US de Tel-Aviv à Jérusalem, mais qu'une fois réélu, il avait été l'homme qui a poussé Sharon à se retirer de la Bande de Gaza. Ils se souviennent que le même George Bush était aussi le président qui a pris parti pour Abou Mazen, et a déclaré que les négociations avec les Palestiniens devraient être fondées sur la ligne d'armistice de 1949.
 
Si Obama pense que les «dieux» sont maintenant à ses côtés, il se met le doigt dans l’œil.
 
Obama a fait une grave erreur personnelle hier. Mais ce sont les US-Américains, les Israéliens et les Palestiniens qui vont en payer le prix.
 
 Ce que nous voyons ici est une tragédie classique, car l'US-Amérique ne possède pas le pouvoir politique de se sauver d’elle-même.
 
La seule question que vous pourriez vous poser à ce stade est combien de temps il faudra à l’US-Amérique pour s'émanciper de ses “dieux”.


lundi 10 mai 2010

Mettre fin au jeu du « à qui la faute ? » au sujet de l'esclavage

par Henry Louis GATES Jr., The New York Times, 22/4/2010. Traduit par  Isabelle Rousselot et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala
Grâce à une confluence improbable de l'histoire et de la génétique – le fait qu'il soit afro-américain et président – Barack Obama a une occasion unique de remodeler le débat sur une des questions les plus controversées de l'héritage racial des USA : les réparations. L'idée étant que les descendants des esclaves usaméricains devraient recevoir un dédommagement pour le travail impayé et l'état de servitude de leurs ancêtres.
Scott BakalDe nombreux problèmes épineux sont à résoudre avant que nous parvenions à un geste judicieux (même  symbolique) qui soit à la hauteur d’un crime aussi soutenu et ignoble.  Le plus fastidieux est peut-être de trouver comment déterminer la responsabilité de ceux qui étaient directement impliqués dans la capture et la vente d'êtres humains pour d'énormes profits économiques.
Alors que nous connaissons le rôle joué par les USA  et les puissances coloniales européennes comme la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne, il y a eu peu de discussion sur le rôle joué par les Africains eux-mêmes. Et ce rôle s'est avéré être considérable, particulièrement pour les royaumes pratiquant la traite d'esclaves en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Parmi eux les Akans du royaume Ashanti dans l’actuel Ghana, les Fons d'Abomey (l'actuel Bénin), les Mambatas du Ndongo dans l'Angola d’aujourd’hui  et l'empire Kongo de l'actuel Congo, parmi beaucoup d’ autres.
Pendant des siècles, les Européens en Afrique restèrent proches de leurs postes militaires et commerciaux, sur la côte. L'exploration de l'intérieur, foyer de la majeure partie des Africains vendus en esclavage au plus fort de la traite négrière, n'a commencé que lors des conquêtes coloniales. Ce qui explique pourquoi la recherche du Dr David Livingstone par Henry Morton Stanley en 1871 connut un si grand succès : il allait là où aucun homme (blanc) ne s'était jamais rendu.
Comment les esclaves se sont-ils retrouvés dans les forts côtiers ? Les historiens John Thornton et Linda Heywood de l'Université de Boston estiment que 90 % de ceux qui ont été envoyés dans le Nouveau Monde étaient esclaves des Africains puis vendus aux marchands européens. La triste vérité est que sans un partenariat commercial complexe entre les élites africaines, les marchands européens et les agents commerciaux, la traite des esclaves vers le Nouveau Monde n'aurait pas été possible, du moins à l'échelle où elle s'est produite.
Les partisans des réparations pour les descendants de ces esclaves ignorent ce problème souvent négligé, du rôle significatif joué par les Africains, préférant croire à la version idéalisée qui dit que nos ancêtres ont tous été kidnappés inconscients par les hommes blancs diaboliques, comme l'a été Kunta Kinte dans « Racines ». La vérité cependant est bien plus complexe : l'esclavage était une entreprise commerciale, extrêmement organisée et lucrative autant pour les acheteurs européens que pour les vendeurs africains.
Le rôle africain dans le trafic d'esclaves était très bien compris et ouvertement connu de nombreux Afro-Américains même avant la guerre civile. Pour Frederick Douglass, c'était un argument contre les projets de rapatriement des esclaves affranchis. « Les chefs sauvages des côtes ouest de l'Afrique, qui pendant des siècles ont eu l'habitude de vendre leurs prisonniers comme esclaves et d'empocher l'argent pour eux, ne vont plus aussi facilement accepter nos idées morales et économiques comme ils le faisaient avec les trafiquants d'esclaves du Maryland et de Virginie»,  avait-il prévenu. « C'est pourquoi nous sommes moins portés à partir en Afrique pour agir contre la traite d'esclaves que de rester pour agir depuis ici. »
Il est certain que le rôle des Africains dans le trafic d'esclaves a été fortement réduit après 1807 quand les abolitionnistes, d'abord en Grande-Bretagne puis, un an plus tard, aux USA réussirent à interdire l'importation d'esclaves. Cependant, les esclaves ont continué à être achetés et vendus à l'intérieur des USA  et l'esclavage en tant qu'institution n'a pas été aboli avant 1865. Mais la culpabilité des propriétaires de plantations usaméricains n'a jamais ni effacé ni supplanté celle des esclavagistes africains. Ces dernières années, certains dirigeants africains sont devenus plus à l'aise pour discuter de ce passé compliqué que n'ont tendance à l'être les Afro-Américains.
En 1999 par exemple, Président Mathieu Kerekou du Bénin surprit une assemblée entièrement noire à Baltimore en tombant à genoux et en implorant le pardon des Afro-Américains pour le rôle « honteux » et « abominable » que les Africains ont joué dans la traite. D'autres dirigeants africains, comme Jerry Rawlings du Ghana, ont suivi l'exemple audacieux de M. Kerekou.
Notre récente compréhension de l'envergure de l'implication africaine dans le trafic d'esclaves n'est pas une hypothèse historique. Grâce à la base de données de la traite d'esclaves transatlantique, dirigée par l'historien David Eltis de l'Université Emory, nous savons maintenant à partir de quels ports plus de 450 000 de nos ancêtres africains ont été embarqués pour ce qui est aujourd'hui les USA  (la base de données a enregistré 12,5 millions de gens envoyés dans toutes les parties du Nouveau Monde de 1514 à 1866). Environ 16 % des esclaves aux USA venaient de l'est du Nigeria alors que 24 % venaient  du Congo et de l'Angola.
A travers les travaux des professeurs Thornton et Heywood, nous savons également que les victimes de la traite d'esclaves étaient essentiellement des membres d'une cinquantaine de groupes ethniques. Cette donnée ainsi que le traçage des ancêtres noirs grâce aux tests ADN, nous donnent une compréhension plus complète des identités des victimes comme de celles de ceux qui ont facilité le trafic d'esclaves africains.
Pour de nombreux Afro-Américains, ces faits peuvent être difficiles à accepter. Toutes les excuses y sont passées, de « les Africains n'étaient pas au courant de la dureté de l'esclavage en Amérique » et « L'esclavage en Afrique était, en comparaison, bien plus humain » ou, dans une version étrange du « Le diable me l'a fait faire » : « Les Africains ne furent embarqués là-dedans que par les profits sans précédent offerts par les avides pays européens. »
Mais la triste vérité est que la conquête et la capture des Africains ainsi que leur vente aux Européens ont été une des ressources principales de devises étrangères pour de nombreux royaumes africains pendant très longtemps. Les esclaves étaient l'exportation principale du royaume de Kongo ; l'empire Ashanti au Ghana exportait des esclaves et utilisait les bénéfices pour importer de l'or. La reine Njinga, la fascinante souveraine du royaume angolais de Matamba au 17ème siècle, mena des guerres de résistance contre les Portugais mais conquit aussi presque 800 km à l'intérieur des terres et vendit ses prisonniers aux Portugais. Quand Njinga se convertit au christianisme, elle vendit des dirigeants religieux traditionnels africains comme esclaves, prétendant qu'ils avaient violé ses nouveaux préceptes chrétiens.
Est-ce que ces Africains connaissaient la dureté de l'esclavage dans le Nouveau Monde ? En fait, beaucoup d'Africains de l'élite ont visité l'Europe à cette époque et ils l'ont fait sur des navires d'esclaves, en suivant les vents dominants et en passant par le Nouveau Monde. Par exemple, quand Antonio Manuel, l'ambassadeur du Kongo au Vatican, s'est rendu en Europe en 1604, il s'est d'abord arrêté à Bahia au Brésil où il s'est arrangé pour faire libérer un compatriote qui avait été asservi à tort.
Les souverains africains envoyaient également leurs enfants à travers ces mêmes routes de l'esclavage pour qu'ils reçoivent une éducation en Europe. Et il y a eu des milliers d'anciens esclaves qui sont revenus pour s'installer au Liberia et en Sierra Leone. En d'autres mots, le Passage du Milieu (traversée de l'Atlantique par les esclaves) était parfois une voie à double sens. Dans ces circonstances, il paraît difficile d'affirmer que les Africains étaient ignorants ou innocents.
Étant donné cette histoire remarquablement compliquée, le problème avec les réparations n'est pas tant de savoir si c'est une bonne idée ou de décider qui en bénéficiera mais peut-être plutôt  de savoir de qui vont venir ces réparations.
Alors comment le Président Obama peut-il démêler le nœud ? Dans le nouveau livre de David Remnick « The Bridge : The Life and Rise of Barack Obama » (La passerelle : la vie et l'ascension de Barack Obama), un des anciens étudiants du président à l'Université de Chicago explique les sentiments mitigés de M. Obama concernant le mouvement des réparations : « Il nous a dit ce qu'il pensait des réparations. Il était entièrement d'accord avec la théorie des réparations mais en pratique, il ne pensait pas que ce soit vraiment réalisable. »
Au sujet de l'aspect pratique, le professeur Obama a peut-être plus raison qu'il ne le croit. Heureusement, avec le Président Obama, enfant d'un Africain et d'une Américaine, nous avons enfin un dirigeant qui se trouve dans la position unique de réconcilier le grand clivage des réparations. Il se trouve à la meilleure place pour pouvoir attribuer publiquement les responsabilités et culpabilités aux bonnes personnes, aux blancs et aux noirs, des deux côtés de l'Atlantique, tous les deux complices d'un des plus grands maux de l'histoire de la civilisation. Et parvenir à cette compréhension est une condition préalable vitale à un accord juste et durable sur la question controversée des réparations de l'esclavage.



Source : New York Times Ending the Slavery Blame-Game
Article original publié le 22/4/2010

Sur l’auteur
Isabelle Rousselot et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, l'éditeur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10506&lg=fr

lundi 11 janvier 2010

La bousculade arabe vers Washington


par Abdelbari  ATWAN, 10/01/2010. Traduit par Tafsut Aït Baamrane, Tlaxcala
عبد الباري عطوان
Les ministres des Affaires étrangères des gouvernements modérés arabes se rendent en foule à Washington, la capitale US, en quête d’un moyen de sortir de l’impasse dans laquelle est actuellement  embourbé le processus de paix. Ainsi, la secrétaire d’État Clinton a  rencontré hier deux délégations arabes, la première jordanienne, dirigée par Nasser Jaouda, et la deuxième, égyptienne, menée par le général Omar Souleymane, chef des services de renseignement, accompagné par Ahmed Abul Ghaith, ministre des AE. D’autres visites sont prévues dans les prochains jours.

Il est clair que Mme Clinton a fait pression sur ses partenaires arabes afin de trouver  des scénarios acceptables, ou plutôt pour fournir un cadre à la reprise de négociations entre Palestiniens et Israéliens dès que possible en oubliant la condition  du gel des colonies en Cisjordanie et dans Jérusalem occupée.

L’administration Obama vit les jours les plus difficiles de son histoire. Elle vient de recevoir deux grosses claques dans le domaine de la sécurité au cours des trente derniers jours. L’une d’elles a été la prise d’assaut du QG de la CIA à Khost par un « kamikaze » jordanien, Houmam Al Balaoui, qui a tué sept de ses plus hauts responsables ainsi que l’officier de liaison Charif Ali Ben Zaïd. L’autre claque a été le succès du citoyen nigérian Omar Al Farouk Abdul Mouttalib à forcer les contrôles d’embarquement dans des aéroports occidentaux, tentant de faire exploser un avion civil au-dessus de la ville de Detroit.

Sur la table : « Le sommet arabe »
De droite à gauche :
- Que Dieu ait pitié !
-Que Dieu agrée !
- Que Dieu entende !
- Que Dieu envoie !
- Que Dieu donne !
- Que Dieu prenne !

Et peut-être la claque la plus forte et la plus humiliante pour l’administration US a été celle assénée par l’Iran, qui a refusé la coopération sur l’enrichissement d’uranium dans les délais fixés, c’est-à-dire avant la fin de l’année passée, faisant preuve d’une insolence provocante vis-à-vis de cette administration, en lançant le missile balistique à longue portée Sejil-2 et en occupant un puits de pétrole irakien.

Au milieu de ces défaites, l’administration Obama tente d’accomplir quelque chose au Moyen-Orient, quoi que ce soit. Si elle veut réussir quelque chose, c’est qu’elle est poursuivie par les échecs en Irak et en Afghanistan. Et c’est pour cela qu’elle recourt à ses alliés, les béni oui-oui arabes, pour infuser un peu de sang dans le processus anémique de paix et faire croire qu’elle tient toujours son engagement en faveur de la création d’un État palestinien.

Sur le papier : « La menace de l’occupation » (par les colonies juives)
- La femme : « Supposons qu’ils sont rentrés »
- L’homme : « Eh bien, il y a de la place pour tout le monde »

La logique dit que l’axe des pays arabes modérés devrait profiter de ce besoin usaméricain pour faire pression sur une administration en chute libre en exigeant qu’elle adopte une position ferme face à la politique provocatrice de colonisation de Netanyahou. Mais quand donc ces États ont-ils fait preuve de logique dans leurs décisions et prises de position ? Et quand ont-ils exigé une rétribution pour les services rendus au maître de la Maison blanche ? Et qu’ont-ils récolté d’autre, en échange de leur fourvoiement dans la guerre d’Irak ou dans celle contre le terrorisme, qu’encore plus d’humiliation et de dépendance ?

Les ministres arabes des AE, que ce soient ceux qui hantent la Maison blanche ou ceux qui restent au chaud dans leurs capitales,  vont, dans les prochains jours, mettre la pression sur la partie faible, le président palestinien Mahmoud Abbas, celui qui a bu le « lait des lionnes »* et a renversé la table sur les Usaméricains, les Israéliens et les Arabes à l’origine de l’Initiative de paix, quand il a refusé de reprendre les négociations sans un gel total de l’implantation de colonies dans les territoires occupés et a décidé de ne plus jamais se présenter à une élection présidentielle.

De droite à gauche : Le parfum, le goût, le poids
- Hou, je sens un parfum d’unification des rangs
-  Et pour qu’on ne se fasse pas prendre à la légère, il faut que notre position ait un goût
- Moi je réserve les trucs lourds pour les réunions à huis  clos

Le président Abbas a subi de nombreuses humiliations au cours des quatre dernières années de sa présidence, tout comme il a commis beaucoup d’erreurs, en mettant tous ses œufs dans le même panier d’un processus de paix humiliant et en éliminant les autres options. Mais par son refus de revenir aux négociations tant que dure l’occupation il a sauvé sa réputation et a effacé une partie de ses péchés. C’est pourquoi il doit multiplier les bonnes actions pour effacer les mauvaises, qui sont intrinsèques à sa présidence, en restant ferme sur cette position, sans céder aux pressions, quelles qu’elles soient.

Ce qui me conduit à dire cela, c’est le constat de signes de recul émis par le président Abbas lui—même dans son dernier discours sur Al Jazeera, quand il a dit que, puisque les Arabes ont choisi la voie de la paix et de la fidélité à leurs choix, il s’engagera dans cette même voie et ne déviera pas par rapport à leur volonté. Cela signifie qu’il sera d’accord si les Arabes décident de reprendre le chemin des négociations ou de participer à un sommet régional avec Netanyahou à Charm El Cheikh, planifié par Mme Clinton, et qui se tiendra probablement le mois prochain.

-Selon le principe de commutativité, il ya toujours une main devant et une main derrière
NdT : Se dit d'une loi selon laquelle la combinaison de x et y est égale à celle de y et x (l'addition et la multiplication sont commutatives).

Le président Abbas oublie que le Fatah, dont il est le président, n’a pas consulté les régimes arabes pour tirer sa première balle il y a 45 ans et qu’il a toujours maintenu l’option d’indépendance nationale. Pourquoi revenir maintenant sur cette option, pour s’aligner sur les projets des régimes arabes captifs des USA, qui sont à l’opposé des projets palestiniens de justice et d’indépendance ?

Mme Clinton et son administration laissent filtrer des informations sur son intention de parvenir à un règlement et à la création d’un État palestinien dans un délai de deux ans, selon un calendrier précis, avec une garantie écrite de respect (par les Israéliens) des frontières de 1967. Tout cela a un air de déjà vu.
Cela ne vous rappelle-t-il pas les promesses de Bush père, à la conférence de Madrid,  de régler la question de la Palestine une fois le Koweït libéré, ou celles de son fils, avant l’invasion et l‘occupation de l’Irak en 2003, sur l’instauration d’un État palestinien indépendant avant 2005 ?

Actuellement, l’administration Obama fait face à deux épreuves cruciales : la première est l’intensification de la guerre contre le terrorisme, plus particulièrement contre le « réseau Al Qaïda », la deuxième est  l’engagement de pas décisifs en direction du régime iranien - celui-là même qui l’a humiliée et défiée d’une façon provocatrice -, en commençant par un embargo économique pour l’étrangler et en le bombardant  après ou simultanément.

Passage sécurisé
Dans les deux cas de figure, l’administration Obama a besoin des Arabes modérés, car un embargo contre l’Iran ne peut pas être effectif sans la participation des Arabes, à commencer par ceux du Golfe, voisins de l’Iran. Et les avions israélo-US chargés de bombarder les installations nucléaires iraniennes ne peuvent pas éviter l’espace aérien arabe, même s’ils ne décollent pas de bases situées en terres arabes.

Et comme les pays modérés ont posé comme conditions à Washington, en échange de leur collaboration à la guerre en Irak et en Afghanistan, que le processus de paix « bouge », conditions faisant office de feuilles de vigne pour calmer la rue arabe, du moins en partie, ils veulent répéter le même scénario, poussant à l’accélération de la reprise des négociations (avec Israël).

Titre : Le processus de paix
- Mais laisse-nous essayer la couverture arabe

Les paysans de chez nous considèrent l’arrivée des étourneaux comme signe de maturité des olives et comme le signal du début de la récolte et nous autres observateurs constatons que cette impatience à reprendre les négociations sous la houlette usaméricaine n’est que le signe annonciateur d’une nouvelle guerre, contre l’Iran et ses alliés au Liban et à Gaza et d’une intensification de la guerre contre le terrorisme.

Avant, la jarre était intacte, ou plutôt les jarres des US et de leurs alliés arabes étaient intacts, mais la prochaine fois, il en ira autrement. C’est ce que nous pensons.

Lorsque les modérés arabes découvrent soudain la nécessité de « l’identité arabe » et exigent de Hamas qu’il fasse passer celle-ci devant les autres identités, iranienne ou islamique,  alors qu’ils ont été les plus grands ennemis de cette identité arabe et ont guerroyé contre elle et ceux qui la défendaient, les traitant d’incrédules, d’infidèles et de laïcs athées, il faut s’attendre au pire.

Le processus (de paix) bouge
L’identité islamique est une bonne chose quand elle est passive ou mise au service des projets US, et l’identité arabe est une mauvaise chose quand elle combat ces projets. Maintenant, le modèle a changé en n clin d’œil, et les options avec.

Notre seule consolation est que la durée de vie de ce bourrage de crâne touche à sa fin, car la région est à l’orée d’un changement décisif, c’est certain, et peut-être cette année sera-t-elle celle du tranchement.
*El  Abbas, en arabe, signifie le lion qui met en fuite ses congénères ou le héros qui, au cours de la bataille, fronce le sourcil. L’auteur est ironique [NdT]


Les dessins
Abu Al-Abed, le Palestinien et Abu-Arab, l’Arabe, sont les deux personnages principaux du dessinateur Baha Boukhari, né en 1944 à Jérusalem, qui collabore au quotidien  Al Ayyam (Ramallah) depuis 1999.



lundi 2 novembre 2009

Honduras: une improbable solution


par Atilio BORÓN, 1/11/2009. Traduit par Gérard Jugant, révisé par Michèle Mialane et édité par Fausto Giudice, Tlaxcala 
Original: Honduras: una improbable solución

English:  An improbable solution
Sur l’auteur
La crise au Honduras est-elle résolue? Si une fenêtre d’opportunités s’est bien ouverte tout parait indiquer que l’optimisme n’est pas vraiment de mise. Il convient de rappeler ce que nous disions dans ces mêmes colonnes au moment du coup d’État: que Micheletti restera au pouvoir dans la mesure où il pourra compter sur l’appui, actif ou passif, de Washington. La Maison Blanche a attendu quatre mois pour comprendre le coût élevé d’un soutien à un régime putschiste dans la région. Pressée par les divers problèmes qu’elle affronte dans sa politique extérieure - notamment la rapide détérioration de la situation en Afghanistan et au Pakistan et l’embourbement de ses troupes en Irak- Obama a donné un coup de barre qui a décoiffé sa Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, principal artisan de l’appui aux putschistes, en envoyant Thomas Shannon à Tegucigalpa avec pour mission de restaurer l’ordre dans sa tumultueuse arrière-cour. Peu après, Micheletti remisait ses fanfaronnades et acceptait docilement ce qu’il avait refusé jusque-là. Bien entendu, Shannon avait transmis peu auparavant l’impératif catégorique impérial. Pour adoucir le coup il a proclamé bien haut son admiration pour les deux leaders de la démocratie hondurienne: le putschiste et le destitué.

Zelaya propose un programme en trois points: sa réintégration dans ses fonctions, une loi d’amnistie et un gouvernement de réconciliation nationale. La première est du ressort du Congrès, le même organisme qui a approuvé avec enthousiasme le coup d’État et ne se prive pas d’insulter Zelaya et de le calomnier. Il faudra voir, mais ce ne sera pas simple. Amnistie, pour qui? Pour les fonctionnaires civils et militaires d’un gouvernement qui a violé les droits humains et toutes les libertés?  Ou Zelaya accepterait-il d’être amnistié pour des délits qu’il n’a pas commis, par exemple avoir eu l’audace de prétendre demander à son peuple s’il était d’accord pour convoquer une Assemblée constituante? Ceci pour ne rien dire de la troisième clause, intimement liée à la précédente. Dans les conditions actuelles, un gouvernement de réconciliation nationale ne serait-il pas en effet un passeport pour l’oubli, le refus de mémoire, l’impunité?

Un bilan sommaire de la crise et de son apparente résolution révèle que les putschistes peuvent se sentir satisfaits parce qu’ils préserveront leurs deux principaux objectifs: destituer Zelaya, bien qu’il doive assumer à nouveau sa charge pour les quelques mois qui restent jusqu’à la fin de son mandat; et avoir réussi à faire reconnaître par la communauté internationale les élections frauduleuses du 29 novembre, chose dont Shannon lui-même s’est charge. Quant à l’oligarchie hondurienne, elle échappe au danger d’une agression plus active  des USA en direction de ses propriétés et privilèges, ce qui aurait pu arriver si un accord n’était pas intervenu.  La possibilité d’un contrôle plus strict exercé par Washington sur ses actifs et fonds aux USA l’empêchait de trouver le sommeil, et l’intransigeance de Micheletti devenait une menace inutile pour ses intérêts.

Pour Zelaya le bilan s’avère beaucoup plus complexe, et c’est précisément ce qui assombrit le panorama hondurien. Sa réintégration ne change rien aux causes profondes du coup d’État. De plus, en pareil cas, ne confirmera-t-elle pas les résultats d’élections lourdement entachées de très graves irrégularités et dont la campagne s’est déroulée dans un climat de violence et de terreur imposé par les putschistes? Micheletti fait déjà retentir les tambours de guerre. A peine l’accord était-il conclu qu’il a déclaré à CNN en español qu’une fois revenu au pouvoir “Zelaya et les siens vont sûrement lancer une chasse aux sorcières. Seuls ceux qui ne connaissent pas Zelaya peuvent croire que cela n’ aura pas de suites”. Quelle sera la réponse de Zelaya au cas où il reviendrait au gouvernement: amnistier les putschistes, se réconcilier avec eux, tomber dans les bras de Micheletti ? Mais il est loin d’être l’acteur unique de ce drame: comment réagiront les héroïques militants qui ont risqué leur vie et leur intégrité physique pour défendre le gouvernement légitime?  Il y a eu beaucoup de morts et de blessés; de gens emprisonnés et humiliés: ces femmes et ces hommes qui sont descendus dans les rues du Honduras accepteront-ils l’oubli de tant de crimes et le pardon accordé à leurs assassins ? En outre, s’il est bien une leçon que les mouvements sociaux et les forces populaires ont tirée de ces quatre mois de résistance, c’est que s’ils s’organisent et mobilisent leurs forces ils peuvent avoir un impact beaucoup plus décisif qu’ils ne l’imaginaient auparavant . La crise leur a d’un seul coup enseigné qu’ils peuvent cesser d’être des objets de l’Histoire pour se transformer en sujets et protagonistes de celle-ci. Et pour cette raison, au-delà des retombées de cet accord, ils peuvent décider de poursuivre leurs luttes pour un Honduras différent, ce qui ne saurait être le fruit d’injustes amnisties et de réconciliations bâtardes.

dimanche 11 octobre 2009

"La guerre, c'est la paix"


« La guerre, c'est la paix. »
« La liberté, c'est l’esclavage. »
« L'ignorance, c'est la force. »


En décernant le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama, Le Comité norvégien du prix Nobel de la Paix, composé de 5 respectables parlementaires (1 homme, qui est le président, et 4 femmes), semble avoir fait siens ces 3 slogans assénés par le Miniver , le Ministère de la Vérité, dans 1984,de George Orwell.

Tout le monde se demande ce que Obama a bien pu faire pour la paix, à part se rendre au Caire et déclarer : "Salam Aleikum", qui, bien sûr, veut dire :"Que la paix soit sur vous". C'est un peu léger, non ? Et dire que quelques heures avant d'apprendre qu'il avait été désigné pour le prestigieux prix, Obama avait présidé un ..conseil de guerre pour décider combien de soldats supplementaires envoyer en Afghanistan.
Lisez les réactions de divers auteurs:
par Atilio BORÓN
Je pisse sur les Prix de la Paix !
par Raja Chemayel
par Nikolas Stolpkin
Et sur l'Afghanistan, lisez
Quinze bonnes raisons de se tirer du Vietghanistan
par David SWANSON
par Juan Gelman

vendredi 25 septembre 2009

Honduras: le début de la fin ?

English: Honduras: The Beginning of the End?

Zelaya est déjà à Tegucigalpa et son entrée au Honduras, se moquant des « mesures de sécurité » frontalières, devrait marquer le début de la fin du régime putschiste. Cet espoir est fondé sur plusieurs raisons, exposées ci-dessous.

Premièrement, parce que les gorilles du Honduras et leurs instigateurs et protecteurs aux USA (principalement au Commandement Sud et au Département d’État) ont sous-estimé la massivité, l'intensité et la persévérance de la résistance populaire qui, jour après jour, sans faille, manifeste son opposition au coup d’Etat. En réalité, ce refus de taille n’était prévu par personne si on s’en tient à l’histoire contemporaine du Honduras. Mais le nouveau chemin choisi par Zelaya, sa réponse positive face aux demandes populaires longuement reportées et la réorientation de son insertion internationale dans le cadre de l’ALBA, a eu un effet pédagogique impressionnant et a déchaîné une réaction populaire inespérée.

Deuxièmement: le régime putschiste s'est montré incapable de briser son double isolement. Sur le front interne, il est devenu de plus en plus évident que sa base sociale se réduisait à l’oligarchie et à quelques groupes subordonnés à son hégémonie, dont les moyens de communication dominés sans contrepoids par le pouvoir du capital. De plus, le passage du temps, loin de débiliter la résistance populaire, a affaibli le soutien social au régime. 
Sur le plan international, l’isolement de Micheletti et de sa bande est quasi absolu, sauf de rares exceptions. Toute l’Amérique Latine et les Caraïbes ont retiré leurs ambassadeurs. De même plusieurs des pays les plus importants d’Europe. Même l’OEA a adopté une ligne dure à l’encontre du régime. Son soutien externe provenait presque uniquement des USA. Néanmoins, ce soutien a diminué avec le temps, depuis le refus de visas au corps diplomatique accrédité à Washington jusqu’à des mesures toujours plus exigeantes à l’encontre de Micheletti lui-même et de ses collaborateurs.

Troisièmement, parce que la politique ambigüe du gouvernement US - résultant d’une confrontation interne dans l’administration - a facilité le coup d’Etat qui a pu évoluer dans une direction contraire aux intérêts des usurpateurs. Certes, le rejet initial du coup d’Etat manifesté par Obama fut par la suite atténué et attiédi par son ancienne (et actuelle ?) rivale, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Mais le caractère rétrograde de Micheletti et de son entourage - qu’ils ne peuvent dissimuler - ainsi que l’interminable quantité d’insultes adressées à Obama chaque fois que la Maison Blanche exprimait une critique à Tegucigalpa, a lentement fait pencher la balance contre la Secrétaire d’État. Ce qui a créé une atmosphère croissante d'antagonisme dans les relations avec les putschistes.

Quatrièmement et enfin : le régime instauré le 28 juin constitue une sérieuse prise de tête pour Obama.


En premier lieu, il dément manifestement sa promesse de fonder une nouvelle relation entre les USA et les pays de l’hémisphère. Le soutien initial au putsch, clairement manifesté par la résistance obstinée de Washington à le caractériser comme un « coup d’Etat », la tiédeur de la réponse diplomatique et l’indifférence face aux graves violations des droits humains perpétrées par le régime de Tegucigalpa, tout cela a nui sérieusement à l’image qu’Obama voulait établir en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

La continuation du régime putschiste ferait apparaître Obama comme un politicien irresponsable et démagogue ou, pire encore, comme quelqu’un d’incapable de contrôler ce que font et disent ses subordonnés au Pentagone, au Commandement Sud et au Département d’État. Ceci se rattache à une autre affaire, très importante et qui dépasse le cadre de la politique de l’hémisphère : sa crédibilité sur l’arène internationale. S'il s'avère impuissant à contrôler ce qui se passe dans son « arrière-cour », les gouvernants d’autres pays - spécialement la Chine, la Russie et l’Inde - auraient des raisons de suspecter qu’il ne pourra non plus contrôler les secteurs les plus belliqueux et réactionnaires des USA. Pour ceux-ci, les promesses du président d’encourager le multilatéralisme équivalent à une capitulation inconditionnelle face à leurs ennemis détestés.
Ceci est particulièrement grave dans une période où Obama négocie avec la Russie un nouvel accord pour réduire l’arsenal nucléaire des deux pays, ce dont Washington a besoin autant que Moscou, étant donné l’hémorragie économique produite par les guerres en Irak et Afghanistan et l’incontrôlable déficit fiscal usaméricain.
L’échec de cet accord aurait un coût économique énorme sur le budget public au moment où cet argent est nécessaire pour éloigner les risques d’un approfondissement de la crise économique qui a éclaté en 2008. Mais pour persuader les Russes que son plan de réduction d’armements est viable, il doit d’abord démontrer qu’il contrôle la situation et que ses faucons au Pentagone ne le lâcheront pas.
Chaque jour de plus avec Micheletti au pouvoir équivaut à un mois supplémentaire de conversations difficiles avec Medvedev et Putin pour les convaincre que ses promesses seront tenues. Parce que s’il ne peut maîtriser les siens au Honduras, pourra-t-il le faire lorsqu’il s’agira d’une question stratégique et vitale pour la sécurité nationale des USA ?

samedi 8 août 2009

La militarisation de la politique usaméricaine

La bonne vieille politique du « Big Stick »
par Alberto MONCADA, 6/8/2009. Traduit par Gérard Jugant, édité par Fausto Giudice,
Tlaxcala

Nous ignorons si Barack Obama parviendra à freiner cette militarisation. Pour le moment il ne s’est pas comporté d’une manière convaincante contre le coup militaire au Honduras, lieu où la CIA organisait la lutte contre le sandinisme dans le Nicaragua voisin et où existe une importante base usaméricaine.

Un livre récent, The Mission : Waging War and Keeping Peace with American Military (Norton, 2003) de Dana Priest, explique le rôle de cette militarisation. Une bonne partie des néoconservateurs qui entourèrent Bush sont des militaristes et leurs idées ont été incorporées au Projet de Nouveau Siècle Américain, qui marque l’idéologie du groupe.

Dans la décennie 90, la politique d’installation de bases s’est étendue du Moyen-Orient à l’Asie Centrale. Dans l’ensemble, près de 280 bases militaires sont déployées sur toute la planète comme preuve de la mission impériale que Washington a assumé depuis la chute de l’Union Soviétique. Les bases militaires se substituent aux ambassades et à la domination coloniale.

La nouvelle politique internationale s’exprime aussi dans la division du monde en zones qui coïncident avec les limites stratégiques des Commandements. Il y a un Commandement pour chaque zone et parfois, ses chefs, des militaires, ont plus d’influence à Washington que les canaux diplomatiques du Département d’Etat. Parfois les chefs des Commandements se permettent de faire des déclarations politiques, certaines pleines d’insinuations. Récemment le chef du Commandement Sud, qui a compétence sur l’Amérique latine, s’est permis de dire qu’il faut prendre garde au terrorisme qui pourrait menacer les richesses aquifères de la frontière Brésil-Argentine, dans une allusion voilée à la possibilité que l’armée usaméricaine pourrait être amenée à intervenir pour le contrôle de l’eau latino-américaine comme cela elle le fait déjà pour le pétrole du Moyen-Orient. La domination usaméricaine considérable sur l’Amérique latine, que certains dénomment péjorativement comme leur “backyard”, et cette arrière-cour pas diminué avec Obama puisqu’on finit d’installer de nouvelles bases militaires en Colombie pour les substituer à celles que rejettent les pays avec des gouvernements de gauche récemment constitués. Et cette alliance implicite avec le conservateur Uribe ne présage rien de bon pour la démocratie latino-américaine.



« Un vieil adage de chez nous dit : « Parle doucement et porte un gros bâton ; tu iras loin ». Si la nation américaine parle doucement tout en continuant à édifier et maintenir une flotte efficace à son plus haut niveau, la Doctrine Monroe ira loin. »
Theodore Roosevelt, Chicago, avril 1903

William Allen Rogers, 1904

La militarisation de la politique usaméricaine a une version nationale, à usage domestique. En premier lieu, l’industrie militaire forme une part spéciale de ces groupes de grandes compagnies qui décident des élections, en appuyant économiquement les candidats. De fait, une première sélection de ceux-ci se fait moyennant l’appui économique. Ceux qui ne disposent pas de ce dernier restent en dehors des campagnes. Et l’appui, naturellement, il faut le payer ensuite quand on est au pouvoir. L’industrie militaire, avec celles pétrolière, pharmaceutique et des communications sont les quatre grands secteurs qui décident toujours plus quels sont les candidats à la Maison Blanche et au Congrès. L’industrie militaire a ses pions dans l’administration au travers de cette politique des charges publiques illustrée par le vice-président Cheney, qui consiste à alterner des postes dans l’administration et dans les entreprises qui dépendent d’elle.

L’importance de l’industrie militaire est telle qu’une nouvelle façon de faire la guerre est de la sous-traiter.

Une autre conséquence importante de la militarisation nationale est dans les nouvelles lois patriotiques dictées à partir du 11 septembre. Conforté par la soif de sécurité de la population avec à la base une idéologie ultraconservatrice, le gouvernement usaméricain a imposé une politique de contrôles et de censures qui va de la limitation des libertés individuelles à la réduction de la liberté d’expression et qui trouve son expression maximale dans l’obsession contre les visiteurs du pays qui lui paraissent suspects d’anti-américanisme.

mercredi 8 juillet 2009

Magnifique peuple hondurien

L'auteur de ce dessin, Rúkleman Soto, fait un jeu de mots entre "Escuela" (École) et "Secuela" (Séquelle). Le maître demande à l'élève : Capitale du Honduras ? Réponse du gorille : Tegucigolpe (golpe signifie putsch). Le maître : Reçu! L'École des Amériques, créée en 1946 à Panamá par le Pentagone et rapatriée à Fort Benning, en Géorgie en 1984, où elle a été rebaptisée Institut de l'hémisphère occidental pour la sécurité et la coopération, a formé tous les militaires putschistes et tortionnaires qui ont sévi en Amérique latine depuis 55 ans, dans le long cycle de coups d'État inauguré par le renversement du président Arbenz au Guatemala en 1954. On croyait révolue l'ère des gorilles (c'est ainsi que les Latinos appellent les militaires putschistes). Ce n'est pas tout à fait le cas. Le premier coup d'État "new look" de l'ère Obama vient d'avoir lieu au Honduras. Son organisateur a été le général Romeo Vásquez, chef de l'État-Major conjoint, formé à l'École des Amériques, que le président Zelaya avait destitué le 24 juin pour avoir désobéi à ses ordres. Le 26 juin, il a été reconduit dans ses fonctions par la Cour Suprême, qui a appliqué une des ressources du droit, le recours en protection (amparo). C'est la caracéristique principale de ce putsch "new look" : il se pare de tous les attributs de la légalité et de la constitutionnalité. Mais personne n'est dupe. Et quand le peuple se lève, seuls lui répondent les fusils-mitrailleurs et les tanks, comme au bon vieux temps des Pinochet, Videla, Somoza et Stroessner.

Le Général Romeo Orlando Vásquez Velásquez, gorille en chef, organisateur du Jurassic Coup ("golpe jurásico”, comme l'a défini le journaliste cubain Fidel Díaz Castro).

Les salopards qui, le dimanche 28 juin, ont renversé le président élu Manuel Zelaya (appelé MEL par le peuple) et l'ont expédié en avion au Costa Rica,mettant à sa place l'entrepreneur Micheletti - aussitôt rebaptisté Pinochetti par le peuple - avec la bénédiction de la Conférence épiscopale, n'ont pas la tâche facile. C'est que nous ne sommes plus dans les sombres années 1970. Le peuple hondurien a à sa disposition Internet, Youtube, Twitter, et il dispose d'un réseau d'émigrés planétaire, avant tout l'importante diaspora qui vit aux USA et, par ses envois d'argent, constitue la première ressource du pays. Depuis le 28 juin, donc, le peuple hondurien offre une magnifique résistance aux gorilles. Il compte beaucoup d'alliés, à commencer par les peuples et gouvernements de Cuba, du Nicaragua, du Venezuela, d'Équateur, de Bolivie, d'Argentine, du Paraguay et d'Uruguay, bref l'écrasante majorité des pays membres de l'Organisation des États américains, sans compter l'ONU et l'UE. Reste un hic : la position officielle des USA et du Canada, exemplaire de jésuitisme et de double langage. il est évident pour tous que les putschistes, bons élèves de l'École des Amériques, ont reçu les conseils et l'appui tactique du Pentagone et de la CIA pour réaliser leur putsch dominical.
Questions à 1000 millions de dollars : Obama contrôle-t-il le Pentagone et la CIA ? Est-il sur la même longueur d'ondes qu'Hilary ? Va-t-il se décider à avoir le courage de reconnaître que ce qui s'est passé à Tegucigalpa le 28 juin est un coup d'État et donc appliquer la loi US, c'est-à-dire suspendre les relations diplomatiques, économiques, militaires et fnancières avec le Honduras tant que sa capitale méritera le surnom de Tegucigolpe ?













Mel Zelaya, El Presidente cantante/The Singing President/Le Président chanteur

lundi 15 juin 2009

Valse avec Bibi


par Gilad Atzmon, 15/6/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Palestine Think Tank-Waltz With Bibi


Une vieille blague israélienne :
Colon de droite : L'été prochain, on va expulser tous les Palos qui traînent encore dans notre pays.

Israélien de gauche : D'accord, mais assurez-vous bien que vous utiliserez des bus à air conditionné.


Le discours de Netanyahou aujourd'hui nous a montré une fois de plus que la polarité politique juive est un mythe, il n'existe rien de tel .

Discours de Netanyhaou, par Emad Hajjaj


Une fois que la soupe politique sioniste est prête à être servie, il n'y a aucune différence entre Benyamin Netanyahou et la soi-disant "gauche israéliénne".

Ils disent tous OUI à un État palestinien et NON au droit du retour, car tous ce qu'ils veulent, en réalité, c'est "l'État -pour-les-seuls-Juifs".

Il y a quelques mois nous npus demandions où était la "gauche" israélienne, si jamais rien de tel a existé. Maintenant, il faut bien nous demander où est la "droite".

De fait, tout ce que vous avez en Israël, ce sont des racistes enragés de droite. Des gens qui croient dans le bizarre droit des juifs de célébrer leurs apsirations nationales au détriment d'autrui.



Ils croient tous en l'isolement et en la ségrégation des juifs. Tout ce qu'ils veulent, c'est un ghetto juif blindé planté dans la Palestine historique. Ils veulent être entourés par de hauts murs de séparation. Ils se fichent éperdument de savoir s'il y a un État palestinien de l'autre côté de ces murs, pourvu qu'ils n'aient pas à le voir, à le sentir ou à l'entendre. Peu leur chaut d'un État palestinien pourvu qu'il nait pas la propriété de son ciel et qu'ils puissent continuer à lui pomper toute son eau.

Fait intéressant, dans cette histoire ils oublient tout simplementq u'ils ne sont pas seuls, qu'il y a aussi les Palestiniens.



Quelque part ils oublient que c'est en fait aux Palestiniens de dire s'ils accep^ent l'existence d'un État juif sur leur terre, sur leurs villes, villages, champs et vergers, le long de leurs rivières et de leurs côtes.

Franchement, je ne crois pas que cela arrivera jamais.

Il ya déjà un bon moment que l'État juif a atteint la zone de non-retour, sa désintégration est imminente. Et même Barack Obama ne sera pas en mesure de le sauver.



vendredi 5 juin 2009

"Salamalecs"


"Salamalecs"? C'est le titre du plus long film publicitaire (35 minutes) de la firme COLGATE, diffusé sur toute la planète le jeudi 4 juin 2009. Un seul acteur dans ce film : Barack Hussein Obama, qui a expliqué benoitement aux Palestiniens qu'ils devaient prendre exemple sur les Noirs américains et se battre de manière pacifique, comme l'ont fait, d'après lui, les Noirs américains. Désolé, mais Obama n'a pas lu les bons livres d'histoire!
Si les Noirs américains ont obtenu le peu qu'ils ont par des moyens pacifiques, alors je suis papiste!
En outre, l'analogie semble pour le moins foireuse: ce n'est pas avec les Noirs américains que les Palestiniens peuvent se comparer, mais avec ceux qu'on appelle les Indiens. Et ce n'est pas demain ni après-demain qu'on verra un Lakota ou un Crow président des Étazunis...Faut rêver, mais pas trop, quand même!
Comme il ne fallait pas rêver en imaginant que Barack Hussein Obama allait répondre à l'invitation officielle transmise par le gouvernement de Gaza à venir visiter le Ground Zero de la Palestine.
Bref, après avoir écouté ce discours, nous proposons à Barack Hussein d'inverser le slogan publicitaire de Colgate It doesn't save lives, but it helps...(ça ne sauve pas des vies, mais ça aide) et d'arborer comme devise: I can help, but I cannot save lives (Je peux aider, mais pas sauver des vies)...

mercredi 3 juin 2009

Discours d’Obama au Caire


par Raja Chemayel, 1 et 2/6/2009
Source : http://arabefrustre.blogspot.com
, le blog de Raja Chemayel, alias Sherlock Hoummous, alias Ing. Mustafa Rosenbloom
Discurso del presidente Obama en El Cairo
Obama's speech in Cairo






Discours du Président Obama
Le Caire, capitale éternelle du Moubarakistan

Je viens à vous avec un message de paix
la paix pour Israël, bien sûr
et pas obligatoirement pour les Arabes.

Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’Hégémonie.
Je viens à vous avec une promesse de mettre fin à l’occupation
et de fait les Arabes-d’Israël ne devraient plus occuper
leurs propres maisons, et devraient dégager ailleurs.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Herzl.....
Je viens à vous avec la promesse de mettre fin aux colonies
En Cisjordanie…
Car nous allons simplement l’annexer,
Et l’appeler aussi « Israël”.
Ainsi est-il écrit dans la Bible d’Ariel.

Idem pour le Golan ,
qui ne sera plus une terre occupée
mais une partie du Royaume de Salomon
Ainsi est-il écrit dans la Bible de Benyamin.
Les quatre millions de réfugiés palestiniens
n’existent plus!!
Et le seul fait de les mentionner
ou de mentionner leur misère
sera puni par la loi.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de la Knesset.
Seul l’ Holocauste a eu lieu

et personne d’autre n’est jamais mort !!

Le changement arrive!!
Le changement prend forme !!
Le changement est là !!
Et quant aux habitants de Cisjordanie
ils ont le choix entre prrendre leurs jambes à leur cou et aller se cacher
Sous les bottes du Roi Abdallah
ou aller mourir, une fois de plus, à Sabra et Chatila
ou être relogés au Kurdistan, une bonne fois pour toutes.

Ainsi est-il écrit dans la Bible du Congrès.

Quant à Gaza ,
elle sera evacuee, dépeuplée
et transformée en reserve naturelle
pour oiseaux marins sub-tropicaux.
Ainsi est-il écrit dans la Bible de l’écologie.
Le changement arrive !! comme vous pouvez le voir....
et seules mes promesses à la Terre-Promise seront tenues.
Si vous n’êtes pas d’accord ou si vous me désobéissez,
Je me vengerai
Comme suit :
1)
Je maintiendrai Hosni Moubarak et sa Gestapo
pour faire la loi des deux côtés du Nil .
2)
Je maintiendrai le Clan royal wahhabite
pour garder mes puits de pétrole et votre précieuse Kaaba.

3)
Je maintiendrai l’ Irak inmaintenable
4)
Je maintiendrai le Liban, ingouvernable
5)
Je maintiendrai la Syrie isolée et diabolisée.

Je suis le Maître du Monde
peu importe que je sois né musulman…
Regardez autour de vous, combien d’autres musulmans ne sont-ils pas
aussi vos propres tyrans!! ??

Peu importe que je me sois converti au christianisme
Regardez autour de vous, combien de chrétiens
n’ont-ils pas commis génocides,
Injustices et colonialisme??

Peu importe la religion
C’e n’est qu’une question de pouvoir…
le pouvoir de décider sur les autres
sans rien changer à soi-même
le pouvoir de promettre n’importe quoi
puis de ne rien faire, … ou de faire n’importe quoi.

Mon nom est Barack fils de Hussein Obama

né dans la colonie US d’ Honolulu
d’un père africain musulman
Je suis membre d’un église noire car
Les Blancs ne voulaient pas de moi dans la leur........


Je suis noir, mais je sers les AshkéNazes
J’ai eu été musulman mais désormais je sers les sionistes chrétiens !!
Ce sont eux, après tout, qui m’ont fait président.

Il n’y a là aucune contradiction
car mon pouvoir justifie ce que je veux faire,
et mon pouvoir suprême justifiera toutes vos souffrances.


Le pouvoir justifie l’esclavage, l’impérialisme
Et même le sionisme.....
Le pouvoir m’a même fait changer de couleur
Et de religion....

Je suis devenu Blanc, Américain et impérialiste
le jour où je suis entré dans la politique US
qui peut désormais me dire :

non !!.......... .... tu es Noir et Musulman.
Je suis blanc...aussi blanc que Michael Jackson
et aussi blanc que Tipzi Livni est sémite ....

Regardez-moi, ici, au Caire, a bord du Nil
Dans ce fut la capitale de l’arabisme…
et vous voilà tous à m’écouter bouche bée
vous me croyez…car vous me craignez!!

Je peux vous donner à manger............ tout comme je peux vous commander !!

Où est donc El Raiiss* ???......
qui avait fait de vous des hommes libres .

El Sayyed** prendra-t-il sa place ??
et me virer du Canal ??

Vous êtes désormais les spectateurs de votre propre asservissement
Les témoins de votre propre soumission

Je suis l’Obama d’Omaha et du Nebraska
Je suis l’Obama d’Alabama et de Louisiana


Je suis l’Obama d’Oklahoma et d’Alaska
Je suis l’Obama de l’Empire du Mal from.......
et vous n’êtes que mes petits ratons-laveurs du Nil !!

Silence !! Demi-tour !!
............ et rentrez tranquillement chez vous !!!
et n’oubliez pas de ramasser vos chaînes , avant de sortir !!

Merci !! et Dieu bénisse les USA.......


Texte original :
Shlomo Goldberg, écrivailleur de discours
Traduit par :
Ing.
Moustafa Roosenbloom, agent double
Copyright : Blue Star Publications, Tel Aviv -Amman –Cairo

Notes :

El Raiiss : le Président, c'est-à-dire Gamal Abdel Nasser
El Sayyed : Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah











Ma réponse au discours d'Obama

Chers lecteurs ,

J’ai lu hier l’intégralité du discours d’ Obama
écrit par M. Shlomo Goldberg
et traduit par l’Ing. Moustafa Roosenbloom.


Je n’en pense pas moins que beaucoup de questions
sont restées sans réponse et même n’ont pas été posées.
je voudrais qu’elles soient abordées
Et si possible résolues :


1-
Qu’est-ce qui amène Obama et les USA à croire
que si tous les États arabes, devenaient, par miracle, démocratiques,
ils accepteraient cet État agresseur de Sion ?
Qu’a donc la démocratie à voir avec la restitution d’un pays volé ??

2-
Si Obama est convaincu que les nouvelles colonies sont illégales,
pourquoi pas alors toute la terre de Sion ??
où est le différence ??
toutes deux ont été volées !!
3-
Si les USA voulaient établir la démocratie
en Irak , comment se fait-il qu’ils aient remplacé la république laïque moderne d’Irak
par un tas de mollahs, de seigneurs de guerre et de chefs tribaux??
Et pour l’Afghanistan, peut-on parler de réussite??



4-
Comment l’entité qui maintient Israël en vie et en bonne santé
peut-elle devenir un médiateur entre Israël et ses victimes ???



5-
Le Président Obama porte-t-il un gilet pare-balles
Au Caire
parce que ça grouille d’agents siraéliens avec des fusils à longue portée???

Je me demande si l’un d’entre vous pourrait transmettre ces
5 questions
à M. Shlomo Goldberg pour qu’il puisse préparer les réponses,
pour le show de jeudi ....Merci .



Sherlock Hoummous
Esprit inquisiteur



Traduit par Fausto Giudice, agent triple, Tlaxcala
Source :
http://arabefrustre.blogspot.com