Original: Dopo il blitz a Ventimiglia: L’astrattezza dei cliché, la concretezza del razzismo istituzionale
Il fallait s' attendre à ce que, comme toujours en Italie, la phase actuelle des migrations et des exodes - l'état d'urgence (l'emergenza),
comme ils disent - soit décrite par les médias avec l'habituel
vocabulaire dégradé (ça oui, il l'est): "bivouac", pour désigner
l'immobilisation forcée des réfugiés , chassés de partout, près des gares et autres lieux; «état
de siège» pour décrire l'arrivée dans ces lieux de groupes de personnes
(enfants compris) éprouvées, traumatisées, abandonnées à leur sort, ou
traitées comme des animaux dans une cage ou des poissons d'aquarium
(c'est le cas à Milan); «nettoyer» la gare, pour la libérer de ces présences indécentes et donc lui «redonner un peu de décence». Sans oublier le maire Pisapia*, qui laisse même échapper une variante
du typique "Si vous les aimez tant, amenez-les chez vous", répondant à
une journaliste: «Alors vous allez les héberger chez vous, à Sky? »
