Affichage des articles dont le libellé est Tsipras. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tsipras. Afficher tous les articles

lundi 14 mars 2016

À Paris, Alexis Tsipras sacré "social-démocrate…observateur"
Alexis Tsipras consagrado en Paris « socialdemócrata…observador »

par FG, 14/3/2016
Español Alexis Tsipras consagrado en Paris «socialdemócrata…observador »
Il a bondi hors de la BMW immatriculée 46CMD1 et s'est précipité dans les bras de Tonton François, qui l'a accueilli au pied des marches du palais, en haut desquelles Cousin Manuel et Tonton Jean-Marc l'attendaient. Suivi par Matteo, il s'est engouffré dans l'Élysée.
La scène se passait samedi matin à Paris. Alexis Tsipras, Premier ministre de la pauvre Grèce, venait d'entrer dans une nouvelle étape de son involution : lui, son parti (Syriza) et son gouvernement venaient d'être sacrés "sociaux-démocrates observateurs". Cette nouvelle catégorie est sans doute le prélude à une demande d'adhésion de Syriza à l'Internationale socialiste, pour y être d'abord admise comme observateur avant de prendre définitivement la place du PASOK. Et notre camarade G.O. (Gentil Observateur) a eu les honneurs du site ouèbe de l'Elysée, avec cette magnifique photo :
 http://tlaxcala-int.org/upload/gal_13012.jpg

Voici les participants à la réunion

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_13011.jpg

Liste des participants

France

- M. François HOLLANDE
Président de la République
- M. Manuel VALLS
Premier Ministre
- M. Jean-Marc AYRAULT
Ministre des affaires étrangères et du développement international
- M. Harlem DESIR
Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes
Allemagne
- M. Sigmar GABRIEL
Vice-chancelier de la République fédérale d’Allemagne, Ministre fédéral de l’économie et de l’énergie
Autriche
- M. Werner FAYMANN
Chancelier fédéral d’Autriche
Grèce (pays observateur)
- M. Aléxis TSÍPRAS
Premier ministre de la République hellénique
Italie
- M. Matteo RENZI
Président du Conseil des ministres de la République italienne
Luxembourg
- M. Jean ASSELBORN
Ministre des affaires étrangères et européennes du Grand-Duché de Luxembourg
Malte
- M. Joseph MUSCAT
Premier ministre de la République de Malte
Pays-Bas
- M. Diederik SAMSOM
Président du Groupe du PvdA
Portugal
- M. Antonio COSTA
Premier ministre de la République portugaise
Commission européenne
- Mme Federica MOGHERINI
Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères
et la politique de sécurité / Vice-Présidente de la Commission européenne
- M. Maroš SEFČOVIČ
Vice-Président de la Commission européenne, commissaire européen chargé de l’Union de l’énergie
- M. Pierre MOSCOVICI
Commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, à la fiscalité et à l’Union douanière
Parlement européen
- M. Martin SCHULZ
Président du parlement européen
- M. Gianni PITTELLA
Président du Groupe des socialistes et des démocrates européens, Député européen PSE
- M. Sergueï STANICHEV
Président du PSE, Ancien Premier ministre de Bulgarie

On peut remarquer que l'occupant de l'Élysée a une conception pour le moins étrange de la social-démocratie européenne, dont sont apparemment exclus ses camarades belges, espagnols, britanniques, scandinaves et est-européens. Va comprendre...

dimanche 23 août 2015

Là où Tsipras est passé, l'herbe repoussera-t-elle ?

Ceux et celles qui n'ont pas lu cet article prophétique d'octobre 2014 feraient bien de le lire maintenant
Alexis Tsipras, version 3.0 : coopté par la Sainte Alliance des Socialos et des Jèzes
Ainsi donc, Alexis Tsipras aura été au "pouvoir" 206 jours. 206 jours durant lesquels il a réalisé une prouesse que très peu de gens avaient imaginée : élu sur des promesses de gauche, il les a toutes trahies, liquidant l'espoir qu'il avait suscité et le "parti" qui l'avait mis à sa tête, achevant le travail de destruction entamé par ses prédécesseurs "socialiste" (Papandréou) et "conservateur" (Samaras). Les Grecs vont avoir le sinistre privilège de voter pour la troisième fois cette année, le 20 septembre. Et comme on peut gager qu'une très grande partie des électeurs de SYRIZA vont s'abstenir, on risque fort de se retrouver avec le parti nazi Aube Dorée en tête. Bravo Alexis, tu as vraiment fait un bon boulot !
Quelques articles à lire pour approfondir la question


Les conséquences internationales catastrophiques de la capitulation annoncée de Syriza et les responsabilités criminelles de M. Tsipras
Yorgos Mitralias Γιώργος Μητραλιάς
Athènes, 21 août 2015-Comme on devait s’y attendre, la direction prise par le gouvernement Tsipras après la funeste journée du 13 Juillet a confirmé la prévision pessimiste (1) selon laquelle il allait ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Grèce: La nécessité de former une majorité gouvernementale antimémorandaire est incontestable
Ε.ΠΑ.Μ.-Ενιαίο Παλλαϊκό Μέτωπο United People's Front Front Populaire Uni
Communiqué du Secrétariat politique d’EPAM, Athènes, 21 août 2015   La démission du gouvernement Tsipras et le recours prématuré aux urnes au mois de septembre sont le résultat iné ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Grèce : Les 13 mensonges de Tsipras et la réalité du troisième Mémorandum
Panagiotis Mavroeidis Παναγιώτης Μαυροειδής
En s'adressant une fois de plus au peuple, le Premier ministre a annoncé une élection express. Ses déclarations constituent une somme de monstrueux mensonges ayant pour but de valider une fraude politique dont les consé ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

Syriza, le clou dans le cercueil de LA gauche ?
Christine Cooreman
Les Grecs ont une belle expression : « Les linceuls n’ont pas de poches ». Pour dire que, une fois qu’on passe l’arme à gauche on n’emporte rien dans l’au-delà. N’est-ce ... Lire la suite

Grèce : "Unité populaire" est née !
Stathis Kouvelakis
Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont ... Lire la suite
Original: English
Traductions disponibles : Español  Italiano  Português 

Manolis Glézos lance un appel à une coopération populaire de résistance
Manolis Glézos a envoyé un message par le biais du mouvement « Energoi Polites » (Citoyens Actifs) à l’occasion de la démission du gouvernement, sur fond d’élections anticipé ... Lire la suite
Original: Ελληνικά

lundi 17 août 2015

Grèce : La nuit des dupes
Une nuit qui dure depuis cinq ans et demi

par Christine Cooreman, 17/8/2015

Au petit matin du vendredi 14 août, le Parlement grec a adopté le 3ème Mémorandum, autrement dit le "plan de sauvetage", qui impose à la Grèce une série de "réformes" meurtrières en échange d'un nouveau prêt de 85 milliards d'euros. Au total, 222 élus ont voté pour, 64 se sont prononcés contre – dont une trentaine membres de Syriza, y compris l’ex-ministre des Finances Varoufakis –, 11 se sont abstenus (3 députés étaient absents). Le texte a donc été validé à la majorité grâce au soutien des trois grands partis d’opposition, Nouvelle Démocratie (conservateur), le Pasok ("socialiste") et To Potami ("centre gauche"). Christine Cooreman nous raconte comment elle a vécu ces heures noires.-Tlaxcala

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11239.jpg
"La nuit du 13 au 14 août 2015"
Dimitris Hantzopoulos,  quotidien I Kathemirini du 14 août 2015
D'habitude, je traduis (c'est ce que je fais pour gagner mon pain quotidien). Je ne dis pas ce que moi je pense. Mais, ce coup-ci, ce sera différent. Quoique, dans un sens, il s'agira de nouveau de traduire. Mais, ce sera traduire en mots tout un vécu. Celui de la journée du 13 et de la nuit du 13 au 14 août : le coup de grâce...
Cela fait plus de cinq ans maintenant que je lis, j'écoute, je discute et me dispute, pour comprendre ce qui nous est tombé sur la tête, ici, en Grèce et, là, en « Europe ». Je n'ai jamais été conservatrice (sauf en 1e primaire où je passais tous les matins saluer la directrice de l'école...) et ce que j'avais connu de plus « à gauche » était le parti communiste grec de la fin des années 70 et du début 80. La dictature des colonels m'avait très peu touchée (j'avais 11 ans et des poussières quand ils ont dû quitter le pouvoir) mais j'avais vécu une certaine mentalité (celui du caporal ou du contrôleur de bus qui se croit investi du pouvoir suprême et sorti de la cuisse de Jupiter....).
J'étais absente de Grèce entre 1982 et septembre 1990. Donc, certaines choses bien importantes, je ne les ai pas vécues de première main. Mais, j'ai eu le temps de vivre LE « changement », avec l'arrivée d'Andréas Papandréou au pouvoir. « La Grèce appartient aux Grecs » (et « la mer Égée appartient à ses poissons », comme on pouvait lire sur certains murs...). Je suis partie alors que le mouvement de l'antipsychiatrie grandissait... je suis allée étudier la psychologie clinique. Après la première année, le mouvement avait déjà dégonflé... mais, moi j'ai poursuivi.
Tout ça, pour planter le décor et dire que je ne parlerai pas en expert...
Ainsi, les mesures d'austérité ont commencé à pleuvoir depuis cinq ans. Des mesures « inévitables », « méritées » selon d'aucuns... Nous avons appris des termes nouveaux : service de la dette publique, FSM, BCE, EFSF, créanciers, mémorandum, souveraineté nationale, solidarité... des commissaires aux noms étrangers nous « expliquaient » que nous avions mal vécu dans un État qui n'en n'était pas un et qu'ils allaient nous fournir toute « l'assistance » nécessaire pour que nous devenions finalement un État digne de ce nom ! Certains Grecs -des politiciens, des industriels, des « intellectuels », surtout – considéraient que le « mémorandum » était une bénédiction...
Les mémorandums ont « avalé » un nombre non négligeable de gouvernements élus ou plantés par les bons soins de nos « partenaires » européens.
Entre-temps, nous avons fait plus ample connaissance avec l'extrême-droite, le chômage croissant, l'injustice profonde des mesures, les suicides, les dispensaires sociaux gérés par des médecins bénévoles qui voulaient suppléer aux lacunes de l’État qui ne faisait que se réduire au fil du temps et des mesures.
Non, les Grecs n'ont pas accepté leur sort. Ils se sont soulevés. Ce premier été-là, les places furent occupées par des milliers d'indignés... ils réclamaient haut et fort la chute du gouvernement, le respect de la Constitution, la dignité, enfin ! Ils se sont battus au point d'être battus (par les « forces de l'ordre » et par ce que d'aucuns appellent « les pompiers », ceux qui disaient « attendez un peu, nous viendrons au pouvoir et vous verrez... », mais nous y reviendrons...)
La guerre psychologique fut menée (et l'est toujours) de manière magistrale. Le coup du fouet et de la carotte, la torture de la goutte, la culpabilisation, la flatterie, tout y passe... et surtout le terrorisme, sous toutes ses formes...infligé par les chaînes de TV privées et les journalistes dont certains seraient à la solde de divers employeurs plutôt louches…Ne PAS suivre les JT et émissions d’info en tout genre relève de la survie psychologique…
Comprends-moi bien. Des gens comme toi et moi, qui s'en sortaient tant bien que mal jusque-là, se sont soudain retrouvés en train de devoir à tout le monde : banques, fisc, sécurité sociale... tout... On finit par se demander si on ne va pas taxer l’air qu’on respire…
Lire la suite

mercredi 18 février 2015

La raison délirante de l’Europe, un nouveau fascisme mou ?

par Laurent de Sutter, Libération, 10 février 2015 
Laurent de Sutter est professeur de théorie du droit,
à la Vrije Universiteit de Bruxelles,
directeur de la collection «Perspectives critiques»
aux Presses universitaires de France et écrivain

Il est temps d’ouvrir les yeux : les autorités qui se trouvent à la tête de l’Europe incarnent un fascisme nouveau. Ce fascisme, ce n’est plus celui, manifeste et assumé, qui a fait du XXsiècle l’un des grands siècles de la laideur politique ; il s’agit plutôt d’un fascisme mou et retors, dissimulant ses intentions mauvaises derrière un langage qui se voudrait de raison. Mais la raison que manifestent tous ceux qui, aujourd’hui, se trouvent forcés de discuter avec le Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, est en réalité une raison délirante. Elle l’est sur plusieurs plans.
Vladimir Kazanevsky, Ukraine

jeudi 5 février 2015

Le gouvernement Tsipras, le pain, les roses et nous (les femmes)

par Annamaria Rivera, MicroMega, 3/2/2015
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala 
"Vous ne pouvez pas démanteler la maison du maître avec les outils du maître". Je sais, la citation de l'écrivaine féministe africaine-américaine Audre Lorde est galvaudée. Néanmoins, la mettre en exergue peut être efficace pour énoncer d'emblée les points noirs qui, à mon sens, rendent moins brillante et lisse la victoire de Syriza, si extraordinaire soit-elle.
Du côté de la gauche, le seul fait d'émettre des doutes ou simplement un trouble, même après juré fidélité à la cause grecque, vous range déjà dans les rangs de l'ennemi. À tout le moins, vous vous retrouvez à figurer parmi ceux qui ne savent pas faire la distinction entre le principal et le secondaire, comme une radical chic qui ne voit pas les masses affamées par la Troïka et disserte sur des "détails" comme le patriarcat, le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie ... Et il ne sert à rien que vous ayez écrit plus d'une fois - par exemple, lorsque le gouvernement Monti venait de s'installer - contre les politiques d'austérité de ces exécuteurs compassés des ordres de la Banque centrale européenne, alors que certains de ceux qui, aujourd'hui, sont "avec Tsipras", avouent avoir été des fans de Mario Monti. Le climat ressemble un peu à celui, pas si lointain,  où le fait de manifester un doute quelconque sur le «modèle socialiste» cubain vous valait d'être rangé dans le camp de l'impérialisme US. Soyons claire : il ne s'agit pas de remettre en cause le tournant prodigieux marqué par la victoire de Syriza par rapport aux politiques européennes de rigueur, d'austérité et de catastrophe sociale. Ni de nier l'importance du fait d'avoir violé le tabou de l'inévitabilité et dans quelle mesure cette victoire peut encourager, en  chaîne, d'autres soulèvements contre les diktats de la Troïka.

samedi 3 janvier 2015

Ce qui est en jeu en Grèce (et en Europe)

par Alessandro Gilioli, L'Espresso, 29/12/2014. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original :
Cosa c’è in gioco in Grecia (e in Europa)
Après l'échec
de la dernière tentative pour élire son président, la Grèce va à des élections anticipées, le 25 janvier. Selon les sondages, le parti de gauche Syriza est actuellement en tête (avec une majorité relative).
Syriza est généralement appelée "gauche radicale", et c'est en effet aussi son nom. Cependant, son programme est essentiellement social-démocrate, néo-keynésien et pour certains aspects même carrément rooseveltien. Le Psi de Nenni, il ya cinquante ans, était probablement plus radical. Ce n'est pas parce que chez nous Boschi, D’Alema et Gutgeld* se définissent eux-mêmes comme de gauche, qu'il doit par force en aller de même partout.
Une autre idée fausse répandue est que si Syriza gagne en Grèce, Athènes sortira de l'euro, ce qui pourrait être le début de la fin de la monnaie unique, par effet domino.

Alexis Tsipras : "C’est mon tour !" Antonis Samaras : “Eh, bas les pattes de la barre !”
Ilias Makris, To Ethnos, juin 2012