Aujourd’hui est un jour de deuil supplémentaire pour les Palestiniens.
Hier 5 août 2014 M. Riad Al MALIKI, ministre des Affaires
Etrangères de Palestine a obtenu de Mme Fatou BENSOUDA procureure de la
Cour Pénale Internationale l’annulation de la plainte déposée le 25
juillet 2014 par M. Saleem Al SAQQA, ministre palestinien de la
Justice et M. Ismaeel JABER procureur général de Gaza pour les crimes
de guerre commis à Gaza par l’armée israélienne.Dès la publication de la plainte, le président palestinien Mahmoud ABBAS, le représentant de la Palestine à l’ONU et Mme Leila SHAHID, ambassadrice de Palestine auprès de l’Union Européenne, ont développé une stratégie en vue de l’annulation de la plainte. Le représentant à l’ONU a prétendu, à l’unisson avec la partie israélienne, que le dépôt de plainte risquait de se retourner contre la résistance palestinienne, ce qui est juridiquement faux (article 31D du statut de la Cour Pénale internationale). Mme Leila SHAHID est allée dans le même sens, provoquant le 4 août une réaction officielle du Hamas par l’intermédiaire de son porte-Parole Sami Abu ZOUHRI : « N’écoutez aucune voix qui suggérerait que nous serions opposés à une action auprès de la Cour Pénale Internationale. Certaines personnes disent que le Hamas ou d’autres personnes résistantes pourraient être victimes d’une telle démarche, mais ce n’est pas vrai. Ce n’est que de la propagande. Rien de ce que nous faisons ne nous fait peur. Nous sommes sous occupation et c’est notre droit, selon la loi, de résister. Et c’est aussi le droit de notre population d’être défendue. »Ces pressions sur la Cour Pénale Internationale aboutissant à l’annulation de la plainte, étaient malheureusement prévisibles. Déjà à la suite de la guerre de l’hiver 2008-2009, M. ABBAS avait dépêché M. Al MALIKI auprès du procureur de la Cour, aboutissant à l’annulation de la procédure de plainte en cours. Ce sont les mêmes acteurs aujourd’hui qui sont à la manœuvre.
Juan Kalvellido, Tlaxcala, janvier 2009
Il faut dire que la plainte déposée le 25 juillet 2014, outre les
crimes de guerre, mentionnait le crime de colonialisme, faisant ainsi
peser une lourde menace sur Israël : dès la plainte transmise à la
chambre intermédiaire, les entreprises étrangères travaillant dans les
territoires occupés devenaient susceptibles de poursuites pour
complicité. Les conséquences économiques pour Israël auraient pu être
rapides, bien avant que n’advienne le jugement des commanditaires des
crimes de guerre. Avant même que la bataille des armes ne soit terminée,
M. NETANYAHU a remporté grâce à M. ABBAS et Mme Leila SHAHID une
victoire politique déterminante : la menace économique est éloignée.Comme toujours en pareilles circonstances, la communication palestinienne – et en particulier Mme Leila SHAHID – prétend avoir une autre stratégie : celle d’adhésion à la Cour Pénale Internationale. Pourquoi ne l’avoir pas fait plus tôt ? La supposée nécessité de reconnaissance préalable de l’état palestinien à l’ONU est un mensonge juridique. M. ABBAS et Mme SHAHID auraient pu saisir la Cour depuis près de dix ans. Trois massacres à Gaza [guerre israélienne contre Gaza en 2008/2009, en 2012 et en 2014 -Ndlr] auraient peut-être pu être évités. La décision de faire taire le Droit met à nouveau en lumière le jeu meurtrier et la nature réelle de l’Autorité Palestinienne. Sert-elle les Palestiniens en 2006 lorsqu’après avoir perdu les élections elle tente de reprendre le pouvoir par les armes ? Sert-elle les Palestiniens en 2006 lorsqu’elle condamne la capture d’un soldat israélien au poste de combat ? Sert-elle les Palestiniens en 2009 quand elle contribue à enterrer le rapport GOLDSTONE sur les crimes commis à Gaza ? Sert-elle les Palestiniens quand elle soutient officiellement le nouveau dictateur égyptien qui est à l’origine de la fermeture du seul point de passage de GAZA avec le monde ? Sert-elle les Palestiniens lorsque son président déclare quelques jours avant l’attaque israélienne : « Les tunnels entre Gaza et l‘Egypte sont illégaux. Nous (sic) avons essayé de les détruire, nous (sic) avons construit un mur d’acier souterrain, nous (sic) avons essayé de les noyer ». Toutes ces attaques ont en fait pour but de détruire un parti politique à référence culturelle musulmane, le HAMAS, et quel qu’en soit le prix pour la population palestinienne. Le droit international étant bafoué, force est d’observer à nouveau le droit national palestinien, bafoué lui aussi. Le président ABBAS, selon des lois fondamentales palestiniennes, a terminé son mandat en janvier 2009. Des élections ne pouvant avoir lieu, c’est le président du parlement Aziz DUWAIK qui aurait dû le remplacer. M. DUWAIK est en prison. Alors que le parlement aurait dû légalement voir son mandat prolongé, nombre de parlementaires ont été emprisonnés, parfois avec l’appui de la police palestinienne, et le parlement est empêché de fonctionner. Ainsi, on se bouscule aujourd’hui, parmi les dictatures arabes, pour être « le meilleur ennemi d’Israël ». Le président actuel est donc illégal autant qu’illégitime. M. ABBAS et Mme Leila SHAHID règnent sur un champ de ruines physique, politique et moral. Ils servent l’intérêt de l’ennemi. La Palestine a son gouvernement de VICHY qui ne représente pas les Palestiniens, pas plus que VICHY ne représentait la France. Que ceux qui le contestent osent organiser des élections libres et non faussées à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Carlos Latuff |
Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Palestine. Afficher tous les articles
jeudi 7 août 2014
Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison
lundi 23 juin 2014
Israël et la paix... des cimetières !
Destruction d'un cimetière musulman à Jérusalem
par
Yakoubîa Oum X, 22/6/2014
Depuis
sa création, l’État d'Israël s'est efforcé de rayer de la carte de la
Palestine toute trace historique des Palestiniens, changeant le nom des
localités après les avoir rasées, expropriant les habitants légitimes de
leurs maisons et de leur terres, et détruisant leurs plantations
d'oliviers jusqu'à aujourd'hui.

Mais la dernière offensive en date est particulièrement violente,
car elle touche cette fois au sacré ! Le cimetière de Mamilla
-anciennement Ma'man Allah, à Jérusalem-Ouest- est en passe d'être
entièrement détruit. Le gouvernement israélien et le Centre Simon
Wiesenthal -institution spécialisée dans la chasse aux criminels nazis
mais reconvertie comme machine de propagande israélienne- sont en effet
en train d'y construire « Le Musée de la dignité humaine et de la
tolérance ». La construction de cet édifice a déjà donné lieu à
l'exhumation de centaines de tombes, et le sort des restes humains
déterrés est à ce jour inconnu.
La profanation de mille autres sépultures est aussi prévue, pour étendre
la surface de ce musée, érigé tel un temple pharaonique, à 400 m du mur
d'enceinte de la vieille ville. Une scandaleuse interprétation de la
dignité humaine et de la tolérance qui laisse paraître le mépris
outrecuisant des Israéliens pour ces goys (non-juifs) de
Palestiniens, doublée d'un prétexte fallacieux pour effacer toute trace
de la présence millénaire des musulmans à Jérusalem ! Le pire, c'est
que l'Unesco a donné tacitement son feu vert à ce projet, alors
qu'Israël, comme les États-Unis, a cessé de lui payer sa contribution
financière depuis 2011. Dix ans de campagne internationale pour la
protection du cimetière de Mamilla foutus en l'air !
Un comble, car celui-ci devrait figurer au catalogue de l'Unesco
comme patrimoine de l'humanité ! C'est en effet l'un des plus anciens
cimetières musulmans, voire même un lieu saint, qui daterait du 7ème
siècle, époque où des compagnons renommés du prophète Mohammad y furent
enterrés. De
nombreux saints de la voie soufie, ainsi que des fonctionnaires,
des universitaires et des notables appartenant aux grandes familles de
Jérusalem y furent aussi inhumés au cours de ces mille dernières années.
Les descendants de ces familles ont d'ailleurs interpellé les
institutions internationales depuis 2010, au moment où les travaux du
nouveau musée commençaient quasi-clandestinement. En vain jusqu'à ce
jour !
Pourtant, déclaré historique en 1927 par le Conseil suprême
musulman, le cimetière de Mamilla avait aussi été reconnu comme site
d'antiquités par les autorités du Mandat britannique en 1944. Il était
actif jusqu'en 1948. Mais lorsque, cette année-là, le nouvel État juif
s'empara de la partie occidentale de Jérusalem, le cimetière est passé
sous contrôle israélien. Comme d'autres propriétés de dotation
islamiques -biens waqf- le cimetière de Mamilla fut volé par le
Dépositaire pour les biens des Absents, une administration israélienne
spécialisée dans la spoliation des biens des Palestiniens. Depuis, les
autorités musulmanes n'ont pas été autorisées à veiller à son entretien,
malgré leurs multiples recours devant les tribunaux.
Le cimetière fut mis ensuite sous la tutelle du ministère israélien
des Affaires religieuse qui l'a reconnu comme étant « l'un des
cimetières musulmans les plus renommés, avec ses soixante mille tombes
de guerriers des armées de Saladin et ses nombreux savants musulmans »,
et s'était engagé à le protéger. Ainsi, en réponse à une enquête de
l'Unesco effectuée en 1986 sur les projets d'urbanisme prévus déjà à
l'époque sur le périmètre du cimetière, les autorités israéliennes
avaient déclaré : « Il n'existe aucun projet de désacralisation du site
et au contraire, ses tombes doivent être préservées ». Une déclaration
fallacieuse masquant le fait que, dans le même temps, une grande partie
du cimetière était en train d'être détruite !
Car malgré la reconnaissance officielle de son importance et son
enregistrement par l'Autorité israélienne des antiquités, le cimetière
de Mamilla n'a cessé d'être empiété par la construction de bâtiments, de
parcs et même de parkings. En fait, le musée Simon Wiesenthal n'est que
le dernier projet en date. Une vraie provocation d'Israël pour tous les
Musulmans du monde et un mépris total du patrimoine de l'humanité !
►Signez la pétition pour la protection du cimetière de Mamilla : http://www.mamillacampaign.org/sign_f.php
dimanche 6 avril 2014
Mahmoud Abbas contre Mohamed Dahlan : le bras de fer final
Le feuilleton sanglant des pantins continue
par Ramzy Baroud, 31/3/2014
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: Mahmoud Abbas vs Mohammed Dahlan: The Showdown Begins
Murder, spies and alibis: Behind the rhetoric
Murder, spies and alibis: Behind the rhetoric
Les
deux plus pitoyables pantins de la scène palestinienne semblent s'être
lancés dans un bras de fer final. Enjeu : la place de Premier Pantin.
Ramzy Baroud récapitule les épisodes de cette zizanie qui contient tous
les ingrédients d'un feuilleton criminel, avec beaucoup de sang,
beaucoup d'argent et beaucoup de méchants.
Quand le défunt leader palestinien Yasser Arafat était confiné par
les soldats israéliens dans son QG de la Mouqataa à Ramallah, Mohammed
Dahlan régnait en maître. Celui qui était sans doute le membre le plus
puissant et efficace de la “Bande des Cinqˮ gérait les affaires du
Fatah "au pouvoir", assurait la coordination avec Israël sur les
questions de sécurité, grenouillait et magouillait dans tout ce qui
touchait aux affaires régionales et internationales.
On était alors entre mars et avril 2002, et c'était d'autres temps.
En ce temps-là, Dahlan - ancien ministre de l’Autorité palestinienne
(AP), ancien conseiller à la Sécurité nationale, ancien chef du Service
de sécurité préventive (SSP) à Gaza – faisait la pluie et le beau temps.
Tous ses rivaux avaient été comme par hasard écartés de la scène.
Arafat était alors emprisonné dans son bureau de la Mouqataa, et le plus
sérieux concurrent de Dahlan, Jibril Rajoub, chef du SSP en
Cisjordanie, avait été discrédité d’une manière très humiliante. Au
cours de la phase la plus violente de la répression de la deuxième
Intifada par Israël (2000 - 2005), Rajoub avait livré le QG du SSP -
avec tous les prisonniers politiques palestiniens, principalement du
Hamas et d'autres groupes opposés au Fatah, qui y étaient détenus - à
l’armée israélienne et était parti. Depuis cela, l’étoile de Rajoub
avait pâli, devenant un sombre chapitre de l’histoire palestinienne.
Mais pour Dahlan, c’était un nouveau départ.
Jibril Rajoub
Sombre histoire
Pour asseoir leur pouvoir nouvellement acquis, les milices du Fatah
loyales à Dahlan et à sa “Bande des Cinqˮ firent comprendre clairement
à tous les petits chefs ambitieux du Fatah que le mouvement avait une
nouvelle direction. La Bande des Cinq avait “mis au rencart la faction
de Jibril Rajoub en Cisjordanie », rapportait l'agence UPI, “et les
hommes de Dahlan ont même malmené des équipes de gros bras de Rajoub ».
La Bande des Cinq était composée de Dahlan, du ministre des ONG Hassan
Asfour, du négociateur en chef Saëb Erakat, de Mohamed Rachid et de
Nabil Sha’ath. Asfour et Rachid ont récemment refait surface avec des
accusations de corruption et d’implication dans des meurtres. Tous les
cinq faisaient de l'agitprop en faveur d'un retour aux négociations
directes avec Israël, appelaient à mettre fin à l’Intifada, en
particulier son volet armé, et ils voulaient restructurer les services
de sécurité de l’AP en une organisation unifiée et dirigée par Dahlan,
avec le soutien de la CIA et des agences de renseignements de l’Égypte,
de la Jordanie et de l’Arabie Saoudite.
De g. à dr. Mohamed Rachid, Hassan Asfour et Mohamed Dahlan, en 2002...
..et Mohamed Rachid, alias Khalid Salam, plus récemment. Ce Kurde d'Irak a participé comme membre d'un groupuscule communiste à la guerre civile libanaise puis s'est infiltré dans l'entourage d'Arafat, qui l'avait surnommé "al-Jasus" (L'Espion). Condamné par contumace par un tribunal palestinien pour avoir détourné 34 millions de dollars, il est réfugié au Canada, dont il a obtenu la citoyenneté en 2003.
Ce n’est pas une histoire dont la direction du Fatah, y compris
Dahlan, aime qu'on la lui rappelle. Cette histoire est trop dangereuse :
elle met en lumière la réalité dans laquelle était engluée la couche
dirigeante de l’AP à Ramallah, et qui continue de la façonner, avec des
retombées sur tous les aspects de la vie des Palestiniens. L’AP a mis à
l’écart l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), autrefois
prépondérante et le Conseil national palestinien (CNP). Malgré ses
lacunes et ses blocages, le CNP avait fait office de parlement pour les
Palestiniens de partout. Beaucoup de Palestiniens ont été accablés en
constatant qu’un seul parti, le Fatah - ou plus exactement un petit
groupe dans un mouvement autrefois révolutionnaire -, exerçait une
domination totale sur les prises de décisions politiques palestiniennes,
la redistribution économique et le reste.
Nabil Sha’ath Saeb Erakat
La deuxième Intifada, qui commença en septembre 2000, à la
différence de la première Intifada de 1987, fit beaucoup de dégâts. Elle
semblait manquer d’objectif commun, était plus militarisée, et permit à
Israël de reformater la scène politique post-Intifada et post-Arafat en
privilégiant ses alliés dignes de confiance dans le camp palestinien.
Dahlan et l’actuel président de l’AP, Mahmoud Abbas, élu en 2005 pour un
mandat de cinq ans, furent épargnés par les purges israéliennes. Hamas
perdit plusieurs strates de dirigeants, tout comme le Djihad islamique
et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qui, comme
d’autres groupes de gauche, souffrit de mesures répressives et
d’assassinats massifs. Même les militants du Fatah payèrent un prix
terrible en sang et en emprisonnements à cause du rôle dirigeant qu’ils
avaient joué dans l’Intifada. Mais pour Abbas et Dahlan, les choses
furent plus aisées. En fait, au moins pour un certain temps, l’Intifada
avait eu des retombées bénéfiques pour certains leaders palestiniens qui
avaient été relégués dans des rôles mineurs. Les manigances
israéliennes et la pression US ont aidé à les remettre sous les feux de
la rampe.
Dahlanistan
Douze ans plus tard, Abbas et Dahlan sont à nouveau au centre de
l’attention. Abbas, 79 ans, est le président vieillissant d’une autorité
qui a accès au tiroir-caisse mais sans souveraineté ni poids politique
(hormis ce que permet Israël). Dahlan, 52 ans, est en exil dans les
Émirats arabes unis après que ses partisans ont été chassés de Gaza par
le Hamas en 2007, puis de Cisjordanie par son propre parti en juin
2011. Cela s'est passé après qu’il eut été accusé de corruption et de
responsabilité dans l’empoisonnement d’Arafat pour le compte d’Israël.
Mais Dahlan, aidé par de puissants amis en Égypte et dans le Golfe, et
par ses vieux contacts barbouzards en Israël et aux USA, est en train de
comploter pour organiser son retour.
Abbas sait que son pouvoir approche d’une transition délicate, pas
seulement à cause de son âge. Si au 29 avril, date limite de la
médiation fixée par le secrétaire d’État US John Kerry, il n'y a pas de
résultats significatifs, comme ce sera vraisemblablement le cas, il ne
sera pas facile pour Abbas de garder le contrôle des différentes cliques
concurrentes du Fatah. Et comme Dahlan trouve et manipule avec
perspicacité les brèches dans lesquelles s'engouffrer pour retrouver
grâce aux yeux d'un milieu politique qui l’a plusieurs fois rejeté,
Abbas se lance dans la bagarre en prévision d’un bras de fer. Dahlan lui
rend la monnaie de sa pièce, en partie par les temps d'antenne qui lui
sont généreusement accordés par des médias égyptiens. Le Fatah est à
nouveau en crise, et vu sa prépondérance politique, toutes les
institutions politiques palestiniennes vont en souffrir.
Comment est-il possible que Dahlan, accusé de crimes abominables
pendant son règne à Gaza, reste présentable ? Il a été accusé de
torture, d’espionnage et d’assassinats pour le compte d' Israël. De
plus, d’après une enquête de Vanity Fair
d’avril 2008, il a tenté un coup d’État à Gaza contre le gouvernement
élu de Hamas, ce qui a conduit à une guerre civile, à la prise de
pouvoir par le Hamas à Gaza, et à approfondir la désunion qui accable
toujours les Palestiniens. Avant son expulsion par le Hamas, Dahlan
commandait une force sécuritaire de 20 000 hommes dans Gaza appauvri et
dirigeait une unité spéciale financée et entraînée par la CIA. La bande
de Gaza était appelée par certains, avec une ironie cruelle et parlante,
le Dahlanistan.
Même après qu'il eut été banni de Palestine à la fois par le Fatah
et Hamas, le nom de Dahlan a continué à être associé à des conflits
sanglants dans d’autres parties du Moyen-Orient. En avril 2011, le
Conseil national de transition de Libye l’a accusé d'être impliqué dans
une cache d’armes israéliennes que l’ancien leader libyen Mouammar
Kadhafi était censé avoir reçu. Les Libyens mentionnèrent aussi le nom
de Rachid. Le Fatah avait promis une enquête – vu notamment que Rachid
était membre du Comité central du Fatah, mais l’incident n’a été qu’un
nouvel élément dans la longue liste d’enquêtes sur les crimes attribués à
Dahlan.
Le Hamas, “dénominateur communˮ
Les choses ont empiré quand un leader du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh,
a été assassiné à Dubaï en janvier 2011. Alors que le Hamas maintient
que le Mossad était derrière l’assassinat (comme le prouvent des
enregistrements vidéo), deux des suspects arrêtés à Dubaï pour leur
implication supposée et pour avoir fourni un soutien logistique à
l’équipe de tueurs du Mossad - Ahmed Hassanain et Anouar Shheibar –
travaillaient pour une entreprise de BTP de Dubaï appartenant à Dahlan.
Ils sont aussi liés à un escadron de la mort commandé par Dahlan à Gaza,
qui était chargé de liquider des dissidents palestiniens.
Hommage au martyre Mahmoud al-Mabhouh
La reprise de la chamaillerie entre Abbas et Dahlan confirme les
nombreux soupçons des détracteurs du Fatah sur le rôle joué par la
direction du mouvement dans la conspiration avec Israël pour détruire la
résistance. Mais bizarrement, Abbas et Dahlan continuent de se
présenter comme les sauveurs des Palestiniens, tout en s’accusant
mutuellement d'être des collabos d'Israël et des larbins des
US-Américains. La plupart des Palestiniens ne sont pas du tout amusés,
et même le dirigeant du Hamas Moussa Abou Marzouk a appelé Abbas et
Dahlan à “se retenir d’échanger des accusations qui ne servent que les
intérêts israéliensˮ. Il a ajouté : “Le Hamas prend ses distances avec
les querelles entre Abbas et Dahlan, même s'il [le Hamas] est un
dénominateur commun entre les deux partiesˮ.
Le commentaire d’Abou Marzouk sur le “dénominateur communˮ se
référait à la liste des accusations d’Abbas contre Dahlan, dont le rôle
supposé de ce dernier dans l'assassinat, en 2002, du leader du Hamas
Salah Shehadeh, de sa famille et de plusieurs de leurs voisins dans une
frappe aérienne israélienne. Abbas a aussi laissé entendre que Dahlan
avait joué un rôle dans l’empoisonnement d’Arafat en 2004. Le président
de l’AP évoquait “trois espionsˮ qui travaillaient pour Israël et
avaient commis des assassinats de Palestiniens de haut niveau. Outre
Dahlan, il citait Hassan Asfour, un autre membre de la “Bande des
Cinq ». Le Hamas a immédiatement demandé une enquête.
On est en droit de se poser une question : si Dahlan était impliqué
dans ces crimes au vu et au su des leaders du Fatah et des responsables
de l’AP, pourquoi ceux-ci ont-ils continué à confier à Dahlan des
responsabilités dans des domaines sensibles ? Le moment choisi par Abbas
pour passer à l'attaque n’est pas du au hasard. Abbas redoute de plus
en plus une tentative, impliquant les puissances régionales, de
réintroduire Dahlan dans la scène politique palestinienne. Pour
Ramallah, le séjour confortable de Dahlan aux Émirats, ses rencontres
fréquentes avec le gratin de l’armée égyptienne son accès à de grosses
sommes d’argent sont autant de sources d’inquiétude.
Accès aux médias
La plateforme médiatique choisie par Dahlan pour répondre à Abbas
le 16 mars est intéressante. Il a lancé son attaque sur la chaîne privée
de télévision Dream2 en Égypte. Durant une interview qui a duré des heures [exactement 2 heures et 27 minutes, Note de Tlaxcala],
Dahlan s'est vu offrir un espace incontesté pour exposer son agenda
politique. “Le peuple palestinien ne peut plus supporter une
catastrophe comme Mahmoud Abbasˮ, a dit Dahlan. “Depuis le jour où il a
pris le pouvoir, les tragédies ont frappé le peuple palestinien. Je
suis peut-être un de ceux qui sont à blâmer pour avoir infligé cette
catastrophe au peuple palestinien ˮ. (lire une transcription d'extraits en anglais)
Il n'est pas clair en quoi Dahlan est responsable d'avoir "porté"
Abbas au pouvoir, mais il est évident que le bras de fer entre les deux
hommes qui ont été autrefois alliés contre Arafat a atteint un nouveau
niveau. Dahlan a tenté de se donner une stature d'homme d'État, mais il
n'y a pas réussi. “Je ne veux pas m'éterniser sur ce discours ridicule
dans lequel Mahmoud Abbas s’est couvert de honteˮ, a dit l’ancien chef
de la sécurité. “Il se fiche de savoir si d’autres gens l’insultent ou
s’il se couvre de honte. Il est habitué à ce que les gens le traitent
avec mépris… Quand (le Fatah était) en Tunisie, ils l’appelaient le
président de l’Agence Juiveˮ.
Quand le Hamas a investi la maison de Dahlan à Gaza en 2007, ils
ont découvert un énorme stock d’armes non enregistrées et des milliers
de balles. Ils ont aussi trouvé des piles de photographies de lui avec
des hauts responsables militaires et du renseignement israéliens. Les
photos suggéraient des relations amicales entrent Dahlan et les leaders
israéliens responsables d’une violence considérable contre les
Palestiniens.
Mais les aventures de Dahlan, semble-t-il, ne se limitent pas à des
déclarations à l'emporte-pièce sur le président de l’OLP. Ses partisans
dans le désert du Sinaï sont soupçonnés d'y faire des ravages des
ravages et d’être fortement impliqués dans la violence dans la région.
Et sa femme a été accusée de distribuer de grosses sommes d’argent à des
Palestiniens sélectionnés dans les camps de réfugiés au Liban. La saga
de Dahlan va connaître des développements, et elle est inextricablement
liée au coup d’État en Égypte et au rôle des Émirats dans la région. Les
membres et sympathisants du Fatah qui ne sont loyaux ni envers Abbas ni
envers Dahlan pensent que leur mouvement doit récupérer son identité
révolutionnaire, la raison même de son existence.
mardi 4 février 2014
Un éditorial historique du New York Times en faveur du boycott d'Israël
Dans l'État de New York, un projet de loi anti-BDS menace la liberté d'expression
Éditorial du New York Times, 4/2/2014
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: A Chill on Speech
L'Assemblée
législative de l'État de New York s'apprête à adopter une loi qui
interdirait le financement par l'État de groupes universitaires qui ont
pris des mesures officielles de boycott des institutions d'enseignement
supérieur en Israël. L'initiative, qui a été adoptée la semaine
dernière par le Sénat de l'État, est actuellement en instance devant
l'Assemblée. Elle devrait être rejetée par les législateurs, ou, si
ceux-ci s'avèrent incapables de le faire, le gouverneur Andrew Cuomo
devrait y opposer son veto.
Le projet de loi a été introduit après que l'American Studies Association,
une organisation de chercheurs, a adopté en décembre une résolution en
faveur de l'appel lancé par les Palestiniens à boycotter les
institutions universitaires israéliennes . Le groupe a déclaré qu'il
refuserait toute collaboration formelle avec les institutions
universitaires israéliennes ou avec des chercheurs représentant ces
institutions ou le gouvernement israélien jusqu'à ce que "Israël cesse
de violer les droits humains et le droit international." Le boycott ne
s'applique pas aux chercheurs israéliens individuels engagés dans des
échanges ordinaires.
La résolution a fait des vagues car elle reflète un soutien croissant pour le mouvement palestinien en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions alors que les Palestiniens et les Israéliens abordent une phase cruciale dans les efforts de paix sous médiation US. Les USA devraient bientôt révéler le cadre d'un accord de paix qui a été l'objet de négociations depuis des mois.
Un réel soutien à Israël peut être manifesté par la promotion d'un débat honnête sur le projet d'accord-cadre de paix et en encourageant les Israéliens et les Palestiniens à faire un effort sincère pour parvenir à un accord durable pour une solution à deux États.
Libellés :
American Sudies Association,
BDS,
Boycott universitaire d'Israël,
Israël,
New York,
Palestine,
USA
mercredi 2 janvier 2013
En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’il fournit les colons
par Adri Nieuwhof, 4 et 28/12/2012. Traduit par JPP et Fausto Giudice
Original: Despite claims, Ikea Israel refuses to deliver to Palestinians in West Bank while serving settlers
Ikea
affirme publiquement que son magasin israélien fournit quiconque, sans
distinction de race, de religion ou de nationalité. Mais une nouvelle
fois, la preuve est faite que les affirmations d’Ikea sont fausses.
En mon nom et à ma demande, un Palestinien parlant hébreu, Iyad Misk,
qui vit en Cisjordanie, a appelé Ikea pour s’informer sur les
livraisons dans son village palestinien de Beit Sahour, près de
Bethléhem.
Dans un courriel du 3 décembre, on me fait savoir que ma demande a
été transférée à la société Moviley Dror qui fait les livraisons pour le
magasin.
Le représentant « Sholy » de la société déclare que, bien que la
livraison au check-point près de Bethléhem soit possible, Moviley Dror
n’entre pas dans les zones de l’Autorité palestinienne. Parce que c’est
dangereux, prétend Sholy.
Sholy précise que Moviley Dror ne passe pas le check-point, même si
la zone est classifiée comme Zone C selon les Accords d’Oslo (une partie
du village de Beit Sahour est en Zone C). La Zone C couvre plus de 60 %
de la Cisjordanie et se trouve sous le total contrôle militaire
israélien.
Environ 150 000 Palestiniens vivent en Zone C, selon le bureau des
Nations-Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA). Au
total, 650 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée, dont 300
000 à Jérusalem Est, rapportait le journal britannique The Guardian, en juillet. Il est évident que ces colons représentent un marché substantiel pour Ikea.
Après l'incendie du magasin Ikea de Nethanya, qui l'a détruit en 2011, le magasin de Rishon Lezion, ouvert le 9 mars 2010, est le seul magasin IKEA à fournir le marché israélien
Les pratiques d’apartheid par les livraisons Ikea
Le même jour, je demandai aussi à Who Profits (un projet de recherche
sur la coalition des Femmes pour la paix, basé à Tel Aviv) de contacter
Ikea par téléphone pour voir ce qui se passe quand il lui est demandé
de livrer dans une colonie israélienne, également en Cisjordanie.
Who Profits m’indique dans un courriel qu’il a bien sollicité Ikea
pour une livraison à domicile dans la colonie de Beitar Ilit – sachant
que pour livrer à Beitar Ilit, il faut aussi passer par les
check-points. Et que, comme les autres colonies en Cisjordanie, Beitar
Ilit se trouve en Zone C.
La demande est donc également transférée à Moviley Dror. Quand il est
demandé à la société Moviley Dror si elle livre les produits Ikea à
Beitar Ilit, la réponse est, « oui ». La réponse de Moviley Dror prouve
bien qu’Ikea passe les check-points pour livrer ses produits aux colons
israéliens en Cisjordanie, mais pas aux Palestiniens natifs de la
Cisjordanie.
Des employés du magasin de Rishon Lezion chantant la "chanson d'IKEA"
Colonies illégales en vertu du droit international
Suite à l’annonce par Israël de la construction de 3000 nouveaux
logements en Cisjordanie occupée, vendredi, le Royaume-Uni, la France,
la Suède, le Danemark et l’Espagne ont convoqué leur ambassadeur
israélien pour protester contre cette décision, rapporte The Guardian.
Dans un communiqué, le secrétaire général des Nations unies, Ban Kimoon,
exprime sa vive préoccupation et sa déception devant le projet
d’Israël, réaffirmant que les colonies sont illégales en vertu du droit
international.
Malgré une position claire du droit international sur l’illégalité
des colonies israéliennes en Cisjordanie, depuis des années, Ikea assure
les livraisons des produits de son magasin d’Israël jusqu’au domicile
des colons. Par ailleurs, la porte-parole d’Ikea, Ulrika Englesson
Sanman, m’indique dans un courriel du 28 novembre qu’Ikea « ne veut
exclure ni individu ni groupe d’individus de la possibilité d’être ses
clients ».
Dans le passé, la société locale de transport ne pouvait pas « livrer
dans les zones contrôlées par les autorités palestiniennes ». Et
Englesson Sandman de prétendre encore que cette société "s’arrangeait
pour que la livraison à domicile des produits Ikea puissent se faire aux
gens vivant dans les zones contrôlées par les autorités
palestiniennes".
Il ne semble pas qu’elle soit fidèle à cet engagement.
Le Dr Jeff Handmaker, maître de conférences en droit, en droits de
l’homme et en développement à l’Institut international des Études
sociales de l’université Erasmus de Rotterdam, me confirme dans un
courriel du 4 décembre que « la nouvelle information qui survient
corrobore qu’Ikea et ses sous-traitants en livraison se rendent
complices de violations du droit humanitaire international et des droits
de l’homme, en soutenant activement le transfert des Israéliens vers
les colonies illégales et en renforçant le bouclage des zones
palestiniennes. »
De plus, « Ikea se fait complice de l’apartheid israélien par une
discrimination flagrante en faveur des seuls colons juifs de
Cisjordanie, ne tenant aucun compte de l’oppression de la population
palestinienne majoritaire qui n’est pas en mesure de faire même des
achats dans le magasin Ikea, à plus forte raison de se faire livrer ses
produits. »
Shlomi Gabay, le directeur général d'IKEA Israël
Ikea tente d'esquiver sa responsabilité dans les pratiques discriminatoires de livraison de son magasin israélien
par Adri Nieuwhof, 28/12/2012
Ikea
n'a aucune intention de mettre un terme aux livraisons de ses produits
aux colonies illégales israéliennes en Cisjordanie : c'est ce
qu'explique une lettre du géant du meuble du 10 décembre.
Depuis des années, Ikea a facilité la livraison de produits de son
magasin d'Israël aux résidents des colonies illégales de la Cisjordanie
occupée. Ikea a été informée à plusieurs reprises que le fait de
faciliter de tels servcies de transport lui faisait courir le risque
d'être accusée de complicité avec l'entreprise de colonisation
israélienne.
Le Business & Human Rights Resource Centre de Londres a demandé
à Ikea de répondre sur la fait que la société de transport d'Ikea
Israël, Moviley Dror,
effectue des livraisons aux colonies israéliennes mais refuse de livrer
des produits aux centre de population palestiniens en Cisjordanie.
Dans sa réponse (qui peut être téléchargée sur le site du Business & Human Rights Resource Centre),
Ikea tente d'éluder sa responsabilité dans cette discrimination
flagrante et cette normalisation d'une situation illégale, évitant de
répondre à la question sur les livraisons aux colonies. L'enrteprise
déclare simplement que c'est son franchisé local qui est reponsable de
la gestion locale, des investissements et des décisions commerciales
liés à son magasin en Israël.
Ikea répète son affirmation que son franchisé israélien avait
organisé la livraison à domicile de produits Ikea à des clients vivant
dans les zones contrôlée par "les autorités palestiniennes". Mais comme
The Electronic Intifada l'a rapporté le mois dernier, Moviley Dror
refuse d'effectuer des livraisons à Beit Sahour, prétendant que ce village palestinien de la zone de Bethléhem était trop dangereux (mais le pssage des barrages routiers israéliens pour livrer la colonie de Beitar Illit ne semble pas poser de problèmes).
“Si le service de livraison n'a pas fonctionné comme prévu, nous le
regrettons et nous allons nous en occuper”, peut-on lire dans la lettre
du 10 décembre. Tout en regrettant les pratiques discriminatoires de son
franchisé israélien, Ikea ne propose pas de solution.
Il semble qu'Ikea refuse de comprendre la différence entre les
Palestiniens autochtones qui vivent en Cisjordanie sous occupation
israélienne et les colons israéliens qui résident illégalement dans
cette zone.
Le service des réclamations d'Ikea : "Faites une chaise et prenez place"
Ikea “pas convaincant”, dit un expert
J'ai demandé au Dr. Jeff Handmaker de commenter la réponse d'Ikea. Voici ce qu'il m'a écrit le 20 décembre :
Dans sa réponse à Business and Human Rights,
Inter IKEA Systems B.V. ne traite que la moitié du problème, à savoir le
traitement différencié de colons illégaux et de Palestiniens vivant
sous occupation.
Mais même cela n'est pas convaincant. Même si le franchisé IKEA
était à même de résoudre la question des livraisons à des Palestiniens,
la plupart d'entre eux ne sont pas en mesure de visiter leur magasin, vu
les contrôles israélien de tous leurs mouvements pour entrer et sortir
des territoires occupés et sont donc de toute façon exclus de la
clientèle d'Ikea.
Néanmoins, IKEA Systems B.V. ne répond pas pas sur le problème
principal, à savoir la complicité ouverte de leur franchisé avec une
violation sérieuse des droits humains, en apportant son soutien à
l'entreprise de colonisation.
IKEA Systems B.V. reste entièrement complice de violations de
la législation internationale, tant que son franchisé ne refusera pas de
vendre, et donc de livrer, des produits à des colons vivant dans les
territoires occupés.
Libellés :
Apartheid,
Cisjordanie,
Colonies sionistes,
Complicité de violations des droits,
IKEA,
Israël,
Palestine,
Suède
dimanche 25 novembre 2012
Le dernier voyage d'Abou Mazette
Avant de s'envoler pour New York où il va mendier à l'ONU le statut d'Etat observateur pour son "Autorité" fantôme d'un Etat-croupion, le sinistre Abou Mazette a péniblement rassemblé quelques centaines de supporters portant autant de posters du chef pour se faire acclamer. Il a déclaré : "Nous allons à l'ONU totalement confiants dans notre démarche. Nous aurons nos droits parce que vous nous soutenez". Lamentable. Les photos cruelles de Fadi Arouri pour l'agence chinoise Xinhua en disent plus long sur le pantin Abbas que bien des discours.
mercredi 29 août 2012
Déclaration de Maître Hussein Abu Hussein sur le verdict dans le procès pour l’homicide délictuel de Rachel Corrie
| Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala. |
Original : Attorney Hussein Abu Hussein’s statement on verdict in Corrie wrongful death lawsuit
Traductions disponibles : Español
(Haifa, Israël - 28 août 2012) - Même s'il n'est pas surprenant, ce verdict est un nouvel exemple où
l'impunité a prévalu sur la responsabilité et l'équité. Rachel Corrie a été tuée alors qu’elle protestait de manière non-violente contre des démolitions de maisons et l'injustice à Gaza, et aujourd'hui, ce tribunal a donné son aval aux pratiques douteuses et illégales qui ont échoué à protéger la vie de civils. À cet égard, le verdict rejette la faute sur la victime en se fondant sur une distorsion des faits et il aurait pu être écrit directement par les procureurs.
Nous savions dès le début que nous avons eu une dure bataille pour obtenir des réponses véridiques et de la justice, mais nous sommes convaincus que ce verdict déforme les preuves convaincantes présentées au tribunal, et est en contradiction avec les principes fondamentaux du droit international en matière de protection des défenseurs des droits humains.
En déniant la justice sur le meurtre de Rachel Corrie, ce verdict témoigne de l'échec systémique à tenir l'armée israélienne pour responsable de la persistance de violations des droits humains fondamentaux.
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont soutenu la famille et l'équipe juridique, y compris les militants, les ONG, les observateurs juridiques, responsables de l'ambassade US, les interprètes, les journalistes qui ont couvert le procès, et nous sommes impatients de vous rencontrer à la conférence de presse.
Lire Un tribunal israélien blanchit les meurtriers de Rachel Corrie
Nous savions dès le début que nous avons eu une dure bataille pour obtenir des réponses véridiques et de la justice, mais nous sommes convaincus que ce verdict déforme les preuves convaincantes présentées au tribunal, et est en contradiction avec les principes fondamentaux du droit international en matière de protection des défenseurs des droits humains.
En déniant la justice sur le meurtre de Rachel Corrie, ce verdict témoigne de l'échec systémique à tenir l'armée israélienne pour responsable de la persistance de violations des droits humains fondamentaux.
Nous tenons à remercier tous ceux qui ont soutenu la famille et l'équipe juridique, y compris les militants, les ONG, les observateurs juridiques, responsables de l'ambassade US, les interprètes, les journalistes qui ont couvert le procès, et nous sommes impatients de vous rencontrer à la conférence de presse.
Lire Un tribunal israélien blanchit les meurtriers de Rachel Corrie
Libellés :
Droits humains,
Gaza,
Homicide délictuel,
Israël,
Palestine,
Rachel Corrie
samedi 5 mai 2012
"Leur sort est entre nos mains": appel à l'action en soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim
par Khader Adnan خضـر عدنـان
Deutsch: "Ihr Schicksal ist in unserer Hand": Auruf zur Unterstützung der hungerstreikenden palästinensischen Gefangenen
Italiano: "La loro sorte è nelle nostre mani": appello alla solidarietà con i prigionieri palestinesi in sciopero della fame
Italiano: "La loro sorte è nelle nostre mani": appello alla solidarietà con i prigionieri palestinesi in sciopero della fame
Khader Adnan remercie toutes les personnes qui ont soutenu sa grève de la faim et appelle à la solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim.
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très MiséricordieuxLouange à Allah et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d'Allah
Chers peuples libres du monde. Chers opprimés et privés de leurs droits dans le monde. Chers amis de notre peuple, qui vous êtes tenus à mes côtés avec une conviction inébranlable en la liberté et la dignité pour mon peuple et pour nos prisonniers qui languissent dans les prisons de l'occupation.
Chers femmes et hommes libres, jeunes et vieux, gens ordinaires et élites intellectuelles de partout -
J'ai été conduit à me déclarer en grève de la faim illimitée à cause du harcèlement quotidien et des violations des droits de mon peuple par l'occupation sioniste israélienne. Pour moi, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase furent les arrestations, la brutalité du raid nocturne à mon domicile, la violence de ma détention, pendant laquelle j'ai été emmené à la colonie "Mavo Dotan", sur notre terre occupée en 1967, et les coups et les humiliations que j'ai subis pendant l'interrogatoire qui a suivi mon arrestation, la manière dont j'ai été traité pendant l'interrogatoire au centre de détention Jalameh, avec les pires et les plus basses insultes verbales du dictionnaire. Après l'interrogatoire, j'ai été condamné à l'emprisonnement sous détention administrative, sans charges, ce qui prouve que mon arrestation et celles des autres ne servent qu'à maintenir un quota de prisonniers, à les harceler, à les priver de liberté et à saper notre détermination, notre fierté et notre dignité.
J'écris aujourd'hui pour remercier tous ceux qui sont restés debout en soutien à mon peuple, à nos prisonniers, à Hana al-Shalabi et à moi-même. J'en appelle à vous pour soutenir la justice, la fierté et la dignité en face de l'occupation. Les attaques contre la liberté et la dignité du peuple palestinien sont des attaques contre les gens libres du monde par une occupation criminelle qui menace la sécurité, la liberté et la dignité de tous, peu importe où.
Merci de continuer à dénoncer cette occupation, à la boycotter et à l'isoler internationalement. Montrez son véritable visage, celui qui a été clairement exposé lors de l'agression contre notre compagnon danois par un officier israélien. Contrairement à cette attaque, les assassinats de notre peuple sont des crimes dont on ne parle pas et que les caméras ne filment pas. Nos prisonniers meurent en silence. Des centaines de défenseurs de la liberté sont en grève de la faim dans les prisons, dont les huit chevaliers, Bilal Diab et Thaer Hlahalh, maintenant au 61ème jour de grève de la faim, Hassan Safadi, Omar Abu Shalal, Mahmoud Sarsak, Mahmoud Sarsal, Mohammad Taj, Jaafar Azzedine (qui n'a été arrêté que parce qu'il a exprimé sa solidarité à mon égard) et Ahmad haj Ali. Leurs vies sont maintenant en grand danger.
Nous sommes tous responsables et nous perdrons tous si quoique ce soit leur arrive. Agissons tout de suite, faisons pression sur l'occupation pour leur libération immédiate, ou leurs enfants pourraient ne jamais nous pardonner.
Que tous ces personnes libres et révolutionnaires joignent leurs mains contre l'oppression de l'occupation, descendent dans les rues - devant les prisons de l'occupation, devant ses ambassades et devant toutes les autres institutions qui la soutiennent dans le monde entier.
Avec notre profonde reconnaissance,
Khader Adnan
mercredi 25 janvier 2012
Internet, le nouveau front de la résistance palestinienne : Les portails de la bourse de Tel-Aviv et du gouvernement d’Israël ont fait l'objet de cyber-attaques
par Baby Siqueira Abrão. Traduit par Pedro da Nóbrega, Tlaxcala
Original: Internet, o novo front da resistência palestina contra o sionismo-As páginas da bolsa de valores e do governo de Israel foram os alvos
Traductions disponibles : English
Traductions disponibles : English
Il était 10 heures du matin, lundi 16 janvier, quand deux importants portails d’Israël ont subi des blocages : La Bourse de Tel-Aviv (Tel-Aviv Stock Exchange, TASE) a d’abord fonctionné de façon partielle avant de devoir fermer complètement et la compagnie aérienne israélienne El Al restait inaccessible. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenus. La veille, un groupe de hackers se dénommant “cauchemar” avait menacé de s’en prendre à ses deux portails. Aussitôt dit aussitôt fait.
Un porte-parole de la Bourse israélienne a déclaré que les opérations financières n’avaient pas été affectées, dans la mesure où elles ne sont pas connectées à ce portail. El Al de son côté a affirmé qu’elle “s’attendait” à ce genre d’attaques et communiqué la mise en place de mesures de sécurité pour les opérations du site, d’après le journaliste Oded Yaron, du quotidien israélien Haaretz.
Cette attaque intervient un jour après que le Hamas, la formation qui gouverne Gaza, eut adressé ses félicitations aux pirates qui s’attaquent aux sites israéliens en appelant à intensifier ces pratiques. Dans un communiqué officiel, le porte-parole Sami Abou Zouhri a déclaré, lors d’une conférence de presse dans la bande de Gaza, que ces attaques constituent “l’ouverture d’un nouveau front de résistance, l’électronique, et le début d’une guerre virtuelle contre l’occupation qu’Israël impose à la Palestine".
Zouhri a lancé un appel "aux peuples palestinien et arabe afin qu’ils poursuivent cette guerre électronique, en cherchant des méthodes pour l’intensifier et la développer".
Ce communiqué a été diffusé trois jours après qu’un groupe d’activistes de Gaza eut réussi à pénétrer sur le site de la Protection civile israélienne. Ils ont remplacé la page d’accueil officielle par une photo de Danny Ayalon, vice-ministre israélien des Affaires Étrangères, le visage recouvert de traces de pas et du slogan “Mort à Israël”.
Depuis que le groupe “Anonymous” a pu pénétrer sur le site de l’armée israélienne, fin 2011 – une nouvelle restée confidentielle et non confirmée par des sources officielles, qui ont prétexté des “problèmes techniques” pour expliquer le blocage du site –, d’autres hackers semblent avoir été encouragés par cette initiative. Depuis le début 2012, des sites de banques et d’institutions financières d’Israël font l’objet d’incursions de la part de pirates électroniques qui se présentent comme habitants de pays arabes.
Au début de l’année, des hackers se faisant appeler Group XP ont piraté un portail israélien de vente d’articles de sport, www.one.co.il, en récupérant et divulgant les données des cartes de crédit de milliers de clients. Nom, adresse, téléphone et numéro de la carte d’identité des titulaires des cartes ont été diffusés sur internet, à intervalles réguliers, par deux hackers, utilisant comme pseudonymes “Ox-Omar” et “X”, qui se disent saoudiens et assurent avoir en leur possession les données personnelles d’un million de détenteurs de cartes de crédit en Israël.
Alors que les banques et les émetteurs de cartes s’évertuaient à minimiser le problème et suspendre toutes les transactions effectuées avec les cartes piratées, le vice-ministre Danny Ayalon a déclaré publiquement que ces attaques constituaient “une violation de la souveraineté israélienne”, qu’elles équivalaient à “des actes terroristes” et qu’elles seraient traitées comme telles.
La réplique n’a pas tardé : Group XP a bloqué la page électronique du vice-ministre et a promis d’intensifier la cyberguerre contre Israël, “en raison des crimes commis contre le peuple palestinien”. Les hackers X et Ox-Omar ont mis publiquement Ayalon au défi : “Vous ne nous trouverez jamais”.
Danny Ayalon est le numéro 2 du ministére dirigé par Avigdor Lieberman, un des leaders de l’extrême-droite israélienne et fondateur du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu [Israël est notre foyer, NdT]. Lieberman, dont l’opposition à la création d’un État de Palestine est bien connue, vit dans une colonie illégale construite par Israël sur des terres confisquées au peuple palestinien.
Cette attaque intervient un jour après que le Hamas, la formation qui gouverne Gaza, eut adressé ses félicitations aux pirates qui s’attaquent aux sites israéliens en appelant à intensifier ces pratiques. Dans un communiqué officiel, le porte-parole Sami Abou Zouhri a déclaré, lors d’une conférence de presse dans la bande de Gaza, que ces attaques constituent “l’ouverture d’un nouveau front de résistance, l’électronique, et le début d’une guerre virtuelle contre l’occupation qu’Israël impose à la Palestine".
Zouhri a lancé un appel "aux peuples palestinien et arabe afin qu’ils poursuivent cette guerre électronique, en cherchant des méthodes pour l’intensifier et la développer".
Ce communiqué a été diffusé trois jours après qu’un groupe d’activistes de Gaza eut réussi à pénétrer sur le site de la Protection civile israélienne. Ils ont remplacé la page d’accueil officielle par une photo de Danny Ayalon, vice-ministre israélien des Affaires Étrangères, le visage recouvert de traces de pas et du slogan “Mort à Israël”.
Depuis que le groupe “Anonymous” a pu pénétrer sur le site de l’armée israélienne, fin 2011 – une nouvelle restée confidentielle et non confirmée par des sources officielles, qui ont prétexté des “problèmes techniques” pour expliquer le blocage du site –, d’autres hackers semblent avoir été encouragés par cette initiative. Depuis le début 2012, des sites de banques et d’institutions financières d’Israël font l’objet d’incursions de la part de pirates électroniques qui se présentent comme habitants de pays arabes.
Au début de l’année, des hackers se faisant appeler Group XP ont piraté un portail israélien de vente d’articles de sport, www.one.co.il, en récupérant et divulgant les données des cartes de crédit de milliers de clients. Nom, adresse, téléphone et numéro de la carte d’identité des titulaires des cartes ont été diffusés sur internet, à intervalles réguliers, par deux hackers, utilisant comme pseudonymes “Ox-Omar” et “X”, qui se disent saoudiens et assurent avoir en leur possession les données personnelles d’un million de détenteurs de cartes de crédit en Israël.
Alors que les banques et les émetteurs de cartes s’évertuaient à minimiser le problème et suspendre toutes les transactions effectuées avec les cartes piratées, le vice-ministre Danny Ayalon a déclaré publiquement que ces attaques constituaient “une violation de la souveraineté israélienne”, qu’elles équivalaient à “des actes terroristes” et qu’elles seraient traitées comme telles.
La réplique n’a pas tardé : Group XP a bloqué la page électronique du vice-ministre et a promis d’intensifier la cyberguerre contre Israël, “en raison des crimes commis contre le peuple palestinien”. Les hackers X et Ox-Omar ont mis publiquement Ayalon au défi : “Vous ne nous trouverez jamais”.
Danny Ayalon est le numéro 2 du ministére dirigé par Avigdor Lieberman, un des leaders de l’extrême-droite israélienne et fondateur du parti ultranationaliste Yisrael Beitenu [Israël est notre foyer, NdT]. Lieberman, dont l’opposition à la création d’un État de Palestine est bien connue, vit dans une colonie illégale construite par Israël sur des terres confisquées au peuple palestinien.
Et la “Task Force” ?
Ces attaques ont mis en évidence une vérité que se refuse à assumer le gouvernement israélien: la “Task Force”, unité spéciale contre les cyberattaques, dont la création avait été annoncée en mai 2011 par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, et qui devait être opérationnelle dès la première semaine de 2012, n’existe pas. Officiellement, le gouvernement affirme que la sécurité de cartes de crédit et d’intérêts privés ne relève pas des attributions de cette unité et que Eviatar Matanya, le directeur opérationnel, a déjà entamé le travail de “création et de structuration” de la task-force. Mais il se refuse, “pour raisons de sécurité”, à révéler les crédits qui lui seraient attribués.
En réalité, selon une source non officielle liée aux forces de sécurité israéliennes, ces crédits n’existent pas. La Task-Force ne dispose ni de “budget, de personnel et de zone de juridiction, ni même de son directeur opérationnel de prédilection [le général de réserve Yair Cohen, ex-chef de l’agence centrale militaire de renseignements], qui a décliné le poste lorsqu’il a appris qu’il serait dépourvu de moyens pour accomplir cette tâche”, a révélé Anshel Pfeffer, journaliste du quotidien Haaretz, le 4 janvier, le jour où l’unité aurait du démarrer ses activités.
Lors de l’annonce de ce programme, il y a huit mois, Netanyahou avait déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’il avait suivi les recommandations d’un groupe de huit experts, conduit par le général de réserve Isaac Ben-Israel, en vue de constituer un groupe de défense contre des cyberattaques “qui étaient à même de pouvoir paralyser les systèmes qui font fonctionner le pays. Le réseau électrique, les cartes de crédit, l’eau, les transports, la signalisation, tout est informatisé donc susceptible de subir des attaques”. Il est à noter que le Premier ministre incluait à l’époque du lancement de la Task-Force les cartes de crédit dans les cibles potentielles qu’elle devrait protéger.
La même source non officielle a déclaré que, bien que la création de ce cybergroupe réponde à un réel besoin, “il y a des entités qui ne souhaitent pas contribuer à sa création et personne ne s’est vraiment engagé en faveur de ce projet ni s’est efforcé de le rendre viable”.
Le personnel militaire formé pour intervenir dans le cybermonde ne se consacre qu’au renseignement militaire. “La sécurité des réseaux vitaux d’infrastructures, tels que l’électricité et l’eau, dépend de l’Autorité Nationale d’Information et Sécurité [NISA], une unité du Shin Bet [Services centraux d’espionnage et de renseignement israéliens, NdT]”, précise Pfeffer. “Le Conseil National de Sécurité détermine quels sont les systèmes d’entreprises civiles devant être protégés par la NISA, mais, comme certaines d’entre elles, notamment des banques, opérateurs de téléphonie et d’internet, s’y opposent, la législation relative à la sécurité des ces entreprises a été mise de côté.”
En réalité, selon une source non officielle liée aux forces de sécurité israéliennes, ces crédits n’existent pas. La Task-Force ne dispose ni de “budget, de personnel et de zone de juridiction, ni même de son directeur opérationnel de prédilection [le général de réserve Yair Cohen, ex-chef de l’agence centrale militaire de renseignements], qui a décliné le poste lorsqu’il a appris qu’il serait dépourvu de moyens pour accomplir cette tâche”, a révélé Anshel Pfeffer, journaliste du quotidien Haaretz, le 4 janvier, le jour où l’unité aurait du démarrer ses activités.
Lors de l’annonce de ce programme, il y a huit mois, Netanyahou avait déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’il avait suivi les recommandations d’un groupe de huit experts, conduit par le général de réserve Isaac Ben-Israel, en vue de constituer un groupe de défense contre des cyberattaques “qui étaient à même de pouvoir paralyser les systèmes qui font fonctionner le pays. Le réseau électrique, les cartes de crédit, l’eau, les transports, la signalisation, tout est informatisé donc susceptible de subir des attaques”. Il est à noter que le Premier ministre incluait à l’époque du lancement de la Task-Force les cartes de crédit dans les cibles potentielles qu’elle devrait protéger.
La même source non officielle a déclaré que, bien que la création de ce cybergroupe réponde à un réel besoin, “il y a des entités qui ne souhaitent pas contribuer à sa création et personne ne s’est vraiment engagé en faveur de ce projet ni s’est efforcé de le rendre viable”.
Le personnel militaire formé pour intervenir dans le cybermonde ne se consacre qu’au renseignement militaire. “La sécurité des réseaux vitaux d’infrastructures, tels que l’électricité et l’eau, dépend de l’Autorité Nationale d’Information et Sécurité [NISA], une unité du Shin Bet [Services centraux d’espionnage et de renseignement israéliens, NdT]”, précise Pfeffer. “Le Conseil National de Sécurité détermine quels sont les systèmes d’entreprises civiles devant être protégés par la NISA, mais, comme certaines d’entre elles, notamment des banques, opérateurs de téléphonie et d’internet, s’y opposent, la législation relative à la sécurité des ces entreprises a été mise de côté.”
jeudi 30 juin 2011
Vers Gaza ! ¡Rumbo a Gaza! Nach Gaza!
“La Flottille pour la Liberté de Gaza est la marine pacifique de cet autre pays mondial, démocratique et juste qui est en train de se construire partout” : entretien avec l’écrivain espagnol Santiago Alba Rico "La Flotilla de la Libertad de Gaza es la marina pacífica de ese otro país global, democrático y justo, que se está construyendo en todas partes": entrevista a Santiago Alba Rico
Santiago Alba Rico'yla Söyleşi: “Gazze’ye Özgürlük Filosu, dünyanın dört bir yanında kurulmakta olan adil, demokratik ve küresel bir başka ülkenin barışçıl limanıdır.”
Filozof, yazar, çevirmen, senarist ve oyun yazarı Santiago Alba Rico’nun konumu, mücadele eden halklarla dayanışan entelektüelin konumu. Onu tanımayan biri için, Gazze’ye Özgürlük Filosu’yla ... Devamı için
Santiago Alba Rico'yla Söyleşi: “Gazze’ye Özgürlük Filosu, dünyanın dört bir yanında kurulmakta olan adil, demokratik ve küresel bir başka ülkenin barışçıl limanıdır.”
Filozof, yazar, çevirmen, senarist ve oyun yazarı Santiago Alba Rico’nun konumu, mücadele eden halklarla dayanışan entelektüelin konumu. Onu tanımayan biri için, Gazze’ye Özgürlük Filosu’yla ... Devamı için
Agustín Velloso
La 2ème Flottille de la Liberté au Royaume d’Alenvers
On m’a dit qu’au Royaume d’Alenvers le blocus de réfugiés palestiniens est chose admise, mais venir à leur secours ne peut être fait Même plus, si tu le tentes, tu peux être sûr de te ...
On m’a dit qu’au Royaume d’Alenvers le blocus de réfugiés palestiniens est chose admise, mais venir à leur secours ne peut être fait Même plus, si tu le tentes, tu peux être sûr de te ...
La II Flotilla de la Libertad en El Reino del Revés
Me dijeron que en el Reino del Revés bloquear a refugiados palestinos cosa admitida es, pero que acudir en su ayuda es lo que no puedes hacer. Más aún, si lo intentas seguro que muerto o en la cárcel te ves. ...
Me dijeron que en el Reino del Revés bloquear a refugiados palestinos cosa admitida es, pero que acudir en su ayuda es lo que no puedes hacer. Más aún, si lo intentas seguro que muerto o en la cárcel te ves. ...
Marina Albiol
Israel mantiene un bloqueo sobre Gaza desde el año 2006, es un bloqueo por tierra, mar y aire que ha sido calificado como ilegal por Naciones Unidas y por organizaciones internacionales como Amnistía Internacional o la Cruz Roja.
Pourquoi je serai de la deuxième Flottille pour la liberté
Depuis deux ans Israël maintient le blocus de la bande de Gaza. C’est un triple blocus- terrestre, maritime et aérien- que les Nations Unies ainsi que des organisations internationales, par exemple Amnesty International ou la Croix ...
Depuis deux ans Israël maintient le blocus de la bande de Gaza. C’est un triple blocus- terrestre, maritime et aérien- que les Nations Unies ainsi que des organisations internationales, par exemple Amnesty International ou la Croix ...
Palästina: Warum ich mich an der Freedom-Flottilla II beteilige
Israel hält seit dem Jahr 2006 eine Blockade gegen die Palästinenser im Gazastreifen aufrecht. Dabei handelt es sich um eine Blockade zu Lande, zu Wasser und zur Luft, die von den Vereinten Nationen und von internationalen Organisationen wie...
Claudia Wangerin
Tobias Pflüger : "Je me déclare solidaire de la Flottille pour la liberté de Gaza" -
Tobias Pflüger, ex-député européen et membre du Comité directeur de la Linke Le week-end dernier vous avez déclaré ...
Tobias Pflüger : »Me solidarizo con la flotilla a Gaza«
Tobias Pflüger es ex diputado europeo y miembro de la presidencia del partido Die Linke Este fin de semana, en la fiesta de la prensa ...
Tobias Pflüger: »Ich erkläre mich solidarisch« mit der Free-Gaza-Flottille
Tobias Pflüger ist ehemaliger Europaabgeordneter und Mitglied des Vorstands der Partei Die Linke Sie haben am Wochenende auf dem Pressefest der ...

Israel hält seit dem Jahr 2006 eine Blockade gegen die Palästinenser im Gazastreifen aufrecht. Dabei handelt es sich um eine Blockade zu Lande, zu Wasser und zur Luft, die von den Vereinten Nationen und von internationalen Organisationen wie...
Claudia Wangerin
Tobias Pflüger : "Je me déclare solidaire de la Flottille pour la liberté de Gaza" -
Tobias Pflüger, ex-député européen et membre du Comité directeur de la Linke Le week-end dernier vous avez déclaré ...
Tobias Pflüger : »Me solidarizo con la flotilla a Gaza«
Tobias Pflüger es ex diputado europeo y miembro de la presidencia del partido Die Linke Este fin de semana, en la fiesta de la prensa ...
Tobias Pflüger: »Ich erkläre mich solidarisch« mit der Free-Gaza-Flottille
Tobias Pflüger ist ehemaliger Europaabgeordneter und Mitglied des Vorstands der Partei Die Linke Sie haben am Wochenende auf dem Pressefest der ...
Inscription à :
Articles (Atom)




