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Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
mardi 28 mai 2013
Campagne pour la libération de syndicalistes paysans emprisonnés en Colombie
samedi 10 novembre 2012
Le vrai scandale des gaz de schiste
L'enjeu de cette gigantesque bataille de l'énergie dépasse les frontières françaises et, presque partout dans le monde, l'on fore déjà à la recherche de ce gaz. Il y a bien une histoire secrète des gaz de schiste, qui mène de l'ancien vice-président américain, Dick Cheney, au demi-frère d'un certain Patrick Balkany, en passant par la haute administration de notre pays. De même qu'il existe des liens profonds entre les milliardaires Paul Desmarais et Albert Frère, d'un côté, et le Président Sarkozy, de l'autre. L'affaire des gaz de schiste est aussi un formidable révélateur de nos appétits de consommation, de notre aveuglement devant la crise climatique et de l'affaissement de l'esprit démocratique. Et elle ne fait que commencer. Brûlerons-nous jusqu'à la dernière molécule de gaz, quitte à détruire paysages, cultures et nappes phréatiques? N'est-il pas temps de réfléchir?
Marine Jobert est journaliste. François Veillerette est porte-parole de l'association Générations futures. Il esr le co-auteur du livre Pesticides, révélations sur un scandale français.(4ème de couverture)
10.11.2012 - Terre à terre
L'industrie minière mondiale 52 minutesAvec William Sacher, docteur en sciences de l'atmosphère et du climat de l'université McGill à Montréal et Alain Denault, sociologue et philosophe, auteurs de "Paradis sous terre : comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale" (Rue de L'échiquier, 2012)
06.04.2012 - Science publique│11-12
Faut-il faire l'impasse sur le gaz de schiste en France ? 58 minutesChristophe Didier, directeur adjoint des risques sols et sous-sol de l’ INERIS, Monsieur Falque, Délégué général de l’ICREI (Centre International de recherche sur les problèmes environnementaux), François Kalaydjian, Directeur adjoint du Centre de résultats Ressources d'IFPEN, Romain Porcheron, chargé de campagne sur la responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise pour les ...
12 commentaires10.09.2011 - Terre à terre │ 11-12
"Gaz de schiste" 53 minutesAvec : François Veillerette, co-auteur avec Marine Jobert du livre « Le vrai scandale des gaz de schiste » (LLL, 2011) et porte-parole du MDRGF (Mouvement des Générations futures)
| Auteurs | Marine Jobert, François Veillerette |
| Edition | LLL Les Liens qui Libèrent |
| Année | 2011 |
dimanche 5 octobre 2008
Les racines coloniales du conflit bolivien
Cette crise a des racines historiques. Ximena SORUCO nous a expliqués comment s’est formée cette élite orientale, l’origine des revendications autonomistes et le racisme sévissant dans les départements tenus par l’opposition.
La crise interne que vit actuellement la Bolivie est loin de constituer un problème conjoncturel. La bataille entre le gouvernement d’Evo MORALES et les préfets autonomistes séditieux est en fin de compte la traduction concrète d’un rapport de forces historique entre l’élite traditionnelle de l’Est riche et les peuples aborigènes qui, pour la première fois depuis deux siècles, assument le contrôle de l’État.
La chercheuse en sciences sociales bolivienne nous précise quelles sont à ses yeux les origines de cet affrontement, d’où vient la revendication autonomiste et quel est le quotidien vécu par les "collas" [peuple très ancien des Andes, soumis par l’Empire Inca puis réduit à l’esclavage par les conqusitadores espagnols et devenu nomade; utilisé comme terme raciste dans l’Est bolivien pour désigner les Indiens, NdR] dans les régions contrôlées par l’opposition.
Parmi ses nombreux travaux réalisés sur la Bolivie, nous signalons l’ouvrage récent qu’elle a co-signé, Les barons de l’Orient. Élites et pouvoir à Santa Cruz, qui dévoile l’origine de cette classe sociale qui constitue l’opposition aujourd’hui et se bat pour préserver ses intérêts.
- Vue de l’extérieur, la crise en Bolivie peut apparaître comme un affrontement entre l’opposition et le gouvernement de MORALES. Quelles sont les causes profondes du conflit en Bolivie ?
- Je considère qu’aujourd’hui en Bolivie, ce ne sont pas seulement des partis ou représentations politiques, ni même des projets politiques distincts qui sont en dispute (l’un de reconstruction d’un État capable d’avoir la maîtrise de ses richesses afin de les redistribuer à la population et l’autre visant le statu quo en matière de politique économique).
Le conflit actuel met en lumière le fondement de l’État en Bolivie : son colonialisme. Une élite traditionnelle créole, concentrée aujourd’hui dans l’Est, qui considère le territoire national comme son domaine privé, avec une main-d’œuvre indigène qui lui doit obéissance et l’État comme son patrimoine privé, tout cela légitimé par l’héritage.
- Comment s’est constituée cette élite dans l’Est bolivien, que vous décrivez dans l’ouvrage Les barons de l’Orient?
lundi 15 septembre 2008
Crime contre l'humanité
Des paysans et des militants pro-Morales assassinés en Bolivie
par la Comissão Pastoral da Terra, Brésil, 14 Septembre 2008.
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
La crise en Bolivie a occupé pas mal d’espace dans les médias nationaux brésiliens, surtout à cause de la possibilité d’une coupure des fournitures de gaz naturel au Brésil. Mais la situation est beaucoup plus grave qu’il n’y paraît. Il y a eu un massacre de paysans dans la province de Pando, à la frontière avec le Brésil et le Pérou comme le relate très bien une note émise par le Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia (lire ci-dessous). Le massacre est pourtant présenté par la presse comme un affrontement entre partisans du gouvernement et opposants. Plus grave encore, les préfets de Beni, Tarija et Santa Cruz, États qui eux aussi s’opposent à Morales, chercher à imputer le massacre aux troupes de l’armée au service de Morales, comme l’a indiqué la Folha de São Paulo du samedi 13 Septembre.
Deux des paysans assassinés étendus au Marche paysan de Cojiba, avant d'être emportés dans leurs communautés. Photo: ABI
Après l’assassinat d’environ 30 paysans dans la nuit de jeudi dernier, 11 Septembre, sur ordre de Leopoldo Fernández, préfet de Pando, le gouvernement d’Evo Morales a décrété l’état de siège dans l’État. Entretemps, Fernández a accepté le décret qui lui a été imposé le 14 Septembre, permettant à l’armée bolivienne de pénétrer dans l’État. Selon des témoignages d’habitants de la région et de survivants de l’attaque, le préfet du Pando avait pris sous contrat des mercenaires et des narcotrafiquants du Pérou et du Brésil pour effectuer cette attaque. Fernández nie cette accusation mais admet que des groupes armés ont participé au massacre des paysans.
Le gouvernement bolivien a promis, dans la nuit de ce dimanche, de faire condamner Leopoldo Fernández à 30 ans de prison pour crimes contre l’ humanité.Le vice-Ministre de la Coordination avec les mouvements sociaux de Bolivie, Sacha Llorenti, a délcaré que ce crime ne restera pas impuni. “Je tiens à être absolument clair : cette affaire ne va pas tomber dans l’impunité, car nous allons montrer que les institutions de l’État bolivien fonctionnent et que Leopoldo Fernández aura une condamnation incompressible à 30 ans de prison pour les crimes qu’il a commis”.
Llorenti a aussi affirmé que le crime avait été prémédité et planifié, vu que les principales cibles des pistoleros étaient les dirigeants paysans et que presque tous les morts avaient été atteints à la tête et au coeur.
Leopoldo Fernández est un politicien d’extrême-droite, membre, de Podemos [“Nous pouvons”], principal parti d’opposition au gouvernement Morales, et il faisait aprte du second gouvernement du généralHugo Banzer Suárez (1997-2001).
Lisez la note du Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia
Quelques victimes du massacre. Photo: El Deber, Bolivie
Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia
Massacre de paysans à Porvenir, Bolivie
Porvenir est une localité située à 30 km de la ville de Cobija, capitale du Département de Pando en Bolivie, l’un des cinq États qui se sont révoltés contre le gouvernement central de cette république. C’est là qu’a eu lieu, le 11 Septembre, ce qui est considéré comme le pire massacre de l’ère démocratique en Bolivie. On a déjà dénombré trente paysans morts et l’on estime qu’il y a eu au moins 20 morts de plus, en plus de dizaines de blessés. Des hommes, des femmes, dont certaines enceintes, des enfants et des personnes âgées.
Voici ce qui ressort d’une série d’interviews de survivants réalisées par le réseau de radio communautaires boliviennes Red Erbol, dans la nuit du 11, cinq véhicules avec des paysans se rendaient, sans armes, à une assemblée gouvernementale convoquée par la Fédération paysanne, dans la localité de Filadelfia, par une route traversant la jungle. À 8h30 du vendredi 12, ils ont été arrrêtés à mi-parcours par un détachement de la police de l’État de Pando. « Les policiers nous ont retenus là, nous déroutant pendant environ trois heures : peu après 11 heures, ont soudain surgi des véhicules transportant de 30 à 50 paramilitaires armés de fusils, de revolvers, de fusils de chasse et de mitraillettes, et ils ont commencé à tirer sur les paysans surpris. Les policiers se sont retirés, et les paysans qui ne sont pas tombés ont tenté de fuir dans la jungle, poursuivis par les paramilitaires. Quand ceux-ci en attrapaient un, ils le dépouillaient et le tuaient de sang-froid. Certains, quoique blessés, sont parvenus à rejoindre une rivière proche et se sont jetés à l’eau. Mais les assassins continuaient à les mitrailler et beaucoup sont morts dans ces circonstances. »
Au centre, le préfet Leopoldo Fernández.
De nombreux corps gisent encore en pleine jungle et dans la rivière et les autorités de l’État, en rébellion contre le gouvernement central, ne permettent pas l’entrée de secours dans la zone. Des organismes appartenant à diverses institutions ont tenté de parvenir sur les lieux, mais les autorités de l’État interdisent l’accès à la zone de conflit et les empêchent d’entrer dans la ville. Beaucoup de blessés se sont rendus dans les hôpitaux, mais d’autres n’ont pas eu le courage de chercher de l’aide par crainte de mourir, car il n’existe aucune sécurité dans la ville, qui vit dans le chaos, sans forces de l’ordre, et où même les blessés continuent à subir des menaces proférées impunément, tandis que la population se terre chez elle, craignant les saccages fréquents.
Le Secrétariat aux droits humains du diocèse anglican de Brasilia se déclare solidaire des familles des victimes ; elle demande paix, justice, solidarité et dialogue en Bolivie. Il appelle tout le monde à protester contre cet acte de barbarie perpétré par les autorités du département de Pando et les groupes paramilitaires qu’elles protègent. Il exige que les autorités brésiliennes arrêtent M. Leopoldo Fernandez et toute autre personne responsable de ce crime au cas où ils entreraient dans le territoire national (brésilien), pour qu’ils puissent être jugés pour crime contre l’humanité.
Brasília, 14 Septembre 2008
Paulo Couto Teixeira
Secrétaire
fraternidade@solar.com.br
Conseil en communication
Commission pastorale de la terre
Secrétariat national - Goiânia, Goiás.
Tél. : 62 4008-6406/6412/6400
Source : www.cptnacional.org.br et http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10218
Article original publié le
Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=5876&lg=fr
