mardi 8 novembre 2011

Après les trois jours tragicomiques qui ont secoué la Grèce (et l’Europe) capitaliste, le gouvernement d’union nationale prélude à l’approfondissement ultérieur de l’affrontement de classe

par Yorgos Mitralias
Membre fondateur de la Campagne Grecque pour l’Audit de la Dette (www.elegr.gr) et du Comité contre la Dette –CADTM grec (www.contra-xreos.gr).

-Pourquoi tout à coup cette inquiétude
cette confusion (comme les visages sont devenus graves).
Pourquoi les rues, les places, se vident-elles si vite
et chacun rentre chez lui très soucieux?
C'est que les barbares arrivent aujourd'hui
et que ces choses-là éblouissent les barbares.
K. Kavafis, En attendant les barbares (extrait)

Pourquoi toute cette agitation grecque et internationale ? Pourquoi les menaces et les chantages, pourquoi les intrigues florentines, pourquoi tout ce psychodrame politique athénien sur fond de tragicomédie cannoise? Et pourquoi finalement « l’union nationale » grecque tant désirée par les maitres cuisiniers de Berlin, de Paris, de Washington et d’ailleurs? Pourquoi ?...
Et bien, c’est simple : parce qu’il fallait coûte que coûte empêcher la venue des « barbares », l’irruption des masses grecques révoltées sur la scène politique. Parce qu’il faillait retarder le plus possible la tenue de ces élections générales tant souhaitées par la plèbe en colère et encore plus redoutées par l’Alliance Sacrée des chanceliers et des banquiers !
En effet, parler de panique de la bourgeoisie grecque c’est peu dire. Voici qu’il y a quelques jours, le –jusqu'à hier- Premier ministre grec et  président de l’Internationale…Socialiste ( !) Georges Papandreou, manifestement aux abois face a la demande presque unanime d’élections-générales-tout-de-suite, perd sa tète car voulant la sauver, il invente un référendum (bidon) et la menace directe d’un coup d’Etat militaire imaginaire ! (1) Le résultat est immédiat : grande panique chez ses maitres et partenaires européens qui, totalement surpris par l’éventualité d’un référendum incontrôlable dans cette Grèce incontrôlée car en ébullition permanente, somment ce Papandreou cramponné  a son fauteuil de Premier ministre de s’expliquer devant eux tout de suite a Cannes.
L’humiliation de Papandreou (et de la Grèce) devait être exemplaire pour que « ceux d’en bas » en Europe et de par le monde ne prennent pas au sérieux ce qui n’a été qu’une menace de référendum brumeux de sa part. Un Papandreou au garde-à-vous devant ses patrons, accepte donc imperturbable que le tandem Merkel-Sarkozy annonce non seulement la date mais aussi le contenu de la question du référendum …  « grec » : non pas oui ou non a l’accord du 26-27 octobre mais oui ou non a l’euro !
Le chantage est clair et ne laisse plus le moindre doute sur l’avenir du fameux référendum bidon. Il n’y en aura pas. Mais, les dégâts provoqués en Europe et surtout en Grèce par ce Premier ministre grec « aventuriste et irresponsable », sont déjà si énormes que ces élections si redoutées semblent désormais inévitables. Alors, comment faire pour désamorcer la crise en éloignant Papandreou du gouvernement tout en empêchant la tenue des élections générales ?
Comme par miracle, tous les centres de pouvoirs et les grands médias grecs sont tombés d’accord –en un temps record- sur l’idée que le salut viendrait d’un gouvernement d’union nationale des deux grands partis néolibéraux, du PASOK et de la Nouvelle Démocratie (2). Oubliées les querelles politiciennes de la veille, les « élites » grecques se sont brusquement réveillées avec seul mot d’ordre, celui dicté par leurs maitres européens : Union nationale avant que les barbares profitent de façon irréparable de notre désunion, de nos paniques, de nos contradictions et même de nos gaffes…

Ce qui a suivi était prévisible. Malgré sa résistance acharnée, Papandreou a du plier sous des pressions qui venaient de l’intérieur même de son gouvernement. De l’autre côté , le refus du leader de Nouvelle Démocratie Antonis Samaras d’avaler la couleuvre de l’accord du 26-27 octobre en participant a un gouvernement d’union nationale, n’a tenu que trois jours. Au soir du troisième jour, les jeux étaient faits : l’opposition de sa majesté pratiquée par la droite grecque depuis le premier Mémorandum dicté par la troïka, donnait sa place à la cohabitation avec le PASOK au sein du même gouvernement imposé par la Troïka et le grand capital grec !

Le gouvernement d’union des deux grands partis néolibéraux ne laisse aucun doute quant à ses objectifs : d’un côté  il servira avec dévouement les intérêts de ses maitres grecs et internationaux en faisant voter, entre autres, le budget de l’Etat et l’accord du 26-27 octobre, et de l’autre il repoussera le plus tard possible le recours aux urnes. D’ailleurs, le passé  récent de son Premier ministre est tout a fait éloquent : grand banquier, Loucas Papadimos a été pendant très longtemps vice-président de la Banque Centrale Européenne (BCE) ! De cette BCE qui fait partie de la Troïka de tous les malheurs grecs…

Alors, la crise est terminée ? Non, pas du tout à en croire aussi bien « ceux d’en haut » que « ceux d’en bas ». Mais maintenant, il ya une différence de taille par rapport au passé : la situation n’est plus la même car la formation de ce gouvernement a le grand mérite de clarifier un paysage politique grec longtemps confus et embrouillé par des manœuvres politiciennes. Désormais, le tableau politique grec est net et clair : d’ un côté  , les grands –et les petits- partis bourgeois soutenant à fond les Mémorandums et leur austérité cataclysmique et barbare, et de l’autre côté   les partis de gauche qui les rejettent et les combattent. D’un côté  la bourgeoisie grecque et de l’autre, le peuple qui saigne mais qui lutte !...

Évidemment, tout serait beaucoup plus clair et plus facile pour « ceux d’en bas » si la gauche grecque se présentait dans cette ligne droite de l’affrontement à mort moins désunie et sectaire, plus décidée à faire front face a une droite grecque et internationale déterminée à aller jusqu’au bout de ses projets cauchemardesques. Pourtant, il ne faut pas désespérer. La colère et la détermination populaires sont telles qu’il faudra a la réaction grecque beaucoup plus que la formation d’un gouvernement d’union nationale pour venir a bout du séisme social qui secoue depuis des mois les fondements de l’Etat bourgeois grec.  En effet, tout indique que la stabilisation de la situation qui suivra la formation de cet avorton gouvernemental sera de courte durée, et elle sera sans doute suivie par l’approfondissement non seulement de la crise mais aussi de la mobilisation populaire.

Cependant, il y a désormais un problème qui crève les yeux et demande d’urgence une réponse a la fois réaliste et crédible : quel projet européen alternatif et radical non pas pour le mouvement grec mais pour toutes les résistances populaires en Europe face a la crise (terminale ?) de l’Union Européenne et la véritable guerre que ses dirigeants mènent contre leurs propres populations ? Le cas grec vient de démontrer que la sortie de l’euro (et de l’Europe) ne représente une alternative ni réaliste ni crédible pour ces populations en lutte. Mais plus que ça, elle ne représente pas une solution de classe a la guerre de classe menée par le capitalistes européens contre ses salariés/es et ses retraités/es, ses jeunes et ses chômeurs,  les femmes et tous les opprimés/es de ce continent.

Alors, quoi ? Sommes-nous condamnés éternellement à la défensive sans qu’il n’y ait jamais espoir de passer à la contre-attaque et vaincre ? L’élaboration de la réponse doit être notre affaire à tous. Mais, en dernière analyse une chose est sûre : tout dépendra de la capacité de toutes ces résistances populaires (en Grèce et en Espagne, en Italie et au Portugal, en Irlande et en France, en Pologne et en Allemagne et partout ailleurs) de se coordonner  et de se battre pour le projet commun d’une Europe démocratique des peuples qui aura des priorités diamétralement opposés a celles de l’Europe actuelle des banquiers, des spéculateurs et des capitalistes.
Allons donc, camarades. Mettons-nous tous ensemble au travail…

(1)            Sujet tabou pour les médias grecs qui n’en soufflent mot, la préparation de ce prétendu coup d’Etat militaire grec a du impliquer au moins les quelques membres du gouvernement Papandreou responsables du changement de la totalité de l’état-major de l’armée grecque, quelques jours avant le dénouement comique de cette affaire a Cannes. Dans tout ça pourtant une question reste manifestement sans réponse : depuis quand les instigateurs de tels actes impliquant les forces armées d’un pays ne font-ils pas l’objet de très lourdes sanctions pénales ?...
(2)            La préparation au forcing des esprits en vue du gouvernement d’union nationale a donné lieu a un bourrage de crâne sans précédent de la part de toutes les chaînes de TV grecques. Pendant les trois jours précédant la formation du nouveau gouvernement, la même vingtaine des professeurs, journalistes, politiciens, banquiers et autres « experts » de tout ordre allaient d’un studio a l’autre tant pour briser les dernières résistances provenant des irréductibles de deux grands partis que pour assener leur vérité néolibérale aux malheureux téléspectateurs grecs.


 Ci-gît la Grèce, berceau et tombeau de la démocratie. Qu'elle repose en paix  pour la gloire des marchés financiers

lundi 7 novembre 2011

Appello per i migranti tunisini dispersi نداء من أجل التونسيين المهاجرين المفقودين Appel pour les migrants tunisiens portés disparus



Prova a immaginare: tuo fratello o tuo figlio parte e non dà più notizie di sé dopo la sua partenza. Non è arrivato? Non lo sai, potrebbe essere stato arrestato nello stato di arrivo che non prevede che si possa arrivare semplicemente partendo e che per questo arresta quelli che arrivano mettendoli nei centri di detenzione o in prigione. Aspetti qualche giorno, guardi immagini alla televisione del luogo in cui potrebbe essere arrivato, per sperare di vederlo. Capisci anche che tuo figlio o tuo fratello non è l’unico a non aver telefonato dopo essere partito. Insieme alle altre famiglie chiedi allora alle autorità del tuo paese di informarsi, di capire se sono tutti in qualche carcere, speri che lo siano anche se temi che non vengano trattati bene. Ma le autorità non fanno nulla, non chiedono e non ti ascoltano, per mesi. Tu nel frattempo fai presidi, manifestazioni, parli con i rappresentanti di alcune associazioni, con i giornalisti, porti la foto di tuo figlio o di tuo fratello ovunque, ti affidi a ogni persona che viene dall’altro paese, le dai le foto, la data di nascita, le impronte digitali. Vuoi sapere.
Ma non accade nulla e cominci a immaginare: potrebbe essere in una cella di isolamento, potrebbe essere stato arrestato come passeur, potrebbe essersi rivoltato nel centro di detenzione, potrebbe…. Potrebbe essere in Italia, ma forse a Malta, forse in Libia.
Immagini, tu? Per alcune e alcuni di noi non si tratta di immaginare perché è quello che ci è successo. Sono partiti dalla Tunisia con le barche e in molti non hanno più dato notizia di sé. Sono morti? Sono in carcere? Sono…?
Per saperlo chiediamo ora alle autorità italiane e tunisine di collaborare. Sarebbe molto semplice, perché in Tunisia le carte di identità sono con le impronte digitali e in Italia esistono i rilievi dattiloscopici dei migranti identificati o detenuti. Chiediamo, allora, che i parenti dei dispersi possano fare una domanda al Ministero degli esteri tunisino affinché fornisca le impronte digitali al Ministero degli interni italiano e a questo chiediamo di rispondere.
Immagini, tu? Se riesci a immaginare ti chiediamo di sostenere con una firma questo appello.
Per firmare:

Peux-tu imaginer ?
Essaye d’imaginer : ton frère ou ton fils s’en va et ne donne plus de nouvelles. Est-il arrivé ? Tu ne le sais pas. Il pourrait avoir été arrêté dans l’État d’arrivée, qui ne prévoit pas que l’on puisse arriver, tout simplement en partant, et qui pour cela arrête ceux qui arrivent, en les mettant dans des centres de rétention ou en prison. Tu attends quelques jours, regarde les images à la télévision du lieu où il pourrait être arrivé, espérant le voir. Tu comprends aussi que ton fils ou ton frère n’est pas le seul à ne pas avoir téléphoné après être parti. Avec d’autres familles, tu demandes aux autorités de ton pays de s’informer, de savoir s’ils sont tous dans une prison quelconque, tu espères qu’ils le soient, même si tu crains qu’ils se soient pas bien traités. Mais les autorités ne font rien, ne demandent rien ni ne t’écoutent, pendant des mois. Pendant ce temps, tu fais des « sit-in », des manifestations, tu parles avec les représentants d’associations, avec les journalistes, tu apportes partout la photo de ton fils ou de ton frère, tu te confies à toute personne qui vient de l’autre pays, lui donnes les photos, la date de naissance, les empreintes digitales. Tu veux savoir.
Mais rien ne se produit, rien, et tu commences à imaginer : il pourrait être dans une cellule d’isolement, pourrait avoir été arrêté comme passeur, il pourrait s’être révolté dans le centre de rétention, il pourrait... Il pourrait être en Italie, mais peut-être à Malte, peut-être en Libye.
Peux-tu imaginer ? Pour certaines et certains d’entre nous, il ne s’agit pas d’imaginer car c’est cela qui nous est arrivé. Ils sont partis de la Tunisie dans les barques et beaucoup n’ont plus donné de nouvelles. Sont-ils morts ? En prison ? Sont-ils....
Pour le savoir, nous demandons alors aux autorités italiennes et tunisiennes de collaborer. Cela serait très simple, car en Tunisie les cartes d’identité portent les empreintes digitales et en Italie il y a des relevés dactyloscopiques des migrants identifiés ou détenus. Demandons alors que les parents des disparus puissent faire une demande au Ministère des Affaires étrangères tunisien pour qu’il fournisse les empreintes digitales au Ministère de l’Intérieur italien et demandons à celui-ci de répondre.
Peux-tu imaginer ? Si tu réussis à imaginer, nous te demandons de soutenir, par ta signature, cet appel.
Pour signer :

حاول أن تتخيل أخوك و إبنك سافر، و لا تملك أي معلومة عنه، و تدخل في دائرة الشك حينها تبدأ بطرح الأسئِلة في إنتضار إجابة ءو صل أم لاء وإن وصل فأنت لا تعرف عليه شيء، حينها يكون قد قبض عليه من قبل السلط المعنية داخل ذلك البلد، لأن عادة عندما يصل المهاجرين الغير الشرعيين يقع التحفظ عليهم داخل هذه المراكز مثل مراكز الإعتقال أو السجون.
بعد أيام تشاهد على شاشة التلفاز المكان الذي يتواجد فيه متمنيا رؤيته. حينها تفهم أن أخوك أو إبنك ليسوا الوحدين الذين لم يتصلوا بعائلتهم منذ مغادرتهم تراب الوطن. تقوم مع بقية عائلات هؤلا ء الأشخاص بالإستغاثة بحكومتك لمدك بمعلومات عن المفقدين. هل هم موقفون؟ ام داخل السجون؟، تتمنى حينها أن يكونوا على قيد الحياة، حتى ولو كانوا في السجن وأنت في قناعة نفسك تعرف وضعيته و سوء المعاملة التى يلقها.
دون جدوى لا تجد مسؤلين يستمعون إليك أو يمدون لك يد المساعدة... و أنت على تلك الحالة منذ أشهر، تتلتجئ حينها إلى التظاهر،و القيام بالإجتمعات العامة و تبدأ حينئذٍ بإيصال صوتك إلى الجمعيات والمنضمات الحقوقية وكذلك الصحفيينن. تحمل صورة أخاك أو إبنك معك إلى كل مكان،تطلب مساعدة الأشخاص المقمين في ذاك البلد وتعطيهم الصورة،الإسم اللقب تاريخ الميلاد عسى أن يتعرف عليهم أحد لكن دون جدوى.
وتبدأ رحلة التخيّل والإفتراضات، فتارة يخيل لك ربما أنه في السجن فحكم عليه بتهمة تهريب الأشخاص الذي يعبر عنه بالمفهوم العامي "الحرّاق" و التحريض على الهجرة الغير الشرعية ،وتارة أخرى تقول ربما أنه تظاهر داخل مركز الإعتقال و التحفظ، ربما... ربما في إيطاليا و ربما في مالطا أو في ليبيا.
يمكن لك أن تتخيل أنت؟ لأن هناك بعض الأشخاص ليست قضية أن يتخيلو لأنه بمثابة وقعهم اليومي وهذا سرد لما حدث لهم. رحلتهم أو "حرقتهم" ء كما يحبذون المهاجرين تسميتهاء إنطلقت من تونس على القوارب إلى المجهول،لا يعرف أين هل الموت مآلهم؟ ام السجن؟ أم أنهم...؟ هو سُؤال يجول بخاطر كل عائلة تريد أن تسمع على إبنها خبر، لكي نعرف ،نطالب من المسؤولين في إيطاليا و تونس بتكثيف الجهود التعاون والتنسيق فيما بينهم . فمن السهل التعرف على هؤلا ء الأشخاص مع العلم أن بطاقات التعريف الوطنية التونسية تحمل بصمة صاحبها. و السلطات الإيطالية لديها سجلات و بصمات هؤلاء الأشخاص الذين وصلو إلى أرضيها أو القابعين بسجونها.
فهذا نداء إلى أهالي و أولياء هؤلاء الأشخاص بصياغة مطلب إلى وزارة الخارجية مع بصمة الشخص المفقود لتتم هذه الأخيرة بالتنسيق مع وزارة الداخلية الإيطالية لرد على هذا المطلب.
تخيل انت نفسك؟ فإن تجرأت على التخيل نحن ندعوك على تشجيع هذه البادرة و ذلك الإمضاء على هاته العريضة و إصال هذا النداء .

شكرا...
الامضاء للمشاركة :

Prime firme Premiers signataires اﻷول الموقعين
Salah Loussifi, parent de Marwan Loussifi, né le 20/03/85, parti le 01/03/11 de El Haouarria
Najia Elaouini Anis Lakdhar 25 anni 01/03/11 El Haouarria
Rabbeh El Hachnani Mehhdi Fdhili 31/03/90 01/03/11 El Haouarria
Naser Ben Ali El Sotani Bel Hassan Soltani 21/07/84 01/03/11 El Haouarria
Imed El Sotani Slim El Soltani 30 anni 01/03/11 El Haouarria
Saida Kerrichi Hattab Elouardi 23 anni 01/03/11 El Haouarria
Jameleddine Elmili Bechir Jameddine Elmili 10/08/87 01/03/11 El Haouarria
Fatma Elsraoui Ramzi Ben Saleh El Halouazi 28/09/85 01/03/11 El Haouarria
Thahar El Nakachi Ahmed El Nakachi 23/10/85 14/03/11 Sfax
Mohamed El Nassri Sami El Nassri 13/07/88 14/03/11 Sfax
Zohra Hagri Sahli Abdessalem Sahli Zied Sahli 20/05/83 14/03/11 Sfax
Mohamed El Hamdaoui Makrem El Hamdaoui 07/04/85 14/03/11 Sfax
Abedelaziz El Jbali Mohamed El Jbali 31/07/85 14/03/11 Sfax
Abedeltif El Akhdhar Annouar El Akhdar 23/06/85 14/03/11 Sfax
Abedelouaheb El Kharbi Aymen Ayari 11/04/92 14/03/11 Sfax
Drahem Dhouioui Maher Dhouioui 22/02/80 30/03/11 Sfax
Noureddine Ben Mbarki Karim Mbarki 10/09/89 30/03/11 Sfax
Fathi Hadaji 01/01/84 30/03/11 Sfax
Federica Sossi, Glenda Garelli, Martina Tazzioli, Alessandra Ballerini, Fulvio Vassallo Paleologo, Floriana Lipparini, Sara Prestianni, Sandro Mezzadra, Anna Brambilla, Paola Gandolfi, Marisa Riosa, Stefania Donzelli, Anna Simone, Alessandra Sciurba, Marta Bellingreri; Hamadi Zribi; Piero Soldini (responsabile dell’Area Immigrazione Cgil nazionale), Maria Paola Profumo (presidentessa Museo del Mare di Genova); Paolo Farinella; Emanuela Abbatecola (Università di Genova); Stefano Galieni; Angelo Cifatte (ufficio gabinetto Sindaco di Genova Coop. internazionale solidarietà e pace); Gabriele del Grande; Ilaria Scovazzi; Germana Graceffo; Judith Gleizt; Patrizia Bellotto (responsabile politiche dell’immigrazione, Cgil Genova); Daniela Pastori; Serena Boeri; Melissa Mariani; Pinuccia Virgilio
Borderline Sic Associazione Ludovica Robotti (San Torpete); ilia Onlusborderline-europe, diritti umani senza frontiere, Nuovi Profili di Genova; Terre des hommes;


-Maman, où est-ce qu'on va, quand on meurt ?
- Ça dépend des courants, fils
 Juan Kalvellido, Tlaxcala

samedi 5 novembre 2011

« Quelles sont les conditions d’une véritable souveraineté économique pour la Tunisie ? »

Débat entre les formations politiques tunisiennes, organisé par le Collectif ACET (Auditons les créances envers la Tunisie) le 13 octobre à Paris.

Le Collectif ACET (Auditons les créances européennes envers la Tunisie) invitait les têtes de listes de partis politiques tunisiens, de coalition et d’indépendants candidats aux élections de la constituante qui le souhaitaient, à venir débattre sur le thème de la souveraineté économique tunisienne. Ce débat s’inscrit dans la continuité des événements précédemment organisés par le Collectif, à savoir une conférence le 28 juin 2011 sur le mécanisme de la dette puis une conférence de presse le 15 septembre 2011 à l’Assemblée Nationale Française lançant officiellement la campagne pour un audit des créances françaises et européennes envers la Tunisie.

L’objet de ce débat était de permettre aux électeurs de prendre connaissance des positions des différentes listes tunisiennes, candidates à la Constituante, sur cette question d’autodétermination fondamentale. C’était aussi l’occasion pour chacun de confronter ses idées et son programme économique et d’exposer sa vision de la future économie du pays.

vendredi 4 novembre 2011

Non à un allègement de 50% de la dette grecque, non à une nouvelle occupation ! Suspension de paiements et audit de la dette !

par Initiative grecque pour une Commission internationale d’audit sur la dette publique/Greek Initiative for an International Auditing Commission of the public debt/ Πρωτοβουλία για τη Συγκρότηση Επιτροπής Λογιστικού Ελέγχου του Ελληνικού Δημόσιου Χρέους, 29/10/2011. Traduit par Virginie de Romanet,  CADTM



Aux premières heures du 27 octobre, les dirigeants de la zone Euro ont pris une décision renforçant le nœud de la dette envers le peuple grec. L’allègement proposé de la dette publique détenue par le secteur privé ne résoudra pas le problème de la dette grecque mais au contraire donne lieu à de nouveaux fardeaux. Il y a cela de nombreuses raisons :
1. L’allègement sera accompagné de nouveaux prêts d’une valeur de 130 milliards d’euros ce qui fera que celui-ci sera inférieur à ce qui a été promis.
2. L’allègement de dette est réduit et inégalement distribué : les prêts de "sauvetage" de la Troika (65 milliards d’euros) et les bons détenus par la BCE n’en font pas partie.
3. Les fonds de pension seront affectés à hauteur de 11,5 milliards d’euros, ce qui signifie que la restructuration de dette entraînera une réduction des pensions et des allocations sociales.
4. Les nouveaux bons, couverts par une garantie qui remplaceront les anciens ne relèveront pas du droit grec, avantageant ainsi les créanciers.
5. L’allègement sera accompagné de nouvelles mesures d’austérité, de réduction de salaires et licenciements massifs de travailleurs du secteur public, appauvrissant encore davantage le peuple grec.
6. L’Allemagne et l’Union Européenne essentiellement exigent comme garantie que la Grèce réduise sa souveraineté nationale et impose en pratique une nouvelle Occupation avec la nomination dans chaque ministère et département important d’un responsable étranger comme au temps de l’Occupation nazie.
7. L’accord en lui même est loin d’être complet, celui passé avec les banques ne bénéficie en effet pas d’une garantie similaire à celle de l’accord du 21 juillet que les gouvernements ont présenté comme un grand succès.
8. Les résultats envisagés sont hautement contestables car contrairement aux dires du gouvernement et aux proclamations de l’Union européenne, la réduction de dette à 120% du PIB à l’horizon 2020 ne lui enlèvera pas son caractère insoutenable. En effet, si ce niveau était soutenable pourquoi l’Italie dont c’est le ratio actuel est-elle appelée à réduire sa dette ? De même, pourquoi la Grèce avec un niveau beaucoup plus bas en 2009 a-t-elle été obligée d’accepter le plan de sauvetage ?
Pour toutes les raisons ci-dessus mentionnées, la décision des dirigeants de la zone Euro est inacceptable et la lutte du peuple grec doit conduire à la refuser. L’allègement sélectif qui laisse de côté les prêts illégaux de la troïka pendant qu’il conduit les fonds de pension à la catastrophe montre la nécessité de la cessation de paiements aux créanciers et d’un audit démocratique mené par les travailleurs. Cet audit fera la lumière sur la partie de la dette illégale, illégitime et non conforme à la constitution. L’annulation de la dette est basée sur la souveraineté du peuple grec qui obligera les créanciers à accepter ses conditions.

Vendredi 28 octobre, le peuple grec a commémoré sa résistance de 1940 contre les puissances de l’Axe. Les actions majestueuses et déterminées du peuple qui ont marqué cet anniversaire montrent la voie pour nous débarrasser des chaînes imposées par les créanciers et mettre fin à la Nouvelle occupation qu’ils tentent actuellement. La conférence de la campagne d’audit prévue pour un futur proche a pour objectif d’être une nouvelle étape pour l’annulation de la dette illégale, illégitime et inconstitutionnelle.

jeudi 3 novembre 2011

Tunisie : des élections démocratiques, le succès d’Ennahdha et les provocations d’un sosie de Berlusconi

par  Annamaria Rivera, 2/11/2011. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Le provincialisme, la superficialité, les clichés, voire l'indifférence, avec lesquels de nombreux médias et politiciens  italiens, même de tendances opposées, ont couvert les premières élections démocratiques en Tunisie ne sont pas à la hauteur du rôle crucial que la transition tunisienne a non seulement par rapport à d'autres soulèvements au Maghreb et au Machrek, mais aussi pour les équilibres sociaux et politiques de la Méditerranée et au-delà.
Prenons seulement un exemple. Alors que les commentateurs italiens s’angoissaient en toute hâte pour la victoire écrasante d’ Ennahdha aux élections pour l’ Assemblée Constituante, quelque chose de beaucoup plus inquiétant s'est passé en Tunisie seulement quatre jours après le vote, qui s'est déroulé dans une atmosphère de participation, de fête et d'enthousiasme carrément émouvant. À Sidi Bouzid, la ville de Mohammed Bouaziz, martyr et héros de la révolution, une foule furieuse a assiégé le siège du gouvernorat, a élevé des barricades, a mis le feu au tribunal, à la mairie et à d’autres institutions publiques. Et dans toute la région, des groupes d'agités ont attaqué les sièges d’Ennahdha.


Queue devant un bureau de vote à Tunis le 23 octobre
Il ne s’agissait pas d’une reprise de la révolte populaire, qui avait commencé juste dans cette région, ni d’une insurrection contre la trahison des idéaux révolutionnaires ou contre l'aggravation de la pauvreté et du chômage, qui atteint ici des sommets maximaux. Il s’agissait de tout à fait autre chose : une violente protestation contre la décision de l'ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections) d'invalider le vote dans six circonscriptions en faveur d’ El Âridha Achaâbia (la Pétition populaire), une formation qui n’est devenue visible sur la scène politique que trois jours avant le 23 Octobre. L'inventeur de ce parti - populiste et du genre médiatico-berlusconien - est Hechmi Hamdi, un personnage trouble tout comme sa créature, comme on peut le déduire du portrait en deux épisodes que lui a consacré le quotidien tunisien La Presse : http://www.lapresse.tn/30102011/39498/serial-retourneur-de-veste.html; http://www.lapresse.tn/30102011/39558/a-lombre-du-rcd.html.
Hamdi, natif de la région de Sidi Bouzid, est un milliardaire qui possède, entre autres, un journal et deux stations de télévision basées à Londres. Et c'est de Londres, où il réside depuis 1987, qu’il a dirigé sa campagne électorale parallèle et souterrains. Leader du mouvement islamiste à l'université au début des années 80, puis bras droit de Rachid Ghannouchi, pendant l’ exil de celui-ci à Londres, Hamdi avait rompu avec le leader charismatique d’Ennahdha suite à une obscure affaire de délation. Sa biographie se déroule ensuite avec une constante, le double jeu : soutien à Ben Ali et ouverture de sa télévision aux adversaires les plus acharnés du régime (qui sont régulièrement réprimés en conséquence); liens avec la dictature benaliste et le Soudanais Omar Al-Bachir, dont, selon la rumeur, il serait un agent; et aujourd'hui, la propagande populiste et la relation avec le réseau des cellules dormantes du RCD, le parti de Ben Ali aujourd’hui dissous. C’est surtout cela qui lui a permis d’ obtenir un succès électoral surprenant. Si le vote en sa faveur dans six circonscriptions n’avait pas été invalidé, pour le fait d’avoir bénéficié de fonds privés et d’avoir présenté la candidature de membres de l’ex-RCD, sa liste serait en quatrième position à l'échelle nationale. Et en première position à Sidi Bouzid, où elle a obtenu 48 000 voix contre 19 000 et quelques à Ennhada. Lequel a accusé: derrière la violence il y a des “forces contre-révolutionnaires qui veulent bloquer le chemin de la démocratie.”


Point presse d'Abdelhamid Jelassi, directeur de campagne d' Ennahdha, au siège du parti, au soir du 23 octobre. Photos Fausto Giudice, Tlaxcala
Il y a, derrière les évaluations de la situation politique actuelle en Tunisie qui courent en Italie et dans d’autres pays européens, une paresse intellectuelle, voire de l'ignorance qui amène à se réfugier derrière le vieux schéma de l’épouvantail fondamentaliste, sans se douter que la transition démocratique court des dangers bien plus graves. Entre autres, à proprement parler, un mouvement politique peut être défini comme islamiste s’il a comme objectif explicite la mise en place d'un régime théocratique. Ce n'est pas le cas d’ Ennahdha, un parti de nette inspiration islamique et moralement conservateur, mais aussi partisan du pluralisme démocratique (et aussi libéral en matière économique que réformateur sur le plan social)., Jusqu'à présent, Ennahdha a promis de fait de manière répétée qu’il respectera la liberté de culte, de pensée et d'expression, qu’il défendra le Code du statut personnel et la liberté des femmes, et qu’il n’imposera à aucune d’entre elles un quelconque code vestimentaire. Rien ne garantit qu’il tiendra ces promesses, ne serait-ce que parce qu’en son sein, il abrite un courant radical qui n'est pas facile de tenir en laisse. Mais pour l'instant c'est l'état des choses, du moins en termes de programme et de déclarations officielles.
Plus que le triomphe du parti "islamiste" - une victoire prévue, mais pas si écrasante que cela : 90 sièges sur 217 -, ce qui devrait inquiéter ceux qui se soucient du sort de la transition tunisienne démocratique sont les régurgitations de miasmes du benalisme, sa stratégie basée sur l’infiltration et la provocation, la permanence des vieux instruments de la dictature au ministère de l'Intérieur et dans l'appareil répressif. D’ailleurs, la Pétition populaire n'est pas la seule à avoir réussi à infiltrer les élections démocratique tunisiennes. Il y a aussi la Moubadara (L’Initiative), née d'une scission du RCD, qui a remporté 5 sièges, a, malheureusement pas contestés à ce jour.
Parallèlement à cela, il existe d'autres sources de préoccupation. L'appareil répressif et judiciaire n’a tout simplement pas été épuré des éléments les plus compromis dans la répression des opposants. La pratique des arrestations illégales et même de la torture est toujours en cours. La liberté de la presse n’est que de façade, à quelques exceptions près. Les inégalités sociales et les déséquilibres régionaux sont toujours plus exacerbés. La pauvreté et le chômage continuent d’accabler une grande partie de la population. Le libéralisme qui caractérisait la politique économique et sociale de l'ancien régime n'a même pas été remis en cause ...

Tout cela crée le marécage fétide dans lequel s'ébattent les benalistes et leurs serviteurs habituels. Et c'est sur la désillusion et le désespoir des régions plus pauvres et marginalisées que se base la stratégie en eaux troubles du milliardaire Hamdi. Avant même que l'ISIE annonce l'invalidation de son score dans les six circonscriptions, depuis Londres, il exhortait les habitants de Sidi Bouzid à se soulever contre Ennahdha, qui les aurait qualifiés d’ignorants et de misérables, mais qui était de fait coupable à ses yeux d’avoir refusé toute alliance avec son parti, motivant sèchement  son refus: “Nous concluons des alliances uniquement avec ceux qui ont combattu le régime de Ben Ali.”
Pourtant, la majorité des électeurs tunisiens a de fait récompensé ceux qui représentaient l'opposition nette à l'ancien régime : d'abord Ennahdha, qui l’a payée par des décennies de répression et de persécution, ensuite le CPR (Congrès pour la République) de Moncef Marzouki, ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, emprisonné à l'époque de Ben Ali, puis expulsé de son université et finalement contraint à l'exil pendant dix ans.
Le triomphe du parti de Gannouchi peut peut-être s'expliquer par trois raisons principales. La première est celle qu’on vient d ‘évoquer, entremêlée avec les remords d'une partie de la société tunisienne: J'ai voté pour eux - ont dit certains électeurs, jeunes et vieux, à Isabelle Mandraud, envoyée  du Monde - parce que ce sont eux qui ont le plus souffert sous le régime de Ben Ali. Le vote a donc été vécu aussi comme un acte de réparation, comme compensation pour le passé douloureux d'emprisonnements, de tortures, d'exils, avec lequel Ennahdha a payé sa constante opposition au régime. La deuxième raison hypothétique est que ce parti représente pour une bonne part des électeurs la perspective d'un retour à l'ordre, mais sans concessions au style, à la pratique et aux représentants plus ou moins occultes de l'ancien régime: bref,  le changement en douceur et sans précipitatio. Une troisième explication est de type identitaire : les électeurs voulaient se réapproprier le droit de se définir comme musulmans, mis à mal par le benalisme.
Que réserve l'avenir pour la Tunisie ? C’est difficile à prédire. Ce qui est certain, c’est que la Tunisie post-révolutionnaire regorge d'expressions progressistes de la société civile et politique. Le potentiel des nombreuses associations démocratiques et des partis et de gauche n’est donc pas à sous-estimer, même s’ils sont souvent accusés, pas tout à fait à tort, d'être idéologiques, élitistes, divisés entre eux, loin des "masses populaires". Peut-être, une fois insérés dans le jeu démocratique, apprendront-ils les vertus de l'esprit unitaire, de la politique concrète, de la capacité à représenter les besoins des classes subalternes. Mais ce qui est à espérer, surtout, c'est que les classes populaires retrouvent leur rôle de protagonistes, remettant au premier plan les idéaux et revendications qui ont conduit à la défaite du régime benaliste.

mercredi 2 novembre 2011

L'Afrique contre le G20 Africa against G20 África contra el G20

Africa gathers against G20 in Niono ( Mali) from October 31st till November 3rd, 2011

The increase of the crises  the world is plunged into these last years is a permanent challenge to the peoples whose voices are never heard. From an international meeting to an other, the proposed solutions and the announcements of the end of the crisis and economic recovery appear more and more as deceitful speeches repeated to vote-catching purposes. It makes no more doubt that the system is bankrupt. The renewed rescue of the European private banks and the recapitalization of the IMF (INTERNATIONAL MONETARY FUND) to the detriment of the peoples are so many recent proofs of the contempt for human suffering by the governments of the so-called  richest countries of the world.

Once again outside G20, the African peoples decided to gather and show that they are fed up with a slave-trading and inhuman economic system and to reaffirm their solidarity with all the peoples in fight. African - after three decades of crises of the debt that neither the institutions of Brettons Woods nor the countries considered as rich managed to resolve, are determined to make their voices heard in the world governance. The spark of the revolutions in Morocco, in Tunisia, in Egypt and the popular uprisings of the African peoples against their dictators-presidents imposed by the G20 powers, relaunched on the continent the unfinished movement of liberation of the peoples. Against the religion of money and profit, the peoples of Africa demand a better living and the respect for their sovereignty.
As the reconquest of Africa is in progress through grabbing of land, forests and mining resources on the continent,
As new colonial wars are raging in Africa and in Asia,
The peoples of the North, the South, the center, east, west and the African Diaspora gathers in the city of Niono in Mali for a FORUM OF THE PEOPLES to say together " NO TO G20 ".
From October 31st till November 3rd, 2011, the peoples of Africa want to renew their wishes and requirements for another world, just, fair, united, and freed from all  forms of oppression.
No to G20! No to Debt! No to colonial wars!
Yes to the peoples' right to sovereignty on their natural resources and  wealth!
Yes to the life for all and  together!
Kick away G20! Kick away the system!
Niono, October 31st 2011
L’Afrique se rassemble contre le G20 à Niono(MALI) du 31 Octobre au 3 Novembre 2011

La multiplication des crises dans lesquelles est plongé le monde ces dernières années n’a de cesse d’interpeller les peuples dont les voix ne sont jamais entendues. De réunions en réunions, les solutions proposées et les effets d’annonce de fin de crise, de reprise économique apparaissent de plus en plus comme des tromperies répétées à des fins électoralistes. Il ne fait plus aucun doute que le système est en faillite. Le sauvetage renouvelé des banques privées européennes  et la recapitalisation du FMI au détriment des peuples sont autant de preuves récentes du mépris de la souffrance humaine par les gouvernements des soi-disant économies les plus riches du Monde.

Une fois de plus en marge du G20, les peuples africains ont décidé de se rassembler pour montrer leur ras-le-bol face à un système économique esclavagiste et inhumain et pour réaffirmer leur solidarité avec l’ensemble des peuples en luttes. Les AfricainEs après trois décennies de crises de la dette que ni les institutions de Brettons Woods ni les pays considérés comme riches n’ont réussi à résoudre, sont déterminéEs à faire entendre leurs voix dans la gouvernance mondiale. L’étincelle des révolutions au Maroc, en Tunisie, en Égypte et les soulèvements populaires des peuples africains contre leurs dictateur-présidents imposés par les puissances du G20, relance sur le continent le mouvement de libération inachevé des peuples.  Contre la religion de l’argent et du profit, les peuples d’Afrique réclament le mieux vivre et le respect de leur souveraineté.
Au moment où la reconquête de l’Afrique est en cours par le biais des accaparements des terres, des forêts et des ressources minières sur le continent,
Au moment où de nouvelles guerres coloniales se répètent en Afrique et en Asie,
Les peuples du Nord, du Sud, du centre, de l’est, de l’ouest et de la diaspora africaine se sont donnés rendez vous dans la ville de Niono au Mali pour un FORUM DES PEUPLES afin de dire ensemble  « NON AU G20 ».
Du 31 Octobre au 3 Novembre 2011, les peuples d’Afrique entendent renouveler leurs vœux et leurs exigences d’un autre monde, juste, équitable, solidaire, et libéré de toutes les formes d’oppression.
Non au G20 ! Non à la Dette ! Non aux guerres coloniales !
Oui au droit à la souveraineté des peuples sur leurs ressources naturelles et les richesses !
Oui à la vie pour tou-te-s et du vivre ensemble !
Dégage le G20 ! Dégage le système !
Niono, le 31 Octobre 2011

África se reúne contra el G20 en Niono (MALI) a partir de 31 de octubre  hasta 3 de noviembre de  2011

La multiplicación de las crisis en las cuales  el mundo ha sido inmerso en los últimos años es un constante desafío para los pueblos cuyas voces nunca  son escuchadas. De reunión en reunión, las soluciones propuestas y los anuncios de fin de la crisis y recuperación económica parecen cada vez más como un engaño repetido con fines electorales. No hay duda de que el sistema está en bancarrota. El rescate renovado de los bancos privados europeos y la recapitalización del FMI a costa de la gente son pruebas recientes de desprecio por el sufrimiento humano por parte de los gobiernos de las llamadas economías más ricas del mundo.

Una vez más, en el marco del G-20, los pueblos africanos han decidido reunirse para mostrar que estamos hartos de un sistema económico esclavista e inhumano y para reafirmar su solidaridad con todos los pueblos que luchan. L@s african@s) después de tres décadas de crisis de la deuda que ni las instituciones de Bretton Woods ni los países considerados ricos han logrado resolver, están decidid@s a hacer oír su voz en la gobernanza global. La chispa de las revoluciones en Marruecos, Túnez, Egipto y los levantamientos de los pueblos africanos contra sus dictadores-presidentes impuestos por las potencias del G-20, reanuden el movimiento de liberación inacabado de los pueblos del continente.
Contra la religión del dinero y la ganancia, los pueblos de África reclaman el mejor vivir y el respeto a su soberanía.
En una época en la cual la reconquista de África está en su apogeo a través del acaparamiento de tierras, forestas y recursos minerales en el continente,

Cuando nuevas guerras coloniales se repiten en África y Asia,

Los pueblos del Norte, Sur, Centro, Este, Oeste y la diáspora africana se dan cita en la ciudad de Niono en Malí por un Foro de Pueblos para decir juntos "NO AL G20 ".

De 31 de octubre hasta 3 de noviembre de 2011, los pueblos de África quieren reiterar sus deseos y necesidades de otro mundo, justo, solidario y libre de toda forma de opresión.

No al G-20! No a la deuda! No a las guerras coloniales!
Sí al derecho a la soberanía de los pueblos sobre sus recursos naturales y riquezas!
Sí a la vida para tod@s y al vivir juntos!
Fuera el G-20 ! Fuera el sistema!
Niono, 31 de octubre de 2011


mardi 1 novembre 2011

Élections tunisiennes: déchiffrage

par Esam Al-Amin عصام الامين. Traduit par  Chloé Meier, édité par  Fausto Giudice, Tlaxcala
Au début de l'année 1994, un petit laboratoire d’idées islamique affilié à l'Université de Floride de Sud a organisé un forum universitaire pour lequel ils entendaient inviter Rachid Ghannouchi, le chef d'Ennahdha, alors le principal parti d'opposition en Tunisie. Cet événement annuel avait pour but d'offrir aux scientifiques et aux intellectuels occidentaux une occasion rare de faire intervenir un intellectuel ou un dirigeant politique d'orientation islamique à un moment où le discours politique était dominé par la thèse hyper-médiatisée du clash des civilisations de Samuel Huntington. Peu de temps après l'annonce publique de l'événement, des groupes et des propagandistes pro-israéliens emmenés par Martin Kramer, Daniel Pipes, Steven Emerson (chef du B’nai B’rith local et collaborateur occasionnel du journal local de droite) ont commencé à coordonner un campagne pour jeter le discrédit sur l'événement et effrayer l'université.
 
Selon Arthur Lowrie, ancien haut responsable du Département d'État et professeur adjoint à Université de Floride de Sud à cette époque, l'AIPAC et d'autres groupes pro-israéliens avaient exercé d'énormes pressions sur le Département d'État pour faire annuler le visa de Ghannouchi deux semaines après son émission à Londres. Par conséquent, l'université a dû annuler l'événement en dépit des fortes protestations exprimées par une vingtaine de chercheurs et d'universitaire. Résultat : une rencontre de grande valeur entre des intellectuels et des faiseurs d'opinions occidentaux d'une part et une figure majeure du monde islamique de l'autre a été bloquée par l'agenda étranger d'un groupe d'intérêts petit mais puissant. Cet épisode a préfiguré le mouvement anti-intellectuels qui s'est développé les années suivantes et qui a cherché à limiter la capacité des groupes et personnalités islamique à contribuer au dialogue national, en particulier après le 11 septembre.
Ghannouchi au début des années 80
 
Depuis ce jour de 1994, Ghannouchi n'a plus jamais pu obtenir de visa pour les USA, où il s'était pourtant rendu à plusieurs reprises à la fin des années 80 et au début des années 90. À cette époque, il vivait au Royaume-Uni, qui lui avait accordé l'asile politique et où il avait été blanchi de tout soupçon de lien avec la violence. Il y avait également gagné un procès en diffamation contre de ses détracteurs et des fidèles au régime (Ben Ali) qui l'accusaient de fomenter violences et troubles en Tunisie.
 
Dix-sept ans plus tard, Ennahdha, le mouvement islamique de Ghannouchi remporte les élections en Tunisie, avec un score écrasant de 42% des suffrages; il reçoit trois fois plus de sièges que le parti qui le suit. Toutes les parties et tous les observateurs concernés saluent le caractère démocratique, libre, non-faussé et transparent des élections.


Rachid Ghannouchi en 2011
 
Or, ces élections libres et honnêtes n'auraient pas pu se produire si elles n'avaient pas été précédées de la révolution populaire qui a éclaté le 17 décembre dernier à Sidi Bouzid, après des décennies de répression et de corruption généralisée, et qui s'est rapidement propagée dans tout le pays pour aboutir, le 14 janvier, à la fuite du dictateur de longue date Zine Al Abdine Ben Ali et de toute sa famille vers l'Arabie saoudite.
 
Depuis qu'elle a obtenu son indépendance de la France en 1956, la Tunisie a été dirigée par un système à parti unique qui à imposé sa version autocratique d'une laïcité stricte. Après avoir pris le pouvoir par un coup d'État sans effusion de sang en 1987, Ben Ali a gouverné, pendant une brève période, en laissant la place à une certaine ouverture politique. Mais ensuite, l'appareil de sécurité s'est mis à réprimer toute opposition politique, en particulier Ennahdha ainsi que des groupes pro-démocratie et de défense des droits humains.
 
Dans les élections qui viennent de se tenir, qui donc étaient les principaux concurrents? Quelle était le programme principal de chaque parti? Quels résultats ont-ils obtenus ? Que signifient ces résultats pour la Tunisie? Et que va-t-il se passer maintenant?
 
Le 23 octobre, les Tunisiens se sont rendus aux urnes pour la première fois depuis leur révolution afin d'élire une Assemblée nationale constituante composée de 217 sièges, dont 18 représentent plus d'un million d'expatriés, sur 11 millions de Tunisiens. Le principal rôle de cette assemblée est de rédiger une nouvelle constitution qui traduise les aspirations démocratiques de la révolution populaire.
 
On comptait 91 listes de partis ou d’indépendants réparties dans 27 circonscriptions dans le pays et 6 à l’étranger, principalement en Europe. Selon l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), la participation (près de 90%) a dépassé toutes les prévisions. Certains votants ont attendu plus de quatre heures pour pouvoir glisser leur bulletin dans l'urne. Quatre principaux concurrents se dégageaient des nombreuses listes, mais un nouveau parti, dont la direction est douteuse, a créé la surprise chez tous les observateurs politiques en remportant 9% des voix. Voici la liste des principaux vainqueurs et perdants des élections.
 
 
1) Le parti Ennahdha. C'est le successeur du mouvement de la tendance islamique, affilié aux Frères musulmans dans les années 60 et dirigé depuis le milieu des années 70 par Ghannouchi, 70 ans. En 1989, il a pris le nom d'Ennahdha ou Parti de la Renaissance et déclaré s'engager pour la démocratie et le pluralisme. Le mouvement se considère comme un parti islamique modéré ayant à cœur la préservation de l'identité de la Tunisie en tant que pays arabe et islamique. Depuis près d'une dizaine d'années, il a préconisé un modèle politique similaire à celui du parti Justice et Développement (AKP) du premier ministre Recep Tayeb Erdogan en Turquie. Plus récemment, il a plaidé en faveur de l’adaptation des valeurs libérales, humanistes et laïques aux principes islamiques, en particulier dans les domaines sociaux et économiques. Il est également favorable à un régime parlementaire.
 
Après que le mouvement a remporté un cinquième des voix lors des élections de 1989, Ben Ali l'a interdit. Il a lancé une répression contre ses instituions et emprisonné 30 000 de ses membres en 20 ans. En tant que principal groupe d'opposition des 30 dernières années, Ennahdha était bien organisé et bien connu à travers le pays. Ses dirigeants étaient respectés et admirés non seulement dans les centres urbains, mais aussi dans les régions rurales. Par conséquent, il a remporté une écrasante majorité dans tous les districts, sauf un, et obtenu 90 sièges, y compris la moitié des sièges de la communauté établie à l'étranger.
 


La direction du CPR. Au centre, Moncef Marzouki
 
2) Le Congrès pour la République (CPR). Créé en 2001, il est dirigé par Moncef Marzouki, 66 ans, un médecin et défenseur des droits de l'homme charismatique. Le CPR est considéré comme un parti de gauche qui accorde une large place à l'identité et au nationalisme arabse ainsi qu'aux valeurs laïques. Il prône l'instauration de principes et l'implication de groupes islamiques modérés, ainsi qu'un système présidentiel accordant de larges pouvoirs parlementaires. Marzouki est bien connu pour être un défenseur acharné des droits de l'homme, de la démocratie et de la transparence. Le CPR a réalisé le second score et reçu 30 sièges dans tout le pays.


Mustafa Ben Jaafar
 
3) Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (Ettakatol). Fondé en 1994 par des professionnels et activistes progressistes et de gauche, ce parti, qui rejetait la dictature de Ben Ali, défend une politique socialiste et nationalistes. Il est dirigé par Mustafa Ben Jaafar, 71 ans, qui a été nommé Ministre de la santé dans le gouvernement désigné peu après la révolution. Bien qu'ayant une politique très laïque, il reconnaît l'importance de l'islam dans la société et il a une approche modérée favorable au compromis en matière d'inclusion de l'islam politique dans la vie publique. Il a remporté 21 sièges.
 


Jribi et Chebbi (PDP)
 
4) Le Parti démocrate progressiste (PDP). Créé en 1998, il était considéré, durant le règne de Ben Ali, comme le principal parti de l'opposition face au parti dirigeant rongé par la corruption. Il défend des principes strictement laïques. On voyait en lui le principal opposant d'Ennahdha au niveau idéologique. Son leader historique est Ahmad Nejib Chebbi, 67 ans, un célèbre avocat et homme politique de gauche. Depuis 2006, le parti est dirigé par Maya Jribi, 51 ans, une biologiste, militante des droits humains et féministe dotée d'énormes talents politiques. Durant la campagne, les dirigeants du PDP ont prétendu être les principaux rivaux d'Ennahdha et promis de remporter la victoire. Ils ont essuyé un sérieux revers et dû se contenter de 17 sièges. Après les élections, ils ont concédé la défaite et félicité Ennahdha, mais se sont engagés à ne rejoindre aucune coalition gouvernementale et à rester dans l'opposition.
 


Hechmi Hamdi
 
5) Pétition populaire (Al Aridha Chaabia). Ses résultats ont créé la surprise chez tous les observateurs. N'ayant que quelqus mois, cette liste étaient emmenée par Mohamed Hechmi Hamdi, le propriétaire d'un chaîne de télévision par satellite établie à Londres et ancien membre d'Ennahdha, qui a quitté ce parti au milieu des année 90. Par la suite, il a ouvertement critiqué celui-ci et a collaboré avec le régime de Ben Ali. Son parti a remporté 19 sièges.
 
De nombreux observateurs accusent ce parti d'avoir été financé et supporté par les restes de l'ancien régime et de l’ex- RCD de Ben Ali, désormais interdit. Après avoir annoncé les résultats l’ISIE a invalidé dans six circonscriptions les sièges de la Pétition populaire, qu'elle a accusée de fraude électorale, dont de la corruption.
 
Les sièges restants ont été répartis entre vingt autres partis comprenant des partis tribaux, libéraux, communistes ou autres groupements d’extrême-gauche. A souligner que le Pôle démocratique moderniste (PDM), la coalition de onze partis strictement laïcs et anti-islamiques, anciennement communistes ou ancrés très à gauche, a été le principal perdant de ces élections et n'a remporté que cinq sièges.
 


Les porte-parole du PDM
 
La large victoire d'Ennahdha, suivi du Congrès pour la République représente une rupture totale d'avec les mouvements politiques de l'époque répressive de Ben Ali. La volonté collective du peuple tunisien que traduisent les résultats de ces élections était de donner le pouvoir aux principaux groupes qui adhèrent fortement aux principes islamiques modérés et défendent l'identité arabo-islamique. Les Tunisiens ont envoyé un message clair: ils veulent que les islamistes modérés et les défenseurs de la laïcité travaillent de concert pour mettre sur pied une gouvernance démocratique ainsi qu'un système socio-économique juste en préservant des libertés gagnées de haute lutte et en respectant les droits humains et l'identité arabo-islamique de la Tunisie.
 
Après sa nette victoire, Ennahdha a promis qu'il n'allait pas imposer par décret de préceptes sociaux et moraux islamiques, mais plutôt tenter de préserver les droits accordés aux femmes par le Code du Statut personnel. Il a également annoncé qu'il n'allait pas interdire l'alcool ni le port du maillot de bain, comme ses détracteurs l'avaient prétendu. Le lendemain de l'annonce des résultats, Ghannouchi a rencontré les dirigeants de la bourse tunisienne pour leur assurer que son parti soutiendrait vigoureusement une forte croissance économique, notamment dans le secteur du tourisme. Le programme de son parti  prône une croissance annuelle de pas moins de 8%.


Hamadi Jebali
 
Ennahdha a annoncé que son secrétaire général Hamadi Jebali, 62 ans, ancien journaliste et ingénieur de formation, serait son candidat au poste de Premier ministre. Il plaide en faveur de la formation, d'ici un mois, d'un gouvernement d'unité nationale incluant autant de partis élus que possible. Au moins les trois principaux vainqueurs, qui rassemblent une majorité de 141 sièges, ont formulé le vœu de travailler main dans la main pour la nouvelle Tunisie. En outre, dans un esprit de réconciliation, Jebali a annoncé que le candidat d'Ennahdha pour la présidence intérimaire serait soit Marzouki, du CPR, soit Ben Jaafar d'Ettakatol.
 
Mais les défis majeurs qui attendent le nouveau gouvernement sont de trois ordres. D'une part, Ennahdha devra être capable de former non seulement un gouvernement d'unité, mais un gouvernement efficace, qui soit en mesure d'assurer à toute personne la sécurité physique et économique ainsi que des services publics, dans une période de complet bouleversement politique et social. Par chance, les difficultés économiques ont été atténuées cette semaine grâce à la promesse faite par le Qatar – un État qui a joué un rôle de premier plan dans le soutien au Printemps arabe – de verser une aide économique immédiate de 500 millions de dollars.
 
D'autre part, l'Assemblée élue devra rédiger en une année la nouvelle constitution de la deuxième république tunisienne. Les élections ont montré que les Tunisiens penchent largement pour un mouvement islamique modéré et d'autre partis laïcs modérés. Or, trouver comment traduire ces aspirations dans une constitution qui incarne un consensus national ne sera pas chose facile.
 
Enfin – et il s'agit peut-être de la tâche la plus ardue – le nouveau gouvernement devra faire face à la réaction des puissances étrangères, notamment occidentales, qui pendant des décennies ont brandi la menace d'une accession des "islamistes" au pouvoir.
 
Le souvenir du siège et du boycott du Hamas suite à sa victoire aux élections palestiniennes en 2006 est encore très présent. Jusqu'ici, l'administration US et ses alliés européens ont adopté une position d'attente malgré le tapage fait par les néoconservateurs, Les sionistes et les milieux de droite. Dans un laps de deux semaines, les dirigeants israéliens Bibi Netanyahou, Ehud Barak, Shimon Peres et Tzipi Livni ont mis l'Occident en garde contre la montée des “groupes islamiques radicaux” en train de s'imposer au Moyen-Orient et menaçant les intérêts israéliens et occidentaux.
 
Les vieilles voix islamophobes – qui ont crié au loup en se faisant l'écho des peurs israéliennes largement médiatisées  depuis près de 20 ans et en empoisonnant les relations entre l'Occident et les groupes islamiques modérés – ont repris du souffle. La question qui se pose maintenant est de savoir si les dirigeants occidentaux ont appris quelque chose pendant ce temps ou si nous sommes sur le point de manière prévisible le clash des civilisations ?

Total des sièges par parti
 
Parti Nombre de sièges
Ennahdha 90
Congrès Pour la République 30
Ettakatol 21
Al Aridha 19
PDP 17
PDM 5
L'Initiative (Al Moubadra) 5
Afek Tounes 4
L'Alternative Révolutionnaire (Al Badil Al Thawri) 3
MDS 2
Al Mostakilla 2
Echaab (Mouvement du Peuple) 2
Al Watad 2
PNCU 1
MPUP 1
Plan de répartition
Répartition des sièges de l'Assemblée Nationale Constituante
Répartition des sièges de l'Assemblée Nationale Constituante