Alliance zapatiste de libération sociale, fondée à Paris le 12 mars 1995 Liberté, justice, démocratie, partout et pour tous! التحالف الزباتي من أجل التحرر الاجتماعي تأسس بباريس في 12 مـــارس 1995. حرية، عدالة، ديمقراطية في كل مكان وللجميــــــع yekfibasta[at]gmail.com :للاتصال
mardi 30 avril 2013
lundi 8 avril 2013
Nous irons cracher sur la tombe de la Dame de fer
La baronne Margaret Thatcher, qui fut Premier ministre britannique du 4 mai 1979 au 28 novembre 1990, vient de mourir à l'âge de 87 ans. Elle laisse aux peuples des Îles dites britanniques, de l'Angleterre aux Malouines en passant par l'Irlande toujours divisée, un souvenir sinistre. Nous ne verserons pas une seule larme pour cette fille d'épicier devenue une virago adepte de la thérapie de choc capitaliste pour mettre au pas la classe ouvrière et les résistants irlandais-BASTA!
L'héritage rouillé de la Dame de fer : marchés libres rampants, divisions sociales, déclin industriel
Mort de Margaret Thatcher: un œillet rouge pour Bobby Sands
par Francis Combes, poète et éditeur, L'Humanité, 8/4/2013
C'était ça, aussi, Margaret Thatcher : une Dame de fer capable de laisser mourir en prison, après soixante-six jours de grève de la faim, Bobby Sands, militant de l’IRA provisoire de 27 ans, qui venait d’être élu député à la Chambre des communes du Royaume-Uni. Rappel.
Il y a trente ans deux ans, le 5 mai 1981, au terme de soixante-six
jours de grève de la faim, mourait Bobby Sands, en Irlande du Nord,
dans la prison de Maze. Cette prison, installée sur l’ancienne base de
la Royale Air force nommée Long Kesh, fut d’abord un lieu de
détention où l’armée britannique pouvait enfermer sans procès tout
opposant à sa présence. Ainsi, en 1971, lors de l’opération
«Démetrius», 450 hommes des quartiers catholiques de Belfast y furent
parqués dans les H Blocks, des bâtiments en forme de H, dans des
conditions très rudes. Bobby Sands avait vingt-sept ans. Après lui,
dans les jours qui suivirent, moururent neuf autres prisonniers
politiques qui, à son exemple, menèrent jusqu’au bout leur mouvement
de protestation.
La mort de Bobby Sands et de ses camarades provoqua une vague
d’émeutes dans la population catholique irlandaise et ses funérailles
furent suivies par 100 000 personnes. En France, même parmi ceux qui
ne partageaient pas la stratégie et la tactique de l’IRA, la nouvelle
suscita une très vive émotion.
Enfant de la classe ouvrière
Originaire d’une famille modeste de Newtownabbey, Bobby Sands avait
quitté l’école tôt pour faire un apprentissage en carrosserie.
«J’étais seulement un enfant de la classe ouvrière d’un ghetto
nationaliste, écrit-il dans l’un de ses textes de prison. Mais c’est
la répression qui a fait naître en moi l’esprit révolutionnaire de
liberté.» En 1972, à dix-huit ans, il avait rejoint l’IRA provisoire
dont il était devenu un militant. La même année, des loyalistes
(protestants favorables à la couronne d’Angleterre) obligèrent sa
famille à quitter leur logement et à partir s’installer dans un autre
quartier, à Twinbrook, dans l’ouest de Belfast. Une première fois, en
1972, Bobby fut condamné à quatre ans de prison pour détention d’armes
à feu. Quelque temps après sa libération, en 1976, il se fit à
nouveau arrêter, avec plusieurs de ses camarades, dans une voiture,
après une fusillade avec la police royale d’Ulster et fut condamné à
quatorze ans de prison
En prison, Bobby Sands se retrouva bientôt officier commandant des
membres de l’IRA et il contribua à relancer la lutte pour que leur soit
reconnu le statut de prisonniers politiques, pour que soit mis fin
aux mauvais traitements (passages à tabac et humiliations étaient
monnaie courante de la part des gardiens), pour le droit de recevoir
des visites et le droit de porter des vêtements civils. Devant la fin
de non-recevoir obstinée opposée par les autorités anglaises, les
prisonniers menèrent d’abord ce qu’on appela le «Blanket protest».
Refusant de porter l’uniforme des détenus, 300 d’entre eux décidèrent
de rester en permanence nus ou seulement enveloppés d’une couverture,
malgré le froid qui régnait dans la prison.
Dirty protest
Puis, ils durcirent leur mouvement. Ce fut le «Dirty protest» ou le
«No wash protest» qui consista pour les prisonniers à refuser de se
laver et même à étaler leurs excréments sur les murs… Thatcher
continuant à faire la sourde oreille, ils décidèrent alors d’engager
les uns après les autres la grève de la faim de telle manière que, si
l’un d’entre eux mourait, le relais soit pris par ses camarades. Mais
la «Dame de fer» refusa de se laisser fléchir… Ce mouvement suscita un
grand écho. (En tous temps et en tous lieux, le martyre est une forme
de lutte. Évidemment particulièrement efficace dans des pays où les
sentiments religieux sont forts (comme hier dans l’Irlande catholique
ou aujourd’hui dans le monde musulman). Mais cela vaut aussi pour ceux
qui ont fait le choix de Prométhée, cette « religion » ou, en tout
cas, cette foi en l’homme qu’est le communisme. Il suffit de penser à
la force des exemples de Rosa Luxemburg ou Che Guevara…)
Prisonnier et candidat
En avril 1981, après le décès d’un de leurs députés, les
républicains présentèrent le prisonnier de Long Kesh aux élections
législatives partielles. Et Bobby Sands fut élu. Ce qui conduira le
gouvernement Thatcher à modifier la loi pour interdire à des
prisonniers d’être candidats. L’intransigeance dont fit preuve madame
Thatcher pendant la grève de la faim et le cynisme qu’elle exprima
ensuite («Il a choisi de s’ôter la vie, a-t-elle déclaré. C’est un
choix que son organisation ne laisse pas à beaucoup de ses victimes.»)
ne furent pas pour rien dans l’émotion qui suivit sa mort.
Mais la détermination de Bobby Sands et de ses compagnons, ainsi que
la force de leur conviction furent aussi pour beaucoup dans le
mouvement de sympathie qui se leva. À certains égards, Bobby Sands
n’était pas seulement une victime du système carcéral britannique,
mais un combattant dont on pouvait comprendre et partager la cause.
«Je n’arrêterai pas, avait-il écrit, tant que l’Irlande ne sera pas
devenue une République, indépendante et socialiste.»
Vaincu dans la vie, Bobby Sands remportait dans la mort une victoire morale et devenait un martyr de la liberté.
- A lire aussi:
- A voir aussi:
La bande-annonce du film Hunger, de Steeve McQueen, à propos de Bobby Sands
Libellés :
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Royaume-Uni
dimanche 31 mars 2013
Declaración universal del derecho de los pueblos a la rebelión Déclaration universelle du droit des peuples à la rébellion الإعلان العالمي في حق الشعوب في التمرد
|
Considerando
que la dignidad intrínseca y los derechos inalienables de la inmensa mayoría
de la familia humana son totalmente desconocidos y atropellados por Estados y
empresas multinacionales, quienes supuestamente deberían defenderlos y
respetarlos, corazón
Considerando
que las leyes del mercado sólo brindan terror y miseria a la inmensa mayoría
de la humanidad, miles de millones de seres humanos que los condena a muerte por cuestionar su
orden establecido o les respeta la vida a condición de renunciar a vivir
dignamente,
Considerando
que el derecho a la vida está siendo permanentemente violado por los
detentores del capital, sea por acciones violentas directas o indirectamente
obligando a pueblos enteros a fallecer de inanición,
Considerando
que el capitalismo está acabando con todas las formas de vida y con ello está
aniquilando a comunidades humanas enteras,
Considerando
que el estado de derecho dentro de cada Estado Nacional, en muchos casos, ha
contribuido eficazmente a reproducir esta situación de hambre, terror y
muerte,
Considerando
que el sistema de Naciones Unidas es absolutamente incapaz de impedir esta
situación,
Las
organizaciones y personas participantes del XI Foro Social Mundial declaramos
Que hace mucho tiempo llegó la hora de acudir al
Supremo Derecho de Rebelión.
Que deben ejercerlo pueblos, comunidades o grupos
unidos por unos mismos intereses, que no son otros que la vida digna. De la
vida, porque es el sustento básico sin el que no puede disfrutarse cualquier
otro derecho y de la dignidad, porque
la existencia de la vida exige de unas garantías vitales, políticas y
económicas mínimas, comunes para todos,
que permita a los seres humanos desplegar el otro gran derecho, el de
la libertad individual.
Que el Derecho a la Rebelión colisionará con los
derechos de los dueños del poder y del
capital.
Que en ésta colisión el derecho de las mayorías prevalecerá sobre el derecho de
las minorías ricas y poderosas.
Que el Derecho a la Rebelión exigirá, al interior
de quienes lo realicen, el más riguroso respeto a los Derechos Humanos,
entendidos estos como una guía práctica para encontrar la armonía e entre los
hombres y los pueblos, y no como una religión o secta incapaz de interactuar con otras concepciones
científicas, filosóficas o culturales.
Que a más de reivindicar y aplicar los derechos civiles y políticos,
habremos de enfatizar en la consecución de los derechos económicos, sociales
y culturales a que son merecedores los individuos y los pueblos.
Que dada la magnitud de esta Declaración
convocamos a todas las personas y
entidades a organizarse para tan magna y arriesgada tarea. El fuerte no se le
rinde al débil, el organizado no cederá al desorganizado.
La atrocidad de los capitalistas contra el resto
de la humanidad, aniquilando su vida y
su dignidad, exige ejercer ya el supremo derecho a la insurrección (consagrado
en el preámbulo de la Declaración Universal de los DDHH de 1948)
Fuerzas rebeldes
Desde Djebel Lahmar, Túnez, 30-3-2013 |
Considérant
que la dignité intrinsèque et les droits inaliénables de l'humanité ne sont
absolument pas reconnus et sont
piétinés par des États et des entreprises transnationales, qui sont
supposés pourtant les défendre et les respecter;
Considérant
que les lois du marché n’apportent que terreur et misère à l’immense majorité
de l’humanité - des milliards d’êtres humains - qu’elles condamnent à mort
parce qu’ils remettent en cause l’ordre établi et ne respectent leur vie qu'à condition qu'ils renoncent
à la vivre dignement ;
Considérant
que le droit à la vie est violé en permanence par les détenteurs du Capital,
soit par des actions violentes directes ou en obligeant indirectement des peuples
entiers à mourir d’inanition ;
Considérant
que le capitalisme est en train de mettre fin à toutes les formes de vie,
rayant des communautés entières de la carte ;
Considérant
que l’état de droit à l’intérieur
de chaque État national, dans de
nombreux cas, a contribué à reproduire efficacement cette situation de faim,
de terreur et de mort ;
Considérant que le système des Nations Unies est absolument incapable d’empêcher cette
situation ;
Nous,
organisations et personnes
participantes au XIème Forum Social Mondial, déclarons
Que
l’heure de recourir au droit suprême de rébellion a sonné depuis longtemps ;
Qu’il
doit être exercé par des peuples, des communautés ou des groupes unis par les mêmes intérêts qui ne sont autres que la défense d’une vie digne. De la vie parce
qu’elle est le fondement de base sans lequel
on ne peut jouir d’aucun autre droit et de la dignité, parce que
l’existence de la vie requiert des garanties vitales : politiques et économiques, communes à toutes et tous,
qui permettent aux êtres humains d’exercer l’autre droit fondamental, celui
de la liberté individuelle ;
Que
le droit à la rébellion se heurtera
aux droits des maîtres du pouvoir et du Capital ;
Que
dans cette collision le droit des majorités prévaudra sur le droit des
minorités riches et puissantes ;
Que
le droit à la rébellion exigera, de ceux qui l’exerceront, le respect le plus
rigoureux des droits humains, ceux-ci étant entendus comme un guide pratique
pour trouver l’harmonie entre les hommes et les peuples, et non comme une
religion ou comme une secte incapable d’interagir avec d’autres conceptions
scientifiques, philosophiques ou culturelles ;
Qu’en
plus de revendiquer et d’appliquer les droits civils et politiques, nous
devrons mettre l’accent sur l’obtention des droits économiques, sociaux et
culturels pour tous les peuples et
individus;
Qu’au
vu de l’importance de cette déclaration, nous appelons toutes les personnes,
les groupes et associations libres à s’organiser pour une tâche aussi
importante et risquée. Désorganisé, tu seras écrasé, organisé, tu pourras
résister et gagner.
L'atrocité
des capitalistes à l'encontre de l’humanité, qui anéantit sa vie et sa
dignité, nous oblige à exercer désormais le droit suprême à
l'insurrection (consacré dans le préambule
de La Déclaration Universelle des
Droits Humains de 1948).
Forces
rebelles
Djebel Lahmar, Tunis, 30 Mars 2013 |
باعتبار أن الكرامة الانسانية والحقوق الغير قابلة للبيع للمجموعة البشرية ليست معروفة ومداس عليها من الدول والشركات متعددة الجنسيات والتي من المفروض أن تحترمها وتدافع عنها.
باعتبار أن قوانين السوق لا تجلب غير الخوف والفقر للأغلبية الساحقة الانسانية ومليارات من البشر، و تحكم عليهم بالموت لأنهم يصغون النظام القائم في موضوع تساؤل كما انها لا تحترم حياتهم الا اذا تنازلوا عنها وصارت بلا كرامة.
باعتبار أن الحق في الحياة مغتصب باستمرار من قبل رؤوس الأموال إمّا بأفعال عنيفة مباشرة أو بإجبار الشعوب على الموت بطريقة غير مباشرة.
باعتبار أن الرأسمالية بصدد وضع نقطة النهاية لكل أشكال الحياة فتمحو بذلك مجموعات كاملة من الخريطة
باعتبار أن دولة القانون في داخل كل دولة وطنية ساهمت في حالات عدة في إعادة انتاج حالة الجوع الخوف والموت بكل جدارة.
باعتبار أن نظام الأمم المتحدة عاجز بالكامل عن منع هذه الوضعية، فإن المنظمات والأشخاص المشاركين في المنتدي العالمي الاجتماعي التاسع عشر نعلن:
أن ساعة اللجوء للحق الأعلى في الثورة قد دقت منذ مدة
ان هذا الحق يجب أن تمارسه الشعوب وكل المجموعات التي تجمعها نفس الاهتمامات التي لا يمكن أن تكون غير الدفاع عن الحياة الكريمة، الدفاع عن الحياة التي لا تعدو إلا أن تكون حجدر الأساس والتي من دونها لا يمكن أن نتمتع بأي حق آخر وبالكرامة، اذ أن وجود الحياة يتطلب ضمانات حياتية، سياسية واجتماعية على الأقل، ضمانات تكون متوفرة للجميع تسمح للانسان بصفة عامة أن يمارس الحق الأساسي الآخر ألا وهو الحرية الشخصية .
أن الحق في الثورة يتصادم مع حقوق من يمسكون بزمام السلطة ورأس المال..
في خضم هذا التناقض فإن حق الأغلبية يجب أن يسود حق الأقليات الثرية والمسيطرة.
أن الحق في التمرد يتطلب ممن سيطبقونه الاحترام الحقيقي لحقوق الانسان باعتبار أن هؤلاء سيكونون بمثابة القائد الجاد من أجل ايجاد التوافق بين الأشخاص والشعوب ليس كدين أو مذهب يكون عاجزا عن التفاعل مع أي رؤية علمية، فلسفية أو ثقافية.
بالاضافة للمطالبة بالحقوق المدنية والسياسية وتطبيقها، يجب علينا أن نطالب بالحقوق الاقتصادية الاجتماعية والثقافية التي هي من حق الأفراد كما الشعوب.
أمام أهمية هذا الاعلان فإننا ندعو جميع الأشخاص والمكونات الى التنظم من أجل وظيفة على قدر كبير من الأهمية والخطورة إن القوي لا يخضع للضعيف، والمنظم لا ينحني أمام الفوضوي، إن بشاعة الرأسماليين أمام باقي البشر وقضاءهم على كرامتهم، يتطلب من الآن فصاعدا ممارسة الحق الأعلى في التمرد (المذكور في مقدمة الاعلان العالمي لحقوق الانسان في 1948).
المتمردون الأقوياء
من الجبل الأحمر
30 مارس 2013
|
jeudi 21 mars 2013
L’Amérique latine dit adieu à Hugo Chávez
par Maurice Lemoine, Le Monde diplomatique, 12 mars 2013
« En dépit des discours
sur l’unité de l’Amérique latine, le chavisme a nui à l’intégration
régionale », affirme Paulo A. Paranagua dans « Le Monde »
du 7 mars. Une assertion à comparer aux témoignages et réactions des
différentes figures politiques latino-américaines suite à la mort du commandante Hugo Chávez, le 5 mars dernier…
Antigua-et-Barbuda (membre de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique ; ALBA)
« La contribution de Chávez au développement d’Antigua-et-Barbuda et
des Caraïbes en général ne sera jamais oubliée. Les Caraïbes ont une
dette de gratitude envers le Venezuela pour avoir partagé avec elles un
fils de la terre, dont l’imposante présence physique n’avait d’égale que
l’intelligence exceptionnelle et la compassion. »
Winston Baldwin, premier ministre.
Winston Baldwin, premier ministre.
Argentine
« C’est le meilleur ami qu’a eu l’Argentine lorsque personne ne nous
tendait la main. (...) Les hommes comme Chávez ne meurent jamais. Il vit
et il vivra dans chaque vénézuélien et vénézuélienne qui ont cessé
d’être invisibles et sont devenus protagonistes [de leur histoire]. Cet homme leur a ouvert l’esprit. Personne ne pourra le leur refermer, jamais. Avant de repartir [en Argentine], je
me suis approchée et, sans le regarder, j’ai touché le drapeau posé sur
le cercueil. (...) Ne vous l’ai-je pas dit : Chávez est vivant. Pour
toujours. »
Cristina Fernández de Kirchner, présidente.
Cristina Fernández de Kirchner, présidente.
Bolivie
« Nous sommes blessés par le décès du frère, du compagnon Hugo
Chávez, mon frère solidaire, mon compagnon révolutionnaire,
latino-américain qui a lutté pour la “grande patrie” comme le fit Simón
Bolívar en donnant sa vie pour la libération du peuple vénézuélien. Je
regrette de dire que les oligarchies impériales sont sûrement en train
de faire la fête, que les médias et l’opposition à Chávez ont démontré
leur inhumanité, leur incapacité de respecter un patient et un peuple
qui souffrent. Mais, tant pis, le plus important est que nous luttons
pour cette libération pour laquelle a lutté Chávez. Et les peuples qui
luttent pour leur liberté sont aujourd’hui unis : c’est le plus
important. Chávez demeurera présent dans toutes les régions du monde,
parmi tous les mouvements sociaux, pour accompagner ces grands processus
de changement, de construction de l’égalité, après tant d’années de
soumission et de pillage. »
Evo Morales, président.
Evo Morales, président.
Brésil
« Le gouvernement brésilien n’était pas toujours entièrement d’accord avec le président Chávez (...) mais [celui-ci] laissera
un vide dans le cœur de l’histoire et dans les luttes de l’Amérique
latine. Je le regrette en tant que présidente et en tant que personne
qui avait une grande tendresse pour lui. »
Dilma Rousseff, présidente.
Dilma Rousseff, présidente.
« C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai reçu la nouvelle du décès
du président Hugo Chávez. Je suis fier de l’avoir côtoyé et d’avoir
travaillé avec lui pour l’intégration de l’Amérique latine et pour un
monde plus juste.
Compañero Chávez : si tu n’existais pas, tu devrais naître à nouveau parce que le monde a besoin de dirigeants comme toi ! »
Luiz Inácio Lula da Silva, ex-président.
Luiz Inácio Lula da Silva, ex-président.
Chili
« J’ai eu l’honneur de travailler avec le président Chávez à la
création de la première communauté qui regroupe tous les Etats
d’Amérique latine et des Caraïbes [la Celac] et à travers laquelle il a montré un véritable engagement en faveur de l’intégration latino-américaine. »
Sebastián Piñera, président.
Sebastián Piñera, président.
Colombie
« L’obsession qui nous unissait, et qui a été la base de notre
relation, était la paix de la Colombie et de la région. Si nous avons
avancé dans un processus solide de paix, avec des progrès clairs et
concrets, des avancées comme jamais il n’y en avait eu avec la guérilla
des FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie], c’est
aussi grâce au dévouement et à l’engagement sans limites du président
Chávez et du gouvernement vénézuélien. (...) Il disait que c’est ce que
voulait Bolivar, et il avait raison. »
Juan Manuel Santos, président.
Juan Manuel Santos, président.
Costa Rica
« Je ne suis pas venue [aux funérailles] pour donner mon avis
sur l’organisation de la succession au président Chávez. Notre présence
est une marque de solidarité, de tendresse et d’estime pour le peuple
vénézuélien en ce moment de douleur. »
Laura Chinchilla, présidente.
Laura Chinchilla, présidente.
Cuba
« Le président Chávez est parti invaincu, est parti invincible, est
parti victorieux et cela, personne ne pourra le lui enlever, c’est gravé
dans l’histoire, dans l’histoire de son pays, de notre pays, des
Caraïbes, de toute l’Amérique latine et de bien d’autres parties du
monde. »
Raúl Castro, président.
Raúl Castro, président.
La Dominique (membre de l’ALBA)
« Je décrète le deuil national à la Dominique. Avec Chávez, nous avons perdu un grand collègue, un père, un frère et un ami. »
Roosevelt Skerrit, premier ministre.
Roosevelt Skerrit, premier ministre.
Equateur
« Hugo Chávez est mort pour la vie de son Venezuela adoré, de
l’Amérique latine, d’une planète plus humaine et, pour cette raison, on
ne peut dire qu’il est mort, il demeure plus vivant que jamais.
Le fait qu’un visionnaire aussi solidaire puisse être transformé en
criminel donne une idée de la dictature médiatique en Occident. Nous,
nous devons continuer à lutter pour cette Amérique latine en pleine
libération. L’histoire donnera sa vraie place, sa vraie dimension à Hugo
Chávez. »
Rafael Correa, président.
Rafael Correa, président.
Guatemala
« Nous, les latino-américains, nous devons reconnaître que le
président Chávez n’a pas été un chef d’Etat quelconque ; il a réussi à
fonder l’ALBA, il a impulsé [l’accord pétrolier solidaire] Petrocaribe, la Communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes [Celac] et il a représenté le socialisme du XXIe siècle (...) Il a toujours été disposé à aider le Guatemala. »
Otto Pérez Molina, président.
Otto Pérez Molina, président.
Haïti
« Le Président Chávez était un grand ami d’Haïti. Plus qu’un ami, il
était un frère pour nous. C’est avec beaucoup de respect que je
m’incline devant la dépouille mortelle de ce grand homme. Il n’a jamais
raté une occasion d’exprimer sa solidarité en faveur du peuple haïtien,
dans ses situations les plus délicates. A travers le programme
Petrocaribe, divers chantiers de développement durable ont démarré, des
centaines de projets sont en cours d’exécution grâce à la coopération
vénézuélienne. »
Michel Martelly, président.
Michel Martelly, président.
Honduras
« Le président Chávez a été un leader extraordinaire, qui a lutté
pour l’union des peuples latino-américains (...) Avec sa mort,
l’Amérique latine perd un bon exemple et un homme qui a lutté pour
l’inclusion sociale ; jamais le peuple vénézuélien n’en avait connu une
comme celle dont il jouit aujourd’hui et ceci est un processus
irréversible. »
Porfirio Lobo, président.
Porfirio Lobo, président.
« Sa mort ne doit pas être vue comme un échec, mais comme une source
d’inspiration pour tous les latino-américains qui luttent pour les
principes et les valeurs éternelles (...) Chávez a été comme un frère
qui a tendu la main au Honduras, entre autres à travers l’ALBA, en
matière d’aliments, de réforme agraire, d’énergie grâce à Petrocaribe,
et de solidarité. Bien peu de fois, dans l’histoire de ce pays, a-t-on
vu quelqu’un d’aussi désintéressé et généreux que le leader
vénézuélien. »
Manuel Zelaya, président renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.
Manuel Zelaya, président renversé par un coup d’Etat le 28 juin 2009.
Mexique
« Devant la perte sensible d’un de ses chefs d’Etat, nous sommes
venus, au nom du peuple du Mexique, exprimer nos condoléances ainsi que
notre affection et notre solidarité au peuple vénézuélien. »
Enrique Peña Nieto, président.
Enrique Peña Nieto, président.
Nicaragua
« Nous nous sentons plus engagés que jamais, nous sommes une seule
famille, la famille vénézuélienne, la famille nicaraguayenne, la famille
latino-américaine, la famille de la planète terre, nous sommes une
seule famille, et le comandante Chávez a inspiré cette famille en
direction de la solidarité, en direction de l’amour, en direction de la
paix et, à partir d’aujourd’hui, il nous accompagnera dans ces luttes
que nous allons continuer à mener. »
Daniel Ortega, président.
Daniel Ortega, président.
Panamá
« Il ne me reste qu’à présenter mes sincères condoléances à la famille d’Hugo Chávez. »
Ricardo Martinelli, président.
Ricardo Martinelli, président.
Paraguay
« Hugo Chávez appartient au patrimoine de l’Amérique latine et de la
Caraïbe. Malgré son absence, la révolution bolivarienne est entre de
bonnes mains, car elle est entre les mains du peuple vénézuélien qui,
aujourd’hui, garantit les changements dans cette patrie. »
Fernando Lugo, président renversé par un coup d’Etat le 22 juin 2012.
Fernando Lugo, président renversé par un coup d’Etat le 22 juin 2012.
Pérou
« Parler du président Chávez, c’est parler du futur, parce qu’il
poursuivait le rêve de l’unité latino-américaine. Il a laissé un esprit
libertaire aux prochaines générations. »
Ollanta Humala, président.
Ollanta Humala, président.
République dominicaine
« S’il fallait rebaptiser Hugo Chávez avec un nouveau nom, celui-ci serait Solidarité. »
Danilo Medina, président.
Danilo Medina, président.
Saint-Vincent-et-les-Grenadines (membre de l’ALBA)
« C’est le Titan de l’Amérique latine et de la Caraïbe, un phare, une
lumière brillante qui nous a illuminé dans notre recherche de la
justice, de la paix, de la démocratie et de l’élévation de l’humanité,
spécialement celle des pauvres, des défavorisés et des
marginalisés. Sans lui, il n’y aurait pas eu Petrocaribe, ni l’ALBA, ni
la Celac, ni, dans tous les domaines, les programmes bilatéraux. »
Ralph Gonsalves, premier ministre.
Ralph Gonsalves, premier ministre.
Salvador
« La mort de celui qui a été l’un des leaders latino-américains les
plus forts et les plus populaires produira sans doute un vide politique,
mais, surtout, dans le cœur des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes. »
Mauricio Funes, président.
Mauricio Funes, président.
« Chávez est dans le cœur des peuples de son pays, de l’Amérique
latine et de la Caraïbe. Le Venezuela a aujourd’hui une grande
responsabilité, car il est le phare qui illumine l’Amérique latine et le
monde. Il n’y a pas de marche arrière pour le Venezuela ; la voie à
suivre est d’approfondir les grandes transformations révolutionnaires
engagées par Chávez. »
Salvador Sánchez, vice-président.
Salvador Sánchez, vice-président.
Uruguay
« On regrette toujours la mort, mais quand il s’agit d’un militant de
première ligne, de quelqu’un que j’ai un jour défini comme “le
gouvernant le plus généreux que j’aie jamais connu”, la douleur a une
autre dimension. »
« Ce qui restera vivant est la cause de Chávez. L’essentiel. Une
œuvre d’intégration. Et nous allons continuer à suivre ce chemin, avec
ses contradictions, ses marches et ses contre-marches. Mais il n’y aura
aucune personnalité, à court terme, pour jouer le rôle symbolique [de Chávez]
parce que, lorsque tombe un très grand arbre, il laisse un vide
gigantesque. Il y a des hommes qui symbolisent des causes. Pour l’heure,
la cause demeure et nous avons perdu le symbole (...) Mais le capital
accumulé, débordant de richesse, permettra de dépasser ce moment. »
José Mujica, président.
José Mujica, président.
Venezuela
Depuis son décès le 5 mars jusqu’au jour de ses obsèques, le 8, des
centaines de milliers de Vénézuéliens, tristes, affectés, voire
désespérés, mais vêtus de rouge et entonnant souvent des chants
révolutionnaires, ont défilé dans Caracas et devant sa dépouille pour
rendre hommage au comandante. « Pour me recueillir vingt secondes devant son cercueil, témoigne Mme Nelly Rivas, depuis Caracas, j’ai
fait neuf heures de queue. D’autres ont attendu deux jours. Ce matin,
mes frères y sont allés et ont dû rebrousser chemin : tout était
paralysé par des files d’attentes interminables de gens qui, avec toute
la patience du monde, étaient disposés à attendre le temps qu’il
faudrait pour lui faire leurs ultimes adieux. [1] »
A Paris, le 8 mars, jour des obsèques, interrogé dans les studios de
BFM TV par le présentateur du journal qu’étonnaient ces files pouvant
atteindre trois kilomètres, pour un caudillo attaqué sans répit
par tous les médias, le journaliste « spécialiste du Venezuela »
François-Xavier Freland fit une réponse qui restera dans les annales : « Oh, vous savez, dans cette foule, il y a beaucoup de curieux... »
La nouvelle géographie de l’intégration
![]()
- Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).
Née le 14 décembre 2004, à La Havane, à l’instigation des présidents Hugo Chávez et Fidel Castro (sous le nom d’« Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique »), l’ALBA a pour objectif de développer un mode d’intégration distinct du modèle économique néolibéral. Prônant la coopération, la solidarité, la complémentarité et le respect des souverainetés nationales, le duo initial Cuba-Venezuela a été rejoint par la Bolivie (2006), le Nicaragua (2007), le Honduras et l’île caribéenne de la Dominique (2008). Devenue ALBA/TCP (Traité de commerce des peuples) à l’initiative du président bolivien Evo Morales, puis « Alliance » bolivarienne en 2008, elle a reçu l’adhésion de l’Equateur, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ainsi que d’Antigua-et-Barbuda. Lors de son sommet de Caracas (4 et 5 février 2012), elle a accueilli Sainte-Lucie et le Surinam, qui disposent désormais d’un statut d’invités spéciaux, et Haïti (observateur depuis 2007) de celui d’invité permanent. Le Honduras s’en est pour sa part retiré après le coup d’Etat de 2009 contre le président Manuel Zelaya.
- Petrocaribe
Né le 29 juin 2005 à Puerto la Cruz (Venezuela), cet accord de coopération énergétique a initialement regroupé quatorze pays des Caraïbes et de l’Amérique centrale à qui, indépendamment de la couleur de leurs gouvernements, le Venezuela s’est engagé à livrer du pétrole à prix préférentiels et avec d’importantes facilités de paiement. L’initiative compte actuellement dix-huit membres : Antigua et Barbuda, les Bahamas, le Belize, Cuba, la Dominique, la Grenade, le Guatemala, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, le Nicaragua, la République dominicaine, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Surinam et, bien sûr, le Venezuela (expulsé après le renversement du président Manuel Zelaya, le Honduras a manifesté le souhait de réintégrer l’organisation).
- Union des nations sud-américaines (Unasur)
Le 18 décembre 2004, durant le IIIe sommet sud-américain réuni à Cuzco (Pérou), les président des douze pays de la région ont signé la « Déclaration de Cuzco » à travers laquelle ils ont décidé de fonder une communauté des nations. Après deux autres réunions tenues en 2006 à Cochabamba (Bolivie) et en 2007 dans l’île de Margarita (Venezuela), le traité constitutif de l’Unasur a été signé à Brasilia, le 23 mai 2008, avant d’entrer en vigueur le 11 mars 2011 à Quito (Equateur). Première organisation régionale à s’être explicitement émancipée de l’influence des Etats-Unis, elle regroupe l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.
- Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (Celac)
Créée les 2 et 3 décembre 2011 à Caracas, l’organisation regroupe l’ensemble des Etats de la région, à l’exception du Canada et des Etats-Unis, et entend implicitement contrebalancer, sinon remplacer à terme, l’Organisation des Etats latino-américains (OEA) traditionnellement dominée par Washington. Le Paraguay en a été exclu après le coup d’Etat de 2012 contre le président Fernando Lugo et, signe d’une indépendance affirmée, elle est actuellement présidée par Cuba.
- Banque du Sud
La Banque du Sud est née officiellement le 26 septembre 2009 à travers la signature de sa convention constitutive par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela. Elle a pour objectif d’accorder des crédits aux pays membres de l’Unasur pour financer leurs développements économique, social et environnemental.
- Conseil de défense sud-américain
Dans le cadre de l’Unasur, cette organisation d’échange d’informations militaires née le 9 mars 2009 regroupe l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Chili, l’Equateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.
Sources :
Sur le web : VenezuelaInfos, Resumen latinoamericano, BBC Mundo, Alba TV, MAXImini.com, Prensa latina.
Médias : GTC Radio (Saint George ; la Grenade), RCN (Bogotá), Secrétariat de communication sociale de la présidence du Guatemala, El Heraldo (Tegucigalpa), Tiempo (Tegucigalpa), Granma (La Havane), Milenio (Mexico), Pagina 2 (Buenos Aires).
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