dimanche 23 août 2015

Là où Tsipras est passé, l'herbe repoussera-t-elle ?

Ceux et celles qui n'ont pas lu cet article prophétique d'octobre 2014 feraient bien de le lire maintenant
Alexis Tsipras, version 3.0 : coopté par la Sainte Alliance des Socialos et des Jèzes
Ainsi donc, Alexis Tsipras aura été au "pouvoir" 206 jours. 206 jours durant lesquels il a réalisé une prouesse que très peu de gens avaient imaginée : élu sur des promesses de gauche, il les a toutes trahies, liquidant l'espoir qu'il avait suscité et le "parti" qui l'avait mis à sa tête, achevant le travail de destruction entamé par ses prédécesseurs "socialiste" (Papandréou) et "conservateur" (Samaras). Les Grecs vont avoir le sinistre privilège de voter pour la troisième fois cette année, le 20 septembre. Et comme on peut gager qu'une très grande partie des électeurs de SYRIZA vont s'abstenir, on risque fort de se retrouver avec le parti nazi Aube Dorée en tête. Bravo Alexis, tu as vraiment fait un bon boulot !
Quelques articles à lire pour approfondir la question


Les conséquences internationales catastrophiques de la capitulation annoncée de Syriza et les responsabilités criminelles de M. Tsipras
Yorgos Mitralias Γιώργος Μητραλιάς
Athènes, 21 août 2015-Comme on devait s’y attendre, la direction prise par le gouvernement Tsipras après la funeste journée du 13 Juillet a confirmé la prévision pessimiste (1) selon laquelle il allait ... Lire la suite
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Grèce: La nécessité de former une majorité gouvernementale antimémorandaire est incontestable
Ε.ΠΑ.Μ.-Ενιαίο Παλλαϊκό Μέτωπο United People's Front Front Populaire Uni
Communiqué du Secrétariat politique d’EPAM, Athènes, 21 août 2015   La démission du gouvernement Tsipras et le recours prématuré aux urnes au mois de septembre sont le résultat iné ... Lire la suite
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Grèce : Les 13 mensonges de Tsipras et la réalité du troisième Mémorandum
Panagiotis Mavroeidis Παναγιώτης Μαυροειδής
En s'adressant une fois de plus au peuple, le Premier ministre a annoncé une élection express. Ses déclarations constituent une somme de monstrueux mensonges ayant pour but de valider une fraude politique dont les consé ... Lire la suite
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Syriza, le clou dans le cercueil de LA gauche ?
Christine Cooreman
Les Grecs ont une belle expression : « Les linceuls n’ont pas de poches ». Pour dire que, une fois qu’on passe l’arme à gauche on n’emporte rien dans l’au-delà. N’est-ce ... Lire la suite

Grèce : "Unité populaire" est née !
Stathis Kouvelakis
Tôt dans la matinée, 25 députés de SYRIZA ont quitté le groupe parlementaire de leur parti pour créer un nouveau groupe sous le nom d’Unité Populaire. La plupart de ces députés sont ... Lire la suite
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Traductions disponibles : Español  Italiano  Português 

Manolis Glézos lance un appel à une coopération populaire de résistance
Manolis Glézos a envoyé un message par le biais du mouvement « Energoi Polites » (Citoyens Actifs) à l’occasion de la démission du gouvernement, sur fond d’élections anticipé ... Lire la suite
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mardi 18 août 2015

Tel-Aviv-sur-Seine ou l’esprit munichois : chronique d’un naufrage

par Sayed Hasan, 17/8/2015
« Entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. » (Citation attribuée à Winston Churchill ; il l’aurait prononcée après les accords de Munich, pour dénoncer l’abandon de la Tchécoslovaquie par la France.) 
 


Le projet obscène de célébration de l’État terroriste d’Israël sur les rives de la Seine, tout juste un an après le dernier massacre à Gaza, a été conçu en mai 2015 par les maires de Paris et de Tel-Aviv, et fut préparé avec un soutien actif des gouvernements français et israélien. Révélé au public une semaine avant sa tenue, prévue le 13 août 2015, il a déchaîné une telle tempête d’indignation en France – politique, médiatique, sociétale, etc. – qu’il est rapidement apparu que l’ambiance de cet événement serait bien plutôt explosive que festive. Si bien que moins de 48 heures avant sa tenue, un collectif d’organisations de soutien au peuple palestinien[1] a été reçu par la Préfecture de police de Paris, et a obtenu un espace immédiatement adjacent à Tel-Aviv-sur-Seine et de longueur égale pour y organiser une contre-manifestation nommée Gaza-sur-Seine, en même temps que le projet soutenu par la ville de Paris.
Quelles sont les leçons à tirer de cette journée mémorable ?

lundi 17 août 2015

Grèce : La nuit des dupes
Une nuit qui dure depuis cinq ans et demi

par Christine Cooreman, 17/8/2015

Au petit matin du vendredi 14 août, le Parlement grec a adopté le 3ème Mémorandum, autrement dit le "plan de sauvetage", qui impose à la Grèce une série de "réformes" meurtrières en échange d'un nouveau prêt de 85 milliards d'euros. Au total, 222 élus ont voté pour, 64 se sont prononcés contre – dont une trentaine membres de Syriza, y compris l’ex-ministre des Finances Varoufakis –, 11 se sont abstenus (3 députés étaient absents). Le texte a donc été validé à la majorité grâce au soutien des trois grands partis d’opposition, Nouvelle Démocratie (conservateur), le Pasok ("socialiste") et To Potami ("centre gauche"). Christine Cooreman nous raconte comment elle a vécu ces heures noires.-Tlaxcala

http://tlaxcala-int.org/upload/gal_11239.jpg
"La nuit du 13 au 14 août 2015"
Dimitris Hantzopoulos,  quotidien I Kathemirini du 14 août 2015
D'habitude, je traduis (c'est ce que je fais pour gagner mon pain quotidien). Je ne dis pas ce que moi je pense. Mais, ce coup-ci, ce sera différent. Quoique, dans un sens, il s'agira de nouveau de traduire. Mais, ce sera traduire en mots tout un vécu. Celui de la journée du 13 et de la nuit du 13 au 14 août : le coup de grâce...
Cela fait plus de cinq ans maintenant que je lis, j'écoute, je discute et me dispute, pour comprendre ce qui nous est tombé sur la tête, ici, en Grèce et, là, en « Europe ». Je n'ai jamais été conservatrice (sauf en 1e primaire où je passais tous les matins saluer la directrice de l'école...) et ce que j'avais connu de plus « à gauche » était le parti communiste grec de la fin des années 70 et du début 80. La dictature des colonels m'avait très peu touchée (j'avais 11 ans et des poussières quand ils ont dû quitter le pouvoir) mais j'avais vécu une certaine mentalité (celui du caporal ou du contrôleur de bus qui se croit investi du pouvoir suprême et sorti de la cuisse de Jupiter....).
J'étais absente de Grèce entre 1982 et septembre 1990. Donc, certaines choses bien importantes, je ne les ai pas vécues de première main. Mais, j'ai eu le temps de vivre LE « changement », avec l'arrivée d'Andréas Papandréou au pouvoir. « La Grèce appartient aux Grecs » (et « la mer Égée appartient à ses poissons », comme on pouvait lire sur certains murs...). Je suis partie alors que le mouvement de l'antipsychiatrie grandissait... je suis allée étudier la psychologie clinique. Après la première année, le mouvement avait déjà dégonflé... mais, moi j'ai poursuivi.
Tout ça, pour planter le décor et dire que je ne parlerai pas en expert...
Ainsi, les mesures d'austérité ont commencé à pleuvoir depuis cinq ans. Des mesures « inévitables », « méritées » selon d'aucuns... Nous avons appris des termes nouveaux : service de la dette publique, FSM, BCE, EFSF, créanciers, mémorandum, souveraineté nationale, solidarité... des commissaires aux noms étrangers nous « expliquaient » que nous avions mal vécu dans un État qui n'en n'était pas un et qu'ils allaient nous fournir toute « l'assistance » nécessaire pour que nous devenions finalement un État digne de ce nom ! Certains Grecs -des politiciens, des industriels, des « intellectuels », surtout – considéraient que le « mémorandum » était une bénédiction...
Les mémorandums ont « avalé » un nombre non négligeable de gouvernements élus ou plantés par les bons soins de nos « partenaires » européens.
Entre-temps, nous avons fait plus ample connaissance avec l'extrême-droite, le chômage croissant, l'injustice profonde des mesures, les suicides, les dispensaires sociaux gérés par des médecins bénévoles qui voulaient suppléer aux lacunes de l’État qui ne faisait que se réduire au fil du temps et des mesures.
Non, les Grecs n'ont pas accepté leur sort. Ils se sont soulevés. Ce premier été-là, les places furent occupées par des milliers d'indignés... ils réclamaient haut et fort la chute du gouvernement, le respect de la Constitution, la dignité, enfin ! Ils se sont battus au point d'être battus (par les « forces de l'ordre » et par ce que d'aucuns appellent « les pompiers », ceux qui disaient « attendez un peu, nous viendrons au pouvoir et vous verrez... », mais nous y reviendrons...)
La guerre psychologique fut menée (et l'est toujours) de manière magistrale. Le coup du fouet et de la carotte, la torture de la goutte, la culpabilisation, la flatterie, tout y passe... et surtout le terrorisme, sous toutes ses formes...infligé par les chaînes de TV privées et les journalistes dont certains seraient à la solde de divers employeurs plutôt louches…Ne PAS suivre les JT et émissions d’info en tout genre relève de la survie psychologique…
Comprends-moi bien. Des gens comme toi et moi, qui s'en sortaient tant bien que mal jusque-là, se sont soudain retrouvés en train de devoir à tout le monde : banques, fisc, sécurité sociale... tout... On finit par se demander si on ne va pas taxer l’air qu’on respire…
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mercredi 12 août 2015

Tel-Aviv-sur-Seine: la honte! What a shame!

Sayed Hasan
Troisième-Reich-sur-Seine : la tradition collaborationniste française 

Le 13 août 2015, Paris-plages deviendra, pour 12 heures, Tel-Aviv-sur-Seine. Une idée brillante, et, n’en doutons pas, très courageuse de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Elle vient à point nommé pour commémorer le massacre israélien à Gaza durant l’été 2014, dans lequel plus de 2200 Palestiniens ont péri, dont 551 enfants, et alors même que les cendres du bébé palestinien Ali Dawabcheh, brûlé vif par des colons israéliens, sont encore fumantes. Il est vrai que cette fois-ci, ce n’était pas du phosphore blanc, mais de simples cocktails Molotov, et qu’ils ont causé à peine deux victimes : il faut décidément être aveugle pour ne pas voir qu’Israël est réellement engagé dans une saine voie de modération de sa politique palestinienne.
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Third-Reich-sur-Seine: the French collaborationist tradition

On August 13th, 2015, Paris-plages (Paris-beaches) will become, for 12 hours, Tel Aviv-sur-Seine. A brilliant idea, and, let us not doubt, a very brave one on the part of the Socialist mayor of Paris, Anne Hidalgo. It is especially timely in that it commemorates the Israeli massacre in Gaza in the summer of 2014, in which more than 2,200 Palestinians were killed, including 551 children, and while the ashes of the Palestinian baby Ali Dawabcheh, burned alive by Israeli settlers, are still smouldering. It is true that this time, it was not white phosphorus, but simple Molotov cocktails, and they caused only two victims: one must definitely be blind not to see that Israel is really committed to a sane process of moderation in its Palestinian policy.
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mardi 21 juillet 2015

Adiós Manuel


Traductions disponibles :
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par Fausto Giudice, 21/7/2015
Manuel Talens est mort le mardi 21 juillet à Valence des suites d'une longue maladie. Avec lui nous perdons un frère, un ami, un camarade. Qu'il était irremplaçable, nous le savions déjà depuis longtemps, depuis que la maladie l'avait éloigné de nous. Sa disparition laisse un trou noir.

Manuel avait laissé la blouse de médecin pour endosser l'habit de l'écrivain et du traducteur. Il avait gardé de sa formation et de son expérience médicale une énorme capacité d'attention à l'autre et à la souffrance. Il a été l'un des trois fondateurs du réseau Tlaxcala et le principal rédacteur du Manifeste de lancement de notre réseau et de notre site Tlaxcala en février 2006.

Manuel était un communiste sans parti, un révolutionnaire sans dogmes, un "socratique primaire", dans la mesure où il aurait pu faire sienne la devise du sage d'Athènes : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien ». Nous passions des heures à parler de ce qui se passait dans le monde et, à partir du déclenchement des révolutions arabes, de celles-ci, qu'il faisait tout pour comprendre, au-delà de son ignorance du monde arabe.

Nous nous étions connus en 2005 par la Palestine, à l'occasion de la traduction d'une longue conversation qu'il avait eue avec le saxophoniste, essayiste et romancier ex-israélien Gilad Atzmon. Le titre de ce texte, La beauté comme une arme politique, pourrait être la phrase résumant le credo de Manuel, que rien ne pouvait mettre plus en colère que le travail de cochon fait par certains sites militants traduisant des textes n'importe comment – lui, il disait "avec le cul" -, faisant preuve d'un manque total de respect envers les auteurs, les lecteurs et, finalement, eux-mêmes.
Manuel a été déterminant pour établir une éthique au sein de notre réseau de traducteurs, en contribuant à fixer certaines règles simples. Première règle : pour traduire un texte, il faut le comprendre. Deuxième règle : il faut le rendre compréhensible. Ces évidences ne sont pas encore partagées universellement, malheureusement. Nous avions trouvé une phrase de José Marti résumant la philosophie commune que nous étions en train de bricoler : "Traduire, c’est transcrire d’une langue à une autre. Je crois que c’est plus, je crois que traduire, c’est transpenser".

Dans toutes ses traductions, que ce fût en espagnol, en français ou en anglais, Manuel fut un vrai transpenseur. Sa ville natale de Grenade devrait lui élever une statue à côté de celle de Yehuda Ibn Tibon, le Père des traducteurs. Manuel fut un de ses fils les plus dignes.

 
À Santa Clara, Cuba, en 2005, dans le mausolée du Che : de gauche à droite, Carlos Tena, Manuel Talens, Quintín Cabrera et Gennaro Carotenuto.

jeudi 9 juillet 2015

Violences au M'zab : Qui a intérêt à la tribalisation du Sud algérien ?


De nouveaux affrontements  ont fait une trentaine de morts à Ghardaïa, la principale ville du M'zab, depuis le 4 juillet. Les auteurs de violences, majoritairement des jeunes, en partie masqués, sont difficilement identifiables et leurs motivations pour le moins obscures. Rabha Attaf, qui revient d'un séjour dans la région, nous livre ses premières réflexions.-Tlaxcala

Les affrontements "inter-communautaires" qui agitent depuis quelques temps la ville de Ghardaïa surviennent dans un contexte bien particulier. 

lundi 6 juillet 2015

OΧΙ: Le χ (khi) n'est un "x", Bande de Béotiens!

Au moins deux quotidiens européens ont, ce lundi matin, confirmé une fois de plus que l'UErope est devenue une grande Béotie.
Voici les objets de mon courroux :

Le titre de Libération est évidemment imputable à un obscur secrétaire de rédaction parisien qui n'a absolument aucune idée de la langue grecque, et non pas à la respectable Maria Malagardis, envoyée spéciale "indigène" en Grèce du quotidien drahien, pardon, de la "boîte à outils avec des angles".
Le titre de La Razón, « le plus réactionnaire des quotidiens espagnols » (André Schiffrin dixit) est sans doute imputable au même genre de Béotien, qualifié de secrétaire de rédaction. 

Chers co-Européens...
Lettre d'un Grec qui a voté "Non"

par Giorgos Faraklas Γιώργος Φαράκλας , 3/7/2015
Original: Αγαπητοί συνευρωπαίοι...

Giorgos Faraklas, spécialiste de dialectique hégélienne, enseigne la philosophie politique à l’université Panteion (Athènes).


... en 1967 ma mère fut arrêtée. Quelques jours plus tard, nous quittions la Grèce pour un autre pays. En 1974, la Turquie envahissait Chypre. Quelques jours plus tard, mon père était mobilisé. Aujourd'hui, je vis à nouveau, comme alors, un moment de peur et d'impuissance. Chers co-Européens, pourquoi nous soumettez-vous à une telle épreuve?

dimanche 5 juillet 2015

Αρκετά*! Un "Non" qui veut dire "Basta"!

par FG, 5/7/2015
Español: Αρκετά*! Un “No” que quiere decir “¡Basta! ”
Le peuple de Grèce a voté et il a dit "όχι", un "Non" franc et massif, pas à 51% mais à 61%. Il a dit Non au chantage exercé par la Triade de Bruxelles-Berlin-Francfort, cette troïka comiquement rebaptisées "les institutions", efficacement relayée par les caniches de Londres, Paris, Rome, Madrid et La Haye. Il a dit Non à la réalité qui lui a été imposée par les  banksters depuis 5 ans et que la Triade entend perpétuer et rendre encore plus tragique. 



Cette réalité tient en quelques chiffres:

jeudi 2 juillet 2015

Je suis contre la dictature des banksters, donc je suis Grec

La bataille de Grèce a une portée non seulement continentale, mais mondiale.
Le dimanche
5 juillet, avec leur bulletin de vote au référendum, les Grecs parleront au nom de tous les peuples écrasés par les dictateurs de Berlin, Francfort, Bruxelles, Londres, La Haye et Paris.

mardi 23 juin 2015

Rencontre de générations : D'Angelo et Bobby Seale parlent des mouvements noirs d'hier et d'aujourd'hui

par Dan Hyman, The New York Times, 19/6/2015. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: D’Angelo and Bobby Seale on the Past and Future of Political Protest

Bobby Seale a co-fondé le Black Panther Party. La star de Rythm and Blues D'Angelo prend position sur l'injustice raciale dans son nouvel album. Tous deux se sont rencontrés à Oakland, en Californie. Photo de Zackary Canepari pour le New York Times.
 Oakland, Californie. - Au début de juin, avant la fusillade à Charleston, Caroline du Sud, le chanteur de RnB D'Angelo se tenait sous l'auvent rouge sang de la boulangerie It’s All Good, regardant dans la fenêtre de l'immeuble qui a servi de premier bureau au Parti des Panthères Noires. Autre lieu de la tournée du souvenir, sous un réverbère de la Septième Avenue, où se tenait le groupe pour sa première action de surveillance de la police.

Au Chili aussi, tout a commencé par des casseroles

La bourgeoisie équatorienne est à son tour entrée en résistance contre le méchant président au couteau entre les dents, qui prétend – quelle impudence ! – imposer les patrimoines hérités. A Quito et à Guyaquil, les rombières, leurs époux, leurs filles et leurs fils sont donc descendus dans la rue avec un drôle d'attirail : des banderoles noires, des drapeaux à têtes de mort et…des casseroles, sur lesquelles elles tapent avec des cuillers.
Équateur, juin 2015 : "Tais-toi, Correa, personne ne te croit" (!)
http://tlaxcala-int.org/upload/gal_10689.jpg
Ne vous y trompez pas : ça commence par des casseroles, ça finit par des tanks et des séjours dans les stades pour les méchants rouges.

vendredi 19 juin 2015

Après l'opération coup de poing de la police italienne à Vintimille: des clichés abstraits, un racisme institutionnel concret

par Annamaria Rivera, 17/6/2015.
Traduit par  Fausto Giudice, Tlaxcala
Il fallait s' attendre à ce que, comme toujours en Italie, la phase actuelle des migrations et des exodes - l'état d'urgence (l'emergenza), comme ils disent - soit décrite par les médias avec l'habituel  vocabulaire dégradé (ça oui, il l'est): "bivouac", pour désigner l'immobilisation forcée des réfugiés , chassés de partout, près des gares et autres lieux; «état de siège» pour décrire l'arrivée dans ces lieux de groupes de personnes (enfants compris) éprouvées, traumatisées, abandonnées à leur sort, ou traitées comme des animaux dans une cage ou des poissons d'aquarium (c'est le cas à Milan); «nettoyer» la gare, pour la libérer de ces présences indécentes et donc lui «redonner un peu de décence». Sans oublier le maire Pisapia*, qui laisse même échapper une variante du typique "Si vous les aimez tant, amenez-les chez vous", répondant à une journaliste: «Alors vous allez les héberger chez vous, à Sky? »


Inde : Interdit de se faire cuire un œuf
ou quand le végétarisme tue

Certains des enfants les plus pauvres de l'Inde viennent de se voir interdits de consommation d'œufs par des fanatiques de droite hindous. Le Ministre en chef végétarien de l'État du Madhya Pradesh, Shivraj Chauhan, du Bharatiya Janata Party au pouvoir (BJP), ne permettra pas d'œufs dans les repas scolaires de l'après-midi parce que c'est pour lui une «question sentimentale».
L'Académie indienne de pédiatrie affirme que plus d'un demi-million d'enfants meurent en Inde avant d'atteindre l'âge de cinq ans - environ un enfant chaque minute - parce qu'ils ne reçoivent pas assez à manger. Le pays possède également le plus grand nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde (194, 6 millions selon les estimations). Il y a deux fois plus d'enfants souffrant de famine en Inde qu'en Afrique sub-saharienne. Ils manquent de protéines, de vitamines, de fer et d'autres éléments nutritifs et les œufs sont une source bon marché et efficace de ces éléments, sauf la vitamine C. La dernière enquête nationale sur la santé des familles il y a une décennie a révélé que près de la moitié des enfants présentaient une insuffisance pondérale et que plus d'un tiers avaient un retard de croissance. Dans le Madhya Pradesh, 52% des enfants souffrent de malnutrition.

mercredi 17 juin 2015

Le problème avec le mouvement BDS

17/6/2015
Traduit par  Fausto Giudice, Tlaxcala
Le spectre du BDS hante Israël. Le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan a été désigné pour coordonner les efforts contre le boycott d'Israël, et le quotidien populaire Yedioth Aharonoth a lancé une vaste campagne contre celui-ci.
Le Premier ministre répète ad nauseam qu'Israël est "prêt à négocier sans conditions préalables" et réitère son attachement au principe de deux États. Des organisations juives à travers le monde s'engagent dans la bataille et organisent des visites de journalistes distingués en Israël de pour les persuader que le boycott d'Israël est une erreur. Même Sheldon Adelson, le magnat US républicain, s'est joint au magnat démocrate Haim Saban pour conjurer ce que l'on commence à voir comme une menace stratégique pour Israël.